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Au bord de la rupture, des livreurs Deliveroo entament une grève perlée

L’entreprise de livraison a récemment modifié les tarifs de ses livreurs afin de privilégier les commandes de plus longue distance. Un changement qui fait craindre une baisse de la rémunération chez certains livreurs.

 

« Après la rémunération à l’heure, à la course et à la distance, Deliveroo met en place une tarification à la durée ». Lundi 29 juillet au soir, les coursiers de la plateforme de livraison britannique de repas à domicile ont reçu un mail de Clap 75, le Collectif des livreurs autonomes de Paris, leur expliquant qu’un changement tarifaire allait s’opérer dès le lendemain. Il vise, selon l’entreprise, à favoriser les courses plus longues en les rémunérant davantage.

À l’inverse, les courses de petites distances souffrent depuis d’une baisse des tarifs, avec des profits pour le livreur s’affichant parfois sous la barre des 3 euros pour les courses les plus rapides. « Deliveroo investit encore plus dans les frais de livraison. C’est une bonne nouvelle pour les livreurs, qui seront mieux payés dans la grande majorité des cas », se réjouit un porte-parole de l’entreprise.

 

 

Pour Jérôme Pimot, cofondateur du Collectif des livreurs autonomes de Paris « Clap 75 », cette modification entraîne cependant le contraire de l’effet escompté, à savoir une baisse de la rémunération des coursiers. « Les prix vont diminuer de moitié. En moyenne les courses se rémunéraient à un minimum de 4,50 euros, désormais elles sont à 2,70 euros », s’agace-t-il au Figaro. Il demande davantage de clarté dans la manière dont sont fixés les prix, évoquant l’idée d’une « grille tarifaire » précise.

 

 

[...]

Les livreurs ont bloqué certains restaurants en leur demandant de couper tout service avec Deliveroo pour la soirée. Une nouvelle mobilisation parisienne est prévue ce mercredi. « Les livreurs vont reprendre le boulot aujourd’hui, demain, mais nous voulons instaurer une grève perlée jusqu’à ce que Deliveroo nous entende ». Nantes, Limoges, Nancy ou encore Bordeaux comptent suivre le pas.

Au sein de Deliveroo, on tente de calmer le jeu. « Les rassemblements ne touchent que très peu de villes et peu de livreurs s’y rendent. La majorité des coursiers sont satisfaits de cette nouvelle tarification », plaide-t-on. La direction précise aussi que 70% des livreurs souhaitaient que les tarifs des commandes s’adaptent mieux aux caractéristiques de la prestation et que désormais, plus de la moitié des commandes devraient être plus justement rémunérées.

[...]

Lire l’article entier sur lefigaro.fr

L’uberisation grignote le monde du travail salarié, sur E&R :

 



Article ancien.
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39 Commentaires

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  • #2253118
    le 06/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Au bord de la rupture, des livreurs Deliveroo entament une grève (...)

    Les esclaves demandent à être mieux traités. C’est pas "Uber" qu’on devrait dire, mais "Ubuesque". Comme si le but d’une boîte était de donner plus d’argent à ses salariés. Et la prochaine étape, ce sera quoi ? Le Communisme ?! Hein ! C’est ça que vous voulez ?! Vous êtes malades !
    Tiens, ça me rappelle l’accroche du film "Alien" : "Dans l’espace, personne ne vous entend crier.", qu’on peut facilement adapter en "Dans le capitalisme, personne ne vous entend crier".
    L’intéressant ici est d’étudier plutôt le "business model" de ce genre de boîte, anglo-saxonne, of course. Typique des centres-villes boboisés, qui adorent avoir une pléthore d’esclaves à leur service pour assoir leur statut social d’exploiteur humanistes écolos. Des enculés de première, pour le terme scientifique.
    Le modèle de la "Star-up nation" dans toute sa splendeur (ou son horreur, selon où on se place). Il n’y a plus de métiers ni de savoir-faire, juste des "fonctions" qui peuvent être assurées par n’importe qui (donc plus besoin d’être français, de rechercher le mérite ou l’excellence, remplacés subrepticement par "la performance"), donc plus besoin de frontières, on nage dans la "société liquide".
    On est vraiment à des années-lumières de l’Islamisme, n’est-ce pas ?

     

  • C’est un boulot complètement stupide, d’ailleurs est -il un travail ? perso, je ne pense pas, c’est de l’esclavage autorisé et dangereux .Le but c’est de faire des livraisons à moindre cout, pour un énorme engagement physique de la part du livreur .Mais comme c’est encore trop chèrement payé, les coursiers sous-traitent à des sans-papiers .
    En fait, c’est la course à l’enculeur .Et c’est pour quand les livraisons avec un vélo sans selle, pour corser l’affaire ,avec tarifs préférentiel .Dans la stupidité ,allons jusqu’au bout

     

  • Boulot d’esclave !

     

    • Pas tant que ça . J’ai été livreur quand j’étais étudiant, doté d’une "mob" bleue... Ce n’étais pas un boulot désagréable, circuler dans la plus belle ville du monde présente des agréments . Et puis j’ai été viré parce que j’avais mis un temps fou à livrer des plans à un architecte, j’avais dû avoir une "absence"...


  • Ces boulots de merde ne sont rentables pour l’employeur qu’avec des payes de merde !


  • Ils sont peu à peu tous remplacés par des migrants.


  • Comme avec Uber où les "zéssclaves" avaient manifesté pour réclamer leur ubèrisation, allant jusqu’à s’affronter avec les taxis.
    Pour ensuite 1an après re-manifester mais cette fois contre Uber à cause de leurs conditions.
    Alors que tout ça était prévisible dès le départ....

    Même moi j’avais pris les paris que ça finirait ainsi et qu’ils mettraient au moins 1an pour comprendre l’arnaque.
    On est pas sorti de l’auberge... vraiment pas...


  • c’est !’Ubérisation de la misère et du malheur !

    qui surexploite sans vergogne des milliers de migrants, de clandestins qui sont pris à la gorge et donc prêts à tout pour rester en France ou aller en Grande-Bretagne !


  • En clair ’’on’’ veut bien absolument tout payer, surpayer, hyperpayer mais : PAS LE TRAVAIL...


  • #2253176

    Vive le liberalisme viva liberta el liberalismous idiota !

     

    • CE pays n’a rien de libéral mon chère .....c’est un pays socialiste étatique ,agaçant de crier au libéralisme alors que ce pays n’est même pas dans le top 50 des pays avec la facilité d’entreprendre


    • Pas d’accord avec vous Luthor, facilité extrême d’entreprendre tant qu’on est un grand groupe avec les moyens, on peut se permettre n’importe quoi, comme de remettre l’esclavage au gout du jour comme ici, de se payer des politiciens etc.
      Les petits, tout est fait pour qu’il le reste.


  • Pour revenir aux temps d’avant 1999, entre 30 et 50 balles pour faire trois bornes : ce doit être mieux que certains coureurs du dimanche, mais pour les faineasses du déplacement ou autres accaparés par leur taulier afin de conserver la performance et la rentabilité de leur travail de merde, une aubaine ! Et le repas gastronomique à la française, celui où l’on prend le temps de déguster, patrimoine mondial immatériel de l’humanité : la gageure... Ah, ah, ah !
    Quant à la marche digestive salutaire après repas, offrez-la au capital : vous avez bien raison.
    Désormais tu sais ce qui t’attend lorsque tu commandes deux œufs mollets...


  • #2253203
    le 06/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Au bord de la rupture, des livreurs Deliveroo entament une grève (...)

    J’ajouterais que ce genre de système de livraison encourage l’inconséquence et l’irresponsabilité totale des gens. On ne prévoit plus rien, on ne s’organise plus. On se fait livrer comme des petits Rois. Où je veux, quand je veux.
    J’irais même jusqu’à affirmer que le seul intérêt de ce système est de jouir du plaisir de se faire obéir au doigt et à l’oeil et ainsi flatter son égo et son statut social.
    Prévoir d’amener ou d’acheter soi-même son sandwich sur son lieu de travail ou sortir une pizza surgelée de son congélateur ? Ça va pas la tête ! Je ne vais tout de même pas salir ma cuisine Hygiénik à 30 000 patates pour cuisiner ! Beauf ! Facho !
    Par contre, j’irai bien prendre un cours de cuisine à 100 balles de l’heure après le bureau par le grand maître étoilé Sushi Danlku. Hu, hu, hu...


  • Pour s’en sortir, ces plateformes n’ont plus qu’à recourir à de petits drones (qui ne se mettent jamais en grève et ne tombe jamais malades) et ainsi se débarrasser de tous ces « auto-entrepreneurs » qui sont encore des gens.

    Donc, mort aux gens et vive le fétichisme de la marchandise !


  • Il y a assez de migrants dans la rue pour reprendre le filon à bas coût pour l’entreprise...
    Vivement que les Français se bougent ensemble...


  • Tout cela me fait éclater de rire, car les supers gauchistes sont les premiers à utiliser UBER, et à acheter des produits chinois, parce qu’ils sont moins chers.
    Ils ont tout perdu lorsqu’ils ont voté pour la communauté européenne et en votant "écolomacron".
    Dans la mondialisation, le statut de salarié est obsolète et le Français en premier.
    Dieu se rit de ceux qui se plaignent des effets dont ils chérissent les causes.


  • Toute modification unilatéral de ce genre est forcément destinée à faire en sorte que Deliveroo se fasse encore plus de pognon. Le reste c’est du blabla.


  • Tous ces imbéciles qui pédalent creusent leur propre tombe. Ils créent un marché en offrant leur mollets à bon prix.

    Dès lors que Deliveroo aura constaté que le marché est rentable et surtout qu’il est créé, ils pourronts alors faire des investissements pour utiliser des drones, après être passé par la case immigrés clandestins, tout en faisant croire qu’ils sont soucieux d’employer des gens ayant le droit de travailler en France (le genre contrôle mc do où on te demande de confirmer que tu es majeur en cliquant sur un case).

     

    • "Tous ces imbéciles qui pédalent creusent leur propre tombe"

      La leur... et la nôtre… mais n’est-ce pas cela l’histoire du monde ? des sous-sous-classés qui, piégés comme ils sont par leur statut de paria, déclassent les sous-classés… et, depuis toujours, seuls les hyper-classés rient au nez à l’éternité...


  • Ça resterait un travail très précaire qui offre l’occasion pour certains de faire un peu (beaucoup) de sport, si à ça, il ne fallait pas y ajouter la pollution qui vient taper en plein dans le mille, lorsque les alvéoles pulmonaires sont le plus exposées.


  • https://www.francetvinfo.fr/sante/p...

    "Plus largement, c’est la santé de ces livreurs qui est menacée. Fin juin, après un pic de pollution, ce livreur non-fumeur a développé une infection pulmonaire qui l’a cloué au lit avec beaucoup de fièvre. "J’étais à l’hôpital car je n’absorbais plus assez d’oxygène à cause de ce qu’il y avait dans mes poumons. Moi, j’ai fait 5 jours de fièvre à plus de 40°. On est en asthénie très vite. On est déshydraté. On ne mange pas, ou alors quand on mange on rend tout. On perd du poids. J’ai été arrêté pendant plus de deux semaines mais j’ai repris avant."

     

  • #2253441
    le 06/08/2019 par Anathème Syndicale & Doctrinale
    Au bord de la rupture, des livreurs Deliveroo entament une grève (...)

    quittez les villes


  • #2253456
    le 06/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Au bord de la rupture, des livreurs Deliveroo entament une grève (...)

    Et voilà une belle illustration. Un travailleur surmené probablement...
    https://www.europe1.fr/faits-divers...

     

    • Une femme de 32 ans seule, qui commande de la nourriture à 3 heure du matin en ayant pris des somnifères au préalable ?

      C’est moi où c’est encore une histoire rocambolesque ?

      Aux Etat-Unis, il existe des vidéos de gonzesses qui s’amusent à se filmer en ouvrant la porte nue après avoir faire une commande, genre pizza. Et ensuite ça ricane avec ses "followers".


  • #2253464
    le 06/08/2019 par HUBERT a ubérisé SON FION
    Au bord de la rupture, des livreurs Deliveroo entament une grève (...)

    Je vais surement etre vindicatif, mais je le dis : RIEN A CIRER que ces mecs touchent moins :
    perso, en grand egoiste patriote et souverainsite : je demande la mort de l’ubérisation de nos sociétés fast food et speed food nouvelle génération qui va de pair avec l’époque macron :
    tu trip l’ultra libéralisme, tu bouffes ultra libérale : c’est a dire de la bouffe commandé par un flippé qui speed pour te l’aporter : toi le bobo, le banquier,le mec qui n’a pas d evaleurs : seul la valeur de ne pas perdre de temps, car le temp c’est de l’argent et touti quanti :
    oui cette société ubérisé me donne la gerbe :
    prenons le temp de manger autour d’une table(en famille, ou entre ami(es)
    prenons le temp de baiser et ne pas secouer sa trique devant un porno de merde.
    RETROUVONS LE BON CHEMIN du bon sens PRES DE CHEZ VOUS.

     

    • Salut. Ça va te paraître sûrement très con (en tout cas ne le prends pas mal, par pitié...) mais en y réflechissant sans a priori je me disais exactement l inverse : "l’ubérisation" est plutôt une économie relativement saine du service rendu et de la rétribution à la tâche utile (en faisant abstraction que ce sont des actionnaires privés qui se goinffrent au passage, ça d accord une ponction publique serait plus saine, encore faudrait il que ce genre de plateforme soit l oeuvre du public or ça c est une autre discussion qui m intéresse aussi...). À la limite la généralisation de l ubérisation ne pourrait se faire que sur les métiers utiles (c est à dire utilisé par qelqu un) contrairement à toute l.économie du salariat à dominante tertiaire littéralement inutile, et tout à fait absurde. Aucune idée des chiffre mais c’est une part terrifiante de l activité économique. Cause à mon avis de gros ravages psychologique incidieux et profonds. Donner 40h ou plus de sa semaine pour 2-3-4000 balles par mois pour faire une évaluation juridique, environnementale ou un plan de communication qui ne servent strictement à rien ni à personnes. N’est ce pas l absurdité consterante et incompréhensible ? Qu’est-ce t’en penses ?


    • y’en a qui devraient prendre le temps de lire surtout :
      "Prendre le temps de baiser... rien à cirer de ces mecs..."
      ça vole pas haut quand même.


  • #2253480

    J’ai de la compassion pour les jeunes (souvent africains ou afro-descendants) qui galèrent et sont donc obligés d’accepter ce genre de boulot merdique.
    Par contre, les petits cons de bobos des centre-villes qui font appel à eux me répugnent au plus haut point. Trop dur de bouger ton cul pour marcher 10 minutes et aller chercher ta bouffe toi même ? Tu préfères que ton serviteur africain te l’amène à ta porte ? Ordure. Tu ne veux pas non plus qu’il te ventile avec un éventail pendant que tu manges ?
    Et ça, ça se prétend anti-raciste... Si les immondes "pousse-pousse" de l’Asie de la fin du XIXème-début XXème étaient ré-introduits dans le Paris de Hidalgo, ils seraient les premiers à utiliser leurs services. (déjà qu’ils n’ont pas honte d’utiliser des trottinettes...)

     

  • Pourquoi tant de haine envers cette activité de cireur de chaussures ? Des gens sont prêts à s’épargner un déplacement (plutôt en voiture soit dit en passant ce qui généralement très con) et d’autres sont prêts à le faire contre un peu d’oseille. Une économie du service superflue ponctionnée par une entreprise qui l’organise (en même temps normal, n’importe lequel d’entre nous voudrait naturellement tirer bénéfice d’une invention pareille on va pas se mentir). S’il y’a des cireurs de chaussure ce n’est ni la faute des propriétaires de chaussures ni de la faute des cireurs ni des vendeurs de cires...allez mettons le bobo se cire les chaussures lui-même, on a gagné quoi ? Rien. Et le cirreur non plus... à la limite c est même plutôt un principe relativement normal d’être payé à la tâche exécutée. Ce qui est plutôt anormal c’est toute l économie improductive avec des salariés payés à l heure pour ne rien produire d’utile (presta de service/presta intellectuelle généralement apparentée à la sphére juridique ou adiministratif). Les tragi-comique bullshit job... Mais inévitable dans une société basé de le "travail" qui produit 1000 fois trop, 1000 fois trop mal certes, mais 1000 fois trop quand même.... Tous les besoins matériels de l’homme occidental sont comblés, et 1000x. Que faire à part se branler les couilles ? C’est fini, ça y’est. On est au bout du projet.


  • C’est fou, cette volonté de justice sociale qu’il y a chez les "manadgeurs" de ce genre de " starteupe"


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