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La Cour suprême américaine très divisée sur la question brûlante de l’avortement

La Cour suprême est apparue profondément divisée mercredi sur la question passionnelle de l’avortement, qui déchire l’Amérique plus que tout autre sujet de société et revient dans un contexte électoral explosif marqué par un bras de fer entre le Sénat à majorité républicaine et la Maison-Blanche.

 

Les juges de la Haute cour ont avancé des arguments frontalement opposés quand ils ont examiné pendant 90 minutes la légalité des restrictions posées par un nombre croissant d’États américains au droit à l’IVG, notamment au Texas.

La Cour suprême ne prendra pas de décision avant juin.

Mais étant donné que la Haute cour fonctionne exceptionnellement à huit juges (quatre conservateurs et quatre progressistes) au lieu de neuf depuis la mort du juge conservateur Antonin Scalia, tous les regards se portent sur Anthony Kennedy, juge conservateur modéré, devenu l’arbitre dans cette affaire.

La division était aussi palpable au pied de l’imposant bâtiment de la Haute cour à Washington, où des centaines de manifestants pro ou anti IVG ont clamé leurs arguments.

 

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Des manifestants en faveur de l’avortement devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington, le 2 mars 2016

 

« Pro-vie, pro-femmes », ont scandé des étudiants opposés à l’avortement en tenant des ballons bleus. « Droits à la reproduction », leur ont répondu des partisans de l’IVG coiffés de bonnets violets en leur tournant ostensiblement le dos.

Concrètement, les sages, qui comptent trois femmes dans leurs rangs, examinent une loi de 2013 qui impose aux cliniques texanes pratiquant des avortements de posséder un plateau chirurgical digne d’un milieu hospitalier, et qui oblige les médecins à disposer d’un droit d’admission de leurs patientes dans un hôpital local.

Les rédacteurs du texte le justifient au nom de la santé des femmes, affirmant minimiser pour elles les risques sanitaires. Mais pour les défenseurs de l’IVG, il s’agit d’un faux prétexte, le véritable objectif poursuivi par les législateurs républicains locaux s’inscrivant dans quatre décennies d’assauts répétés contre « Roe v. Wade », décision historique qui a légalisé l’avortement en 1973 aux États-Unis.

Lire la suite de l’article sur information.tv5monde.com

Le combat des Américains pro-vie, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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1 Commentaire

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  • L’avortement, sujet de toutes les discordes, même ici, sur E&R... Ceci dit, si on veut parler "technique" (et E&R s’y met depuis quelque temps, et tant mieux !), il n’existe pas de droit à l’avortement, en tout cas, celui-ci ne peut nullement être rattaché à un droit humain (cf la jurisprudence de la CEDH pour ça). Pour ce qui est du cas belge (je connais moins le cas français, étant belge), ce "droit" ne se résume qu’à une dérogation partielle à un acte qui, sinon, serait une infraction pénale. Là aussi, ça ne ressemble que de très loin à un droit subjectif au sens de nos traditions juridiques... C’est là une des principales escroqueries féministes de notre temps : faire passer la dérogation à l’interdit pénal de l’avortement comme un droit fondamental de toute femme, mensonge ! Une fois cette idée en tête, regardez combien de fois cette expression est reprise par la presse, si j’étais paranoïaque, je dirais qu’il y a une intention malicieuse là-derrière, histoire de formater les esprits...