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De Marx à Debord, vers l’abolition de l’argent et de l’État – Conférence de Francis Cousin à Lille

Le 30 avril 2016, E&R Lille accueillait Francis Cousin pour une conférence sur la critique de la dictature démocratique du spectacle de la marchandise terminale.

 

L’intervention de Francis Cousin :

 

 

Les questions du public :

 

 

Voir aussi, à propos de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 :

 

Francis Cousin sur E&R :

 
 



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154 Commentaires

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  • Quelle excellente idée de diffuser à nouveau Cousin Marx sur votre site !
    Merci à E&R.
    Bien à vous.


  • Aurait-on besoin de tant de philosophie pour expliquer des attentats qui de plus en plus semblent organisés ? Même le moins philosophe des promeneurs sur la fameuse Promenade, sent qu’il y a volonté de nous détruire. Que cela passe par des fous d’allah ou de ouakbar, on s’en moque éperdument. L’essentiel c’est que nous ne sommes plus maîtres chez nous.
    Pour nous expliquer hier soir au journal de France2, comment il faudrait s’y prendre, on nous donne en exemple IsraHell et ses méthodes, on nous montre des passants armés jusqu’aux dents, des juifs craintifs pour leurs vies et tout et tout, dans une terre volée et martyrisée.
    Tout est bon pour nous culpabiliser et nous remettre une couche sur le Bien et le Mal vision Tellabite.
    Tout ceci n’est pas une question de kapitalismus ni de radikalismus. Tout ceci est le résultat de la politique de l’avant-garde de la ripoublik, et ses individus kippus.

     

    • Non, tu as raison, les hommes n’ont pas besoin de philosophie ni de toute autre science pour être humain et jouir en son humanité. La philosophie, comme la musique, les arts, la physique, etc., comme toutes les activités séparées, coupées du tout, marque le moment où l’homme qui se voit coupé de sa propre humanité doit recomposer, compenser. L’art d’écrire est une compensation à la non-vie. Cela dit, la grande différence avec Hegel et Marx qui reviennent aux présocratiques, c’est qu’ils ne théorisent qu’à partir de l’histoire réelle des luttes, des sangs et des larmes, luttes qui ont jalonné toute notre histoire depuis le tournant marchand du néolithique. Donc, tout ne se vaut pas et Marx n’est pas Onfray, Juvin ou Zemmour, qui se pensent inventeurs, faiseurs de concepts.
      Concernant tout ce que tu dis, qui dénote que tu comprends ce qu’est le spectacle de la marchandise de la démocratie totalitaire du monothéisme de l’argent, les idées de fétichisme de la marchandise, de domination réelle, de stratégies du choc et du chaos expliquent au contraire très bien TF1. Parfaitement. TF1, Israël sont les suppôts du capitalisme en phase terminale...
      Bien à vous.


    • Ah ? et les Brigades rouges, d’il y a 40 ans ?


    • Quand tu parles de nous, tu parles de qui ?


    • @Artemus
      Je parle de toi et moi. Et je croyais avoir été assez clair en parlant de l’avant-garde. Donc, c’est :
      - La rétro-garde
      - Les goy
      - Les impurs (même chose mais en français)
      - Les bêtes sacrificielles
      - Les acheteurs au détail
      - La piétaille
      - Les adeptes du complot, etc


  • de l’épate sémantique, un bel étalage conceptuel et bien dialectique qui n’a aucun application concrète dans la réalité.

     

    • Ce n’est pas votre ignorance que je fustige, mais votre suffisance !

      Car je suis persuadé que si vous vous efforciez un peu (en allant chercher les mots que vous n’avez pas compris dans un dictionnaire par exemple), vous pourriez, vous aussi, saisir l’importance de ce qui est dit ici.

      C’est donc dans un esprit de bienveillance et d’encouragement que je vous invite à revisionner la vidéo (dans son intégralité cette fois-ci).

      Bien à vous.


    • C’est une tendance naturelle chez certains de juger inutiles les outils qu’ils ne maîtrisent pas.


    • On peut aussi avoir des raisons de penser que la philosophie érigée par Marx n’est que sophismes.

      On peut penser que la "lutte des classes" n’est qu’une affabulation destinée à dresser une partie de la société contre une autre (alors qu’elles gagneraient à travailler de concert) et que le Capitalisme n’est pas un tournant inéluctable de l’Histoire mais le fruit de circonstances avant tout spirituelles et morales (rejet du dogme catholique condamnant l’usure par le Judéo-Protestantisme, d’abord par les élites puis par le peuple).

      On s’interrogera aussi sur les débouchés pratiques de ces conceptions philosophiques, car si tout cela est inéluctable alors à quoi bon s’en inquiéter ?


    • " On peut aussi avoir des raisons de penser que la philosophie érigée par Marx n’est que sophismes. "
      Bien sûr, et c’est d’ailleurs à ce titre que les éditions Gallimard ont décidé de publier son travail dans la collection pléiade, mais aussi qu’il est aujourd’hui encore étudié dans les universités du monde entier. Tout ça pour des sophismes, les gens sont vraiment cons, alors qu’il leur aurait suffi de vous demander et de s’épargner ainsi tant d’efforts inutiles en deux coups de cuillère à pot.


    • A Eric,

      - Des ministres du concept de « développement durable » à la place de « société en équilibre avec la nature »
      - Des spécialistes de « l’apprentissage centré sur l’apprenant » (demain un traité en 10 volumes sur l’eau aquatique !)
      - Des responsables du FMI qui régissent la planète, croient dur comme fer que l’argent se reproduit et se disent spécialiste de la chose en consultant la Pythie boursière pour connaitre les « humeurs du marché » et la météorologie de la future crise.
      - Des spécialistes universitaires des controverses autour de « l’énonciation rationnelle du mystère Trinitaire » (des rayons entiers d’écrits sur le sujet) à la place de « Adore ton Dieu et aime ton prochain comme toi-même »
      Etc…

      Si la description rationnelle de l’erreur (comme la croyance que l’argent se reproduit) ne suit pas le principe de parcimonie en se bornant à la question du comment, le débat devient infini. Dans ce cas la quantité d’ouvrages et de spécialistes n’est pas gage de qualité.

      Avouez qu’un taiseux qui travaille sa terre et échange une partie de sa production contre une petite cuillère, une assiette produite par un ouvrier ou un dentiste qui soigne sa carie a moins de chances de dire des bêtises que les marchands de philo-analyse qui expliquent que ce n’est pas l’usure qui est non naturelle mais l’acte d’échange.

      Cousin se trompe pour la simple raison que l’argent qui se reproduit n’existe pas alors que l’échange entre deux individus existe.


    • Je trouve que votre commentaire est excessif et réducteur par son abstraction, et je ne vois pas le rapport avec mon post. La quantité n’empêche pas la qualité, elle induit simplement un travail drastique pour faire le tri, à tel point qu’il est inconcevable de le faire seul, raison pour laquelle le travail de passeur est indispensable. Vous semblez vouloir mettre de la dichotomie là où l’on peut tout simplement voir de la complémentarité. Mais peut-être êtes-vous là comme beaucoup pour donner un avis tranché, même si non dénué d’intérêt évidemment. On échappe très difficilement au narcissisme. Vous n’êtes donc pas une taiseuse, loin s’en faut. Et moi non plus.


    • J’ajoute à mon commentaire précédent que le fait qu’il y ait pléthore d’ouvrages sur ceci ou cela n’induit pas malheureusement que les gens lisent beaucoup. Ce qui n’empêche en rien le fait que beaucoup de gens n’ont pas besoin de lire pour affirmer des choses sur des sujets qu’ils ne maitrisent pas voire qu’ils ignorent complètement. C’était le sens de mon commentaire initial.



    • Tout ça pour des sophismes, les gens sont vraiment cons, alors qu’il leur aurait suffi de vous demander et de s’épargner ainsi tant d’efforts inutiles en deux coups de cuillère à pot.



      Deux coups de cuillère à pot, certes non, ça demande de l’étude (et je ne pense pas à moi en écrivant cela car je ne fais que me baser sur le travail d’autrui).

      Quand on aborde la philosophie, il faut se défaire de cette tendance à étaler tous les auteurs les uns à coté des autres et à y piocher ce qui nous plait ou ce qui nous semble vrai au premier abord.
      La philosophie est la recherche de la vérité et la vérité est une. Deux thèses contradictoires ne peuvent donc être vraies. Si un philosophe a raison, les autres ont forcément tort et leur pensée est forcément erronée. Un pensée fausse qui parait vraie est un sophisme.

      Il n’y a donc pas a priori d’abus à écrire ce que j’ai écrit plus haut.
      Certains, comme Cousin, affirment que Marx décrit correctement le réel. D’autres affirment le contraire.
      Dans cette histoire il y a un parti qui se trompe et la Pléiade n’y change rien.

      Le gros du travail consiste à dégager le vrai du faux, mais ce n’est pas impossible. Si ça l’était, alors la démarche philosophique elle-même serait absurde.


    • Blablabla. On attend votre argumentation concernant le fait que " la philosophie érigée par Marx n’est que sophismes ". Mais j’oubliais, vous vous basez sur le travail d’autrui !!! Ben tiens, de qui et pourquoi on n’en saura rien bien évidemment. Une étourderie sans doute. Je passerai sur la deuxième partie de votre commentaire qui est juste incompréhensible (à partir de " un pensée qui est fausse ... "). Franchement, lâchez l’affaire et lisez réellement et sérieusement.


    • L’antidote du blabla est le raisonnement

      « Cousin se trompe pour la simple raison que l’argent qui se reproduit n’existe pas alors que l’échange entre deux individus existe. »

      Il peut donc y avoir un echange sans usure, mais il ne peut y avoir d’usure ( qu’il y ait échange ou pas) car l’argent ne se reproduit pas. Le mensonge dans notre société est donc dans institution de l’usure (quelque chose qui n’existe pas) pour determiner la valeur économique de notre activité.

      Ce n’est pas très long comme argument et raisonnement, pas la peine d’aller Chercher Marx (que personne n’a lu) pour le formuler.


    • à Narcisse
      L’échange en valeur se conçoit, que d’une seule manière : Par le travail et le temps qui s’y est cristallisé, autrement dit la mesure de l’échange c’est l’égale valeur, on ne peux échanger un pur sang, avec 10 000 cuillères à café.
      Tu aurais pu pousser la métaphore avec un peu d’imagination et dire, qu’il faut produire selon les besoins (M A M) et non pas produire pour faire encore plus d’argent, ce qui est la formule du capitalisme ici dans (A M A+) la marchandise n’est qu’un moyen de faire plus d’argent.
      De plus ce n’est pas l’argent qui se reproduit mais le CREDIT, car cet argent démultiplié repose sur le crédit, un paiement futur, que cela soit vrai ou pas, c’est bien l’avenir Réel qui est impacté, dans cette crise terminale.


  • Très intéressant. C’est toutefois basé sur le postulat que les aspirations "tripales" des gens sont restées les mêmes, or sans même parler de la course effrénée vers le transhumanisme, la nature de l’être humain et ses aspirations ont déjà considérablement changé et sauf à ce que la nouvelle société trouve un moyen de conserver la technologie aliénatrice, ce qui serait une nouvelle dualité contradictoire, les résistances seront tellement fortes que le glissement ne pourra plus être naturel mais devra être obtenu par la force pour une proportion croissante de la population.
    En outre, il n’intègre pas non plus le fait que les machines sont de plus en plus capables non seulement de s’auto-réparer, mais de s’auto-concevoir et de s’auto-améliorer, un monde 100% robotisé n’est plus du domaine de la science-fiction. Mais bon, on ne saurait reprocher à Marx de n’avoir pas prévu les intelligences artificielles et les nanotechnologies.

     

  • Excellent, je ne l’attendais plus celle-là ! Je pensais qu’elle n’avait pas été enregistrée.
    Un réel bonheur d’entendre le Cousin nous passer le flambeau de la radicalité.


  • En commentaire au discours de Cousin qui est incapable de distinguer capital lucratif (usure) et capital d’usage (pour usage personnel) et pour qui la reproduction de l’argent (qui est inexistante) comme référence de la valeur économique de notre activité ne serait pas Le Problème, je vais citer Ezra Pound :

    « Nous avons besoin d’un moyen d’échange et d’un moyen d’épargne, mais il n’est pas nécessaire que le même serve à ces deux desseins »

    « Le bolchevisme s’était proposé de détruire le capital, au lieu de quoi il s’en prit à la propriété (et plus particulièrement à celle des paysans) »

    Si l’argent est le problème il faut arrêter de vendre de la philo-analyse et cultiver son jardin.

     

    • Tout à fait d’accord.

      J’ai regarder le passage de la question du public sur la spéculation. Cousin affirme que ce n’est pas les "méchants usuriers" qu’il faut pointer du doigt mais "la baisse tendancielle du taux de profit" et que "l’argent ne ce contrôle pas c’est lui qui nous contrôle". Ce discours qui déresponsabilise les élites bancaires est vraiment dérangeant.

      Cette baisse du taux de profit n’a d’autre que cause que l’endettement perpétuel dû au système usuraire d’argent-dette. Ce système est également inflationniste et provoque la baisse de valeur de la monnaie. L’argent est parfaitement contrôlable si on en retire le pouvoir d’émission aux banquiers. L’usurocratie à commencé à s’accaparer cette prérogative dés la création de la Banque d’Angleterre en 1694. Le rappel de ce fait ne fait visiblement pas partie du logiciel marxiste.

      Pour conclure je citerai simplement le Dr Cousin :
      « le chien n’est pas un chien, c’est une radicalité stellaire qui indique le monde nouveau »


    • Si le discours qui a trait à la baisse du taux de profit déresponsabilise les banquiers, que dire du discours qui fait des banquiers les responsables de tous les maux qui accablent la société.... Pointer les banquiers du doigt, mon cher Bob, revient à déresponsabiliser tous les rentiers, tous les détenteurs de fonds de pension, tous les investisseurs. Ce sont eux qui veulent, comme on dit, faire travailler leur argent. Or, l’argent ne travaille pas ; laissez un billet de 100 euros sur votre table de chevet, il n’y en aura 200 à votre réveil. L’argent ne travaille pas, il y a toujours quelqu’un, derrière, qui travaille et se fait exploiter. Alors cessez donc de pointer du doigt les banquiers. Toute la population a sa part à prendre dans cette grande escroquerie. Les uns parce qu’ils rêvent de faire travailler les autres, et ces autres, car ils n’ont pas le courage et/ou l’intelligence de comprendre que l’argent n’est, et ne sera jamais, un simple moyen. Le discours sur la baisse du taux de profit n’est pas un discours moral qui vise à porter la responsabilité sur qui que ce soit ; c’est une constatation empirique de la dialectique intrinsèque au capitalisme. C’est comme si vous disiez que la gravité déresponsabilise les obèses d’avoir plus de difficultés que les autres à se mettre debout...


    • Ceux qui proposent d’interdire l’usure n’ont pas compris que le réel s’impose toujours face aux interdictions virtuelles. Le sixième commandement est bel est bien : "Tu ne tueras point", force est de constater que même à l’apogée de la religiosité en Europe, cela n’empêcha les guerres que l’on connait d’avoir eu lieu.

      Revoyez la récente vidéo que Marion Sigaut a faite sur l’usure, dans l’ancien régime, malgré la législation en règle, rien ne pouvait empêcher les bourgeois de "donner" de l’argent, pour ensuite recevoir cet argent avec un généreux supplément en multiples échéances. Même le roi y participait.


    • A Avantle deluge
      En effet vous avez raison de la souligner la location, l’emploi, la retraite par capitalisation sont des procédés (auxquels il devient impossible d’échapper dans l’organisation actuelle de la société) ayant recours à la croyance de l’argent qui se reproduit. L’usure s’y exprime. Cette même usure conduit aussi à l’accumulation de l’avoir et de son corolaire le pouvoir vu qu’il n’y a plus de relation de proportionnalité entre le travail de l’usurier et son gain. Disparait aussi la référence de l’utilité naturelle de notre activité, le travail au service de l’intérêt d’autrui peut parfaitement être toxique pour la nature. Lorsque l’usure est contrainte comme moyen de survie (ex : de louer un appartement en tant que locataire ou propriétaire pour vivre) le système part en sucette car la croissance intrinsèque à la croyance de la reproduction de l’argent devient obligatoire. On est dans une vision linéaire de l’histoire.
      Mais si j’échange une pomme que j’ai cultivée contre une petite cuillère que quelqu’un d’autre a produite… il n’y a pas eu reproduction de moyen d’échange, l’accumulation de l’avoir ne se fera pas sans travail et restera limitée par la paresse. On est dans une vision circulaire de l’histoire en harmonie avec les saisons et la nature.
      C’est par pure idéologie que Cousin dit que le problème n’est pas l’usure (qui est la croyance qu’il faut produire toujours plus car l’argent se reproduit) mais l’échange.


    • A L’humanité insurgée
      La question ici est d’interdire le vol ou de l’institutionnaliser comme référence de la valeur économique de l’activité humaine


    • Bromélia,

      L’échange est plus problématique que l’usure car l’échange est la source de l’usure. Dans l’échange, se trouve la possibilité de l’usure. D’une part, toute forme d’échange implique le concept d’argent que l’échange soit effectué avec ou sans argent. Pour échanger une pomme contre une cuillère, il faut que les 2 parties aient consenti à accorder une même valeur aux deux objets (l’argent n’est que de la valeur cristallisée). J’ai terriblement besoin ou envie d’une pomme et vous d’une cuillère alors nous consentons à l’échange. Le problème, toutefois, est qu’avec l’échange, nous ouvrons la porte à la possibilité de l’exploitation. Si j’ai besoin d’eau et que je n’en ai pas, vous pourrez me forcer à vous donner toutes mes pommes pour en obtenir un peu même si vous avez plus d’eau qu’il ne vous en faut et que vous n’avez pas particulièrement envie ou besoin de pommes. C’est le début de l’exploitation. En chassant les paysans de leur terre, les capitalistes les ont forcé, pour ainsi dire, à vendre le temps de leurs vies dans les usines pour quelques miettes de pain... Une activité humaine non-aliénée est une activité qui a pour but la production directe des moyens de subsistance, sans l’intermédiaire de l’argent. Tous les humains doivent produire tout le nécessaire à l’entretien des besoins de tous les humains. Tout surplus doit être réparti, donné gratuitement, sans échange. Nous produisons ce dont nous avons besoin pour la reproduction de la vie et le surplus, si surplus il y a, doit circuler librement, gratuitement ; point final.


    • « L’échange est plus problématique que l’usure car l’échange est la source de l’usure »

      1) On a déjà observé des gens échanger une pomme contre une cuillère sans se nuire.
      2) On n’a encore jamais observé l’argent se reproduire.

      L’usure est un mensonge intrinsèque qui se suffit à lui-même, il ne tire pas sa source de quelque chose de naturel comme l’échange. Cousin autorise ce qui est interdit car faux et condamne ce qui est normal et qui existe.

      Pour le reste je suis plutôt d’accord avec vous


    • @ Avant_le_deluge

      Il faut pointer du doigt les banquiers (au sens large du terme, je ne parle pas du directeur d’agence BNP du coin) car ils sont les tauliers du monde actuel. Ils sont la source des activités des rentiers, fonds de pension etc... car ils alimentent tout cela avec leur monnaie usuraire. Et je suis d’accord avec vous l’argent ne travaille pas. Je reproche au discours sur la baisse du taux de profit d’être simplement "une constatation empirique" et de ne pas dénoncer les cause réelles et techniques. L’échange n’est pas forcément l’exploitation et la situation actuelle n’est pas due à un concept abstrait et fantomatique qui s’immisce dans le subconscient des gens. Les notions de propriété et d’échange entre propriétaire font partie de la nature humaine, le problème vient du parasitisme quel qu’il soit et dont l’usure fait partie.

      « Si j’ai besoin d’eau et que je n’en ai pas, vous pourrez me forcer à vous donner toutes mes pommes pour en obtenir un peu même si vous avez plus d’eau qu’il ne vous en faut et que vous n’avez pas particulièrement envie ou besoin de pommes »

      C’est là que L’État et l’autorité morale interviennent, cela fonctionnait de cette manière sous l’ancien régime avant l’apparition de la notion même de capitalisme.

      « Tous les humains doivent produire tout le nécessaire à l’entretien des besoins de tous les humains. »

      Sur le papier c’est beau, mais cela fait fi du réel et de la nature humaine. Un tel système revient à abolir la propriété, la Nations etc, concepts que la plupart des humains ne voudrons pas abandonner à raison. Et qui définirait les besoins de chacun et la manière de répartir ?

      La philosophie c’est bien sympa mais l’avènement d’une société de l’être primordial vivant dans le bonheur permanent , dans une "fédération mondiale des commune émancipé" relève plus du délire utopiste d’un petit bourgeois que d’autre chose.


    • @ Bromelia, vous refusez toujours de comprendre que le problème n’est pas l’échange (obligatoire pour toute société, mais l’échange marchand.
      Le problème est d’attribuer aux productions une valeur d’échange constante et universelle fondée sur le travail (ou la monnaie qui n’est qu’ accumulation symbolique de travail fourni)
      L’usure est liée intrinsèquement à la marchandise et non à l’argent (elle commence à Sumer bien avant l’apparition de l’argent mais contemporaine de l’apparition de l’esclavage institutionalisé) :
      l’usure est liée au pouvoir.
      Pas de pouvoir et donc pas d’exploitation de l’homme par l’homme et donc pas d’usure.
      L’usure n’est pas une cause mais une conséquence (tout comme la monnaie et l’état). Cousin ne va pas au fond des choses, il bloque sur l’économique (tout comme Marx) alors qu’il faut dépasser l’économique pour aborder la vraie origine anthropologique de tout ce merdier : l’apparition de pouvoirs institutionnalisés (quand la violence prédatrice s’enveloppe des atours de la religion ou de la "tradition")
      Le pouvoir n’est qu’accumulation au dépend d’autrui (le fondement de l’usure).

      Rappelez vous : quelle chose n’a de REELLE valeur pour moi que si j’en ai besoin et que j’en manque. cette valeur réelle (donc humaine et non matérielle) est donc variable et certainement pas universelle. c’est cela le vrai moteur anthropologique de l’échange qu’il faut impérativement restaurer.
      et s’il n’y a pas de valeur universelle et constante sur une production, impossible d’inventer l’usure qui n’est qu’un vol de travail.
      conclusion : il faut abolir le travail (et sa corollaire : le salaire, la valeur travail quantifiée et donc universelle) pour retrouver une "activité humaine" saine car fondée exclusivement sur le besoin (valeur humaine totalement fluctuante).


    • Bromélia, Bob,

      Ce ne sont pas les banquiers qui sont les geôliers du monde actuel ; chacun est le geôlier de son voisin. L’usure est un épiphénomène, l’écume d’une vague plus profonde, ou si vous préférez, la pointe de l’iceberg. Tous les hommes sans exception ont en horreur le travail salarié, car tous sentent l’exploitation qui le sous-tend. Certains y échappent par l’accumulation (rentiers, pensions, etc.), d’autres croient à tort en diminuer les effets pervers grâce aux plaisirs compensatoires que permet l’argent ; d’autres, enfin, se rendent le travail tolérable en ayant la chance d’avoir une activité salariée qu’ils aiment vraiment . Un désir fondamental profond n’en reste pas moins celui d’échapper au travail salarié, ce qui conduit chacun d’entre nous à envisager son voisin comme une cible possible de l’exploitation par laquelle chacun rêve d’y arriver. Pensionnaires et rentiers comptent, par leurs investissements, sur le travail et la valeur future créée par leur prochains ; ils sont donc, de fait, des exploiteurs. Les banquiers, dans cette histoire, ne sont que les facilitateurs parasitaires qui rendent cette vampirisation possible. Dans le cadre où l’argent semble être le seul moyen de se procurer les moyens nécessaires à ma subsistance, chacun est forcé de voir son voisin comme un éventuel esclave. La compétition et la concurrence est fondée sur cette potentialité : vendra ses produits celui qui a les les esclaves les moins coûteux à son service. De fait, chacun souhaite l’esclavage de son voisin car chacun souhaite payer le moins cher possible pour les biens qu’il achète. C’est d’ailleurs pourquoi le capitalisme porte en lui sa crise : les hommes comprendront un jour qu’ils sont tous responsables de cette mutuelle-aliénation. Je t’asservis, tu m’asservis, nous nous asservissons, car l’argent nous domine et non l’inverse. Si une partie de votre travail n’est pas payé par le capitaliste, la conséquence est que l’achat d’un bien quelconque, à l’aide de votre salaire, participe également à l’exploitation du travail de votre voisin. En achetant la carotte la moins cher, même si elle est produite localement, vous encouragez l’exploitation du travailleur agricole qui, comme vous, voit une part chaque jour grandissante de son travail demeuré impayé. Le consommateur est un exploiteur qui n’ose pas dire son nom. Les banquiers ne sont que des boucs-émissaires, grâce à eux, nous esquivons notre responsabilité globale.


    • Dit plus simplement :

      lorsque vous achetez la carotte la moins cher (que ce soit par avarice ou tout simplement car vous avez peu d’argent), vous faites exactement comme le détenteur des moyens de production qui veut payer le moins possibles les travailleurs qu’il embauche. Plus encore : le capitaliste veut payer le moins possible les travailleurs qu’il embauche précisément car il sait que vous achèterez les produits les moins chers. Pour faire son profit, il doit vendre, et pour vendre, il doit avant tout payer le moins possible ses employés afin d’être en mesure de baisser ses prix. Il doit vendre pour pouvoir faire du profit. La vente est la condition du profit. Pour vendre, il doit offrir le pus bas prix possible. Seulement ensuite, il baisse encore les salaires pour augmenter sa marge de bénéfice ; mais le mouvement de baisse des salaires est déjà inscrit dans la nécessité de la vente à bas prix. C’est donc le consommateur qui est le premier responsable de l’exploitation du travailleur. les consommateurs, bien avant les banquiers, sont responsables de la mutuelle exploitation qui pourrit tous les rapports humains.


    • A avant le deluge

      Il m’est difficile de vous répondre en partant de votre raisonnement car il me semble que nous n’avons pas la même définition des concepts et des mots. Voici mon référentiel :

      USURE
      L’argent ne se reproduit pas. Institutionnaliser l’usure (quelque chose qui n’existe pas) comme valeur économique de l’activité humaine est donc un mensonge fondamental.

      EMPLOI
      Activité dans laquelle le travail n’est pas un moyen d’exprimer la citoyenneté de celui qui la pratique.

      SALAIRE
      Moyen de survie dans une société où les besoins primaires individus sont dépendants de l’échange marchand. On peut imaginer un salaire à vie pour une qualification citoyenne, un salaire pour un emploi, un salaire pour une qualification (fonctionnaire, membre de corporation).


  • D’accord sur l’essentiel avec Cousin (comme avec Marx...) sur le fond : le passage de la société de l’être à la société de l’avoir nous a radicalement déshumanisé et le retour à un communisme originel serait une bonne chose. Par contre, en parfait désaccord sur un point : selon Cousin (et Marx) le capitalisme serait une sorte de machine sans conducteur qu’on ne pourrait arrêter. Je pense au contraire que le capital est une machine pilotée qui doit permettre la prise de pouvoir d’une petite communauté que l’on ne peut pas nommer. Facile de dire qu’il n’y a pas de responsable !

     

    • Ce qui est facile, ce n’est pas de laisser entendre qu’il n’y a pas de responsable ; c’est plutôt l’inverse. Penser qu’une petite clique d’individus est responsable de tous les maux, c’est d’abord présupposer que ces quelques privilégiés ont une omniscience et une plénipotence qu’ils n’ont pas et qu’ils n’auront jamais. Croyez-vous sérieusement qu’une poignée d’individus, fussent-ils 1% de la population globale, puissent manipuler tous les autres ? En disant cela, vous dites aussi que les 99% sont de parfaits imbéciles, ce qui n’est pas très difficile à affirmer non plus. Marx et Cousin à sa suite, affirment plutôt que nous sommes tous traversés par la logique capitaliste et que c’est, de fait, nous tous qui sommes responsables. Que certains soient du "bon" côté de la ligne, du côté riche et aisé, ne signifie en rien qu’ils ne sont pas eux aussi aliénés au capital. C’est même la preuve qu’ils le sont davantage que les autres. Vous êtes vous aussi un exploiteur, monsieur, lorsque vous achetez un quelconque produit, puisque votre achat se fait sur le travail exploité de votre voisin, lequel achète d’autres articles sur votre propre travail exploité. Nous sommes tous responsables, il n’y a pas de méchants et des bons. Il n’y a que ceux qui se sont vus distribués les rôles de laquais par le capital, alors que les autres sont se vu décerner les rôles des seigneurs. Pour le reste, la comédie est la même et la responsabilité de cette mauvaise pièce de théâtre revient à tous.


    • Vouloir à tout prix désigner des responsables est une faiblesse.
      Par contre on peut parler de bénéficiaires, sans aucun doute. Le système du "fétichisme de la marchandise" possède une logique interne propre. Nous la voyons à l’œuvre sous nos yeux, et certain sont les grands bénéficiaires. De là à dirent qu’ils en sont les responsables, il y a un pas que personnellement je ne franchirai pas. Pas en tous cas sans avoir auparavant définit la notion de "responsabilité".


    • @ Avant_le_deluge

      Effectivement, 1% de la population manipule les 99% autres. Cela ne veut pas dire que 99% des gens sont des imbécile. Nous sommes maintenus dans l’ignorance et la confusion. Et Cousin prend part a cette confusion parce que visiblement il faut arrêter de dénoncer ces 1% pour enter dans "l’extrême radicalité" (cosmique et stellaire).

      @ LDG

      « Vouloir à tout prix désigner des responsables est une faiblesse. »

      Je pense au contraire que c’est une faiblesse que de ne pas les désigner et ils en sont bien heureux.


    • @avant le deluge et LDG. Vous pouvez nier l’évidence. Mais cette communauté possède toutes les clés du pouvoir occidental. C’est eux qui fixent les règles. C’est un fait , faites des recherches, moi j’ai mis quatre ans ! C’est tout de même étonnant pour un "peuple" sensé avoir quasimment disparu lors de la seconde guerre mondiale..Ils ont inventé le capitalisme moderne (c’est pas moi qui le dit... http://laregledujeu.org/2015/04/14/...) et leur idéologie, que je juge très néfaste, leur permet cette prise de pouvoir sans culpabiliser. Pourquoi croyez vous que nous avons eu pendant des siècles une multitude d’églises, de chapelles, de calvaires dans les moindres recoins du pays : pour nous rappeler sans cesse le chemin qu’il ne fallait absolument pas prendre !!! Là où je vous rejoint, c’est que le "ne nous soumet pas à la tentation" a été balayé d’un revers de main et que de nombreux goys se sont soumis à cette idéologie. Par ailleurs, si un gars comme Soros, qui possède plus d’argent que certains états, finance le chaos partout dans le monde, ce n’est évidemment pas pour l’argent mais bien par idéologie.


  • On comprend toute la laideur du capital et la cage d’or dans laquelle on est enfermé. L’alimentation bio local est à la mode ; les multinationales vous en serviront à bon prix. On réalise que la politique c’est de la merde ; on va créer des problèmes et des guerres pour justifier l’usage de la politique. On est contre la GPA et la PMA ; on se fera traiter d’extrémistes religieux. On veut s’émanciper de la classe politique parasitaire ; on se fera traiter de terroriste et ainsi de suite.

    Le malaise est là. Tôt ou tard les gens en auront marre. Comme dit Dieudo : ’’Tu me prends pour un con une fois, cent fois, mille fois, un million de fois... Mais un jour c’est le col chinois !’’


  • Si les gens commencent à penser avec leur sexe on est mal barré ...

    Je trouve qu’il fantasme beaucoup sur une société primordiale, qui par définition est première et est vouée à grandir, à pécher, premier vol, premier meurtre etc etc etc...

    Le terrorisme de la terreur (j’écoute la vidéo en même temps que j’écris) ... On dirait un sketch des inconnus ... Le vrais jouir et “la jouissance du jouir” (celle là elle est de moi)

    Je vais tout de même acheter sont dernier livre, souvent le livre dit autre chose ...

     

    • dans toute société humaine il y aura toujours des voleurs des meurtriers et des cocus, là n’est pas le problème, le problème est de fonder une société où ces prédateurs n’auront aucune chance de s’en sortir sans dommage. une société bien conçue n’anihile pas ces problèmes, elle les rend juste quasiment impossibles. (c’est par exemple le principe de la charia, mais la charia n’est efficace que dans une communauté qui partage déjà par consentement des valeurs morales fortes.


  • La colonisation ne répond pas d’abord à un impératif économique. la preuve en est que le solde économique global de l’empire français a toujours été déséquilibré au désavantage de la Métropole. Il faut relire les débats de la colonisation sous la IIIème République : les colonialistes sont mus d’abord et avant tout par des préoccupations philosophiques liées à l’éducation des peuples par la République maçonnique apportant ses "lumières" au monde primitif. Le monde civilisé est loin de la saturation des marchés en 1914. Le prolétariat est encore misérable et ne demande qu’à s’enrichir pour accéder au niveau de consommation des classes bourgeoises, afin de satisfaire des besoins matérialistes savamment inculqués par des publicistes à la solde du système capitaliste en pleine expansion. Ainsi les réserves de pouvoir d’achat ne se trouvent pas dans les colonies, mais dans une paysannerie et une classe ouvrière dont il importe d’élever le niveau de vie, afin de leur ouvrir les paradis artificiels de la consommation. La concrétisation de cette généralisation du bien-être matériel n’arrivera qu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, lorsque les ressources conjuguées du crédit bancaire et de l’expansion du système productiviste permettra de satisfaire les appétits de consommation du plus grand nombre. Le renouvellement du capitalisme ne passe donc pas tellement par la destruction des structures existantes, mais plutôt par la généralisation d’un mode de vie qui demande plusieurs révolution des structures économiques et sociales, dont le changement est accéléré par la guerre. Les think tanks américains ont d’ailleurs toujours considéré que la guerre était le moyen par excellence de faire évoluer les sociétés en accéléré, afin d’ouvrir des marchés par la transformation des mentalités. Cela s’est vérifié tant dans le monde capitaliste que dans le monde soviétique. Le fait nouveau actuel est constitué par l’émergence d’une société de surveillance, dont les capacités de contrôle des masses sont telles, qu’elles paralysent complètement l’activité humaine . Plus que d’une saturation des marchés, il s’agirait aujourd’hui d’un trop plein de contrôle étatique constituant le point d’achèvement de la société communiste rêvée par Lénine qui considérait que le but ultime du communisme était le contrôle absolu de l’individu par l’Etat. Cette standardisation extrême de l’homo sovieticus mondial débouche sur la robotisation qui promet la disparition complète de la race humaine.

     

    • « la preuve en est que le solde économique global de l’empire français a toujours été déséquilibré au désavantage de la Métropole. »

      Et le solde économique global des entreprises ? car la guerre capitaliste n’est pas entre les USA la France et autres Etats pris en tant que tels mais entre les entreprises résidant dans lesdits Etats.


    • « La question coloniale, c’est d’abord la question des débouchés. La politique coloniale est fille de la politique industrielle. L’Europe peut être considérée comme une maison de commerce qui voit décroître son chiffre d’affaire car la consommation européenne est saturée. Il faut faire surgir de nouvelles couches de consommateurs. »

      Discours de Jules Ferry, le 28 juillet 1885, à l’Assemblée nationale.


  • Bonjour,

    Concernant le rapport travail humain / travail machine.

    Je pense que françis reprend la section 3 ou 4 du livre 1 ( A vérifier ) ou Marx dit que c’est la sur-valeur extorquée qui permet l’accumulation. En d’autres termes, l’ouvrier travaille gratuit une partie de la journée.

    Je bute sur cette idée. Sur quel critère objectif peut on déterminer la part du travail extorqué ? Si l’on considère le travailleur comme une marchandise ( qui vend sa force de travail pour une journée ) quelle est le levier qui le fait travailler plus et pour rien ?

    Si quelqu’un a saisi le concept, je suis preneur d’autant que j’ai l’intuition qu’il s’agit là d’un point important.

     

    • Ce qui enrichit le système, c’est, selon moi, le fait que l’ouvrier paie des cotisations sociales, pas la machine. C’est pourquoi le système ne peut se passer de main d’œuvre humaine : c’est sans doute là l’ultime secret du capitalisme...


    • Par définition un salarié est exploité : càd que le patron lui fait produire plus que ce qu’il le paye, et c’est précisément cette plus-value ou ce bénéfice qui constitue l’exploitation. Mais c’est tout à fait abstrait, la réalité est plus complexe.
      Ce que les petits penseurs comme Cousin ne saisissent pas, c’est que comme toute chose, l’exploitation est relative : le salarié en acceptant d’être exploité par son patron, retire non seulement un salaire, mais aussi un certain confort de vie qu’il n’aurait pas s’il travaillait à son compte et seul (l’association des forces productives humaines ne s’additionne pas mais se multiplie).
      Cousin est un penseur radical, et c’est en cela qu’il est à coté de la plaque : je te résume son livre : A bas le salariat, à bas l’exploitation, à bas la guerre, à bas l’argent, à bas, à bas, à bas... (à bas les abats !)
      Or précisément nous vivons dans le relatif et pas dans l’absolu, il est des exploitations plus douces que d’autres, et même des "exploités" en bien meilleure situation que beaucoup d’entrepreneurs. De la même façon, l’argent peut être un fluide qui irrigue vertueusement le champ économique d’une nation ou le torrent qui engloutit la récolte. Tout dépend de ce que nous en ferons.
      Mais dans sa métaphysique purement immanentiste Francis Cousin ne peut aboutir, sans se contredire, qu’à un fatalisme absolu : "l’auto-mouvement du monde" . Il n’y a là aucune place pour le libre arbitre humain, même si, comme tout chose en ce monde, il est lui-même toujours relatif et contingent : ainsi, puisque toute la pourriture actuelle n’est que le produit "d’immanences aliénatoires auto-mues" il ne peut y avoir de responsables humains ni de responsabilité humaine dans son analyse. Sans liberté, pas de responsabilité, et sans responsabilité pas de liberté.


    • Kelmeth,

      Vous êtes beaucoup plus immanentiste que Marx, et surtout, vous êtes beaucoup plus vulgairement matérialiste que lui. Selon votre commentaire, il y a de l’exploitation douce, duquel un homme peut tirer un certain confort, ce qui dédouanerait le capital et rendrait tolérable l’exploitation. Somme toute, vous voulez une exploitation raisonnable, à visage humain, et à ce titre, vous allez finir par voter Hollande ou les Républicains. Marx s’attaque à l’exploitation sous toutes ces formes et, du coup, il obéit à des valeurs et principes qui transcendent l’humain. Par ailleurs, pas besoin d’argent pour avoir un certain confort, ni pour unir et démultiplier nos forces et leur effectivité.
      Pour ce qui est du libre arbitre, il vous faudrait d’abord prouver son existence ; ensuite il vous faudrait montrer que le libre arbitre peut déterminer le cours de l’histoire universelle ; et y parviendriez-vous, qu’il ne vous resterait plus qu’à vous résigner, puisque si les hommes sont libres, cela signifie que nous sommes actuellement dans le meilleur des mondes possibles, voulu par tous, consenti librement par tous, donc inutile de vouloir et/ou d’espérer le changer. Les petits penseurs, comme vous dites, pataugent dans l’absolu. Or ces précisément vous qui commettez cette erreur en employant des concepts-massues, sans nuances, tel que le fatalisme et la liberté. Vous faites dans l’absolu et non dans le relatif. Marx ne nie pas la liberté ni la responsabilité ; il affirme seulement que la liberté se manifeste sur fond d’un déterminisme social et historique qui nous rend tous responsables du cours de l’histoire. C’est bien pourquoi il ne désigne pas de coupable et de fautif et qu’à ses yeux nous sommes tous aliénés, même les plus fortunés d’entre nous.


    • A la Pytie

      Les richesses produites par nos activités ne sont pas toutes des marchandises. Je peux manger sans avoir à échanger mes pommes contre des oranges. Le peux prendre soins de mes enfants sans avoir à payer une nounou… Les cotisations deviennent nécessaires dans les sociétés où la survie et la santé des individus ou des groupes qui produisent des biens non marchands dépend de biens marchands. Dans ce contexte précis, la cotisation est l’antidote de l’usure. En effet, taxer le travail (la cotisation) c’est reconnaitre que seul le travail produit de la valeur. Taxer le capital issu de l’usure correspond à légitimer ce qui devrait être interdit. Une société avec moins de cotisations sera sans doute moins complexe et probablement plus saine mais la diminution des cotisations ne doit surtout pas se faire au profit de la taxation des revenus de l’usure.


    • 1/2
      @Avant_le_deluge :
      De Marx je n’ai lu que des bribes, mais de Cousin j’ai vu toutes les conférences et j’ai lu son livre ; c’est sur Cousin que je m’exprime là, non sur Marx.
      Vous tirez des interprétations de mes propos qui sont soit d’une parfaite mauvaise foi, soit l’expression des limites d’une pensée dualiste : "Si tu ne dis pas que l’exploitation c’est le mal, c’est donc que tu dis que c’est le bien !"
      Mais je ne m’étonne pas qu’une pensée radicale et abstraite puisse avoir du mal à saisir une pensée subtile qui se fonde sur le réel.

      Pour ce qui est du libre arbitre : Je ne vais pas me fatiguer à faire la démonstration de ce que l’expérience quotidienne de chaque individu suffit à faire voir. Mais certains préfèrent penser dans le vide. On peut effectivement s’amuser à penser que le libre arbitre n’existe pas, que le ciel n’est pas bleu et que la conscience humaine est une pure illusion : Quant aux applications concrètes de ces délires elles sont soit ridicules, soit catastrophiques (parfois les deux à la fois).

      " et y parviendriez-vous, qu’il ne vous resterait plus qu’à vous résigner, puisque si les hommes sont libres, cela signifie que nous sommes actuellement dans le meilleur des mondes possibles, voulu par tous, consenti librement par tous, donc inutile de vouloir et/ou d’espérer le changer."

      Quel pauvre sophisme... En quoi le libre arbitre impliquerait "le meilleur des mondes possibles" ? La volonté humaine ne pourrait pas s’égarer et se tromper ? Puisqu’elle est libre, elle le peut justement ! Et c’est même là l’origine de notre existence terrestre et mortelle si l’on en croit la Génèse.


    • 2/2
      @Avant_le_deluge :

      "Marx ne nie pas la liberté ni la responsabilité ; il affirme seulement que la liberté se manifeste sur fond d’un déterminisme social et historique qui nous rend tous responsables du cours de l’histoire."

      Oui nous sommes tous responsables du cours de l’histoire, mais pas à égalité ! Oui la victime a une part de responsabilité dans son martyr : Parce qu’elle s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, parce qu’elle n’a pas eu la force d’empêcher son bourreau d’agir peut être, mais s’il s’agissait de dire que la victime est tout aussi responsable que le bourreau ce serait une mauvaise blague !
      Ce genre de pensée ne peut venir qu’à ceux qui font l’erreur de penser que les hommes sont égaux. Non précisément : il y a des grands et des petits, des forts et des faibles, des intelligents et des idiots : Avec une puissance supérieure vient une responsabilité supérieure, et c’est là l’origine et la légitimité de tout ordre et hiérarchie sociale. C’est de l’exercice de la puissance sans la responsabilité, ou de la responsabilité sans la puissance que viennent toutes les injustices sociales et les hiérarchies illégitimes et corrompues.

      "C’est bien pourquoi il ne désigne pas de coupable et de fautif et qu’à ses yeux nous sommes tous aliénés, même les plus fortunés d’entre nous."

      Et donc si je suis Francis Cousin, nous sommes dans une maison de fou où tous le monde est aliéné mais où certains "jalons de conscience" ont conscience de cette aliénation et peuvent le dire aux autres.
      Fou 1 - "Nous sommes tous aliénés."
      Fou 2 - "Merde je ne le savais pas ! Que peut-on y faire ?"
      Fou 1 - "Dire aux autres qu’ils le sont, et qu’ils ne doivent surtout rien faire ! Car la seule chose qui pourra nous en délivrer c’est la fin nécessaire du processus immanent et auto-mû de l’aliénation universelle !"



    • Je bute sur cette idée. Sur quel critère objectif peut on déterminer la part du travail extorqué ? Si l’on considère le travailleur comme une marchandise ( qui vend sa force de travail pour une journée ) quelle est le levier qui le fait travailler plus et pour rien ?



      une preuve par l’absurde : comment l’actionnaire gagne t-il ses dividendes en bullant si ce n’est sur le dos du travailleur.(car seul le travail humain crée de la valeur)
      quant au levier : pas le choix c’est bosser ou crever le quotidien du sans dents


    • d’une façon comptable : l’indépendant tire un bénéfice de son activité (recette moins les frais) ; Son salaire est son bénéfice.
      Le capitaliste, lui, met les salaires dans la case coût de production, les bénéfices sont pour lui et les actionnaires : il joue donc sur le coût de production du travail pour générer des bénéfices (l’argent ne faisant pas de petits)


    • A Kelmeth

      « Par définition un salarié est exploité »

      L’employé est exploité car l’emploi de son travail par autrui ne lui permet pas d’exprimer sa citoyenneté (contribution à la société) par l’expression libre de son travail selon ce qu’il juge être les règles de l’art. C’est Monsanto (l’employeur) qui décide de ce que doit faire le biologiste (l’employé) et non le biologiste qui décide, au nom de sa qualification, ce qui devrait être fait.

      Le salaire est un moyen de survie dans une société complexe où les besoins primaires des individus sont dépendants de l’échange marchand. On peut imaginer un salaire à vie pour une qualification citoyenne, un salaire pour un emploi, un salaire pour une qualification (fonctionnaire ou membre d’une corporation).

      Le fait que Cousin tire à boulets rouges sur le salaire plutôt que sur l’emploi vient de son inversion des valeurs. Pour Cousin l’usure n’est pas Le Problème fondamental mais l’échange marchand. Or c’est bien l’institution de l’usure (la croyance que l’argent se reproduit) comme critère de la valeur économique du travail qui est à l’origine de l’emploi et qui fait que la participation du travailleur à l’économie est une exploitation qui le prive de l’expression de sa citoyenneté par le travail. L’employé est exclu de la décision de la valeur économique de son travail.

      La vérité est que l’argent qui se reproduit n’existe pas (fait naturel non observable) et que l’échange entre individus existe (fait naturel observable). L’affirmation de Cousin que l’échange est le problème fondamental car à la source de l’usure répond à une question qui ne se pose pas car l’usure n’existe pas.

      C’est l’institution de l’usure (concept non naturel) comme référence de la valeur économique de l’activité humaine qui est une erreur fondamentale. L’emploi découle de cette erreur.


    • A paramesh et tous

      Je suis d’accord, l’ouvrier est obligé de travailler pour survivre. Mais pourquoi seul le travail humain crée de la valeur ?

      La valeur, c’est la marge qui est rajoutée au cout de production. Une entreprise qui n’aurait qu’une machine et aucun salarié, ajouterait sa marge en fin de chaine. De la valeur serait crée de la même façon sans travail humain ??

      A moins qu’il faille comprendre que sans travail humain, pas de salaire et donc pas de consommation des produits crées ?

      Que l’ouvrier soit exploité car il produit plus qu’il n’est capable d’acheter, c’est vrai. Pour différentes raisons, Mais je ne comprends pas pourquoi ce serait l’unique paramètre dans la création de la valeur.


    • @ Zeze
      pense valeur = richesse,
      l’homme seul crée de la richesse, la nature ne crée pas de richesse, elle ne fait que produire, c’est la récolte par l’homme qui en fait une richesse car il va ensuite l’échanger. de même une machine ne produit pas de richesse par elle même, , d’abord parce qu’elle est produite elle même par l’homme et qu’elle ne peut fonctionner que grâce à lui.
      Ensuite, le capital ne peut rapporter que s’il vole du temps de travail puisque si tu plantes un dollar tu n’en verras jamais pousser deux. donc si l’argent rapporte un intérêt il faut bien que cette richesse vienne de quelque part : le travail humain.
      L’homme a depuis des temps forts anciens exploité le travail de l’autre : c’est l’esclavage, vieux comme Hérode et certainement plus facile à comprendre, mais le capitalisme n’est qu’un esclavage moderne, masqué par le "salaire" .
      Salarié : on te paie pour survivre
      esclave : on ne te paie pas mais on t’entretient.
      En fin de compte c’est kif kif.


    • Merci zézé de poser La Question fondamentale :



      Mais pourquoi seul le travail humain crée de la valeur ?



      Ainsi que de citer notre erreur :



      La valeur, c’est la marge qui est rajoutée au cout de production



      C’est le prix d’échange qui détermine la valeur marchande d’une marchandise. Le coût de la mise sur le marché d’une petite cuillère sera celui des matières premières-énergie (prix du marché) + travail + investissement + contribution sociales (mes petites cuillères seront transportées sur des routes et les travailleurs ayant contribué à la mise sur le marché des petites cuillères inscrits à a la sécu).
      Au nom de quoi voulez-vous ajouter une marge à ce coût de mise sur le marché ? A quoi correspondrait une marge supplémentaire si ce n’est à la fable de l’argent qui fait des petits ?

      Ce qu’il faut dénoncer c’est la marchandisation de notre travail au bénéfice d’autrui sur un marché de l’emploi. Cette chosification de l’humain met le travailleur au même niveau que les matières premières. On n’utilise pas un ouvrier pour creuser un trou comme on utiliserait un marteau piqueur. Si nos bras et nos cerveaux sont déjà des marchandises sur le marché de l’emploi, les utérus le seront aussi.

      L’ équation :
      Prix = marge usurière + cout de prod (travail humain + matière première + investissement + secu) a des conséquences mortifères :

      • Le chômage fait baisser le prix de la marchandise « travail » et augmente la marge usurière
      • Le travail devient possible que s’il y a emploi, c’est-à-dire une marge usurière ( contrairement au fonctionnaires ou médecins salariés pour leur qualification)
      • Il ne peut y avoir de reconnaissance économique de notre travail comme moyen de participer à la citée (société organisée) sans qu’un usurier prenne sa marge et décide seul si notre activité est bénéfique ou toxique.
      • La société s’écroule (chaos et morts) si l’absence de croissance ne permet plus la marge usurière à laquelle le travail est lié.
      • Notre fétichisme de la marchandise est structurel avant d’être antropologique car la croissance est obligatoire

      Supprimer cette équation renvoie donc à l’idée d’un « juste prix » de mise sur le marché (Marion Sigaut) qui doit être débattue mais qui ne comprendra pas le gag de la marge usurière. Le problème central n’est certainement pas davantage l’échange marchand que la croyance de l’argent se reproduit. Rien ne peut être plus faux que l’erreur.


    • @ Bromelia



      Au nom de quoi voulez-vous ajouter une marge à ce coût de mise sur le marché ? A quoi correspondrait une marge supplémentaire si ce n’est à la fable de l’argent qui fait des petits ?



      .
      et bien justement, cette marge supplémentaire est l’usure ou vol de travail.. supprimez l’argent et vous supprimerez le salaire (la condition sine qua non du capital)
      mais vous ne supprimerez pas l’esclavage qui est le mode primitif du vol de travail)
      la suppression de la monnaie ne supprimera pas l’essence de l’usure mais sa réalisation capitalistique ( que l’on paie un intérêt en blé ou en argent, l’intérêt reste un vol de travail mais l’intérêt usuraire de la monnaie lance la machine du capital. ce sont deux choses bien différentes :
      l’usure capitalistique qui se fait sur le salaire (invisible puisque vous ne la voyez pas, et c’est voulu) et l’usure pré-monnétaire qui remonte à Sumer fondée sur un contrat visible : l’emprunteur accepte volontairement de rendre plus que ce qu’il a emprunté (il accepte donc consciemment de céder son travail pour payer les intérêts.
      pas de capitalisme sans salaire, pas de salaire sans monnaie. et pas de monnaie sans usure.
      la boucle est bouclée.


    • @ Bromélia

      Désopilant... Tout à fait désopilant.

      Ne vous mettez pas martel en tête au sujet du "Rien (qui) ne peut-être plus faux que l’erreur" ; Seulement "soyez miséricordieux comme (son) père dans les Cieux. Il fait lever son soleil sur les bons (= les gentils) et sur les méchants (= les pas gentils), et tomber la pluie (pour les vendeurs de parapluie) sur les justes et les injustes".

      Les victimes et les persécuteurs sont attirés les uns vers les autres au bourreau, à l’usine, à la maison... Tiens ça c’est nouveau ! Info ou Intox ? En attendant c’est beau comme l’erreur attire et rapproche les uns des autres. Un pas vers la paix... A l’évidence ils veulent ce rapprochement.

      Retirons-nous de là, ne soyons pas comme ces enfants qui, par jeux d’imitation, reprennent à leurs comptes, dans des rôles de Cowboys et d’Indiens, le combat des morts de leurs vivants qui dans la mort cherchent la réconciliation, empêchée par des gamins de cowboys et d’indiens ;

      Pour que le soleil se lève et la pluie tombe... sur le visage de la prétention de l’apparente bonne conscience, où les conflits petit ou grand puisent leur force, à l’ombre d’une autre conscience. Celle où se réunit ce qui ce voit, donc se sait, et ce qui s’ignore n’étant pas vu.

      Allez, on change rien !


    • A paramesh



      …et bien justement, cette marge supplémentaire est l’usure ou vol de travail.



      Oui, c’est ce que je voulais exprimer. C’est cette marge qui devrait être interdite. Sans cette marge vous pouvez avoir de la monnaie et un salaire sans usure. Par contre vous n’avez pas d’emploi.



      ... supprimez l’argent et vous supprimerez le salaire (la condition sine qua non du capital)



      L’emploi est une institution liée au capital lucratif. Si l’employé est salarié, un salarié n’est pas forcément employé. Un médecin ou un fonctionnaire un policier ou un militaire est payé pour sa qualification (le grade) il est salarié mais pas employé.


  • Alors du coup ? Agents extérieurs (dont 1 exfiltrer) ou spectacle terrorisme pour Nice ?


  • "Crise terminale dans le cadre de la décomposition du spectacle démocratique du totalitarisme du spectacle de l’argent" ?

    Sur la forme, son mode d’expression est d’un pédantisme insupportable. Il surcharge ses phrases d’adjectifs redondants, et bascule incessamment entre des termes différents pour designer les mêmes concepts, ce qui rend l’exposé très difficile à suivre.

    Sur le fond, je n’ai pas les qualifications requises en histoire de la philosophie pour décerner des brevets d’hégélianisme ou de marxisme. Ce qui ne m’empêche pas de trouver certains de ses propos profondément critiquables.

    Ce Monsieur, qui nous met en garde contre les prétentions des avant-gardes autoproclamées, prétend en même temps nous faire adopter sa philosophie de l’histoire "radicale" ultra-gauchiste avec ses "phases historiques nécessaires" clé-sur-porte.

    Nous devrions balancer par dessus bord le peuple, la nation, la religion (bref, tous les concepts de notre lutte), dénoncés comme "avatars du despotisme de la valeur d’échange" ou "structurations névrotiques constructivistes". Si ce n’est pas une attaque en règle, ça y ressemble.

    Poussons son raisonnement jusqu’au bout dans un cas concret. Saluons donc la destruction de la langue française (odieuse production aliénatoire impérialiste de la société de l’avoir d’Ancien Régime) au profit du globish à travers lequel le capitalisme "liquide son antécédence" linguistique. Puisque "l’histoire ne repasse pas les plats", la langue française doit mourir.

    Je vous laisse imaginer ce que cette méthode peut donner lorsqu’on l’applique à d’autres domaines. Combien d’enfants ont été tripotés par des soixante-huitards au nom de l’abolition des entraves bourgeoise à "l’épanouissement de leur volonté de jouissance" ?

    La baisse du taux de profit et la fin de l’accroissement des forces productives chez les marxistes, c’est comme la fin du monde chez les Témoins de Jéhova. Annoncée cent fois, mais on l’attend toujours.

    Au final, si le prolétariat, "radical" ou moins radical, dans son "automouvement tripal et cosmique", décide de prendre appui sur les antécédences du capitalisme (dans un mouvement d’aufhebung beaucoup plus dialectique que la défaitisme révolutionnaire de Monsieur Cousin) et se lève par millions pour rétablir l’état national souverain et le capitalisme monopolistique à papa, ce ne sont pas les phrases pompeuses de l’ami Francis qui vont l’empêcher de "créer les conditions d’existence de sa nécessité".

     

    • LOL ! Excellent. Tres bien ecrit....


    • C’est marrant, j’ai regardé, je l’ai pas trouvé particulièrement pédant, en tout cas pas à la hauteur de votre suffisance, mais surtout, j’ai pas compris les mêmes choses que vous !


    • " Sur le fond, je n’ai pas les qualifications requises en histoire de la philosophie pour décerner des brevets d’hégélianisme ou de marxisme. Ce qui ne m’empêche pas de trouver certains de ses propos profondément critiquables. "
      C’est bien là tout le problème, ne pas se sentir empêcher alors que l’on a aucun bagage pour juger correctement. Merci pour le fou rire avec ce post qui illustre parfaitement le passage de la conférence sur le narcissisme.


    • " ne pas se sentir empêché "


    • Complètement d’accord. J’ajouterai que le mètre et l’heure constituent des relations aliénatoire par rapport à l’espace-temps dans le mouvement stellaire terminal.


    • Merci pour cet éclair d’intelligence, qui ne plaira évidemment pas aux petits sectateurs de l’auto-mouvement qui décernent des brevets de narcissisme quand ils sont à court d’arguments :)


    • @ Kelmeth

      Les accusations de narcissisme des disciples du Dr Cousin sont d’autant plus étonnantes que leur discours est rempli de l’arrogance de ceux qui prétendent avoir tout compris, tout expliqué et tout englobé dans la dialectique marxiste. A les entendre, ils ont atteint l’illumination et sont les seuls à comprendre la véritable "radicalité".


    • Sacré ugly bob, n’est-ce pas vous qui vous moquez, en rebondissant sur les beauferies d’un autre intervenant, de quelqu’un qui a priori connait le travail de Marx « un peu » mieux que vous ? Par conséquent, penchez-vous plutôt sur votre propre arrogance avant de la ramener, ce qui vous évitera peut-être, sait-on jamais, de parler de disciple (sous-entendu Cousin serait un gourou bien entendu). On entend le même genre d’âneries s’agissant des gens qui seraient d’accord avec tel ou tel. Les uns seraient des disciples et les autres des gourous, ben tiens ! Misère du solipsisme et du narcissisme.


    • @ Eric

      Oui je me moque car un peu d’humour n’a jamais fait de mal. Et concernant les interventions de Cousin il y a de quoi rire. Je n’ai pas lu Marx mais grâce à Cousin je sais que je ne suis pas marxiste sans avoir besoin de me taper les 3 volumes du Kapital.

      Vos réactions justifient parfaitement le terme de "disciple" que j’utilise car dans ce fil de discussion ou dans d’autres sur le même sujet, il est impossible d’émettre une critique argumentée sans tomber sur des zélotes qui y répondent par des accusation d’ignorance, de narcissisme ou de "ne pas êtres équipé pour comprendre" et j’en passe.

      Je suis certes très loin d’avoir le bagage culturel du Dr Cousin ou certainement le votre mais j’ai lu 2 ou 3 bouquins notamment sur la question économique (Ezra Pound, Gotfried Feder, Francis Delaisi, Eustace Mullins entre autre. Voir sur KK). Et ces lectures m’ont permis de me forger une opinion et me poussent instinctivement à rejeter le discours fataliste et déresponsabilisant du Dr Cousin.

      Vous avez le droit d’adhérer aux fantasme d’une société primitive idéalisée, sans échanges et vivant dans le bonheur permanent, sensée revenir dans un temps messianique faisant suite à la "crise finale du capital’ (soit dit en passant pourquoi revenir aux communisme primitif sachant que d’après Cousin chaque mode de production subit un "cycle de caducité" et que "l’histoire de repasse pas les plats" ? Problème de logique). Je respecte votre opinion mais arrêtez vos inversions accusatoires en traitant les gens de narcissique et apportez vos contres arguments.


    • " Et concernant les interventions de Cousin il y a de quoi rire. Je n’ai pas lu Marx mais grâce à Cousin je sais que je ne suis pas marxiste sans avoir besoin de me taper les 3 volumes du Kapital. "
      Merci pour cette intro, c’est une véritable synthèse.
      Vous dites ne pas avoir lu Marx tout en prétendant argumenter. Et tout en accusant bien sûr les gens qui vous remettent à votre place en vous invitant à redescendre un tout petit peu d’être ... des disciples !!! Ben tiens. Alors qu’il s’agit juste d’une remarque de bon sens qui consiste à dire que pour parler d’un sujet avec pertinence, il vaut mieux en être instruit un minimum. Sans quoi on est arrogant et près à user en plus de l’inversion accusatoire (que vous ne manquez pas d’évoquer comme il se doit) en toutes occasions. Procédé aussi pitoyable que classique.
      Quant à l’humour, c’est très bien, sauf quand c’est au service de la fatuité où là ça devient juste catastrophique.
      Personne ne l’a lu donc, ou plutôt très peu de gens. Et c’est bien là le problème, assez commun d’ailleurs, que le nombre de lecteurs est inversement proportionnel à ceux qui s’expriment en y faisant référence. Au passage, on peut noter avec amusement que nombreux sont ceux qui, tout en dénonçant à juste titre ce que l’on appelle communément l’esprit libéral-libertaire, y sacrifient eux-mêmes en donnant à tout bout de champ des avis sans être un minimum instruit de ce dont ils prétendent parler, le tout sur fond symbolique de " on a le droit ", " on est libres ", " tout se vaut ", etc. Surtout ici, c’est un comble. Et ça bien évidemment sur tous les sujets, il suffit juste d’être catégorique. Personnellement mon parti est d’écouter, de prendre au sérieux, et surtout de ne pas prétendre me mesurer à qui est d’évidence, sur tel ou tel sujet, plus instruit que moi et a vraiment sué le burnou au travers de milliers d’heures d’études. Le seul fait d’être intéressé par un sujet ne suffit pas pour être pertinent. Vous avez lu des tas d’auteurs, très bien, mais pas ceux dont il est question ici. Oups ! Vous avez donc sûrement de bonnes opinions sur plein de sujets, mais pas celui-là. Oups à nouveau. Ce à quoi s’ajoute la reconnaissance par rapport au fait de faire ensuite partager à d’autres le fruit de son travail. Quant à se mesurer, je crois que là il serait plus prudent de s’armer de patience et d’humilité. Ceci est un commentaire général qui ne vise personne en particulier, même si vos interventions l’illustrent parfaitement.


    • Et je précise que mon propos n’a rien à voir avec le fait de savoir si je " fantasme le retour d’une société idéalisée " ou pas, dans la mesure où je ne fantasme rien du tout (mais il suffit de le supputer pour arranger ses petites affaires, n’est-ce pas ?) et que c’est le travail critique et la profondeur de champ historique qui m’intéressent. Je ne suis pas dans l’excès du tout ou rien, et n’ai nul besoin de cela pour apprécier les choses et reconnaitre leur qualité supérieure.


    • @ Eric

      Je constate qu’a aucun moment vous n’abordez le fond du discours de Mr Cousin. Peut-être que la "pensée radicale" est top élitiste (malgré le fait qu’elle soit sensée s’adresser aux masse prolétarienne) pour que vous partagiez votre érudition aux "non-instruit" que nous sommes tous visiblement.

      En aucun cas il est question de "se mesurer", les interventions de Cousin sont relayées sur ER dans le but de diffuser un point de vue aux gens qui sont effectivement libres d’y adhérer ou pas, qu’ils ai lu Marx ou pas. Personnellement j’ai regardé quelques une des ces interventions et cela me permet d’avoir une opinions sur le sujet. Les auteurs que j’ai lu sont tout a fait pertinents car il est trait a des questions économiques notamment lorsque Cousin évoque, avec un certain mépris, "une série d’obsédées sur la spéculation et l’usure" ainsi que l’autonomie totale de cette entité subconsciente qu’il nomme le capital. Affirmer qu’il faut être docteur en marxisme ou en "cousinisme" pour avoir un avis sur le sujet, c’est là que ce situe l’arrogance a mon avis.

      Et bien que me basant sur le peu de lectures que j’ai faite, il ne faut pas négliger l’apport de l’instinct. Tout simplement, je ne crois pas que l’humain fonctionne comme le discours de Cousin le laisse supposer. Les peuple nomades primitifs ne vivaient pas dans le jouissance permanente, il n’y a pas de paradis terrestre et il n’y en aura jamais (peut-être que vous même ne fantasmez pas sur cette "société de l’être" primitive idéalisée mais Cousin le fait) . La propriété et l’échange sont dans la nature humaine, la nation et la tradition sont des notions sur lesquelles je ne suis pas près de cracher. Pour finir, l’argent est un outils d’échange qui peut être maitrisé aux service de l’intérêt général (comme çà a été le cas plusieurs fois dans l’histoire) si tant est que l’ont en retire le pouvoir de création aux "méchant usuriers" que Cousin persiste a vouloir dédouaner de toute responsabilité.


    • Les travailleurs n’ont pas 5 années de leur vie à consacrer à l’étude du corpus hégélien et de l’oeuvre de Marx. Personnellement, j’y ai perdu bien assez de temps comme ça lors de mes aventures de jeunesse. Quand me prend l’envie de me remettre à la philosophie, j’ouvre un livre de Hegel au hasard et je suis vacciné pour l’année qui suit.

      Si vos idées nécessitent la lecture de trois rayons de bibliothèque pour être comprises à leur juste valeur, alors elles sont nulles et non avenues en politique. En général, l’incapacité à exposer une doctrine politique avec clarté au plus grand nombre trahit son absence de fondement dans le réel, et donc son ineffectivité pratique.

      Evidemment, il ne faut pas tomber dans l’extrême inverse. Ou comme dirait Hegel, puisque vous aimez vous infliger ce genre de choses : "[...] si la nécessité du concept bannit le cheminement plus lâche de la conversation ratiocinante tout comme le cheminement plus raide du pédantisme scientifique, [...] on ne doit pas lui substituer la non-méthode de la rancoeur et de l’enthousiasme."

      Et croyez-le, parce que Friedrich, en ratiocinations, il y connait un rayon (de bibliothèque).


    • " Je constate qu’a aucun moment vous n’abordez le fond du discours de Mr Cousin. Peut-être que la "pensée radicale" est top élitiste (malgré le fait qu’elle soit sensée s’adresser aux masse prolétarienne) pour que vous partagiez votre érudition aux "non-instruit" que nous sommes tous visiblement. "
      Soyez gentil de ne pas prendre les autres à témoin, je parle de quelques personnes, et pas de tout le monde. Si vous ne saisissez pas la différence, vous avez un sérieux problème. Alors un peu de mesure svp.
      Pour aborder le fond du discours de Cousin, il faudrait que j’ai un minimum le niveau et j’en suis encore trop éloigné pour cela. Je connais à peu près ma place sur l’échelle de l’intelligence, sans la minorer mais aussi et surtout sans la majorer. Par ailleurs, si je jugeais que j’en suis capable sans risquer de présumer de mes compétences, ce ne serait certainement pas à des interlocuteurs tel que vous que je m’adresserais. Par quel miracle voudriez-vous que l’on ressente une quelconque utilité positive à échanger avec quelqu’un dont les interventions ont consisté à faire un pastiche méprisant d’une personne . Je vous rappelle également qu’il y a des sujets qui sont intrinsèquement difficiles et qu’il est presque impossible de vulgariser complètement. Il n’y a donc pas d’élitisme et encore moins une volonté de s’adresser au plus petit groupe possible. D’ailleurs je ne crois pas que le public de cette conférence ait le sentiment d’être une caste ou d’appartenir à je ne sais quelle élite. Il est donc possible qu’il faille aussi être capable de se tourner vers soi et de se dire qu’un effort est peut-être possible, autre que celui qui consiste à se taper sur le ventre en brocardant, à travers un pastiche méprisant, quelqu’un à la cheville de qui, votre amour-propre dût-il en souffrir, vous n’arrivez peut-être pas. Ceci dit pour vous éviter de la faire une énième fois à l’envers sur le chapitre de la présomption :-)


    • @ Eric

      Donc vous défendez bec et ongle un discours dont, selon vos dires, vous n’avez pas ne niveau pour abordez le fond. Et la plupart de vos commentaires sur cette page consistent à traiter les gens d’ignorants et de narcissiques. Avec tout mon respect, je vous conseille d’ajouter "Naulleau" à votre pseudonyme çà serait parfaitement dans le ton.


    • Je ne défends rien " bec et ongles ", ce n’est pas le sujet. je dis que j’ai, contrairement à vous, suffisamment la conscience de mon niveau pour juger de ce qui est d’un niveau supérieur et donc de quoi je peux essayer de tirer un profit personnel. Ce qui constitue avec vous effectivement une différence. Si je n’ai pas lu tout Marx, je ne pars pas tout schuss sans mon bonnet, vous devriez donc en faire autant. Et, encore une fois (vous êtes décidément vous-même bien lourdingue), je ne " traite pas les gens d’ignorants et de lourdingues " (vous vous répétez en vain), mais juste vous et quelques autres qui se la racontent. Je vous ai pourtant dit dans mon message précédent de ne pas recourir à ce genre de lamentable bassesse. Avec " tout mon respect ", vous êtes un peu Bouvard et Pécuchet à vous tout seul. Vos références, quant à elles, sont décidément fumeuses. En attendant, replongez-vous dans ce que disait Platon sur le savoir et l’ignorance, ça vaudra mieux que vos vannes à deux balles dignes de votre commentaire initial.
      Quant à Matthieu, je l’invite cordialement à sortir de l’excès et des caricatures dont il n’a pu sortir malgré ses longues et fructueuses études de philosophie.


  • Ce Francis Cousin est très drôle il régurgite Marx et Debord comme si ces deux-là n’avaient pas des gamelles à leurs théories. La théorie du spectacle de Debord est un concept creux et Debord lui-même après quelques éclats dans les années soixante s’est couché devant Gallimard.
    Marx n’ a évidemment rien à voir avec le creux Debord et F. Cousin devrait se renseigner, depuis 1978 on a commencé à s’apercevoir que MARX était tout de même l’héritier des économistes libéraux et que sa critique de l’économie au lieu de dénoncer ce fantôme du réel n’avait fait que le rendre plus scientifique.
    La soit-disant économie tapie au fond de la société qui commanderait aux êtres par le mouvement des choses et dont on n’aurait plus qu’à déchiffrer les oracles...Est un Mythe qui commence à se faire connaître comme tel.
    IL faut signaler d’ailleurs la disparition récente aux commentateurs d’E et R d’un immense penseur François Fourquet qui a démonté l’idéologie économique dans un très intéressant livre "richesse et puissance" mais d’autre le suivent ou l’ont devancé et il n’est plus une semaine ou un livre ne sorte qui n’apporte sa pierre à la desconstruction du plus grand mensonge de notre époque.
    Debord lui aussi fut un économiste et cela alors même que dans son propre parti lui venait les premières alertes. En 1978, en effet un de ses proches d’alors - Jean-Pierre Voyer - l’avertit que Marx "n’avait jamais critiqué l’économie" que pensez vous qu’il arriva dans ce parti situationniste qui prônait la libre critique de ses propres textes textes ?...Cette personne fut virée tandis que Monsieur Debord qui avait condamné JADIS du temps de l’IS triomphante -Gallimard à ne plus éditer ses textes faisait amende honorable...et la fortune de sa femme.

     

  • Je me demande si ce type n’est pas fou. Blablabla

     

    • On se serait bien passé de ce commentaire gratuit et stalinien. Si ce qu’il dit ébranle vos certitudes et vous fais mal, ne le montrez pas à ce point là. C’est beau d’invoquer la folie pour le discréditer mais si s’était le cas, l’état sioniste manipulateur qui nous dirige devrait se féliciter de l’émergence de milliers de fous comme lui pour couler définitivement la dissidence ? maintenant, imaginez un millier de cousins, démontant méthodiquement les manipulations monétaires de la FED et les manipulations terroristes de l’OTAN, au travers de milliers de vidéos parcourant le net....serait-ce vraiment au bénéfice de l’oligarchie ou plutôt à son détriment sans équivoque ?
      Il suffit de regarder son analyse à chaud, du coup d’état en Turquie, pour voir la solide culture historique et l’incroyable discipline intellectuelle qui sous-tendent son efficacité oratoire. Une telle maitrise est refusée au fou, je pense...bien à vous


    • @ anonyme

      Sauf que de ce que j’ai vu des interventions de Cousin il ne dénonce absolument pas les manipulations monétaires de la FED mais l’argent en tant que tel. Au contraire il retire toute responsabilité aux élites agissantes pour l’attribuer à un concept subconscient qui se piloterait tout seul et contre lequel on ne peut rien sauf attendre son effondrement. Selon lui, "les méchants usuriers" ne contrôlent pas le système mais le subissent ou au mieux en bénéficie car le spectacle fétichiste aliénatoire de la marchandise astrale terminale en mouvement (bla bla bla en effet) ne se contrôle pas et ce suffit à lui même. Un tel discours est réellement aux bénéfice de l’oligarchie et je n’ose pas imaginer cela multiplier par mille.


    • L’avantage avec vous, c’est que l’on ne se pose même pas la question de savoir si vous êtes équipé pour comprendre. Idem pour le pauvre Ugly Bob à votre suite.


    • @Eric,

      Je ne vous dis pas à quel point cela me fait plaisir de faire l’objet de votre mépris. J’espère que ça ne faiblira jamais et que ce plaisir sera infini. Ce qui m’importe dans cette vie c’est le bonheur d’autrui.


    • C’est très bien gelindo, après tout on a les plaisirs qu’on peut. Trève de plaisanterie, il est dommage de vous condamner de la sorte, surtout dans la mesure où au point où vous en êtes ici, il ne peut y avoir que du mieux. Vous m’avez fait pensé à cette phrase de Franck Herbert, " Je n’aime ni ne haïs, j’estime et je mèprise ". Le mèpris, c’est plutôt gentil finalement. Je plaisante mais merci quand même d’avoir été la cause, même si involontaire, de cette petite madeleine de Proust. Sincèrement. Et desolé pour la rudesse, même si vous devriez quand même faire un effort.


  • Bonjour,

    Hé, Gerry Mcavoy, t’étais meilleur à la basse avec Rory. Pour la philo, c’est trop fumeux. Faut bien rire un peu, non ?


  • Quand on entend les commentaires affligeants, pour la plupart, sur la tuerie de Nice, on ne peut que constater à quel point la pensée radicale se situe à un niveau supérieur. Très rares sont les commentateurs qui soulignent le fait que nous sommes bel et bien dans une séquence historique de terrorisme en recrudescence. Ce simple fait devrait éveiller les esprits, en prenant un peu de recul historique.
    Or, sur ce point, la pensée radicale des rapports de force dialectiques est la seule qui nous permette de comprendre à quel point tout cela est prédictible, logique, et lié au devenir intrinsèque et immanent de l’immense crise capitalistique qui prend forme de manière terriblement tragique sous nos yeux, jour après jour.

     

    • Je ne sais pas. On est surtout bcp plus sur terre maintenant qu’on ne l’etait ne serait ce il y a 80 ans seulement. Donc, il y a aussi bcp plus de fous. Parfois c’est un chauffeur de camion, parfois c’est un pilote d’avion, parfois ce sont une petite bande de frustre balieusard. Et comme il ya justement bcp plus de monde, quand certains petent les plombs, ils font plus de degats.


  • Parfois désespérant, mais tellement vrai ! Tragiquement vrai.
    La bonne nouvelle, c’est que nous vivrons peut-être ce grand bouleversement, bonne nouvelle car nos existences pourrons y trouver un sens, même s’il s’agit de fin tragique...
    Je suis au début de la cinquantaine et quant je songe au temps perdu... même si j’ai beaucoup travaillé du ciboulot depuis 20 ans !
    Merci Monsieur Cousin, merci E&R pour ces contributions majeures à notre désaliénation.


  • J’ai tout lu ! Vu !

    Tres interessant. En fait je le connaissais deja (grace a ER).

    C’est une vision assez juste du monde (je n’ai pas moi meme une meilleure explicaton). Un essai a comprendre le tout et sa tient bien la route.

    Personellement je prefere un vocabulaire plus tangible et simple et une representation plus romantique et sacree, voir "sacrale" de notre monde.

    Je trouve que Marx fait la meme erreur que Freud. L’un reduisait le monde au sex (tout est defini par la libido), l’autre a largent (ou au capital).

    Le sex et l’argent sont dans l’homme mais l’homme ne se reduit pas a ces 2 dieux (ou demons). Le Sacre est aussi dans l’homme, ains que l’esprit.

    Mais peut etre n’ai-je pas tout compris....En tous cas tres interessant, et instructif.


  • J’aime beaucoup le discours de M Cousin qui m’a permis d aborder la philosophie plus pratiquement. Aussi les commentaires de ceux qui le critiquent ( a ceux la je conseillerais la lecture d Hegel ("phénoménologie de l’esprit" et "philosophie du droit") et derrière, le discours de Cousin est clair comme de l’eau de roche ....
    Cependant, comme je suis taquin, j’ai des doutes concernant quelques affirmations :
    "pour avoir un bébé fallait en faire 8 parce que on en perdait 6 []" : il en manque pas un quelque part ?
    "Charlemagne est mort a 93 ans" : sur wiki est mentionné "né le 2 avril 742 (voire 747 ou 748)2, mort le 28 janvier 814" soit 72 ans si je comptes bien ... si il y a des sources alternatives suis preneur
    serait pas un peu faché avec les chiffres M Cousin ?
    Amicalement

     

    • Je ne suis pas sur que Wikipédia soit une source digne de ce nom... Lis le profil de Soral et Dieudonné , vu les conneries qu ils disent de leur contemporain comment ne pas douter de ce qu ils disent de quelque un né et mort il y a plus de 1500 ans ......


    • A la minute 48mn35s, les mots sont dits > A bas les avants-gardes...

      Ne pas comprendre quel groupe d’individus ont "inventé" le capital, c’est finalement, ne jamais comprendre, du tout.

      Maintenant, les administrateurs de Wikipedia sont exactement ceux qui s’auto-proclament, "l’avant-garde" Ils sont les gardiens acharnés du capitaliste reel. Ils représentent la contradiction dans son état le plus pure jamais observe sur Terre. Le Mensonge forcené dans toute sa splendeur/laideur.

      Utiliser Wikipedia comme source de référence est une erreur grossière (commune). Wikipedia est un ersatz d’encyclopédie. L’outil le plus efficace du système capitaliste, puisqu’il se revêt du nom du Savoir Universel (Kosher)... Il formate la mass humaine, son esprit.

      La Révolution commence par le boycott du faux savoir et tout les demi-savoir avant-gardistes.

      E&R a infiniment plus de valeurs que l’ensemble des pages web de Wikipedia. Il n’y a rien de réellement neuf dans l’outil Wiki (une database de la machine outil virtuel)


  • J’aime beaucoup Francis Cousin. En plus il a une verve très vivante et drôle, on ne s’ennuie pas.

    Je suis royaliste et nationaliste donc, naturellement, je n’adhère pas à son fatalisme qui consiste à dire que les nations sont terminées pour toujours, mais j’apprécie la radicalité de sa critique.

    Je ne comprends pas pourquoi certains ne le supportent pas. Moi il me tarde de le rencontrer ! C’est un Monsieur qui respire la vie dans ses critiques, et cela fait grand bien !

    Merci Francis ! Et merci E&R pour la conférence et le partage.


  • Enfin quelqu’un qu’on peut voir sur E&R, dire qu’on vit la fin du capitalisme, la fin de l’argent et la fin des institutions.

    La première fois que j’ai entendu parler de ça, ce n’était pas de la part de personnes aussi cultivées que Francis Cousin, mais de clairvoyants tel que Christophe Allain et Franck Lopvet.


  • l’explication sur Nice est implacable comme pour l’attentat de Bologne. Sur l’assassinat d’Aldo Moro enfin une explication optimiste, en effet Aldo Moro voulait éviter à l’Italie d’être otanisée donc il reste des politiques honnêtes mais la mafia mondialiste est intraitable, il en va de la survie du capital, la bête immonde. Décidément Monsieur COUSIN vous êtes limpide, je vous écoute avec beaucoup de plaisir, le capital a peur des travailleurs et de leur légitime colère.


  • Derrière le propos général de Francis Cousin, je vois la description de la Kali Yuga, ornée de termes philosophiques. Question. Peut-il y avoir plusieurs sortes de Kali Yuga ? Est-ce que les cycles précédents se sont effondrés à cause du matérialisme ? Tant de questions.

     

    • Les cycles suivent une division quatrenaire : âge d’or , âge d’argent , âge d’airain , âge de fer , et l’on peut appliquer cette division quaternaire à tout cycle de manifestation que ce soit les 4 saisons ou les 4 âges de l’homme etc... 4 étant le chiffre de la manifestation dans son intégralité. Les différents yuga ou âges peuvent également se subdiviser en 4 parties chacune et pour ce qui est du kali yuga nous en sommes à la dernière partie.
      Le kali yuga marque l’épuisement de possibilités inférieures qui était mis de côté et négligées dans les âges precedents mais qui sont prépondérantes à aujourd’hui à cause de la déchéance intellectuelle de l’homme et la réduction de son intellectualite à l’ordre, de réalité le plus inferieur. Le basculement devrait se produire à l’extrême limite de ce cycle, quand le désordre du kali yuga aura épuisé toutes ses possibilités , ce sera le départ d’un nouveau cycle pour une nouvelle humanité marqué par un nouvel âge d’or (état adamique) dans lequel les facultés de l’homme lui permettent d’être en relation constantes avec les réalités métaphysiques (un etat de perfection naturelle) et qui sont affranchis de certaines limitations de temps et d’espace , leur connaissance leur permet de connaître de manière synthétique et non séparé le cosmos et ses lois (petits mystères) et d’entrer presque sans effort dans les états supra humain (grands mystères). Pour cela il sera peut-être utile qu’une élite puisse conserver une plus ou moins grande partie de la tradition qu’elle a assimilé pour pouvoir la transmettre à l’humanité future(le symbole de l’arche de noe) mais c’est à vérifier je n’ai pas de certitude là-dessus. Je vous conseille de lire les ouvrages de René guénon sur la tradition primordiale ( formes traditionnelles et cycles cosmiques , études sur l’hindouisme , introduction générale à l’étude des doctrines hindoues) . J’espère que ma réponse vous a été utile pour guider vos recherches.


    • petite précision, les âges d’un cycle ne sont pas équivalents, il y a une accéleration de la déchéance dans la proportion 4,3,2,1 sur un cycle de 10 unités
      le kali yuga ne durera donc que 10%du cycle (alors que le krita yuga a duré 40% du cycle), ce qui nous fait quand même 432000 années et on n’en ’a fait qu’environ 5000. ce qui veut dire qu’on est encore loin d’avoir touché le fond. désolé


    • Je n’ai jamais dit qu’on avait encore touché le fond, mais que l’on s’ en rapprochait de plus en plus mais merci quand même à paramesh , je reviendrai avec un peu plus d’attention sur cette théorie des cycles .


  • J’adore écouter Francis Cousin - sauf quand il évoque le Christ au point de réécrire la légende, mais bon, passons...
    le plus important est sa critique de la philosophie ( notamment Kant...), laquelle réinvente et redéfinit des idées telles que la liberté, la vérité etc...au fur et à mesure de l’évolution de la société marchande. J’aimerais bien un débat Cousin- Finkielkraut...on rigolerait bien, je crois...

     

    • " réécrit la légende ", oui effectivement !!!

      Il semble ne prendre que ce qui l’ arrange, donc un Christ exclusivement ’anti-marchandise’. Le logiciel d’ analyse marxien toujours dans l’ étude du ’très’ concret ( matérialisme dialectique ), semble ne pas pouvoir considérer certains phénomènes importants. J’ aimerai donc avoir l’ avis de Cousin, puisqu’ il parle du Christ, sur les miracles, la résurrection, l’ immaculée conception etc... Soit tout les phénomènes d’ ordre divin. Un de ses disciples ( à Cousin ^^ ) nommé ’Bhû’ a répondu à cette question qu’ en gros tout ces évènements de caractère extraordinaire "ne présentaient aucuns intérêts"... C’ est donc du faux, du mensonge, une construction des auteurs des évangiles ?! Ma foi, c’ est une position. Mais il faut tout de même reconnaître que ce n’ était pas la réponse de Cousin lui même, mais de l’ un de ses suiveurs.

      Je suis très admiratif du travail que Cousin réalise et de ce qu’ il soulève. J’ ai prit une énorme tarte il y a 2 - 3 ans lorsqu’ il a été diffusé ici pour la première fois ( ou une des premières ) alors qu’ il s’ exprimait sur Clément Méric. Néanmoins, en connaissant assez bien son discours et en tant que Chrétien je serai assez curieux de savoir comment il nous bricole sa sauce vis à vis de certains passages des évangiles mis à part en nous disant que c’ est du faux, lui aussi.


  • Je suis dépité par la logorrhée de Francis Cousin. Les concepts sont flous par le style emphatique du personnage, qui fait que on n’y comprends pas toujours grand-chose !
    Ce n’est pas l’économie qui est toxique en soi, basé sur la monnaie et dont le but devrait être qu’un moyen d’échanges de biens ou de services entre les gens, mais bien l’instrumentalisation de ceux qui détiennent un capital majoritaire dont le seul intérêt est de le faire fructifier égoïstement . Ce processus de fétichisation s’est accéléré avec la montée en puissance du rationalisme, du nihilisme et Marx aussi à sa responsabilité. De la quête de l’être prétendument inaccessible,l’individu s’est perdu dans l’illusion de l’avoir.
    L’idée selon laquelle les pré-socratiques et Hegel le néo-représentant, seraient les détenteurs du logos parfait non dévié par l’idée marchande est absconse et anachronique.Le logos parfait étant le Christ ! Marx déniait toute réalité ontologique autre qu’ utilitariste et sociologique pour définir l’homme. Aucune transcendance chez lui ! N’a-t-il pas écrit : la religion est l’opium du peuple. Et dès l’instant où pour Marx, le soucis était de contrôler les outils de production, il était inévitable qu’un groupe qu’on l’appelle Etat, parti ....prendrait le pouvoir pour prétendre tout maîtriser. Lénine se référait aussi à Engels et Marx, mais lui avait cyniquement compris l’intérêt de tirer parti de la colère ouvrière ! Ce qui est juste dans son discours, comme le montre Annie Lacroix-Riz avec la synarchie c’est que les forces capitalistiques dominantes ( banques, grosses industries ) ont toujours considéré la force humaine comme la variable d’ajustement. Les idées de Marx ont été récupérées puis déviées par la bourgeoisie anglo-saxonne . Et il fût décidé d’expérimenter dès la fin du XIXe en Russie (révolution de 1905 qui échoua jusqu’en 1917 ) le socialisme d’ Etat cher à Sydney Webb et la Fabian Society ( à laquelle appartenait Eleanore Marx ) et aux frères Warburg.
    Les conséquences prévisibles au sein de nos sociaux-démocraties, sont que chaque Etat s’endette et augmente les prélèvements. Les prélèvements sont la conséquence d’une démission du politique vis-à-vis des banques centrales et de la finance apatride. Car la bascule véritable depuis l’apparition de l’homo oeconomicus à la fin du moyen-age, s’est produite au XVIII e avec l’apparition des banksters, entraînant, le monde vers un chaos annoncé !
    C’est mon avis.

     

  • "Voyez-vous, dit le Père Brown d’une voix basse, avant que l’Ecosse n’existât comme telle, ses habitants étaient de drôles de gens. Ils sont encore curieux maintenant. Mais je pense qu’à une époque préhistorique ils ont dû adorer les démons. C’est sans doute pour cela qu’ils se sont jetés dans le puritanisme."

    G.K. Chesterton, in L’honneur d’Israël Gow.

    Le Père Brown est à la fois un prêtre et un Sherlock Holmes catholique. Il est le héros de 53 nouvelles.

    Ce que dit Chesterton au sujet des Ecossais de la préhistoire est évidemment vrai pour tous les peuples préhistoriques. Francis Cousin se trompe lorsqu’il idéalise ces peuples, car ils étaient également les héritiers du péché originel.

     

  • Il semblerait qu’on n’ose pas critiquer Cousin sur ce site sans se faire traiter de troll, accuser de suffisance, d’être un ignare, et j’en passe.

    Mais je voudrais au moins soulever la question élémentaire suivante. Les phrases affirmatives (les énoncés assertoriques, donc) que formule Cousin sur la vérité au début de sa conférence sont-elles vraies ? Et si elles le sont, comment le décide-t-on ? Si vous voulez, comment les vérifie-t-on ?

    Si je dis que je suis menuisier, on peut relativement facilement vérifier la véracité de cette affirmation, en la rapportant à (en la mettant en rapport avec) ce que je fais pour gagner ma vie — par exemple, en interviewant des gens qui me connaissent ou des clients qui ont fait appel à mes services, en me posant des questions sur les méthodes de construction des jointures, etc.

    Mais comment vérifie-t-on ce que Cousin dit sur la vérité ? En rapportant ses phrases à quoi au juste ?

    Et là, on n’a pas encore toujours touché à son discours sur la force aliénatoire du spectacle du mouvement de la marchandise dans son rapport à la baisse tendancielle du taux de profit (ce dernier concept nous venant du début du troisième volume du Capital, tandis que le premier n’intervient nulle part dans les trois volumes du livre ; mais bon, je dis cela, je ne dis rien).

     

    • si la vérité est la réalité, facile de vérifier. et l’analyse de Cousin sur la phase terminale du capitalisme est assez juste, il suffit de suivre les infos.
      personnellement je ne lui en demande pas plus.
      Par contre son discours sur la radicalité est beaucoup plus verbeux, manque de précision et surtout de rigueur quant à la vérité historique.
      Quant à la communauté de l’être, c’est une utopie philosophique facile à démolir avec une bonne connaissance de l’anthropologie.
      Cela dit, sa dénonciation de l’état et de la monnaie est jubilatoire, quand même !.
      Cousin ouvre des portes ; il faut juste trier et affiner.


    • @ Fulcanelli
      Tu as une crise majeure sous ton nez, déjà ça devrait te parler.
      la baisse tendancielle c’est le fait que la concurrence entre capitalistes oblige ces derniers à se robotiser de plus en plus et donc à exclure le travail vivant, ce qui produit une baisse de la valeur globale, on a eu donc recourt au crédit une richesse future et à la spéculation pour contrebalancer cette diminution de valeur.
      L’aliénation, c’est la dépossession de son être, dans un système où l’argent est roi, cela oblige les êtres assujettis au fétiche à se comporter de façon adéquate, c’est une question de survie, la vraie vie nous est interdite.
      Une marchandise produite est non vendue, ne vaut rien tant qu’elle n’est pas prise dans le circuit des échanges, par l’intermédiaire du prix qui est la valeur cristallisée sous la forme argent.
      L’argent n’est que la mesure de la valeur, au départ l’or et l’argent sont des marchandises extraites du sous sol, bijouterie etc.
      Enfin, les hypothèses évoquées par F Cousin se vérifient dans le mouvement historique de la marchandise, le monde tant à devenir qu’une immense marchandise, ou même ce qui sort de tes génitoires est commercialisable.


  • En fait, même si tout a déjà été dit, et que Francis Cousin n’a rien inventé, je pense que sa lecture-relecture-conceptualisation de la philosophie radicale lui est propre. Et cette synthèse, cette défense et illustration du courant radical, dans la philosophie, je ne connais que Francis Cousin pour le proposer actuellement.
    J’ai fait l’effort personnellement de me plonger dans ses deux livres, de regarder toutes ses vidéos, depuis trois ans, et je dois dire que la profondeur de cette pensée, au regard de la nullité des pseudos "philosophes" actuels, est subjugante. Ce n’est pas Marx, Debord, ou Parménide qui importent, mais le contenu radical du message. Je retiendrai les points suivants :
    1) La vraie vie est ailleurs. Mon royaume n’est pas de ce monde... : s’efforcer en permanence de se reconnecter avec la "vraie" vie non aliénatoire (et donc démystifier les simulacres modernes qui nous enferment)
    2) La dialectique de l’avoir est un mouvement auto-génératif qui n’est pas contrôlable, et les penseurs radicaux en ont prédit les cycles principaux, dont, pour ce qui nous concerne : la monnaie chimérique, le terrorisme étatique.
    Comment ne pas voir que nos contemporains ignorent jusqu’à l’histoire de la monnaie chimérique et de l’asservissement de nos vies à des rentiers imprimeurs de papier sataniques.
    La pensée radicale permet de voir clair DEFINITIVEMENT dans ces grandes impostures.
    3) Le terrorisme de masse est TOUJOURS profond. C’est un des spasmes, ou des dégueulis, de l’auto-mouvement d’un système qui ne peut lutter contre la baisse du taux de profit.
    Là encore, quand on lit cette pensée radicale, et qu’on l’assimile, quelle libération mentale ! Non pas qu’on puisse empêcher ce terrorisme abject, mais on n’est plus jamais dupe. On acquiert une telle hauteur de pensée qu’on ne peut tomber dans les pièges immondes actuels (souchiens contre musulmans) : on sait que les coupables sont ailleurs (axe Jérusalem-Bruxelle-Washington), et qu’ils sont eux-même mus, en profondeur, par une dynamique qui les dépasse.
    4) Les mouvements migratoires actuels sont VOULUS, organisés, planifiés, par le grand capital. Là encore, la pensée radicale voit absolument juste. Elle permet d’éviter les discours moralisateurs (anti-racisme à deux balles) en prenant de la hauteur de vue, et en comprenant où se situent les vrais enjeux.

     

    • Je n’ai ni lu les livres de Cousin, ni ceux de Marx, Hegel, Debord... Mais je ne rate aucune vidéo. Cette dernière (questions du public comprises) me semble montrer un Cousin toujours aussi argumentatif et de plus en plus accessible, fluide.
      Plus généralement, je le remercie d’apporter une vision aussi ample, si crédible et surtout...optimiste (en plus d’y aller de sa propre charge tripale et souvent rigolote).
      Le questionnement qu’il me laisse, peu originalement, et que j’espère faire évoluer (Clastres ou d’autres anthropologues ou ethnologues à lire, eux !, par exemple, ainsi que ce qui peut être énoncé sur les sociétés paléolithiques, connu des révoltes paysannes), repose sur cet humain sacral, que nous connaissons tous plus ou moins (en chacun de nous), mais enfoui ou perturbé par tant d’artifices (ou séparations). Le réflexe de peur, par exemple, sait-il ou saura-t-il, le moment venu, barrer la route à toute tentative (possiblement elle aussi naturelle) de domination de l’un ou de plusieurs sur l’autre ou les autres, dans la communauté originelle ou recouvrée, ou encore de renverser telle ou telle tentative ou tentation de comparaison "désirante", etc. ?
      Cousin : quelqu’un d’essentiel donc.
      Une pensée centrale en tout cas, pour moi.

      Ses livres à lui : à recommander ?


  • Quelques questions et réflexions :

    Le Capital, dans la bouche de Monsieur Cousin, est décrit comme un agent.
    L’argent n’est pas un outil, nous dit-il en réponse aux questions sur l’usure, c’est un agent qui manipule l’homme (deuxième vidéo à 9min26 "l’argent ne se contrôle pas, c’est lui qui nous contrôle").

    Quelle est la nature exacte de cet agent ? De toute évidence il ne peut être matériel (le Capital n’est pas un tas de pièces et de billets) et serait donc immatériel.
    Existe-t-il de toute éternité ? Ou émerge-t-il progressivement comme les êtres humains ont émergé progressivement (dans la métaphysique marxiste très inspirée de Darwin*) ?
    Pourquoi et comment, à un moment de l’Histoire, les hommes vivants en harmonie se trouvent-ils soudain contraints et forcés par cet agent à l’échange marchand qui n’existait pas au départ ? Que s’est-il passé ?

    Cette conception du Capital ne rappelle-t-elle pas celle du démon dans la plupart des pensées traditionnelles ?
    Il est à remarquer que seule la métaphysique chrétienne, qui dit que le Mal n’est pas inhérent à l’Être (qu’on appelle communément Dieu) mais le fruit du libre arbitre de la créature qui se révolte par orgueil, permet de sauvegarder la perfection, la bonté et l’harmonie de L’Être.
    L’alternative, dont se réclament Marx et Cousin, ainsi que toutes les traditions païennes, c’est que puisqu’il n’y a pas de Créateur et de créature (Dieu et l’univers), mais un seul Être-Univers, le Mal ne peut venir que de L’Être. Ou pour le dire autrement, l’Être est cause de sa propre aliénation. C’est une contradiction insoluble.

    Si le Capital est inhérent à l’Être, alors n’est-il pas parfaitement vain de lutter contre ?

    Cousin nie la Genèse, c’est à dire l’idée que l’Univers s’est mis à exister, et affirme que l’Univers est éternel.
    Or nous sommes en plein dans un mouvement historique, la Révolution approche qui nous fera revenir à l’harmonie originelle ("Communauté de l’Être"). Si donc l’univers est éternel, ce mouvement devrait être achevé de toute éternité. Mais il ne l’est pas. Il faut donc postuler un cycle éternel pour expliquer le mouvement en cours. Cela signifie en clair qu’aliénation et révolution se succèdent éternellement. Dans ce cas, quelle est la pertinence de notre action puisque quoi que nous fassions, nous sommes pris dans ce mouvement inhérent à l’Univers qui reviendra immanquablement aliéner les générations futures ?

     

    • Bonsoir Ole
      Je vais tacher de répondre a quelques de vos questions en fonctions de ce que j’ai compris du discours de M Cousin.
      1) La monnaie, L’argent est un rapport social aliénatoire qui dépossède l’homme de sa production.
      2) Son émergence vient du troc inter-communautaire. Dans les communautés (de l’Être) primordiale tout était en commun (d’ou le nom) : pas d’échange. cependant quand un sioux rencontrait un pawnee (en Amérique y a une paire de siècles) ils se tapaient dessus. puis un jour au lieu de se taper dessus ils se sont échangé des choses ( des cacahuètes contre une peau de bisons par ex). La naissance du troc inter - communautaire au départ a fini par se repercuter au sein même des communautés, et ainsi les dissoudre ... En europe cette émergence du troc survient au moment de l’apparition de l’agriculture (néolithique) ou il a fallu gérer les stock et les excédents de récolte et les échanges/répartition inhérents.c’est à ce moment la ou la communauté de l’Être se brise et se forme la societe avec la naissance de la philosophie (et le passage du genos au demos et la séparation du sacral (l’automouvement du monde, le Cosmos) en sacré et profane (ce dernier ayant tendance a prendre de plus en plus de place ...)
      3) Aussi le capital n’est pas inhérent à l’Être mais a l’avoir ...
      4) Enfin les communautés primitives avaient le "défaut" d’être locales et la seule chose bénéfique qu’a permis le capital est d’avoir "universaliser" l’homme (seul capable de renverser universellement le capital ...) et la révolution qui vient suggère M Cousin n’entrainera pas le retour aux commutés de l’Être primitives mais à l’émergence du communauté de l’Être supérieure "universelle" abolissant un certain nombre d’inconvénient y compris l’argent ...

      Voila c’est ce que j’en ai compris (j’espère n’avoir pas trop trahit la pensée Cousinienne ...)et ça m’a donné furieusement envie de lire Karl mais pu**naise 260 boules la pléiade ça pique (et pssst KK y a pas moyen ?)

      Cordialement


    • Merci d’avoir pris la peine de résumer le discours de Cousin.
      Le problème c’est justement que les questions fondamentales n’y trouvent pas de réponse :



      1) L’argent est un rapport social aliénatoire qui dépossède l’homme de sa production.



      D’après Cousin, la communauté originelle ne connaissant pas l’argent, l’homme peut exister sans l’argent. L’argent n’est donc pas inhérent, consubstantiel à l’homme comme l’obligation de respirer.
      Mais il nous dit aussi que l’argent n’est pas un outil, donc pas une création de l’homme.

      Donc si l’argent n’est ni en l’homme par nature ni une création de celui-ci, l’argent ne peut être qu’une réalité extérieure à l’homme. D’où vient-il ?



      2) Son émergence vient du troc inter-communautaire. Dans les communautés (de l’Être) primordiale tout était en commun : pas d’échange. cependant quand un sioux rencontrait un pawnee ils se tapaient dessus.



      Mais d’où vient qu’il y a des sioux et des pawnees ? C’est la question qui reste sans réponse !



      3) Aussi le capital n’est pas inhérent à l’Être mais a l’avoir ...



      Autre façon de dire que "l’argent est un rapport social", ce qui est parfaitement raisonnable. Le rapport suppose l’Être, il ne peut s’exercer qu’entre deux êtres, il ne peut préexister à l’Être.
      Mais le discours de Cousin insiste sur le fait que ce rapport n’est pas le fruit des êtres. Dans ce cas, d’où vient-il ?

      En résumé : D’où vient l’aliénation dans la métaphysique marxiste ?



      4) Enfin les communautés primitives avaient le "défaut" d’être locales et la seule chose bénéfique qu’a permis le capital est d’avoir "universalisé" l’homme (seul capable de renverser universellement le capital...) et la révolution n’entrainera pas le retour aux communautés de l’Être primitives mais à l’émergence d’une communauté de l’Être supérieure "universelle"



      Là, on tombe de haut.
      Déjà, l’homme n’est pas censé pouvoir contrôler le Capital, comment pourrait-il le renverser ?
      Mais si vous résumez correctement Cousin, ça signifie que la communauté de l’Être originelle n’a jamais été parfaite, n’a jamais existé au sens vrai ? Et qu’en plus le Capital est nécessaire à la perfection de cette communauté ?

      On en revient à l’absurdité suivante : l’Être s’aliène lui-même pour devenir parfaitement ce qu’il est. On marche sur la tête.
      Voyez, Eric, comme il n’est besoin que de deux coups de cuillère à pot pour mettre en lumière les sophismes marxistes !


    • @ole
      merci d’avoir corrigé mes fautes ...

      1) je ne pense pas que Cousin ait dit que l’argent n’était pas une création de l’homme (c’en est une). il a par contre dit que l’argent n’était pas un outil dans le sens que l’on pouvait le saisir, s’en servir puis le reposer voir l’abandonner comme on peut le faire avec un marteau par exemple. une fois que l’argent est la, il s’impose et finit par s’imposer a tous ...
      2) d’ou viennent les sioux et les pawnee ? ... ca ... je dirais de clans asiatique qui ont colonisé l’Amérique ... mais n’en suis pas sur ...
      3) si si ce rapport est le fruits des êtres
      4) la ça serait un peu long a expliquer en quelques lignes je vais renvoyer vers les concepts de la dictature du prolétariat (auto mouvement tripal du proletariat s’auto-abolissant) ainsi que l’auto abolition du capital lui même (moment ou le capital n’est plus capable de produire les conditions nécessaires a sa reproduction). ces deux moment devant coïncider.

      Aussi je tiens a préciser qu’il ne faut pas confondre argent et capital (ce dernier correspondant à la marchandise en mouvement).

      Enfin Marx a dit lui même qu’il n’était pas marxiste car il avait compris que ce "mouvement" correspond a la digestion de sa pensée par le capital pour la rendre "capital-compatible".

      Et puis je fais un pas vers toi .. fais un effort, je cherche pas à montrer que Marx ou Cousin ont raison. j’essaie de dissiper tes incompréhensions du discours de FC qui te font dire que c’est un sophiste marxiste alors qu il n’est ni marxiste ni adepte du sophisme (me semble t il)
      ca par contre c’est peut être du sophisme (j’ai un doute ...)

      Cordialement


    • A partir du moment, ou le sacral a été perdu, on invente le sacré qui est faut-il le redire que une face de la domestication, les Sioux n’ont pas de religion, (les veinards).



    • Mais d’où vient qu’il y a des sioux et des pawnees ? C’est la question qui reste sans réponse !




      et oui là est la limlte de l’analyse de Marx et de Cousin,, ils analysent parfaitement le mécanisme du capital mais pêchent par naïveté sur l’origine ( mieux:les origines) de l’individualisation de l’homme de la propriété privée, du troc , de l’échange marchand, en un mot sur l’origine du monde de l’avoir. il faut reprendre tout ça au niveau de la paleontologie et de l’anthropologie. la révolution néolithique est une construction théorique qui ne résiste pas à une analyse sérieuse. les causes sont plus complexes et surtout plus diverses (culture, climat, histoire) il y a entre autres une proto-agriculture, et une proto-sédentarisation de certains peuples chasseurs cueilleurs, il y a aussi certaines techniques de conservation et de stockage de nourriture bien avant l’apparition de l’agriculture.
      Toujours se méfier des théories globales. il suffit d’un fil rebelle et tout s’effiloche. la réalité ne peut se soumettre totalement à la théorie.
      Ce serait trop simple.
      En fait, c’est dès que l’homme a commencé à penser le monde qu’ il y a eu problème


    • " Voyez, Eric, comme il n’est besoin que de deux coups de cuillère à pot pour mettre en lumière les sophismes marxistes ! "
      Vu comme ça, c’est sûr :-)))
      Encore faut-il ajouter aux deux coups de cuillères à pot une tête aux dimensions d’une pastèque, et voilà tout ce beau monde définitivement enterré. Bientôt dans toutes les bonnes librairies au rayon ésotérisme, un ouvrage définitif de trois pages au prix de un euro, le texte lumineux et proprement renversant d’un nouveau bhl. Le champ de la connaissance révolutionné, la bibliothèque d’Alexandrie enterrée en 140 caractères. Préfacé par Jean-François Copé en personne, deuxième plus grand spécialiste de Marx et frère de l’auteur (d’où leur surnom affectueux de Marx Brothers), aux éditions rires et chansons. Pour une soirée moules-frites et rigolade entre amis, un must. Vraiment, merci.


    • @paramesh

      Le caractère fondamentalement tautologique du spectacle découle du
      simple fait que ses moyens sont en même temps son but.
      Il est le soleil
      qui ne se couche jamais sur l’empire de la passivité moderne. Il recouvre
      toute la surface du monde et baigne indéfiniment dans sa propre gloire.
      Si ça te parle pas c’est que t’es sérieusement bouché, Marx c’est aujourd’hui et non pas dans l’autre monde ou tout est encore qu’escamotage du REEL, Le SACRAL c’est autre chose que la béquille du sacré, le règne la dualité bien/mal riche/pauvre, c’est la religion du capitalisme le sacré pigé ?


    • @ machinchouette,
      bien sûr que le spectacle de la marchandise est un cancer et qu’on assiste à sa phase terminale, je ne critique pas l’analyse marxiste du capital, au contraire, j’y adhère entièrement.
      mais là où je suis fort critique c’est sur les causes profondes et les solutions.
      la communauté de l’être, et le sacral sont des vues de l’esprit. c’est un concept qui nie le mouvement dialectique de la vie. la vie est mouvement.
      Maintenant si on en revient à la pratique, je pourrais t’emmener dans des villages dans le trou du cul de l’Inde ou du Laos par exemple où tu aurais bien du mal à y trouver la moindre référence au spectacle de la marchandise. la pensée traditionnelle n’est pas morte loin de là et c’est certainement notre seul salut .
      Croire que l’on puisse vivre sans aliénation de l’être est foutaise, toute vie commune implique un rapport de l’un à l’autre et ce rapport se crée culturellement par strates successives. et ces règles de vie aliènent notre liberté en transformant nos mentalités.
      croire que les chasseurs cueilleurs n’avaient aucune culture est une vue de l’esprit. tout mode de production de l’humain crée une culture et donc une aliénation.
      croire que les chasseurs cueilleurs ne sont pas un mode de production mais une communauté de l’être est un pur pipeau. la communauté de l’être c’est la fourmilliaire, pas la meute de loups et encore moins la communauté des chasseurs cueilleurs puisqu’elle exclut toute transmission du savoir (selon Cousin)
      La preuve ? : la grotte Chauvet 40 000 ans avant JC


    • radicus,

      Avant tout, merci de prendre la peine d’écrire tout cela, car je sais combien cela prend de temps et d’énergie d’organiser une pensée.

      Ce qui me préoccupe ce sont les béances logiques dans la philosophie de Marx.

      Je ne nie pas que sa pensée puisse comporter des intuitions, des raisonnements intéressants voire vrais.
      Mais tant que les contradictions de la base n’ont pas été levées ("d’où vient qu’il y a des Sioux et des Pawnees", c’est à dire d’où vient que l’Être originellement uni et en parfaite harmonie se met à se diviser, à s’aliéner, s’il n’existe rien d’extérieur à Lui pour lui imprimer ce mouvement ?) il n’est pas utile de s’intéresser aux développements suivants parce qu’une base erronée fausse tout l’édifice intellectuel.

      Ma démarche consiste à pointer du doigt ces contradictions insolubles parce qu’elles invalident l’ensemble du travail. La meilleure façon de me répondre serait soit de pointer les erreurs dans mon propre raisonnement s’il y en a (mais ce raisonnement n’est pas de moi, il est fort du travail cumulé de nombreux représentants du réalisme philosophique au cours de l’histoire) soit de constater qu’effectivement la philosophie de Marx doit être fausse car auto-contradictoire.

      Je souhaite que les lecteurs ne restent pas passifs devant l’érudition du conférencier, leur donner le goût du raisonnement et leur donner confiance en leur propre capacité de jugement : Oui, on peut avoir des raisons d’affirmer que la pensée de Marx est fausse !

      Eric,

      Je ne comprends pas votre démarche sur ce fil.
      Plusieurs personnes y ont contribué par des argumentations et vous répondez systématiquement par l’ad hominem.
      Vous vous dites trop peu instruit pour porter un jugement catégorique sur Marx mais vous ne vous gênez pas pour dire aux autres qu’ils n’y peuvent rien comprendre.
      Si vous avez quelque chose à contribuer, faites-le. Sinon, pourquoi intervenir ?


    • @ ole qui s’adresse à radicus

      Waou... Bah l’aise ! Toi c’est sûr t’es pas dans l’option Nerf de la guerre !



    • L’alternative, dont se réclament Marx et Cousin, ainsi que toutes les traditions païennes, c’est que puisqu’il n’y a pas de Créateur et de créature (Dieu et l’univers), mais un seul Être-Univers, le Mal ne peut venir que de L’Être.




      vous vous plantez totalement en ce qui concerne les traditions païennes, : le mal n’existe pas en tant qu’entité, le diable est une invention irano-abrahamique.
      Dans la tradition ce que vous appelez le mal ne résulte que de la mauvaise décision quant au chemin à prendre soit : respect ou non des lois divines (ou de la nature).
      cela dit il est certain que la pensée de Cousin fleure bon le millénarisme abrahamique mais à la sauce matérialiste.


    • @Ole
      essaye d’analyser méthodiquement en quoi ton hypothèse de départ ("l’Être originellement uni et en parfaite harmonie") pourrait être fausse ...
      Le travail d’élévation de la conscience doit être effectué par soi même ( en Soi et pour Soi ...) pour être efficace me semble t’il ...

      Enfin d’une manière plus générale,étant donné que nous vivons l’ère du slogan, je terminerai ma contribution par quelques citations qui peuvent faire sens ...

      "Karl Marx est un génie du concept" (Soral)
      "Il existe deux catégories, le sérieux et le frivole" (Clouscard)
      "Il faut faire preuve d’humilité, c’est à dire commencer par prendre conscience que l’on ne sait rien" (Cousin)
      "Faux, Nul, Zero !!! Ferme laa !!!" (Dieudonné)
      "A quoi ça sert que Ducros, il se décarcasse ?" (Ducros)


    • " Si vous avez quelque chose à contribuer, faites-le. Sinon, pourquoi intervenir ? " (sic)
      J’ai le niveau pour saisir que F. Cousin est d’un niveau supérieur au mien (j’ai d’ailleurs un un petit diplôme de philosophie obtenu il y a longtemps maintenant). Et donc aussi pour saisir que vous l’avez encore moins, ce qui est peu dire. Lucidité minimum qui vous manque visiblement.


    • Bonjour a tous,

      J’aimerais proposer une conclusion au vu des différentes incompréhensions de la pensée de Marx synthétisée par Cousin.

      Au vu des différentes discutions, il apparaît que ceux qui voient des incohérence n’ont pas tout saisie du discours et que la plupart des gens qui tentent de leur expliquent se sont taper des des dizaines d’heures de vidéos et une dizaine d’ouvrage qui illustrent la pensée radicale mais n’ont pas forcément l’inspiration de condenser leurs centaines ou milliers d’heures de labeur...

      donc je propose, que si après maintes explication vous n’êtes pas convaincu, de relire les ouvrage que vous auriez déjà lu avec ouverture et de lire ceux que vous n’avez pas encore lu, mais avant, de regarder une centaine d’heure de vidéos de cousin afin de comprendre comment lire ces dit ouvrages...

      bon je reconnait qu’il faut être vraiment motivé mais bon vous en avez l’air....

      vous trouverez alors aussi d’ou viennent les sioux....

      Et si après vous n’êtes pas convaincu alors une vrai discution pourra commencer.


  • * Croire à l’idée darwinienne, c’est croire que le plus vient du moins, l’être du non-être, l’ordre du chaos.
    C’est un principe rigoureusement contraire au bon sens (on ne peut donner que ce qu’on a, pas d’avantage) et à l’observation (un bâtiment abandonné finira en tas de briques, mais on a jamais vu aucun tas de briques s’assembler spontanément).

    Toute l’histoire de la vie présentée par l’intelligentsia scientifique est un récit imaginaire (puisque personne n’a vu de ses yeux l’origine et le développement de la vie ni laissé de notes à ce sujet) fondé sur la croyance en l’évolution.

    Marx y croyait. Avait-il raison ?
    Le "matérialisme dialectique", à l’instar de la pensée gnostique, postule contrairement à tout bon sens et à toute observation que la matière a produit spontanément et progressivement la vie et que la conscience a émergé spontanément et progressivement de la matière inconsciente.

    Doit-on, peut-on faire confiance à une philosophie érigée sur de telles bases ?

     

    • #1517441

      Ah ben si... "A l’instar... " Alors inutile de se poser des questions.


    • Depuis la physique quantique (soit un siecle), on sait que le bon sens n est pas toujours d un bon secours en science. Donc les arguments "c est contre le bon sens donc c est faux" sont completement a cote de la plaque ...


    • à @ jean , je suis parfaitement d’accord avec ole et depuis que la physique dans son sens le plus générale (étude de la nature et du changement à ignorer les principes métaphysique (Aristote, pythagore , etc..) pour partir de la conception individualiste de la connaissance , le caractère de plus en plus absurde des hypothèses comme la théorie darwinienne s’ est affirmée et il n’ya que ce qui se laisse aveugler par l’aspect pratique et qui confondent science véritable et utilitarisme économique avec la science véritable pour ne pas le constater (sans faire appel à un hypothétique bon sens comme ole).



    • Ah ben si... "A l’instar... " Alors inutile de se poser des questions.



      C’est une façon d’exprimer que la métaphysique marxiste n’est pas neuve et qu’elle présente les mêmes contradictions internes que la métaphysique gnostique (chaos qui s’ordonne de lui-même).
      Pourquoi ce recours au sarcasme ? Posez-les donc, vos questions !



      Depuis la physique quantique (soit un siecle), on sait que le bon sens n est pas toujours d un bon secours en science.



      Ça fait bien plus d’un siècle qu’on sait que le bon sens n’est pas toujours fiable.
      Raison pour laquelle j’ai écrit "bon sens et observation". Il n’y a aucune raison de donner du crédit à une affirmation qui irait et contre le bon sens, et contre l’observation.

      Rappelons que le bon sens ou sens commun, très malmené, ce n’est rien d’autre que l’adhésion à des vérités évidentes par elles-mêmes (comme le principe de non-contradiction en logique qui veut qu’une chose ne peut pas à la fois être et ne pas être).
      L’esprit humain est obligé de recourir à des axiomes pour ériger le moindre raisonnement.


    • Permettez avant de vous répondre que je complète mon résumé de l’idée du Civisme. Le Civisme fonde la Cité par l’égalité des citoyens en devoirs et en droits, devoir de participer à la vie de la Cité, droit entre autre d’accéder librement au marché. Un Principe d’égalité, donc de justice, qui de fait remplace Largent. Largent étant un concept que Landeux a cerné avec cette formule : « C’est la croyance que la valeur marchande est nécessaire pour échanger » (ainsi le troc c’est déjà Largent). Dans la pratique, avec le Civisme, les échanges peuvent continuer comme aujourd’hui via une carte à puce qui n’est plus bancaire mais une carte civique.

      L’échange direct existerait bel et bien. Les biens et les services sont échangés de producteur, ou d’intermédiaire à consommateur comme aujourd’hui (aucune centralisation et redistribution étatique). Exemple : le boulanger fabrique sa baguette et vous « l’achetez » à la boulangerie. A part que la carte à puce que vous mettez dans sa machine ne transfert pas d’argent, elle sert d’une part à vérifier que vous êtes bien Citoyen, et d’autre part à justifier pour le boulanger auprès de la Cité que vous lui avez « acheté » une baguette et donc à prouver sa participation à la vie de la Cité.

      Si par « pilotage » vous entendez distribution des terres à l’usage aux Citoyens, il serait effectué par des commissions à différents échelons, du local au national, composées de citoyens élus au tirage au sort, idée qui est venue à Landeux avant qu’elle ne vienne à Chouard.


  • Mille merci pour cette diffusion. Cousin est irremplaçable dans le contexte actuel.


  • Prodigieux exposé. Sur la première vidéo, depuis la 56e minute, son concept du "bombardement virtuel" du Japon et de l’Europe par l’Empire mondialiste est fondamental. Si on ne comprend pas que c’est l’objectif premier, on ne comprend rien.


  • C’est très clair et limpide, çà permet de comprendre sans avoir lu tout çà. Et effectivement du coup beaucoup de livres peuvent paraître désuets.

    J’imagine que le point de bascule de la fin du capitalisme au renouveau de l’être - s’il se fait rapidement - ne sera pas une époque non-violente, mais peut-être c’est vrai moins violente que tous les sacrifices humains jusqu’à ce stade (guerres, GPA...)

    Ce qui est le plus intéressant c’est de constater que l’analyse projective de Marx rencontre le souhait du Christ, qui est la (re)constitution de l’église, la seule communauté humaine.


  • « Les marxistes prônent dans le même temps l’abolition de l’Etat et la centralisation mondiale des besoins qui, en réfléchissant deux minutes, conduit inéluctablement à un Etat totalitaire. Mais pourquoi cette schizophrénie ? Parce qu’ils n’ont aucune idée sur la manière réaliste dont peut s’organiser une société sans monnaie, sans échanges fondés sur la notion de valeur marchande, et surtout comment cette société pourrait encore avoir des rapports avec le reste du monde. Donc, pour couper court, ils prônent un système mondial et le collectivisme qui, tous deux, conduisent à la dictature. » C’est Philippe Landeux qui dit ça. Il a fait une vidéo « Marxisme vs Civisme, Accords et divergences » où il commente une autre conférence de Francis Cousin :
    https://www.youtube.com/watch?v=Stb...

     

    • Cousin dirait que les marxistes trahissent Marx.

      En fait les marxistes s’efforcent de mettre en pratique une utopie, ils ne peuvent que trahir Marx parce que la pensée de Marx est inapplicable. Et elle est inapplicable parce que fausse.


    • Marx a surtout décrit la société dite bourgeoise, ses principes et son fonctionnement.
      Il y a très peu de choses sur sa vision du "communisme".
      Philippe Landeux n’a pas plus trouvé la martingale que les autres...


    • @HP
      Et oui là est la limite de l’analyse de Marx et de Cousin, ils analysent parfaitement le mécanisme du capital mais pêchent par naïveté ou autre chose sur le futur post-capitaliste. C’est bien ce que P. Landeux pointe du doigt.

      Concernant Landeux en revanche, avez- vous lu "Le Civisme, ou la théorie de la Cité" ? Un mot pour justifier en quoi selon vous sa vision ne marche pas serait l’occasion de justifier votre dédain, qui pour l’instant, ne pèse rien.


    • Extraits de sa théorie :

      - La propriété consiste, pour une personne physique ou morale, à détenir ou à pouvoir user personnellement, librement et exclusivement des biens reconnus comme siens par la cité ou sur lesquels celle-ci ne conteste pas ce droit.

      - La possession d’un bien est un droit qui peut être cédé ou échangé

      - La terre est en théorie propriété de l’humanité et ne peut appartenir à aucun personnellement.

      - Le rôle du chef est de diriger la cité selon les lois de la cité, dans l’intérêt et selon le vœu des citoyens.

      - Un chef peut être établi par élection directe, par auto-proclamation, par hérédité, pour une durée déterminée, indéterminée ou à vie.

      J’y vois là quelques incohérences ne permettant pas à ce système de survivre à grande échelle pendant un laps de temps assez long.


    • @RD
      Votre réponse semble indiquer que vous vous y êtes effectivement intéressé. Ceci dit en quoi s’il vous plaît les définitions que vous citez montrent des signes d’incohérence qui interdiraient de faire du Civisme une formule durable ? Civisme, s’il faut le résumer en un Principe, qui fonde la Cité par l’égalité des citoyens en devoirs et en droits, dont celui d’accéder librement au marché, un Principe qui de fait remplace l’argent.

      Le semblant d’incohérence que je puis imaginer, à lire entre vos lignes, serait que si la terre appartient à l’humanité, elle ne peut être privatisée. De fait elle reste la propriété de la Cité là où elle est. La Cité invite cependant ses citoyens à une utilisation privée de sa terre.

      Voici des éléments d’affinage à ce propos.
      Extrait du Manifeste des Patriciens :
      VIII. LE SOL
      ART. 107 — La Terre étant l’asile et la propriété du genre humain, le sol, en théorie, appartient à tous les hommes en général et à aucun en particulier. En pratique, et d’ici à ce que l’Humanité forme une seule Cité, ce principe n’est applicable qu’au niveau des Cités existantes.
      ART. 108 — La Cité est seule propriétaire de son sol. Le moyen d’échange qui permet aux Citoyens de s’approprier des biens issus de la production en les retirant du marché ne donne aucun droit sur le sol. Seule la Cité peut confier des portions de son sol selon des conditions égales pour tous les Citoyens et fixées par la loi.
      ART. 109 — Si les occupants ou les exploitants de la terre passent pour des propriétaires aux yeux de leurs Concitoyens, ils ne le sont pas pour la Cité qui la leur a confiée provisoirement dans son intérêt ou pour accéder à des requêtes légitimes ne contrariant pas l’intérêt général.
      ART. 110 — Seuls les Citoyens nationaux peuvent, dans la mesure du possible, disposer d’une portion du sol de la Cité à des fins privées ou publiques. La Cité doit néanmoins garantir un terrain cultivable aux hommes nés et vivants sur le territoire national qui ne veulent pas être Citoyens.
      ART. 111 — En confiant son sol à titre d’outil de Travail, la Cité, en contrepartie du statut de Citoyen et de la Sécurité qu’elle assure à l’exploitant, exige de lui un rendement proportionnel à la surface attribuée ou relatif à la nature de la production, et la mise sur le marché de celle-ci.


    • Votre extrait est intéressant à ce titre qu’on voit que cela risque de tenir encore moins que ce que je pensais :
      108 : Seule la Cité peut confier des portions de son sol selon des conditions égales pour tous les Citoyens et fixées par la loi : comment décider de qui à quoi sachant que toutes les terres n’ont ni des productions ni des rendements équivalents.
      109 : "ne contrariant pas l’intérêt général" : ne veut rien dire en pratique comme démontré par les libéraux.
      110 : "dans la mesure du possible" : cela se gâte, quid dans le cas contraire ?
      La Cité doit néanmoins garantir un terrain cultivable aux hommes nés et vivants sur le territoire national qui ne veulent pas être Citoyens. : attention aux pillages de la "Cité" néo bolchévique en quelque sorte !
      111 : exige de lui un rendement proportionnel à la surface attribuée ou relatif à la nature de la production, et la mise sur le marché de celle-ci : welcome kolkhoze !

      Sinon sur les extraits plus généraux, il me semble que Landeux veut communiser en quelque sorte les produits mais non les moyens de production.
      Il apparaît également sauf erreur de ma part que des patriciens cohabiteront avec des non patriciens, ce qui me semble irréaliste dans les faits.
      Il y aurait plus à dire avec une étude plus poussée.


    • @RD



      108 : Seule la Cité peut confier des portions de son sol selon des conditions égales pour tous les Citoyens et fixées par la loi : comment décider de qui à quoi sachant que toutes les terres n’ont ni des productions ni des rendements équivalents.



      Comme je le comprend, si les terres sont toutes différentes et présentent diverses qualités, on peut dire la même chose des individus, donc à chacun sa chacune, en respectant la loi qui veillera à établir des condtions équitables. De plus ce n’est pas tout le monde dont l’activité professionnelle ou le mode de vie porte à avoir besoin d’un terrain.



      109 : "ne contrariant pas l’intérêt général" : ne veut rien dire en pratique comme démontré par les libéraux.



      C’est une notion qui retrouve du poil de la bête dans une société sans argent.



      110 : "dans la mesure du possible" : cela se gâte, quid dans le cas contraire ?



      Dans le cas contraire c’est : Désolé, c’est pas possible !



      La Cité doit néanmoins garantir un terrain cultivable aux hommes nés et vivants sur le territoire national qui ne veulent pas être Citoyens. : attention aux pillages de la "Cité" néo bolchévique en quelque sorte !



       ?



      111 : exige de lui un rendement proportionnel à la surface attribuée ou relatif à la nature de la production, et la mise sur le marché de celle-ci : welcome kolkhoze !



      Dans le Civisme, si la communauté nationale vous accorde un bout de terre correspondant à votre projet professionnel, elle est en droit de retrouver votre production ou les services correspondants sur le marché ! Par exemple si on vous accorde tel terrain sur la base de produire tant de vin par an mais qu’en fait vous l’utilisez comme votre terrain de golfe personnel, ça ne marche pas.



      Sinon sur les extraits plus généraux, il me semble que Landeux veut communiser en quelque sorte les produits mais non les moyens de production.




      Non. Les produits sont mis à disposition des Citoyens consommateurs par les Citoyens producteurs ou intermédiaires comme aujourd’hui.



      Il apparaît également sauf erreur de ma part que des patriciens cohabiteront avec des non patriciens, ce qui me semble irréaliste dans les faits.




      Patricien est un mot pour nommer ceux qui adhérent à la théorie du Civisme. Si le Civisme est instauré en France, être patricien ou pas n’a aucune incidence.




      Il y aurait plus à dire avec une étude plus poussée.



      A votre disposition.


    • Vu de loin, il me semble que ces articles sur la gestion de la terre ressemble bien à un kolkhoze pilotée par la Cité, mais je reste assez dubitatif sur la coexistence de ceux appartenant à la Cité et aux autres nationaux, notamment pour les grands capitalistes non enclins à adhérer en règle générale.
      Par ailleurs à quel niveau se situe ce "pilotage" (au niveau des sols pour reprendre cet exemple et les articles cités) ?

      "Les produits sont mis à disposition des Citoyens consommateurs par les Citoyens producteurs ou intermédiaires comme aujourd’hui." : de mon point de vue cela revient à communiser pour les membre de la Cité, les produits puisqu’ils sont mis sans échange directs (argent ou autres) pour les dits citoyens.


    • @RD
      Avant de vous répondre, il faut bien comprendre l’idée générale. Le Civisme fonde la Cité par l’égalité des citoyens en devoirs et en droits, devoir de participer à la vie de la Cité, droit entre autre d’accéder librement au marché. Un Principe d’égalité qui de facto remplace Largent... Ce n’est pas de sortir du système monétaire qui ordonne automatiquement l’égalité entre les citoyens. C’est l’instauration de l’égalité qui fait que Largent disparait. Largent étant un concept que Landeux a cerné avec cette formule : « C’est la croyance que la valeur marchande est nécessaire pour échanger » (ainsi le troc c’est déjà Largent). Dans la pratique, avec le Civisme, les échanges peuvent continuer comme aujourd’hui via une carte à puce qui n’est plus bancaire mais une carte civique. A partir de là, les bonnes nouvelles s’accumulent mais je ne vais pas m’étendre.

      L’échange direct existerait sans aucune centralisation et redistribution étatique. Exemple : vous « acheterez » des chaussures en « payant » par carte, à part que celle-ci ne transfèrera pas d’argent, elle servira d’une part à vérifier que vous êtes Citoyen, et d’autre part à justifier pour le vendeur auprès de la Cité que vous lui avez « acheté » des chaussures et donc à prouver sa participation à la vie de la Cité.

      Reprenons votre hyphothèse de faire coexister le Civisme avec le capitalisme. Pourquoi, si vous êtes Citoyen de la Cité, voudriez-vous payer vos chaussures quand elles peuvent être gratuites ? De fait les capitalistes n’existent plus sans votre argent. Et la propriété n’est plus définie par Largent.

      Si par « pilotage » vous entendez distribution des terres à l’usage aux Citoyens, il serait effectué par des commissions à différents échelons suivant les cas, du local au national, composées de citoyens élus au tirage au sort, idée qui est venue à Landeux avant qu’elle ne vienne à Chouard.


    • J’ai bien compris, mais le système de Landeux revient à un super keynesianisme avec l’équivalent de la monnaie banque centrale potentiellement créée ex nihilo remplacée par la carte de civisme pour chaque citoyen.
      En théorie rien "n’interdit" ce genre d’échange, la question est le propriétaire du moyen de production préfèrera t il donner/échanger sa marchandise contre une simple présentation de la carte de citoyen civique ou contre une somme d’or d’un habitant d’une contrée lointaine ?
      Vous me répondrez dans les faits que les citoyens chez un autre producteur auront "intérêt" à être citoyen et pouvoir emporter une autre marchandise sans plus que présentation de la carte.
      Se pose alors la question de l’adhésion des grands capitalistes et de l’état capitaliste lui-même...


    • @RD
      Le keynésianisme c’est toujours Largent, cela ne peut donc pas résoudre l’inégalité entre citoyens.

      Si vous mettez votre travail au service de la communauté nationale « gratuitement », et que tous les Citoyens font pareil, qu’arrive-t-il à votre pouvoir « d’achat », de consommation ? Il devient casi illimité, c’est une des bonnes surprises de ce vertueux système.

      « Se pose alors la question de l’adhésion des grands capitalistes et de l’état capitaliste lui-même »
      Croyez-vous qu’il faille attendre l’autorisation des grands capitalistes pour renverser le capitalisme ?

      Pour ce qui est des échanges avec l’étranger, Landeux y a pensé également. L’intérêt que vous portez au sujet mérite que vous lisiez son bouquin, qui existe en version pdf ou papier.

      Ps : Un capitaliste sans Largent est un (vampire) sans dents.


  • Conférence des plus intéressante. Francis Cousin à toujours la même habileté à faire passer le message, en faisant en plus profiter de sa culture.

    Il est regrettable que des détracteurs soient quasi virulents dans leur propos contre Francis, alors qu’il annonce très honnêtement la couleur, en disant qu’il n’a rien inventé.

    Lesdits détracteurs, seraient-ils capables d’effectuer le même travail de synthèse, et surtout de l’exposer aussi clairement ?

    Alors un peu de respect et de décence à son égard Messieurs.

    Encore "MERCI" à Francis Cousin pour la qualité de son travail et de ses exposés.


  • ’’Vers l’abolition de l’argent’’ est un titre très intéressant... Malheureusement, je n’ai n’y le courage, ni l’envie d’écouter le discours de Mr Cousin, qui demande beaucoup trop d’énergie à traduire ce qu’il souhaite en définitif exprimer sur la Société.

    A mon sens et il ne faut pas se leurrer, il faut se déconditionner d’une forme d’économie, mais une économie qui a pris corps à même la chair humaine... et qui se traduit entre autre par les autismes des uns et des autres...

    Comprendre le contraire de l’économie, de l’argent, de la Société, demande soi-même de s’être dépollué et rééduqué à la sauce du Vivant afin de saisir réellement l’Intelligence de la Vie et la direction naturelle que chacun devrait manifester au quotidien dans son corps : l’Horizon. La pulsion de Vie étant le moteur de ce qui est à sa juste place. Il n’y a qu’à observer la Nature, s’arrête t- elle pour prendre des vacances ? Non, elle va au bout des choses et peu importe l’interprétation surintellectualisée que lui prête la Société...

    C’est bien parce que l’humain a perdu son chemin qu’il ne peut saisir la beauté de cette Intelligence naturelle, si rare et si pure. Cet humain qui en permanence sous estime les forces de cette Nature et les Vœux du Temps qui sont à l’origine des miracles sur la Terre...

    Il faut se préparer, car avec l’accord ou non de cette Société, la Terre et le Ciel vont obliger les humains à aller dans le sens de la Cohérence Vivante et cela va sûrement passer par une période très difficile pour que cette économie cesse définitivement d’oppresser la pelisse de Dieu...


  • Le capitalisme n’en est guère à sa phase terminale : il y a encore de nombreux marchés à conquérir et de choses à profaner pour créer ces nouveaux marchés. Le transhumanisme n’en est encore qu’à ses débuts.

     

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