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Fidel Castro laisse dans le monde arabe un héritage durable

Du Yémen à l’Algérie en passant par la Syrie, le président révolutionnaire a, pendant des décennies, joué un rôle clé – et souvent des plus controversés – dans l’histoire du Moyen-Orient.

 

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Castro, en compagnie du chef de l’OLP, Yasser Arafat, en 1974 (AFP)

 

L’ancien président Fidel Castro – qui dirigea Cuba pendant si longtemps et fut un symbole international d’espoir et de dérision – s’est éteint samedi matin, à l’aube. À la surprise de beaucoup de ceux qui l’ont observé pendant toutes ces décennies, il est mort de causes naturelles à l’âge de 90 ans, plutôt que sous les balles d’un assassin ou après avoir fumé tant de ses célèbres cigares, omniprésents dans les documents qui le représentent. [...]

Au Moyen-Orient, la révolution cubaine a contribué à inspirer de nombreux mouvements anti-impérialistes à prendre les armes contre les Britanniques, les Français et – plus tard – les ambitions impérialistes des États-Unis dans la région.

Bien que son marxisme-léninisme athée n’ait pris que rarement les rênes de pouvoir (à l’exception notable du Yémen du Sud), toutes les personnalités du siècle dernier, des gauchistes aux islamistes conservateurs, ont affirmé que Castro avait été une source d’inspiration.

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) fut, samedi, parmi les premières organisations politiques à publier ses condoléances. Au Moyen-Orient, c’est sans doute le FPLP qui a le plus précisément imité la politique castriste.

« Le FPLP pleure la mort du grand chef révolutionnaire, l’ancien président de la république démocratique de Cuba... Fidel Castro, mort vendredi soir, après avoir mis sa vie entière au service des principes et objectifs de la révolution socialiste », lit-on dans sa déclaration, publiée sur le site Internet du FPLP. « Il s’est battu contre l’impérialisme mondial et toutes les puissances despotiques et colonialistes, dont la pire est le sionisme.

« La position de Fidel Castro a évolué, et il s’est mis à soutenir de plus en plus clairement la révolution palestinienne, en actes autant qu’en paroles. Il s’est toujours opposé au sionisme, qualifiant l’entité sioniste de création de l’impérialisme mondial, et s’est élevé constamment contre ses crimes à l’encontre de nos peuples arabes et palestiniens. »

Au cours des années 60, le gouvernement cubain a envoyé des combattants soutenir les forces arabes en lutte contre Israël pendant la « guerre d’usure » qui suivit la guerre des Six jours. Il a recommencé pendant la guerre de Yom Kippour en 1973, année où Cuba interrompit ses relations avec Israël.

Bien que le frère de Castro, Raul (qui a repris la présidence suite à la démission de son frère), ait, en 2010, affirmé le « droit d’Israël d’exister », les deux pays n’ont toujours pas de relations officielles.

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