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La Petite Histoire – Le vrai visage de Tolkien, catholique et réactionnaire

Par Christopher Lannes

À mille lieues de l’image d’un auteur d’« heroic fantasy » imprégné d’ésotérisme new age et adulé par les hippies, Tolkien était avant-tout un catholique traditionaliste, anti-moderne, réactionnaire et conservateur.

Pétri de latin, il a fondé son œuvre en s’inspirant de la mythologie nordique et de ce catholicisme médiéval plein de mystères et de légendes. Marqué par la Première Guerre mondiale, il restera jusqu’à sa mort fidèle à ses idéaux, trouvant refuge dans son univers pour se couper de ce progrès qu’il haïssait tant. Dans ce nouvel épisode de La Petite Histoire, Christopher Lannes nous conte la véritable histoire de l’auteur du Seigneur des anneaux. Un visage méconnu et fascinant.

 

 

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34 Commentaires

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  • Tolkien était avant tout un grand universitaire médiéviste, spécialiste de la littérature médiévale en vieil anglais, traducteur par exemple de Beowulf et du merveilleux Sir Gawain and the Green Knight, chef d’œuvre de la poésie arthurienne. C’est ainsi qu’il se serait défini avant tout.
    Je ne suis pas certain qu’il eût apprécié cette présentation un peu caricaturale et récupératrice. Mais bon, ça apporte un éclairage.


  • Bien qu’il s’en soit défendu publiquement de toute évidence pour éviter les emmerdes et ne pas nuire à la diffusion de son oeuvre en lui imposant l’étiquette "chrétienne" ou pire encore "catho", Tolkien a décrit l’idéal chrétien européen médieval dans ses oeuvres tout en veillant à omettre toute référence trop explicite à la foi chrétienne.

    Le christianisme européen à son apogée médiéval a deux caractéristique majeure : la première est la synthèse improbable et pourtant réussi entre l’hypervirilité martial des tribus païennes avec le message christique d’amour, de compassion et de paix (l’esprit chevaleresque, la défense de la veuve et de l’orphelin, l’amour courtois...). La seconde est la survivance et l’accession à l’universel du paganisme européen à travers la foi chrétienne et plus exactement le catholicisme. Ainsi la doctrine catholique loin d’avoir tué le paganisme elle lui a donné une dimension universel qui survit au travers la foi catholique.
    On notera en passant des similitude avec l’islam (non wahhabite) qui a aussi connu notamment un idéal de valeurs chevaleresques dont une des incarnations modernes fut l’émir Abdel Kader...

     

    • Esprit de chevalerie qui fût concrétisé par le pacte "hilf al fudul" par Muhammed et des habitants de la Mecque avant les premières révélation du Coran.


    • Excusez moi mais je ne peux vous laissez dire ça, vous vous trompez totalement, il n’y a aucune similitude possible entre l’islam et l’oeuvre de tolkien ou de son idéal chevaleresque.
      Dans son oeuvre, les orientaux sont des alliés de sauron, ennemi du gondor (la civilisation européenne).


    • @delanth



      Dans son oeuvre, les orientaux sont des alliés de sauron, ennemi du gondor (la civilisation européenne)



      Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire ! Tu parle du film qui prend beaucoup de liberté avec l’oeuvre de Tolkien.
      Et qui prête à confusion dans la tenu vestimentaire de certains protagonistes.
      Mon pauvre tu es tombé dans le piège de Holliwood et sa promotion du choc des civilisations qui sers le projet du grand Israël.


  • Merci. Vous m’avez donné envie de lire cet auteur que j’avais tendance à zapper, vu son public et hollywood...

     

    • Sans parler du Hobbit, qui est une mauvaise adaptation, la première trilogie de Peter Jackson avait tout de même des qualités. Même si on est loin de la poésie du livre. Je suis quand même de plus en plus mitigé quand je revois le Seigneur des Anneaux. Je me demande à chaque fois ce que cela aurait pu donner avec Tarkovski et Bergman derrière la caméra. Deux génies du cinéma européen pour mettre en scène un génie de la littérature européenne. Le rêve...


  • Merci c’était génial !!!


  • Tolkien est parti des Havres Gris rejoindre l’ancien monde de la tradition et des contes et légendes, paisible, il doit bien rire en fumant sa pipe maintenant là où il se trouve à Valinor en regardant ce monde du progrès, des détraqués dégringoler.

     

  • L excellentissime tolkien


  • #1602128
    le 15/11/2016 par Le retour du roi ou le retour de jésus
    La Petite Histoire – Le vrai visage de Tolkien, catholique et (...)

    En lisant sont oeuvre ce constat est évident seul des esprits troublé peuvent croire le contraire.
    Tolkien était avant tout un visionnaire et ses histoires un espoir pour le future.


  • Et après on s’étonne que l’adaptation (faite avec talent) séduise le monde entier : le grand art est toujours proche de la Tradition car dés qu’un film/pièce de théâtre/livre embrasse les modes du moments on peut être sur que cela va mal vieillir car ce qui touche une génération n’aura jamais la puissance du flambeau qui les traverse toutes...(on parle des "Nuits fauves" de Cyril Collard ?)


  • Merci pour cette présentation.
    Mais...

    Bémol n°1 :
    pas John Carpenter mais Humphrey !!! Fallait refaire la vidéo, ouais c’est chiant mais ça aurait fait plus sérieux ^^

    Bémol n°2 :
    Une explication trop réductrice à mon goût, si l’oeuvre reflète un parcours de vie, un regard, elle est aussi le fruit d’un message.

    Tolkien, philologue et sémiologue, construit son oeuvre en embrassant les mythes, l’anthropologie et l’inconscient.

    Le professeur Tolkien sait ce qu’il fait, il nous enseigne à travers ses œuvres, les forces et les travers des hommes et comment y remédier.


  • Je ne sais pas si les nouvelles traductions (mauvaises d’ailleurs) l’ont expurgé, mais dans "The Hobbit", les références - indirectes - à Dieu sont assez nombreuses ("Mon Dieu !", etc...).
    On se demande d’ailleurs bien alors - et c’est assez drôle - quel Dieu un hobbit prie-t-il ?

     

    • Les Hobbits ne sont pas particulièrement religieux, mais dans "The Silmarillion", toutes les divinités sont présentées et on parle d’Illuvatar, l’Unique, qui envoie d’autres dieux inférieures organisés en hiérarchie sur la terre pour la protéger, et parmi eux un rebel, Morgoth, qui tente de tout détruire pour imposer sa propre cosmogonie de chaos.


    • Je ne suis pas d’accord avec vous, les nouvelles traductions sont bien plus fidèles à l’oeuvre originale de Tolkien. Je sais de quoi je parle, j’ai les deux versions françaises et la version originale anglaise que j’ai lu en parallèle. La nouvelle version se tient au plus proche du texte anglais.


  • Tolkien, le seigneur des écrivains !


  • Petite précision,
    Sa mère s’est convertie au catholicisme à son retour d’Afrique du Sud alors qu’elle était déjà veuve, ce qui a entraîné une rupture avec sa famille et par conséquent une gêne matérielle. Sa mère est morte assez rapidement et Tolkien a toujours considéré que cette disparition prématurée avait été causée par les difficultés matérielles conséquentes à la conversion de sa mère. Sa fidélité au catholicisme a sans doute été renforcée par ce souvenir brûlant, sa mère disparue trop tôt...


  • Pour quelqu’un qui s’est amusé à créer un langage elfique, une langue noble et celtique, on peut comprendre qu’il ait assez mal perçu, à la fin de sa vie, le passage de la messe à la langue vernaculaire.
    Il y a sans doute vu une régression, puisque au lieu de passer à l’anglais comme tout le monde, durant la messe Tolkien continuait à répondre au prêtre en latin et de manière la plus forte possible comme pour bien marquer sa position sur le sujet ...

     

  • #1602201

    Il est deux points importants à intégrer à l’œuvre de Tolkien.

    1- Il ne faut pas opposer religion catholique et mythes nordique et celtique desquels sont issus la tradition populaire du "petit peuple" (fées, trolls, gnomes, nains et autres korrigans...) sans compter les héros celtiques qui alimenteront les romances du Moyen-Age comme celle du Roi Arthur Pendragon.
    Le christianisme a intégré des éléments du paganisme ouest européen (ex fêtes chrétiennes en date des anciennes fêtes païennes, lieux païens christianisés, légendes populaires locales catholico-compatibles...).
    Force est de constater que cette culture qui en résultat est très régressée aujourd’hui, comme le vrai catholicisme d’ailleurs.
    Si l’on se promène en Europe (pas ce machin idéologique mais cette réalité géographique) on peu remarquer que la tradition du "petit peuple" subsiste (pour ne pas dire est endémique) en particulier en Irlande, Écosse, Norvège, Islande et chez nous en Bretagne, ex territoires celtes et de peuples nordiques (Vikings, Scots, Pictes...).

    2- La saga du Seigneur des Anneaux, loin d’être une simple histoire d’heroic fantasy à destination des babas new age reflète très précisément le "vrai visage de Tolkien" tel que brossé dans la vidéo.
    La fin de la trilogie marque tristement la fin d’une époque, la fin du Troisième Age dans la chronologie de Tolkien et l’avènement du Quatrième Age, celui des hommes.
    Les Hobbits se cachent plus que jamais et la Comté devient territoire interdit par Aragorn, les Nains décimés ont perdu leur puissance d’antan et disparaissent peu à peu et surtout les Elfes quittent la Terre du Milieu et partent à la suite d’Elrond pour Valinor, terre ancestrale des Valar.
    L’effacement des faeries merveilleuses fait place au monde moderne matérialiste où tout s’accélère (Ages 4, 5, 6...).
    Comme Tolkien, il est tentant de vouloir se réfugier ou désirer le retour de ce monde des faeries face au monde moderne si satanique et si peu spirituel...

    La boucle est bouclée puisque le départ des Elfes en Valar est en quelque sorte un retour au Premier Age ou Age Valarin qui correspond à la création de la Terre (Arda) par Ilúvatar.

    Pour répondre au commentaire précédent de Narcisse, Ilúvatar est qualifié de Dieu, le Père Créateur de Tout. Notons qu’il sera aidé dans sa création par les Ainur (les Saints).

     

    • Je partage votre point de vue sur l’oeuvre de Tolkien !

      En France il n’y a pas que la Bretagne qui garde le souvenir du petit peuple.
      En Normandie, seule véritable terre viking en France, nous avons toujours conscience des Fées, des Gnomes et des Goubelins qui hantent nos contes populaires, nos chansons, ainsi et surtout nos campagnes, pour qui sait les voir ;)

      Je crois que dans le Berry, ils ont encore une tradition féeriques bien ancrée dans le quotidien de leurs campagnes, surtout concernant la sorcellerie.


  • Tolkien était effectivement catholique et traditionaliste, on peut difficilement le contredire. De là à parler de "réactionnaire", d’ "ultra-conservateur" ou de sa "haine viscérale de la modernité", je ne suis pas d’accord. On parle souvent de lui comme d’un traditionaliste modéré, monarchiste, contre les effets de l’industrialisation et déçu de la disparition du latin dans les églises (c’est tout à fait vrai). Il partage des vues libertariennes (donc en faveur de la liberté individuelle, de l’autonomie, liberté de choix, moins de pouvoir accordés aux institutions d’état, etc), ça se rapproche parfois d’une certaine forme d’anarchisme. Donc on est TRES loin d’un ultra-conservatisme là ! Pire, il ne s’est jamais dit anti-démocratique.
    Après, la vidéo est faite par Christopher Lannes, rédacteur en chef du Bréviaire des Patriotes. Alors je n’ai absolument rien contre les patriotes mais de nos jours, ce terme appelle forcément à l’esprit critique. Déjà le mec a visiblement pas mal de soucis avec les hippies et les gauchistes puisqu’il en parle assez péjorativement dans la vidéo-même.
    Lannes dans son article "Un mot sur la victoire de Trump et le dernier sécession" : se réjouit de la victoire de Trump comme d’une victoire identitaire et d’un miracle et voit la victoire de Marine Le Pen comme la suite logique. http://www.lebreviairedespatriotes.... à 14min30
    Parmi les membres, y a aussi Anthony la Rocca qui se présente lui-même comme : "Jeune patriote français, étudiant républicain réactionnaire amoureux de notre patrimoine culturel. Je refuse que la France soit diluée dans le concert des nations. Je suis favorable à une synthèse entre tradition et progrès, à un État puissant, autonome et bienveillant, représenté par un homme providentiel. Il s’agit tout autant de s’opposer à la xénophilie de nos élites, de sauvegarder une civilisation, de favoriser le progrès social."
    Je pense qu’on a compris la tendance du bréviaire ;)
    Dernièrement, Lannes parle de John Carpenter comme l’auteur de la biographie reconnue de Tolkien (qu’il n’a certainement pas dû lire complètement). Or, l’auteur s’appelle Humphrey Carpenter. Pour un "travail de recherche" aussi pauvre, c’est quand même vachement dommage de se planter même dans le prénom de l’auteur de sa seule source...
    Je partage pas toutes vos valeurs. Donc si le but était de détruire la réputation de Tolkien ou vous le rattacher, dsl

     

    • Donc on est TRES loin d’un ultra-conservatisme là ! Pire, il ne s’est jamais dit anti-démocratique.

      Cherchez un peu avant de dire des bêtises.

      « Mes opinions politiques penchent de plus en plus vers l’Anarchie (au sens philosophique, désignant l’abolition du contrôle, non pas des hommes moustachus avec des bombes) — ou vers la Monarchie « non constitutionnelle ».

      En 1956, il explique ne pas être démocrate « uniquement parce que « l’humilité » et l’égalité sont des principes spirituels corrompus par la tentative de les mécaniser et de les formaliser, ce qui a pour conséquence de nous donner, non modestie et humilité universelles, mais grandeur et orgueil universels. »


  • Il y a aussi deux choses qu’il ne supportait pas c’est de voir son oeuvre comme une allégorie et que l’on essaye d’y trouver une sorte de message politique symbolique caché...


  • Vidéo et commentaires passionnants. Une belle mise en bouche pour un rétif à la culture holywoodienne, enfin rattrappée par elle, à son insu.
    Dire que j´ai collé des dizaines d´heures les films de Tolkien à mes élèves sans jamais ragarder.

    Des similitudes entre Céline et Tolkien. La naissance, 1891-1892, la découverte de l´horreur de la guerre, par la participation à la Grande Guerre, deux hommes du Moyen-Âge égarés dans l´horreur moderne, à savoir le profit et le progrès. Deux hommes qui aimaient les petits, les petits bourgeois.
    L´un a pû être provisoirement récupéré, l´autre est irrécupérable.
    Un bon travail de comparatiste serait à faire, des 2 côtés du Manche.

    Encore un peu et l´on exhumera le fondamental Mythe du XXè siècle de Rosenberg, qui explique bien sa vision, valide, des grandes civilisations nordique et chrétienne, les seules à ses yeux, perverties, par l´histoire de la rencontre des peuples.


  • Fumer des pétards n’implique pas le gauchisme, et encore moins le goût de la modernité.

    Les campagnes sont pleines de hobbits qui vivent de leur terre ou de leur artisanat, simplement, et qui, le soir venu fument leur pipe de Feuille de Longoulet ou de Vieux Tobin , au coin d’un bon feu de cheminée.
    Ils n’ont attendu personne pour s’éloigner du modernisme, et y participer le moins possible.

    Christopher peut il en dire autant ?

    L’herbe à pipe c’est du tabac, d’aucuns diront... Certes, mais cela ne change rien.
    Je suis toujours chrétien, fumeur, non progressiste, et grand fan de Tolkien, qui au passage n’était pas pétri que de latin : Passionné de philologie, il connaissait de nombreuses langues anciennes (grec, vieil anglais, norrois, vieux slave, proto germanique, gallois, gotique) et modernes ( norvégien, finnois, russe, anglais, français, néerlandais).


  • Franchement qui n’avait pas remarqué que l’œuvre de Tolkien est un monument réactionnaire ? Je veux dire à part les antifa qui ne comprennent rien à rien et seraient même capable d’apprécier.

    Ce n’est que ça tout le temps : la défense de l’ordre éternel contre le mal qui vient tout changer.


  • Voilà un lien vers la section brestoise qui s’était penché sur l’œuvre de Tolkien, travail plutôt intéressant !
    https://erbrest.wordpress.com/2014/...


  • Je trouve puérile la protestation de Tolkien contre Hitler, comme quoi ce dernier aurait récupéré l’héritage culturel nordique pour en faire une propagande de guerre. Il faut avoir idéaliser au maximum un sujet pour se choquer ensuite de son détournement à des fins malignes. Contre le monde concret, terrestre, horizontal et réel, Tolkien en appelle au merveilleux, à l’imaginaire, à la fantaisie et à l’idéalisme. Ce faisant, il prête flanc à une sorte d’idéalisme inversé, noir, hitlérien. Tolkien et Hitler, deux idéalistes. Cela ne veut pas dire qu’ils sont de mèches, loin de là. L’idéalisme de l’un est littéraire, l’autre est politique. Toutefois, l’oeuvre de Tolkien contient des appels chevaleresques qui peuvent aisément être interprétés en termes fascistes par des immatures politisants. Un retour de l’ordre aristocratique, du Beau, de la Grandeur, n’est-ce pas exactement ce que rêvait le Fürher ?

    Il ne faut jamais fuir la réalité dans les féeries au risque de voir un retour du bâton sous forme de concrétisation monstrueuse. Féeries pour une autre fois, disait Céline. Pourquoi ne pas voir ce que contient de laid la mythologie nordique ? Ce que contiennent de peu ragoûtant les mythes en général ? Des sacrifices, des guérillas, de l’égoïsme, de l’envie, des rivalités, des séances de lynchage. J’ai pensé une fois que l’on pourrait écrire un Seigneur des anneaux où il n’y aurait que le Mordor. Le Mordor partout. Tout le monde est le Mordor. On se promènerait par conséquent des monts de l’Ombre à la plaine de Nurn en passant par Durthang, des monts Cendrés au Khand en passant par le Morannon. Et c’est cela le propre de la littérature. De dérouter, de jouer avec les codes et d’être irrécupérable par la réalité sous toutes ses formes. Ce livre serait non-politisable.


  • #1606610

    Ouais... bof... quels que soient le parcours et/ou les idées de Tolkien, ce qui séduit toujours dans son œuvre c’est qu’elle est alimentée par les vieux thèmes païens, habitée par l’âme européenne.

     

  • Merci pour cette vidéo !!
    J’essaye désespérément d’expliquer aux catholiques traditionalistes en quoi Tolkien est un écrivain à promouvoir et à ne surtout pas dénoncer. Il a écrit des textes d’une grande profondeur à la manière de Dante. Nous avons de la chance de pouvoir profiter de ses récits qui décrivent le monde et sa création de manière aussi juste.


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