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Argumenter contre le transhumanisme – Conférence de Lucien Cerise en Normandie

E&R Normandie recevait Lucien Cerise le 30 janvier 2016 pour une conférence sur le thème « Argumenter contre le transhumanisme ».

 

Partie 1 :

 

Partie 2 (début des questions du public à 25’10) :

Lucien Cerise sur E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

Pour soutenir les sections régionales d’Égalité & Réconciliation :

 
 



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67 Commentaires

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  • Félicitations au conférencier et merci de nous éveiller à ces problématiques. Merci aux militants ER pour l’organisation et la mise en disponibilité internet.
    Toutefois, parce que j’apprécierai qu’il soit entendu à la hauteur de son intérêt, Lucien Cerise mériterait d’être conseillé en communication de conférence. La richesse de son travail et de ses compétences gagnerait à une mise en forme "reloockée" pour le mettre au niveau des conférenciers du genre TED pour toucher un public beaucoup plus large.
    Si vous lisez ce commentaire, cher Lucien, recevez tous nos encouragements pour votre démarche et pour vous améliorer, non par transhumanisme artificiel, mais par des techniques bien humaines de communication digne du fond que vous amenez.
    Que l’été vous soit doux et agréable pour vous ressourcer et savourer les joies simples de l’existence afin de nous prodiguer de nouvelles révélations sur le déconstructivisme mondialiste. Que Dieu vous bénisse.

     

    • Merci pour vos remarques.
      On fait ce qu’on peut avec les moyens du bord.



    • Lucien Cerise mériterait d’être conseillé en communication de conférence



      ah oui , payons lui un spin doctoret et pourquoi ne pas aussi le relooker, avec des pompomgirl en arrière plan.
      Lucien Cerise parle simplement, il est parfaitement audible, un homme simple qui parle simplement de sujets captivants. le discours est fluide et posé. Et vous voulez le formater ?

      Mais pour être perfectionniste,c’est vrai on pourrait lui conseiller de faire attention avec ses heu...,
      tout simplement en marquant un silence à la place, pas bien compliqué avec un peu d’entrainement et un peu de concentration. ( par exemple arrêter de respirer au lieu d’expirer (heu...) cela laisse le même temps pour trouver ses mots sans que cela s’entende et se remarque)


  • Très bon exposé de Lucien même s’il occulte (il a encore des restes de gauchismes ^^) la vision messianique du transhumanisme.

    Il devrait revoir les fondamentaux qui ont forgé notre civilisation, la bible par exemple, la pomme (la connaissance du bien et du mal) tendue par Satan à Ève permet de devenir comme des Dieux (c’est la promesse qu’il fait), Dieu puni l’Homme pour avoir croqué le fruit malgré son avertissement en retirant l’immortalité de tout être vivant sur terre.

    Le transhumanisme est la réparation que Satan apporte à l’humanité.
    C’est l’ex pierre philosophale recherchée par les alchimistes.

    Celui qui n’est qu’un imitateur défie Dieu en tentant de redonner l’immortalité aux hommes. Ses sbires accomplissent le projet. (l’université de la singularité, Google, kurzweil, facebook etc)

    Au delà de ce défi c’est aussi pour Satan l’opportunité de détruire la créature favorite de Dieu, en la défigurant pour toujours.

    Le lien à faire entre l’IA, les robots et le transhumanisme n’est jamais fait, pourtant ils vont toujours de pair dans les médias et à holiwood, voici le lien : l’IA est l’épouvantail qui poussera l’humanité vers le transhumanisme, action réaction solution, on vous dira que l’IA devient incontrôlable et dangereuse, la solution est simple, implanter des puces pour booster les cerveaux des hommes afin de reprendre le dessus sur l’IA, et la boite de pandore est ouverte, bye bye l’humanité, bonjour les pseudos Dieux.

    Il faut aussi préciser le nom de celui qui a inventé le terme « transhumanisme » en 1950 : Julian Huxley, le frère d’Aldous, l’auteur du meilleur des mondes.
    Une famille d’eugénistes pro mondialisme et très probablement « initiés ». (Hillard connait bien cette famille)

    La bible apporte beaucoup d’éclairage sur ce qu’il se passe au niveau du transhumanisme, je recommande à chacun de la lire.

     

    • Il y a aussi des transhumanistes qui croient en Dieu.
      De toute façon, dans une conférence on n’a pas le temps de parler de tout. ;-)
      Bien à vous.


    • Je me permets de rajouter un commentaire à mon post pour faire suite.



      A la question : le nationalisme peut-il être un obstacle au transhumanisme ?



      La réponse est dans le film Chappie dont parle Lucien.

      Le robot doté d’une IA (Chappie) aide le scientifique (petit coup de multiculturalisme en passant) à se transférer dans un robot pour ne pas mourir (c’est l’aboutissement du transhumanisme)

      On retrouve ce thème dans « Lucie » de Besson (Lucie comme lucifer) ou « transcendance » avec Johnny Depp.

      Bref, Chappie et le scientifique ont un « pire ennemi », c’est Hugh Jackman, dans le film il joue le rôle d’un ingénieur chrétien qui déteste l’idée d’une IA. Voyez ou revoyez le film, plusieurs séquences (avant combat) montrent qu’il embrasse une croix chrétienne ou fait un signe de croix. (c’est très furtif mais assez explicite pour que le cerveau imprime, le lavage de cerveau est devenu un art)

      Le « méchant » du film c’est donc le chrétien et plus largement le christianisme, ce n’est pas pour faire joli.
      Les tenants du transhumanisme ont très bien compris qui étaient leur pires ennemis, ce ne sont ni les natios (je le suis), ni les musulmans, ni les juifs, ni les boudistes, ni les marins pécheurs, ce sont les chrétiens car ils connaissent le plan de leur ennemi.

      D’ailleurs notez que les alliés du robot et du scientifique sont des racailles, inversion totale des valeurs, je vous laisse deviner qui est à la manœuvre.

      Un conseil : reprenez une bible c’est le meilleur anticorps que vous pourrez trouver à tout ce qui s’en vient et peut-être que si nous sommes assez nombreux à disposer de cet anticorps, nous pourrons éviter le pire à nos enfants.

      Remettez tout en question car tout est imposture, y compris notre model, regardez des photos de loges franc maçonnes sur google image, repérez les récurrences symboliques, vous comprendrez jusqu’où va l’imposture. (le soleil, la lune, la voie céleste, tout tourne autour du « G », soyez intelligent, ne vous soumettez plus au dogme des loges)

      Cherchez et vous trouverez, mais cherchez au bon endroit et évitez les fausses pistes, elles sont là pour vous détourner de la vérité. (« Je suis le chemin, la vérité, et la vie. », le Christ)

      Pour les anglophones allez voir cette vidéo, le plan « transhumanisme » y est assez bien décrit, pour les autres apprenez vite l’anglais, vous comprendrez mieux vos ennemis.
      https://www.youtube.com/watch?v=aT3...

      Bonne chance à toutes et tous.


    • @ Anda
      Vous avez raison mais il faut juste comprendre que L. Cerise explique à partir d’un axe choisi. Il faut lire son livre (Neuro Pirates) pour déjà se rendre compte du travail approfondi qu’il a fait. S’il avait ajouté la partie plus symbolique et eschatologique (qui ne lui a pas échappé du tout) le livre eut été indigeste.
      La dimension messianique émaille toutes les explications de son ouvrage, simplement il reste sur une étude et une analyse des faits mis en place selon un plan repérable et il nous permet de pouvoir, en tant que lecteur, articuler la procédure de manipulation et de pilotage des masses par les moyens techniques, psy et médiatiques.
      Je vous assure que ce livre est captivant et facile à lire de surcroît. Un sacré travail qui en éveillera plus d’un.
      Bonne soirée



    • Le transhumanisme est la réparation que Satan apporte à l’humanité.
C’est l’ex pierre philosophale recherchée par les alchimistes.



      C’est vrai : les logiciels bibliques (vétéro-&-néo-testamentaires) sont déterminants dans l’idéologie comme dans la dynamique transhumanistes, et Lucien Cerise reste en-deça de ce qu’on pourrait en dire.

      Mais il me semble qu’avec le développement civilisationnel, ces derniers siècles, la lecture de la tentation édénique s’est inversée :
      - les alchimistes, les mystiques, cherchaient plutôt la “régrédience”, en relation avec Mélusine et tous les bestiaires et entitaires symboliques, d’ailleurs trans-traditionnels (l’“Antique Serpent”, négativisé, n’étant autre que le Dragon, positif, des traditions d’Orient, du chamanisme, de l’animisme, etc.).
      - l’alchimie ayant fait place (du moins officiellement) à la chimie, l’astrologie à l’astrophysique, etc., la disqualification scientiste, auto-organisationnelle et néo-darwinienne de toute tradition antérieure a conduit la tentation de “devenir comme des dieux” à surfer sur les progrès technico-financiaro-scientifiques.

      Cette inversion est un classique quand on touche aux extrêmes : c’est le processus d’“énantiodromie”.

      Ainsi peut s’expliquer comment et pourquoi un Franciso Varela, un des grands théoriciens de l’autopoïèse, et plutôt bouddhiste (proche du Dalaï Lama) a pu être, dès le tournant des années 1980-90, aussi favorable, explicitement, à une techno-évolution dépassant en quelques décennies l’ensemble des performances de celles propres à l’évolution naturelle...


  • Je prendrai le robot en auto-stop si il m’appelle onii-chan.


  • Je tiens à remercier ER et Lucien Cerise pour son travail. Pour moi c’était parfait.


  • Bonjour,

    Lucien est une personne sensible et sensée. Le fait de voir ce qui est faux dans ce qui nous entoure peut devenir un sport avec de plus en plus d’adeptes !

    Merci beaucoup pour la qualité et la sincérité de cette conférence.


  • Mille mercis monsieur L.Cerise nous militants Catholiques traditionalistes nous suivons attentivement votre travail...
    Je vous conseille en toute amitié et sans aucune arrogance de vous rapprocher de NS Jésus Christ-Roi il vous sera d’un grand secours tout comme vous nous apportez un savoir qui nous est précieux...tout est écris Évangiles, Apocalypse, Révélations (ND de la Salette, ND de Fatima, ND de Quito, usure, guerre, épidémie, et ce dont vous parlez avec les mots d’aujourd’hui le transhumanisme [la marque de la bête]...)
    Que Dieu vous bénisse monstre !

     

  • Merci Lucien.
    Votre travail énorme, à la longue, portera ses fruits, j’en suis certains !

    Permettez moi, vous êtes la Cerise sur le gâteau.
    Tout comme monsieur Hillard est une Pierre indispensable à l’édifice.

    Merci E&R !!!


  • Je voudrais vous rappelé qu’au début de son exposé M. Cersie précise qu’il veut montré que la mise en avant des avancées de la "techo-science" sert un autre agenda que la simple exposition des changements/améliorations qui peuvent être apportés à la condition humaine ; ce qui est en soi un point bien précis du commentaire que l’on peut apporté par rapport aux découvertes scientifiques et de leur influence sur l’évolution humaine.

    Par ailleurs son exposé ne défini pas un des sujet majeur de son propos, à savoir, qu’est ce que la conscience humaine ?
    En vérité toutes les recherches neurologiques montrent que ce que nous appelons le libre arbitre est une illusion. Nos décisions et nos pensés ne sont que la somme de notre patrimoine génétique et de nos interactions avec notre milieu.
    Nous ne pouvons pas aujourd’hui crée d’intelligence artificiel aussi complexe que celle d’un cerveau humain, mais ce n’est qu’une question de temps.
    Le jour ou nous pourrons créé une IA qui rivalise avec le cerveau humain, hors mis qu’elle ne soit pas basé sur une chimie organique (quoi que...), rien ne pourra la distingué d’un humain, elle aura ce qu’on appel une conscience et fera des choix selon ses expériences, comme n’importe quel homme. La question sera alors de savoir si toutes les consciences sont égales.

    Ps : Je me sens obligé d’ajouter ce dernier commentaire, et ne m’en voulez pas, mais il n’y pas de Dieu en dehors de la création de déités faites par les hommes.

     

    • L’humanité en est au stade de la simulation (donc grosso modo une imitation) et il faut environ 40 minutes de calculs pour simuler 1 minute d’activité cérébrale. Et ce sur 80000 processeurs huit coeurs. Alors si dans une ou deux décennies à venir, la simulation est efficace et probante grâce à de nouveaux super-calculateurs, viendra ensuite la question de la transition de cette simulation en quelque chose de non-simulé et de compact. Nos os auront blanchi depuis. Le plus inquiétant étant ce terme simulation. Ce qui est simulé ne peut être vrai ?


  • Concernant l’avancé de la robotique

    https://www.youtube.com/watch?v=tf7...

    regardé cette vidéo hallucinante ca fait froid dans le dos


  • J’ai beaucoup de sympathie pour Lucien Cerise . Comme lui j’ai été vaguement "gauchiste-athée-matérialiste" . Si sa critique de la pensée moderne se fait à l’intérieur d’un cadre scientifique qui n’inclut pas la révolution fracassante des Evangiles , elle n’en n’est pas moins valable .
    De la même façon, et même si mon coeur est aujourd’hui au Christ, les deux opposés Pierre Hillard et Francis Cousin s’éclairent mutuellement .
    Réjouissons -nous que Lucien Cerise avec son approche scientifique puisse sensibiliser des agnostiques et des chrétiens tièdes qui auraient fui devant un pasteur ou un catho tradi . Reconnaissons qu’en dénonçant les sorciers et les marchands, il travaille lui aussi pour le Père .


  • Le langage n’est pas une une prothèse car il est inhérent, indissociablement lié à la nature humaine. Dire que c’est une prothèse est aussi absurde que d’affirmer que les ultrasons émis par les chauve-souris afin de communiquer, se déplacer et repérer obstacles et proies devaient être une prothèse ! L’homme naît avec la capacité du langue, ces structures physique, biologique, mentales d’origine le lui permettent...en revanche une prothèse authentique est quelque chose d’extérieure venant assister voir se substituer à une capacité déjà existante ou non existante. La vélo, la canne pour les petits vieux grabataires sont des prothèses à la marche à pied...la prothèse devient dangereuse quand elle remplace des fonctions naturelles, en effet ces dernières tendent à s’atrophier au profit de la prothèse : plus les gens utilisent des véhicules pour se déplacer plus leur capacité à marcher diminue...plus un individu utilisera des moyens mécaniques pour se substituer à sa force physique plus sa force musculaire et sa coordination se détériorons...plus on utilise la calculatrice plus nos capacités au calcul mental diminuent...
    Il faut se méfier du pilpoul de ces gens orbitant autour de la secte transhumaniste. Ils sont capables de contorsions intellectuelles de niveau olympique afin de faire passer la pilule amère de leurs délires morbides.


  • Le personnage Marvel dont parle monsieur Cerise est "Galactus" (le dévoreur de mondes).


  • Pepper : « une blonde là, qui (rires) qui a l’impression de parler avec quelqu’un… ». C’est peut-être le contraire hein…


  • En fait un usage sain de la prothèse c’est quand elle vient assister une capacité défaillante en raison d’un handicap, d’une maladie, d’un accident...ou vient assister le corps pour une tâche physique ou mentale qui ne serait pas possible de réaliser sans une aide extérieure. Par contre là où cela peut devenir potentiellement dangereux et nous mener tout droit vers la dégénérescence c’est quand la prothèse vient non plus assister une aptitude défaillante mais remplacer ce que l’esprit et le corps humains pourrait faire par eux mêmes en temps normal. Par exemple l’usage systématique de la calculette pour le moindre petit calcul par paresse intellectuelle, l’usage systématique d’un véhicule motorisé pour le moindre petit déplacement...c’est à dire l’usage systématique de la prothèse pour des gains de temps et par paresse physique et intellectuelle...cette dégénérescence en raison de l’usage abusif des prothèses est déjà évident au sein des populations occidentalisées. Un des exemples par d’autres est la marche. En effet dans les sociétés occidentales un fort pourcentage des personnes ont perdu la capacité de marcher de manière naturelle et efficace ; problèmes de coordination, positionnement du bassin incorrecte, groupes musculaires hyperactifs ou inversement hypoactifs...toute ceci entraînant des contraintes excessives sur certaines articulations, des spasmes musculaires notamment au niveau des muscles du bas du dos... Des chercheurs sont contraints d’aller dans des tribus isolés pour observer comment un être humain doit marcher !!!


  • Les deux dernières étapes du transhumanisme (irréalisables à mon avis) :

    1/ Un cerveau sans corps greffer à une machine.
    2/ Les données du cerveau télécharger sur l’ordinateur d’une machine.

    L’objectif est d’affranchir l’esprit du corps et de ses limitations, or nous sommes en plein sophisme car si par le biais de la technologie l’esprit s’affranchit de la machinerie biologique du corps c’est pour en fin de compte être prisonnier d’une machinerie encore plus grossière qu’est le robot ! Loin d’être une libération c’est un emprisonnement dans quelque chose de plus grossier et inefficace que la machine vivante ! Pour le rappel la machinerie biologique est la seule capable de s’auto-guérir et de se reproduire avec pour seul intrants l’absorption directe de l’oxygène de l’air, de l’eau, des protéines et les calories contenues en relative abondance dans l’environnement naturel. La machine artificielle est d’une ridicule grossièreté, incapable de se régénérer, de se reproduire par elle même. La machine pour se réparer ou se reproduire doit intervenir depuis l’extérieur... En dernière instance ce sont les croyances traditionnelles avec leurs concepts d’une vie surnaturelle dans l’au-delà qui sont les plus rationnelles ! En effet si l’on veut concevoir une libération complète de l’esprit de la matière cela ne peut être que par le biais de la mort, qui elle seule est en mesure de le faire ! Soit il n’y a pas d’esprit que tout est matière, dans ce cas aucune libération n’est possible, soit il y a un esprit or seul la mort permet de libérer ce dernier de son asservissement à la matière...

     

  • Une créature qui serait éternelle n’absorberait pas forcément tout l’univers. En effet un être vivant s’accapare une partie de l’univers sous forme de molécules et d’énergie organisées selon son code génétique, mais la plupart des créatures n’accumulent pas de manière infinie matière et énergie de l’univers. Ce qu’elles font c’est qu’après une phase de croissance (de l’enfance à l’âge adulte) elles redistribuent, réabsorbe, et réorganisent constamment une partie fixe de l’énergie et de la matière qui les constituent. L’objectif de la créature vivante durant le laps de temps de sa vie c’est de maintenir son intégrité physique, la cohérence de sa structure (vaincre l’entropie) conformément à son code génétique et de se reproduire avant de perdre son organisation via la mort. Pour cela il accapare certes une partie de l’univers mais qui sera relativement constante tout le long de sa vie. C’est pour cette raison qu’un homme de 80 ans ne sera pas plus grand que lorsqu’il avait 20 ans (peut être plus de masse grasse mais moins de masse musculaire)...pour qu’une créature éternelle finisse par absorber tout l’univers il faudrait qu’elle croisse indéfiniment, or cette croissance infini provoquerait de toute façon sa propre mort ! Par exemple les crocodiles sembleraient étrangement grandir jusqu’à leur mort, de ce fait si on parvenait à rendre un crocodile immortel en théorie il finirait par absorber tout l’univers pour constituer sa propre matière au fur et à mesure qu’il grandirait...mais avant cela il mourrait tout simplement parce qu’au delà d’une certaines tailles il ne serait structurellement plus viable sous l’atmosphère et la gravité terrestre...
    Le problème de l’immortalité est qu’il annihile la logique du vivant : vivre pour laisser une descendance. Or pour que la descendance ait l’énergie et la place nécessaire pour se développer il faut que les générations passées cèdent leur place. Pour que l’immortalité ne provoque pas une accumulation infinie d’individus il faudrait mettre fin à la reproduction ou ne l’autoriser que lorsque un individu immortel décède suite à un accident...un tel monde serait extrêmement statique...en fait un monde sans le cycle de la vie et de la mort est inconcevable ! Cela ne peut tout simplement pas être ! C’est le néant !

     

  • une oeuvre majeure de ce génie de Zappa sur cette thématique (et d’autres, comme d’habitude)
    https://www.youtube.com/watch?v=h1T...

     

  • Franchement, a contrario de tous le monde, je pense que le transhumanisme est une chance inespérée, une divine surprise.
    Je m’explique.
    Pour qu’une technologie soit véritablement fiable, il faut un temps indéterminé pour qu’elle se fiabilise.
    Amusez-vous en pensant à chaque progrès technique et son lot de hoquet plus ou moins morbide :
    ex:Lorsque les ciments modernes commencèrent à être employé, entre les erreurs de préparation par les maçons et les erreurs dans la recette des producteurs eux-mêmes (etc...), nombreux sont les gens mort écrabouillés durant leur sommeil par un pan de mur ou carrément toute la maison.
    Pensez aussi aux premiers pas de l’aviation (les structures qui se pliaient sur elle même en plein vole, la tringlerie qui gelait et rendait le pilotage impossible, etc...) , de la médecine (qui continu à tuer plus vite que son ombre, les opération de chirurgie cigare au bec et noir sous les ongles, etc...), de l’automobile (on avait inventé des moteurs puissant avant d’avoir inventé des freins efficaces, les moteurs à explosion qui explosaient littéralement, les châssis ou les roues qui brisaient inopinément mais dans un virage c’est toujours plus drôle,etc....), de l’informatique ( les grosses bandes magnétiques pleines de drop-out, les boots à répétition pour qu’enfin que les drivers se mettent dans le bon ordre,etc...), etc, etc, je fais pas vous faire un dessin ni la liste des catastrophes industrielles passés, présentes et futures.
    (Le meilleur exemple étant le projet Apollo, si vous voyez ce que je veux dire...)

    Bref, laissons-les se pucer, s’upgrader et toutes ces conneries car lorsque des morts subites et inexpliquées apparaitront, que des pathologies nouvelles frapperont ces cyber-cons, que toutes sortes de maux accompagneront se cortège de modernisme nous conserverons l’avantage.

    Ducon avec sa puce aura une grosse tumeur, Bidule avec sa montre sous cutanée sera pris de vertige, Machin sera brisé en deux par une malfonction de son exosquelette, Trouduc ne pourra plus démarrer sa voiture ni enclencher la chaudière en plein hiver dû à une "erreur système", etc...

    On aura peut-être même pas a combattre :
    nous entrerons dans la carrière
    quand nos contemporains n’y seront plus
    nous y trouverons leurs corps mutilés
    par l’obsolescence programmée.

    Comme cela sera cher, en plus, ça résoudra de facto le problème de la lutte des classes.
    Hourra !

     

    • Ben voilà... ça vaut pas la peine de s’agiter.


    • Vous raisonnez comme si c’était au libre choix des individus : "Laissons les idiots faire des erreurs et la vérité apparaîtra d’elle-même". Vous n’avez donc pas compris qu’il s’agit d’un processus coercitif qui s’appliquera par la contrainte et sur tout le monde. D’après certaines sources, l’Union européenne envisage de supprimer l’argent liquide, pour nous obliger à payer avec des moyens électroniques, mais aussi les serrures mécaniques des habitations pour obliger tout le monde à avoir une puce dans la main pour rentrer chez soi. Cela se combine avec le compteur Linky et les objets communicants, qui sont imposés sans qu’on vous demande votre avis. Et si les tumeurs se développent, nous serons les cobayes de l’expérience, après 30 ans de commercialisation, comme pour l’amiante.


  • Dans chaque évolution se pose la question du bien et du mal et le transhumanisme comme la robotisation n’y échappent pas. Or, les notions de bien et de mal sont relatives à chaque individu puis chaque groupe social avant de tenter d’en faire une acceptation plus générale (nationale ou internationale). Le problème que pose les évolutions scientifiques est quelles sont les limites qu’on y apportent. Il y a des satellites qui nous surveillent mais est ce qu’un bon usage en est fait et comment les citoyens peuvent vérifier l’usage qui en est fait ? L’énergie atomique permet aux centrales nucléaires de fonctionner mais le secret de fabrication permettrait de fabriquer des bombes atomiques d’où l’impossibilité de la démocratie et de la transparence, malgré toutes les belles paroles prononcées... Chaque ordinateur possède une adresse IP et jusqu’où peut on surveiller les individus pour préserver la paix sociale ? La loi et la juridiction ont permis de savoir ce qui se passait à l’intérieur des familles, des entreprises lors de conflits (lors de saisines). Avec la robotisation et le transhumanisme, on risque de permettre une surveillance de la vie privée encore plus puissante qu’aujourd’hui. Mais dans le même temps, si un robot applique la loi pénale sur la corruption, par exemple, ça va pas plaire à l’oligarchie...


  • Bonjour
    La peur du futur, n’empêche pas que se réalisent les idées futuristes.
    Qu’est ce l’humain ?
    Peut être plus que nos représentations, nos idéologie d’humains esclaves de "la nature" ou de Dieux hypothétiques.


  • Je résume : le transhumanisme c’est anti humain.


  • Probablement que pour empêcher les "crimes" contre les robots, comme cela s’est passé dans le cas du robot auto-stoppeur, on obligera à les louer une fois qu’on leur aura trouvé une utilité indispensable. C’est ce qu’on fait avec le boîtier pour la télé et la live-box pour internet. Ils sont fournis en échange d’une caution et ne nous appartiennent pas. Ramenez votre boîtier TV chez votre opérateur pour vous obliger à ne plus la regarder et l’on vous rendra la caution !

    L’homme et la femme "augmentés" sont une supercherie. Gratification immédiate = gros problèmes à long terme. Une femme liftée n’est "augmentée" qu’en apparence. Elle s’engage dans un processus qui demandera toujours plus de liftings et ces derniers n’empêcheront pas pour autant son inéluctable vieillissement.

    Le plus fascinant dans tout ça est la correspondance entre la puce RFID et ce qui est écrit dans l’Apocalypse de Saint-Jean au sujet de la marque de la bête.

    Félicitations à Lucien Cerise. Il démasque admirablement bien l’escroquerie.


  • Pour voir le robot Asimo en mouvement :
    https://performingobjects2012.wordp...


  • utiliser la théorie de la thermodynamique comme argument pour un sujet qui n’a rien à voir ! commencer par une prémisse fausse : "pour être immortel il faut une énergie infinie". Il y a sur terre des êtres vivants qui vivent considérablement plus longtemps que les humains, est-ce qu’ils monopolisent la majorité de l’énergie sur terre ? Non, à l’instant t ils utiliseront la même énergie qu’a l’instant t suivant.
    Il aurait mieux fallu faire plusieurs minutes pour démontrer cette prémisse, que plusieurs minutes pour expliquer les principes de la thermodynamique.
    il en va ainsi du reste du propos.
    quelqu’un sait où l’on peut trouver un vrai débat, avec contradicteur, sur ce sujet ?

     

    • @Henri Purasud

      ça n’est pas le propos... Lucien Cerise n’est pas un scientifique... L’immortalité soulève, qu’il faille une énergie infinie ou non, le problème de la surpopulation et donc de la pénurie de source d’énergie... peut-être que celle-ci pourrait être réglée d’une façon ou d’une autre mais il est logique de remettre fortement en question la survie de la majorité de l’humanité si une minorité décidait :
      1/ de vivre éternellement
      2/ De remplacer les êtres vivants par des robots.
      Je comprends bien que vous soyez intéressé par l’immortalité, c’est une question qui taraude les êtres humains depuis la nuit des temps mais tout le monde peut sentir qu’il y a une monstruosité là-dedans et que comme en toute chose, il faudrait savoir mesure garder...

      Réflexion annexe : En ce qui concerne la mort, dans un monde qui pratique de plus en plus l’injustice sociale, c’est d’une certaine façon le seul moyen qui reste pour mettre tout le monde d’accord... chacun restant égal devant la mort... imaginez bien que si l’immortalité était techniquement possible, les petites gens seraient les derniers à pouvoir en profiter... et les injustices sociales nous poursuivraient jusque dans la tombe... ce qui est déjà le cas lorsque l’on compare l’accès aux soins d’un petit déshérité et d’un enfant de milliardaire...
      Est-ce que vous allez vous laisser tondre la laine sur le dos toute votre vie (et maintenant toute votre mort) ou est-ce que vous allez vous battre pour abolir les inégalités ?... Parce que tel que c’est parti, l’immortalité de certains sera la ruine des autres... et avant de vouloir prolonger l’espérance de vie de manière inconsidérée, peut-être faudrait-il dans un premier temps, rendre la vie simplement agréable à vivre... sans stress mortifère, sans mal bouffe, sans l’eau, la terre et l’air polués etc.etc.etc.

      Autre considération : Je sais que la Terre et la vie peuvent être considérées comme un véritable enfer à modifier de fond en comble... c’est un penchant que chacun peut avoir à certains moments... mais l’on sait où cela conduit... au satanisme... à la négation de tout ce que l’on est... Il n’y a d’autre voie que d’accepter notre destin et de faire en sorte que la vie soit le moins insupportable pour chacun...

      Sinon, celui qui a parler de la possibilité de ne point mourir c’est Cavanna :
      https://www.youtube.com/watch?v=u2bSyrwKihk


    • A Henri Purasud : je parle des conditions de l’immortalité et vous répondez sur des êtres vivants qui vivent plus longtemps que les humains. Vous êtes donc d’emblée hors sujet. Je réexplique. Pour comprendre ce que pourrait être l’immortalité, il faut se poser la question du renouvellement cellulaire infini. Le renouvellement cellulaire consomme de l’énergie, donc s’il est infini, la quantité d’énergie à consommer doit l’être aussi, par définition, mais cela veut dire qu’on va au-delà du programme génétique de l’être vivant en question. On sort de l’homéostasie que vous évoquez ainsi : "à l’instant t ils utiliseront la même énergie qu’a l’instant t suivant." Autrement dit, l’immortalité suppose de sortir d’un rapport normal à l’environnement, donc d’un rapport normal à la consommation énergétique pour inverser à l’infini le second principe de la thermodynamique, la flèche du temps, de la dissipation énergétique et du non-renouvellement cellulaire, c’est-à-dire le vieillissement.


    • @lucien

      Vous vous trompez a propos du second principe.
      Celui ci ne s applique qu’a un systeme ferme. Or un etre vivant (eternel ou pas) n’a rien d un systeme ferme. Utiliser alors le second principe de thermo est completement hors du domaine de validite et faux.
      Cest bien beau de citer les grands principes de la physique, l entropie, la fleche du temps et tout ca ... mais il importe de connaitre les limites du domaine de validite que vous franchissez sans ralentir.


    • A Jean.
      - On parlait d’immortalité, pas d’éternité. Un être immortel naît, mais ne meurt pas. Un être éternel ne naît même pas et n’est donc pas vivant.
      - De toute façon, aucun des deux n’est observable ni testable, et nous en sommes réduits à des expériences de pensée.
      - Un être vivant est un système ouvert et fermé, les deux à la fois, une "structure dissipative" (Prigogine).
      - Par ailleurs, le second principe de la thermodynamique ne s’applique pas qu’à des systèmes fermés puisqu’il décrit des mécanismes d’échange énergétique, ce qui par définition suppose un degré d’ouverture minimum des systèmes en question.


  • bonjour Lucien Cerise... merci pour vos importants travaux à faire circuler pour que chacun comprenne bien les enjeux éthiques cachés derrière l’industrie technologie...

    J’avais posté un message (mais il a dû s’égarer) dans lequel j’évoquais la possibilité peut-être d’aller juridiquement dans le sens de cette industrie "vampire" en accélérant la personnalisation des machines/robots et de leur procurer les mêmes droits que ceux des humains afin de pouvoir ensuite interdire leur commercialisation et leur utilisation devenues du coup esclavagiste... vous voyez le principe... "s’ils sont considérés comme des humains, alors il est interdit d’en faire le commerce sans risquer la prison"... pour qu’alors ça ne soit plus rentable pour personne de les développer...

    J’évoquais également la possibilité de faire de même avec les espèces vivantes afin de pouvoir trainer en justice les vendeurs de pesticide pour le génocide organisé des abeilles par exemple... si les abeilles se retrouvent avec les mêmes droits qu’un être humain, les tuer sera un crime puni de prison...
    De cette manière, plus personne n’aurait intérêt ni à vendre des pesticides ni a essayer de vendre leur remplaçantes, les robots/abeilles...

    C’est un peu tordu comme logique mais puisqu’en face nous avons à faire à des tordus, peut-être que ça les prendrait à leur propre piège... et puis surtout, à force de voir comment toutes les luttes classiques pour plus de justice, de protection, de prévention etc. depuis 40 ans n’ont servi à rien... je me dis que les méthodes habituelles de résistances contre cette nouvelle menace seront certainement encore un échec... et qu’il faut trouver autre chose...
    Je ne sais pas, c’est une idée peut-être à double tranchant...

     

    • Je comprends bien, mais la pensée logique ne dirige pas les débats. Exemple sur un sujet proche qui touche à l’exploitation du corps des femmes : d’une part, les féministes qui sont au pouvoir critiquent la prostitution sexuelle, c’est-à-dire la location du vagin, mais d’autre part cherchent à autoriser la prostitution reproductive, la location de l’utérus, la GPA, en parlant de "droits". A votre argument logique "s’ils sont considérés comme des humains [les robots], alors il est interdit d’en faire le commerce sans risquer la prison", une parade sera trouvée, totalement illogique, mais matraquée pour produire un effet de vérité, du genre "les robots ont le droit d’être des esclaves", etc.


  • Vers 5min30 : "Il y a des ethnies donc il y a des races ..." Ah bon ! Le "donc" me parait un peu expéditif.

    Je connais les races pour les chiens, pour les bovidés ... pour toutes les espèces (animales autant que végétales) domestiquées par l’homme depuis 12000 ans (le loup, l’auroc, ...). Il s’agit bien de races dont les caractéristiques biologiques sont déterminées, arbitrées, sélectionnées par l’Homme
    .
    Un vétérinaire saura faire la différence entre un cœur de caniche et de Saint Bernard. Un chirurgien tenant dans ses mains un coeur, ne saura dire si c’est celui d’un blanc ou d’un noir.

    Quelle est ta méthode, quel est ton critère pour construire les races ... la couleur de peau ? Les maliens et les papous sont de la même race ? Et pourquoi pas la couleur des yeux, des cheuveux (la race des roux), ou bien encore la taille : la race des petits, la race des grands... la race des seigneurs ...

    Je dis juste que ce "donc" m’échappe ... peut-être que dans une future conférence il y aura plus de détail.

     

    • Les termes "ethnie" et "race" signifient à peu près la même chose dans le cas de l’espèce humaine.
      Les différences ethniques et raciales vont un peu au-delà de l’apparence physique : il y a des différences enzymatiques, par exemple, ou dans l’incidence de certaines maladies comme la drépanocytose.


    • @Lucien
      Merci de répondre.

      C’est sûr que les caractéristiques biologiques des hommes blancs, noirs, jaunes, rouges ... sont différentes (et absolument pas limitées au phénotype) dans la mesure où elles se sont constituées dans des environnements spécifiques, des situations distinctes (il en résulte par exemple que les systèmes immunitaires des amérindiens et des eurasiens sont différents). Des variations/différences déterminées naturellement ... nous sommes d’accord !

      Je comprend le mot race dans le champ politique, mais je ne le comprend pas dans le champ scientifique : qu’est ce qu’il désigne ?

      Comme vous le rappelez, les catégories ethniques sont construites scientifiquement, avec méthode (fiable ou pas c’est un autre débat). Mais pour les races, quelles sont les méthodes de construction de la catégorie ?

      Si vous avez des sources, je suis intéressé...


    • le mot ethnie est le mot politiquement correct pour dire race. et elles existent, que ça froisse ou pas certains.


  • @Lucien Cerise

    "qui s’appliquera par la contrainte et sur tout le monde"

    Quand vous dites "sur tout le monde " vous vous basez seulement au niveau de l’Europe ?

     

  • Je suis impressionné. Monsieur Cerise lit dans la Matrice comme dans un livre ouvert.


  • Merci pour ces mises en perspectives. De plus en plus, l’argent pour les richissimes sert à contrôler l’humanité. Si demain le système monétaire se désintègre, le capitalisme, ou son avatar, entend toujours contrôler les gens. Et la robotique fait sans doute partie des moyens pour cela. L’artificialisation pourrait devenir envahissante au point de prendre le relais de la matrice Largent (Largent, concept de Philippe Landeux).


  • Je pense que aller contre l’innovation technologique, c’est se faire manipuler par les agents américains médiatiques au sujet des conflits communautaires permanents auxquels ils ont donné tant de crédit et auxquels l’ensemble de la population a adhéré ; en gros on aurait du être dans cette innovation car c’est un objet de contrôle des peuples et de concurrence, on est largué car les gens se sont laissés enfumés et divisés par les conflits communautaires(Islam, ultra-droite, les juifs), on s’est fait enfumer par l’amérique qui a pris de l’avance à ce niveau-là et qui va jouer notre protecteur contre les pays d’asie avec lesquels elle est en concurrence à ce niveau-là, on est soumis comme des chiens dans un laboratoire


  • Très intéressant comme discours mais sur certains points il a 100 ans d’avance. Pour le moment ça reste flou et malgré quelques hurluberlus lui donnant raison, ou sans le savoir appuyant ses propos, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes encore très loin de cette réalité.


  • Très bon comme d’habitude, seulement 2 objections :

    - je ne vois pas bien la distinction entre "aménagement du territoire" et "artificialisation". Où se trouve la limite ? L’un et l’autre sont deux nuances du progrès technique, lui-même totalement ambivalent ; ils ne sont ni entièrement bons ni entièrement mauvais ; ni tout à fait salutaires ni tout à fait nocifs. Exemples : déboiser un flan de colline pour l’agriculture peut s’avérer désastreux (érosion, glissements de terrain et avalanches) ; éradiquer une espèce nuisible peut nuire gravement à l’écosystème (rupture de chaîne alimentaire) ; les digues et barrages perturbent le fonctionnement naturel des cours d’eau bien qu’ils préviennent les crues et alimentent le réseau électrique ; le bétonnage des côtes ou des montagnes sont un aménagement du territoire poussé à l’extrême pour des motivations économiques.
    Par ailleurs, je pense qu’il ne faut pas avoir peur de se marginaliser, d’un progrès qui nous asservit à une multiplicité de gadgets. Un très bon argumentaire dans cette brochure :
    http://www.les-renseignements-genereux.org/var/fichiers/brochures-pdf/broch-progres-20080217-web-a5.pdf

    - toute la vie sur Terre est conditionnée par la présence du Soleil : c’est notre principale source d’énergie (masses d’air, carburants fossiles, photosynthèse...). Si nous consommons l’énergie des autres, il s’agit indirectement d’énergie solaire (ou de nucléaire dans de rares cas). Tant que le Soleil est là, on pourrait donc imaginer des êtres hybrides captant l’énergie du Soleil (comme dans La possibilité d’une île de Houellebecq) et donc l’oxydation des organes, principale responsable du vieillissement, serait atténuée. Dans 5 milliards d’années ce sera une autre histoire.

     

    • La limite entre aménagement et artificialisation réside dans les effets : pathogènes ou non pathogènes. Je juge l’arbre à ses fruits, sans a priori idéologique. Quand les castors construisent des barrages et des huttes, ils aménagent, ils n’artificialisent pas, c’est-à-dire qu’ils ne provoquent pas de pathologie. C’est le seul critère de démarcation que j’ai trouvé pour distinguer entre une technologie mortifère, contre laquelle il faut lutter, et une technologie non pathogène, qui respecte le vivant.


  • Le Transhumanisme c’est Terminator : l’extermination de l’Humanité !

    Tous les dingues ne sont pas enfermés...


  • Je retiens la notion "amènagement contre artificiel", cependant je crois que ça vole déjà un peu haut pour beaucoup.

    Peut-être qu’on peut aussi utiliser des arguments beaucoup plus directs : ceux qui touchent l’instinct et le sens de survie de l’interlocuteur :

    - ne va-t-il pas y avoir une division sans précédent entre ceux qui peuvent acheter cette technologie et ceux qui ne peuvent se le permettre ?
    - et si des personnes veulent utiliser ce nouveau pouvoir incommensurable pour des choses négatives et peu avouables ?
    - qu’est-ce que tu ferais si ta boîte t’obligeait à te faire pucer ?
    - le fossé générationnel entre tes enfants et toi-même ne va-t-il pas s’accentuer ?

    Mais surtout une chose à laquelle Cerise fait allusion : la facilité avec laquelle il sera possible de pirater l’intimité des personnes, de manière légale ou illégale.

    Cependant, pour argumenter contre le transhumanisme, comme pour tous ces sujets sensibles, j’en suis venu à croire qu’il vaut mieux parier sur la qualité plutôt que sur la quantité des interlocuteurs : même s’il y a des personnes qu’on peut convaincre sur certains sujets par une argumentation sincère et logique, ces personnes retourneront souvent à leur troupeau une fois la discussion terminée, par simple souci de commodité.

    Je l’ai constaté bien plus d’une fois.

    Nous sommes des êtres sociaux qui recherchons l’accord commun. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose mais ça devient facilement un outil de manipulation quand nous vivons dans des structures peu naturelles qui sont la concentration de millions de personnes, avec peu de sources d’informations (les médias institutionnels).

    Le "conspirationnisme" (tout simplement l’analyse des stratégies d’ingénierie sociale -que les conclusions de celui qui les analyse soient ou non valables) est perçu par la majorité comme une menace à l’équilibre cognitif du groupe.

    Maintenant, je préfère titiller, sonder et écouter les bêtises que répètent les moutons (désolé si ça paraît présomptueux) car au moins ça me permet d’apprendre ce que les médias leur font avaler.


  • Lucien Cerise,

    Je tenais à revenir sur la remarque faite à 4:20 concernant l’anti-spécisme et le véganisme.

    Le véganisme (et en règle général l’anti-spécisme allant de paire avec) ne porte absolument pas sur le fait de considérer qu’il n’existe pas de différences entre du plancton et un être humain. Vous trouverez d’ailleurs très peu de vegans capable d’argumenter dans ce sens (pour ne pas dire aucun).

    En revanche, vous en trouverez une majorité qui considèrent que les animaux (qui sont des êtres sensibles) ont tout autant le droit à la vie et à la liberté que nous. Cela signifie qu’il n’est pas plus légitime de tuer un animal ou de le réduire en esclavage qu’il n’est légitime de tuer ou de réduire en esclavage son voisin.

    Extrapoler en disant qu’un vegan ou un anti-spéciste va considérer qu’un plancton est identique à un être humain me semble fallacieux.

    Je me serais sans doute abstenu de commenter sans le parallèle avec le véganisme mais étant donné qu’il existe énormément de désinformation concernant le véganisme dans ce pays (et surtout dans nos chers médias), j’espère qu’il s’agissait d’une erreur fortuite et j’aimerais, si possible, avoir votre point de vue.

     

    • Je vous invite à lire cet article de Francis Cousin, qui résume bien les choses :
      "L’internationale sur le Végétarisme"
      http://www.scriptoblog.com/index.ph...


    • @Lucien Cerise

      Tout d’abord merci d’avoir pris le temps de me répondre.
      Je reste cependant sur ma faim puisque l’article que vous avez mis en lien ne répond absolument pas à la question posée initialement.

      Afin que la discussion (si elle persiste) soit constructive et que nous ayons une compréhension mutuelle des mots, voici la définition du véganisme la plus récente à ma connaissance :
      "Une philosophie et façon de vivre qui cherche à exclure – autant que faire se peut – toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humains, des animaux et de l’environnement". (Vegan Society)

      Je vais quand même répondre rapidement en points succincts au sujet de l’article puisque vous m’avez invité à le lire :

      - Généraliser sur une "communauté" est fallacieux par essence, aussi, vous trouverez sans doute des gens violents, déséquilibrés et/ou intolérants qui se revendiquent végans (on notera tout de même l’incohérence entre la définition du véganisme et le comportement de ces mêmes individus).

      - L’argument de la tradition ne nous amènera guère plus loin. Dire "Nous avons toujours fait ainsi" nous ramène à l’esclavage, au viol, à la guerre et j’en passe, la liste est longue. Si vous acceptez ou utilisez un tel argument, vous êtes également capable de justifier toutes les horreurs de cette longue liste.

      - Je suis étonné (ou pas) de ne voir aucune référence scientifique dans le contenu. Le plaidoyer d’un nutritionniste aussi compétent soit-il ne reste qu’un argument d’autorité et n’a pas de valeur scientifique.

      - Parler du "lobby" Végan ressemble presque à une blague quand on voit aujourd’hui dans le monde le poids des lobbies de la viande, des œufs, du lait etc. Évoquons également les médias dans lesquels l’alimentation végétalienne est diabolisée ("extrémiste", "radicale", ...). Le gouvernement ne semble pas non plus faire parti de ce lobby puisque les repas végétaliens ont officiellement été interdits dans les écoles : Décret 2011-1227.

      Je ne vais pas m’étendre plus car mon but n’est pas de convaincre d’adopter un mode de vie Végan mais d’éviter l’amalgame. Si cela avait été le cas, je me serais avancé sur le terrain de l’éthique, de l’environnement ou encore de la santé.


    • Il ne s’agit pas de dire "nous avons toujours fait ainsi". Pour moi il est clair qu’il faut minimiser la souffrance animale, la vraie question à poser est : a-t-on besoin de manger des animaux ?

      Le guépard, quand il attrape la gazelle, ne se pose pas la question de savoir si elle ressent la douleur et si elle a droit à la liberté. Il a besoin de manger de la viande. La vie est faite ainsi : nous autres animaux mangeons d’autres êtres vivants alors que les végétaux eux, savent se nourrir de minéraux et n’ont besoin de tuer personne.

      Là où le véganisme est similaire à l’immigrationisme, c’est que par idéologie égalitaire nous accordons des droits aux autres à notre détriment. Les végans se fichent de savoir si la nourriture animale nous est bénéfique ou pas. Admettons que cette nourriture nous est bénéfique, alors les végans sacrifient leur propre santé pour celle des animaux.

      Il ne s’agit pas seulement de nourriture, on peut imaginer des cas où l’animal menace la vie de l’homme mais le végan/anti-spéciste s’oppose à ce qu’on tue l’animal, vu qu’il est égal en droit.


    • @Brob

      La question "avons-nous besoin de manger des animaux" est valide et me semble être en rapport avec la question initiale, aussi je vais vous répondre :

      Le guépard est carnivore : il a donc besoin de tuer pour se nourrir. L’être humain n’est pas carnivore, l’argument est donc erroné. De plus, en suivant votre logique, nous pouvons généraliser aux autres comportements des espèces animales. L’infanticide, le meurtre ou le viol ne leur pose pas non plus de problèmes éthiques, devrions-nous donc faire de même ?

      Vous semblez également considérer que sans viande, l’être humain va avoir des problèmes de santé. Je ne sais pas quelles sont vos connaissances en biologie ou en nutrition, aussi je souhaiterais savoir de quels problèmes il s’agit car à ma connaissance et au vue des études que j’ai pu lire, mon avis est tout à fait contraire et ma réponse est "non, l’être humain n’a pas besoin de viande pour se nourrir".

      Les singes qui sont biologiquement très proches de nous (en tous cas bien plus qu’un guépard) sont herbivores et ont une animation végétale majoritaire. Il leur arrive de consommer des insectes (par inadvertance ou consciemment) et plus rarement de la viande (que ce soit d’autres espèces ou du cannibalisme qui s’apparente d’ailleurs plus à un acte social qu’à un besoin).
      De plus, vous trouverez quasiment chez toutes les espèces herbivores des actes isolés ou ces derniers consomment d’autres animaux. Cela n’en fait pas pour autant une règle et cela ne fait pas d’eux de véritables omnivores. Le fait d’être capable de se nourrir d’animaux n’est pas le seul critère requis.

      Vous rejoignez Lucien Cerise en considérant que les végans accordent aux animaux les mêmes droits qu’aux humains. J’ai déjà contesté cette vision dans ma première réponse : il ne s’agit pas d’octroyer les mêmes droits aux animaux qu’aux humains mais simplement de respecter leur droit à la liberté et à la vie.

      De même pour le cas où l’animal menacerait la vie de l’homme. Si un être tente de porter atteinte à la vie d’un autre, ce dernier est en droit de se défendre. Vous trouverez sans doute des végans qui pensent le contraire (et je demande à voir en situation) mais je doute qu’ils soient majoritaires !

      Je remets une partie de la définition que vous n’avez apparemment pas lue "autant que faire se peut". Il n’y a rien d’imposé ou d’absolu, il s’agit de faire "au mieux".

      J’attends donc vos arguments / sources en faveur de la question "avons-nous besoin de manger des animaux".


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