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Une école sans note, sans programme, sans leçon, peut-elle réussir ?

Certains vont trouver le discours dans sa vidéo du fondateur de L’École dynamique par trop américain : en voulant « vendre » ses principes éducatifs, qui rappellent ceux de Montessori ou Freinet (l’enfant accompagné et non forcé dans son apprentissage de l’autonomie), Ramïn Farhangi retombe parfois dans l’injonction culturelle du gros job avec un max de fric.

On est trivial, mais c’est pour illustrer ce hiatus : faire l’apologie d’une telle philosophe éducative ne cadre pas avec les contraintes d’une réussite hiérarchique et matérielle...
À part ça, la créations d’écoles différentes est bien la clé du futur, et du changement des mentalités.

- La rédaction d’E&R -

 


 

Laisser les enfants choisir leurs objectifs, supprimer la hiérarchie, oublier les classes d’âge et le programme scolaire… Les écoles pratiquant une pédagogie alternative se multiplient en France, bousculant les certitudes. Et si l’Éducation nationale s’y mettait ?

 

 

L’École dynamique est située rue des Artistes, dans le 14e arrondissement de Paris, tout près de la place des Droits de l’enfant. Ouverte en 2015, cette école privée hors contrat accueillera 50 élèves à la rentrée des vacances de la Toussaint, ce jeudi (3 novembre 2016). Elle fait partie des écoles « démocratiques » et s’inspire de la Sudbury Valley school créée à la fin des années 1960 aux États-Unis à partir d’un principe simple : les enfants sont les égaux des adultes et ils sont responsables de leurs apprentissages.

En arrivant à l’école, Tim, trois ans et demi, invite le plus naturellement du monde le visiteur à se déchausser. Ici, chacun se doit de connaître et respecter les règles à défaut de quoi une plainte peut être déposée et examinée par le conseil de justice. Par exemple, si une pièce est mal utilisée (calme, musique, cinéma, art, bibliothèque, sciences, jeux vidéo… toutes ont une fonction), elle pourra devenir inaccessible pendant quelque temps. «  La liberté totale est couplée avec une extrême exigence », explique Ramïn Farhangi, fondateur de l’école.

 

 

Aux oubliettes le maître ou la maîtresse. Dans le modèle de Sudbury, « l’enfant doit être libre de choisir ce qu’il fait de sa journée. Rien n’est organisé a priori. Nous considérons les activités ordinaires ou le jeu libre comme éminemment éducatifs », détaille Ramïn Farhangi. Dans la salle principale, en cet après-midi du mois d’octobre, les plus jeunes jouent ou regardent un dessin animé. D’autres mangent, d’autres cuisinent. Liliana, 24 ans, est venue volontairement en immersion observer le fonctionnement de l’école. Attablée en face d’Ava, 4 ans, absorbée par son dessin, elle constate qu’ici, « personne n’est assis sur une chaise pendant des heures sans savoir pourquoi, ou à dormir en cours, être sous pression, avoir beaucoup de devoirs ».

 

« La liberté et le respect qui manquent dans les autres écoles »

Tifanie, 12 ans, et Amber, 15 ans, dessinent également de l’autre côté de la pièce à l’aide d’un tutoriel sur Internet. La première est arrivée en avril 2015. Elle est « tombée amoureuse de cette école » où elle peut parler, chanter, et écrire quand bon lui semble. Si elle a décidé de ne plus étudier l’allemand, elle s’astreint tout de même à travailler « énormément  » chez elle, et à suivre le programme officiel « au cas où je retournerais dans le système classique », prévoit-elle. Aux yeux de la loi, «  si les établissements d’enseignement privés hors contrat sont tenus d’enseigner le socle commun de connaissances, (...) ils ne sont, en revanche, pas tenus de respecter le rythme d’acquisition (...) prévu par les programmes scolaires  ». Des inspecteurs ou inspectrices de l’Éducation nationale peuvent vérifier que « les méthodes utilisées mettent tous les élèves en situation d’acquérir les connaissances et compétences enseignées  ».

À côté de Tifanie, Amber, arrivée plus récemment, explique qu’après avoir passé plusieurs mois à l’étranger, elle n’a jamais retrouvé sa place à l’école : « J’avais du mal à m’en sortir. On me mettait la pression et cela ne m’aidait pas », se remémore celle qui voudrait devenir architecte d’intérieur. En faisant visiter les lieux, Tom, 13 ans, explique aussi qu’il a trouvé ici «  la liberté et le respect qui manquent dans les autres écoles ». Dyslexique, il s’estime moins stressé et remarque que son trouble a moins d’importance qu’avant. L’adolescent a décidé de lui-même d’apprendre à lire plus vite, car il veut pouvoir regarder des mangas en version sous-titrée.

Ce constat que l’école publique ne répond pas aux besoins de tous semble de plus en plus partagé. Selon le réseau Eudec (European Democratic Education Community), auquel appartient l’École dynamique, il y avait trois écoles démocratiques en France en 2014, une dizaine supplémentaire à la rentrée 2015, et pas moins d’une quarantaine sont en projet. « Je pense que cela n’a pas fini de fleurir », prédit Célina Kechichi, qui s’occupe de la communication du réseau. « Au niveau européen, on remarque une dynamique et l’enthousiasme de la France surprend », assure-t-elle, expliquant que « de nombreux parents ne se retrouvent plus dans les propositions de l’Éducation nationale. Certains optent pour l’instruction en famille par défaut, mais préféreraient une structure adaptée, où les enfants restent en contact avec leurs pairs  ».

Lire la suite de l’article sur reporterre.net

 

Le fondateur Ramïn Farhangi explique sa philosophie :

Contre une école de la propagande
lire sur Kontre Kulture :

 

Le noir tableau de l’école publique française, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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41 Commentaires

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  • L’élite, celle qui sort des Grandes Ecoles, sait que ses enfants doivent beaucoup travailler pour faire partie à son tour, de l’élite : il y a ceux qui intègrent une grande école ou qui réussissent l’examen de première année de médecine - et les autres, qui seront plus ou moins condamnés à la "médiocrité sociale", car en France tout est pratiquement joué à 20 ans . Ce sont les parents qui ont eu un médiocre cursus scolaire qui regardent vers une école alternative, une école somme toute marginale d’où ne sont jamais sortis des cadors .


  • Une école sans note, sans programme, sans leçon, peut-elle réussir ?
    Moi je dirais même mieux une école sans note, sans programme, sans leçons & sans profs, sans classes de cours ,sans élèves peut-elle réussir ?
    Beeen euh..... à quoi ça sert ?
    Ah oui le coup des inscriptions & des frais de scolarité ,pour un p’tit billet pourquoi n’y avais-je point pensé !
    Ça tombe sous le sans !

     

    • Sens mille excuses !


    • Nous sommes d’accord ça tombe aussi sans le sous.

      C’est évidemment qu’il faut être un génie pour le voir ;
      Et que nous devons tout, dans la loyauté, au bon génie qui éclaire, réchauffe et exhausse les jeux-veux.

      Que ne ferait-on pas sans génie, cette forme d’intelligence qui donne une extralucidité percevant en un instant que pognon et piston ouvre les portes et abritent du rejet, de l’exclusion et des attaques agressives frontales ou passives... Comme par magie.

      C’est bien connu, on ne prend soin et ne songe à plaindre que les enfants stupides et manquant de tout. Et la stupidité devient un art de vivre "intelligent".

      Comme par magie l’argent nous glisse entre les pattes, est absent comme les parents ou en sur-abondance nous étouffe(nt) de récompenses que l’on sait ne pas avoir méritées.

      C’est pratique de penser, ça permet de ne jamais prendre le risque d’aimer. Le contrat d’assurance le plus solide qui soit jamais ne te garantira d’être aimé.


    • @ Un zeste de la main
      « C’est pratique de penser, ça permet de ne jamais prendre le risque d’aimer. Le contrat d’assurance le plus solide qui soit jamais ne te garantira d’être aimé. »
      Bien d’accord avec toi camarade et pour moi le groupe, la famille, la communauté, l’Eglise, reste les structures les plus saine !
      Et pour cela tout est à portée de mains !
      Militantisme, amis, fidèle... pour moi je ne sais pour les autres mais pour moi mon cheminement fut militantisme politique et religieux (Civitas et d’autres groupes) puis famille (femme et enfants) et Eglise (FSSPX) !
      Ça ne s’est pas fait en un jour mais en plusieurs (plus de 10) années et tout ne fait que commencer !
      Tout est là sous nos yeux (E&R, Civitas, AF, GAR, etc... FSSPX)
      Apres à nous de nous unir de nous aider d’être solidaire et de réfléchir « groupe » et non « je » !
      Un peu de jugeote tout ne va pas tomber du ciel comme on zappe à la télé le cul dans son canapé avec une télécommande !
      Ferme, terre nourricière, enracinement, communauté, Dieu, famille....
      Bien à toi camarade que NSJC te bénisse


  • Donc l’adolescent de 13 ans veut apprendre à lire plus vite ?
    Et il a décidé ça tout seul... quelle performance !

    Cessons la masturbation : sans travail et effort, aucun résultat. Demandons à Beethoven, de Vinci ou Brel...

     

    • Hors sujet, t’as rien compris (sûrement parce que t’as été à l’école...). Il n’est absolument pas question de ne pas travailler ou de ne pas faire d’effort. La question c’est qui choisit le travail et l’orientation des efforts en question, et l’exposé tend à prouver qu’il y a plus de succès à laisser l’enfant choisir plutôt que ce soit imposé par un moule, un maître, un parent...
      Faudrait comprendre le sujet un minimum avant de commenter.


  • Le but même de toute civilisation est la transmission du savoir...dans le monde tel qu’il le voit, seuls les etres les plus intelligents et les plus doués - soit très peu de monde- peuvent s’en sortir...


  • De toutes mes années d’écoles, je n’ai retenu que les rares instants où certains professeurs exceptionnels ont déchiré le rideau de "l’apprentissage" froid et sec qui n’est en substance qu’un lénifiant bourrage de crâne. J’ai même dû réapprendre ma trigonométrie une fois sorti du long lavement qu’est l’Education Nationale, c’est dire la qualité de son enseignement.

    Quand on apprend un alphabet, c’est pour écrire ensuite.
    Quand on apprend à compter, c’est pour contempler le monde ensuite.

    L’école moderne s’arrête aux lettres et aux chiffres, quand il faudrait aller jusqu’au Verbe et à l’Univers.

    De même, vouloir toucher le Verbe et l’Univers sans lettre et sans chiffre me paraît bien difficile.

    L’objectif premier de l’école pourrait bien être d’entretenir chez l’élève sa soif de découvertes et d’apprentissages, et d’y répondre correctement. Tout au long de sa vie.

    Mais on a besoin d’ustensiles de bureau pour faire tourner notre bric-à-brac matérialiste, c’est là que ça coince. Et puis, il ne faudrait quand même pas avoir trop d’individus naturellement autonomes, ça risquerait de faire pencher la balance matérialiste du mauvais côté.

    Un tas de cons tristes, perdus et arrogants, voilà ce qui maintient notre style de vie. Et les cachetons qui vont avec.


  • Je suis enseignant en primaire, et depuis cette année, je mets en place la pédagogie colaborative de Freinet avec mes élèves, au sein d’une école catholique.
    L’enseignement catholique est très ouvert à ces pédagogies alternatives, à l’image du Père Faure qui a initié le "travail personnalisé" des élèves il y a bien longtemps.
    Mettre ça en place, c’est une façon pour moi de glisser une quenelle à Najat, et d’offrir un réel sentiment de liberté à mes élèves !

     

    • J’ai toujours pensé que les écoles dans lesquelles la méthode Freinet était utilisée étaient des établissements à conseiller aux enfants difficiles. Mais si vous dites que c’est bien, je peux revoir mon jugement.

      Mais quelle est la différence entre l’école concernée par le sujet ci-dessus et la méthode Freinet ? Cela ne serait-il pas un peu la même chose ?


  • "Ce soir, j’aimerais d’abord adresser un immense merci à nos ancêtres philosophes des Lumières"

    Fin de la vidéo pour moi.

     

    • Moi ce que j’ai apprécié c’est qu’il n’est pas sorti du rond. J’ai coupé le son et j’ai regardé avec attention... il est resté bien dedans !

      Plus sérieusement, reprenons du début :
      - Rousseau "L’Émile" (poche)
      - Célestin Freinet ("Pour l’école du peuple") et Wallon (Le Rapport Langevin Wallon)
      - Rabhi père (livre l’école du Colibri) et Rabhi fille (site le Hameau des Buis)
      +1 référence soralienne Henri Wallon "De l’acte à la pensée",
      et éventuellement Jean Piaget ("L’épistémologie génétique" PUF Que sais-je ?).


  • Ce genre d’école, j’en ai rêvé .
    C’est tout a fait adapté , surtout aux enfants très autodidactes .
    J’espère que de plus en plus d’enfants auront l’opportunité d’intégrer des établissements de ce type .


  • Ce guignole sera riche bien avant que le désastre soit constaté.


  • Moi je veux qu’on compare la réussite au bac des enfants issues de ces écoles avec ceux des enfants de nos élites politiques. Vous savez, élus qui vantent leur école publique mais qui mettent leur progéniture dans le privé, typé troisième république, où on apprend encore le grec et le latin.
    Ça me semble évident qu’un enfant laissé en autonomie va repousser ses limites intellectuelles tout seul... Et si vous pensez le contraire, vous êtes sûrement des vieux réactionnaires issues d’un âge révolu (perso, du haut de ma vingtaine, je le vie bien)


  • Les bourgeois qui sortent des Grandes Ecoles et qui tiennent à ce que leurs enfants en fassent autant ne mettront pas leurs gosses dans ces structures pour marginaux . Pas fous .

     

    • Comme certains "génies" de l’informatique qui interdisent à leurs mômes de toucher à un ordinateur avant un certain âge, néfaste à leur développement intellectuel selon leur analyse (que je partage)... Donnez aux gens ce qu’ils attendent : ne rien foutre et bénéficier du revenu universel !
      Décidément le travail, la persévérance, la pugnacité, le bien commun sont bien des notions d’une autre époque...


  • Rassurez vous :
    L’année scolaire ne coûte que 5000€.
    voir sur leur site

     

    • Merci du renseignement . C’est cher payé pour ne rien foutre .


    • Cela fait seulement 500 €uros par mois de non scolarité. La restauration scolaire doit être comprise. C’est agaçant ces personnes qui critiquent tout, tout, tout systématiquement. On se demande bien pourquoi d’ailleurs !

      Y aurait pas du diviser pour mieux régner derrière cela ?

      Et si je veux faire de ma progéniture un enfant roi qui sait rien faire de ses 10 doigts et qui adulte voudra pas s’embêter à bosser ; C’est mon choix !

      Non vraiment instaurer une éducation à la Krishnamurti - qui a fait don de tous les dons qu’on lui a fait (et qui en plus a fait dans l’humanitaire qu’un riche paye pour son gamin et participe à l’éducation de celui d’un pauvre) - où l’enfant n’est pas là pour sacrifier son présent au profit de l’avenir à pérenniser de celui qui enseigne, qui lui-même a été sacrifié dans son présent qui est passé et qu’il faut bien amortir, ça oblige à être vraiment présent... Transmettre le meilleur du passé dans une autonomie de penser.

      Et puis si je veux donner une raison d’être sociale à mon gamin pour quand il sera grand avoir l’air intéressant en ayant l’air novateur sans en glander une et en vivre bien avec ses copains, C’est mon choix ! Merde quoi... J’vais quand même pas l’envoyer retaper une vieille ruine à la campagne avec ses ongles manucurés ! Faut être congruent !


  • Aucune nouveauté.

    Une école pour gosse de riches dont l’avenir est déjà assuré, c’est banal.
    Utiliser la démagogie et la sophistique pour se faire du fric, c’est déjà très tendance.

    Son modèle de réussite ? Un gosse, Dan, qui est parti d’une passion monomaniaque pour la pêche mais qui finit par atteindre le sommet de toute une vie : VENDRE dans une grosse boîte informatique pour gagner du pognon...

    Liberté... autonomie... usage de la volonté... indépendance... absence de contrainte... mon cul sur la commode...


  • attention aux questions d’education et ce qui se cache dessous. bien souvent ceux qui invitent a des ecoles sans contraintes sans programmes et qui laissent l’enfant libre de choisir sont des parents qui ont deja fait faire tout le programme de l’annee en cours a leur gosse en avance pendant les vacances facon bachotage.ils ont conscience qu’ils peuvent transmettre eux meme rapidement les connaissances a leur enfants mais qu’ils manquent de temps (du fait de leur travail) pour leur permettre de construire certaines valeurs comme l’autonomie,la creativite etc.donc ils baratinent pour que l’ecole le fasse a leur place quitte a sacrifier les enfants qui n’ont pas encore acquis les bases de l’instruction. pour moi,ils cherchent a "privatiser " l’ecole pour eux car pour permettre l’epanouissement de leur enfant,ils devraient lui consacrer plus de temps et donc eventuellement renoncer a un emploi salarie.
    pour moi,l’education devrait etre confie aux "vieux" ,les gens de 55ans et + .Voir des "jeunes" de 23 ans enseigner me parait de plus en plus une heresie. Ces "jeunes" devraitent etre en train d’experimenter , de produire. C’est quand notre corps est use et que l’on est riche d’une experience que l’on se consacre a la transmission.

     

  • C’est le modèle finlandais poussé à l’extrème . Logiquement, il ne peut plus y avoir d’echec scolaire avec cette méthode . L’idée est séduisante, à partir d’une passion , on y intègre peu à peu les savoir fondamentaux. Mais cela demande énormément d’accompagnement adulte, pour faire progresser individuellement chaque enfant .

    C’est à l’opposé de l’idéologie Brighelli, parce que celui là est complètement à coté de la plaque, avec son école pour les seuls bons élèves, les enfants de cadres et de fonctionnaires, qui ne seront jamais des créatifs, mais des technocrates comme papa et maman.


  • Apprendre aux enfants à écrire le plus tôt, par l’utilisation de textes classiques, des contes de Perrault, les intéresser à la poésie, au théâtre, à la grammaire afin de saisir les nuances, les richesses du langage et le reste va suivre, parfois il y aura des larmes et alors ? C’est pour eux, pour apprendre à réfléchir. Puis les sujets alternatifs, de rupture seront abordés tranquillement pour, au final, savoir glisser des quenelles avec beaucoup d’agilité et de souplesse : cette école est passionnante.


  • Derrière ce type de structures, n’y aurait-t-il pas les mêmes qui sont à l’origine de la débâcle de l’éducation dite nationale ?
    Selon ces principes, maîtriser la même langue, avoir des principes communs... est-ce vraiment nécessaire pour "l’épanouissement de l’enfant" ?
    Mettre l’individu au centre de tout, cela me rappelle quelque chose...


  • prenez l’exemple de l’apprentissage des langues en France , pour comprendre l’interêt de ce genre de méthode .
    J’ai été dégouté de l’allemand et même de l’anglais, parce qu’au bout de 6 mois d’apprentissage on me faisait apprendre par cœur des listes entières de verbes irréguliers et que dès la 4ème, on nous notait sur notre capacité à traduire des textes littéraires en allemand .
    Alors que si on avait fait des jeux ou des sketchs en allemand, çà aurait tout changé .


  • Je lis en ce moment "Les Lois naturelles de l’enfant" de Céline Alvarez, celle qui a dû démissionner de l""Education Nationale"" suite au succès obtenu dans sa classe.

    C’est vraiment passionnant et enthousiasmant et elle explique les erreurs des écoles Montessori actuelles, respectant la lettre et pas l’esprit.

    Si vous pouviez en faire un sujet, j’adorerais le lire. Après tout, une fois qu’on les aura mis dehors, il faudra bien proposer quelque chose.


  • Et pendant ce temps l’oligarchie envoie ses gosses dans de prestigieux établissements, souvent catholiques, où leurs enfants bénéficient d’un enseignement qui a fait ses preuves pendant des millénaires en produisant de grands génies, artistes, scientifiques, philosophes...c’est comme les grands patrons de la silicone valley qui envoient leurs gosses dans une école où les tablettes et les ordinateurs sont interdits (car eux ils savent à quel point il est important d’écrire avec un crayon sur du papier...et ils connaissent les études qui démontrent les dégâts sur le développement cognitifs des enfants que produit l’usage des tablettes et ordinateurs à un âge précoce...)
    Pour l’anecdote ma femme a lu un bouquin écrit par un gars qui a ouvert une école de ce genre au Japon. Le résultat fut catastrophique et aucun enfant du personnel enseignant n’était scolarisé dans cette école ! Pas fous les mecs ! Une des conclusions de l’auteur c’est qu’il faut trouver des moyens de discipliner les enfants et les amener à faire ce que les enseignants veulent mais sans utiliser les méthodes traditionnelles de coercition (tabous pour ces abrutis), c’est à dire en utilisant ces méthodes perverses consistant à obtenir l’assentiment d’autrui sans que ce dernier ne s’en rende compte, ce qui au final est pire que les méthodes traditionnelles de coercition ! En effet dans les méthodes traditionnelles l’individu est capable d’identifier clairement la coercition qui lui est imposé et il a donc la possibilité de s’y opposer ou de s’y plier mais contre son gré, ce qui lui donne la possibilité à moyen ou long terme de déterminer si cette coercition était juste ou injuste, bénéfique ou délétère...en revanche un système de coercition "invisible" ne laisse aucun choix à l’individu car non identifiable ! Le sujet n’est pas en mesure de résister car il ne sait pas qu’il est manipulé...


  • Une école sans note, sans programme ni leçon s’appelle un gouvernement de gauche. On connait le résultat.


  • Les élèves de l’Éducation nationale ont de toute façon déjà tout à fait le droit de ne rien faire. Ils passent de classe en classe. Cela permet d’économiser : un collégien coûte environ 8000 € l’année, un lycéen 11 000 €. Cela permet surtout de « démocratiser », bien entendu, au nom de l’« égalité » entre les bûcheurs et les spécialistes de l’excuse. Les hordes de dyslexiques ou dys- quelque chose, les charretées de précoces et les cohortes de phobiques scolaires pullulent.

    Obtiendront-ils leur baccalauréat ces chers bambins ? Bien entendu. La hiérarchie des professeurs s’emploie à convaincre les jurys d’être « bienveillants » pour atteindre les objectifs fixés par le Gosplan. L’harmonisation nécessaire pour assurer aux candidats une égalité pour le coup due, celle de l’évaluation de la copie d’examen, est devenue un sûr levier d’embellissement des statistiques.

    Puis un troupeau de petits ânes infatués, car diplômés, se dirige vers l’université. Les meilleurs ont déjà rejoint, pour la plupart, des filières sélectives. Ils savent qu’il faut bosser et qu’ils n’ont eu qu’un avant-goût de ce que travailler signifie. C’est d’abord une contrainte imposée à soi-même, par soi-même, qui est conquête d’une véritable liberté. Il n’y a aucun domaine qui fasse exception, de la musique au lancer du marteau en passant par la dissertation et la maçonnerie, si vous voulez progresser, il faut travailler. Tout le secret étant d’apprendre à aimer cela.

    À l’université les enseignants sont plus libres dans l’évaluation des examens. Libres de dire franchement ce qu’il en est des copies des surdoués incompris. Et le couperet tombe. 46 % d’étudiants de première année ne passent pas. Il serait intéressant de connaître la part de redoublants chez ceux qui réussissent à franchir l’obstacle.

    Néanmoins la mise à sac du système scolaire n’est pas perdue pour tout le monde, l’idéologie libertaire-libérale se révèle cohérente. Des instituts privés prospèrent en vendant les services que l’Éducation nationale offrait aux plus pauvres.

    Le baccalauréat vaut-il encore quelque chose ? Oui, si vous avez compris qu’obtenu entre dix et douze points de moyenne il vaut autant qu’un torche-cul.


  • Le barbu de la vidéo ne sait pas comment marche son micro, il sait pas faire pousser un radis et il nous parle d’indépendance des enfants. Qu’il arrête de parasiter et qu’il commence à s’assumer. "les philosophes des lumières" qu’il évoque classent la conférence pour ceux qui connaissent le mensonge de ces gens. Encore un pauvre gusse dont l’autorité intellectuelle dépend des sponsors et de sa couverture médiatique.
    Une approche de l’école est de refaire parcourir aux enfants l’histoire des découvertes. De cette façon, ils connaissent clairement les hypothèses et le problème posé. La nécessité de le résoudre, le pourquoi on se décarcasse, est aussi écrit dans l’histoire et les objets du présent faisant appel aux principes du passé constituent en eux-mêmes une raison d’apprendre encore valable aujourd’hui.
    Le problème n’est pas ce qu’il faudrait faire en matière d’enseignement car on le sait tous ou, en tout cas, le peuple le définira très vite sitôt que les riches cesseront de détruire nos connaissances et donc nos possibilités d’interaction avec le monde.
    Le barbu énonce toutes les conditions stipulées dans le cahier des charges d’abrutissement des masses. Un enfant n’est pas indépendant comme il le prétend. Les enfants ne peuvent pas redécouvrir les idées de tous les génies par eux-mêmes en l’espace d’une vie. Plutôt que de regarder le TGV de la science comme une vache indolente, mieux vaut prendre de la vitesse et partir du plus simple comme l’ont fait nos ancêtres : reparcourir, dans l’ordre si possible, l’histoire des expériences et des lois mathématiques et physiques. Tout objet que tu n’as pas compris sera utilisé contre toi.

    ps : le décrochage de compréhension de l’homme vis-à-vis des objets (four à micro ondes, portable) qui l’entourent est aussi une raison de la perte d’autorité des adultes, qui sont ramenés au rang d’enfant et qui sont incapables de répondre aux 2 questions de mômes : pourquoi ? et comment ça marche ?.
    2ème PS : l’histoire et les sciences sont deux points essentiels pour conserver ou acquérir le pouvoir. Si les riches s’abstiennent d’en priver le peuple, alors ça ira mal pour eux et ils vouent au malheur toute personne essayant de coupler les deux : il apparaît alors des problèmes de chambres sphériques et de terre à gaz, bref, l’histoire des sciences dures et sa chronologie (même fausse) invalident beaucoup de mensonges oligarchiques et modifient radicalement l’image des peuples dans le passé. Un bel outil d’émancipation.


  • Étant dégoûté de l´Éducation Nationale par un passage trop prolongé dans ses murs des 2 côtés du bureau, j´ai tout d´abord apprécié cette vidéo, reflexe instinctif de recherche de la différence, tout en remarquant que le bonhomme avait un style minimaliste à la Steve Job, dans la théâtralisation de sa présentation, le micro-oreillette étant limite, pull noir, sur fond noir, visage pur éclairé. Il faut croire pour payer.

    Avant les riches qui n´allaient pas bien, payer cher quelques années dans une boîte à bac, pour tenter de rejoindre le circuit traditionnel, faculté ou école stupide où on paye dans l´espoir d´échanger son bout de papier contre un salaire et une place dans une entreprise ; plus on paye l´école, plus on recoit, il y a des grilles pour ca.

    Ce n´était pas Byzance, mais l´école républicaine fonctionnait assez bien, les crétineries de Tf1 Pause-Café avec Véro Jeannot n´avait pas gagné. Aujourd´hui si. Le système anglo-saxon a presque gagné. L´école est souvent un lieu de garderie délivrant un diplôme sans valeur. Les familles riches pourront alors payer pour un métier, quand le prolétaire restera prolétaire.
    Il faut comprendre que l´école de ce doux dingue délivre des " équivalents bac ", qui permettent de rentrer dans n´importe quelle école internationale. En payant.

    Il serait intéressant d´examiner la nouvelle religion du nouveau système. En France, on a la laïcité, la citoyenneté, les droits de l´homme ; qui ne sont rien d´autres qu´une soumission à un entité invisible, jamais définie. Dans le système anglais c´est mieux, ils ont des cours de " social ", ce qui revient l´acceptation des différences, l´ABCD de l´éducation, et ca passe très bien dans ces pays-là qui n´ont pas une histoire aussi vieille, et une tradition d´ascenseur républicain aussi forte. Dans tout ces pays le fait de payer est la norme acceptée, du collège jusqu´à l´université, le niveau étant d´une indigence peu croyable.

    C´est pervers car l´EN étant un endroit de perdition, certains parents de bonne foi, vont mettre leurs gamins dans ce type d´école moderne, type Montessori, ce qui n´ est rien d´autre qu´une arnaque, l´abbaye de Thélème rabelaisienne, renversée, le " fais ce que vouldra ", se transformant en fait n´importe quoi.

    L´enfant et même l´homme a besoin de norme très stricte pour ne pas sombrer dans la déchéance physique, morale, spirituele ; dans le charlisme.
    Les 2500 caractères s´achèvent, il en faudrait le double pour parler des syndicats.


  • Les théories farfelues ont naturellement le vent en poupe puisqu’elles désorientent les usagers dans la joie et allégresse.
    Ceux qui les pondent ont la mémoire sélective, monopolisée comme il se doit par l’oubli interdit, ils omettent de se souvenir que l’ado -celui qu’ils furent comme les autres- s’éparpille, que seule la crainte des conséquences de ses actes le sort de ses distractions pour le guider vers la concentration, la rigueur et l’effort.
    Le plaisir ou la satisfaction (ou les deux) que procure le travail et sa réalisation aboutie, sont les écumes d’une marée envahissante de culpabilité qui pousse à la tâche. De mémoire c’est comme cela ou à peu près que le vivait l’individu déjà fondé à de venir un être social (et donc fondu dans le moule) que j’étais il y a déjà pas mal de temps de cela. En France.


  • Ceci est inapplicable à un pays tout entier, l’éducation de masse ne peut déjà pas se le permettre financièrement. Ensuite cela ne résout absolument pas les problèmes majeurs que rencontre les nouvelles générations en France :
    - Des enfants mal éduqués, hystériques incapables de subir la moindre frustration. On se marre bien en REP+ quand on voit les gamins sur un terrain de sport faire du demi-fond... L’impression de voir des taulards en train de faire le tour du plateau d’EPS avec leur anorak sur le dos.
    - L’incapacité des enfants à se concentrer plus de 10 minutes sur une même tâche, (pas de TDAH dans les pays asiatiques). Je me retrouve avec la moitié des élèves en REP+ qui ne savent toujours écrire une phrase convenable en Français à 16 ans et la moitié de ceux-ci ne savent même pas lire... (j’exagère à peine...)
    - Des parents qui attendent de l’école qu’elle soit une bonne garderie...

    Les dérives de l’éducation nationale ne sont qu’un symptôme de l’idéologie régnante en France : médiocrité, consumérisme, abrutissement. Regardez le système d’éducation états-uniens il y a 15 ans et vous verrez le notre aujourd’hui.

    Puis entre nous, concernant cette école, en sélectionnant les gamins déjà sur le fric (5000€ l’année) et ensuite sur le comportement (on va tout de même pas accepter un gamin "à problème") on évite tous les problèmes d’éducation et on peut se focaliser sur l’instruction...


  • Merci à E&R de présenter cet article.

    Un commentateur mentionne le coût annuel (5000€) élevé en donnant un lien vers la page d’inscription du site web de l’école. Ce coût est cité dans la partie de l’article qui n’est pas recopiée sur E&R. Pour lui et tous ceux qui donnent leur avis : merci de prendre connaissance des éléments présentés dans l’article ou, à défaut, merci de préciser l’extension de l’extrait que vous avez considéré. Cela aide à évaluer la pertinence de votre commentaire.

    Oui, ce jeune homme (formé à l’Ecole Centrale d’après l’article) rend hommage aux philosophes des lumières au début de son intervention TEDx. J’en connais qui refusent de mettre les pieds sur E&R parce qu’ils considèrent qu’une seule critique dévalorisante amalgamant tous les juifs, c’est déjà trop (c’est arrivé par ici, même si c’est de l’ordre de l’exception et parfois sous forme d’humour mal compris). Je m’applique autant que possible à ne pas rejeter l’ensemble d’un discours à partir d’un seul désaccord et j’invite à faire de même. Tout le monde ne partage pas la même culture. Combien d’entre nous voyaient Voltaire comme ce qu’il fut (un odieux personnage) avant de le découvrir par l’entremise de Marion Sigaut ?

    La quasi totalité des commentaires que j’ai pu lire (32 commentaires publiés au moment où j’écris) sont assez voire fortement et même très fortement critiques. Nous avons des raisons de nous méfier de tous les projets qui sortent du cadre traditionnel, étant donné l’application pathologique à détruire les repères traditionnels que démontrent les oligarques, leurs complices, leurs soumis et les idiots utiles.

    Ici, je ne m’aventurerai pas à juger cette expérience et les faits allégués sur lesquels elle s’appuie. Je suis curieux, j’observe. J’observe aussi avec intérêt les commentaires critiques. L’innovation est un processus délicat, y compris et surtout en période apocalyptique (de révélation douloureuse) comme l’est la nôtre.

    Merci à chacun de sa participation.


  • Une telle école peut très certainement réussir a’ saboter l’education des enfants, c’est d’ailleurs le programme. Peut-on en douter ?


  • sans professeur et sans élève, j’ai çà au fond du jardin, c’est des toilettes.


  • A titre personnel, je pense que Summerhill, rendu célèbre par le bouquin "Libres enfants de Summerhill", c’était de la merde.
    L’absence de contraintes, tout ça, des idées tellement "séduisantes" que c’est ce qu’appliquent tous les pays en tête des études pisa depuis quelques années : en gros, les pays d’Asie du sud-est. La preuve que ça marche. Hein ?
    Oui, je sais, c’est pas vrai. Ils font exactement l’inverse : horaires et contraintes infernaux. Nos gamins occidentaux en seraient absolument incapables. Alors je ne prétendrai pas que c’est la solution. Mais enfin, le niveau d’exigence n’arrête pas de baisser chez nous depuis 20 ans au moins, et les élèves continuent à se plaindre de "la pression", du "trop de travail", etc. On est aujourd’hui 25ème au classement. Pas sûr que le genre d’école décrit ci-dessus soit la solution. Je pense que c’est le genre d’établissement destiné à être heureux jusqu’au moment où il faudra rentrer dans le monde du travail. Et là... Mais je me trompe peut-être.


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