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Censure de Dialogues désaccordés : la réaction de l’éditeur Franck Spengler

Le livre réunissait deux personnes que l’on aurait cru trop différentes pour avoir un dialogue. D’ailleurs, Dialogues désaccordés semblait bien porter son titre : Éric Naulleau et Alain Soral, c’était tout un programme. Paru le 7 novembre 2013, le livre est aujourd’hui presque oublié. Presque : une décision de justice ne laisse à l’éditeur aucun autre choix que de retirer l’ouvrage de la vente.

Dans un courrier type envoyé aux libraires, la maison Hugo & Cie annonce qu’une « décision de justice nous oblige, sous peine d’astreinte, à vous demander de cesser immédiatement la commercialisation de l’ouvrage ». Daté du 16 février, le courrier a eu son effet, puisque l’on ne trouve plus aucune trace de l’ouvrage sur les sites marchands. [...]

Les libraires sont invités à retourner les exemplaires qu’ils auraient stockés au distributeur Interforum. Et le plus vite sera nécessairement le mieux. « Nous disposons d’un mois, selon la décision de justice », précise Franck Spengler à ActuaLitté. Et d’ajouter que le livre avait été coédité avec les éditions Blanche, dont il assure lui-même la direction éditoriale. « Le livre n’est d’ailleurs pas à proprement parler interdit : la justice nous demande simplement de supprimer le passage. Mais nous n’allons probablement pas corriger à la main tous les livres actuellement commercialisés. »

Selon lui, il ne doit pas rester des milliers d’exemplaires dans les librairies. Dans le même temps, il considère la décision comme « extrêmement sévère, pour des propos d’une banalité affligeante. C’est le reflet de ce que notre société est en train de devenir. Chaque élément critique ou acerbe est frappé : dans ce cas, on a pris un marteau-piqueur pour taper un moucheron. »

L’éditeur souligne que l’on cherche « vraiment à dégommer Soral, pour des raisons que je n’ai pas à juger. Sauf qu’entre l’homme des vidéos et celui du livre, cela n’a rien à voir. Alors on tape au porte-monnaie. »

Et de déplorer, surtout, le désintérêt contemporain. « Voilà encore 20 ans – et je peux le dire, parce que je suis éditeur depuis bien plus longtemps –, toute la profession aurait rué dans les brancards. Même si elle avait été en désaccord avec les propos tenus, elle aurait brandi la liberté d’expression. Aujourd’hui, c’est le désintérêt, qui s’impose comme un état d’esprit général. »

Lire l’intégralité de l’article sur actualitte.com

Voir aussi, sur E&R :

 

Pour comprendre l’affaire Dialogues désaccordés :

Dialogues désaccordés est disponible chez Kontre Kulture
jusqu’au 10 mars 2016 :

Pour découvrir Alain Soral, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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17 Commentaires

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  • Il y eu un précédent fameux : en avril 1939 le décret Marchandeau interdit les livres racistes et antisémites : il visait les pamphlets de Céline, "le seul qui tire" ; Bagatelles et L’école des cadavres sont retirés des librairies et bien sûr interdits de vente, Denoël a du s’exécuter comme, 77 ans plus tard, Spengler .

     

  • Le désintérêt de la profession, oui. Mais je dirais que c’est de la sidération, à ce niveau là. Contexte économique tendu, personne ne prend le risque d’annoncer à sa famille qu’il a perdu son job pour une valeur qui ne le fera pas croûter le mois prochain.
    Soyons honnêtes, des personnes héroïques il n’en existe guère. Alain Soral est de ceux qui ne craignent pas la mort, la ruine, ou l’opprobre. Ces personnes perdent énormément au passage, il faut bien le dire : amis, famille, réseau.

    Donc maintenant tout le monde se cache, pour penser, regarder des vidéos, militer.
    C’est le monde du secret. L’ère d’un mensonge. C’est comme ça.

    c’est l’américanisation, les procès, les réseaux, les lobbies.

    On l’a voulu, on l’a eu, maintenant il faut finir l’assiette, et payer l’addition... Hamdoulah

     

    • Seuls nos tyrans ont la sottise de croire qu’une goutte d’eau ne remplit pas le vase

      Pourtant si : de gouttes d’eau en gouttes, le vase finira par déborder et si personne ne dit rien pour toutes les raisons que l’on comprend, "les pierres elles crieront" (St Luc, 19,18)

      Ils croient avoir gagné parce qu’ils ont censuré alors qu’ils n’ont donné qu’un coup de pioche supplémentaire dans la fosse qui les engloutira

      C’est impossible qu’une action ne provoque pas sa réaction et qu’une action injuste ne provoque donc pas une réaction inverse ; et au plus tard ou différé sera la réaction au plus violente et définitive elle sera.

      Donc, ce n’est pas nous qui perdrons la dernière bataille, et la victoire de non librairie de l’adversaire contient déjà tous les germes de sa défaite inéluctable


  • Le système et ses contradictions permanentes, un coup ils viennent dire que le danger c’est justement que Soral et Dieudonné, n’est pas de contradicteur sur internet, et que par conséquent il vaudrait mieux les inviter lors de débats télévisés, et lorsque Soral à un contradicteur, le livre est censuré, les postures de faux tolérant ça va deux secondes. Ce qui dérange c’est que Naulleau, se prend branlée sur branlée, tout comme Domenach se prenait branlée sur branlée lors des débats avec Zemmour (notamment sur la théorie du genre, et sur la Russie) du coup il a fallu arrêter le massacre sur une chaîne de grande écoute, car Zemmour fait beaucoup d’audience.


  • C’est pas du désintérêt, c’est de la peur.


  • C’est ça Charlie mon pote !


  • Comme le dit très bien un commentaire précédent, ce n’est pas du désintérêt mais de la peur. Les personnes savent la ligne jaune à ne pas dépasser, même si ce n’est pas très glorieux. Bien sûr dans quelques années ils diront qu’ils soutenaient Soral. Ainsi va l’être humain.


  • J’ai 33 balais, et je n’ai pas souvenir d’une interdiction d’un bouquin, en tout cas aussi brutalement, même sous l’ère Mitterrand...
    ... Je n’en reviens pas.

     

  • Si cela peut consoler Alain Soral et Franck Spengler, les livres Le meilleur des Mondes, 1984 et La Ferme des Animaux furent eux aussi censurés en leur temps.

     

  • La France sous Hollande et Valls est devenue vraiment un pays "bananier"


  • Tout le monde s’en fiche tellement qu’on fait tout pour l’interdir.

    Bizarre, vous avez dit bizarre ?


  • J’ai le bouquin ,je l’ai lu ,et je dit au risque de vous décevoir Mr Bergé, Soral à raison et j’ai même souligné la phrase .
    D’ailleurs ,j’aurai aimé avoir la réponse de Mr Bergé à la question posé par AS ,dans le livre ,peut être que çà doit être plus compliqué que d’interdire celui-ci.


  • désintérêt c ’est vraiment le bon mot de l’etat d’esprit actuel .

    Un ami Americain est venu me voir et il m’a dit exactement la meme chose , ses propos : " Comment un peuple a qui on vient de reconduire l’etat d’urgence puisse autant s en foutre sans aucune manifestation ..." "... par contre la Haine de l’autre est incroyablement presente"

    On est vraiment desinteressé de toutes causes meme humaines mais par contre pour taper sur notre voisin differents qui a un crayon en plus que nous , on serait prés a la crever .

    Voila ce qu ’est une societé atheiste basé sur la quete du bien materiel , plus la societé est atheiste et plus elle est morose et malheuse . Prenez un graphique de la frequentation des lieux de culte depuis 40 ans et le fameux graphique sur le bonheur et vous comprendrez mieux mes propos


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