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Iran : présence record des femmes au Parlement

Plus nombreuses que les députés religieux

Les partisans du président Rohani ont obtenu 143 sièges au Parlement renouvelé, devenant le plus important groupe de députés. Avec trois sièges de plus, ils auraient pu avoir la majorité parlementaire.

 

Le Parlement monocaméral iranien (Majlis), élu lors des deux tours des 26 mars et 29 avril derniers, comprendra un nombre record de femmes pour la première fois depuis la Révolution islamique de 1979.

Parmi les 290 députés figurent 17 femmes, dont 15 réformatrices et modérées. Elles auraient pu être 18, mais l’élection de la candidate élue au premier tour à Ispahan a été invalidée et un nouveau vote y aura lieu à une date indéterminée.

Les femmes sont ainsi plus nombreuses que les députés religieux. Dans le Parlement sortant, il y avait 27 religieux et 9 femmes, toutes conservatrices.

Ces derniers temps, les discussions au sujet des droits des femmes prennent de l’ampleur dans les médias iraniens.

La vice-présidente chargée des femmes et des affaires familiales, Shahindokht Molaverdi, et l’ex-ministre de la Santé du pays, Vakhid Dastjerdi, ont récemment évoqué ce thème dans une émission télévisée. Elles ont noté que quoique l’ancien Parlement ait adopté une série de décisions d’importance cruciale relatives aux droits des femmes, elles sont restées sur le papier.

En Iran, la plupart des lois importantes sont adoptées par la majorité masculine des parlementaires. Ainsi, pour parvenir à résoudre les problèmes des femmes dans leur ensemble, il est important d’augmenter le nombre de ces dernières au sein des institutions politiques, législatives et judiciaires. Les femmes iraniennes placent donc tout leur espoir dans le nouveau Majlis.

Lire la suite de l’article sur fr.sputniknews.com

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14 Commentaires

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  • #1456884
    le 02/05/2016 par Clara Imbert
    Iran : présence record des femmes au Parlement

    Que signifie "majlis" ?

     

  • #1456955

    Cet état de fait ne devrait pas nous réjouir. Je m’explique : en occident, nous avons le recul nécessaire pour voir les méfaits et changements profond d’une société lorsque les femmes "sortent" du rôle qu’est le leur. L’éducation des enfants et la tenue du foyer sont devenus des tares. C’est un travail à plein temps qui demande des qualités intrinsèques que nous les hommes ne possèdont pas.
    Tout a été fait pour dénigrer cette vision des choses qui a eu cours pendant des millénaires et qui a plutôt bien fonctionné. La femme qui était le "ministre de l’intérieur" et l’homme le "ministre des affaires extérieures".
    J’entends d’ici les cris d’épouvantes qui me taxeront de misogyne, sexiste et autres noms d’oiseaux. Je ne le suis évidement pas !
    Comment peut on croire un instant qu’en confiant ses enfants à une crèche ou une garde d’enfants soit compatible avec une éducation saine. Comment peut on croire inculquer des valeurs à sa progéniture lorsqu’on ne la voit que 2 à 3 heures par jour.
    Comme je le disais plus haut être une "mère au foyer" (un terme qui n’est pas valorisant) est un métier à plein temps et les femmes qui font ce choix sain devraient être rémunérées et valorisées.
    L’avenir d’un pays, d’une société dépend de ces jeunes générations et des options que nous autres adultes leur permettront d’avoir.
    À lire l’excellent Frantz Fanon qui explique ; dans les années 1920, le gouvernement français a réuni des anthropologues, sociologues, chercheurs de tout poils pour faire plier l’algérien, trop revêche. Leurs conclusions, mises en pratiques quelques années plus tard, étaient que les sociétés arabes étaient, contrairement aux idées reçues, matriarcales. Et qu’en tenant la femme, on mettrait les hommes à genoux. Dès lors, tout a été mis en oeuvre pour la dévoiler, la dévoyer... Hé oui la "bataille" du voile (appelé hayk au maghreb) date des années 40 !
    Pervertissez la femme et le reste tombera...
    C’est un modèle qu’ils ont appliqués à d’autres sociétés. En France, notamment. Bien sûr, ici, il ne s’agissait pas de voile, ils ont utilisés d’autres ressorts mais les buts étaient les mêmes ! Détruire
    Je suis conscient que mes propos peuvent choquer. Encore une fois je ne suis pas contre les femmes, au contraire ; je suis féministe. Le vrai féminisme. Pas comme celui que prône nos maîtres, celui qui a relégué la femme à un simple objet de consommation et qui l’a met au niveau du caniveau !
    Cordialement

     

    • #1457030

      Ton message est vrais, juste et, respectueux envers les vrais Femmes celles qui enfantent et élèvent leurs progénitures selon leur valeur. Cependant l’empire du mal a tout compris du rôle de la femme et son importance dans l’éducation et le maintient, la préservation de la cellule familiale ; par contre l’homme avait une valeur sûr dans les usines, les champs, les entreprises et autres tâches qui lui sont attribués naturellement, comme guerrier, avait un salaire pour subvenir aisément aux besoins de sa famille mais, comme le mal est plus facile, ce dernier a trouvait une astuce, diabolique, d’intégrer la femme dans le monde du travail, non pas par manque de main d’œuvre, mais plutôt pour détruire la famille et, faire le chantage à l’homme en le mettant en conflit avec sa propre femme. C’est ça le but.


    • #1457185

      slt , tout a fait d accord avec toi. D ailleur ce point de vue la, je le partage largement, avec des personnes musulmanes ou d éducation musulmanes qu avec des Francais.
      Avec le francais, on sent le décalage et la dégradations des moeurs avec la vie moderne.
      Nourrisson a la crèche et parent a l hospice. Tout ca pour se casser la tete et ou le dos au taffe.
      On est vraiment dans un drole de monde. Ca ne m étonne pas qu ils consomment des anti dépresseurs.
      L argent , les besoins et le surconfort au détriment des valeurs fondamentales. Le systèmes est fort.


    • #1457277

      @Mohamed
      Vous avez la nostalgie d’un monde qui n’existe plus, ou plutôt un univers de pensée qu’on a taillé sur mesure au monde musulman qui fait de leurs femmes des femmes à enfanter de la chair à canon et à créer des situations inextricables menant à des guerres civiles ou à servir les desseins de l’Empire mondialiste. Quant à la société algérienne, elle n’a plus rien de matriarcal. Cela fut chez les Touaregs et certaines tribus berbères et depuis l’avènement du wahhabisme et autres idéologies et univers idiots liés à l’islam moderne, le matriarcat a cédé et ne représente plus rien de proprement significatif.
      Contrairement à vous cher Mohamed qui dites : J’entends d’ici, les cris d’épouvante qui me taxeront de misogyne, sexiste et autres noms d’oiseaux. Je ne le suis évidemment pas !, je suis mysogine et sexiste. Car je sais que tout s’établit sur des rapports de forces qui font que le plus fort mange le plus petit et les sociétés font tout pour établir et maintenir ses rapports de force contre lesquels aucune idéologie n’en est jamais venu à bout et ce n’est certainement pas un quelconque ersatz du passé rêvé glorieux qui le fera. Alors cessons de leurrer les masses avec des balivernes.
      NB : Je respecte votre univers et je dis à celui qui monte un bâton de roseau et le prend pour un cheval : vous montez là un excellent cheval, faute de ne pouvoir lui procurer un vrai cheval.


    • #1457278

      Rassure toi Mohamed, tu n’en trouvera pas plus qu’à yabiladi ou oumma.com des noms d’oiseaux, et ton analyse est parfaitement juste.
      Seulement voilà, plus ça va et moins il y a de femmes qui ont compris que leur foyer était meilleur pour elles. Tout est dans le Coran et les hadiths, mais force est de constater que les "valeurs" occidentales sont beaucoup trop séduisantes.
      La femme arrive parfaitement à rentrer dans ce système, est-ce par faiblesse d’esprit ou par vice purement et simplement ?
      Bref, une femme peut très bien appréhender de grandes valeurs intellectuelles ou morales tout en restant chez elle. En étudiant par exemple sa religion, ou en écrivant des bouquins, et non en cherchant à prouver je ne sais quoi, en s’aliénant dans le monde du travail.


    • #1457279

      @ Mohamed
      Vous avez la nostalgie d’un monde qui n’existe plus, ou plutôt un univers de pensée qu’on a taillé sur mesure au monde musulman qui fait de leurs femmes des femmes à enfanter de la chair à canon et à créer des situations inextricables menant à des guerres civiles ou à servir les desseins de l’Empire mondialiste. Quant à la société algérienne, elle n’a plus rien de matriarcal. Cela fut chez les Touaregs et certaines tribus berbères et depuis l’avènement du wahhabisme et autres idéologies et univers idiots liés à l’islam moderne, le matriarcat a cédé et ne représente plus rien de proprement significatif.
      Contrairement à vous cher Mohamed qui dites : J’entends d’ici, les cris d’épouvante qui me taxeront de misogyne, sexiste et autres noms d’oiseaux. Je ne le suis évidemment pas !, je suis mysogine et sexiste. Car je sais que tout s’établit sur des rapports de forces qui font que le plus fort mange le plus petit et les sociétés font tout pour établir et maintenir ses rapports de force contre lesquels aucune idéologie n’en est jamais venu à bout et ce n’est certainement pas un quelconque ersatz du passé rêvé glorieux qui le fera. Alors cessons de leurrer les masses avec des balivernes.
      NB : Je respecte votre univers et je dis à celui qui monte un bâton de roseau et le prend pour un cheval : vous montez là un excellent cheval, faute de ne pouvoir lui procurer un vrai cheval.


    • #1457410
      le 03/05/2016 par jojo l’affreux
      Iran : présence record des femmes au Parlement

      Pour info le système anthropologique matriarcal repose d’abord et avant tout sur le fait que ce sont les femmes qui dirigent la société : quand le chef de clan est systématiquement une femme. Ensuite ça peut éventuellement jusqu’à ce que ce soit les femmes qui transmettent leur nom de famille.
      Inutile de dire que c’est très rare, la force tendant souvent à s’imposer d’elle même.

      Chez certaines tribus amérindiennes, le commandement était tenu par 2 chefs : la sage-femme qui dirigeait le village et qui était nommé à vie par son prédécesseur et un chef de guerre masculin coopté par la sage-femme, révocable à son bon vouloir et en charge exclusivement des relations "diplomatiques".

      Il est impossible qu’une société matriarcale soit musulmane : le coran dépeignant juridiquement la femme comme un demi-homme et la plaçant à vie sous la tutelle des hommes (mineure perpétuelle), les femmes ne peuvent pas exercer l’autorité selon la loi coranique.

      Ceux qui s’intéressent à l’anthropologie des sociétés musulmanes disent que les plus "authentiques" d’entre elles vont inévitablement connaitre des réformes profondes dans les décennies qui viennent : par exemple en Arabie Saoudite, les trois-quart des diplômés du supérieur sont des femmes, ce sont elles qui occupent les emplois qualifiés nationaux et qui font tourner le pays. En conséquence elles n’accepteront éternellement de n’avoir littéralement aucune liberté individuelle et aucun pouvoir de décision dans la vie publique comme dans la vie privée.


    • #1457500

      Il est impossible qu’une société matriarcale soit musulmane : le coran dépeignant juridiquement la femme comme un demi-homme et la plaçant à vie sous la tutelle des hommes (mineure perpétuelle), les femmes ne peuvent pas exercer l’autorité selon la loi coranique.

      Il faut savoir qu’aucune société musulmane n’applique l’ensemble du corpus religieux. Dans certaines zones géographiques isolées se sont constitués des fonctionnement hybrides fondés sur le corpus islamique ainsi que sur des traditions ante-islamiques.
      La transmission des biens de mère en fille existe en terre musulmane, renseignez-vous !


    • #1457634

      @ vaurien
      Vous racontez tellement d’inepties que je ne sais par où commencer ! Je vais faire court. Non je ne suis pas misogyne : comment l’être quand une femme m’a portée 9 mois, souffert des affres de l’accouchement pour me mettre au monde et patiemment a tout mis en oeuvre pour m’élever et m’éduquer sainement. Je ne suis pas sexiste non plus : Dieu a mis dans certaines femmes beaucoup plus de sagesse, d’intelligence, de force et de patience que dans certains hommes. Nous sommes deux pièces de puzzle qui s’imbriquent l’une dans l’autre.
      Êtes-vous meilleur que Marie la Pure, la Sainte (que Dieu soit satisfait d’elle), mère de Jésus (Paix sur lui) ?...
      Vaurien.... Soyez plus humble cela vous permettra de vous respecter vous même et ainsi vous respecterez les autres...
      Le débat n’est pas en premier lieu une arène ou il y a un vainqueur qui a écrasé les autres de sa superbe, de sa force. Le débat est avant tout un échange cordial ou chacun donne son point de vue en espérant apprendre de l’autre. Dans un échange on prend et on donne...
      Toujours cordialement.


    • #1457705

      Frantz Fanon :
      " (...) La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile. Avant 1954, plus précisément, depuis les années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité d’un peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne.
      Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. C’est à partir des analyses des sociologues et ethnologues que les spécialistes des affaires dites indigènes et les responsables des Bureaux arabes coordonnent leur travail. A un premier niveau, il y a une reprise pure et simple de la fameuse formule : « Ayons les femmes, le reste suivra. » Cette explicitation se contente simplement de revêtir une allure scientifique avec les « découvertes » des sociologues.
      Sous le type patrilinéaire de la société algérienne, les spécialistes décrivent une structure par les occidentaux comme une société de l’extériorité, du formalisme et du personnage. La femme algérienne, intermédiaire entre les forces obscures et le groupe, paraît alors revêtir une importance primordiale. Derrière le patriarcat visible, manifeste, on affirme l’existence, plus capitale, d’un matriarcat de base. Le rôle de la mère algérienne, ceux de la grand-mère, de la tante, de la « vieille » sont inventoriés et précisés.
      L’administration coloniale peut alors définir une doctrine politique précise : « Si nous voulons frapper la société algérienne dans sa contexture, dans ses facultés de résistance, il nous faut d’abord conquérir les femmes ; il faut que nous allions les chercher derrière le voile où elles se dissimulent et dans les maisons où l’homme les cache. » C’est la situation de la femme qui sera alors prise comme thème d’action. (...)".