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Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

Une « petite phrase » de Nicolas Sarkozy est en train de déchaîner les commentaires quand il a affirmé qu’à partir du moment où l’on devient français : « l’on vit comme un Français et nos ancêtres sont les Gaulois » [1].

 

On connaît le goût immodéré des politiciens pour les « petites phrases » et celle-ci ne fait pas exception à cette règle. On peut la trouver inadéquate, manquant de précision, mais le fond de ce qu’elle dit n’est autre que quand on vient d’un autre pays pour devenir français on s’approprie l’histoire de France. Est-ce donc si scandaleux ? Il est paradoxal qu’un adversaire de Nicolas Sarkozy, quelqu’un qui a combattu ses idées et sa politique, soit amené à le défendre sur ce point devant la meute hurlante de la « bien-pensance ». En fait, cette petite phrase s’inscrit dans le contexte actuel du débat sur l’identité. Ce débat touche à un problème réel, même si la notion d’identité est largement déformée voire défigurée par certains. L’absence de toute distinction entre l’identité politique et la question des racines culturelles permet toutes les dérives, dérives dont Eric Zemmour est désormais devenu, comme je l’indiquais dans un ouvrage sorti cette année [2], l’exemple et le synonyme. Le débat oppose même le terme de souveraineté à celui d’identité, comme on peut le voir dans articles de David Desgouilles [3] ou de Pierre Arnoux [4] dans Causeur.

 

La poule et l’œuf ?

La question de la souveraineté et celle de l’identité pourraient s’apparenter à la vieille question de la première poule et du premier œuf. On conçoit qu’il y a des peuples qui n’ont pas la souveraineté nationale, qui la réclame, mais qui ont une conscience forte de leur identité, et cela va des kurdes aux québécois.

Encore faut-il comprendre comment cette conscience, qui est une conscience politique tout autant que culturelle s’est construite. Le grand historien, et homme politique, français François Guizot, donne une explication du processus. C’est par l’extension des domaines de souveraineté a été la forme prise par les luttes sociales qui, au fil du temps, ont construit les institutions. Il analyse ainsi le processus d’affranchissement des communes, ce qui le conduit d’ailleurs à la célèbre conclusion que voici :

« (…) la lutte, au lieu de devenir un principe d’immobilité, a été une cause de progrès ; les rapports des diverses classes entre elles, la nécessité où elles se sont trouvées de se combattre et de se céder tour à tour, la variété de leurs intérêts et de leurs passions, le besoin de se vaincre sans pouvoir en venir à bout, de là est sorti peut être le plus énergique, le plus fécond principe de développement de la civilisation européenne ». [5]

Pour autant, l’analyse de Guizot va au-delà de cette simplification. Ses implications n’en n’ont pas été d’ailleurs pas toujours pleinement comprises. Ce que Guizot affirme, c’est non seulement la nécessité de la lutte comme principe d’engendrement des institutions, mais aussi un lien circulaire, ou plus précisément en spirale, où l’on repasse régulièrement au même point mais pas à la même hauteur, entre une institution de souveraineté, la commune bourgeoise par exemple, et le principe de la lutte des classes. La première partie de la citation doit alors être comprise de la manière suivante : sans les garanties que leur donnait la commune, jamais les bourgeois n’auraient osé franchir le seuil qualitatif de la lutte pour les institutions de la société dans son ensemble. Guizot, par ailleurs, analysait très justement la frilosité politique de ces bourgeois et montrait tout ce que leur force devait à une démarche collective :

« Le bourgeois d’une ville, se comparant au petit seigneur qui habitait près de lui et qui venait d’être vaincu, n’en sentait pas moins son extrême infériorité […] il tenait sa part de liberté non de lui seul mais de son association avec d’autres, secours difficile et précaire [6]. »

La lutte des bourgeois d’une ville pour leurs franchises et celle qui emplit le XVIIIe siècle et qui se déroule à l’échelle nationale appartiennent l’une et l’autre à la lutte des classes ; pour autant, il ne s’agit pas de la même chose si on l’envisage sous l’angle de la dynamique de la société. La victoire dans le premier stade fait subir à cette lutte un changement qualitatif, parce qu’elle dote la classe en question d’une institution lui permettant d’acquérir une conscience différente de ses intérêts et de ses besoins, et lui offrant des moyens nouveaux. En d’autres termes, il n’est de possibilité d’expression de ses intérêts que par la conquête d’espaces de souveraineté.

Le sentiment d’appartenance, ce qui fait « peuple », ce qui constitue le « corps politique » vient justement de la mémoire de ces luttes, mémoire qui peut être transformée, manipulée, et nous savons que mémoire n’est pas histoire, mais qui est un élément constitutif essentiel de l’identité. Cette dernière se construit simultanément à l’acquisition d’espaces de souveraineté, par le biais des luttes sociales et politiques qui traversent le « corps politique ». Ce dernier se constitue ainsi progressivement en « peuple », en particulier quand s’affirme un pouvoir central en quête de souveraineté, l’État, qui émerge d’une double lutte – dans le cas français – contre un pouvoir transnational (celui du pape) et contre des pouvoirs locaux (les seigneuries). L’oubli de ce processus engendre les dérives ethnicistes qui, aujourd’hui, polluent le débat sur l’identité.

 

Qu’est qu’être français ?

On peut alors reprendre la question, en se démarquant des errements d’un Zemmour ou d’un Ménard, qui ont été condamnés même par le Front National [7]. De même, dans sa forme, la citation de Nicolas Sarkozy est fausse car il n’y a pas de continuité entre l’espace politique des celtes influencés par les grecs [8], que l’on appelle les « gaulois » [9], et la constitution progressive du « peuple français » qui s’affirme à partir de Philippe Auguste [10], autour de ce moment historique qu’a représenté la bataille de Bouvines [11].

Mais, ce « peuple » est bien constitué au moment de l’aventure de Jeanne d’Arc. Car, qu’est-ce qui sépare les « français » des « anglais » à cette époque ? Des deux côtés on est chrétien ; l’élite politique parle la même langue ; les formes du pouvoir politique sont très proches. Pourtant, il est clair que la culture politique n’est plus la même, ce qui fait que le sentiment de la différence n’est pas seulement ressenti par l’élite mais bien par la population. Le « peuple » s’est construit, sans avoir conscience de cette construction, en même temps que s’affirmait le pouvoir du souverain et l’émergence d’une bureaucratie royale [12]. La construction politique du « peuple » et celle de l’État sont les deux faces d’une même pièce de monnaie. Ce qui permet de comprendre pourquoi, en ce moment historique où l’État se défait, où l’on abandonne la souveraineté, la question de « ce qui fait peuple » ressurgisse avec autant de violence, mais aussi autant d’incompréhensions. En un sens les thèses d’Eric Zemmour, ou celle de Pierre Arnoux, sont l’exact symétrique de celles d’un François Hollande ou de l’élite européiste.

Là où François Hollande ne voit dans la France qu’un espace de gestion dépourvu de souveraineté, Zemmour affirme des principes ethnicistes car il ne peut (et ne veut) penser la centralité de la question de la souveraineté.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

Notes

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le...

[2] Sapir J., Souveraineté, Démocratie, Laïcité, Paris, Editions Michalon, 2016.

[3] http://www.causeur.fr/eric-zemmour-...

[4] http://www.causeur.fr/pas-de-souver...

[5] F. Guizot, Histoire de la civilisation en Europe, rééd. du texte de 1828 avec une présentation de P. Rosanvallon, Paris, Hachette, coll. « Pluriel », 1985, p. 182.

[6] Ibid., p. 184.

[7] Voir la réaction de Louis Alliot aux déclarations de Robert Ménard, http://www.lefigaro.fr/politique/le...

[8] Wierner K-F, Histoire de France. Tome 1, Les Origines, Avant l’an mil, Paris, Fayard, 1984.

[9] Qui, ethniquement, sont très proches des germains, mais qui ont adopté sous l’influence des grecs une forme d’organisation politique particulière qui les spécifie.

[10] Flori J., Philippe Auguste – La naissance de l’État monarchique, éditions Taillandier, Paris, 2002 ; Baldwin J.W., (trad. Béatrice Bonne, préf. Jacques Le Goff), Philippe Auguste et son gouvernement. Les fondations du pouvoir royal en France au Moyen Âge, Paris, Fayard,‎ Paris,1991.

[11] Duby G., Le Dimanche de Bouvines, Gallimard,‎ Paris, 1973

[12] Favier J., Les légistes et le gouvernement de Philippe le Bel », in Journal des savants, no 2, 1969, p. 92-108. Idem, Un Conseiller de Philippe le Bel : Enguerran de Marigny, Paris, Presses universitaires de France, (Mémoires et documents publiés par la Société de l’École des chartes), 1963.

Comprendre la France avec Kontre Kulture :

Jacques Sapir, sur E&R :

 
 






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44 Commentaires

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  • #1561992
    Le 21 septembre à 14:52 par lephil
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    En fonction de nos racines on peut dire que nous avons une descendance gauloise où plus exactement d’une tribu gauloise par exemple de mon père je descend des Vénètes et de ma mère des Rutènes deux régions qui ont résisté à l’envahisseur romain converti à la religion de Rome fortement catholique et superstitieuses où encore les guérisseurs se côtoient avec les hommes d’églises avec une vierge marie encore adorée où sur chaque lieu vénéré par les gaulois des croix et des églises y ont été dressés... C’est sur que l’on est bien loin des villes, du rationnel et du bling bling !!

     

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  • #1562026
    Le 21 septembre à 15:43 par le colonel
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    Nos ancêtres les Gaulois ? Simple rappel.

    Le gaulois est un homme de type caucasien et de culture païenne.

    Le français est un homme de type caucasien et de culture chrétienne, en raison de l’évolution de la société – le capital primant sur la terre – s’est opérée une mutation, le français tend vers le métissage et le multiculturalisme, la primauté dans le pays – vieille France – n’est due qu’à l’héritage de la démographie, pour l’instant.

    Résultat.

    Éradiquer les traces de l’anthropologie Celte fut et reste l’obsession des élites de ce pays, quel que soit leur appartenance – francs-macs, clergé catho, juifs, et le reste – cette terre a été conquise par un ethnocide qui perdure de nos jours, il s’agit donc pour leurs trop nombreux descendants de continuer à combattre cette racine qui leur est inaccessible !

     

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    • #1562115
      Le 21 septembre à 17:58 par insoumis de la dissidense
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      "Nos ancêtres les Gaulois"

      Cette affirmation est fallacieuse pour les raisons suivantes :

      - On dirait que les Gaulois sont apparus ex nihilo dans un big bang ethnique. Pourtant il y avait des hommes bien avant par chez nous : les populations néolithiques à l’origine des mégalithes. Et encore bien avant, l’homme dit de Cro-Magnon...etc. A ce petit jeu on pourrait facilement remonter à l’archaeobactérie primordiale ! Mais je vous l’accorde dire que nos ancêtres sont des archaeobactéries n’a que peu de sens d’un point de vue culturel, ethnique ou nationaliste. Bref je ne vois pas pourquoi nous faisons remonter notre histoire qu’à partir de celle des dits "Gaulois".

      - Le terme de "Gaulois" n’a pas de réelle signification. Inventé par César, il désigne un ensemble hétérogène de populations venues d’Europe Centrale et présentant des points communs culturels et ethniques : les Celtes. Ceux-ci ont bien été obligés de se mélanger aux populations autochtones non ? L’archéologie n’a pas montré à ce jour que ces populations locales aient été soumises à un génocide par les nouveaux arrivants.

      - Si le "nos" donc "nous" désigne les français il faudrait plutôt aller chercher nos ancêtres à l’époque du baptême de Clovis, acte fondateur de la France. Il faut donc y voir là un "mélange" autochtono-celtique (subséquemment mâtiné de culture gréco-romaine) et germanique (les Francs), les deux étant jusqu’alors grandement séparés par des frontières naturelles (Rhin, Massif Hercynien). La preuve en est qu’à l’âge du fer et du bronze les motifs des poteries et les rites funéraires étaient distincts de part et d’autre de ces frontières. Il faut donc voir dans la naissance de la Francie une réunion de peuples et de cultures relativement proches mais avec leurs caractéristiques propres. Paradoxalement c’est postérieurement à cette réunion que l’on commence à parler de France lorsque l’Empire Carolingien fut séparé en Francie occidentale et orientale, la première devenant bien plus tard la France au sens strict et la deuxième l’Allemagne.

      Moralité l’expression "Nos ancêtres les Gaulois" ne serait-elle pas encore une invention de Fernand Nathan ?

       
    • #1562389
      Le 22 septembre à 01:45 par Sobieski
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      @insoumis de la dissidence

      Bref un mélange d’européens quoi...

      Avec pour base les celtes de Gaule, quand aux celtes de Germany ils ne présentaient pas vraiment d’énormes différences avec les gaulois, la distinction Germain/ Gaulois est une invention de César.

      Comme quoi il est plus simple de faire comme De Gaulle, Morano et Ménard et dire que le peuple français est un peuple européen blanc de culture gréco-romaine, de religion chrétienne et de traditions païenne.

       
    • #1562632
      Le 22 septembre à 12:26 par insoumis de la dissidense
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      @ Sobieski

      Décidément vos bases historiques sont bien fragiles.

      Les Celtes de Germany ? Non ce sont des Goths, pas des Celtes.

      De Gaulle, Morano et Ménard sont sont pas, et de loin, mes références. Mais cela est une autre histoire :)

       
    • #1563081
      Le 22 septembre à 22:34 par Sobieski
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      @insoumis de la dissidence

      Les germains sont bien des celtes, la dichotomie gaulois/germains est totalement artificielle eu égard aux très nombreux point communs entre ces peuples, il est très probable que cette dichotomie a été inventé par les Romains pour distinguer les peuples celtes avec lesquels ils ont fait du commerce et les autres.

      Sinon il faut bien admettre que les celtes prennent pour point de départ une localité alpine qui se trouve aujourd’hui en Autriche.

       
    • #1563406
      Le 23 septembre à 13:54 par insoumis de la dissidense
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      @ Sobieski

      C’est curieux à quel point vous déformez l’histoire et les données archéologiques.

      Les goths sont issus de Pologne ou pour certains de Scandinavie.

      Les Celtes (définis par des observateurs externes) correspondent à un ensemble hétérogène de 100 à 150 peuples sans unité politique et venant « d’Europe Centrale » sans autre forme de précision.

      Votre « point de départ » en Autriche n’est qu’un des points d’arrivée de ces peuples celtes en Europe Occidentale. Votre localité alpine est Hallstatt et à permis de définir le premier âge du fer, période d’extension maximale pour les peuples celtiques.
      Leur zone d’extension fut réduite par l’invasion romaine (guerre des Gaules) et au NE par les Goths.

      Puisque l’on parle ici « d’ancêtres gaulois », le terme de Gaulois ayant été effectivement défini par César, on n’est plus depuis belle lurette à l’époque de la civilisation de Hallsatt mais à celle de la Tène ou deuxième âge du fer.
      La Gaule de Jules César (en tout bien tout honneur) n’inclus donc pas les territoires des peuples germains regroupés sous le nom de Goths.

      Repères chronologiques :

      Hallstatt : -1200 à -450 (environ)

      La Tène : -450 à -25 (environ)

      Guerre des Gaules : -58 à -50 (donc en plein dans La Tène)

      La séparation entre Goths et « Celtes » n’a rien d’artificielle puisque, malgré d’indéniables points communs, leurs cultures sont distinctes et les différences s’expriment dans les motifs décoratifs des poteries (pour le temporel) et les rites funéraires (pour le spirituel).

      Bonne journée

       
  • #1562102
    Le 21 septembre à 17:29 par Marko
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    Dit-il, descendant de juifs hongrois.

     

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  • #1562108
    Le 21 septembre à 17:39 par The Shoavengers
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    Il s’agit d’un débat sans fin. Commençons déjà par reprendre notre souveraineté, on pourra toujours causer après car il n’existe pas de définition précise ou standard du terme.

     

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    • #1562392
      Le 22 septembre à 01:54 par Sobieski
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      Le truc c’est que la souveraineté ne sert à rien sans le peuple qui va avec, la question est de savoir si les descendants des gaulois seront encore là dans quelques années...

       
  • #1562178
    Le 21 septembre à 19:28 par Abdu
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    « (...) et nos ancêtres sont les Gaulois »

    Euh... Il n’est pas de lignée gallo-romaine. La mère est une séfarade et le père est magyar... Faut pas exagérer.

     

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  • #1562237
    Le 21 septembre à 21:27 par Pascal
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    Le lien est évident, par exemple, Le Cardinal Barbarin est Primat des Gaules.

    P.s. Mr Soral en parle très bien dans sa dernière vidéo.

     

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  • #1562243
    Le 21 septembre à 21:33 par listener
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    En tous les cas, l’image que donne cet "Astérix" des gaulois est digne de Disney Land. C’est un humour gaguesque typiquement américain qui s’adresse aux enfants. C’est puéril. Les gaulois méritent mieux que ces pitreries de mauvais goût et ces plaisanteries lourdes.

    Les américains, lorsqu’ils daignent se pencher pour faire de l’argent comme toujours sur l’immense e magnifique passé de l’Europe, déforment tout et n’y comprennent rien. Caricatures outrancières, déformation monstrueuses. En plus, il s’y mêle une sorte de ricanement juif assez insupportable sorti d’Hollywood (Goscinny était juif). Des gens qui ne respectent rien.

    Il semble que les gaulois aient fait l’objet d’une véritable extermination (sorte de génocide) de la part des soldats de César (le Sénat de Rome a été indigné des manières d’agir de ce dernier) et qu’ils ne s’en sont jamais vraiment remis. Rome s’est vengée de l’invasion gauloise antérieure de trois cents ans. C’est triste car ils avaient vocation à créer un empire continental occidental à l’instar des hellènes en Orient et à porter une très fine civilisation. C’était autre chose que les yankees.

    .

     

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  • #1562250
    Le 21 septembre à 21:44 par listener
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    Malheureusement, il y a des choses qui ne tiennent pas à la simple volonté, à la simple "convention" mais relève de la nature.

    Appartenir à une "ethnos" relève du droit naturel, et cela ne s’achètent pas et n’est pas objet de convention. Ce n’est pas sur le marché. Le "démos", oui, est conventionnel mais a besoin de l’ethnos pour exister. C’est ce que ne comprennent pas les modernes. Les grecs avaient eu la chance de consolider de manière extrême leur "ethnos" et ainsi d’assurer au milieu une "démocratie", du moins à Athènes. En tous les cas des libertés civiques des formes diverses de gouvernement et une culture que personne n’a pu égaler.

    Sarko renverse les choses et confond tout. On ne devient pas "gaulois" parce qu’on le veut ! Impossible. On n’est pas de la famille Sarkozy-de Nagzy-Bocza parce qu’on le veut ! Il faut être de la famille. Pareil pour nous les gaulois. Un sénégalais aura beau faire, il n’a pas les mêmes ancêtres. Désolé.

    Le conflit actuel est entre l’ethnos (droit naturel) et le demos (droit conventionnel). L’une n’est rien sans l’autre et réciproquement.

     

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  • #1562524
    Le 22 septembre à 09:47 par Heureux qui, comme Ulysse...
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    P..., comme si la lutte des classes avait présidé à la construction de la plus grande nation de l’histoire connue de l’humanité !...
    Il faut vraiment être bas de plafond pour ne pas saisir le caractère inédit de la France (je ne parle pas ici de son ersatz maçonnique actuel et de sa putain que l’on nomme la Gueuse).
    La France fut l’incarnation du projet catholique porté par l’Evangile et c’est à ce titre qu’elle diffère de toutes les autres nations.
    C’est de son unité spirituelle nouvelle que naquit sa puissance et sa légitimité que d’aucuns appellent aujourd’hui souveraineté.
    Quand la France était encore elle-même, on ne se battait pas pour elle mais pour Dieu... et soumis au lieutenant du Christ sur Terre !
    Mais j’entends déjà les pleureuses ne pas comprendre ce que se soumettre veut dire, tant pis, elles n’ont qu’à ouvrir un dictionnaire !
    Sur la question ethnique aussi, là, c’est la confusion totale entre les causes et les effets et l’on voit nos bons petits anthropologues en herbe sortir du bois pour défendre l’origine africaine de l’espèce ou autre leçon bien apprise mais sans aucun fondement scientifique : désolé, nous n’avons pas les mêmes Coppens !
    Passer du singe à Hollande (non, là je déconne car c’est possible dans ce cas) par le fait de "l’évolution" et en si peu de temps quand d’autres espèces n’ont pas bougé depuis des dizaines de millions d’années...
    Et oui, l’apparence physique n’est rien chez l’homme, cette approche réellement racialiste pour le coup (celle consistant à ne considérer que le visible) est une impasse.
    Se pencher sur les phénomènes physico-chimiques qui régissent le fonctionnement de l’encéphale apportera à celui qui doute honnêtement un éclairage nouveau.
    Non, on ne pense pas pareil sous les tropiques ou par 40° de latitude Nord... donc l’unité ethnique et spirituelle de la France véritable n’était pas basée sur l’exclusion de cet autre qui n’est pas nous pour des raisons subalternes mais bien à l’état réel et objectif (physique) de ses populations.
    Comment expliquer, sinon, la proximité troublante entre le fonctionnement intellectuel d’un Français et celui d’un Japonais par exemple ?
    Ce que l’Empire veut briser en nous imposant des populations allogènes ce n’est pas l’apparence physique des individus mais bien s’assurer que les conditions réunies chez l’homme blanc des zones tempérées pour produire une pensée structurée et critique envers un pouvoir illégitime ne le seront plus jamais, point !

     

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    • #1562711
      Le 22 septembre à 14:11 par Sobieski
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      L’un des but avoué c’est de faire venir le maximum d’allogènes en Europe car cela dilue l’identité ethnique et donc empêche toute pensée nationale, comment expliquer sinon que les pays des blancs soient les seuls à subir ce genre d’immigration ?

      Après tout si l’immigration, la diversité et le multiracialisme sont des chances alors on devrait voir ça dans le monde entier... Mais il faut dire que les autres pays dit riche (pays de l’Est, Japon, Corée...) on des politiciens normaux et non pas des traîtres.

      Le métissage (donc la disparition des blancs) est une manière qui mène à ce but, c’est pour cela qu’il est aussi promu dans les médias.

      Aux USA Joe Biden s’est réjouis du fait que les blancs seront minoritaires dans quelques années, le cas des USA n’a pas d’importance en soit mais comme nos """élites""" suivent ce qui se passe dans ce pays alors on peut savoir quel est leurs but réel.

       
    • #1562715
      Le 22 septembre à 14:14 par Sobieski
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      Sinon il est faux de dire que l’apparence n’est rien chez l’homme alors que c’est l’un des critères les plus importants dans le choix des partenaires, en plus le physique est aussi une manière de distinguer le compatriote de l’étranger.

       
    • #1563209
      Le 23 septembre à 07:11 par Heureux qui, comme Ulysse...
      Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

      @ Sobieski

      C’est là que vous vous trompez, l’étranger "de faciès" pouvait, par le passé et lorsque que l’unité ethnico-culturelle de notre nation était préservée, devenir un "Gaulois d’esprit", ce qui n’est plus possible aujourd’hui sauf pour quelques cas isolés.

       
  • #1563433
    Le 23 septembre à 14:22 par insoumis de la dissidense
    Les Gaulois, l’identité et la souveraineté

    Quelques faits pour alimenter la réflexion "Qu’est-ce que le peuple français ?
    Très schématiquement :

    - durant la préhistoire au Néolithique : autochtones constructeurs de mégalithes

    - arrivée des Celtes

    - arrivée des Germains au NE (Goths)

    - colonies grecques (Marseille) où se glissèrent probablement quelques Phéniciens

    - invasion romaine => civilisation gallo-romaine

    - arrivée d’autres Germains, les Francs => création du Frankenreich

    - invasions des Vikings ou Hommes du Nord, sédentarisés et catholicisés ensuite en Normandie

    - invasion des Anglois (Guerre de Cent Ans), ceux-ci étant représentés par des peuples germains (Angles et Saxons) ayant battus et donc probablement phagocyté Bretons, Gaëls et divers Highlanders (Pictes, Scots, Calédoniens...)

    - annexion de nouveaux territoires au Royaume de France

    etc etc

    Voir ce gif animé :
    https://upload.wikimedia.org/wikipe...

    Le peuple français s’est donc constitué par plusieurs phases de migrations et d’invasions, c’est ce qui fait notre richesse et notre diversité naturelles, notre culture.
    Rien à voir avec ce que nous vivons actuellement avec les "migrants" qui n’ont a priori pas l’intention d’adopter notre culture et qui de toute façon sont trop nombreux pour pouvoir mécaniquement s’y fondre.

    Paradoxe 1 : nous venons pour la plupart d’ailleurs

    Paradoxe 2 : la création de la France est d’origine germanique (Baptême de Clovis)

     

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