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Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

Démystification de la légende multiculturelle

Illustration : le Président sud-africain Jacob Zuma
en visite en France en juillet 2016

 

 

L’histoire de la Rhodésie du Sud, ancien « grenier de l’Afrique noire » et champion mondial de l’inflation – comment elle a vaincu le racisme et a repris les terres aux Blancs pour ensuite se transformer en Zimbabwe – est bien connue. Et maintenant c’est l’Afrique du Sud (membre des BRICS et partenaire de la Russie) qui décide d’appliquer cette même méthode d’expropriation des terres « blanches » au profit des Noirs. Si le radicalisme a de nouveau le vent en poupe chez les Blancs comme chez les Noirs, cette histoire risque bien d’avoir des conséquences déplorables.

Le projet de loi scandaleux permettant à l’État d’exproprier des terres des agriculteurs blancs au profit des Noirs a été adopté à la mi-mai 2016 par le Parlement sud-africain. Cela prend la forme d’un « rachat forcé » et Pretoria considère que c’est « l’une des plus importante décision prise depuis la chute de l’apartheid ». La loi devrait permettre « d’en finir avec cette injustice historique ». Le président Jacob Zuma et son administration du Congrès national africain (ou ANC, African National Congress) précisent bien que ce processus « ne devrait pas aboutir à des conflits sanglants » comme ce fut le cas du pays voisin, le Zimbabwe. Mais cela est loin d’être certain : le climat interne de l’Afrique du Sud est en surchauffe depuis un an, les affrontements entre les jeunesses blanches et noires sont devenus le lot quotidien des informations, et au sein du gouvernement et de l’ANC les divergences internes ne manquent pas.

 

Payer et se repentir

Il est temps de le dire clairement et distinctement : une vague de terreur contre la population blanche se propage dans le pays, celle-ci étant particulièrement sensible dans les zones rurales puisque dans les villes, les Blancs ont pu s’isoler de ce monde hostile dans des quartiers bordés par des murs barbelés hauts de 2 mètres. De nombreux procès sont déclenchés les uns après les autres contre des membres des organisations de la « résistance blanche ». Ce projet de loi, volatile et dangereux, capable d’ébranler toute la structure sociale et économique du pays, peut bien être la goutte d’eau qui fera déborder le vase.

La possibilité d’expropriation des terres détenues par des Blancs est désormais prévue par la nouvelle Constitution. « On confirme que la terre sera retournée au peuple », prévenait Zuma lors d’un discours à la fête annuelle de l’ANC. Un mois avant cet événement, le Président a évité, par chance, sa propre destitution : le tribunal constitutionnel sud-africain a accusé Zuma d’un « manque de respect envers la Constitution », mais le parlement s’est prononcé contre son retrait du pouvoir. Plus précisément, l’accusation portait sur des dépenses faramineuses allouées à la reconstruction du « Kraal Nkadla » – le village natal de Zuma situé dans la province Kwazulu-Natal et que le Président a transformé en résidence luxueuse. Une fois évitée la menace de sa mise en accusation, Zuma a commencé à neutraliser ses rivaux potentiels au sein de l’ANC, en destituant par exemple le Premier ministre de cette même province du Kwazulu-Natal, Senzo Mchunu, qui disposait manifestement de trop d’informations (formellement sa destitution faisait suite à une décision du Comité central de l’ANC, mais a été reconnue comme un choix personnel par le président).

 

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Senzo Mchunu

 

En plus de cela, depuis 6 mois, les désordres parmi les étudiants ne faiblissent pas. Le pic de ces affrontements a eu lieu en février, lorsque des étudiants noirs ont mis le feu au bâtiment de l’Université du Nord-Ouest à Mafeking, exigeant la fin de l’enseignement en langue afrikaans. À Mafeking l’enseignement est polyglotte, mais l’anglais est très moyennement connu, d’où l’idée de traduire l’enseignement en langue tswana et zoulou. Il est vrai qu’enseigner par exemple les sciences physiques ou la littérature anglaise dans ces deux langues serait difficilement possible, mais cela permettrait de fait d’exclure immédiatement les étudiants blancs – Boers (ou Afrikaners) du système éducatif. En plus de cela, les « rebelles pour la justice » ont également détruit la célèbre galerie des œuvres d’art et des monuments du « temps de l’apartheid », situé sur le même campus.

Des actes similaires sont devenus monnaie courante : un peu partout, les étudiants noirs détruisent et vandalisent les monuments des personnages historiques fondateurs ou anciens curateurs d’universités, à commencer par l’imposante statue de Cecil Rhodes située à l’Université du Cap. Pendant plusieurs jours un autre monument, la statue de Jan Marais, a été aspergé de peinture rouge à l’Université de Stellenbosch. Jan Marais fut longtemps le mécène de cette université ainsi qu’un politicien renommé qui a commencé en tant que simple résistant pendant la guerre anglo-boers [1], et qui à la fin de sa vie a demandé au Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair, de s’excuser pour les atrocités commises par les anglais au cours de ces guerres. À mesure que les étudiants noirs aspergeaient sa statue de peinture rouge, une autre étudiante Boer l’effaçait méthodiquement. L’incident dégénéra en carnage au sein du campus, et la fille blanche Boer fut littéralement traquée par les militants de « la lutte pour les droits civils ».

Loin de s’apaiser, la situation empire constamment. Les professeurs d’universités qui dispensaient des cours en langue afrikaans sont expulsés, et la provocation de conflits avec les étudiants Boers est encouragée. Le paroxisme a été atteint au cours d’un match de rugby (sport prédominant en Afrique du Sud) sur le campus de l’Université de l’État libre à Bloemfontein, où la bagarre entre les Noirs et les Blancs a débordé hors de tout contrôle. Dans la foulée, le gouvernement a été contraint de fermer temporairement les trois plus grandes universités du pays pour éviter le pire.

C’est donc dans ce climat que le président Zuma a choisi de faire passer la loi sur la confiscation des terres « blanches » et ceci avec l’aide d’un parlement sous contrôle de l’ANC. Au sens strict du terme, il ne s’agit pas véritablement d’une nouvelle loi mais d’avantage d’une prorogation appliquée à une loi déjà existante : « Loi sur la restitution des droits sur la terre », adopté dans le courant des années 90 et qui limitait le dépôt des demandes jusqu’à 1998. Le sujet a disparu de l’actualité pendant 18 ans, mais le dernier amendement étend cette période jusqu’à l’été 2019. Dans les faits, un héritier formel devra se présenter devant le juge et prouver de façon convaincante que ses ancêtres possédaient des terres avant que de méchants Blancs n’arrivent pour tout confisquer. Toutefois le demandeur peut refuser le droit de possession de la terre et se contenter d’une compensation financière que les agriculteurs blancs seront tenus de lui verser.

Jusqu’à 1998, près de 80 000 demandes de restitution avaient été déposées et la plupart d’entre elles exigeaient justement une compensation financière et non la propriété foncière. Aujourd’hui on prévoit cinq fois plus de procédures, mais la demande la plus explosive et qui risque de mettre le pays sens dessus-dessous est celle de l’extravagant roi des Zoulous, Goodwill Zvelitini. Sa demande porte non seulement sur la province historique du Kwazulu-Natal, mais également ses alentours – le Cap oriental, le Karoo, l’État libre d’Orange et le Mpumalanga (dont la capitale Mbombela, anciennement Nelsprite). Le roi est prêt à se montrer magnanime et à ne pas expulser les fermiers de leurs terres, à la condition bien sûr que les agriculteurs s’acquittent d’une juste compensation. « Là où la restitution n’est pas possible, il convient de rechercher une alternative sous forme de compensations financières », déclare à ce propos son avocat Jerôme Ngvenia.

 

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Un camp de concentration anglais en Afrique du Sud durant la Guerre des Boers

 

Le grand broyage

L’Afrique du Sud est un pays avec un climat difficile et des sols salins. Seuls 15 % des terres sont adaptés à une activité agricole. Mais ces 15 % ont été utilisés efficacement et à bon escient. Les sols du continent africain ont une tendance à l’érosion et les Afrikaners ont su perfectionner la protection des sols ainsi que mettre en place les méthodes agricoles adaptés. Le résultat est que l’Afrique du Sud couvre non seulement la totalité de ses besoins alimentaires avec une population toujours croissante du fait des migrations, mais elle exporte aussi 140 types de fruits et légumes vers l’Europe, la Chine et l’Amérique. Et tout cela au moyen de fermes traditionnelles Boers dont l’installation est très ancienne et dont les tailles peuvent parfois surprendre.

En dehors de l’Afrique du Sud et du Zimbabwe, les gens ont une perception déformée quant à l’histoire des relations territoriales et inter-ethniques locales. Et notamment chez les Russes, dont la plupart ont grandi avec les idées et propagande soviétiques faites de clichés sur l’apartheid, le racisme et le mouvement national de libération. La présentation de l’histoire d’un pays si lointain se réduisait à l’idée suivante : les méchants Européens motivés par des visées lucratives et capitalistiques ont débarqué au sud du continent africain. Par la force et les armes, ils ont subordonné les peuples autochtones noirs pacifiques et ont saisi les terres sur lesquelles ces derniers vivaient en paix depuis l’Antiquité, en travaillant et jouissant de ses richesses.

Ce n’est pas tout à fait vrai. Là où sont arrivés les premiers Blancs (la plupart étant des hollandais et des huguenots [2] français qui ont par la suite composé le peuple des Afrikaners (Boers), soit les provinces du Cap et du Karoo actuels), il n’y avait absolument personne. La progression vers l’intérieur du continent se déroulait au même moment que la colonisation de l’Amérique du Nord, mais dans les conditions beaucoup plus difficiles des savanes et des zones semi-désertiques. Les Boers partaient de manière organisée (qu’on appelait « treks »), sur leur célèbres chariots couverts, tirés par des bœufs, et surtout de manière contrainte ! Les Anglais, une fois obtenu le contrôle de la côte sud du continent suite aux guerres napoléoniennes, repoussaient les Boers vers l’intérieur des terres.

Les Afrikaners se distinguaient par leur assiduité exceptionnelle liée à l’éthique protestante et n’ont connu aucune autre activité que l’agriculture jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Et s’ils étaient bien blancs, comme les Anglais, l’expansion anglaise les obligeait à s’enfoncer de plus en plus loin dans le continent au point que cela finit par devenir ce qui allait être le « Grand Trek » [3] – l’exode massif des Boers sur des charrettes, condamnés à s’établir loin de la domination coloniale anglaise, vers le plateau de Veld, où ils rencontrèrent pour la première fois le peuple noir zoulou qui se déplaçait également.

À cette époque, les Zoulous connaissaient une période de floraison ethnique, qui reçut le nom assez précis de « Mfekane » – que l’on pourrait traduire par « broyage ». Poussé par la sécheresse, ce peuple noir se déplaçait vers le nord et à l’ouest des lieux où ils étaient historiquement établis en exécutant sur leur chemin tout autre clan, même les plus proches. Lorsqu’ils envahissaient les villages, les Zoulous tuaient les hommes et les garçons, mais leur arrivée étant connue par avance, les autres peuples avaient le temps d’abandonner leurs territoires. Il y eut un véritable « effet domino » et les actuels territoires du Kwazulu-Natal, du Gauteng, du Limpopo et du Zimambwe furent successivement envahis par les impitoyables Zoulous. Les survivants se cachèrent dans les montagnes impénétrables du Lesotho ou fuirent vers le nord en direction d’un climat incertain. Même de nos jours on ne peut pas connaître le nombre exact de victimes de ces clans qu’exterminèrent les Zoulous lors du Mfekane, mais le compte pourrait atteindre sans peine les centaines de milliers, certains évoquent même le nombre 2 millions. Et ceci sans l’usage d’armes à feu. Quelques témoins (des missionnaires chrétiens pour la plupart) racontaient que des milliers de petits clans souffraient de la famine, et avaient fui la répression Zoulou jusqu’à la région des Grands Lacs. Là-bas, dans la jungle et sous un climat tropical, les anciens peuples Bousha et Veld mouraient massivement du paludisme et d’autres maladies.

Les Zoulous ne travaillaient jamais la terre, car cela était considéré comme une activité honteuse digne des esclaves. Tous les hommes sans exception apprenaient l’art de la guerre, et toutes les tribus des caïds Chuck, Dingiswayo et Mzilikazi formaient un grand ensemble militaire. C’est donc cette tribu qui va rencontrer les Boers avec leurs chariots, leurs buffles, leurs fusils, leurs barbes et leur Bible. La première chose que firent les Zoulous fut de tuer et manger les parlementaires afrikaners. Une série de conflits frontaliers débuta, aboutissant à une certaine délimitation entre l’empire zoulou et les deux républiques Boers – le Transvaal et l’État Libre de l’Orange.

À la lumière de ces éléments, l’argument de « l’invasion des terres des malheureux Noirs par des Boers sanguinaires » ne tient plus. Depuis presque trois siècles, génération après génération les Afrikaners travaillaient une terre à l’origine quasiment inapte à l’agriculture, plantaient le raisin et les fruits, et là où l’eau était présente, réunissaient des troupeaux de buffles et d’autruches. Par la suite, persécutés par les Anglais, ils devaient abandonner toutes leurs activités et les richesses accumulées, partant dans l’inconnu. Bien entendu, le racisme était présent, et à l’époque il s’agissait même de la norme, mais pour la plupart des tribus locales il était tout de même préférable de travailler sur la ferme d’un Boer que de finir sous la hache d’un Zoulou.

Cette période de paix fut relativement courte et s’acheva lorsque les Anglais découvrirent les mines de diamants. Après cela, leur appétit n’eut plus de limites. En 1879, les Anglais envahirent alors l’empire zoulou et le soumirent en moins d’une année. Le pouvoir de la reine Victoria s’imposa à toute l’Afrique du Sud, à l’exception des républiques Boers. Mais même celles-ci furent conquises à la suite des deux guerres anglo-boers dans lesquelles les Anglais affichèrent une violence et une cruauté sans égales. C’est à cette époque qu’apparurent les camps de concentration, les répressions et les exécutions par balle, qui devinrent une pratique normale, tout comme la destruction totale des propriétés et l’endommagement des infrastructures civiles. Les Boers se défendirent en développant une tactique de guerre partisane, mais les forces étaient par trop inégales.

Il est à noter tout de même que dans certaines régions les anglais essayèrent de négocier et conclure des accords particuliers avec certains caïds des tribus zoulou. Cecil Rhodes racheta officiellement à Lobengula – le caïd de Ndebele (une tribu d’origine zoulou établie sur les actuels territoires de Zimbabwe et de Zambie), le droit de maîtrise et de développement de sa terre. L’équité de cet accord peut être discutée du point de vue des hautes valeurs morales, mais le fait que celui-ci ait été reconnu légitime par les deux parties ne souffre d’aucune contestation. De surcroît, en 1884 le caïd Dinuzoulou, en découvrant qu’un complot était ourdi contre lui, fit appel à ses voisins, les Boers de Transvaal, pour mater les rebelles. En échange de leur aide il promit aux Boers de leur céder quelques 10 400 km² de terres, soit un tiers de tout le Zoulouland. Suite à la défaite des « rebelles opposants » face aux mercenaires Boers, le caïd tint sa parole et transféra les terres au Transvaal.

En tenant compte de ces faits historiques, on peut légitimement s’interroger quant à la méthode qu’entend adopter l’actuel roi pour déposer sa demande et convaincre le juge de restituer les terres...

 

 

« Un Boer, une balle »

Prenons l’exemple du Zimbabwe voisin, où la fin de la « restauration de la justice » fut déplorable et où le peuple blanc fut chassé de ses territoires et du pays même, (ceux qui refusaient de fuir furent tués). Le président Mugabe donna la permission, de manière non officielle, d’envahir les terres agricoles en négligeant le droit de la propriété, de manière purement arbitraire, sans aucune compensation pour le bétail ou les terres volées. Priorité fut octroyée aux vétérans de la guerre de libération, d’anciens partisans qui considéraient ses terres comme une récompense pour leurs états de service. Or, ils ne savaient pas cultiver la terre ni comment travailler avec le bétail. Des centaines de chèvres furent libérées dans les champs. Et, face à la voracité des caprins, en l’espace de deux saisons les herbages se sont transformés en déserts. Les vaches et les bœufs importés d’Afrique du Sud disparurent.
La famine n’a pas tardé. Au bout du compte, le directeur de la Banque Centrale du Zimbabwe s’adressa au président Mugabe afin qu’il permette aux Blancs de revenir pour rétablir la situation qui était devenue catastrophique. Or, la réaction arriva non pas du Président ni du ministère de l’Économie mais du chef du service de sécurité Didimus Mutata, qui expliqua au banquier que « notre terre est uniquement pour les Noirs, elle l’a été depuis toujours, et ne sera cédée à personne ». Ce qu’il advint au banquier demeure inconnu, alors qu’il voulait tout simplement rétablir la viabilité de l’agriculture nationale.

Le projet sud-africain de « restitution des terres » n’est évidemment pas aussi violent que celui du Zimbabwe. Mais près d’un million de Blancs ont d’ores et déjà émigré du pays tandis qu’en sens inverse, quelques 10 millions de migrants sont arrivés tout en étant considérablement plus pauvres, quel que soit leur pays d’origine. « L’apartheid à l’envers » est désormais un phénomène avéré, malgré le multiculturalisme public et revendiqué. Les viols ne font plus la une des journaux et sont relégués au rang de simple données statistiques. Les fermiers blancs, eux, s’arment activement.

Dans ce contexte, des sociétés secrètes ont repris leurs activités et notamment le Broederbond [4]. Bien-sûr, il reste encore une couche de l’intelligentsia libérale qui continue de se plier face au nationalisme et au revanchisme africain. Toutefois, l’un de ses principaux représentants – un Boer anglo-saxon et lauréat du prix Nobel de littérature, John Coetzee – a écrit soudainement une histoire poignante, Le Déshonneur, décrivant justement dans ses moindres détails l’histoire de la mort d’une ferme familiale – des accroupissements, des viols et du sentiment pesant de la destruction d’un monde qui jusqu’à présent semblait devoir prospérer. De jeunes leaders sont aujourd’hui à la tête de la nouvelle résistance blanche sud-africaine, incluant des musiciens de groupes de rock populaires chantant en afrikaans (tels que Bok Van Blerk et Steven Hoffmeyr). La place du leader assassiné Eugène Terreblanche, du mouvement de résistance des Boers, est également occupée par des jeunes. Ce dernier ayant d’ailleurs été tué dans sa propre ferme par des travailleurs saisonniers noirs, le mobile du meurtre reste encore très largement discuté au sein de la société blanche.

À première vue on pourrait supposer que le président sud-africain Jacob Zuma a promulgué cette loi explosive dans le but de détourner l’attention de sa personne, des scandales de corruption, de la tentative de destitution dont il a fait l’objet et de la crise économique. Mais c’est une logique et une façon de voir les choses qui est très européenne. Zuma est tout à fait capable de porter atteinte à l’un des piliers de l’économie de son pays et de déclencher une guerre civile aux résultats imprévisibles au simple nom de « hautes idées » éphémères. Mais lui-même est un païen, officiellement polygame. Les prêtres peuvent exiger le retour des terres quand bien même celles-ci ne leur ont jamais appartenu. Et en Afrique-du-Sud, « un Boer, une balle » est un slogan bien plus populaire, que celui utilisé en Europe : « Une personne, une voix. »

Evgeny Krutikov, 30 mai 2016

 

(Traduction E&R)

 


 

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Notes

[1] Guerre des Boers : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Boers

Les Boers : https://fr.wikipedia.org/wiki/Boers

Les Boers sont les pionniers blancs d’Afrique du Sud, originaires, pour la plupart, des régions néerlandophones d’Europe, tant des provinces indépendantes du nord, alors appelées Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), que des provinces du sud sous domination espagnole, dénommées Pays-Bas espagnols, mais venant aussi d’Allemagne et de France.

[2] Les Huguenots : https://fr.wikipedia.org/wiki/Huguenots_d%27Afrique_du_Sud

[3] Grand Trek : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Trek

[4] Broederbond : https://fr.wikipedia.org/wiki/Broederbond

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  • #1548247

    "Poussé par la sécheresse, ce peuple noir se déplaçait vers le nord et à l’ouest des lieux où ils étaient historiquement établis en exécutant sur leur chemin tout autre clan, même les plus proches. Lorsqu’ils envahissaient les villages, les Zoulous tuaient les hommes et les garçons,..."

    Tiens, les Zoulous ne connaissaient donc pas le sacral et la communauté de l’être qui rendent pacifiques ? Francis cousin se bercerait-il d’illusions ? Je suis d’autant plus stupéfait de l’apprendre qu’ils n’avaient pas été corrompus par la société de l’avoir.

     

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    • #1549410
      Le 5 septembre à 12:28 par choc-a-pic
      Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

      Raté, tu montres juste que tu n’as pas écouté Cousin correctement. Il n’a jamais dit que les tribus étaient pacifiques entre elles mais qu’il n’y avait pas de division due à l’argent au sein des communautés. Au contraire il explique qu’il y avait des guerres entre tribus et c’est ce qui a mené finalement à l’échange entre communautés pour pacifier les relations.

       
  • #1548262

    Préparons nous à acueillir des migrans blancs et anglicans , ça nous changera ......

     

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    • #1548441

      Au moins il est plus logique d’accueillir dans son pays des gens comme soit plutôt que d’y installer des gens qui ’n’ont aucun point commun avec les habitants.

       
    • #1548619

      Dieu veuille. Des gens qui savent travailler, se battre.. Mais les Rhodésiens blancs ont été refusés en Angleterre comme demandeurs d’asile lorsqu’ils étaient persécutés.
      A l’époque, la GB se remplissait littéralement d’Indo-Pakistanais qui fonctionnent différemment (dés qu’ils arrivent en Europe) : non pas avec leurs deux bras musclés, l’austérité protestante ou la créativité artistique catholique, et la rigueur scientifique traditionnels sur le vieux continent, mais en bande de commerçants en circuit parallèle plus ou moins avides et surtout tenaces, qui possèdent actuellement (par exemple) la moitié de l’immobilier de Glasgow.
      Si l’Afrique du Sud éjecte les blancs, il serait logique que l’Europe donne leur chance africaine ou asiatique inespérée à l’ensemble de ses populations issues d’Afrique et (moins urgemment) du sous-continent indo-pakistanais. Territoires très riches en potentiel, l’Afrique en particulier. Que ces populations les développent à la façon locale et en profitent en famille !
      On s’entendrait probablement beaucoup mieux.

       
    • #1548763

      "Notre" gouvernement s’y opposera, il ne veut pas de Blancs .

       
  • #1548264
    Le 3 septembre à 19:27 par Matthieu01
    Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

    Il y a déjà un bon moment que la guerre contre les fermiers blancs d’Afrique du Sud a commencée, par la machette et le viol. Voir la vidéo de David Duke sur le sujet.
    Cette nouvelle étape est donc une forme de reconnaissance d’une pratique largement répandue (on parle de 300 000 blancs tués depuis la fin du développement séparé).

     

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  • #1548271
    Le 3 septembre à 19:41 par Tigre d’Arkan...
    Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

    Les noirs les arabes les maghrébins sont bien plus raciste que les blancs européens !
    Et nier cela est ridicule allez chez des noirs si vous sortez avec une de leur soeur cousine ami et vous verrez comment vous serrez traité... En ami passe encore en membre de la famille c’est autre chose !
    D’ailleurs des amis africains et maghrébins me disent dans nos pays on est raciste avec tous les algériens n’aiment pas les tunisiens (dit les tunars) ils n’aiment pas les marocains (dit les berges ) alors qu’ils se nomment entre eux les guerriers ( sans parler des berbères des amazigh et des arabes et des noirs ) et pareil chez les africains ( ivoiriens ,sénégalais, congolais, subsahariens, érythréen, etc...) les antillais , capverdien, réunionnais, guadeloupéens, etc...
    Et allez manger manger chez les frères de votre petite amie algérienne et on en reparle ....

     

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    • #1548407

      Tu as tout a fait raison, une majorité de noirs et de magrébins ( mais pas tous soyons juste) trouvera tout à fait normal de sortir puis de se marier avec une blanche ça sera toujours dans leur logiciel religieux , culturel . ou progressiste ... mais des qu’ un blanc se rapproche trop d’ une femme noire ou maghrébine , alors là ils le prennent très mal , c ’est "pas touche à nos femmes toi le grand méchant blanc ".

      j’ ai constaté ce phénomène depuis bien longtemps, mais c ’est un sujet tabou que beaucoup de droit de l’ hommiste feignent d’ ignorer ... car évidement comme nous le savons tous ; le racisme anti blanc : ça n’ existe pas !

       
  • #1548301

    Aucune terre africaine ne devrait etre la propriété d’un blanc ; l’Afrique du Sud est une terre africaine.

     

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    • #1548303
      Le 3 septembre à 21:05 par JeSuisLePen
      Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

      Et que penses-tu de la réciproque ?

       
    • #1548366
      Le 3 septembre à 22:32 par Tigre d’Arkan...
      Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

      Donc doit-on faire pareil en France ?
      Avec les terres maisons commerces des africains ?
      T es sur de pas t etre trompé de site ?
      Le racisme n est pas dans le logiciel franÇais meme si l on veut préserver la race on ne privilégie pas le sang de la mère tu confonds avec le talmude ....je te conseille le visionnage de SacrTv pour comprendre cela !
      https://m.youtube.com/watch?v=hBDPU...

       
    • #1548396

      Aucune terre européenne ne devrait être la propriété d’un allogène, la France est une terre européenne.

      On est bien d’accord ?

       
    • #1548613

      En tout cas, tout ceci permet d’avoir une autre vision de l’apartheid. Et si les Blancs n’étaient pas seulement d’horribles "racistes" qui s’accrochaient à leurs privilèges comme on a voulu le faire croire ? Et s’ils se battaient aussi, et même surtout, pour leur survie ? Autre question : si plusieurs siècles de présence, et de valorisation, d’une terre étrangère ne suffit pas en légitimer la possession, quid d’une présence immigrée d’à peine quelques années ou décennies ? Si un blanc dont les ancêtres ont vécu en Afrique depuis plusieurs siècles n’est pas un "africain", un noir, un jaune ou autre présent en Europe depuis quelques décennies à peine pourrait-il se prétendre "européen" ? Que vaut alors une "carte d’identité", une citoyenneté de papier ? D’où l’ouverture d’autres perspectives. Si les Blancs seront demain obligés de quitter l’Afrique du Sud, au nom de quoi les noirs, et les autres immigrés, pourront-ils rester en Europe ? Si un sénégalais ou un soudanais peut se sentir solidaire d’un noir d’Afrique du sud, pourquoi un russe ou un finlandais ne pourrait ressentir la même chose vis-à-vis d’un français ou d’un portugais ? Si la solidarité raciale est légitime pour les uns, elle devrait aussi l’être pour les autres. Soyons alors cohérent. Si l’Afrique devrait être réservé aux Africains, l’Europe devrait l’être aux Européens, et ainsi de suite. Autre chose : l’Etat-nation sud-africain existe-t-il ? La seule chose qui semble avoir un peu uni les noirs était leur opposition commune à la domination blanche. Ce qui permet d’imaginer qu’une fois le blanc chassé...

       
  • #1548351
    Le 3 septembre à 22:15 par VIVACHAVEZ
    Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

    Pas besoin d’aller en Afrique pour comprendre ce que devient un pays qui chasse les blancs (hormis le côté raciste). Il suffit de regarder nos îles d’outre mer. Vous n’avez pas remarqué que les indépendantistes se font de plus en plus discrets ? Leur discrétion ne s’apparenterait-elle pas à une prise de conscience de ce que serait l’avenir en cas d’indépendance et de renvoi des blancs en métropole ?

     

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  • #1548415

    Les noirs ont perdu 15 ans d’espérance de vie depuis qu’ils ont pris le pouvoir en Afrique du Sud, mais c’est toujours mieux que d’être gouvernés par des blancs, n’est-ce pas ?

     

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  • #1548612

    Et dire qu’à l’origine, la Compagnie des Indes ne voulait pas coloniser l’Afrique australe. En 1651, elle avait nommée Jan van Riebeeck pour administrer ce qui devait rester un simple comptoir, une station pour approvisionner les navires de la compagnie en eau et en nourritures en route vers l’Orient.
    Mais un an après, ce brave Jannie établit la première colonie Hollandaise au Cap, au grand dam de la Maison d’Orange.L’histoire était en marche.

     

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  • #1548629

    Les victimes de racisme anti-blanc peuvent deposer plainte aupres de l’Experte indépendante des Nations Unies sur l’exercice des droits humains des personnes atteintes d’albinisme.
    http://www.leparisien.fr/internatio...

     

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  • #1549766
    Le 5 septembre à 22:00 par Letsbereal
    Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

    A vous lire, on croirait que les africains étaient malheureux avant l’arrivée des blancs, oui c’est les blancs qui ont construit ceci et cela mais est-ce les africains qui en ont fait la demande ? Était-ce un besoin pour eux, ne vivaient-ils pas heureux comme ils étaient ? Ensuite avec quels mains d’œuvres les blancs ont construit tout cela, des noirs non ? Et combien étaient-ils payés ?

    Vous voulez que les africains quittent l’Europe mais ils sont venus que parce que les gouvernements européens ont pillé toutes les richesses de l’Afrique ! Et ça continue aujourd’hui ! Les Africains n’étaient pas intéressés par l’Europe à la base donc dites à vos gouvernements européens de rendre toutes les richesses à l’Afrique et vous verrez la suite. Ne me parlez pas des dirigeants corrompus car quand des dirigeants tels que Thomas Sankara, Patrice Lumumba ont essayé de se défaire de la mainmise européenne, on a tous vu ce qui leur est arrivé.

    Des tribus ou royaumes africains ont pratiqué l’esclavage, oui c’est vrai mais en aucun cas cette forme d’esclavage est comparable à la traite inhumaine transatlantique. De manière générale, les esclaves chez les africains étaient considérés comme faisant partis de la famille après je ne justifie pas non plus cette forme d’esclavage. Des tribus ont aussi participé à la traite négrière, ce qui a été une très grave erreur je le reconnais mais s’ils avaient su comment seraient traités les leurs, ils ne les auraient certainement pas vendus.

    Ça me fait rire quand je lis que les noirs sont plus racistes que les blancs mais est-ce une blague, arrêtez d’être de mauvaise foi !!! Ceux qui ont vécu le plus de préjudice dans l’histoire, ce sont les noirs, ceux qui sont les plus victimes de racisme, ce sont toujours les noirs au point de devenir complexés et de ne plus s’accepter tels qu’ils sont. C’est en parti à cause de ça que certains malheureusement se blanchissent la peau ou cherchent à se marier à tout prix à une femme non noire, non pas que je suis contre le métissage comme beaucoup ici mais c’est un phénomène qui croît au point que ça touche une majorité d’hommes noirs et dans ce cas là (et je parle bien de ce cas précis non pas en tant qu’individu,) on ne peut plus vraiment parler d’amour mais à une certaine forme de rejet de soi. Bref je m’éloigne du sujet.

    Acceptez vos erreurs, ne retournez pas la situation en disant que vous êtes les victimes.

     

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    • #1549912
      Le 6 septembre à 03:55 par Justice2011
      Le racisme noir met l’Afrique du Sud au bord de la guerre civile

      Voilà qui est bien dit.

       
    • #1550685

      Let’sbereal et justice : "vous (les blancs) n’êtes pas les victimes"

      C’est ce qui s appelle replonger dans le communautarisme victimaire à pieds joints. ..
      Non en effet nous ne sommes pas victimes...Et vous non plus...Et nous ne sommes pas vos tortionnaires ...ni vous les nôtres. ..Cet article met en évidence que les noirs sont capables de racisme, y compris au niveau d actions gouvernementales, ce qui n enlève rien au racisme blanc...

      Y a til contestation sur le fait que les blancs SUD-AFRICAINS se font spolier leurs fermes par des noirs SUD-AFRICAINS sur seul critère de la couleur de leur peau ? Parceque c’est ce qui se passe...Même si ça ne rentre pas dans votre conception victimaire habituelle et que votre gymnastique mentale est requise..."essayons de réagir tribalement du côté des noirs spoliateurs tout en continuant à accuser le méchant blanc de tous nos malheurs , tout en vivant en europe...."

       
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