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Terrorisme : Nicolas Dupont-Aignan sur la ligne dure de Frédéric Haziza

Une réconciliation sur le dos des "islamistes"

Le 11 septembre 2016, et pas 2001, Le forum Radio J, l’émission politique phare de la station communautaire Radio J, reçoit Nicolas Dupont-Aignan, dans le cadre de la réception de tous les candidats à l’élection présidentielle. Une invitation douloureuse pour Frédéric Haziza, puisque l’homme politique indépendant de droite et le journaliste sioniste s’étaient violemment écharpés le 8 février 2014.

 

 

 


 

L’émission en audio est ici, tout en haut de la liste.

 


 

Après ce petit rappel, histoire de pimenter les débats, on passe au Forum. Et curieusement, alors qu’on s’attendait à un pugilat antifasciste/fasciste, sioniste/antisioniste, antifrançais/français, juif/goy... rien de tout cela. Un échange poli, informatif et clair de la part des deux hommes, avec un bon travail de préparation de la part de Frédo, et des réponses tranchées du côté de Nico. On aurait presque dit qu’ils étaient sur la même ligne, surtout en ce qui concerne le terrorisme, le gros morceau de l’entretien. Tout commence par le 11 septembre 2001...

 

Haziza : 15 ans après – nous sommes le 11 septembre – diriez-vous que ce que nous vivons aujourd’hui, cette guerre déclarée par l’État islamique contre l’Occident et ce qu’ils appellent les mécréants, euh, est-ce que c’est la suite directe, du 11 septembre 2001 ?
NDA : C’est la continuité du 11 Septembre, je dirais que c’est une guerre terrible aussi au sein du monde musulman..
Haziza : En premier lieu ce sont les musulmans qui sont les victimes de l’État islamique…
NDA : Et ce que je retiens moi de ces 15 ans, c’est que les démocraties, pour être clair, ne se défendent pas. Et laissent progresser cette folie, cette nouvelle barbarie qui est un nouveau fascisme !

Haziza évoque alors l’affaire de Boussy-Saint-Antoine, avec l’attentat raté des trois femmes islamistes…

NDA  : Je l’ai mal vécue parce qu’en réalité on s’aperçoit que partout, sur tout le territoire, il y a des personnes fanatisées… Moi personnellement j’ai alerté les autorités sur cette gangrène qui se généralisait liée à la faiblesse de l’État… Et l’appareil d’État est incapable, incapable je dis bien, de les déceler, de les suivre, là il y a eu un coup de chance inouï… Alors pour un découvert combien y en a qui se cachent encore ?

 

 

Haziza  : Alors Manuel Valls a dit ce matin “on déjoue des attentats tous les jours”… Il dit aussi, “il y aura d’autres attentats, il y aura d’autres victimes innocentes”.
NDA  : Eh bien c’est ça que je n’accepte pas.
Haziza  : Bah dans tous les pays du monde on peut vivre avec des périodes comme ça avec des attentats…

Oh le gros clin d’œil en direction de sa mère-patrie, Israël ! Mais NDA ne relève pas. Aujourd’hui, on ne se fâche pas. On profite de l’invitation pour dérouler son programme.

NDA  : À Boussy il a fallu, pour arrêter trois femmes, mettre la ville en état de siège, parce qu’il y avait des complices, des gens qui parfois criaient aux fenêtres, pas tous bien sûr, une minorité, Allah akbar.
Haziza, fort intéressé : Vous avez entendu ça ? Vous l’avez entendu ou on vous l’a dit ?
NDA  : Des policiers me l’ont dit.
Haziza  : Attendez c’est important, ils vous ont dit quoi ?
NDA : Ils m’ont dit précisément que ces trois femmes avaient le soutien de telles personnes. C’est-à-dire que la police était obligée d’être en nombre nettement important pour...
Haziza  : Combien ?
NDA  : Je ne sais pas précisément mais les policiers étaient obligés de prendre des précautions inouïes pour arrêter trois femmes. L’État régalien ne tient plus une partie de nos banlieues.

NDA raconte l’histoire de cet homme qui a « tabassé trois policiers », qui a crié « Allah akbar » et qui a menacé de « les égorger ». Cet homme a été relâché et son jugement reporté à l’année prochaine. NDA charge la politique judiciaire de Christiane Taubira. Et aborde dans la foulée le plan Valls de création de 10 000 places de prisons en 10 ans… Il argue que « ce gouvernement a annulé les places en plus de ses prédécesseurs… Et il y a déjà 10 000 prisonniers en plus des places disponibles ».

NDA  : Je propose 40 000 places de prison !
Haziza  : Ça coûte cher ça hein, 10 000 places ça coûte 3 milliards.
NDA  : Et les attentats, ça coûte combien ? Et plus un touriste à Paris ça coûte combien à la communauté nationale ?

NDA cite l’interview d’un haut magistrat qui annonce que sur 900 personnes revenues de Syrie et soupçonnées de terrorisme en France, moins d’un tiers est incarcéré. Et cite à cet effet « l’article du Code pénal qui punit l’intelligence avec l’ennemi de 30 ans de prison ».

Haziza : Pourquoi ne pas les éliminer sur place ?

La discussion porte alors sur la possibilité de faire évoluer l’État de droit, qui ne serait plus adapté à la situation.

NDA  : Au lendemain du 11 Septembre, les États-Unis ont adapté l’État de droit. Je ne dis pas d’aller jusqu’à Guantanamo, mais entre Guantanamo et le laxisme…

 

Justement, information apportée par Haziza, Sarkozy ce matin dans le JDD accuse Hollande de « ne pas mettre tout en place contre le terrorisme »… Le même qui a « aboli la double peine », réplique NDA. Sans oublier la réduction de 50 000 postes de militaires et de policiers pendant son quinquennat. Selon lui, Hollande est prisonnier de l’Union européenne, qui l’empêche de prendre des mesures de sauvegarde nationale. On se demande alors pourquoi l’UE voudrait lier les pieds et les poings des Français en matière de sécurité nationale, mais le débat s’envole ailleurs. Dommage, la piste oligarchique devenait intéressante. Ce qui est drôle, dans les échanges entre les deux hommes, c’est la faculté quasi instinctive d’Haziza (on ne lui prête pas un esprit aussi vif) de tout ramener aux intérêts de son camp, dès que c’est possible. Illustration.

NDA  : Quand je dis rétablissement des contrôles aux frontières...
Haziza  : Parce que vous liez immigration et terrorisme ?

On en arrive aux mesures concrètes pour sauver la France.

NDA  : Le regroupement familial doit être limité.
Haziza cite Juppé : Suspendre le regroupement familial ne serait pas une attitude humaine.
NDA  : Je pense qu’il faut revoir radicalement le droit du sol.
Haziza  : Donc ça ferait des dizaines de millions de Français qui ne seraient pas français aujourd’hui.

Et là on reconnaît bien notre Haziza, et sa capacité à tout exagérer, quand ça l’arrange. NDA sort sa métaphore, qui permet de ne pas tomber dans l’islamophobie : « Il ne faut pas confondre les quelques mauvaises herbes avec les bonnes herbes ». Selon lui, « la naturalisation doit être la suite d’une intégration », un processus lent et non automatique. Il rejoint là les thèses et propositions du Front national nouvelle version. Même s’il s’en défend, en insistant sur le fait que son projet économique est « plus libéral » que celui de Marine Le Pen, « moins communisant ».

On approche de la fin, on sent Haziza impatient d’en finir, une pointe de mépris affleure dans son discours (« mais Yerres n’est pas la France  »), pourtant il semble se méfier d’un mépris trop visible, surtout après ce qui lui est tombé sur la figure suite à l’épisode Cheminade. Finalement, les internautes épris de démocratie ont eu raison des débordements du journaliste.

À la toute fin de l’interview, n’y tenant plus, comme le scorpion qui traverse la rivière sur un âne, Haziza ne peut pas s’empêcher d’envoyer un « si vous faites moins de 5 % un peu plus de 5 % ça aurait servi à quoi d’être candidat, vous aurez gagné quoi ? » de toute beauté. La suite est succulente.

NDA  : Mais quand vous commencez votre émission, vous ne vous comparez pas obligatoirement à d’autres chaînes de radio, qui parfois ont parfois plus d’audience, parce que...
Haziza : On dit qu’on est une toute, toute petite radio.
NDA  : Mais pourtant vous avez une grande influence.
Haziza (après un silence) : Ce sont nos détracteurs qui disent ça.

On ne regrette pas d’avoir tenu jusqu’au bout des 38 minutes de l’entretien ! Rien que ce double échange vaut son pesant d’or journalistique ! Au foot aussi, il faut parfois attendre la 92e ou la 95e minute pour voir le match basculer. Là, il ne restera plus assez de temps pour nous réjouir, mais NDA, qui a reçu une lettre d’imams de sa circonscription lui demandant de revenir sur sa position publique à propos du burkini, lance une flèche à double pointe :

« Je n’accepte pas que dans la République française il y a des pressions communautaires et religieuses, je n’accepte pas le chantage électoral que certains effectuent. »

 

Sur la défense de la nation chez Kontre Kulture

Décidément, cette israélisation de notre politique sécuritaire fait des émules, voir sur E&R :

 






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