Egalité et Réconciliation
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
 
A A A
imprimer

La Banque de France, 68% de marge bénéficiaire !

Banque de France, mais pas des Français

L’institution monétaire a dégagé un bénéfice après impôt de 2,2 milliards d’euros en 2015, en ligne avec les bénéfices des années précédentes, grâce notamment à une maîtrise de ses charges et surtout à l’augmentation de ses liquidités, nées de la politique monétaire non conventionnelle de la BCE.

 

La Banque de France se porte toujours aussi bien  ! Pour 2015, elle affiche un résultat ordinaire de 4,71 milliards d’euros, quasiment identique aux 4,8 milliards enregistrés en 2014. Après versement d’un impôt sur les bénéfices de 1,9 milliard d’euros, le résultat net de la Banque s’élève à 2,22 milliards d’euros. Depuis 2008, jamais l’institution monétaire n’a enregistré un résultat opérationnel inférieur à 4 milliards d’euros.

Ce n’est pas un hasard. La structure du compte de résultat a considérablement évolué au cours des dix dernières années. En 2006, la Banque de France générait un produit net de 3,9 milliards pour des charges d’exploitation de 1,7 milliard (dont 1,3 de personnel). Depuis, son produit net a progressé de 75%, à 6,9 milliards. Les charges, elles, n’ont augmenté que de 400 millions, limitées notamment par une baisse des frais de personnel dans le cadre des multiples plans de réorganisation du réseau lancés depuis la création de l’euro. Dans ces conditions, avec un résultat de 4,7 milliards sur un produit de 6,9 milliards la banque de France affiche une rentabilité de 68%, à faire pâlir d’envie n’importe quelle Google ou Amazon !

La comparaison avec l’année 2008 n’est pas fortuite. La crise des subprimes a en effet entraîné une modification profonde des rôles des banques centrales, qui s’est traduite par la mise en place de politiques monétaires non conventionnelles, politiques qui perdurent aujourd’hui en zone euro et ont même tendance à s’accentuer s’agissant de la BCE. Dans ce cadre, la Banque de France a perçu plus de 183 millions d’euros des banques commerciales au titre de l’application du taux de dépôt négatif depuis l’année dernière.

Lire la suite de l’article sur lopinion.fr

La banque, entre rôle économique et rôle financier, voir sur E&R :

Comprendre les retombées politiques de la logique bancaire, avec Kontre Kulture :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

17 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1424872

    Depuis la création de la BCE, en 1998, la BDF ne sert plus à grand chose . Ah si tout de même entre 2004 et 2009 elle a vendu 580 tonnes d’or (à qui ???) sur ordre du nabot, qui a sans doute dû se servir, d’une façon ou d’une autre, au passage... Les paradis fiscaux ne sont pas faits pour les chiens .

     

    • C’est goldman sachs qui était chargé de vendre l’or a un prix en dessous du marché....

      C’est pas très chrétien tout ça....


    • Faux. La banque de France est l’un des principaux actionnaires de la BCE. Elle décide de plus directement, en siégeant à Francfort, et indirectement par son influence en tant qu’actionnaire, de la politique monétaire, en coordination avec les autres banques centrales, et surtout la Bundesbank. De plus, le précédent gouverneur de la BCE, Jean Claude Trichet était français et ancien gouverneur de la Banque de France.

      Contrairement a ce que l’on raconte à tort souvent, la Banque de France est très influente quant aux décisions prises par la BCE. Car de plus de nombreux français à des postes éminents sont membres du personnel de la BCE.


    • Pour KSS

      La Banque de France vend elle même son or.
      Quelles sont vos sources pour affirmer que Goldman Sachs a vendu ou vend des stocks d’or pour le compte de la Banque de France ?
      Merci de m’éclairer.


  • Si les PME et PMI font faillites et les agriculteurs se suicides çà va pas arriver aux banquiers ,les entreprises,çà serait plutôt -68% .Eh oui la (crise) cet ovni tombé du ciel comme une météorite qui vient frapper les Français ,mais pas les banques çà c’est un truc venu d’ailleurs, , mais malgré tout que beaucoup ont compris,et que Pierre Jovanovic nous explique très bien,dans ces émissions.


  • #1424891

    La banque de France c’est privatisation des bénéfices donc les 68% ne sont pas pour la France, mais pour la mafia.

    Lorsque la B de F perd de l’argent, là c’est au peuple Français de rembourser.

    Ce rappel reste important, car même sur ER, il y en a encore qui doute de cette vérité.

     

  • Et dans quelles poches tombent ces ’bénéfices’.. ?

     

    • #1425289

      ... dans les poches des actionnaires ; en l’occurrence il n’y en a qu’un seul : l’Etat, qui va toucher un gros dividende après avoir touché un gros chèque au titre de l’IS.


  • #1425056

    pour résumer , ils empruntent .
    ensuite ils endettent .
    puis ils se font des marges pendant que les impots grimpent .
    allez voter bande de démocrates.


  • #1425304
    le 21/03/2016 par jojo l’affreux
    La Banque de France, 68% de marge bénéficiaire !

    Renseignez vous : l’actionnaire unique de la banque de France c’est bien l’état et c’est lui seul qui touche les dividendes des intérêts. Le hic, c’est qu’il n’a plus le droit se prêter lui même ou à aucune institution publique (collectivités territoriales, hopitaux...), il ne peut que prêter aux sociétés qui ont une licence bancaire et ensuite ces sociétés lui reprêtent le pognon à un taux plus élevé en faisant un bénéfice sur le cul des contribuables.
    Rappelons que la valeur de la monnaie est assuré par l’or de la France et la richesse produite collectivement par les Français (et les autres peuples membres de la zone euro), il n’y a donc pas de raison que les banques prennent un intérêt sur les besoins monétaire de l’état même si elle en reverse une partie aux épargnants et aux "investisseurs internationaux". Si l’état n’a pas à se mêler des affaires du marché pourquoi le marché devrait se mêler des affaires de l’état ?
    La logique voudrait que le gouverneur de la banque de France soit un secrétaire d’état rattaché au ministère de l’économie et des finances et prête à l’état à taux zéro. La charge des intérêts de la dette est le deuxième poste budgétaire de l’état et représente plus de la moitié de notre déficit et ça augmente.

     

    • Si la Banque de France est censée être indépendante, c’est pour que la monnaie reste stable.
      C’est la mission qui lui a été confiée.

      Si le gouverneur de la Banque de France avait été sous la tutelle directe du gouvernement, et avait prêtée à taux zéro au gouvernement, les politiciens auraient abusé à 1000 % de ce pouvoir, et la monnaie (le franc), ne vaudrait aujourd’hui plus rien, et aurait plongé le pays dans une spirale d’hyper inflation.

      Ainsi, la politique de QE (Quantitative Easing) déployée par la Banque centrale européenne, est totalement suicidaire, Celle-ci a été initiée du fait de la pression extrêmement forte des Etats de la zone euro. Et risque de conduire l’Euro dans le mur à court ou moyen terme.

      Seul un gouvernement éclairé peut avoir 100 % la main sur l’émission monétaire, et ainsi utiliser ce pouvoir avec raison, pour éviter l’hyperinflation.

      En résumé, on voit bien que lorsque les politiciens prennent en main la monnaie (politique actuelle de QE), on va dans le mur très vite.


    • Donc si les gouvernements depuis 1974 ont contractés 20 000 milliards de dettes auprès des banques privées c’était pour nous protéger de l’hyperinflation...


    • Le niveau des commentaires est vraiment de + en + bas...

      Si les gouvernements depuis 1974 ont contracté 2 000 milliards de dettes (et pas 20 000) à ce jour, c’est parcequ’ils ont fait n’importe quoi en dépensant beaucoup plus que les recettes.

      Effectivement, si la Banque de France avait été sous contrôle de l’Etat, sous Mitterrand, Baladur ou Sarkozy, il y aurait eu une hyperinflation aboutissant à un krack monétaire, et le franc ne vaudrait plus rien.

      Contrairement à ce que ne nombreux gauchistes et mecs d’extrême droite affirment, le retour au Franc et à la maîtrise de la fabrication de la monnaie, n’est pas une finalité en soi. Encore faut-il derrière être capable de gérer le budget et la planche à billet avec raison.

      Les adeptes du retour à la dépendance totale de la Banque de France vis à vis de l’Etat oublie un point essentiel : pur qu’une monnaie survive (le Franc), encore faut-il que cette monnaie vaille quelque chose A L’EXTERIEUR de la France. Il ne suffit pas d’avoir la maîtrise de la monnaie pour que tout aille bien ... Il faut être crédible.

      Et même si je pense qu’il faut sortir à moyen terme de l’Euro, l’Euro nous a paradoxalement sauvé de l’incompétence absolue des politiciens à gérer l’Etat et ses finances, et à prendre les bonnes mesures au niveau économique.