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Révoltes et insurrections populaires chrétiennes : le christianisme oublié

«  Être devenue la bête noire des hommes libres et des pauvres avec un programme comme celui de l’Évangile, convenez qu’il y a de quoi faire rigoler. »

Georges Bernanos

 

Le christianisme a ceci de paradoxal qu’il fut pendant des siècles l’idéologie policière de justification du pouvoir, en même temps que le moteur le plus explosif des révoltes populaires orientées contre le travestissement politique et financier de la prédication primitive.

Jamais l’unité de la chrétienté ne fut réalisée ; elle ne pouvait l’être puisque des sociétés déjà aussi hiérarchisées devaient nécessairement produire des expressions et des interprétations de la foi aussi plurielles qu’antagonistes. Le christianisme fut bien « un monothéisme complexe et tendanciellement diffractant [1] ».

Tous les pouvoirs chrétiens participèrent à l’avilissement du message christique. Voilà pourquoi les élites catholiques, protestantes ou orthodoxes, au service des puissants et de l’argent, furent régulièrement contestées et abhorrées par des foules incendiaires au nom de l’idéal chrétien. Le christianisme institutionnel, sous toutes ses formes facticement antagonistes, s’opposa avec férocité et constance à ce vieux christianisme campagnard, indocile, paradoxal et insubordonné qui constitue notre véritable histoire.

D’Alcuin à Luther, de saint Bernard à Calvin, on note ce même mépris de la spontanéité populaire ; d’une foi rétive que nulle autorité ne peut totalement lénifier ; d’une piété radicale et incontrôlable qu’accroissent chaque jour l’iniquité et la duplicité politique. La splendeur du message chrétien dépérira dans les limbes de l’Histoire si nous ne comprenons pas qu’à côté des brillants mais serviles esprits de saint Augustin, Raban Maur, saint Thomas ou Agobard, exista leur négatif : la masse chrétienne des désœuvrés avides de justice terrestre hic et nunc.

Aux quatre coins du globe et sur plusieurs siècles, des chrétiens, harassés par les injustices sociales, s’insurgèrent pour sauvegarder, restaurer ou affirmer leur foi. Souvent démunis, ils furent toujours réprimés. Ces nombreuses révoltes chrétiennes prirent pour cibles les riches, les clercs stipendiés, les rois « chrétiens », les croisades nobiliaires, la duplicité évangélisatrice, les bourgeoisies financières, l’Église-État, les avant-gardes protestantes dans la main des princes.

« A côté de la collusion avec l’État du haut clergé, dans la plupart des émeutes paysannes du XIVe au XVIe siècle, les curés marchèrent comme élément révolutionnaire avec leurs paroissiens, et souvent prirent la tête de la révolte [2] ». Chaque fois, la coalition des grands intérêts fut nécessaire pour faire taire ces insurrections. C’est cette page abondante et méconnue du christianisme dont nous proposons ici la modeste relecture.

 

Contre-croisade populaire : les Pastoureaux
(1251)

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Une plaque commémorative à Orléans

 

En 1204, la pitoyable croisade lancée deux ans plus tôt de Venise avait abouti à la prise de Constantinople par les croisés chrétiens. Cette déviation n’était que l’aboutissement caricatural d’une série d’expéditions aux objectifs réels de plus en plus mercantiles. Dès 1212, dans le royaume de France, de nombreux mouvements autonomes socio-religieux se signalèrent, nourris par l’ « exaspération des humbles devant les échecs répétés des croisades en Terre Sainte et plus encore peut-être par leurs déviations vers des destinations plus politiques [3] ». La première contre-croisade populaire fut un rassemblement de bergers et d’enfants, qui prit naissance dans le nord-ouest de l’Orléanais. Le contexte spirituel était propice aux manifestations fiévreuses de piété populaire . Comme l’écrit Jacques LeGoff , « au Moyen Âge, le radicalisme religieux consistait tout simplement à vouloir retrouver lavita vere apostolica, la vie vraiment apostolique [4] ».

C’est au milieu du siècle qu’eut lieu la plus importante émotion populaire. Pendant que Louis IX allait détruire les ateliers monétaires d’Afrique du Nord « au nom du christianisme [5] », des contre-croisades s’organisèrent . En 1251, notamment, un soulèvement populaire agita l’Orléanais. Dans le Brabant, en Flandre et en Picardie, par centaines puis par milliers, les paysans se rallièrent à un moine apostat de l’abbaye de Cîteaux, surnommé le « maître de Hongrie », qui les invita à reconquérir Jérusalem. En effet, l’idée se diffusa très vite dans le rassemblement que seuls les pauvres et les petites gens du peuple pourraient libérer le tombeau du Christ. Concentration de 30 000 trublions, le soulèvement tourna à la colère contre les clercs et les moines, accusés de profiter des quêtes pour la croisade, et contre les riches qui, hormis le roi, ne pouvaient être que mauvais.

La rançon colossale exigée pour la libération du souverain – prisonnier en Égypte – exacerba en effet les égoïsmes. La plupart des nobles et des souverains d’Europe rechignèrent à faire le moindre effort pour venir en aide à Louis IX. Blanche de Castille, la mère du roi, qui gérait le royaume en son absence, accepta de recevoir le représentant de cette mystérieuse armée sainte de plébéiens. Peut-être ces paysans étaient-ils un signe de Dieu ; des anges protecteurs qui, a contrario des élites lâches du royaume, iraient libérer son fils. Peut-être était-il aussi judicieux de s’enquérir des réelles motivations de cette jacquerie millénariste ?

Après un bref entretien avec le meneur des paysans, qui sembla la rassurer, Blanche de Castille accorda au maître de Hongrie l’autorisation de prêcher en chaire à Notre-Dame de Paris. Fin mai, au grand dam des prélats officiels et d’une reine médusée, le maître de Hongrie entama une homélie sidérante. Il réclama l’égalité pour les pauvres, la communauté des biens ici et maintenant, incitant les foules à la révolte. Il condamna la lâcheté de la chevalerie et des élites politiques et religieuses, qui avaient lamentablement échoué dans leur entreprise de reconquête de Jérusalem, car des représentants de l’oppression ne sauraient se muter en libérateurs du tombeau de l’humble Christ. Le roi, qui jouissait d’un incontestable prestige dans une grande partie de la population, restait une figure respectée par les insurgés. Mais l’hypocrisie, la duplicité, les mensonges, le mépris des élites économiques et politiques du royaume avaient fait naître chez les révoltés un ressentiment social tenace que seul un soulèvement exutoire pouvait désormais expurger.

Blanche réalisa alors que cette croisade populaire, au-delà du désir formel exprimé de libérer le monarque, visait d’abord à chahuter le pouvoir local. La frustration longtemps contenue des populations opprimées se déchaîna alors dans des proportions considérables. Les Pastoureaux, de concert avec les masses désœuvrées de la capitale, parcoururent les rues et rossèrent ecclésiastiques et hommes d’argent. Sur la rive gauche, ils infligèrent une correction à la studieuse et protégée population du quartier latin, qui s’était montrée pour le moins réticente à soutenir cet inadmissible sursaut paysan [6]. Le maître de Hongrie faisait et défaisait les mariages sur les bords de Seine ; les Parisiennes ne restaient pas insensibles au charme rustique des robustes insurgés. Il en résulta des mariages que le Maître tînt à célébrer in situ.

Ce mouvement populaire fut vite qualifié d’hérétique et de maléfique par les pouvoirs. Les petits courtisans lettrés aux pieds de la force politique, noircirent à dessein, tout au long de la jacquerie, les agissements des Pastoureaux. Ces derniers constituaient, à l’évidence, un insupportable affront à la royauté et à l’Église officielle, dont «  la méfiance fut constante vis-à-vis des croisades populaires, entreprises sans l’aval pontifical » [7].

Les Pastoureaux se répandirent alors sur le territoire, semant le désordre à Rouen, Tours et dans le Berry. Le 11 juin, à Orléans, un jeune étudiant bourgeois de l’École de droit qualifia le moine révolutionnaire d’ « imposteur ». La réponse du maître de Hongrie et des paysans insurgés fut immédiate : ils saccagèrent le temple du pouvoir officiel et expédièrent violemment ad patres le bavard et servile étudiant. L’université était en effet dès le XIIIe siècle le temple de la génuflexion intellectuelle, en même temps que le réservoir des futures élites du royaume. Le peuple d’Orléans, en juin, ne chercha pas à défendre le clergé, dont il était mécontent à cause de sa conduite et de sa richesse.

L’évêque de la ville tenta bien d’interdire aux habitants, sous peine d’anathème, d’assister à cette prédication qui n’était qu’un « piège du diable » [8]. Ils ne tinrent aucun compte de ces avertissements, qui trahissaient seulement une évidente panique sociale. Ils accoururent en masse écouter l’apostrophe enflammée du maître. Les émissaires du provocateur plébéien parcouraient les environs et engageaient les campagnards à venir grossir les rangs de l’armée de délivrance. « Le peuple de la ville voyait toutes ces horreurs avec des yeux de connivence  » [9] écrivait le chroniqueur Mathieu Paris. Le maître de Hongrie n’avait pas de mots assez durs pour décrire les malversations des représentants politiques, économiques et religieux du royaume : « vagabonds, hypocrites, gloutons, vaniteux ». Les évêques ne pensaient qu’à « amasser de l’or et jouir de toutes sortes de délices ».

Les accusations sans concession de la cour romaine, du pape, des puissants et des usuriers rencontrèrent l’approbation bruyante et inconditionnelle de la foule. L’évêque qui parvint à fuir la ville frappa celle-ci d’interdit et condamna les habitants, « race de chiens » dont l’audace et la complicité insurrectionnelle étaient illégitimes pour ce représentant serve des reptations politiques.

Les chroniqueurs du XIIIe siècle multiplièrent les fumisteries et les récits rocambolesques afin de disqualifier l’agitateur : le maître de Hongrie serait un moine défroqué, converti à l’islam, au service du sultan, ennemi du royaume et stipendié pour égarer les paysans picards dans une lutte illégitime.

Il fallait bien l’alliance des universités, des milices communales mercantiles et de la garde royale pour mettre un terme à cette inacceptable sédition populaire. À Bourges, la violence révolutionnaire inouïe des Pastoureaux – notamment à l’égard des prêteurs juifs – rendit indispensable l’union de toutes les autorités. Avec les agents du roi, les bourgeois formèrent des milices communales et parvinrent à éteindre l’incendie. Le maître de Hongrie fut tué à Villeneuve-sur-Cher le 11 juin.

« Le bruit se répandit qu’on avait trouvé sur les chefs des correspondances avec les musulmans ; ils furent accusés d’avoir le projet de livrer le peuple chrétien au glaive des infidèles : cette accusation, quoique invraisemblable, acheva de les rendre odieux » [10]. Les derniers rescapés et les villageois complices furent impitoyablement exterminés.

Cette émeute traduisit l’indéracinable hostilité nourrie par les milieux populaires pagano-chrétiens envers le pouvoir et le haut clergé.

 

Contre les élites catholiques et protestantes : la Guerre
des paysans chrétiens en Allemagne (Deutscher Bauernkrieg)
(1524)

 

En Allemagne, c’est vers 1476, en Basse-Franconie, que les sermons de pénitence de Jean, le Joueur de fifre, trouvèrent un vaste auditoire. Ce dernier annonça la condamnation future des puissants de ce monde et prêcha la communauté des biens et des âmes. Brûlé en public par les pouvoirs, discrédité post mortem, Jean fut le moteur d’une brève mais vivace révolte populaire franconienne. Cet épisode fut l’un des prodromes de la gigantesque insurrection du siècle suivant [11].

En 1517, Luther fit trembler l’institution ecclésiastique. Ses 95 thèses furent un acte de provocation à l’égard de la puissance de l’Église officielle et enflammèrent un peu plus les rumeurs de soulèvement dans de vastes territoires. Très vite, Luther fut débordé par cette jacquerie millénariste. On estime qu’environ 300 000 paysans se révoltèrent, et que 100 000 furent tués, lors de ce soulèvement de l’« Homme du commun » (gemeiner Mann).

L’exploitation paysanne et l’indigence corrélative avaient accru, dans cette première moitié de XVIe siècle, le nombre des vagabonds. Qu’il appartînt à un prince, à un baron d’Empire, à un évêque, à un monastère ou à une ville, le paysan était traité comme une vulgaire bête de somme. Les pâturages et les bois communaux leur avaient été presque partout ôtés de force par les seigneurs. Ces derniers disposaient de la personne du paysan , de celle de sa femme et de ses filles.

Trois camps se faisaient face dès 1520 et l’Appel à la noblesse allemande de Luther : le catholicisme impérial, le camp luthérien bourgeois-réformateur et le camp révolutionnaire. Les deux premiers se battirent pour le pouvoir, le troisième pour l’abolir.

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Notes

[1] BASCHET Jérôme, La Civilisation féodale : De l’an mil à la colonisation de l’Amérique, Flammarion, 2009.

[2] ELLUL Jacques, La Subversion du christianisme, Table Ronde, 2004.

[3] FLORI Jean, Les Croisades, Le Cavalier Bleu, 2006.

[4] LEGOFF Jacques, Un long Moyen Âge, Fayard, 2001.

[5] LEGOFF Jacques, Le Moyen Âge et l’Argent, Perrin, 2010.

[6] MELCHIOR-BONNET Christian, Le Journal de la France : la France féodale (tome II), Tallandier, 1986

[7] LEGOFF Jacques, Pour un autre Moyen Âge. Temps, travail et culture en Occident : 18 essais, Gallimard, 1991.

[8] MELCHIOR-BONNET Christian, op. cit.

[9] Ibid.

[10] MICHAUD François-Joseph, Histoire des Croisades, Adamant Medi Corporation, 2001.

[11] BLICKLE Peter, Die Revolution von 1525, Auflage, 2004.

Du même auteur, sur E&R :

 

Sur l’histoire de France, voir aussi :

 
 



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104 Commentaires

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  • Très intéressant et plutôt bien écrit, belle réflexion sur le pouvoir et les foules.

     

  • Plus que passionnant...avec (comme dirait l’autre) un tout petit air d’actualité...


  • "Tous les pouvoirs chrétiens participèrent à l’avilissement du message christique. Voilà pourquoi les élites catholiques, protestantes ou orthodoxes, au service des puissants et de l’argent, furent régulièrement contestées et abhorrées par des foules incendiaires au nom de l’idéal chrétien"

    je viens de commercer l’article mais de suite ce passage me fait penser : n’est ce pas exactement la meme chose pour l’islam ?

    n’est ce pas le phenomene de contestation au nom de l’islam veritable qui pousse tous ces jeunes musulmans vers des abimes a l’oppose du message coranique ?

    " non ! " certains diront "la violence, la soumission, le maltraitement des femmes et des individu est intrinseque a la nature de l’islam"

    faire violence a ses instincts les plus bas, se soumettre a la volonte divine comme celle-ci est relayee par les prophetes et par les lois de la nature meme, la superieurite physique et donc responsabilite de l’homme sur la femme, la necessaire priorite, ou en tout cas equilibre a atteindre, des interests de la collectivite par rapport a l’individu...tout cela est il etrange au message christique ?


  • Excellent article - "On peut mesurer la radicalité et la subversion réelle d’une révolte à l’hétérogénéité de l’alliance nécessaire à sa répression."

    Qui plus est, un article à la pointe de l’historiographie de la "World History" !

    Encore Bravo.

     

  • Un peu de marxiste enrichi l’analyse, trop de marxisme rend fou.

    Qu’est ce que s’est que cette justification de la violence de nomades qui s’abat sur des producteurs enracinés ?



    Le maître de Hongrie faisait et défaisait les mariages sur les bords de Seine ; les Parisiennes ne restaient pas insensibles au charme rustique des robustes insurgés. Il en résulta des mariages que le Maître tînt à célébrer in situ.



    Qui va croire cela ? C’est du fantasme délirant, c’est comme de raconteur que la nuit de la Saint sylvestre les allemandes de Cologne sont tombées sous le charmes des beaux et virils syriens qui trainaient autour de la gare….

    Les pastoureaux furent massacré par les populations de paysans en colère de voir ces prédateurs tout saccager au nom du Christ.

    Ëtre anti-chretien au point de légitimer le fait que des foules en colère assassinent des innocents…
    Ah oui mais c’est le peuple, et le peuple à tout les droits,
    C’est exactement le logiciel des Révolutionnaires jacobins et des bolcheviques.
    Coupons la tête des aristocrates et massacrons les bourgeois et demain nous serons tous libres et égaux.

    Ps :le maître de Hongrie se prénommait Jacob,( si si je te jure) pour quoi ne pas le mentionner ?

     

    • Merci pour ce commentaire lucide.


    • Les Pastoureaux furent d’abord massacrés par toutes les forces politiques en présence. On parle bien de de milliers de paysans insurgés ici...

      Cette révolte s’inscrit dans un temps particulier ; celui des mystifications surréalistes des "croisades" financières. Ces dernières devaient nécessairement produire des sursauts populaires contre le mensonge.

      Mais je ne crois pas que l’insurrection des Diggers ou celle des paysans et samourais de Shimabara, au Japon, soient des révoltes marquées par des "violences nomades"...


    • Les nomades de Picardie ?

      Il est difficile de savoir le quoi du comment, mais il ne faut pas perdre de vue l’esprit général même si les mouvements de foule on le sait ne sont malheureusement pas exempts de "débordements" parfois à l’opposée de la vocation initiale comme ce fut le cas dans la guerre des paysans.

      C’est une des raisons pour laquelle il faut abolir l’état et l’argent et donc l’antagonisme de classes ce qui est d’autant plus facile aujourd’hui compte tenu de la productivité et de l’accumulation capitalistique déjà réalisée.


    • La maître de Hongrie se prénommait Jacques et non Jacob .A ce régime la plupart des chrétiens seraient juifs puisque leurs prénoms ont une origine hébraïque.
      Quant a Cologne il semble que personne n’a pensé a faire le rapprochement avec des évènements semblables qui ont eu lieu a Paris lors de mouvements lycéens.


  • Le christianisme étant l’un des premiers universalismes, il est normal qu’il ait été en conflit avec les paysans, paganus en latin, qui eux, étaient encore enracinés et baignés de nos anciennes croyances, celtes, germaines et/ou latines, en opposition totales avec les clercs, ces thuriféraires d’une vision Sémitique du monde quant aux origines du dit christianisme.
    L’opposition immémoriale des peuples des forêts à la psyché étrangère des peuples désertiques.


  • Cet Article, comme malheureusement beaucoup qui sortent de l’atelier E&R (comme celui sur ce le mariage, celui sur anton parks et les extra-terrestres), nous rappelle qu’E&R n’est pas un site catholique.

    Ce n’est pas un reproche, simplement un constat, et d’ailleurs il ne s’en est jamais réclamé.

    Mais force est de constaté que cet article en complètement opposé à la foi catholique (qui est la seule véritable foi chrétienne). C’est une vision païenne, marxiste, lutte-des-classiennes de la religion chrétienne. Ce n’est pas chose nouvelle : des païens qui ont voulu se réapproprier le " message christique " ( expression qui ne veut strictement rien dire soit dit en passant ) il y en a eu des milliers pendant l’histoire.

    Mais bon, Dieu reconnaitra les siens.

     

    • peut-être que ces conflits opposaient deux visions du christianisme : celle des élites qui considéraient, sans doute à juste titre, que la dite religion est soumission à l’ordre du monde et en particulier au labeur ; de l’autre, la version des émeutiers qui voyaient dans le christianisme et en particulier dans la Grâce, le paradis sur terre, un monde déjà fini et accompli...ce sont les premiers qui avaient raison bien sûr : la religion est simplement une école de soumission à destination des masses laborieuses, et les émeutiers, tels des enfants gâtés, ont voulu s’approprier sans effort les fruits de la terre...


    • Les Catholiques au paradis tous les autres en enfer, peut-être aurez-vous raison.

      Je me demande si les milliardaires des célébrations du dimanche matin auront une place première classe dans l’au-delà...


    • Vous n’avez pas lu l’article. Que pensez-vous de la révolte chrétienne et "catholique" des Japonais ?

      Vous niez le caractère chrétien de la révolte de Shimabara ? des Diggers ?


    • @pythie, cette théorie du labeur ne semble pas avoir été la même à toutes les époques y compris pour la hiérarchie ecclésiastique.
      On se demande par ailleurs pourquoi cette remarque sur l’appropriation des "richesses" des paysans ne pourraient également concerner celles de la féodalité ou de l’Eglise ?
      Enfin, il est plus facile de récupérer des biens meubles lors d’une révolution que la terre qui nécessite le succès de cette dernière.


  • ouais, bof...
    ça confirme surtout ce que je disais : à savoir qu’ici bas, seule la force peut arrêter la force ; le message christique a vite été récupéré au profit des élites européennes...quant aux révoltes paysannes, j’ai l’impression que l’auteur de l’article omet les inévitables razzias, viols et autres débordements de ces émeutiers.

     

  • Ce texte donne des éclairages intéressants qui donnent envie d’en savoir plus. Mais, bien que n’étant pas historien, j’y relève des exagérations évidentes. Il y est par exemple écrit : "Ces derniers [ les seigneurs ] disposaient de la personne du paysan , de celle de sa femme et de ses filles". Non ! On devrait savoir aujourd’hui que c’est une invention du 18e siècle (il me semble de Voltaire) que le "droit de cuissage" !!!

     

    • La prise de Constantinople par les croisés à l’origine du royaume latin qui dura plus de 50 ans ne fut pas ce que décrit notre auteur.

      C’est beaucoup plus compliqué que cela. Les croisés ne voulaient pas prendre le pouvoir à Constantinople. Mais il existait deux camps dans Constantinople. Pour faire bref, l’un appela les croisés à la rescousse, alors que l’autre leur refusait tout secours, leur était hostile. Tant et si bien qu’en assistant le parti qui leur était favorable, les croisés finirent pas prendre le pouvoir et le gardèrent jusqu’en 1261.

      Il y aurait encore bien des choses à raconter pour nuancer la doxa actuelle sur cet événement (les croisés hypocrites et avides d’argent et de pouvoir oublièrent Jérusalem pour se rabattre sur Constantinople). C’est faux.

      Cet article sacrifie beaucoup au marxisme et à la doxa occidentale des XVIIIème-XIXème et XXème siècle contre les chrétiens accusés d’hypocrisie.


    • Ainsi donc le maître de Hongrie entama une homélie sidérante au grand dam des prélats officiels.
      Intéressant.

      Les pastoureaux constituaient, à l’évidence, un insupportable affront à la royauté et à l’Église officielle.
      Très intéressant.

      La réponse du maître de Hongrie et des paysans insurgés fut immédiate : ils saccagèrent le temple du pouvoir officiel.
      Très, très intéressant.

      Eh bien c’est clair à présent. Toute cette jacquerie de bons chrétiens violeurs et assassins avait certainement raison, puisqu’ils s’en prenaient à des prélats officiels, à l’église officielle et enfin au pouvoir officiel.
      Ça me rappelle vaguement quelque chose.
      Mais quoi ?
      Ah oui, j’ai trouvé : la chronologie officielle.
      Vous savez, celle que, brillamment, les récentistes pourfendent de leurs trouvailles géniales : Besançon c’est Byzance, Tertullien c’est au 14 siècle, les conciles c’est du roman, roman, roman.
      On va où, là ?
      Bon je vous laisse, je retourne faire de l’Histoire. J’ai du boulot, moi.


    • @ Marion Sigaut.

      Il est dommage de ne s’arrêter qu’à cette partie, minoritaire, de l’article. La révolte des paysans de Shimabara ne vous inspire-t-elle pas ? Pacifiste et maximaliste, comme celle des Diggers.

      Niez-vous l’alliance de certaines élites "catholiques" et "protestantes" contre des bandes paysannes lors de la révolte de 1525 ?


    • @ Alex G.

      Je ne m’arrête pas, monsieur, je mets seulement un pied après l’autre. Et je n’ai pas résisté au plaisir de mettre le doigt sur les aberrations, les âneries consistant à mettre "officiel" devant prélats, Eglise et pouvoir. Comme s’il avait existé des prélats, une Eglise et un pouvoir autre qu’officiels.
      Désolée si ça me rappelle la « chronologie officielle », cette imbécillité confondante qui trahit l’ignorance de celui qui l’emploie.
      Voulez-vous que je relève d’autres âneries de cette toute première partie de texte ?
      « Il réclama l’égalité pour les pauvres » C’est quoi l’égalité pour les pauvres ?
      « La communauté des biens ici et maintenant ». La communauté de quels biens ? Les biens communaux ? Ah bon, ils n’étaient pas déjà communs les biens communaux ?
      « La masse chrétienne des désœuvrés avides de justice ». C’est qui ces désœuvrés ? Des chômeurs ? Pourquoi ajoutez-vous « chrétienne ». A cette époque il fallait qu’ils soient chrétiens ou qu’ils ne soient pas.
      « Les chrétiens harassés par les injustices sociales ». D’où tirez-vous cette expression d’injustice sociale ? De quoi parlez-vous ?
      C’est quoi des « révoltes chrétiennes » ? Des révoltes contre les injustices sociales au nom du christ ? Vous n’avez pas l’impression de vous tromper un peu de siècle ? Pourquoi mettez-vous des guillemets à rois « chrétiens ». Il vous semble qu’ils étaient juifs ? Mahométans ?
      Racontez-moi un peu la bourgeoisie financière au XIIIe siècle, j’ai quelques lacunes à ce propos.
      Ah, les élites économiques. D’où sortez-vous ce machin ? Rien que le mot sent son encyclopédiste des Lumières à plein nez.
      « Sentiment social tenace »…
      Bon, j’arrête là. Pour le moment. Et croyez-moi que, rien que cette portion d’article, il reste encore beaucoup, beaucoup à relever.
      Et ne venez pas essayer de m’emmener au Japon. Je n’y connais rien et ne me laisserai pas embarquer à parler de ce que j’ignore et qui, de ce fait, ne m’inspire rien.
      Maintenant rassurez-vous, je vais certainement, dès que j’en aurai le temps, aller faire un tour dans la suite de l’article. Mais, arrêtez-moi si je me trompe : je ne crois pas y trouver de réponse aux questions que je vous pose ici.
      Si ?


    • #1389298

      http://www.civitas-institut.com/com...
      Comme disaient Arnaud Amaury en † 1225 (tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens....)
      Extra Ecclesiam nulla Salus


    • @Marion Sigaut

      Madame, votre mépris et votre suffisance n’honorent pas votre intelligence. Vous n’avancez aucun argument.

      Cette révolte des Pastoureaux, je le répète, n’est qu’une révolte chrétienne parmi d’autres. C’est la seule de l’article qui prête à polémique, car les exactions des insurgés furent incontestablement violentes ; une violence à la mesure du ressentiment social légitime de ces populations.

      Cette révolte était une contre-croisade. Le message du prédicateur était très clair ; et ce message a mobilisé les foules dans des proportions considérables.

      Je conteste en effet le caractère "chrétien" des pouvoirs du M-A médiéval. Je ne crois pas que le christianisme et le pouvoir politique- fût-il éclairé par Dieu (où ça ?)- soient compatibles. Je les vois même radicalement antithétiques.

      Vous devez vous y faire : les peuples, y compris chrétiens, y compris au Moyen Age, se sont insurgés contre la duplicité du pouvoir. Même quand ce dernier fut fallacieusement "chrétien".

      Ces paysans n’étaient pas de bons chrétiens, j’entends vos critiques. C’était une expression de violence brutale sans perspective. Un peu rapide, non ?

      Le christianisme populaire et le christianisme politique n’ont jamais été unis, vous le savez. Je vois une continuité objective entre les révoltes chrétiennes réprimées sur le continent européen à l’époque médiévale et moderne par les pouvoirs officiels "chrétiens" et les insurrections ouvrières neutralisées dans le sang par la République. Là où vous voyez une fracture, je vois l’incoercible récurrence de la dialectique pouvoir/résistance.


    • #1389319

      @ Marion Sigaut

      A un moment, il faudra bien que quelqu’un siffle la fin de la récréation. De grâce, madame, ne vous abaissez pas à leur niveau, aidez-les à vous mériter car votre fonction ici est de les élever. Vous avez ce talent et ne pouvez offenser l’autorité qui vous a confié cette charge.


    • @ chevalier lefevbriste

      L’ évêque de Béziers n’a jamais dit cela.
      La seule source est un chroniqueur postérieur allemand qui n’était pas présent et qui l’a tout simplement inventé.
      Les manuels de la troisième république l’on ressorti de derrières les fagots à des fins de propagande.


    • @ Alex .G
      La révolte des pastoureaux était une révolte chrétienne comme la souffrance des malheureuses violées par ces brutes ou le deuil des parents des écoliers qu’ils ont massacrés devaient également être chrétiens. Si on s’en tient au temps et au lieu, l’époque était chrétienne, l’Europe était chrétienne, et ce n’est pas en affublant les uns de chrétiens sans guillemets et les autres de chrétiens avec guillemets qu’on fait avancer le savoir.
      Votre texte est tout sauf historique. Quand on fait de l’Histoire on cible une période, un lieu et un fait, et on avance, lentement, avec des sources. On a toujours le droit de tirer des conclusions, mais pas de commencer avec.
      Si vous avez étudié un soulèvement paysan du 13e siècle en France, n’allez pas me faire croire que vous avez également passé du temps avec celui du 15e en Allemagne, du 17e en Amérique du Sud et en Angleterre et enfin au Japon. Personne n’a ces connaissances-là sauf à y avoir passé sa vie. Le temps d’un article, on peut tout au plus aller piocher chez les uns et les autres les arguments qu’on cherche pour étayer sa démonstration. C’est un jeu amusant sans doute, mais ce n’est pas de l’Histoire.
      Aussi toutes vos affirmations sur la qualification à donner à ces émeutes, leurs causes et leurs conséquences ne sont-elles que des considérations personnelles destinées à nous faire connaître votre opinion.
      Je ne sache pas qu’il soit répréhensible d’en exprimer. Mais ne venez pas ici nous faire croire qu’il s’agit de savoir ou d’Histoire. Ça n’en est pas.
      Dernier point : je constate que pour lire ce que vous me suggérez de commenter à propos du Japon et du reste, il faut entrer dans l’Atelier. J’y suis allée et j’ai lu. Mais je me refuse à commenter ici, c’est-à-dire devant les lecteurs du site, des données réservées à certains et refusées à d’autres.


    • #1389579

      @ Claire Colombi
      Mille mercis j’apprécie grandement vos vidéos !
      Ainsi que les livres de Marion Sigaut...
      Nous essayerons de vous faire venir chez nous !
      Que Dieu vous bénisse, vous êtes un rêve, une oasis pour nos enfants...


    • "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens" est une invention prêter à Arnaud_Amaury, même Wikipédia le dit :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnau...


    • Alex G a écrit :



      Je conteste en effet le caractère "chrétien" des pouvoirs du M-A médiéval. Je ne crois pas que le christianisme et le pouvoir politique- fût-il éclairé par Dieu (où ça ?)- soient compatibles. Je les vois même radicalement antithétiques.



      Là au moins les choses ont le mérite d’être claires. Comment peut-on comprendre quoique ce soit à l’Histoire humaine et à l’humain tout court, quand on a les binocles anarcho-marxistes vissées au nez ? Ce que tu ne saisis pas, c’est que le matérialisme est une prémisse "arbitraire" d’où dérive tout le paradigme philosophique et épistémologique moderne ; ce paradigme est une exception géographique et temporelle : Tu ne peux rien comprendre aux peuples de la Terre et à leurs mœurs en les regardant avec de tels handicaps intellectuels ; c’est aussi crédible qu’un sourd qui nous expliquerait un orchestre philharmonique en nous décrivant ce qu’il a vu depuis les gradins ; il lui manque la principale dimension de la chose !

      Alex G a écrit :



      Vous devez vous y faire : les peuples, y compris chrétiens, y compris au Moyen Age, se sont insurgés contre la duplicité du pouvoir. Même quand ce dernier fut fallacieusement "chrétien".
      Le christianisme populaire et le christianisme politique n’ont jamais été unis, vous le savez. Je vois une continuité objective entre les révoltes chrétiennes réprimées sur le continent européen à l’époque médiévale et moderne par les pouvoirs officiels "chrétiens" et les insurrections ouvrières neutralisées dans le sang par la République. Là où vous voyez une fracture, je vois l’incoercible récurrence de la dialectique pouvoir/résistance.



      Le messianisme prolétarien dans toute sa gloire... Si tu étais un peu plus observateur et que tu connaissais un tant soit peu le monde du travail, tu saurais que le peuple (j’entends par là les producteurs) est le principe (parmis toutes les fonctions de l’ordre social) le plus conservateur qui soit ! Ce qui est logique puisque c’est sa fonction sur le plan physique (nourrir la société, càd conserver son existence). Quand le peuple se soulève, c’est pour réclamer des choses précises : Moins d’impôts, la régulation des marchés, la sécurité, etc... c’est à dire : La stabilité nécessaire à l’exercice de leur fonction objective : PRODUIRE !

      Contrairement à ce que pense le messianisme prolétarien anarcho-marxiste : Le peuple ne se soulève jamais pour renverser l’ordre social mais pour réclamer son redressement !


    • @Kelmeth.

      Votre accusation est brouillonne. Je ne comprendrais "rien aux peuples de la Terre"...
      Mon article est une apologie de la foi populaire chrétienne et une dénonciation du travestissement du christianisme officiel et institutionnalisé.

      Si la spécificité des peuples ne m’importait guère, je dénoncerais leur christianisme comme un simple paravent de leur critique sociale. Or, au contraire, c’est bien leur foi qui me semble centrale.

      Sur les aspirations réformistes des foules, vous faîtes ici fausse route : les révoltes décrites dans cet article ne poursuivaient pas d’objectifs réformistes. Lisez les écrits de Gerrard Winstanley.


  • La lecture de ce début d’article m’a rendue triste...

    Les paysans appartenaient aux seigneurs et aux évêques ? Ainsi que leurs femmes et leur filles (portaient-elles la ceinture de chasteté ?) Les pastoureaux étaient de gentils petits paysans, (limite des prolétaires) les parisiennes se sont mariées avec les pastoureaux, les paysans du XIII eme siècle étaient pagano-chretiens ?

    Bref, aller chercher dans l’histoire des exemples pour justifier sa vision du monde, sans faire l’effort de comprendre, des sociétés que l’on méprise, parce qu’elles ne fonctionnent pas comme la nôtre ; dans le but de se fabriquer un roman national c’est la technique du camp d’en face…
    Capitalisme et marxisme sont vraiment des miroirs inversés.
    Les paysans picards voulaient la dictature du prolétariat, dans un mouvement révolutionnaire pré-bolchevique sous l’égide du Christ ?

    Je vous conseille le livre de Jacques Heers, l’histoire assassinée. Il y a ceux qui veulent comprendre l’histoire et qui l’aiment et ceux qui veulent l’utiliser pour lui faire dire ce qu’ils veulent entendre.

    Ces deux camps apparaissent de plus en plus irréconciliables. Et je crois que même si l’on parle moins fort, nous sommes bien plus nombreux à avoir plus soif de vérité que d’analyses idéologiques douteuses.

     


    • Ces deux camps apparaissent de plus en plus irréconciliables. Et je crois que même si l’on parle moins fort, nous sommes bien plus nombreux à avoir plus soif de vérité que d’analyses idéologiques douteuses.



      Vous m’ôtez les mots de la bouche, cher ami.


    • @ Claire Colombi

      Où voyez-vous que les paysans voulaient la dictature du prolétariat ? Ils n’avaient aucune conscience de classe effective. Je n’ai jamais prétendu le contraire.

      J’ai un profond respect pour le Moyen Age. SI vous lisiez la suite de l’article, vous vous apercevriez que des hommes et des femmes, que vous le vouliez ou non, se sont insurgés régulièrement au nom de l’idéal chrétien, contre les injustices. Les formes furent plurielles, et pas toujours aussi violentes que dans le cas des Pastoureaux.

      Je vous rappelle en outre que toutes les chroniques des Pastoureaux furent rapportées par des témoins serviles, des plumes de cour. On interroge les pouvoirs de toutes les époques Madame, pas seulement la "République", qui ne m’est d’ailleurs pas agréable.

      Les paysans chrétiens non-violents du Japon du XVIe siècle, n’ont massacré personne. Cela n’a pas empêché les représentants médiocres du catholicisme officiel espagnol de les abandonner à leur triste sort.

      Puisque vous me renvoyez à la plume servile Jacques Heers, je vous invite à lire à mon tour les écrits d’André Vauchez.


    • Quelles furent selon vous les motivations des révoltes paysannes qui ont émaillées tout le moyen âge et l’ancien régime (et en Europe) ?
      En vous remerciant par avance.


    • @ RD
      Le moyen-âge c’est 1000 ans, en incluant la période moderne on monte à 1300.
      L’Europe c’est 10 000 000 km2...

      Qui peut répondre à cette question ? Au vu de la diversité des populations,des situations économiques et sociales, des contextes politiques divers et variés. Entre un picard du temps de Clovis, un lombard au alentours de l’an mil ,des polonais du XIIeme siècle, des bretons sous François Ier etc.

      @ Alex G
      Ah pour le reste de l’article il faut être membre et je ne me souvenais plus de mon
      mot de passe. Très bizarre d’ailleurs le côté, suite de l’article pour ceux qui ont la carte seulement.
      Vous n’en êtes peut-être pas responsable d’ailleurs mais les sympathisants er doivent apprécier.

      Je ne vais pas vous expliquer en quoi ce que vous racontez est un tissu de bêtises , de propagandes, de fantasmes et de mensonges ( sur la période que je connais).
      Cela ne vous intéresse pas. La vérité ne vous intéresse pas, l’histoire ne vous intéresse pas, les faits précis ne vous intéressent pas.

      Je suis fatiguée, de voir la recherche de la vérité historique autant maltraitée par certaines personnes sur ce site, sacrifiée au profit des idéologies les plus malsaines.
      Les lecteurs d ER méritent mieux que cela.


  • #1388998

    Cela devient vraiment pénible ! Il faudrait vraiment en finir avec cette pensée matérialiste au ras des pâquerettes qui serait l’Alpha et l’Omega de toute chose.
    C’est le degré zéro la compréhension de la scène politique et qui n’est en rien compatible avec la complexité et la finesse de l’esprit français.
    Non, la période de notre histoire qui fut un apogée spirituel, culturel, et architectural ne peut pas se résumer à la lutte des classes !
    Si le peuple de France s’est un jour saigné pour payer la rançon qui libéra son roi, ce n’est pas parce que celui-ci était un tyran !
    Quelle société aurait su produire des milliers de villages à l’harmonie architecturale qui confine souvent au sublime ? Un peuple de manants oppressés et asservis par une noblesse et une Eglise aux visées totalitaires et mortifères ?
    Un peu de sérieux, si aucune organisation de la société humaine ne s’est montrée parfaite, celle du "Moyen Age" (qui ne l’est en rien) fut loin d’être la pire pour la société civile.

     

    • Où voyez-vous dans cet article une dénonciation monomaniaque du Moyen Age ?

      Votre commentaire témoigne du fait que vous n’avez pas pris la peine de lire l’article. Il est question d’autres révoltes et d’autres époques. Quid des "catholiques" Japonais et des Diggers anglais, spécialement pacifiques ?

      Merci de lire un article, et pas 1/5.


    • Quel est le rapport entre l’architecture et les rapports sociaux ?
      Qui a dit que le moyen âge était le pire ?
      La "scène politique" ou le cirque social ?
      Je ne saurais trop vous conseiller de passer en été 12 heures dans les champs pendant que d’autres pratiquent la chasse à cour ?
      Ah, ils étaient bons eux, pas comme les méchants capitalistes ?
      Rendez leur dignité à tous ces regrettés paysans, les prenez vous pour des idiots complets ?


    • #1389188

      @ Alex G

      “Où voyez-vous dans cet article une dénonciation monomaniaque du Moyen Age ?”

      Nulle part, en effet ! Ce n’est d’ailleurs pas ce que je dénonce. Vous pensez le Moyen Age à l’aune d’une "philosophie" matérialiste qui n’était pas en cette époque, il est là le problème.

      Si vous aimez ou détestez les Bugatti des années 30 parce qu’elles sont chères, vous êtes un capitaliste ou un marxiste mais êtes dans les deux cas un matérialiste.
      J’aime pour ma part ces autos parce qu’elles sont belles, vous saisissez la différence ?

      Vous me faites penser à cette commentatrice qui était troublée par la Rolex de Soral au prétexte qu’elle ne serait pas en accord avec le combat qu’il mène...

      Quant à votre hardiesse à prétendre que je n’aurais pas lu ce texte en entier, je préfère demeurer poli en ne vous répondant pas.


    • #1389260

      @ RD

      Rassurez-moi, c’est pour la caméra cachée ? Non, bon allons-y alors !

      Quel est le rapport entre l’architecture et les rapports sociaux ?”
      Il est tellement énorme que vous ne le voyez même pas !

      Qui a dit que le moyen âge était le pire ?”
      Je parlais du traitement de la société civile à cette époque mais ne portais pas de jugement de valeur sur l’époque elle-même !

      La "scène politique" ou le cirque social ?”
      Tout bon matérialiste envisage la sociologie comme une science !

      “Je ne saurais trop vous conseiller de passer en été 12 heures dans les champs pendant que d’autres pratiquent la chasse à cour ?”
      Je ne saurais que trop vous conseiller de déjà maîtriser notre langue ! A court d’arguments peut-être ?

      “Ah, ils étaient bons eux, pas comme les méchants capitalistes ?”
      Les "méchants capitalistes", eux, ne meurent pas à la guerre, ils en vivent même !

      “Rendez leur dignité à tous ces regrettés paysans, les prenez vous pour des idiots complets ?”
      Navré, je ne vois pas par quel mécanisme vous en arrivez à me questionner de la sorte.

      Si Internet ou la lecture de trois pages "Wikipédia" donne des ailes à ceux qui sont de la plus grande indigence culturelle et intellectuelle, je ne me sens en rien obligé de (con)voler avec eux, désolé.


    • @Heureux qui, comme Ulysse...
      Les communistes originaux ne détestaient ou n’adulaient pas une marchandise à cause de son prix, mais voulait précisément abolir ce dernier par le mode de production qui l’a engendrée.


    • @Heureux qui comme Ulysse...

      Où voyez-vous l’ébauche, dans l’exposé de cette première révolte, d’une "philosophie" matérialiste ?

      C’est le contraire, puisque je reconnais l’aspiration chrétienne des insurgés. Ce n’est d’ailleurs pas la seule contre-croisade de l’époque. Vous, en revanche, semblez nier le caractère chrétien qui préside à la sédition de ces paysans ?

      Tout le débat est là.


    • #1389517

      @ RD

      Les communistes originaux ne détestaient ou n’adulaient pas une marchandise à cause de son prix, mais voulaient précisément abolir ce dernier par le mode de production qui l’avait engendrée.”

      Faites attention ou vous allez finir "récentiste", le manque de cohérence dans le verbe par la concordance des temps vous y conduira !
      D’ailleurs, en parlant de cohérence, il y en avait tellement dans mon exemple que vous semblez ne pas l’avoir comprise. Vous êtes donc un matérialiste indécrottable, c’est votre droit, mais ne venez pas me contester celui qui est le mien et qui consiste à vous le faire remarquer.
      Ainsi, quand je vous parle d’un véhicule automobile qui est justement une merveille esthétique, à aucun moment je ne le considère comme une "marchandise".
      Comme la confusion qui naît de l’idéologie est grande chez vous, vous me parlez du prix des choses alors que j’en envisage la valeur. Si un ami vous est cher, c’est justement parce qu’il est inestimable et qu’il ne peut par conséquent vous trahir et être acheté, non ? Et si le prix des choses varie, leur valeur beaucoup moins, un détour par les grandeurs physiques et la compréhension du mot travail au sens mécanique du terme vous éclairera sur ce point.
      Il y a un tropisme chez vous qui veut que nous ne pourrons jamais nous comprendre, mais ce n’est pas grave.

      @ Alex G

      “Où voyez-vous l’ébauche, dans l’exposé de cette première révolte, d’une "philosophie" matérialiste ?”

      Là :

      “Le christianisme a ceci de paradoxal qu’il fut pendant des siècles l’idéologie policière de justification du pouvoir, en même temps que le moteur le plus explosif des révoltes populaires orientées contre le travestissement politique et financier de la prédication primitive.”

      Mais je concède qu’il ne s’agit pas d’une "ébauche" mais du début de votre texte.

      Bon, il y a aussi vos sources, Jacques Le Goff était comme chacun le sait un fervent catholique...
      Mais j’arrête ici, ceux qui affirment qu’il suffit d’être pauvre pour être honnête ne comprendront jamais la limite de la pensée matérialiste et je laisse à d’autres le soin de mener à bien cette entreprise ambitieuse qui consistera à les en convaincre.


    • @ heureux qui comme ulysse

      Aimez-vous aussi les pyramides ou la Grèce antique résultant des rapports sociaux dans l’ancienne Egypte ? Idem pour l’art déco ?

      Veuillez m’excuser mais je ne pratique pas ce genre de pitreries !

      Les morts de la féodalité ? Il devait y avoir 100 fois plus de mercenaires tués mais je vous concède que cela arrivait. Mais il faudrait aussi faire le décompte des paysans morts pendant le servage, ou autres artisans bâtisseurs dans certaines constructions nobiliaires ou royales.

      Je note par ailleurs qu’un certain nombre de libertariens ont utilisé le même argument pour justifier le pouvoir total de l’argent par une acceptation du contrat féodal initial : privilèges et terres contre protection. Il semble qu’une fois celui-ci passé, certains souhaitassent le faire durer et le justifier pour toujours et qu’il fut transmissible par la naissance.


    • #1389707

      @ RD

      Aimez-vous aussi les pyramides ou la Grèce antique résultant des rapports sociaux dans l’ancienne Egypte ? Idem pour l’art déco ?

      Navré, je ne comprends pas vos propos et je conçois effectivement la qualification de "pitreries" que vous leur attribuez.

      Pour les Pyramides, et là je m’adresse aux autres, leur forme n’est en rien liée à une expression artistique mais relève de leur fonction technique, la trigonométrie demeurant le meilleur outil pour se localiser dans l’espace.


    • @ Heureux

      Je voulais dire qu’on peut aimer l’art et les représentations antiques et ne pas "cautionner" un système de relations sociales et un tel mode de production.

      Il semble que de postuler en quelque sorte (mais j’ai peut-être mal compris) qu’il suffirait qu’on ne "s’intéresse" qu’à l’esthétique et l’utilité des objets (ce qui me semble clairement souhaitable) pour que tout le reste disparaisse comme par magie : qui produit quoi, comment et pour qui ne seraient pas des questions disons pertinentes car cela n’aurait finalement pas de réelle influence sur le monde. Un peu comme l’argent qui serait un outil nécessaire, bien que dangereux, inerte en somme et dont la finalité ne dépendrait que de que la façon dont son "propriétaire l’utilise".

      Je ne peux parler qu’en mon nom, mais je ne vois pas en quoi le fait par exemple de trouver magnifique un "simple" ivoire de Dieppe, ou le calice du Tau, ou encore une console empire, indépendamment de toute considération mercantile empêcherait de s’interroger sur la période historique et le mode de production qui les a vu naître et d’en considérer les risques et inconvénients.

      Votre message sur l’anti-féodalisme primaire est sans soute un rappel salutaire mais de grâce, ne tombez pas vous non plus dans "l’anti-matérialisme" primaire car il n’est sans doute pas un monolithe homogène. En effet Karl Marx lui-même n’était pas tendre avec une partie d’un certain "lumpen prolétariat" qu’il dénonçait comme un ramassis de voleurs et de tueurs parfois à la solde de capitalistes, afin d’effectuer leurs sales besognes. Ainsi, il ne considérait pas a priori l’humain comme seulement déterminé par de simples considérations matérielles et/ou pécuniaires. Ce dernier jugeait d’ailleurs la féodalité à plusieurs égards comme nettement plus humaine que le régime capitaliste du 19ème siècle.


    • @ Heureux qui, comme Ulysse...



      Pour les Pyramides, et là je m’adresse aux autres, leur forme n’est en rien liée à une expression artistique mais relève de leur fonction technique, la trigonométrie demeurant le meilleur outil pour se localiser dans l’espace.



      Faisant partie des autres, il me faut vous demander si cette fonction s’ajoute à l’autre, celle qui utilise la redécouverte des frères Curie ? Un rapport avec la projection qui s’opère à mi-chemin entre le pôle et l’équateur, peut-être ? Sur ce point, j’en perds un peu le nord...

      Pour comprendre l’apogée spirituel, culturel et architectural de cette époque, s’intéresser à la quête du Graal me semble effectivement raisonnable. Faute d’avoir su discerner véritablement autre chose dans le symbolisme que l’ami René a remis sur le métier (étymologiquement : "vase", "livre", ou les deux ?), c’est par l’étude du mystère des cathédrales que j’ai choisi de poursuivre le travail. Question d’alchimie sans doute... Mais si vous avez une autre suggestion, je suis naturellement preneur.

      Bien à vous.


    • #1390347

      @Alex G
      Le Moyen-âge, la Chrétienté, les Rois, furent le pavois de la France !!
      https://www.youtube.com/watch?v=mUJ...
      https://www.youtube.com/watch?v=xp_...
      Bien à vous l’ami... respectons notre France fille ainé de la Sainte Église Catholique et notre civilisation Chrétienne...
      Arrêter de cracher sur les Catholiques, cordialement !
      Que Dieu vous protège...
      Mille mercis à Marion Sigaut & à Claire Colombi pour leur magnifique travail d’historienne !
      Extra Ecclesiam nulla Salus


    • @Chevalier Lefebvriste

      Je ne vous permets pas monsieur. Je ne crache pas sur les catholiques. Vous feignez de ne pas comprendre : J’ai un respect immense pour la culture et les pratiques spirituelles et culturelles des paysans chrétiens du Moyen Age médiéval. Je n’ai en revanche aucune admiration pour les pouvoirs, du Moyen-Age ou du XXIe siècle, "chrétiens" ou "communistes". Je tente d’être fidèle et d’honorer la mémoire de ces populations chrétiennes, souillées et réprimées par le carnaval politique, qui fut, dans le cas de l’Europe, le lieu de la subversion du christianisme, de sa défiguration.

      C’est clair ?

      Deux christianismes coexistèrent, c’est un constat. Celui qui refuse de se travestir dans l’illusion politique, qui demeure intransigeant, qui n’accepte aucun arrangement avec Mammon ; et l’autre , le christianisme qui croît contrôler le pouvoir, alors qu’il n’en devient que l’alibi.


    • #1390616

      @ Alex G
      Je n’en doute point cher ami et je ne remet point en doute votre sincerité !
      Ni celle des modernistes ou de certains musulmans ou protestants dans leur amour de Dieu !
      Ce n’est pas pour cela que leurs pratiques, leurs négations, leurs critiques n’apportent point de l’eau au moulin du Démon...
      Ils sont manipulés et on se sert de leur crédulité, de leur naïveté, de leur sincérité à dessein, à des fins de destruction de la seule et unique vérité celle de NS Jésus Christ-Roi, du Catholicisme et de la Sainte Église Catholique Romaine...
      C’est comme dire tous les Rois parce-que Rois ou tous les Papes car Pape sont exempt de tout reproche...
      Non il n’y a pas de peuples, de Rois, de Nation, qui ont une histoire bordé de cœur, d’amour, de petits oiseaux , de partage, de piété, de bonheur etc...
      Mais est-ce que pour cela il faut aider à sa destruction, sa négation, à sa disparition (révisionnisme, sédévacantisme, républicanisme, révolution sont les armes du Démon...)
      Bien à vous cher ami...
      Que Dieu vous protège sincèrement...
      La colère est mauvaise conseillère...
      Extra Ecclesiam nulla Salus


    • #1391518

      @ (2021)

      Ce que je vous indiquais, c’est que lorsque qu’il y a nécessité que chaque élément d’un système puisse être placé dans la position précise où il doit se situer, il est plus simple d’utiliser la trigonométrie pour y parvenir.
      Ainsi, avec un peu d’astuce et un instrument rudimentaire, vous pouvez déterminer la hauteur d’un bâtiment avec précision sans recourir à un théodolite ou un télémètre laser. C’est là que la technologie retrouve le rang qui est le sien face à la connaissance authentique !
      Vous pouvez oublier René (dans un premier temps) car il présente surtout l’avantage de nous permettre de décrypter la méthode utilisée par l’ennemi pour créer de la confusion mais en traitant cependant de vrais sujets. Il s’agit donc d’une imposture très intéressante pour celui qui a déjà fait le chemin dans l’autre sens, mais je le déconseille aux profanes.
      C’est un peu la même chose avec les cathédrales où il n’y a de mystère que pour celui qui n’a pas encore saisi le sens de l’Histoire (le fil conducteur). Elles parleront à ceux qui ont là encore fait le chemin dans l’autre sens, mais en réalité, elles ne sont pas essentielles.
      En revanche, la quête du Graal est la représentation récente de la recherche de ce fil conducteur.


    • @ Heureux qui, comme Ulysse

      D’accord avec vous : un fil à plomb et un rapporteur suffisent, quand ce n’est pas moins. Pythagore, Al-Kashi et autres assurant le reste... Mais de quel système parlez-vous quand vous évoquez ce recours à la triangulation ? S’agit-il, et de manière non-exclusive :
      - de l’ensemble des édifices de Gizeh eux-mêmes, dont la précision dans leurs dimensions et leur orientation ne doit rien au hasard ?
      - de l’intérieur des pyramides, notamment au regard des problématiques (harmoniques) qui s’y posent ?
      - d’un système extérieur ou plus vaste, qui nécessiterait de prendre de la hauteur, quitte à envisager une trigonométrie sphérique ?

      Sur le Graal et le fil conducteur de l’Histoire, je veux bien vous faire confiance - car j’en ai pris l’habitude pour de solides raisons - et laisser de côté l’approche alchimique (le "mystère" étant celui de Fulcanelli - car personnellement, je ne m’en nourris point) et son pendant symbolique ; seulement, d’où partir désormais pour faire le chemin dans le bon sens ?


    • #1392410

      @ (2021)

      Ce qu’il y a de bien avec vous c’est que vous n’êtes jamais décevant ! Vos hypothèses sont d’une pertinence telle que je serais bien mal inspiré en vous dissuadant de chercher de ce côté, mais sans oublier de situer l’eau.
      Pour faire le parcours dans le (bon) sens, il convient de déjà voir les effets de ce qui fut.
      Quand j’évoque par exemple les quantités industrielles de bijoux "égyptiens" recouverts d’or et retrouvés par les archéologues dans la vallée du Nil, je pense qu’il y matière au questionnement alors qu’on prétend que la galvanoplastie est une technologie récente...
      De même, quand les femmes contemporaines des Pyramides se maquillaient avec du vermillon (sulfure de mercure), on peut logiquement se demander d’où il pouvait provenir...

      Oubliez les grigris et autres symboles ésotériques, les grandeurs physiques, elles, ne trompent personnes.
      Si chacun peut les décrire avec la forme de langage qui lui est propre, elles demeurent cependant invariables dans le temps et l’espace.


  • Mais qu’est-ce que c’est que cet article d’une malhonnêteté intellectuelle absolue ? Comment E&R peut-elle promouvoir un tel mépris de la nature authentiquement spirituelle de notre pays historique ?

    Franchement, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement car on se demande sur quoi pourrait se faire la réconciliation si l’on s’amuse à saccager notre histoire en la réduisant à une vulgaire lutte de riches oppresseurs et de pauvres opprimés. La lecture marxiste de l’histoire, surtout à un tel niveau de grossièreté mensongère, ça commence vraiment à bien faire !

    Son matérialisme intrinsèque ne permettra jamais de comprendre ce qui a pu faire l’harmonie de nos sociétés médiévales, structurées par un principe spirituel où chacun remplissait une fonction dans l’équilibre du tout, dont la justification était le salut des âmes - et pas le maintien d’un pouvoir terrestre ou de ce tout lui-même qui ne sont qu’un moyen, pas une fin- de sorte que cette société chrétienne médiévale n’était ni individualiste, ni holiste. Voilà ce qu’exprime pourtant (entre autres...), pour celui qui a encore des yeux et un esprit tournés vers la compréhension des vérités profondes et du vrai savoir, le portail du narthex de la basilique de Vézelay. Et ce n’est pas un hasard si c’est de cet endroit-là -qui a vu défiler pendant des siècles des millions d’hommes et de femmes mus par une force spirituelle issue du fond des âges et sublimée par le christianisme- que les deux premières croisades ont été prêchées au monde chrétien.

    Ces matérialistes sont incapables dans leur indigence de saisir le sens éminemment spirituel (plus que religieux) et fonctionnel de l’art roman, ou ce qui a poussé le peuple en son entier, comme un seul homme, à bâtir des cathédrales que l’on admire encore, ou à payer la rançon de son Roi saint.
    Ils ne peuvent pas comprendre que si la France a pu grandir avec cette haute conscience d’elle-même, c’est que cette force lui vient de son héritage civilisationnel plus que millénaire (celtique), dont les 36.000 villages de France sont le témoignage, et que le christianisme latin a transformé philosophiquement en une idée politique aboutie (où le pouvoir est équilibré par l’auctoritas -principe spirituel- et la potestas -puissance temporelle).

    Ce qui est embêtant, c’est que d’autres, qui ne nous veulent pas du bien, l’ont si bien compris, eux, depuis des siècles, que certains grands bouleversements de la "modernité" ne sont clairement pas le fruit du hasard.

     

    • Pourquoi autant d’énergie épuisée ?

      En quoi la splendeur du Moyen Age médiéval (que je reconnais) est-elle incompatible avec des révoltes populaires massives et chrétiennes ?

      Si toute la société est irriguée par le christianisme, alors les contestations populaires lui empruntent aussi son discours et sa vérité. C’est un truisme, je ne vois donc pas ce qui vous choque.

      L’article n’a pas pour objet de dénigrer le christianisme, au contraire : il souhaite montrer que l’ambivalence est là : dans un monde chrétien, les aspirations populaires furent aussi chrétiennes. Paradoxales, complexes, mais chrétiennes. Vous devez vous y faire.

      Par ailleurs, et je regrette de me répéter : vous n’avez pas lu l’article. Une révolte sur cinq traite du Moyen Age médiéval.


    • "où chacun remplissait une fonction dans l’équilibre du tout" : mais est-ce une immanence divine qui décide de qui est quoi ?
      Un enfant de noble est-il élu par Dieu ? Le Christ a t il besoin de tels "lieutenants" ?
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste...
      Pourquoi george w bush ne siègerait il pas à la droite du Christ après sa mort, il a tout fait en son nom après tout ? Idem pour un parrain de la mafia calabraise ?
      "Et ce n’est pas un hasard si c’est de cet endroit-là -qui a vu défiler pendant des siècles des millions d’hommes et de femmes mus par une force spirituelle issue du fond des âges et sublimée par le christianisme" : mais leurs descendants devront ramper pour toujours devant la bonne chefferie "catholique" et non la mauvaise "matérialo-maçonnique".
      Personne n’a dit que le moyen âge était le pire, mais nous somme ambitieux pour l’humanité et pour reprendre certains de ces titans d’autrefois, nous voulons le royaume du Christ sur Terre !


    • Pourquoi george w bush ne siègerait il pas à la droite du Christ après sa mort, il a tout fait en son nom après tout ?




      Bush n’avait d’yeux que pour ses amis du lobby pétrolier (lui-même, D.Cheney, C.Rice, G.Norton etc...) pour le compte de Chevro-Texaco, Halliburton ou encore BP-Amoco.

      Bref Bush à surtout tout fait et gouverné au nom de l’or noir et du billet vert et certainement pas au nom du Christ...


  • Les aristocrates/bourgeois qui sont offusqués par l’article me font bien rire.

    Je suis moi même Catholique, d’origine Portugaise et paysanne, et j’ai toujours été surpris de voir a quel point le Catholicisme est devenu l’apanage de la classe privilégiée en France : au Portugal, le Catholicisme appartient au peuple dans toute sa diversité. Mais ici en France on est représenté par des jeunes Versaillais, totalement déconnectés des autres couches de la société.

    Moi j’ai rien contre les gens aisés car notre religion n’est pas basé sur le matériel, comme vous le dites si bien. Il n’empêche qu’il ne faut pas pousser le bouchon trop loin : Jesus n’aurait jamais accepté la débauche et la luxure dans laquelle ont vécu un certain nombre de clercs et de Rois "très très Chrétiens".

    Les révoltes paysannes envers ces derniers me paraissent tout a fait justifiables, du moins pour celles qui ne furent pas accompagnées de massacres.

     

    • Les révoltes- pour certaines totalement inconnues- que j’aborde dans cet article furent en effet non-violentes. Et elles ne furent pas réprimées uniquement par des pouvoirs chrétiens (voir Shimabara).

      Merci pour votre regard honnête.

      Le grand Dostoievski a renvoyé à cette subversion du christianisme dans son livre les "Frères Karamazov", plus précisément dans le chapitre "Le grand inquisiteur", qui envisage le retour du Christ dans la Séville du XVIe siècle.

      Dans une société qui parle, respire, et transpire christianisme, les révoltes humaines parlent, respirent et transpirent le christianisme. Il a bien existé, partout où le message chrétien s’est implanté durablement, deux christianismes effectivement antagonistes. Ces centaines d’insurrections en témoignent.


    • et j’ai toujours été surpris de voir a quel point le Catholicisme est devenu l’apanage de la classe privilégiée en France

      Le catholicisme en France est loin, très loin de se résumer à ces personnes.


  • Je comprends la réaction de certains radicaux incapable d’accepter les paradoxes du roman chrétien qui se mèle à notre roman national.

    J’ai beaucoup aimé cet essai polémique pour ce qu’il bouscule. Notre Jésus de tous les miracles peut mettre les puissants au service des humbles en garder ceux-ci fidèles à leurs potentats.


  • Merci pour cet article de grande qualité.

    Sur le sujet, voir l’excellent film "Cristeros" de Dean Wright...


  • Donc les bons français et bon chrétiens, c’est des gueulards armés de fourches qui saccagent tout ... on va aller loin avec ça. Quand à la caricature grotesque qui est faite de l’église et des rois, ce n’est rien d’autre qu’un crachat au visage de la France.

    Les chrétiens n’opèrent pas par la violence :
    Il n’y a rien de moins chrétiens que l’insurrection violente. Le Royaume du Christ n’est pas de ce monde. Le Christ ne vient pas changer la société mais convertir les cœurs et vue du Salut Éternel et cette conversion des cœurs accessoirement modifie la société en l’imprégnant des valeurs chrétiennes.
    C’est la prière, le témoignage de la foi (jusqu’au martyr) par la non-violence qui par le grâce de Dieu obtient la conversion des ennemis et des puissants (voyez comment rois et empereurs se sont convertis).

    Cette tendance à la révolte armée du temps de Jésus était celle des Zélotes (ou Quinims : les Jaloux) dont l’insurrection en 70 entraîna une horrible tragédie, c’est le courant auquel appartenait Juda Iscariote (le damné), celui qui a trahi Jésus pour trente deniers et a fini par se pendre ... il faut bien réfléchir avant d’emprunter ce chemin là.

    Faudrait que certains se rentrent dans leurs crânes que le christianisme n’est pas une idéologie politique. Et qu’ils se débarrassent aussi de cette manie de s’approprier Jésus en lui faisant dire n’importe quoi tout en jetant le discrédit sur l’église catholique dont ils ignorent les trésors de sagesse. Qu’ils aillent plutôt étudier auprès du Magistère de l’Église avec humilité et reconnaissance.
    En toute affection et amour ;)

     

    • Si le Christianisme n’a rien a voir avec la politique, que font les Catholiques chez E&R ? Pourquoi se battre contre des lois temporelles si notre Salut n’est pas de ce monde ?

      Un monde terrestre rempli d’injustices n’est pas favorable a la conversion des coeurs, une Eglise corrompue non plus. Voila pourquoi, quand c’est le cas, il est de notre devoir de le dénoncer et de tenter d’améliorer les choses, pour le Salut des âmes précisément.

      D’ailleurs Sainte-Thérèse de Lisieux dit dans son livre qu’elle n’aurait sûrement pas eu une conduite aussi droite si elle avait été confrontée de manière plus directe aux dures réalités de ce monde.


    • Bonjour, je comprends votre message, votre frustration.

      Il est tout de même regrettable de ne pas lire l’article dans son intégralité. Il n’est pas question de calomnier l’Eglise et les rois.

      Vous êtes catholique ? Ainsi, si je comprends bien, les Cristeros et les Vendéens trouvent grâce à vos yeux ? Je trouve ces deux épisodes admirables, mais je ne les mentionne pas dans l’article car ils sont déjà bien connus.

      Pourquoi donc mépriser ces autres insurrections ? Je trouve d’ailleurs symptomatique qu’aucun catholique de ce site n’ait parlé de la révolte "catholique" des paysans et samourais chrétiens de Shimabara, au Japon, qui constitue la plus grande révolte populaire de l’histoire de ce pays.
      Certains s’y désintéressent clairement, montrant ainsi un mépris qui ne les honore pas.


    • @ Alex G.

      Si aucun catholique de ce site n’a parlé de la révolte catholique des paysans et samouraïs chrétiens de Shimabara, c’est vraisemblablement parce qu’ils ne connaissent pas et se gardent, eux, de parler de ce qu’ils ignorent.
      Ça, c’est à leur honneur.
      Je vous ai également dit que je refusais d’être emmenée au Japon quand je parle de la France. Ça s’appelle recadrer le débat. Ça n’a rien de méprisant ni, pour le Japon ni pour les Japonais.
      Enfin je vous réitère mon refus de discuter d’un sujet inaccessible aux lecteurs de ce site qui ne sont pas membres.
      Et ça s’appelle respecter le lecteur.
      Gardez donc vos leçons de morale pour quand vous sortirez de l’anonymat.
      Ça, ça s’appellera du courage.


    • @Marion Sigaut

      L’article ne pretend pas être un papier d’universitaire sur les révoltes paysannes en France, ile ne fait qu’esquisser, via des exemples historiques, toute l’ambivalence du Catholicisme, à la fois mainteneur d’ordre et assimilé au pouvoir (Rome oblige) et émancipateur, voire subversif, pour ceux en bas de l’échelle.

      C’est comme ca que je le vois en tout cas et je n’y vois rien d’offensant, puisque c’est la vérité.


    • Ce commentaire-là, je le ferais encadrer !!!
      dire autant de bêtises en si peu de lignes, quel exploit ! tous chrétiens qu’ils soient, ces émeutiers furent d’abord des hommes de chair et de sang, comme vous et moi. Et bien sûr qu’ils cédèrent à tous les débordements et exercèrent les pires violences - qui ne furent pas pour rien dans le mouvement de répression qui s’ensuivit...le christianisme d’alors fut choisi par le pouvoir pour structurer les sociétés d’alors - peuples des forêts, ignares, violents et insoumis : l’idée d’une vie après la mort, le pêché originel, la confession, la grâce - autant de moyens de contrôle des groupes humains européens...alors, oui, le christianisme est éminemment politique, c’est l’évidence !


  • L’historien Georges Bischoff a écrit un livre sur le sujet intitulé La guerre des paysans - L’Alsace et la révolution du Bundschuh 1493-1525 aux éditions de la Nuée bleue.


  • #1390041
    le 05/02/2016 par Seb (autre anonyme pour qui le nom n’intéresse que son employeur)
    Révoltes et insurrections populaires chrétiennes : le christianisme (...)

    Cet essai polémique n’est pas un récit historique. L’idée développée, faute d’être intéressante pour le technicien et investigateur du récit historique, est donc mauvaise. A cause de son absence de contenu d’archive, mais aussi, de son expression trop approximative donc peu séduisante pour le technocrate du réel.

    Mais qui peut prétendre que les puissants n’aient jamais abusé de leur pouvoir, et ainsi, dans leurs instants de faiblesse, mérité la vindicte de la foule ? (On peut lire Gustave Le Bon, même s’il n’est pas historien).

    Dommage que l’auteur n’ait pas les idées plus claires concernant sa propre prise de position, trop marxiste, ou simplement trop petite, trop peuple. Mais elle existe. Et moi, je la comprend, elle m’aide à faire la part des choses. Dans l’anonymat et dans la discrétion.

     

    • Bonsoir,

      "contenu d’archives". Non, rien n’est nouveau ici. Cet article a simplement nécessité des dizaines d’heures de lecture, souvent en langue étrangère. C’est un travail de synthèse et d’interprétation, sur des révoltes totalement ignorées.

      Je ne suis pas "marxiste". Mépriser les pouvoirs et l’argent, ce n’est pas "marxiste".

      Quant à la prise de position, "trop petite", "trop peuple"... Les paysans chrétiens de Shimabara, pacifiques, ont été massacrés par le pouvoir impérial japonais, avec la complicité de la marine protestante hollandaise et l’inaction des hispano-portugais "catholiques". C’est un fait. Pas une interprétation.

      Les paysans chrétiens de 1525 ont été anéantis par une alliance, courte mais objective, entre certaines élites catholiques et luthériennes. C’est un fait.

      Les Diggers, qui voulaient se réapproprier la terre, collectivement, en intelligence et partage, pacifiques, furent repoussés.

      Ces révoltes, quasiment inconnues, devraient nous interroger sur des récurrences historiques fondamentales.


    • L’abus ou le mépris des gens d’en-haut, la tête, envers ce qu’il leur est vulgaire, comme l’argent...
      L’envie et la haine des gens d’en-bas, le bras, con comme ses pieds, et toujours plein d’espoir(me voilà)
      - Manquerait parfois le pouvoir du Roi, la force, cohésion du tout, soumission des parties, qui insuffle une volonté de faire - le coeur

      Et celui qui ne fait qu’en parler mais permet - quand il fonctionne bien - de se sentir mieux (l’intellectuel, le cul) - sinon, on étouffe.


  • Merci à Alex G. pour cette intéressante analyse. J’admire également votre patience face au mépris, fanatisme et manques d’arguments envers vous dans les commentaires.

     

    • Totalement d’accord avec vous.

      Je remercie Alex pour son article très intéressant et l’analyse qui en découle.

      Je suis en revanche très déçu de l’attitude de certains dans les commentaires, qui au lieu d’apporter des contradictions constructives ou de nouvelles grilles d’analyse qui viendraient enrichir le débat, ne font que caricaturer ou jeter l’anathème.

      Certains ont les fils qui se touchent comme dirait M. Soral, dès qu’on ose toucher à leur idéologie royaliste et catholique traditionaliste. Tant pis pour eux, ils resteront dans l’insulte, la caricature, le complexe narcissique au lieu d’ajouter de la densité au débat et de s’élever eux-mêmes par la même occasion.

      La contradiction et la discussion font partie de l’esprit E&R, étrange que certaines personnes très impliquées dans l’association l’oublient dès qu’on émet des doutes sur certains paradigmes historiques.

      Je suis d’autant plus déçu que ces personnes, méprisées, calomniées, moquées par la doxa dominante et par tout le petit monde de l’université officielle vous reproche de ne pas être assez "universitaire", de ne pas détenir contrairement à eux "la culture, le beau, et le vrai". Comme quoi, on est tous l’idiot de quelqu’un...

      Vive le Logos et la dialectique. Merci pour le respect et le partage de tous ces articles passionnants qui émaillent E&R, peu importe qu’ils utilisent des leviers marxiens, catholiques, musulmans, royalistes, gaullistes et tant d’autres.

      Cordialement,

      Massachiel


    • @Massachiel Merci de venir rajouter un peu d’huile sur le feu, cela manquait…

      Insulter Marion Sigaut, sans la nommer mais en faisant en sorte que tout le monde la reconnaisse… Classe !
      Dire qu’elle a « les fils qui se touchent » (en se cachant derrière Soral), la traiter d’idiote à demi-mot . Un complexe narcissique ? Merci pour la consultation psychologique, vous acceptez les chèques ?

      Ya pas à dire, vous enrichissez le débat…

      Alors moi je le dit, et sous mon nom.
      J’ai été formé dans une université officielle (je n’en connaissais pas d’officieuse …) par des matérialistes, héritiers de G. Bois et E. Labrousse.
      Je m’en tape de la politique, ce n’est pas un débat chrétiens / pas chrétiens, marxisme, républicain ou royaliste.

      Les faits historiques qui concernent la période que j’ai étudié sont bidon point. Et ce sont des historiens marxistes matérialistes qui me l’ont appris.

      Lorsque l’on réfléchit quel que soit la discipline on regarde le réel et on tire des conclusions à partir du réel, atomes pour le physicien, cellules pour le biologiste, société actuelle pour le sociologue etc.
      Là, je vois des projections délirantes, de quelqu’un qui a une idée dans sa tête et qui cherche des endroits ou des moments, ou en vrillant la vérité il peut plus ou moins prouver qu’il a raison.

      De plus, Alain Soral connait sa popularité et mérite notre respect parce qu’il a fait des analyses sérieuses, en faisant d’abord de la sociologie, puis en tirant des conclusions jamais l’inverse.

      Relisez Comprendre l’empire ; il présente les Lumières positivement ; et puis il a rencontré Marion Sigaut , et sur la base de nouvelles données historiques, il a révisé son jugement et son analyse. Ici Alex G ne fait que répondre encore et encore et encore à chaque commentaire sans comprendre ce qu’on lui dit.


    • @Claire Colombi

      Madame, votre discours est contradictoire.

      Je vous cite :
      "Les faits historiques qui concernent la période que j’ai étudié sont bidon point.
      Là, je vois des projections délirantes, de quelqu’un qui a une idée dans sa tête et qui cherche des endroits ou des moments, ou en vrillant la vérité il peut plus ou moins prouver qu’il a raison."

      Je ne vois pas le début d’un argument ; il s’agit d’une attaque personnelle visant à disqualifier, ponctuée d’ailleurs de fautes grossières.

      Puis :
      "Ici Alex G ne fait que répondre encore et encore et encore à chaque commentaire sans comprendre ce qu’on lui dit."

      J’ai pris la peine de répondre à des attaques sans fondements, en m’efforçant à chaque ligne de recentrer le débat sur l’essentiel, à savoir :

      - l’existence (ou non) d’un christianisme qui irrigua ces révoltes
      - le mode de répression utilisé qui signale une analogie(calomnie, alliance hétéroclite)
      - parfois, mais seulement dans trois de ces révoltes, la confrontation directe entre deux christianismes véritablement antagonistes

      Puisque votre attention semble se porter sur les Pastoureaux (exclusivement), voilà la question (de fond) à laquelle il faut répondre :

      Ces contre-croisades populaires (influencées par des discours chrétiens enflammés dont la dimension fut occultée), qui furent violentes, certes, mais aussi calomniées et réprimées plus que de mesure, furent-elles l’expression d’un autre christianisme, radicalement antithétique du christianisme institutionnel ?

      Le débat peut être fertile, à condition de ne pas mépriser l’auteur d’un article, surtout via des commentaires désobligeants rédigés avec si peu de soin.


  • Tout auteur a le droit de faire des erreurs. Mais quand on les lui signale et qu’il ne s’excuse pas, il devient un menteur et on peut le soupçonner à bon droit d’être un provocateur.

     

    • Si vous m’indiquez une erreur d’interprétation fondamentale, merci de me la signaler : je vous inscrirai au premier rang de mes bienfaiteurs.

      Il faut me prouver que ces cinq révoltes dont il est question dans l’article, n’ont pas été réprimées par l’alliance "contre-nature" de tous les pouvoirs de l’époque. Il faut ensuite me montrer en quoi le christianisme est étranger à chacune de ces révoltes, quelle que soit la forme qu’il ait pu prendre.

      Cet article vous apprend l’existence d’une filiation "révolutionnaire" chrétienne. Il est bien sûr polémique, et n’a pas pour objet de singer le travail des plumes serviles, des spécialistes de la reptation et du bavardage universitaire.

      Les lecteurs peuvent le trouver audacieux, ou imprécis. Mais allez donc fouiller et étudier ces révoltes décisives que les sympathisants E&R ignoraient probablement complètement (surtout Shimabara, les Diggers, la SOJ, le combat Muntzer-Luther)


    • @ Alex G - Dans mon message du 3.2 à 22h40, je vous reprochais d’avoir écrit : "Ces derniers [les seigneurs] disposaient de la personne
      du paysan, de celle de sa femme et de ses filles". Or le droit de cuissage est une invention du 18e siècle, et je viens de vérifier que même
      Wikipédia le reconnaissait. Beaucoup de reproches vous ont été faits par des intervenants beaucoup plus calés que moi, dont Marion Sigaut
      qui a particulièrement fait ses preuves, et vous vous êtes systématiquement arc-bouté dans vos théories hors-sol, préférant l’invective
      (vous écrivez à Marion Sigaut par exemple : "Madame, votre mépris et votre suffisance n’honorent pas votre intelligence") plutôt que de vous
      remettre un tantinet en question. Ce n’est pas constructif. Si vous voulez progresser, il va falloir apprendre à écouter.


    • Il n est pas question de droit de cuissage... ils sont à disposition symboliquement, matériellement,
      dans le rapport de force social. C’est votre seule remarque sur l’article ??
      Madame Sigaut a fait preuve d’une grande suffisance pour attaquer ce travail
      , quand j ai tenté , avec courtoisie, d orienter
      le débat sur la matérialité des faits. Enfin, votre derniére remarque est d un incroyable mépris. Je vous invite à lire l article pour fournir des commentaires plus féconds.


    • Ça commence à bien faire. Je n’ai jamais fait preuve de suffisance à l’égard de qui que ce soit.
      Je n’ai pas relevé la première fois pour ne pas entretenir inutilement une polémique qui aurait tourné sur la forme et non sur le fond. C’aurait d’ailleurs dû être le travail de la modération que de vous empêcher de m’insulter, beaucoup de travail j’imagine .
      Vous en remettez une louche et vous m’insultez, bien à l’abri derrière un pseudonyme.
      Vous n’y connaissez rien en Histoire monsieur. Rien. Et ce n’et pas vous insulter que de l’écrire.
      Votre long article, savamment découpé de telle sorte qu’il faille faire partie des élus pour le lire en entier, est une démonstration de votre ignorance en matière historique, sur le fond et sur la forme. Et votre mauvaise foi explose à chacune de vos réponses, notamment celle que vous venez de faire à Antinomas.


    • @Marion Sigaut

      Madame, nous sommes partis sur mauvaises bases. Votre premier commentaire sur ce fil était objectivement désobligeant, mais comme vous n’aviez alors pas lu l’article, j’en comprends maintenant la teneur. Je ne prétends pas être un "universitaire" ou un "historien" ; vos accusations d’incompétence n’ont donc aucun effet.

      Ce que je regrette, car j’ai du respect pour votre travail, c’est que vous n’ayez pas posté un seul commentaire sur le fond de l’article, sur le sens des événements et la véracité du déroulement de ces insurrections.

      En tout cas, je vous sais catholique, et j’espère que cette révolte des paysans et samourais japonais de Shimabara, dont vous avez peut-être (?) appris l’existence, attisera votre curiosité.


  • Bravo à l’auteur, pour son article et pour la manière dont il réagit face à une agressivité assez délirante.

    Je remarque que certains refusent de concilier une approche matérialiste et une approche spirituelle de l’histoire. Les deux sont pourtant loin d’être incompatibles, elles sont même complémentaires. Je crois même que c’est ce que fait Alain Soral tous les jours.
    En quoi la grille d’analyse marxienne utilisée dans cet article nierait-elle la dimension spirituelle du christianisme ? Je n’ai rien lu de tel, ni dans le début, ni dans la suite dans l’atelier.

    Certains considèrent par ailleurs qu’il ne faut pas attaquer le christianisme, parce que c’est ce que font nos ennemis. C’est simplifier la réalité et basculer dans l’essentialisme : l’auteur ici n’attaque pas le christianisme, mais introduit simplement l’idée d’une ambivalence, avec des chrétiens complices du pouvoir et d’autres chrétiens essayant de s’en affranchir. Où est l’insulte au christianisme là-dedans ? Dire qu’il n’est pas monolithique par rapport aux luttes de classes est-il "faire le jeu de nos ennemis" ?

    Quant aux critiques consistant à dire que cet article n’est pas de l’histoire, elles sont navrantes de cloisonnement. Il ne me semble pas que l’auteur se soit présenté comme historien. Mais faut-il être historien et travailler les archives pour être autorisé à s’intéresser aux choses du passé ? On peut aussi adopter un regard global, loin du travail de l’historien, et tenter de trouver du sens dans des phénomènes en apparence très distincts.
    Le sujet de l’article n’est pas un sujet d’historien, car il est transversal à plusieurs époques et plusieurs zones géographiques. Comparer les époques et les territoires et tenter de retrouver des invariants dans les destinées humaines, c’est un travail de synthèse théorique intéressant et nécessaire, tout autant que celui de l’historien, mais de nature très différente. Si l’auteur commet des erreurs factuelles, soit, qu’on lui fasse remarquer. Mais qu’on vienne lui dire que son travail ne vaut rien parce qu’il y a des erreurs factuelles ou des imprécisions, c’est parfaitement hors sujet : son essai ne vise pas à décrire de manière exhaustive des événements, mais à proposer une théorie d’interprétation de l’histoire.

    Enfin, je conseille aux catholiques allergiques à Marx de lire ce que Marx écrit sur le Christ. Ou bien Cousin. Ou encore Alain Soral...

     

    • Monsieur, votre commentaire témoigne d’une grande intelligence d’esprit mais, surtout, d’une véritable lucidité critique.

      L’objectif de l’article est précisé en introduction. C’est une analyse des récurrences historiques sur le pouvoir, la subversion de la spiritualité, et la manière dont sont toujours réprimées et calomniées, en dernière instance, les révoltes populaires. C’est également un travail sur la défiguration historique subie par le christianisme.

      J’ajoute que je suis issu de l’université, mais je refuse de livrer des travaux "séparés" (au sens de Debord)

      Ensuite, croyez-moi, il est très difficile de trouver des documents sur la révolte des paysans et samourais japonais, les esclaves brésiliens... Cela nécessite un travail considérable.

      Les questions essentielles sont posées dans l’article. Ceux qui le liront jusqu’au bout comprendront parfaitement l’essence de ce travail.

      J’ai réalisé un autre travail, par ailleurs salué, sur "la Shoah et le tombeau de la lutte des classes dans le monde juif". Je vous invite à le consulter. Les questions véritablement fondamentales, et pas subsidiaires ou à la périphérie de l’histoire, suscitent toujours passion et débat.


  • On commence sur ce site à être habitué aux dialogues de sourds.
    A tous ceux qui sont fatigué de ces pugilats épuisants, dans le calme, précisons certaines choses.
    Les reproches fait à cet article, qui sont parfois épidermiques, sont aussi l’effet d’une grande lassitude de voir toujours et toujours les mêmes erreurs répétées.
    On ne peut pas faire de la philosophie ou de la politique sur des bases historiques fausses, et les idéologies de ces derniers siècles, basées sur des spéculations aux prémisses erronées (Rousseau par exemple) mènent à des catastrophes.

    Pour revenir sur les Pastoureaux, il faut essayer de comprendre cette histoire AVANT d’en tirer des conclusions. Un étranger sortie d’on ne sait où, "Maître de Hongrie", moitié chef de secte moitié agent agitateur ( à la Cohn-Bendit en mai 68), harangue des foules et ils se mettent en marche. Qui sont ils ?
    Parce que s’ils sont paysans ils étaient pauvres ? Mais les paysans ( 80% de la population au moins) ne sont pas, au Moyen âge, une classe au sens marxisme du terme. Il y a dedans des gens qui possèdent leurs moyens de production, (les laboureurs), d’autres non, certains sont très riches, d’autres manants .

    Et la reine les reçoit ? Elle laisse leur prophète parler en chaire ? Quel dictature d’un pouvoir oppressif qui s’est coupé du peuple effectivement. Après avoir été reçu par la Reine de France, ils assassinent des jeunes qui viennent faire leurs études à Paris. Fils de laboureurs, d’artisans, de juristes ... les "escholiers" méritaient leurs sorts ?
    Il faudrait justifier ces actes parce qu’ils sont fait au nom de Dieu… Je trouve cela facile de tuer des gens dans la rue puis de se cacher derrière le nom de Dieu.
    Il faudrait croire ces pastoureaux sur parole. Ils voulaient l’égalité du Christ sur terre. Ca doit être vrai puisqu’ils le disent... Vous imaginer dans deux siècles des philosophes disant que le Crif voulait la protection des juifs opprimés en France, que les féministes voulaient sauver les femmes d’un patriarcat oppressif… Car dans si vous cherchez des immanences à travers les âges, tout les groupes politiques expliquent qu’ils agissent pour faire le bien.

    Vouloir démontrer ceci ou cela, sans comprendre le contexte politique, et les véritables enjeux, est une erreur de méthodologie et peut mener à de grave contresens. Cela condamne également à une philosophie hors-sol, qui s’auto-alimente de ses propres conclusions, pour prouver qu’elle dit vrai.

     

    • Mais avez-vous lu cet article en intégralité ? C’est la mise en relation de ces révoltes qui constitue le noyau du propos.

      Sur les Pastoureaux : Je ne pense pas que comparer un prédicateur chrétien maximaliste, dans un royaume de France du XIIIe siècle où les ordres mendiants sont créés pour répondre aux nouveaux besoins spirituels (et à la faillite d’une partie de l’église officielle), et l’agitateur d’Etat du carnaval de 68 soit digne d’une universitaire.

      Le contexte est celui des contre-croisades ; si celles-ci ont pu éclore et se multiplier, c’est que les croisades étatiques n’étaient pas du goût de tout le monde, notamment des plus démunis.

      Je ne fais pas l’apologie de la violence des Pastoureaux. Au XIIIème, quand des masses se mettent en mouvement d’insurrection, elles usent et abusent effectivement de violence. Une violence à la mesure de la rudesse des rapports sociaux de l’époque. Effectivement, au XIIIe puis au XIVe, quand des paysans ou des artisans (Ciompi) se révoltent, ils ne font pas des pétitions.

      Vous continuez dans l’excès : Ai-je utilisé le terme de "dictature" ? Madame, un pouvoir ne peut pas tolérer la désobéissance. Il en va de sa légitimité, et ce, depuis le néolithique. La reine n’avait probablement pas le choix de les recevoir ; Pensez-vous sérieusement que des dizaines de milliers de paysans et de laboureurs qui condamnaient la duplicité des croisades officielles menées par la fine fleur de la noblesse, n’inquiétaient pas Blanche ?

      Les données factuelles nous manquent, bien sûr, quant à la suite précise des événements.En revanche, ce qui est attesté, c’est que cette révolte populaire est irriguée en profondeur par un contre-discours chrétien qui constitue un défi objectif lancé aux autorités.

      La violence qui s’est déchaînée par la suite sur les Pastoureaux, et sur des villageois innocents, est tout de même symptomatique. Seuls des chroniqueurs liés aux pouvoirs (évidemment) ont écrit sur cette révolte. Les calomnies sous lesquelles les Pastoureaux furent immédiatement noyés (un lien avec l’islam...) me laissent penser que les techniques de délégitimation des séditions populaires n’ont pas beaucoup évolué.

      L’existence de révoltes populaires chrétiennes et de contradictions sociales et spirituelles dans la société médiévale n’entache en rien la grandeur de celle-ci.


    • J’ai lu votre article et bien compris son but de mise en relation d’épisodes de l’histoire piochés ici et là. Mais fonder un raisonnement, même intelligent sur des prémisses fausses reste le fond du problème.
      D’ailleurs vous avez le droit de trouver un lien entre les picards du XIIIeme siècle, les indiens d’Amazonie, le Japon du XVIe, les Diggers et la pensée de Céline : mais oser une comparaison entre deux agitateurs de foules exogènes me vaudrait l’indignité ?

      Et puisque vous vous permettez de me juger, pitié arrêtez d’écrire moyen-âge médiéval, c’est un pléonasme aussi irritant qu’un homme masculin, un enfant infantile, un islam musulman…

      Je ne défends pas la grandeur du moyen-âge, je défends la recherche de la vérité historique.


    • @Claire Colombi

      Vos lignes me font grand plaisir. Vous avez lu l’article : c’était, vous le concéderez, la moindre des choses avant d’écrire un commentaire offensif.

      Je m’étonnais de cette mise en relation entre le maître de Hongrie et Dany le "Rouge" puisque ce dernier était un agent provocateur contre-révolutionnaire, aujourd’hui fort bien intégré dans le système de domination.

      Vous avez compris la démarche de l’article. En revanche, vous parlez de "prémisses fausses" mais n’étayez pas cette sentence péremptoire. Observez la façon dont sont réprimées ces révoltes, le discours produit pour les disqualifier, l’alliance contre-nature formée pour les neutraliser...

      Des Pastoureaux aux paysans du Kent, des Vaudois aux Maillotins, nonobstant les nuances, ces hommes (et femmes !) furent surtout excédés par ce fait bien simple : Un pouvoir, qui se souille inévitablement dans le mensonge, les manipulations, l’indistinction, la servitude vis-à-vis de l’argent, ne peut que défigurer la substance du message du Christ. La seule prémisse fausse fut civilisationnelle. Il y avait des millions de chrétiens au Moyen Age, mais en aucun cas un véritable pouvoir chrétien (véritable oxymore).

      La recherche de la vérité : le pouvoir et l’argent ne peuvent être contrôlés par une instance politique, fût-elle "chrétienne", "démocratique", "communiste", etc.

      Des Carolingiens favorisant les marchands juifs, aux ordres mendiants légitimant la naissante et croissante civilisation urbaine, en passant par des croisades grâce auxquelles les cités marchandes capitalistes du M-A italien décollèrent , la société médiévale n’était pas exempte de "contradictions", comme toute société.


  • Bravo a Alex G pour ce brillant article qui n’ en déplaise à certaines pleureuses a le mérite de nous apprendre tout un pan de l’ histoire que nous connaissons mal. Si certains se sentent offusqués par son coté sois-disant "marxiste" je me demande ce qu’ils foutent sur le site à Soral, Le but de ce site c’est de la réinformation et non pas de la propagande catholique, la lecture des commentaires laisse pantois devant tant de suffisance, d’ orgueil, de malhonneteté intellectuelle et surtout cette totale incapacité à remettre en cause ses petites certitudes qui nous rappelle la fameuse communauté d ’ élus qu’ il est interdit de critiquer sous peine d’ anathème , le parallèle est franchement saisissant, normal me direz-vous puisque l’ origine est identique, voilà ce que cela donne quand l’ ego gonfle au point de se sentir un élu puisque tous les autres sont dans le faux et iront en enfer,on est proche de la paranoia ... la palme d’or pour " ✞ Extra Ecclesiam nulla Salus ✞" ou le degré 0 de la pensée et de la spiritualité, chapeau bas l’ artiste ! Cordialement.


  • Si on veut avoir une idée de ce qu’est une révolte chrétienne, on doit se rappeler celle des "vieux-croyant". (Voir le tableau saisissant de La Boyarine Morozova de Vassili Sourikov qui représente la poursuite des vieux-croyants. Le personnage principal tient deux doigts croisés en haut pour indiquer que c’est la manière correcte de faire le signe de croix, à savoir avec deux doigts au lieu de trois).

    Ce qu’en dit wiki est tout à fait curieux. Il semblerait que ce schisme ait eu pour origine (comme pour certaines croisades) un conflit entre des vues géopolitiques assez troubles de princes et du clergé, et la sincérité spontanée et formidable de certaines parties des populations qui elles, apparemment idiotes, voyaient en fait des trahisons car une religion ne se "réforme" pas ! Evidemment..

    Au milieu du 18 siècle, la Russie a été en guerre avec l’État polono-lituanien et l’Empire ottoman ; le tsar Alexis Ier (1629-1676) et le patriarche Nikon pensèrent qu’un grand empire orthodoxe avec Alexis comme nouvel empereur byzantin et Nikon comme patriarche de Constantinople aurait pu en peu de temps devenir réalité. Ils furent soutenus dans leurs ambitions par quelques patriarches du Moyen-Orient. Ceux-ci attirèrent l’attention de Nikon et du tsar sur les différences rituelles et textuelles entre l’Église russe et celle de Constantinople et insistèrent sur le fait que cette circonstance présentait un obstacle à l’uniformisation éventuelle de toutes les Églises orthodoxes. On décida de comparer les livres russes avec ceux de Grèce et de corriger les premiers à l’aide des originaux grecs en cas de besoin. Au lieu de comparer les livres russes et grecs, Nikon ordonna de faire de nouvelles traductions des livres liturgiques contemporains édités selon la règle néogrecque dont les traductions slaves furent adoptés aussi à Kiev. Au concile de 1666-1667, l’opinion des adeptes des réformes, selon laquelle le vieux rite russe était plutôt hétérodoxe et même hérétique, servit à ratifier les nouveaux livres et rites tandis que les vieux furent anathématisés de même que leurs adeptes. Au fond, les décisions de ce concile jetèrent le blâme sur le passé de l’Église russe. On démentit la théorie de Moscou comme « troisième Rome » : il s’avéra que la Russie, loin d’être gardienne de l’orthodoxie, n’était n’était qu’un amoncellement d’erreurs liturgiques grossières. Pour les opposants aux réformes, la signification même de l’histoire russe en fut annulée. (lire..)


  • Cette histoire des Pastoureaux est révélatrice des problèmes insolubles auxquels se heurtent les utopistes. Ca me rappelle l’histoire de Pierre Lhermitte et,au fond, celle de toute révolte. Les bonnes intentions et les justes causes se noient vite dans l’approximation, les injustices, les abus de pouvoir inhérents à la nature humaine. Car tout le problème est là : si l’homme était vertueux, tout se passerait mieux.
    Même chose du côté du pouvoir, des institutions peu à peu gangrénées par le conformisme, le népotisme, la corruption. Il semble qu’on ne puisse sortir de ce cycle : pouvoir - corruption du pouvoir - révolution - nouveau pouvoir - corruption de ce nouveau pouvoir etc ...
    Tout de même, des institutions comme la royauté en France ou la papauté à Rome semblent avoir envisagé ce problème et mis en oeuvre des garde-fous pour s’inscrire dans la durée. Je les préférerai toujours aux soi-disant rebelles souvent incultes, manipulés et sanguinaires ...

     

    • "rebelles incultes, manipulés et sanguinaires" ? Une seule conclusion : vous n’avez pas lu l’article, c’est fort dommage. Vous pouvez le consulter dans l’atelier. Les révoltes étudiées sont pour la plupart non-violentes et constructives.

      Autre chose : les Pastoureaux "incultes, manipulés.." c’est la voix du pouvoir, le discours des plumes de cour de l’époque.


  • Un article qui repose sur deux contre-sens essentiels, mais peu importe parce que l’auteur peut y plaquer sa grille de lecture à lui. On a la camp des "officiels, du "pouvoir", les "riches", les "clercs" face à la "masse" insurrectionnelle, les "pauvres", les "hordes". Vision tout à fait romantique, ou révolutionnaire au sens de 89... mais bien peu historique.

    Que cherche à montrer l’article ? La résurgence de révoltes sociales qui auraient comme (très petit) dénominateur commun ... la foi catholique. What else ? C’est confondre le plan spirituel et le plan temporel. Il est certes légitime de parler du catholicisme social, soit l’application concrète de préceptes inspirés de la vie de Jésus ou des Evangiles, mais c’est en revanche une grave erreur de partir du politique ou du social, bref du temporel, pour aller vers le spirituel puisqu’il en procède. La foi catholique est la foi catholique, que l’on soit riche ou pauvre.

    Outre la confusion de ces deux plans, il me semble que l’erreur fondamentale soit une méconnaissance profonde de la chrétienté médiévale. Parler de l’ambivalence du christianisme parce que certains exercent un pouvoir et d’autres pas, c’est omettre que la légitimité du pouvoir vient de Dieu et qu’il est impensable pour tout Chrétien de remettre ce pouvoir en cause. Une révolte n’a donc par définition rien de "catholique".

    Alors je propose comme prochain sujet d’étude : Révoltes et insurrections païennes" de la Grèce antique : "le paganisme oublié", ou "Révoltes et insurrections impériales" : "l’Empire oublié" avec la Révolte des Boxers, la bataille de Sedan et celle du Lechfeld au cours desquelles les "hordes" de pauvres imprégnés de l’idéal impérial se sont soulevées contre le côté obscur de la Force.

     

    • Bonsoir, merci de votre commentaire. Avez-vous lu l’article dans son intégralité ?
      Vous parlez d’une vision "bien peu historique". Puis vous écrivez qu’il "impensable pour tout Chrétien de remettre en cause ce pouvoir" (qui vient de Dieu). C’est plutôt cette sentence qui me semble peu historique.

      Les révoltes des Cristeros et des Vendéens ne sont donc pas catholiques (chrétiennes) ? Ah, mais si, puisque là, les pouvoirs en charge de la répression étaient "républicains"...

      Les paysans chrétiens de 1524, les esclaves brésiliens, les Diggers et les paysans de Shimabara ne se sont pas révoltés au nom de la foi catholique, mais de la foi chrétienne. Les considérations sociales étaient bien sûr majeures (confiscation des biens communaux, travail forcé, surdose fiscale), mais le message christique, en ce qu’il porte de subversif à l’égard des pouvoirs et de l’argent, a considérablement accru la détermination des insurgés.

      Cet article- qu’il faut lire intégralement, de préférence- montre deux choses : l’existence d’un christianisme qui ne se satisfait pas de la compromission avec le pouvoir temporel, les choses de ce monde, l’argent et la coercition étatique ; et la récurrence de l’alliance hétérogène de pouvoirs facticement antagonistes dans la répression de ces insurrections populaires. (Particulièrement flagrant pour la Guerre des Paysans et la révolte des Japonais).

      Il y a ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. Cette vérité banale, presque affreusement banale, devrait être rappelée même chez des "dissidents".


    • #1392024

      @ Alex G

      « Il y a ceux qui exercent le pouvoir et ceux qui le subissent. Cette vérité banale, presque affreusement banale, devrait être rappelée même chez des "dissidents". »

      Très juste, sauf que votre vision "moderne" (marxiste) de la scène vous aura fait oublier jusqu’à l’étymologie car le fait de "subir" le pouvoir ne signifie pas qu’il vous est hostile. Si cela est vrai aujourd’hui, cela ne l’était pas forcément hier.
      Ainsi, aller sous (sub-eo), c’est à dire se placer sous l’autorité d’un pouvoir légitime et protecteur relevait de l’ordre des choses par le passé, mais l’égalitarisme forcené de la Gueuse ne permet plus de le comprendre.


    • Non seulement le Christ n’a jamais appelé à la révolte contre les riches et les puissants, mais il demande même de payer son impôt à César...

      Sur quoi, sur qui ces révoltes se seraient-elles fondées ? Soyez plus précis que des termes politico-romantiques comme "idéal" chrétien" !

      D’autre part, votre binarité se contredit elle-même : quel intérêt pour les hommes de s’opposer à un pouvoir parce qu’il est pouvoir ? Pas pour le prendre manifestement ! Auraient-ils été anars ? Adeptes de la cogestion ?

      Des sources et des preuves s’il vous plaît !


  • Cher Alex,
    Je n’ai malheureusement pas pu lire votre article en entier n’ayant pas l’accès à la partie privée du site mais les commentaires, en tous cas, sont croustillants.
    Qu’il est doux d’être païen ! Quand je vois les pétages de plomb et l’hypersusceptibilité des chrétiens je me dis qu’il faut mieux les avoir en face que dans son camp ! :-)))))

     

  • #1392810

    Il faudra un jour que quelqu’un nous explique ce que les tenants de l’anti-France viennent faire ici.
    Tant sur la forme que sur le fond, ces personnes ne sont pas dignes de notre héritage et ne comprennent pas l’essence de notre nation.
    Comment peut-on afficher une adhésion à l’esprit chevaleresque et à ce que fut Jehanne d’Arc pour nous Français et autoriser dans le même temps que l’on manque de respect à nos grandes dames de France contemporaines qui participent par leur travail et leur probité au retour de l’excellence qui fut la nôtre ?
    Car oui, il s’agit bien d’un privilège que de pouvoir échanger avec vous Claire et Marion, surtout lorsque nos avis divergent d’ailleurs.
    Et lorsque l’on est privilégié, on ne maltraite ni ne méprise l’objet qui est la cause de cet état. C’est cela la France, ce pays où l’élégance impose de faire porter des fleurs à celles que l’on a pu offenser dans un moment d’égarement.
    Le féminisme aura surtout fait des ravages dans l’esprit des hommes en les faisant renoncer à leur condition ; ceux-là mêmes qui viendront pleurnicher sur le sort que la gent féminine leur réserve aujourd’hui, mais sans jamais s’engager dans une introspection pourtant salutaire.
    Mon Dieu que cette époque est triste et misérable !


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