Conférences du séminaire de la Sorbonne : "Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre"

Séminaire avec M. Husson, C. Serfati « Le monde capitaliste en crise »

Dans le cadre des séminaires « Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre »

Séminaire hebdomadaire,
sous la responsabilité de Jean Salem (Paris I),
Isabelle Garo (Paris, Lycée Chaptal)
et Jean-Numa Ducange (Université de Rouen)

Organisé dans le cadre du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, avec le soutien du CERPHI (ENS Lettres et Sciences Humaines) et de la revue ContreTemps (Textuel)

Les séances ont lieu le samedi, de 14 à 16 h, à la Sorbonne, amphithéâtre Lefebvre (Galerie Jean-Baptiste Dumas, escalier R, 1er étage) entrée par le 14, rue Cujas, Métro : Cluny-Sorbonne RER : Luxembourg

Programme du séminaire "Marx au XXie siècle" pour le deuxième semestre 2012-2013 :

- samedi 12 janvier 2013 :
Patrick TORT
Directeur de l’Institut Charles Darwin International
Darwinisme et marxisme

- samedi 19 janvier 2013 : Michael CHRISTOFFERSON
Professeur associé au Département d’Histoire d’Adelphi University (New York)
Supplément aux Intellectuels contre la gauche (trad. fr. : Agone, 2009) :
Penser la biographie de François Furet

- samedi 26 janvier 2013 :
Isabelle GARO
Professeure en Classes préparatoires au Lycée Chaptal (Paris)
Marx et l’art

- samedi 2 février 2013 :
Michel HUSSON, Économiste à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales (IRES)
et Claude SERFATI, Chercheur associé à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales (IRES)
Le monde capitaliste en crise : 1. l’Europe 2. les grands groupes capitalistes

- samedi 9 février 2013 :
Annie COLLOVALD
Professeur de sociologie à l’Université de Nantes,
Directrice du CENS (Centre nantais de sociologie)
Populisme, fascisme, extrême-droite ? Sur l’interprétation des liens entre le Front national et les classes populaires

- samedi 16 février 2013 :
Michel PINÇON et Monique PINÇON-CHARLOT
Sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS
Le Marxisme discrédité dans l’actuelle guerre idéologique : mais jusqu’à quand ?

- samedi 23 février 2013 :
Hervé TOUBOUL
Maître de conférences en Philosophie à l’Université de Besançon
Derrida, lecteur de Marx

- samedi 2 mars 2013 :
Stéphanie ROZA
Professeure agrégée de Philosophie (Acad. de Versailles)
ATER à l’Université Paris 1
Utopie et Révolution : la figure de Gracchus Babeuf

- samedi 9 mars 2013 :
François JARRIGE et Xavier VIGNA
Maîtres de conférence en Histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne
E. P. Thompson, le marxisme et l’écriture de l’histoire ouvrière

- samedi 16 mars 2013 :
Hocine BELALLOUFI
Journaliste, écrivain
La recomposition de l’ordre impérialiste dans le monde arabe

- samedi 23 mars 2013 :
Journées d’Étude s/ Gramsci
(Programme à préciser)

Argument

Dire que la pensée de Marx est vivante ne peut plus être aujourd’hui une déclaration abstraite et sans conséquence. C’est donc bien la radicalité même de cette pensée qui est en cause, et non la perspective de son inscription sans heurt au sein d’une tradition « classique ». Dès lors, c’est seulement un travail assidu d’exploration et d’invention qui peut le montrer. Et c’est pourquoi ce séminaire se veut un lieu de débat, de découverte et de confrontation, original à plusieurs titres.

1/ Il s’agit de se confronter aux textes de Marx et du marxisme avec la plus grande rigueur historique et philologique, en développant et en présentant, le travail éditorial autant que critique, déjà réalisé ou en cours de réalisation, et cela sur le plan international.

2/ Il s’agit ensuite de surmonter les découpages rigides et les barrières disciplinaires, de faire se croiser les axes, philosophique, sociologique, économique, etc., en les unissant autour de leur portée concrète ou pratique : c’est la volonté d’intervention théorique et politique de l’engagement critique qui, sans dogmatisme, définit un rapport vivant à Marx aujourd’hui.

3/ Il s’agit enfin d’être offensifs, dans un contexte d’hégémonie, à la fois puissante et fragile, de la pensée dominante. Car il importe d’ouvrir les fenêtres, de déranger les évidences, de rejeter les mauvais procès, de récuser les anathèmes. Rien de plus utile pour cela que de se confronter à toutes les idées du présent, d’être attentif à tous les courants de pensée, bref, d’investir tous les points hauts de la pensée contemporaine, en philosophie, économie, histoire, sciences sociales, sciences de la nature, etc., en vue d’une confrontation informée et exempte de timidité.



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