Egalité et Réconciliation
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
 
A A A
imprimer

Avortement, GPA et transhumanisme, stades ultérieurs du capitalisme

Francis Cousin revient sur la généralisation de l’avortement, la légalisation de la GPA et le transhumanisme comme étapes logiques et nécessaires de la dictature de la marchandise :

 

Francis Cousin sur E&R :

 
 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

39 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Francis Cousin explique qu’après avoir colonisé la terre entière, le Capital, jamais rassasié, colonise désormais le dernier marché " solvable "- le corps humain lui même...mais il ne faut ni s’étonner ni s’indigner : il était logique que, après avoir autorisé l’avortement, le reste ( GPA..) suive naturellement...


  • J’aime beaucoup Francis Cousin mais là il m’a mis le moral dans les chaussettes....


  • #1465046

    Ce qu’il y a de fascinant avec le capitalisme et la logique libérale c’est la capacité à trouver des solutions à des problèmes qu’il génère et que ces solutions, par la même occasion, ouvrent une nouvelle niche de profit.

    Ayant poussé les femmes occidentales à devenir ce qu’elles sont (des murailles infranchissables si on n’appartient pas aux 20% d’hommes supérieurs) par la mentalité "princesse" (au demeurant possible vu leur faibles besoins sexuels), il s’est produit la chose logique suivante : elles se sont réveillées un jour à l’age de 35 ans pour se rappeler qu’avoir des enfants étaient quelque chose viscéralement important. Sauf que les hommes supérieurs se sont déjà installés avec des belles femmes plus jeunes et les hommes restants, aigri et frustrés sont devenus des galériens insensibles qui ont abondonné ce domaine jugé "prise de tete à la con" qu’ils ont remplacé par le triptyque : jeux vidéos / potes / boulot.

    Comment maintenir alors l’illusion ? comment rassurer alors ces vieilles filles en devenir avide de "sens de ma vie" tout en les poussant vers la consommation ? eh bien en externalisant l’enfantement.

    Voix du Système en filigrane dans la matrice (ou celle d’un roi Xercès dans 300) :
    ".. tu pensais que je t’avais abandonné ? que je te laisserais seule sans projet de vie ? sans bambin à partager dans une famille recomposée ? eh bien non, je t’écoute et je comprends.. car je suis bon.. tu as bien bossé, tu as fais la fière et tortillé ton cul sur les dancefloors .. tu as cru en moi.. tu auras le choix, tu seras privilégiée ! .. tu pourras choisir un donneur de sperme dans un catalogue contenant des diplomés d’Harvard, des Ténors d’Opéra ou des athlétes de haut niveau.. tu auras accès à un patrimoine génétique supérieur. Cet enfant, Tu n’auras plus besoin de le porter, tu peux alors continuer à trimer dans ton job, t’amuser jusqu’à 45 ans, pomper les jeunes garçons si avides de femmes cougars et économiser suffisement d’argent pour la mère porteuse. Il sera portée en Inde.. sera mis à tes pieds une fois ta libido éteinte.. tu pourras alors t’épanouir autrement.. car je suis bon."


  • On pouvait accepter l’avortement sans accepter le reste....mais son analyse sur le sujet de cette dérive transhumaniste/capitalisme reste opératoire. Las ... nous y allons.

     

    • Quand on accepte la compromission une fois, on l’accepte éternellement.
      Quand on accepte de tuer pour notre confort, on accepte que d’autres nous tuent pour leur confort.
      Quand on accepte de voler son prochain, on accepte d’être volé.

      La morale ne peut pas avoir deux vitesses, et c’est là toute Notre bêtise.

      On croit qu’il est parfois légitime de faire le mal à autrui, mais on ne comprend pas qu’en acceptant le mal une fois on le légitime toujours.

      Qui décide quand il est bon de tuer ? Si l’homme prend cette responsabilité alors il accepte qu’un jour, lui ou sa descendance soit tuée.

      Est ce que vous comprenez ce que j’essaye de vous dire (ce n’est pas aisé pour tous) ? La morale consiste en ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’on fasse à soi-même, quand on accepte une injustice, on les accepte toutes.

      C’est cela le sens du péché originel, quand l’Homme s’octroie des droits qu’il n’a pas, il en paie le prix.

      Si je décide de tuer mon pire ennemi pour rendre ma vie meilleure, à qui vais-je me plaindre quand celui dont je suis le pire ennemi viendra à son tour me tuer ?

      Quand une femme avorte pour son confort financier, elle accepte le principe : il est permis de tuer si ça permet de vivre mieux. Dans ce cas pourquoi condamner les pilleurs et assassins qui tuent pour vivre mieux ?

      Quand une femme avorte parce qu’elle s’est faîte violer, elle accepte le principe : il est permis de tuer le fils de celui qui commet un crime. Dans ce cas pourquoi ne pas juger tous les descendants de ceux qui ont pu commettre des crimes ?

      Rationnellement et en toute logique, quand on décide vulgairement de faire le con, on accepte implicitement que tout parte en couille et on y participe.

      Alors certes, seul le Christ était sans péché, mais il serait normal que les Hommes arrêtent de se plaindre et acceptent de vivre dans le monde qu’ils ont eux même choisi ! Ou alors qu’ils tendent à devenir parfait, et arrêtent de se compromettre dès que ça les arrange.

      Il faut que l’Humanité arrête de se leurrer, elle n’a que ce qu’elle mérite !

      On veut mieux ? Devenons meilleurs !

      Si vous acceptez l’avortement comme normal alors vous êtes prêt à tout accepter, car tuer un embryon c’est pire que de tuer un adulte, le zygote, lui, n’a encore jamais péché. Il est propre de tout vice et pourtant son ADN est le même que le nôtre, tout est programmé chez lui pour être (simplement en terme de forme) ce qu’il sera plus tard. Méditez.


    • Merci Bonsignore ! Un peu de bon sens !


  • Une fois n’est pas coutume, ça rudement du bien d’écouter quelqu’un d’intelligent .....


  • Super boulot, Francis Cousin. Entre lui, Lucien Cerise, Youssef Hindi, et les autres que j’ai découvert ici, je ne sais guère vous remercier, E&R.


  • J’apprécie beaucoup l’intégration du discours de Francis Cousin par ER, cela démontre votre ouverture d’esprit.
    Sur votre site et Kontre Kulture on retrouve tout autant l’approche de Proudhon que celle de Karl Marx, qui se sont pourtant tout deux opposés sur la notion de socialisme en leur temps.


  • #1465133

    Je le vois pas le Francis dans une société primordiale avec ses habitudes vin, fromage, c’est marrant...pour se barrer de ce système solaire, faudra bien une navette spatiale, on le fera avec du prolétariat et de la société primordiale ? mon cul sur la commode Francis, l’hyperrationnalisation marxiste de votre discours est inapplicable en pratique, vous nous expliquez le capital comme une structure indépendante de l’humain alors que c’est lui qui la génère

     

    • le problème c’est que tu y seras mené par les cheveux. que tu le veuilles ou non, le chaos est inéluctable. et quand tout sera effondré, il faudra bien repartir et c’est là que les Athéniens s’atteignirent.
      Ou on recommence les mêmes conneries ou on prend conscience du pourquoi des choses.
      D’ici là, il y a plein de choses à faire et certainement pas par la politique, car historiquement c’est perdu d’avance, le capital n’admet pas la contradiction externe



    • vous nous expliquez le capital comme une structure indépendante de l’humain alors que c’est lui qui la génère




      vous ne connaissez pas le mythe de l’apprenti sorcier ? si Pierre et Marie Curie avaient su ce que deviendrait l’atome, ils se seraient fait charpentiers.
      Marx est un faux matérialiste, il a inventé la matière qui pense car la matière finit par penser le concret quand l’homme perd sa conscience .
      l’aliénation par la marchandise est une perte de conscience de notre identité.
      Le concret du capital c’est les chiffres et notre monde est dirigé par des chiffres, une comptabilité. et le totem de cette comptabilité c’est la monnaie.
      ce concret du capital avec sa logique mathématique d’accumulation et de profit est devenu notre concret, notre totalité mais nous n’en n’avons pas conscience. on le fait fonctionner car nous sommes de bons petits soldats mais on a perdu les clefs. nous sommes aliénés, donc incapables de réagir puisqu’on ne peut sortir de ce concret, cette totalité de la marchandise qui nous a bouffé. nous en sommes réduits à l’obligation de produire et au désir de consommer
      D’où la phrase : c’est l’argent qui domine le monde.
      donc impossible de supprimer l’argent, il faut attendre qu’il s’écroule de lui même.
      Oui on peut espérer sur le temps court car l’histoire a des sautes d’humeur, mais inexorablement, le capital reprend le dessus et en général, ça fait très mal.


    • #1465283

      paramesh : je comprends tout à fait ce que tu veux dire mais quand ce capital va s’effondrer, il va se relever en établissant une monnaie mondiale(le phénix ou autre nom), de toute façon le capital n’est pas une entité vivante, faut que tu comprennnes en revanche un truc : on ne peut faire sans le capital car il est aussi efficace pour nous structurer que les mathématiques sont d’une rare efficacité pour décrire la réalité physique(ex con : pétale de fleur obéissant à la loi de fibonacci), on a pas le choix sinon on se retrouve comme les indiens d’amazonie ou des indous perdus dans une ile hors l’univers répond à des règles : le soleil s’eteindra fodrait se barrer, faut se defendre d’une météorite car elle va nous exploser la gueule, dieu est à la source de tout oui mais le nommer à chaque instant par pure paresse intellectuelle, non ; l’argent est un outil , faut juste laisser un nombre limité(financier) de mec jouer avec et ne pas leur permettre de faire certaines choses(titriser) et puis l’argent repond aussi à certaines logique naturelle : une type a son compte qui gagne bien sa vie mais estimant qu’il travaille, il decide qu’il a le droit de se payer une super belle decapotable alors que c’est au dessus de ses moyens et puis se retrouve dans la merde et est obligée d’aller faire son dossier de surendettement, il "vaudra" pas grand chose face à un allocataire du RSA qui est un vrai économe et ne dépense rien et n’est pas esclave de la marchandise, elle est là la réalité : tu(pas toi) déteste le capital parceque tu ne gères pas ce que tu achètes et ce dont tu disposes


    • Le problème de compréhension premier au discours radical est souvent celui-ci : La fin du produire solvable est assimilé à la fin du produire technique.

      En gros, fin de l’argent = retour à l’age de pierre.

      Faut il être endoctriné à ce point pour concevoir comme exclusif le système marchand qui n’est jamais qu’une méthode, une convention de répartition des richesses.


    • #1465850

      zeze : t’es obligé de quantifier l’échange meme si le capital prend fin pour laisser place au troc, les maths reprendront le dessus, toute la contradiction sociologique puisque ce site de part la spécialité de Soral relève de la sociologie est que les mathématique marche bien pour decrire la nature marche très bien pour l’économie mais marche très mal pour la météo , la sociologie ou la psychologie mais tu ne peux pas faire sans les maths car à la base elles ont quantifié nos echange dans ses formes les plus simples


    • @ la pince mon seigneur,
      mais les mathématiques marchent très mal pour expliquer l’économie réelle. regarde les théories économiques depuis l’avènement du capitalisme, ils dansent avec les chiffres mais sont infoutus de prévoir quoi que ce soit. l’économie est une science humaine, et pour les sciences humaines le concept est plus important que les chiffres


    • #1466550

      paramesh, c’est pas faux, le truc c’est que l’économie est partagé entre le behaviorisme(psychologie comportementale des détenants) et les maths mais tu as toujours les maths dans les parages, ensuite c’est vrai que l’humain va utiliser les maths qu’il a envie d’utiliser pour niquer son voisin et elle est là la couille , mais en meme temps elle est là la solution : l’établissement de règles communes ; et là on rentre dans la lutte des classes, car si toi tu peux optimiser de la meme manière que rotchild , ca veut dire que tu peux rattraper son budget, ce qu’il ne peut accepter donc il va mettre des règles de plus en plus compliquées avec de plus en plus d’intermédiaires, c’qui conduit à la situation ahurissante actuelle : des branleurs qui vivent sur le dos des autres mais en attendant tu ne peux faire sans les maths car il quantifie qu’on le veuille ou non les echanges


  • Au fond, Francis Cousin réhabilite le racialisme. C’est le genos communiste.


  • ça dépote...
    Francis Cousin, merci.


  • Merci E&R de nous faire part de ces analyses bonnes et, j’ai malheureusement le sentiment, exactes. Si le capitalisme peut se faire du fric, tout se vend alors. Je pense que le commerce des enfants se fera même sur étagère, un marché de l’occasion car certains ne pourront pas attendre 9 mois leur commande. Une voiture est livrée en 1 mois, on doit pouvoir faire un bébé dans les mêmes délais. Il s’agit pour cela de le produire en avance, anticiper les commandes et réduire la production par avortement si retournement de conjoncture.
    Merci E&R
    Merci Alain SORAL

     

    • Et les modèles qui ne se vendent pas menacent de grandir rapidement, de bouffer et d’aller à la maternelle alors qu’ils n’ont intégré aucun foyer. Il faudra donc les détruire ou bien les brader.
      C’est effrayant !!!!!!!!!


  • L’Homme s’est révolté contre Dieu aussitôt qu’il s’est révolté contre la mort.

    Si l’Homme a dû tendre vers le progrès, c’est pour tenter d’échapper à la mort, c’est à cause de cette incompréhension face à la mort d’un proche et à l’apparente injustice.

    Or si l’Homme croyait en Dieu, s’il faisait confiance à Dieu et se laissait guider par sa foi, il accepterait la mort. Celle-ci n’aurait pour lui plus rien d’injuste ni d’effrayant. Il pourrait vivre heureux, en acceptant son sort et les quelques deuils qui traversent la vie.

    Mais l’Homme a choisi la guerre contre Dieu, il s’est mis en tête de tout contrôler dans l’espoir de vaincre la mort. Ainsi, on a ouvert les portes de notre propre malheur.

    C’est là tout le sens du pacte avec le diable, il part d’une bonne intention, l’Homme cherche à rendre meilleure la condition de l’homme, il cherche à tout comprendre, tout maîtriser, au prix de son âme et de son bonheur.

    Notre course infernale vers la Vérité est vaine, car on peut tendre vers la Vérité mais jamais l’atteindre et nous sommes condamnés à boire sans jamais cesser d’avoir soif, et plus nous avancerons dans le progrès, plus nous constaterons à quel point nous ne sommes plus nous même et avons tout perdu.

    La diable exauce nos plus stupides désirs, il est le père qui laisse son fils tomber dans la décadence pour ne pas avoir à le blesser. Dieu est le père qui sauve son fils en le privant des excès qui le briseraient à terme.

    A l’éternel bonheur, nous avons choisi la brève, l’intense extase et l’éternel malheur.

    Avoir la foi, c’est accepter notre humanité, changer le vice en nous et aimer la mort comme un cadeau qui vient à l’homme qui a accompli son devoir.

    Aussi longtemps que l’homme voudra se venger de l’ordre du monde et donc de Dieu, il se jettera lui même en enfer.

    Nous voulons soumettre le monde à notre volonté pour ne plus souffrir, mais comme nous sommes ignorants et imparfaits, nous créons toujours plus de souffrances et d’injustices.

    Aujourd’hui nous nous levons contre un système inique. Demain, de nos erreurs de bonne foi nous en créerons un autre.

    J’ai vraiment pitié de nous, nous sommes si petits, je suis le premier à ne pas comprendre la mort de l’innocence, des enfants dans des pays de guerres, ou des avortés. Je réclame vengeance, et de tout mon être je désire réparer l’injustice.

    Et comme chaque homme j’assouvirai mon désir et de mes immuables erreurs renouvellerai le péché originel.

     

    • "L’Homme s’est révolté contre Dieu aussitôt qu’il s’est révolté contre la mort"
      D’après la Bible, la mort est une des conséquences du péché, de la rébellion contre Dieu.

      "Avoir la foi, c’est accepter notre humanité, changer le vice en nous et aimer la mort comme un cadeau qui vient à l’homme qui a accompli son devoir."
      Avoir la foi, c’est accepter de recevoir Jésus Christ. Seul Christ peut sanctifier l’homme. Mourir est un gain selon l’apôtre Paul, mais pour le bonheur de rejoindre le Ciel, la seule véritable patrie du croyant par la grâce de Dieu, et non pas comme une récompense du mérite (le devoir accompli).


    • @ LVT,
      admettons que le christianisme originel n’ait rien à voir avec la radicalité européenne.
      donnez moi alors une cause qui justifirait la singularité des européens par rapport aux asiatiques ou aux africains par exemple.
      et ne me ressortez pas le potentat oriental, . Marx n’avait pas les cléfs pour analyser sérieusement ce problème et l’anthropologie a fait d’énormes progrès depuis., sans compter la révolution chinoise, une révolte radicale de paysans contre l’archétype du potentat oriental, l’empire du milieu (et même Trotsky pensait cela impossible alors que çà se passait sous ses yeux)
      vous me parlez des présocratiques, or justement les présocratiques sont à mille lieues de penser la radicalité, la sortie d’un système, puisque leur seule motivation est l’unicité, la totalité (ils sont très orientaux d’ailleurs).
      pour qu’il y ait radicalité, (volonté de sortir du moule) encore faut -il imaginer qu’il y a un extérieur.
      et ceci est étranger à toute société traditionnelle, européenne comme asiatique.
      Trouvez moi donc un mythe pan européen assez fort pour passer le flambeau des origines au temps historique. moi je ne vois que le mythe du paradis terrestre (qui est d’ailleurs d’origine indo européenne)


  • toujours jubilatoire le Cousin
    pour approfondir :
    à propos du serment d’Hippocrate voici les deux versions (l’originale et la contemporaine :
    http://droit-medical.com/perspectiv...
    vous remarquerez ,et c’est primordial, la suppression totale du premier paragraphe qui a trait à l’enseignement.
    Or l’enseignement traditionnel d’une connaissance suit certaines règles très précises. je ne connais qu’une théorisation de cette pratique c’est le principe du kurukula hindou, ((bien que toutes les sociétés traditionnelles aient un modèle pratiquement identique). en voila une synthèse assez cohérente :
    http://www.terre-du-ciel.org/upload...

    A propos de l’origine occidentale de la radicalité.
    Vous savez si vous suivez Cousin qu’il attribue à l’occident un mode de pensée radicale qu’on ne trouve pas ailleurs dans le monde.
    Par contre pour ce qui est de la cause, il se contente de reprendre Marx et sa théorie des potentats orientaux qui est objectivement assez faible
    Je pense qu’on peut aller plus loin dans la recherche de la cause première : et c’est à rechercher dans le christianisme originel,
    voila une conférence de Guillemin qui donne du grain à moudre :
    "l’affaire Jésus", c’est un peu long et le sujet qui nous intéresse est plutôt concentré en fin d’intervention, il n’empêche que toute la conférence est passionnante et ne peut que mener à la réflexion (le type est un chrétien anticlérical plutôt radical et historien de métier pour ceux qui ne connaissent pas encore).
    https://www.youtube.com/watch?v=_ds...
    communauté de l’être VS monde de l’avoir, après cette conférence cela devient limpide.
    D’ailleurs toutes les révoltes et jacqueries européennes véritablement radicales se réclament du christ mais sont matées par l’église ou la réforme, il serait d’ailleurs intéressant de reprendre l’histoire des hérésies dans cette optique de radicalité contre le monde de l’avoir.
    je rappelle que Jésus est né dans un monde pas encore capitaliste mais déjà totalement marchand.
    je rappelle aussi que le prolétariat, même s’il a perdu sa foi est issu à 100% de la paysannerie, il n’est pas étonnant que cette radicalité perdure même si elle a muté en communisme athée. le racourcis idéal étant Kronstadt une révolte de marins qui étaient en fait des paysans enrôlés dont la revendication première était l’abolition immédiate du salariat et ce contre les bolchéviques (l’avant garde auto proclamée du prolétariat)

     

    • La pensée la plus radicale a émergée historiquement du substrat européen, et non occidental, ce qui est autre chose..

      Pour ce qui est de la cause radicale de cette radicalité, il me semble clair qu’elle n’est nullement à chercher dans le christianisme, ni dans aucune religion d’ailleurs, puisque celle-ci a exister bien avant la naissance du Christ, dans les communautés primitives d’Europe d’avant la révolution néolithique - qui ne connaissaient pas la religion puisqu’il n’y avait rien à relier (étymologie du mot "religion") par une médiation artificielle car tout le monde dans le groupe, au sein de la communauté, vivait déjà dans le lien organique permanent des sincères relations d’amour- où la radicalité de l’unité du vivre non-brisé était partout présente, jusqu’aux présocratiques grecques qui à partir des réformes de Solon et Clisthène (VIe s. av. J.C) ont vu la dynamique appropriative se mettre en marche, et ont alors commencer à philosopher sur l’unité brisé..

      Le Christianisme venant après s’est réapproprié cette tradition primordiale. Mais cela s’est fait par nécessité, les peuples européens étant restés, jusqu’à récemment, ce qu’ils avaient été de tout temps : des peuples à l’ontologie radicale d’amour du vrai vivre en l’immanence cosmique d’anti-marchandise. A l’époque des Jacqueries (donc de l’Europe christianisée) cela pouvait se manifester en volonté de rétablir sur terre le royaume du Christ radicale, mais cela revient au même, si tant est que l’on parle de la parole authentique du Christ d’insurrection de l’être et non de "religion Chrétienne"...ce qui est encore autre chose.


    • si tant est que l’on parle de la parole authentique du Christ d’insurrection de l’être et non de "religion Chrétienne"...ce qui est encore autre chose.

      insurrection et résurrection de l’être. Se battre et savoir renaitre, c’est la voie je crois pour l’accomplissement de chaque homme et le salut collectif.
      Enfin il me semble.


    • @LVT
      tu confonds radicalité (être prêt à démolir un système et changer de paradigme) et l’état de communauté de l’être.( les civilisations d’avant l’apparition de la marchandise.
      que Jésus ait fondé son enseignement sur une tradition antérieure qui se remémorait ce temps mythique c’est évident (le paradis terrestre d’avant la chute). Jésus annule d’ailleurs le pêché originel par sa mort ,rendant possible le retour à l’origine.
      Mais je te défie de me trouver avant le christ une révolution radicale contre quelque système que ce soit. c’est impossible mentalement car on est encore dans un monde de la totalité sacrale, il n’y a alors pas d’alternative puisque il n’y a rien de pensable en dehors du système.
      le message du christ est le premier à s’attaquer à la loi (la loi des lévites, le principe de l’état) et à l’argent. Seul avant lui bouddha s’était rebellé contre la loi (les lois de Manu qui structuraient la société hindoue) mais il n’avait pas touché à l’argent.
      le christianisme PRIMITIF est la première Ecclésia,le royaume du père, la première communauté de l’être des temps historiques,une communauté hors de l’état, qui refuse la marchandise (l’argent) et qui pröne l’amour du prochain et la charité, soit la solidarité le fondement d la communauté de l’être.
      C’est une renaissance. il faudra attendre Marx pour retrouver une telle radicalité.


    • @paramesh Les penseurs présocratiques (l’on devrait plutôt dire "anté-socratiques"..) appartenaient à un temps païen, et ont témoignés d’une compréhension du vivre la vraie vie en une harmonie cosmique tout à fait radicale, en ce sens que la radicalité est cette conscience réflexive qui dé-voile la racine véritable du faux en mouvement réel d’accomplissement.

      Mais bien-sûr à ces époques (du paganisme européen) la césure historique était encore "légère" en comparaison des poussées capitalistes des XIIIe et XIVe siècle (époques de l’Europe Chrétienne) qui ont données lieu aux insurrections paysannes dont vous parlez.
      La radicalité de l’être est une totalité des rapports dialectiques qui innerve toute l’histoire des peuples européens ; celle-ci, en tant que totalité, n’est pas seulement une critique de l’argent, des marchands, mais également une critique des relations sociales issues d’une vision du monde fallacieuse venant de l’échange marchand.

      Cette compréhension du hiatus qui existe entre la vie des vrais plaisirs en une humanité non-aliéné d’anti-cheffisme et d’anti marchandise et la vie fausse des faux plaisirs marchands d’une humanité réifiée et domestiquée n’a pas besoin d’une religion pour devenir effective. La religion étant issue justement de l’émergence historique d’une humanité coupée d’elle même et qui a besoin pour la recomposer d’une médiation téléologique de transcendance. La communauté primitive ne connaissait pas la religion car tout y allait de soi, dans l’absence d’angoisses existentielles, en le recueillement du vivre non-séparé de soi et non-séparé des autres (L’autre étant un autre soi-même).

      Pour le dire autrement, les jacqueries,insurrections et révolutions qui ont eu lieu à travers l’histoire européenne se sont faites non pas grâce à l’imprégnation (relative) du christianisme, mais bien en raison de l’ontologie subversive des populations d’Europe. La parole du Christ n’étant là qu’en surplus.
      Pour preuve, avez-vous déjà vu au cours de l’histoire une révolution radicale sur une base chrétienne ou catholique ailleurs qu’en Europe ?
      Comprenez que mon propos (qui n’est pas spécifiquement le mien d’ailleurs) n’est pas contre le Christ, mais pour la volonté indomptable de chacun de vivre une vie humaine véritablement humaine en dehors de tout enrégimentement.


    • @ paramesh

      Francis Cousin parle longuement du phénomène chrétien catholique, non pas en tant que cause première d’un mouvement de radicalité émancipatrice des profondeurs, mais plutôt comme l’une de ses manifestations.
      Je crois que, bien plus simplement, logiquement et prosaïquement, il faut simplement chercher cette spécificité dans l’histoire du continent européen : il y a moins de 2000 ans, il y avait partout en Europe tout plein de communautés germaines, francs, (dans une moindre mesure) celtes et autres, dont l’héritage communard récent (2000 ans c’est pas grand chose) se fait encore sentir chez nous (pour combien de temps, là est la question... ).


    • c’est pas suffisant, les structures sociales des anciens germains ne sont pas exceptionnelles, on retrouve ces "communaux partout dans le monde. ce n’est donc pas une originalité européenne.


    • @ paramesh

      Je voulais dire que c’était très récent chez nous, pas que cela nous était particulier puisque toute l’Humanité a vécu selon ce modèle.


  • Sur la question de l’argent, je conseille aux italophones la lecture du livre de Massimo Fini ’Il denaro ’’Sterco del demonio" ’. C’est un essai très clair sur l’esprit de l’argent et le pouvoir de l’argent. Il y mène toute une étude historique qui nous fait comprendre comment l’argent s’est peu à peu imposé à nous pour effectivement devenir un nouveau Dieu, une fin plus qu’un moyen et quelque chose que nous servons plus qu’il nous sert. Ce serait formidable si les éditions Retour aux Sources ou KontreKulture pouvait le publier en français.


  • Ca change la vie d’etre enceinte.
    Une maman naturelle et une maman-acheteuse n’aura pas la meme perception des choses et rapport à l’enfant.


  • Implacable Francis Cousin confronté au biais cognitif des “sans-dents”.


  • #1465513

    Jubilatoire. Francis Cousin est un Etre exceptionnel.

    Vivement la publication de sa conférence à Lille à laquelle je n’ai malheureusement pu me rendre.

    Merci E&R.


  • #1465539

    Merci monsieur Cousin pour vos analyses (même si je ne suis pas toujours d’accord, bien souvent, vous m’apprenez bien des choses, par la façon dont vous les expliquez...)
    Que Dieu vous garde monsieur, bien à vous, cordialement....


  • J’aime bien F Cousin mais je suis toujours frappé par les parallèles entre ses théories et les théories gnostiques. Pour les gnostiques l’unité primordiale du tout a été altérée par la création par la création réalisée par le mauvais dieu démiurge, emprisonnant ainsi les étincelles divines que nous serions dans la matière. Leur objectif est le retour à l’unité primordiale dans le plérome (à l’aide du serpent).

    Pour F Cousin, l’unité primordiale du genre Humain a été altérée par l’émergence des échanges marchands au néolithique. Cette césure aurait brisé l’unité de la communauté humaine, brisé son harmonie avec le cosmos et serait responsable de tous nos malheurs et il conviendrait de briser ce monde pour un retour à une humanité unifiée.
    Dans les deux hypothèses le mal ne provient pas de l’Homme utilisant mal son libre arbitre et sa liberté (péché originel d’Adam et Eve) mais provient d’une cause extérieure à savoir le mauvais dieu démiurge ou l’émergence de la logique d’échange comme processus indépendant.

    Ces parallèles et similitudes me laissent toujours perplexe, surtout en considérant le rôle des théories gnostico-maçonnico-kabbaliste dans l’émergence du monde actuel. Les analyses de F Cousin sont néanmoins toujours intéressantes.

     

    • vous faites un contresens, ce n’est pas parce que Marx dit que le capital a sa propre logique et son propre déroulement historique qu’il affirme qu’il est venu par génération spontanée, l’homme a tout crée. mais sa créature a pris son indépendance. on peut dire la même chose de l’état. des hommes ont crée l’état mais l’état est devenu historiquement une institution qui a sa logique propre indépendante de l’humain : (la raison d’état) une fois qu’on est pris dans la nasse étatique, l’idée même d’en sortir en devient utopique (j’ai tort ?)


Commentaires suivants