Egalité et Réconciliation
http://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
 
A A A
imprimer

La plupart des publications médicales sont-elles frauduleuses ?

Révélations explosives d’un ponte de la presse scientifique

Un aveu choquant de l’éditeur de The Lancet, la revue médicale la plus estimée au monde, a été pratiquement ignoré par la grande presse et les médias dominants.

 

Le Dr Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet, a récemment fait une annonce disant qu’un nombre scandaleux de publications d’études sont au mieux, peu fiables, quand elles ne sont pas complètement mensongères, en plus de frauduleuses.

Horton a déclaré :

« Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse. Affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalides, et de conflits d’intérêts flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris le mauvais tournant vers les ténèbres ».

Faisant état des choses autrement, Horton dit carrément que les grandes compagnies pharmaceutiques falsifient ou truquent les tests sur la santé, la sécurité et l’efficacité de leurs divers médicaments, en prenant des échantillons trop petits pour être statistiquement significatifs, ou bien, pour les essais, embauchent des laboratoires ou des scientifiques ayant des conflits d’intérêt flagrants, ils doivent plaire à la compagnie pharmaceutique pour obtenir d’autres subventions.

Au moins la moitié de tous ces tests ne valent rien ou sont pires, affirme-t-il. Les médicaments ayant un effet majeur sur la santé de millions de consommateurs, ce trucage équivaut à un manquement criminel et à de la malversation.

Ce dont parle Horton, le financement par l’industrie d’études thérapeutiques afin de mettre au point des médicaments ou des vaccins commerciaux, soi-disant pour aider les gens, sert à former le personnel médical, les étudiants en médecine et autres.

Horton a écrit ses commentaires choquants après avoir assisté à un symposium au Wellcome Trust de Londres, sur la reproductibilité et la fiabilité de la recherche biomédicale. Il a constaté la confidentialité, ou règles de « Chatham House », faisant que les participants ne doivent pas révéler les noms. « Beaucoup de ce qui est publié est incorrect Je ne suis pas autorisé à dire qui a fait cette remarque car nous avons été invités à observer les règles de Chatham House. Il nous a aussi été demandé de ne prendre ni photos, ni diapositives ».

Lire la suite de l’article sur reseauinternational.net

En lien, sur E&R :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

19 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • C’est courageux !


  • je vous conseille le livre "savant maudits chercheurs exclus" de Pierre Lance


  • #1497311
    le 27/06/2016 par insoumis de la dissidense
    La plupart des publications médicales sont-elles frauduleuses (...)

    J’ai la faiblesse de penser plutôt bien connaitre le sujet.

    Si "frauduleuse" est un adjectif bien excessif pour qualifier l’ensemble des publications scientifiques, on doit hélas constater que le phénomène dépasse largement le cadre de la médecine seule.
    Cela fait froid dans le dos et augure qu’à terme beaucoup de choses devront être vérifiées voire même révisées.

    Mettons tout cela en perspective :

    - on demande de plus en plus aux scientifiques mais avec de moins en moins de moyens

    - le financement de la recherche est de moins en moins publique et de fait de plus en plus privé

    On remarque alors que dans un tel jus il puisse y avoir de plus en plus de publications scientifiques posant problèmes.

    - plus ou moins consciemment on traficote, on embellit les résultats, il est exact parfois même jusqu’à les falsifier mais ce n’est heureusement que des cas extrêmes. Le but recherché est d’assurer sa carrière, ses financements et crédits mais également pour certains d’assoir sa réputation, de flatter son double narcissique.

    - le chercheur sera tenté de produire les résultats attendus par ses commendataires privés (on ne mords pas la main qui nous nourrit), que ces résultats attendus soient exposés de manière plus ou moins subliminale, plus ou moins manifeste par les payeurs. C’est à ce prix que de nombreux labos restent dans les listes en tant que fournisseurs potentiels (et arrangeants) ; surtout ne pas perdre de clientèle. Cela est particulièrement vrai lorsque de gros intérêts économiques sont en jeu.

    - afin de produire des publications "satisfaisantes" on utilise plusieurs méthodes : la falsification, oui mais pas que ; comme le chercheur a une idée préconçue et donc épistémologiquement déviante, il peut se contenter de prendre en compte uniquement les expériences, tests et observations qui vont "dans le bon sens" ; cette subjectivité s’exprime même dans le choix des publications référencées : on ne prends que celles qui confirment et consolident ce que l’on veut prouver, sans en vérifier la validité, sans invoquer également celles qui exposent des conclusions opposées.

    On comprendra donc, pour le concret, qu’il est urgent de rétablir la recherche publique et indépendante, recherche fondamentale y compris.
    Pour ce qui est de l’honnêteté intellectuelle et des méthodes de recherches, laissons chaque chercheur face à sa conscience et à ses pairs, cela devrait amplement suffire à limiter les dégâts.

     

  • Connaissant bien le monde de la recherche, les fraudes comme actes délibérés et malfaisant sont plutôt rares. En réalité, la plupart des publications sont insignifiantes ne sont en quelque sorte ni vrai ni fausse faute de scientificité et se perdent en palabres et redites. Les chercheurs sont évalués principalement sur des critères quantitatifs et le nombre de leurs publications en est un. Publish or perish (publier ou disparaitre), tel est le crédo de la recherche aujourd’hui. L’alignement de l’organisation de la recherche sur les normes néo libérale n’arrange rien non plus...

     

  • Voici l’extrait d’un documentaire diffusé par Arte "Le profit ou la vie" ou quand un remède très efficace contre le cancer du sein n’est pas mis à disposition de l’Humanité pour raison financière, un exemple parmi des milliers. https://youtube.com/watch?v=EjZmZf5eJqg


  • Les professeurs des universités et les chercheurs d’un laboratoire prestigieux qui disent que la plupart des publications scientifiques sont fausses sont de plus en plus nombreux.

    Souvenez-vous de la radio-datation du Linceul de Turin.

    Désormais, il est scientifiquement prouvé qu’elle était fausse car les prélèvements ont été effectué dans une zone qui fut rapiécée au Moyen-Age. Les images infrarouges et les analyses chimiques le montrent clairement.

    Croyez-vous que les chercheurs qui ont commis cette erreur ont fait leur mea culpa ?

    Pas du tout !

    Je vous conseille la lecture du livre "Le Linceul de Turin enfin authentifié" écrit par un biophysicien et un chimiste directeur de recherche au CNRS.

    On y apprend des choses énormes sur les Zététiciens : Paul-Eric Blanrue, Henri Broch,...

     

    • Je rebondis sur ce que vous dites. Il semblerait que le problème soit encore plus grave :

      Il semblerait que la zone de prélèvement n’était pas une pièce rapiécé (je le croyais comme vous) mais bien le Linceul et que le problème était ailleurs et encore plus énorme : la datation au carbone 14 ne serait pas fiable du tout en réalité, d’où cette fausse date pour le Linceul.

      Marie-Claire Van Oosterwyck-Gastuche a fait un livre sur le sujet : "Le radiocarbone face au Linceul de Turin". Je ne l’ai pas lu mais j’ai lu certains trucs autour et j’ai également lu un article d’elle.

      Elle est Professeur d’Université, Docteur en sciences (physico-chimie) et s’est spécialisé dans l’étude des méthodes de datation géochronologiques, dont le radiocarbone. Dans son livre elle conclut en disant : "Le carbone 14 date faux, on le sait depuis quarante ans."

      Elle parle en expert et fait découvrir les origines douteuses de cette datation et surtout les nombreuses, très nombreuses aberrations des résultats : d’où la conclusion citée, connue de tous les professionnels mais dont personne ne veut ou ne peut dire. Elle seule a eu ce courage.

      Elle dit également : "le radiocarbone n’est pas une science mais une idéologie à consonance scientifique".

      Tout ça remet beaucoup de choses en cause dans les disciplines scientifiques...


    • Aussi authentique que celui de Besançon, évidemment, et tous ceux qui ont disparu.


  • #1497497

    Ce n’est pas d’aujourd’hui que j’ai compris que le raisonnement est adaptable en fonction des désirs de chacun...


  • #1497526

    Science sans conscience n’est que ruine de l’âme mais pas des actionnaires.


  • Ce qui donne une fois de plus du poids aux affirmations de notre cher Francis Cousin, selon qui, le découpage par l’Homme des connaissances en spécialités scientifiques et techniques n’est qu’une vaste falsification d’une vérité universelle déjà contenue en tout être humain. Chaque jour qui passe lui donne raison ...

     

  • Quelqu’un pourrait-il m’orienter vers la source originale de ces déclarations ? (indispensable si je veux m’en servir dans ma thèse de pharmacie sur les vaccinations).


  • #1497906

    Et dire que l’étude de Gilles-Eric Seralini avait été invalidée dans la revue "Food & chemical" sur la toxicité du roundup et du maïs OGM NK603. Quelle bande de vendus ! Et dire que j’essaie désespérément que ma belle-soeur pédiatre comprenne que toutes les études sont pipautées puisque ce sont des études faites par les labos eux-mêmes et qu’il n’y a aucune étude indépendante... ou quand il y en a, rarement, elles sont systématiquement décriées à cause des conflits d’intérêts, portes tournantes, etc...

     

  • Yves Lévy nommé a l’ONU. Le PDG de l’Inserm est aussi l’époux d’Agnès Buzyn, actuelle présidente du Collège de la Haute Autorité de Santé.
    http://www.pourquoidocteur.fr/Artic...


  • L’article mélange deux problèmes différents :

    - d’une part le manque de rigueur de la production des scientifiques. C’est pas nouveau. Heureusement, ces résultats scientifiques devant être recoupés, ou contredits, par ceux d’autres "scientifiques", la science progresse néanmoins cahin-caha.

    - d’autre part le problème de la science mercantile, telle que les études de validation des médicaments financées par les labos.


Commentaires suivants