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Bruxelles enterre la langue de Molière : ultime humiliation ?

Dans l’Europe post-Brexit, la France serait-elle en passe de passer de poule aux œufs d’or à dindon de la farce ? C’est, en tout cas, ce que l’on pourrait croire à la lecture d’un article sidérant de Politico en date du 7 mai 2018.

[...]

À l’humiliation budgétaire pourrait désormais s’ajouter l’humiliation symbolique. Alors même qu’à l’issue du Brexit, seul 1 % de la population de l’Union européenne sera de langue maternelle anglaise, c’est bien cette dernière que Bruxelles pourrait imposer comme quasi-langue officielle unique. Le français, en perte de vitesse depuis l’élargissement à l’Europe de l’Est, perdrait ainsi son dernier bâton de maréchal, à savoir son statut de « langue de travail », au même titre que l’allemand et l’anglais.

Cette demande, au reste absurde au regard de la situation géographique des principales institutions européennes, distribuées au sein de trois États francophones (la Belgique, la France et le Luxembourg), et du fait que 80 % des permanents de la Commission parlent le français, émane de certains représentants de pays de l’Est comme la République tchèque ou la Pologne, mais aussi d’une figure de poids : l’ancien Premier ministre italien Mario Monti.

Ce dernier camouflet, qui vient s’ajouter au chapelet de couleuvres qu’a dû avaler la France ces dernières années, n’était malheureusement que trop prévisible. Marginalisé, le français est sous-utilisé au sein du Parlement, où le simple fait de requérir une interprétation suffit à vous faire passer pour une marquise – l’interprétation étant, d’ailleurs, purement et simplement écartée pour certaines missions à l’étranger.

Au-delà de l’anecdote, il s’agit d’une inégalité de traitement scandaleuse, les députés non anglophones se trouvant de facto exclus de certaines réunions stratégiques, cruciales pour l’avenir de leurs États respectifs. Dernier bastion symbolique : la Cour de justice de l’Union européenne envisagerait, dans un même objectif d’efficacité, de substituer l’anglais au français dans ses délibérations.

Lire l’article entier sur bvoltaire.fr

Qu’est-ce que ou qu’est-ce qu’était la France ?
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36 Commentaires

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  • #1970027

    La langue de Shakespeare, c’est, selon la plupart des linguistes, 70% de langue de Molière (Guillaume le Conquérant) ... le plus souvent très mal prononcée ou complètement déformée ou triturée... et 30 % de langue "Saxonne" (cousins Allemands)...
    Faut rappeler ça aux "roastbeefs (du verbe "rôtir" et du nom "boeuf")... histoire de leur rabattre un peu le caquet !

     

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    • #1970217
      Le 21 mai à 17:52 par La Faux Tranchante
      Bruxelles enterre la langue de Molière : ultime humiliation ?

      @ Gloria Lasso

      Il est tout à fait honorable de rappeler à quel point la langue anglaise
      a constamment recours à la langue française pour étoffer son langage
      technique et autres.

      Hors les Anglais ont cette langue-lubrifiante, capable d’être appropriée
      très facilement par tous les sous-éduqués du globe qui décident de rejoindre
      le Commonwealth. Comme le faisait remarquer un autre, la langue anglaise
      s’est en plus, simplifier grandement au cours des dernières décennies.
      Durant cette même période, faut pas oublier que la plupart n’avaient qu’à
      suivre les épisodes du Fresh Prince of Bel-Air pour arriver à être fonctionnel.
      Le rituel quotidien offert par cette émission, le fait qu’elle présentait
      justement un sous éduqué qui allait changer sa vie en allant s’éduquer
      avec la protection de son oncle Phil, juge de profession, pater craint
      et respecté ...

      Sans employer un verlan américain, la production a réalisé beaucoup
      de ponts entre les différentes communautés et les États-Unis puisqu’un
      grand nombre arrivaient à se reconnaitre dans ce personnage imparfait,
      enthousiaste et désireux de réussite. ( Cote d’écoute record )
      Pour ceux qui se rappellent bien ; L’émission était remplie d’humour mais
      reposait toujours sur un socle bien grave, celui du devenir, de l’appropriation,
      celui de la croissance.

      Nous constatons une impasse au niveau de l’appropriation de la langue
      française par un grand nombre de gens étant pourtant attirés par la
      sphère francophone. Une langue aussi technique, précise, scientifique
      rend pourtant une kyrielle de services au genre humain mais voilà, cet
      aspect de notre belle langue n’est plus valorisé. Par valorisé j’entends
      promotionnés par les différents médias existant, sous la forme de
      téléromans-lubrifiants du même type. Si je me rappel bien, il y avait
      deux propos sur trois qui entretenait l’humour et le reste, du sérieux
      savamment construit.
      C’était carrément du civisme enrobé d’humour.

      Il nous faut donc identifier les bienfaits humains les plus rattachés ou propres
      à la langue française pour ensuite lui apporter une formule lubrifiante afin
      que puisse avancer dynamiquement, notre grande roue.

       
  • #1970055
    Le 21 mai à 13:43 par FRANCE LIBERTE
    Bruxelles enterre la langue de Molière : ultime humiliation ?

    La France vie sur les cendres de son passé : elle est est devenue non respectable par son comportement et personne d’ailleurs ne la respecte, encore moins sa langue et l’aimer comme autrefois dans les cours des tsars !

     

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  • #1970120
    Le 21 mai à 15:07 par FREXIT, vite !
    Bruxelles enterre la langue de Molière : ultime humiliation ?

    Et ils sont où les cons pro-européens qui font les intellos et viennent ici nous dire que l’UE a vocation à faire contrepoids aux US ?

     

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    • #1970681

      Je ne comprendrai décidément jamais cette obsession anti étatsunienne émanant de certains...

      Il faudrait rappeler que nous ne sommes plus en 1950, aujourd’hui la population de l’Europe ne compte plus que pour 8% de la population mondiale contre environ un quart au début du siècle dernier, entrer en lutte contre nos cousins des Amériques (du Nord comme du Sud, ne pas oublier les argentins et autres descendants de colons européens au Sud du Brésil) est donc la manière la plus efficace de se suicider totalement pour un rien.

       
    • #1976627

      @Mort De Rire C’est pas leurs citoyens le problème, mais leur gouvernement.

       
  • #1970206

    Le Français est en recul dans les institutions communautaires depuis 1995, soit presque un quart de siècle ! Il n’y a donc hélas rien de nouveau sous le soleil. Et quand on connait l’anglomanie de nos élites, il n’y a rien à attendre d’eux pour la défense de notre langue.
    Bon, vous me direz que ce n’est pas si grave, si on prône la sortie ("frexit"). Mais quid des autres domaines : les arts, la culture, la science....ici même en France ?.

     

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  • #1970214

    De plus en plus de français parlent assez bien l’anglais mais beaucoup d’entre eux affectent de le parler surtout quand le français s’impose selon la situation. C’est pipi-caca. Personnellement ayant vécu longtemps dans des pays scandinaves où l’anglais est bien mieux maîtrisé qu’en France je constate que dès qu’un ressortissant d’un pays anglophone se pointe pour demander où est la gare tout le monde se met à parler l’anglais.
    C’est jouissif de parler l’anglais à quelqu’un qui ne connaît rien d’autre que l’anglais.
    Cependant la différence entre les français et les scandinaves c’est que ces derniers ont pour la plupart toujours émigré en masse vers le Canada et les USA. Ceux qui sont restés dans leur pays d’origine parlent encore avec les descendants des émigrés ou vont les voir en Amérique du nord. On comprend qu’ils leur parlent anglais puisque ces valeureux émigrés ne pigent absolument rien de la langue de leurs aïeux, et plus généralement se contrefoutrent de la parler ! Mais ils sont fiers de venir de...etc.
    Il faut se rendre à l’évidence : tant que le côté "trou du cul" du français qui se la joue à parler anglais est porté par l’"élite" (petit Micron parlant anglais en Allemagne où beaucoup parlent le français bien mieux que nous l’anglais), tout cela va dans le sens du suicide linguistique, pire le ridicule !
    Depuis plus de 40 ans que je vis en Scandinavie j’ai forcément appris l’anglais en sus de la langue locale. Mon niveau lexical en anglais est largement supérieur à celui des scandinaves. Pour cause dixit Wikipedia : "Selon la linguiste Henriette Walter, les mots d’origine française représentent plus des deux tiers du vocabulaire anglais". Je n’en fais pas un numéro. Quand il n’y a aucune raison de parler l’anglais je parle la langue de celui à qui je m’adresse et qui n’est pas anglophone d’origine. Je m’en porte très bien et c’est mieux ainsi !
    Il faut comprendre une bonne fois pour toute que les gens en face comprennent bien qu’ils n’ont plus des adultes devant eux quand le petit français "trou du cul" veut la jouer en ineglicheu. C’est très pénible de devoir être témoin de ce désastre linguistique et culturel.
    Si les français pouvaient enfin fouler au pied cette manie de dévaloriser la culture française en se ridiculisant à parler l’ineglicheu au lieu du français on aurait peut-être beaucoup moins d’attaques aussi délirantes dénoncées dans cet article.

     

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  • #1970443

    Pas étonnant que les italiens s’associent à cette affaire. En effet, la France via Barnier avait tout fait pour évincer la langue italienne des langues de traduction obligatoires concernant les brevets.

    Et elle avait réussi (protocole de Londres).

     

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  • #1970569

    Cette demande (de suppression du statut du français comme « langue de travail », au même titre que l’allemand et l’anglais), émane de certains représentants de pays de l’Est comme la République tchèque ou la Pologne, mais aussi d’une figure de poids : l’ancien Premier ministre italien Mario Monti.



    Déclaration de guerre ?
    De la part des éternels petits jaloux, ce ne serait pas étonnant. D’ailleurs, que fabrique l’europe de l’est dans l’UE ? Les Ukrainiens sont plus européens que les polonais et les tchèques, de toute façon, pourtant l’Ukraine ne fait même pas partie de l’UE. Et puis bon, l’italie, c’est pas un pays du tiers-monde ?

     

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  • #1970744

    À part ça, l Europe c est la diversité, c est la rencontre et le respect entre les cultures... Les europeistes et autres neu-neu en politique pourront nous la resservir !

     

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  • #1971995

    L’ultime humiliation, c’est ça :
    Macron soutient le Rwanda pour diriger la francophonie :
    http://www.jeuneafrique.com/561832/...

    La candidate rwandaise au poste de direction de la francophonie est Louise Mushikiwabo, ministre des affaires étrangères du Rwanda, qui avait en 2008 (donc il y a dix ans) soutenu le remplacement de la langue française par l’anglais au Rwanda :
    http://www.musabyimana.net/20081111...

    THE NEW TIMES (29 octobre) revient sur la campagne d’explication de la décision de promotion de l’anglais comme langue d’enseignement ; une campagne menée par les ministres de l’éducation (Mme Daphrose GAHAKWA et MUTSINDASHYAKA) et la ministre de l’information, Mme Louise MUSHIKIWABO. Des explications données ne font pas mouche dans le public qui réagit négativement. Pourtant, la condition d’anglophonie portée par les accords signés par le Rwanda pour son entrée dans l’EAC aurait suffi pour clouer les becs qui tempêtaient et montraient que cette mesure est sentimentalement ou politiquement prise à la hâte contre le désormais vieil ennemi France du régime actuel de Kigali :

    « Au cours d’une conférence de presse, la Ministre de l’Education Daphrose GAHAKWA a dit que le projet du plan stratégique de la totale mise en application de la nouvelle politique de l’éducation est en cours dans son ministère, que des experts en la matière ont été recrutés à cet effet. ‘‘Le plan de promotion de l’anglais comme langue d’enseignement est prévu pour commencer avec l’année académique prochaine. Il s’étendra sur toutes les écoles publiques et privées en 2011’’ ; a dit GAHAKWA. Durant cette conférence de presse, quelques journalistes ont manifesté une résistance à la nouvelle politique en faisant surgir les menaces d’une certaine volonté d’effacer la langue française… Dans sa réponse à ces reproches, GAHAKWA a dit que l’adoption de l’anglais comme langue d’enseignement ne signifie nullement l’effacement complet du français… la ministre de l’éducation a également déclaré qu’elle ne voit pas comment ce projet échouera surtout que des efforts continuels seront déployés pour le suivi des apprenants et des enseignants… Des statistiques actuelles montrent que 4000 enseignants ont déjà subi la formation de la langue anglaise et 6000 autres suivront très bientôt…

     

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  • #1974919
    Le 28 mai à 17:41 par Grindsel Tirédunevi
    Bruxelles enterre la langue de Molière : ultime humiliation ?

    Le français, victime de son "orgueil" ? Je rapelle qu’il n’y a pas si longtemps (mon grand père) nous parlions "patois", que le français n’était pas notre langue maternelle mais scolaire et administrative, et que l’âge d’or de notre civilisation était dominé par le latin tant au niveau religieux qu’administratif, culturel ou scientifique. Notre belle langue qu’est le français (moderne) est pour le français une langue décharnée, intellectuelle, imposée, artificielle, jalouse et exclusive, nous pourrions prèsque dire d’une certaine manière, pour reprendre les termes de certains commentaires, "coloniale", en France même. Ce qui, bien sûr, n’enlève rien de ses qualités, de sa grandeur, de son Histoire et de la nécessité de la défendre dans tous les sens du terme.

     

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