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Jacques, esclave en France pendant 30 ans

Le retour des âges sombres

Dans les Cévennes, une famille d’agriculteurs faisait travailler gratuitement un homme, allant jusqu’à lui ponctionner ses prestations sociales. Le mari a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis.

 

Un matelas en mousse moisie. Un toit en tôle. Des murs et un sol en planches. Une ampoule au plafond. Et un tas graisseux de haillons pour seule garde-robe. C’est dans ce taudis de 3 mètres sur 3, sans eau ni chauffage, que Jacques passait ses nuits. Il avait 42 ans quand il s’est pour la première fois couché sur ce grabat humide ; il y a dormi jusqu’à ses 71 ans, sans draps, sans rien, avec pour seul compagnon un vieux réveille-matin, détail sordide, quand on sait que Jacques vivait ici, sur le terrain de la famille André, pour travailler chaque jour de l’année, du matin au soir. Il ne s’agissait donc pas de traînailler au lit… Quand il est parti d’ici, après trente ans de labeur, le dos de Jacques formait presque une équerre. Son compte en banque, lui, affichait une platitude totale : 1,48 euro d’économies. Le reste avait disparu dans la poche du couple André.

À Saint-Florent-sur-Auzonnet, le village cévenol dans lequel cette histoire d’esclavage moderne s’est écrite durant toutes ces années, personne n’a réalisé que Jacques, un brave gars simple et sans malice, était exploité par Gérard André. « Ils étaient tout le temps ensemble, on les voyait passer sur le tracteur… Alors moi, je croyais qu’ils étaient frères », confesse un paroissien à la sortie de l’église. Près de lui, une femme confie : « Ces gens, les André, ils ne parlent pas, ils sont un peu sauvages. Et chez eux, avec tout ce débarras devant leur maison, c’est vraiment rustique… » Une autre intervient : « C’est vrai que ce monsieur, là, l’exploité, on ne le voyait jamais dans le village ni au marché. » Même son de cloche dans le quartier : « On le voyait toujours travailler, cet homme, peuchère ! Mais il ne parlait pas, ne se plaignait jamais. Il était habitué comme ça, sûrement, racontent Claude et Marie-Thé, qui résident près du couple André. On savait qu’il travaillait pour ces gens-là, mais on ne savait pas qu’il était si mal logé… »

 

« Le terrain, une décharge »

Dans ce village du Gard, un homme rongé par la culpabilité ne se pardonne pas d’avoir mal évalué la situation de Jacques : Paul-Michel Gaultier, élégant et érudit généalogiste de 49 ans, possède une vaste bâtisse dont les jardins jouxtent la propriété des André. « Ma mère a acheté cette bastide en 1994, raconte-t-il. Nous avons vite vu que nos voisins, qui se présentaient comme ex ploitants forestiers, vivaient en autarcie, dans une grande précarité. Leur famille compte cinq enfants. Leur maison est un taudis, le terrain est une décharge. Cet environnement soulève le cœur ou génère la pitié mais, dans le milieu rural, il n’y a pas de quoi se formaliser outre mesure. Je me disais que c’étaient là de pauvres gens… »

Lire la suite de l’article sur liberation.fr

Drames et promesses du métier d’agriculteur, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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34 Commentaires

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  • #1454743

    Les agriculteurs sont des arriérés mentaux qui votent FN (esclavagistes en plus), c’est çà ? J’ai bon Mme Sarah Finger ? où bien c’est juste un fait divers malheureux qui ne donne aucune information sur la vie et les problèmes des cévenois ?

     

    • #1454853

      Oui ,je pense que cette pseudo journaliste a découvert l’eau chaude sur un fait divers .Maintenant ,il y a pire, dans des beaux quartiers Parisiens ,des femmes esclaves ,cela existe encore et même de riches individus qui détroussent des servantes dans les hôtels ,çà existe aussi.Et c’est vrai que ça ne donne aucune information sur la vie et les problèmes des cévenois.


    • #1454908
      le 29/04/2016 par Etienne
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      C’est un fait divers, effectivement.
      Ce qui me chiffonne c’est qu’il n’y ait pas une longue peine de prison ferme.
      Il s’agit d’esclavage, c’est criminel et grave que ça se passe à la ferme ou à la ville


  • #1454758

    C’est vrai que ce genre de cas interroge sur deux choses :

    - Comment un homme peut-il accepter de se faire traiter ainsi, pendant 30 ans. Ca donne à réfléchir sur ce qu’on peut faire accepter à un homme si on le prend suffisamment tôt. Ca fait peur.

    - Au delà de ça, je me pose la question du voisinage. Les gens se connaissent de moins en moins, à tel point qu’on en est réduit à faire appel à des "assistantes sociales" pour détecter les endroits ou ça peut mal aller. Ou sont donc passé ces rapports humains entre voisins, qui permettraient de détecter rapidement une situation comme celle là ? Peut être est ce là la conséquence d’avoir voulu déléguer tout rapport social à l’état, du genre "c’est l’état qui gère et s’occupera de mon voisin s’il va mal". Et ainsi plus personne ne se sent responsable des gens qu’il côtoie puisqu’une superstructure est là pour le faire. La solidarité aurait-elle mangé la charité ?

     

    • #1454891

      « Comment un homme peut-il accepter de se faire traiter ainsi, pendant 30 ans. Ca donne à réfléchir sur ce qu’on peut faire accepter à un homme si on le prend suffisamment tôt. Ca fait peur. »

      Je pense aux esclavagistes et divers observateurs d’hospices. Je me demande si l’élite mondialiste ne rêve pas d’un remake de tous ça.


  • #1454764
    le 29/04/2016 par goy pride
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    Je prends cette affaire avec des pincettes...traditionnellement dans nos campagnes, avant l’avènement des aides sociales pour tous, les marginaux n’ayant pas de métier, pas capables de fonder un foyer ou d’exercer une profession quelconque de manière fiable et stable se mettaient souvent au service de quelqu’un contre le gite, nourriture et vin à volonté...ils étaient tâcherons, pas très habiles de leurs mains, ni très laborieux à la tâche mais comme ils ne demandaient pas grand chose en retour tout le monde étaient gagnants. Ils n’étaient pas enchaînés et quand les conditions ne leur plaisaient plus ils disparaissaient et souvent revenaient...
    Dans le cas suivant on a à faire à une famille vivant en autarcie dans des conditions spartiates pas du personnel d’une ambassade..., donc qu’est-ce ces bobos bien pensants s’imaginaient ? Que le zozo allait être hébergé dans une piaule 4 étoiles ? Ce sont des gens qui vivent à la dure donc bien évidemment aussi leur tâcheron ! D’ailleurs je suis sûr que le prétendu esclave a eu une vie plus intéressante avec ces paysans que logé au frais de la mairie dans un appart d’un quartier HLM ou dans un centre d’accueil pour handicapé mentaux ! Il lui ont prix son pognon ? Et la curatelle c’est quoi ?!

     

    • #1454824

      vous m’économisez un peu de temps, merci.
      en somme, le seul truc qui fait "tache" c’est les aides sociales ponctionnées.
      il faudrait en savoir un peu plus sur le degré d’affamement de chacun et le niveau de vie de la famille André.

      moi ce qui me navre en lisant le compte rendu plus complet sur LIBERATION, c’est le personnage du généalogiste, tout fier d’avoir récupéré ce pauvre monsieur dont l’existence toute entière consacrée à la gratuité l’avait touché au coeur, pour en faire un type qui mettra le couvert (toujours gratuitement) dans un local propre et surveillé en milieu urbain. Ouf les apparences sont sauves.
      ces gens-là lisent du Giono mais font tout pour que le monde de Giono disparaisse. Une espèce de Homais qui s’ignore...

      mais enfin pourquoi ces gens lisent-ils ? une énimèe preuve que la culture en soi est une passion un peu vaine. Et même le sens poétique, si loué par les belles âmes, et dont ce généalogiste ne semblait pas dépourvu, a révélé son insuffisance, son indélicatesse bornée.
      tristes gens ! leur histoire est celle de la dernière France.
      Que leur manque-t-il pour que ce degré de grâce mêlé d’horreur qui fascine les hommes depuis la nuit des temps ne provoque plus chez eux des réactions aussi médiocres ?... j’ai ma petite idée là-dessus, et je crois que ça s’appelle Dieu.

      Un Bernanos aurait pu s’emparer d’un sujet comme celui-là, et en faire un chef d’oeuvre. Mais si les gens lisent avec leurs pieds, à quoi bon ?


    • #1454860

      Vous oubliez quand même de parler des 850€ qui lui étaient volés tous les mois... À ce prix là on peut esperer mieux qu’un matelas en mousse moisi, aucun confort, même ceux de base, et de la piquette à 1 balle le litre non ?
      Nous sommes clairement en présence de voleurs. Spartiates si vous voulez, mais voleurs en premier lieu.


    • #1454866
      le 29/04/2016 par jojo l’affreux
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      Vous êtes sur qu’on est pas devant un cas de fraude au RSA au moins ?

      Dans sa nouvelle maison de retraite, il aura déjà une douche, le chauffage et quelqu’un pour veiller à ce qu’il prennent ses 3 repas par jours et à ce qu’il ait pas des maladies.

      C’est de l’abus de faiblesse caractérisé, du vol et effectivement un beau cas d’esclavagisme. Avouez que pour 850€ par mois pendant 30 ans, ils auraient au moins pu lui payer une caravane d’occasion et l’électricité ces braves paysans. Ils s’en sortent plus que bien.

      On espère que vous vous exciterez pas trop devant la prochaine affaire de pension de retraite détournée en Algérie (au moins les mecs sont morts avant de se faire piquer leur pension) ou devant le prochain esclave chez les Qataris.


    • #1454888

      Excellent raisonnement pour parfaire la leçon je vous propose une immersion dans ce genre de vie
      ainsi vous pourrez tester in vivo la pertinence de votre analyse


    • #1454907

      "D’ailleurs je suis sûr que le prétendu esclave a eu une vie plus intéressante avec ces paysans que logé au frais de la mairie dans un appart d’un quartier HLM ". Un beau couple de salopards qui a utilisé la faiblesse intellectuelle d’un pauvre gars pour le faire bosser pour pas un rond, en lui piquant son argent et en le laissant survivre dans sa pisse. C’est fou ce qu’il a du être heureux.


    • #1454951
      le 29/04/2016 par goy pride
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      Il serait mieux dans une maison de retraite ? Que vous êtes ignorants ! Vous croyez que c’est un vieux qui aurait les moyens de se payer une institution de luxe à l’américaine ? Les enfants on est pas à Hollywood ici ! Un marginal comme lui se retrouverait dans un de ces hospices miteux ! D’ailleurs c’est là où qu’il sera placé et il y mourra très rapidement dans une insoutenable solitude ! Quelqu’un qui s’occupe de lui ? Mais vous rigolez ! Vous ne connaissez pas l’enfer de la vieillesse en institution spécialisée ! Sans avoir à me creuser les méninges je pourrais vous sortir 3 exemples de personnes que je connaissais qui ont vécu abus et sévices dans un hospice ! De plus j’ai ma frangine qui avait bossé dans un hospice, les trucs de dingues qu’elle me racontaient ! Escarres si énormes que l’on pourrait y mettre un poing et nettoyés sans anesthésie, à la barbare, avec des infirmières qui vocifèrent des insultes aux vieux qui se débattent et hurlent de douleur...mais c’est pas grave ils n’ont plus toute leur tête, sont grabataires et n’ont pas de famille auprès de laquelle se plaindre..les humiliations verbales et physiques quotidiennes par le personnel...l’énorme solitude affective de la plupart de ces vieux qui n’ont plus personne pour venir les voir...interdiction de boire, de fumer... et ces 850 euros cela lui ferait une belle jambe avec la curatelle qui lui pendra certainement au nez !


    • #1454988

      Bah oui, quoi ! C est comme ca que ca se passe chez les pecores. Faut vraiment etre un bourg’ qui n a jamais rien vu de la vie pour s offusquer.

      Dans les campagnes de France ; quand on croise quelqu’un d’un peu simplet ou diminue par la vie, on l exploite. On le colle entre deux planches de bois sans chauffage, on le fait bosser, on lui pique son oseil, etc etc...mais c est pour son bien. Qu est ce qu il ferait sinon ?! Au moins, il mange et il est protege de la pluie. Ce n est pas si mal. C est juste de l entraide paysanne...

      Et puis, bon, ce n est pas si grave parce qu on trouve sans doute pire en ville.

      ...

      Mais quel ramassis de... . Mon dieu...


    • #1455029
      le 29/04/2016 par paramesh
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      allez Julien, mange du Libé, ça rend intelligent, c’est connu.
      Tu as déjà vécu à la campagne ? que connais tu de ce monde ? tu connais les ravis ? et surtout comment on les gère en milieu rural ? ouvrez les yeux, rien n’a été dit sur cette histoire ou tout au moins pas le plus important : le jacques faisait-il ou non partie de cette famille nombreuse (5 enfants). tout le reste n’est qu’idéologie et propagande.
      Se permettre de juger sans avoir ces informations est stupide ;
      tout comme goy pride que je salue au passage, je n’affirme rien mais je doute fortement


    • #1455260
      le 29/04/2016 par jojo l’affreux
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      Bin voyons il était mieux dans sa cabane à se faire sucer sa pension mensuel qu’en maison de retraite.

      Perso je suis peut-être un bourgeois citadin mais j’ai travaillé dans un long séjour, c’est la maison d’état où on envoie les vieux qui sont trop indigents ou trop malades pour être rentables pour une maison de retraite. Je vous garantis qu’ils avaient accès à l’eau courante, l’électricité, un lit, 3 repas par jour qui leur étaient suffisant et qui étaient mangeables, que ceux qui pouvaient plus le faire seul étaient lavés, qu’on les forçaient pas à faire le ménage eux-même et qu’il y avait même une télé dans la salle commune. Contrairement à ce que peuvent colporter les légendes rurales sur les maisons de retraite.

      Après vous pouvez bien insulter les gauchistes congénitaux, Patrick Drahi et Libération, mais il n’y a pas qu’eux qui parle de l’affaire et au vu de vos commentaires, ils ont raisons quand ils disent : « Plusieurs personnes à Alès m’ont dit avoir eu connaissance de cas similaires, comme si la situation de Jacques était finalement assez courante dans nos campagnes cévenoles… Et qu’elle pouvait être plus ou moins acceptée. »
      Ils ne font pas pour autant une généralisation à tout les paysans comme vous généralisez sur les personnels qui soignent nos vieux et qui seraient des tortionnaires.


    • #1455781
      le 30/04/2016 par paramesh
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      @ jojo, loin de là à généraliser sur les personnels des hospices qui font d’ailleurs en général un bon boulot et sont vraiment dévoués (au moins en campagne). le problème n’est pas là, si tu connais un peu la campagne tu dois savoir que les vieux paysans craignent comme la mort de se retrouver dans ces mouroirs où on les infantilise et où ils se sentent inutiles car sans plus aucun repère social.
      Quant aux ravis, il fut un temps que j’ai bien connu où c’était les villageois qui s’occupaient d’eux et géraient les problèmes (plus ou moins bien, on est d’accord), mais au moins pour eux ils vivaient dans la communauté en marge mais non exclus.
      Depuis une trentaine d’années, il n’y a plus de ravis dans les villages car ils sont embarqués dans des hôpitaux psychiatriques ou des centres spécialisés par les "services sociaux". pour leur bien ?
      foutaise, pour les exclure de la société parce que c’est sale et moche (comme les vieux, les morts etc)


  • #1454807
    le 29/04/2016 par djiguit
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    l’histoire est dure,mais les sources sont a prendre avec une infinie précaution,libé ,si c’est pas les cathos qui en prennent plein la gueule,ce sont les paysans,donc a prendre avec des pincettes !


  • #1454816
    le 29/04/2016 par TeddyTed
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    Si nos services sociaux cherchent des gisements de cas d’esclavage, je leur recommande les camps de roms : vieux et handicapés pour la manche (sans compter les chiens volés et drogués destinés à attendrir le passant), femmes et enfants pour le vol et la prostitution, il y a là un vrai trafic...
    A l’inverse il y a aussi les grands bourgeois et diplomates des beaux quartiers qui ont des gens de maisons employés dans des conditions quelquefois « limites ».
    Les gitans ou manouches (nos gens du voyage « de souche ») eux ont des « commis », c’est-à-dire des SDF ou marginaux qu’ils récupèrent et font travailler en échange du gite et du couvert.
    Même principe dans nos campagnes. On y trouve encore ce genre de cas, c’est d’ailleurs une tradition qui vient de loin (des temps rudes). Les simplets sont par exemple récupérés par leur propre famille ou d’autres ; Il y a des cas près de chez moi dans le Sud-Ouest, tout le monde les connait. Ces gens-là sont-ils recueillis ou exploités ? c’est une question d’angle, mais les choses ne sont jamais blanches ou noires.
    Vous remarquerez que Libération a choisi son angle, et sa population à stigmatiser.


  • #1454843
    le 29/04/2016 par matador
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    Ouais bof, une histoire sordide et tristement banale, qui ne révèle rien de fondamental en soi ; juste un rappel que l’homme est un loup pour l’homme, il y a des pauvres gens et des exploiteurs, rien de nouveau.

     

    • #1454872
      le 29/04/2016 par réGénération
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      Ouais bof... rendormons-nous donc, rien ne presse..
      (par contre la photo me fait vaguement penser au film "La colline a des yeux" !)

      Plus sérieusement, je suis d’avis que venant de Libé on ne doit point s’y fier ! PLus personne ne dit "peuchère" !!
      Qui accepterait des conditions pareilles ?! çà ressemble à un scénario de film d’horreur.


    • #1454902
      le 29/04/2016 par matador
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      A rege...
      "Plus personne ne dit peuchere",
      t as pas vécu dans le midi toi...) et la misère est partout quand on s aventure dans des coins loin de tout...


  • #1454884
    le 29/04/2016 par akrobustia
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    Oedème pulmonaire ? Je mettrais ma main à couper qu’ils ont eu les jetons qu’il leur claque entre les pattes, et de devoir se justifier en plus de paumer la rente qu’ils en tiraient.
    Pour ce que je connais du monde paysan, il a -autant qu’ailleurs- son lot de types sans scrupules. Rien de nouveau sous le soleil.


  • #1454901

    @ Le 29 avril à 11:19 par Untel #1454824
    « Jacques, esclave en France pendant 30 ans »

    Il y a de tels liens mystérieux entre les êtres que leurs comportements dépassent l’entendement logique habituel comme ces deux destins, celui de Jacques et cet agriculteur André !

    Et si les deux âmes avaient une dette karmique l’une envers l’autre ? Jacques ayant décidé d’y mettre un terme dans cette vie à l’égard de son ancien esclave que fut un autre André dans une autre époque ? Ainsi, en se mettant à son service, et acceptant sa condition près de trente années, Jacques, bien qu’inconscient humainement mais conscient sur le plan de l’âme, a épongé son karma à savoir les erreurs, fautes commises lors d’une incarnation antérieure !

    Cette étrange vision des choses de la Vie humaine/divine n’échappe pas à l’État, ni à l’Église, les véritables proxénètes et contrefacteurs !

    Oui, il y a dette karmique pour chaque individu à l’égard de la vie divine et non envers l’État, ni l’Église (la fausse, la Grande Prostituée).

    Les deux usurpateurs, persécuteurs et accusateurs que sont les deux institutions ont piraté et contrefaits cette donnée fondamentale de l’interface de la vie divino-humaine.


  • #1454912

    C’est vraiment horrible l’humanité me dégoûte


  • #1454991
    le 29/04/2016 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    Pas de Rolex à 50 ans, le mec ne sait même pas qui est Roger Cukierman ou Meyer Habib, jamais entendu parler de Bernard-Henri Lévy : quelle vie de merde !

    J’espère quand même que dans sa maison de retraite, ils captent LCP !

     

  • #1455009
    le 29/04/2016 par katholikhos
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    L’exploitation de la misère et de la faiblesse humaine est, de toutes les saloperies qui rampent sous le ciel (sub jove), la plus navrante et répandue. Le maquereau appuie un pied élégamment revêtu d’une pompe en crocodile sur le champignon de sa Ferrari grâces aux appâts tarifés de sa "femme". Le pétroleur du Qatar en Kamis dérouille au sang la pakistanaise qui lui apporte son thé tiède. D’une façon générale, le monde roule d’après ce système de servage, à une différence de degré prés, mais non de nature. L’ouvrier est clairement exploité, et plus ou moins selon les latitudes. Il s’agit là, je parle de ce qui fait l’objet de l’article, d’un cas limite, mais qui est encore l’expression la plus épurée d’une réalité humaine, un peu désespérante il est vrai, selon laquelle, en maintes occurrences, l’homme est un parasite pour l’homme : un parasite à truffe humide et qui hurle à la lune les nuits d’hiver.


  • #1455019
    le 29/04/2016 par paramesh
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    en fait le le Jacques fait maintenant l’esclave pour un maison de retraite.
    Le plus symptomatique dans cette histoire est que personne ne parle dans cette histoire des rapports humains entre les interessés.
    Visiblement les maîtres vivaient sur le même standing que leur "esclave", et ils partageaient la même vie. Cela s’appelle une vie de famille, pas de rapports économiques entre les membres de la famille car tout est mis en commun. Or visiblement personne ne se plaignait.
    il n’y a même pas fraude au RSI puisque il était dû. la seule façon d’y trouver à redire c’est de casser le "lien familial" pour affirmer que l’individu Jacques a été spolié (par ignorance) de son bien propre.
    La seule bonne question à se poser est : : Jacques était-il heureux dans sa "famille" ?


  • #1455054
    le 29/04/2016 par Caltech
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    Ce sordide fait divers nous parle surtout de la nature humaine profonde et réelle loin des visions bisounours des citoyens lambda abreuvés de droits de l’homme, d’égalité, de fraternité et autres visions idéalistes de la société moderne.
    Ce fait divers nous dit que n’ont pas été créés pour les chiens :
    - les règlements, les lois, le code civil, le code pénal, le code du travail, le droit international, l’aide sociale, les hôpitaux, la retraite, etc...etc... Car s’il n’y avait pas tout cela des histoires comme celles-ci il y en aurait des milliers.
    Le singe évolué appelé "homme" a une tendance toute naturelle à exploiter plus faible que lui, à s’accaparer les ressources et les femelles quand il a le pouvoir, à usurper le droit des autres pour asseoir le sien et à considérer la planète comme un espace peuplé d’objets (les animaux, les autres humains) où l’on peut se servir à volonté d’où la maltraitance animale, l’exploitation des hommes par d’autres hommes, l’exploitation sexuelle, le pillage des ressources, la pollution, etc, etc...
    Bien entendu je force un peu le trait pour faire réfléchir mais regardez bien comment est le monde aujourd’hui après soi-disant "4000 années de civilisation". Récemment j’ai regardé un reportage sur l’Afrique ; dans un bled pourri une pauvre femme vivait avec ses quatre enfants dans une hutte de cinq mètres carré et une casserole, une calebasse pour ustensiles de cuisine. Quand sa gamine allait chercher de l’eau elle prenait des beignes de la part des adultes...
    Nous sommes encore loin de tout cela quoique des cas de maltraitance en France même...
    Et c’est pour cela qu’il faut combattre pour certains acquis et contre la dérèglementation mondialiste, afin que le monde ne devienne pas une horrible jungle où tous les hommes se boufferaient entre eux pour survivre. C’est la coopération et la solidarité qui ont fait l’humanité.
    Ce cas cévenol c’est soi un retour dans les âges très barbares, soit une avancée dans un futur apocalyptique...peuchère !

     

    • #1455089
      le 29/04/2016 par paramesh
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      ton commentaire pourrait sortir de n’importe quelle officine de propagande libérale.



      mais regardez bien comment est le monde aujourd’hui après soi-disant "4000 années de civilisation"




      la réalité n’est pas 4000 ans de civilisation mais quelques centaines d’années de liberalisme.
      c’est bien mal connaître les sociétés traditionnelles que de les mettre dans le même bain que l’individualisme prédateur initié par la marchandise.


  • #1455152
    le 29/04/2016 par VaeVictis80
    Jacques, esclave en France pendant 30 ans

    18 mois avec sursis, lol


  • #1455167

    En lisant le relai de l’article, j’ai vu le truc gros comme une maison, et le fait que ça vienne de Libé me confortait dans cette idée. Mais j’ai été interpellé par la plupart des commentaires, qui à mon sens tombent dans le piège grossier de l’émotionnel :" c’est horrible, sordide, l’homme est un loup pour l’homme..." Du coup, je suis allé lire l’article complet, et je n’ai pas été déçu : du larmoyant, faussement littéraire, le trait grossi au possible. Heureusement que certains ici posent de bonnes questions, notamment sur la nature des rapports du Jacques et de ses hôtes, mais la plus importante est celle ci : ne sommes-nous pas tous autant que nous sommes, des esclaves ? D’un patron, d’un propriétaire, d’une banque, d’un état, de sa compagne, de son chien ? Le débat n’est pas sur "l’esclavage", mais sur ce que chacun va mettre dans ce concept. Subjectif en somme. Donc les propos sur la campagne, les "pécores", sont à mon avis hors-sujet. Et au risque de choquer, le fond de ma pensée est que cet homme a choisi son sort, consciemment ou pas, et a priori ne s’en est jamais plaint. Cet article n’a pour but que de propager de l’idéologie dominante.

     

    • #1456077
      le 01/05/2016 par Provençal
      Jacques, esclave en France pendant 30 ans

      Ça fait plusieurs commentateurs, dont tu fais partie, qui sont tellement gênés par la bassesse qu’expose cet article qu’ils tentent de la nier de diverses manières, en faisant appel à toutes leurs capacités cérébrales.

      Ce que je peux dire, c’est que j’ai vu un cas assez similaire en ce qui concerne le logement : un ouvrier marocain, habitué de la ferme cossue qui l’emploie depuis 20 ans, logé dans un "bastidon" (cabane agricole) de 2,5 m sur 2 à l’année, une ampoule au plafond, un lavabo, une mezzanine pour nain, point.
      La honte silencieuse de son fils (maîtrise de chimie moléculaire au Maroc), venu régulièrement l’aider l’été.

      Ça se passe en Provence, dans le Luberon Sud. C’était chez le fils du maire, un des plus gros propriétaires terriens du pays.

      Oui, cet homme dont je parle n’est pas exploité, il touche son salaire, etc. Mais, sois honnête avec toi-même une minute : si c’était ton père ou ton frère qui vivait comme ça, est-ce que tu réagirais *vraiment* comme tu le fais maintenant ?


    • #1456482

      @Provençal :
      Je vais te répondre avec toute ma franchise : oui, je réagirai pareil. Pour une raison très simple : on ne peut pas aider quelqu’un de force. Si, dans l’éventualité que tu me soumets, ce proche était dans la même situation, je tenterai de lui faire voir la réalité de sa condition, je lui proposerai probablement de le sortir de là, mais je ne pourrais en aucun cas lui imposer.
      Donc tu te trompes quand tu affirmes que je suis gêné par la bassesse. Ce qui me gêne le plus, c’est le fait d’accepter un traitement inacceptable. Mais attention, je ne jette pas la pierre à Jacques, il a certainement un vécu particulier, des traumatismes, des faits de sa vie qui expliquent pourquoi il a accepté cette situation. Chacun a ses propres limites définies par ses expériences et/ou sa volonté.. Il ne s’agit pas de nier la responsabilité des "hôtes" de ce monsieur, mais dans la mesure où ça a duré 30 ans, je me dis que tout le monde y trouvait son compte dans cette histoire, aux détriments des locaux certes bien intentionnés (bonnes intentions dont l’enfer est pavé parait-il) mais qui vivaient mal leur impuissance (je parle pour "l’érudit généalogiste", comme dit l’article).
      Le cas que tu cite ne m’émeut pas plus que ça. En revanche, je me demande comment tu peux affirmer que le fils avait honte puisqu’elle était silencieuse. Tu le connaissais ? Et au passage, c’est pas parce que tu touches un salaire que t’es pas exploité, comme tout le monde. Bien au contraire, dans certains cas.


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