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"Canicule" de juillet 2015 : record de mensonge dans les salles de rédaction

Une nouvelle preuve de l’inexorable réchauffement de la Terre nous a été donnée. Les Français, bien préparés par la canicule du mois de juillet, tant par la chaleur ressentie que par ce qu’en ont dit les médias, ont appris avec le reste de l’humanité qu’ils avaient alors assisté, sans le savoir sur le moment, à un événement d’ampleur mondiale et historique : un nouveau record de température, moyenne mensuelle cette fois-ci. N’y aurait-il aucune raison de tempérer ces déclarations alarmistes, puisque « c’est marqué su’l’journal » ? Les plumitifs laborieux au savoir modeste et à la critique en berne, plus connus sous le nom de journalistes, ayant été quelque peu à la peine, sans doute n’est-il pas inutile de revenir de manière sérieuse sur le sujet.

Avant de regarder d’un œil critique comment la presse a relaté l’événement, attardons-nous en premier lieu sur les données scientifiques. Mieux vaut d’abord savoir de quoi l’on s’occupe avant d’en parler. Car à procéder comme les journalistes, on ne peut livrer qu’une information dont tout esprit bien formé ne peut savoir que faire. Ce qu’en toute rigueur on ne peut nommer « information ». À reprendre des interprétations toutes faites, on prend le risque de servir les intérêts de ceux qui les livrent.

Comment donc élabore-t-on une température moyenne globale ? Pour cela, il faut bien sûr des données issues des stations de mesure, réparties à la surface de la Terre. Vu de l’extérieur, rien de plus aisé : il suffit de recueillir les données et d’en faire une moyenne. Ce n’est hélas pas si simple.
Il faut d’abord que le réseau météorologique soit de qualité, que la mesure de la température de l’air ne soit pas entachée de biais variables dans l’espace et dans le temps, ce qui aurait pour effet de fausser grandement l’analyse. Hélas, nombre de stations sont dans un environnement ayant connu une importante évolution, ce qui n’est pas sans conséquence dans la mesure. Une part importante d’entre elles est contaminée par ce que l’on appelle l’îlot de chaleur urbain, ou plus globalement le changement d’usage des sols, jusque dans les campagnes [1]. Même l’entretien de la station peut laisser à désirer, y compris au sein des pays les plus développés. Qu’en est-il des pays les moins favorisés ?
Il est par ailleurs bien évident que le nombre de stations utilisables n’a pas été stable. En très faible nombre à la fin du XIXe siècle, on en comptait près de 6 000 dans les années 1970. Par la suite, ce fut la dégringolade, avec notamment la fin de l’empire soviétique au début des années 1990. Actuellement, environ 2000 stations sont utilisées. Une très grande partie est située aux États-Unis, qui sont certes un vaste pays, mais malgré tout une infime partie du monde. Il faut donc faire avec un réseau de stations au nombre très variable dans le temps et dans l’espace.

 

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Évolution du nombre de stations météorologiques du réseau américain GHCN, utilisé par la NOAA et la NASA. Trait plein : ensemble des stations ; tiretés : stations comportant des enregistrements sur les minima et maxima

 

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Localisation de l’ensemble des stations du réseau GHCN en 1996 (a) et en 1900 (b)

 

Pour faire face à ces difficultés, des parades sont mises en œuvre. Pour pallier la qualité variable des données de température (changement d’instruments, déplacement de la station, évolution de l’environnement, etc.), on procède à des homogénéisations. Qui peuvent bien sûr se justifier. Mais sont toujours dans le sens de l’accentuation du réchauffement (augmentation des températures récentes, diminution des températures passées). Quant aux nombreuses régions du monde sans station, le Goddard Institute for Space Studies (GISS), qui dépend de la NASA et est l’un des principaux laboratoires travaillant à l’élaboration et au suivi de cette température moyenne globale, a la solution : il suffit d’interpoler avec les stations présentes à « proximité », jusqu’à 1 200 km ! C’est ainsi que l’on sait que la Bolivie a connu un important réchauffement, alors que le nombre de stations utilisées sur son sol est tombé après 1990 à.... zéro ! Comme si, ignorant tout de l’évolution de la température à Dijon, vous remplissiez ce vide grâce aux données de Madrid et Copenhague ! Cela ne paraît pas très sérieux et pour tout dire pas très scientifique ? Ce n’est pas ce que pensent le GIEC, les politiques, les médias...

Avec ces données mal réparties dans l’espace, il faut maintenant faire une moyenne. Chacun a sa recette propre. Le GISS divise la Terre en trois parties : la zone intertropicale et ce qui reste des hémisphères nord et sud. La moyenne de température est calculée pour chacune des parties, puis la moyenne globale est faite, avec une légère pondération (0,4 pour la zone intertropicale, la plus étendue, 0,3 pour chacune des deux autres). La Climate Research Unit (CRU), qui dépend de l’université d’East Anglia au Royaume-Uni, l’autre grand fournisseur de données sur le réchauffement global, notamment pour le GIEC, procède plus simplement : compte tenu de la disproportion du nombre de stations dans les deux hémisphères, le calcul est d’abord effectué pour chacun, puis la moyenne calculée en pondérant de manière à accorder une plus grande importance à l’hémisphère boréal (0,68 ; 0,32 pour l’hémisphère austral).

Avec un tel bricolage, en utilisant les outils de la science et en croyant probablement en faire, on obtient une température moyenne des continents. Lesquels – faut-il le rappeler ? – représentent moins de 30 % de la surface de la Terre. Si l’on veut obtenir une température moyenne dite globale, il faut des données concernant les vastes espaces occupés par les océans. C’est là que cela devient vraiment risible.
Puisque les données utilisées pour les continents sont des températures de l’air mesurées à environ 1,5 ou 2 mètres au-dessus du sol, il faudrait en toute logique et en toute rigueur faire de même au-dessus de la surface des océans. Or, de telles mesures n’existent pas. Qu’à cela ne tienne, on utilise alors la température de surface des océans. Que l’on connaît grâce à un réseau de bouées dérivantes, en nombre important (3881), mais forcément un peu dérisoire face à l’ampleur de la tâche (361 millions de km²), et par les mesures effectuées par les bateaux.

 

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Emplacement, au 25 septembre 2015, des bouées dérivantes ARGO, mesurant, entre autres, les températures de surface des océans

 

La CRU (en association avec le Hadley Centre britannique, qui apporte les données marines) utilise des données de températures moyennes mensuelles sur une grille dont la maille fait un degré de latitude sur un degré de longitude (en simplifiant, un carré de 500 km de côté). Même si les océans ont, y compris en surface, une inertie thermique beaucoup plus importante que les continents, autrement dit que leur température est beaucoup moins sujette à fluctuation et que l’ont peut se satisfaire de moins de données que les deux quotidiennes sur les continents, il est assez surprenant de se dire que chaque maille de cette vaste grille est pourvu d’un nombre suffisant de mesures thermiques pour obtenir une moyenne mensuelle qui tienne la route. Nul doute qu’en maintes régions du monde, loin des voies maritimes et pour peu qu’aucune bouée n’y soit présente, la moyenne doit se résumer parfois à une seule valeur. Le calcul est alors vite fait ! Quoi qu’il en soit, le Hadley Centre affirme ne procéder à aucune interpolation et, de fait, il y a toujours des coins de l’océan mondial restant « blancs », sans données.

Afin de suivre une évolution de long terme, il faut bien sûr pouvoir remonter dans le temps, aussi loin que possible. Pour l’esprit scientifique, prêt à concéder que l’information sur la température moyenne mensuelle de l’océan mondial pour l’époque actuelle est à manipuler avec prudence, en sachant qu’il y a une imprécision encore assez importante (mais sans doute moins que pour les continents), il faut se résoudre à accepter que, pour le passé, la tâche est impossible, qu’il nous reste très largement inaccessible. Pas pour le Hadley Centre, dont la base de données remonte à 1850. Sans bouées dérivantes capables de nombreuses mesures, mais avec tout de même quelques navires remontant de temps à autre un saut d’eau afin d’en mesurer la température. Et plus tard, sur les bateaux plus modernes, les techniques de mesure évoluant dans le temps, avec des biais eux aussi changeants. Mais qu’on ne s’alarme pas. Pas plus qu’ailleurs, les données utilisées ne sont brutes. Il y a là encore de nombreuses corrections, elles aussi réactualisées de temps à autre. La marge d’erreur serait-elle malgré tout bien supérieure au phénomène que l’on souhaite étudier ? Apparemment pas. Sinon, on ne pourrait rien conclure et le but est quand même la conclusion...

Avec maintenant ces données concernant d’une part les continents et, d’autre part, les océans, il n’y a plus qu’à faire la moyenne de ces moyennes, en pondérant en fonction du pourcentage de chacun d’eux à la surface de la Terre. Nous voilà désormais avec une variable dont on peut suivre l’évolution dans le temps, autrement dit mesurer le réchauffement climatique (qu’il soit anthropique ou non importe peu en l’occurrence), estimé à quelques dixièmes de degré Celsius sur un siècle : 0,74 °C entre 1906 et 2005. On appréciera la précision à deux décimales près, sachant le bricolage nécessaire pour y parvenir.

 

 

Or, donc, une nouvelle fracassante, de portée mondiale. Un marronnier médiatique pouvant surgir à tout moment, une véritable antienne : il a fait chaud, très chaud, vraiment très, très chaud.
Puisqu’il n’est pas encore interdit d’être taquin et que l’on a le droit de citer, ne boudons pas notre plaisir et revenons brièvement sur quelques écrits trouvés dans la presse mainstream.
Le Figaro titre audacieusement que « Le mois de juillet 2015 a été le plus chaud de l’histoire », avant de nous apprendre que celle-ci ne commence pas avec l’écriture, comme on nous l’a expliqué à l’école, mais avec les premières données météorologiques en 1800. Et d’enfoncer le clou sous le poids du nombre :

« La Nasa, l’Agence américaine Océanique et atmosphérique et l’Agence météorologique japonaise ont en effet toutes trois confirmé que ce mois de juillet 2015 a été le plus chaud pour l’ensemble de la planète depuis le début des données météorologiques en 1800. »

On ne sait pas où le journaliste est allé chercher cette date. La NASA et la NOAA font débuter leur données en 1880, tandis que l’agence japonaise se contente de 1891.

Puis de poursuivre en expliquant que, d’après la Nasa (plus précisément le GISS, anciennement dirigé par l’inénarrable James Hansen [2]), « la température moyenne au sol (sans doute le journaliste tente-t-il de parler de la température de surface) et sur [sic !] les océans a été de 0,75 °C au-dessus de la moyenne du XXe siècle ». Encore une fois, le gratte-papier chargé de rédiger cet article n’a pas été fichu d’obtenir une information précise. Le GISS a choisi comme période de référence la période 1951-1980, et non l’ensemble du siècle dernier.

Le suite ne vaut guère mieux, puisque cette fois-ci, non seulement le journaliste écrit une ânerie, mais, qui plus est, en se contredisant. Après nous avoir dit que les scientifiques japonais parvenaient aux mêmes conclusions que les Américains, il affirme maintenant que « l’Agence météorologique japonaise a publié un graphique qui démontre que le mois de juillet est le deuxième mois le plus chaud après le mois de juillet 1998 ». Il suffit de se reporter à cette courbe de température de l’agence nippone, mise en lien hypertexte sur le site du Figaro, pour se rendre compte que c’est bien 2015 qui arrive en tête, devant 1998, comme dit plus haut dans l’article.

 

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Anomalies de température moyenne mensuelle au mois de juillet depuis 1891 d’après l’Agence météorologique japonaise
Écarts à la moyenne calculés sur la période 1981-2010 (en noir). Ligne bleue : lissage par moyenne mobile calculée sur 5 ans ; ligne rouge : tendance de long terme (régression linéaire)

 

Atlantico, qui annonce d’emblée le sérieux de ses références (« Nicolas Hulot avait probablement raison dans son documentaire Le Syndrome du Titanic (2008) lorsqu’il nous mettait en garde contre le réchauffement climatique »), s’est visiblement très fortement inspiré de l’article du Figaro paru la veille, puisqu’il reprend les informations précédentes avec précisément les mêmes erreurs. Des fois que l’on ne sache pas que la première source d’information des journalistes sont les journalistes eux-mêmes...

Malgré la faible marge de manœuvre pour trouver un titre original, les journalistes tentent malgré tout de se distinguer, avec une maladresse certaine :
- Atlantico : « Juillet 2015 : le plus chaud mois de juillet dans le monde depuis 1800 ». Outre l’erreur déjà mentionnée, précisons qu’il eût été étonnant, pour le moins, que juillet fût le mois de janvier le plus chaud...
- La Croix : « La planète a battu son record de chaleur cet été ». Quand on ne précise pas plus, on fait généralement référence au record absolu, qui lui ne concerne qu’une seule station et tient toujours, depuis plus d’un siècle [3]. Il s’agit ici de la température globale moyenne mensuelle, dont le record aurait été battu selon les reconstructions expliquées ci-dessus. C’est évidemment beaucoup moins sûr que pour une station isolée, surtout si elle est restée rurale, dans un environnement n’ayant pas trop évolué du point de vue paysager.
- Le Nouvel Obs : « Juillet 2015, le mois le plus chaud jamais enregistré », ou le sensationnalisme par enfonçage de portes ouvertes, puisque juillet est le mois le plus chaud de l’année à l’échelle globale.
- Le Parisien tente la surenchère : « Le début de l’année 2015 a été le plus chaud depuis... 1880 ! » Avec l’évolution climatique, c’est toujours worse than we thought [4]...
- Slate.fr : « Juillet 2015, le mois le plus chaud de l’année qui devrait être la plus chaude jamais enregistrée ». Quand on connaît déjà la nouvelle, on comprend où le journaliste veut en venir, mais, en fait, il se contente de nous informer que juillet est cette année le mois le plus chaud, ce qui est toujours le cas. Quant à savoir si l’année 2015 sera la plus chaude depuis le milieu ou la fin du XIXe siècle, attendons, même s’il y a tout lieu de le penser : il n’y a pas seulement instrumentalisation de la science par la politique, mais pilotage politique de la science, qui n’en est donc finalement plus.

Revenons un instant sur la présentation des différentes températures moyennes obtenues par les différents organismes de recherche. Que ce soit pour des données mensuelles ou annuelles, ce sont rarement les résultats bruts qui sont utilisés, mais les écarts à une moyenne calculée sur une période choisie, variable là encore d’un organisme de recherche à un autre. Ces écarts à la moyenne sont appelés en statistiques des « anomalies ». C’est particulièrement utile pour la cartographie, afin de mettre en évidence les endroits qui ont été nettement plus chauds ou plus froids qu’en moyenne. Ces anomalies, ici positives, seront d’autant plus grandes que la période de référence sur laquelle est calculée la moyenne, autrement appelée « normale », est relativement fraîche. On ne s’étonnera donc pas que des trois organismes déjà cités, désignant tous 2015 comme ayant eu le mois de juillet le plus chaud, les médias ont retenu les deux mettant en avant les plus importants écarts à la moyenne : la NASA (le GISS), avec 0,75 °C de plus que la moyenne de la période 1951-1980, et surtout la NOAA, avec une anomalie de 0,80 °C par rapport à l’ensemble des mois de juillet du XXe siècle. Notons que l’anomalie rapportée par la presse était de 0,85 °C, mais qu’elle a été corrigée par la NOAA à 0,81 °C au début de la rédaction de cet article, avant d’être à nouveau réévaluée à la baisse, d’un centième de degré Celsius.

Il ne s’agit pas là de grande subtilités, mais elles ont pourtant eu pour effet d’embrouiller quelque peu l’esprit des journalistes. La Croix écrit en effet :

« L’année 2014 avait été déjà rapportée comme la plus chaude sur Terre : sur l’année complète, la température moyenne au sol et sur les océans avait été supérieure à celle du XXe siècle : 0,69 °C de plus. Les précédents records de 2005 et 2010 de 0,04 degré ont donc été largement dépassés. »

La confusion est totale ! L’anomalie de température de 0,69 °C concerne le mois de juillet 2014 et non l’ensemble de cette année, qui atteint pour la NOAA 0,74 °C. Par ailleurs les anomalies respectives de la température globale annuelle pour 2005 et 2010 sont de 0,66 °C et 0,70 °C, soit des différences à chaque fois de 0,04 °C. Le journaliste confond donc une anomalie mensuelle avec une anomalie annuelle, puis des anomalies annuelles avec les différences entre ces anomalies. Il y a encore des progrès à faire, mais que La Croix se console, Slate.fr (citant à n’en pas douter Slate.com), qui tente de relayer le prestigieux Washington Post, est lui aussi dans la confusion, à moins qu’il ne la cultive dans l’esprit de ses lecteurs : d’après l’Agence météorologique japonaise, « cinq des sept derniers mois jusque-là ont été les chauds [sic !] enregistrés. Les deux autres (février et mars) ont pris la troisième position ». C’est vraiment à se demander s’il y a un problème de compréhension ou de grandes difficultés à s’exprimer, car si l’on s’en tient strictement à ce qui est dit, il faudrait comprendre que le mois de février 2015, par exemple, a été plus chaud que juillet 2014. Ce n’est bien évidemment pas le cas. Ce qui est comparé, c’est bien sûr différentes années pour un mois donné. Le journaliste s’est risqué à comparer des anomalies de température (et qui plus est, les résultats ne sont pas exactement ceux annoncés par le Post [5]) comme on compare des températures entre elles. Cela reviendrait à dire qu’il a fait plus chaud au centre du Groenland, qui aurait connu une température 2 °C au dessus de sa moyenne, qu’en plein centre du Sahara, 2 °C moins chaud que la « normale »...

Les différences de températures entre nouveau record et record précédent sont donc, on le voit, infimes. Ridicules même, pourrait-on dire : eu égard à la manière dont sont obtenues les moyennes, en quoi de tels écarts peuvent-ils être jugés pertinents ? Pour la NOAA, la différence avec les deux précédents mois de juillet les plus chauds (à égalité) est de 0,07 °C. Quant au GISS, juillet 2015 dépasse juillet 2011 de 0,01 °C, qui lui-même dépassait juillet 2009 de 0,02 °C, lui-même 0,01 °C au-dessus de juillet 1998. C’est ainsi que le réchauffement continue médiatiquement, les records se succédant par bonds dont la mesure est de l’ordre du centième de degré Celsius et que ces records tiennent tous dans les dix ou quinze dernières années. Ce qu’en bon esprit critique il convient d’appeler un plateau, l’évolution des températures étant quasi nulle.

On le voit, tout est dans la présentation qui est faite des données. Jusque dans leur représentation graphique. L’allure d’une courbe de température est la même que celle des anomalies de températures correspondantes, pour peu que l’on ajuste comme il faut l’échelle des ordonnées :

 

 

On pourrait donc aisément se contenter de présenter les simples températures moyennes mensuelles et non leurs anomalies. Mais ces dernières présentent un avantage certain : sans artifice au niveau de l’échelle, les valeurs se répartissent autour de zéro, qui représente la moyenne de la période de référence. Rien de tel avec les températures. Pour que les deux courbes aient la même allure sur les graphiques ci-dessus, il faut ici que l’échelle des ordonnées du second commence à 14,5 °C, ce qui pourrait être dénoncé comme une astuce un peu grossière. Si, au contraire, on la fait débuter à zéro, la représentation des mêmes données produit un tout autre effet :

 

 

Ce dernier graphique est beaucoup plus conforme à la tendance qu’il montre, puisque, selon les données de la NOAA, l’augmentation de la température moyenne globale du mois de juillet depuis 1880 est de 0,65 °C par siècle. On en conviendra, il n’y a là guère de quoi affoler, ce pour quoi une bonne courbe montant en flèche fait au contraire totalement l’affaire. Raison pour laquelle c’est bien sûr une telle illustration qui est mise sous le nez du lecteur, qui pourrait ne pas être affolé par des valeurs de températures somme toute guère alarmantes quand l’expert médiatique n’est pas présent pour rappeler que 0,65 °C en un siècle, c’est considérable et sans précédent, ce qui est faux, et qu’en conséquence, il faut agir.

Car c’est là que veulent en venir les prophètes de l’apocalypse climatique : la politique, l’action devant découler nécessairement du discours alarmiste. Slate.fr n’hésite pas à donner la parole à un blogueur américain mainstream, avant de s’aventurer sur la politique états-unienne et les prochaines élections présidentielles :

« Pour lui, "le réchauffement climatique est réel. Il est causé par des humains. Et il est dangereux. Très dangereux". Même conclusion chez Slate.com, qui, de son côté, passe en revue les points de vue des candidats Républicains sur le sujet. Et devinez quoi ? Ils ne sont pas tout à fait d’accord avec cette affirmation. »

Et devinez quoi ? Slate.com appartient au même groupe que le Washington Post, favorable aux Démocrates...

De leur côté, les journaux français se focalisent sur la conférence sur le climat (COP21) qui se tiendra à Paris en fin d’année. Selon Le Figaro, représentatif de l’unanimité en la matière, la COP21 « devrait ainsi avoir de nouveaux arguments pour inciter les chefs d’État à prendre des mesures collectives ». Des fois que l’on n’ait pas compris le pourquoi de tout ce foin médiatico-scientifique...

Mais pour résister à la vague unanimiste, il y a un autre moyen que le décorticage des données sujettes à caution, utilisées par tous ceux qui ont une idée, mondialiste, derrière la tête. Un moyen rapide, net et sans bavure : les satellites. Certes, les données ne parlent pas exactement de la même chose. Le réseau de stations au sol et de bouées en mer permet d’obtenir une température dite de surface, alors que les satellites fournissent des indications sur la température de la basse atmosphère. Dans un contexte de soi-disant réchauffement global pour cause d’émissions de gaz à effet de serre, c’est justement un atout de premier ordre : outre une couverture spatiale exceptionnelle, ils ont pour eux d’éviter l’écueil des changements d’usage des sols et notamment les îlots de chaleur urbains. Leur défaut est d’avoir une profondeur historique forcément réduite, mais de 35 ans tout de même. Une durée amplement suffisante pour suivre le dernier épisode de l’évolution récente du climat, celle marquée, nous dit-on, de l’empreinte de l’Homme.

Si l’Agence spatiale américaine préfère confier l’analyse de la température globale moyenne à des scientifiques (du GISS) tournant résolument le dos aux données satellitaires, celles-ci sont en revanche exploitées par deux sources communément citées : la société privée Remote Sensing System (RSS) et l’université d’Alabama à Huntsville (UAH). Pour l’une et l’autre, juillet 2015 n’est pas vraiment un record, puisqu’il n’arrive qu’en huitième et neuvième position parmi les 37 mois de juillet depuis 1979 inclus. On comprend que les journalistes ne se soient pas empressés d’y aller regarder de plus près, des fois que la vérité nuise à la bonne cause.

 

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Anomalies de température du mois de juillet depuis 1979, d’après les données recueillies au sol (NOAA, GISS, HadCRUT4) et par les satellites (RSS et UAH)

 

Que juillet 2015 apparaisse en tête de longues séries incertaines recueillies au sol, mais soit relégué presque à la dixième place par les satellites, aux données beaucoup plus sûres, devrait interroger la presse d’information. Mais l’exactitude n’est sans doute pas le moyen idéal pour servir son but réel, qui n’est guère d’informer, mais d’orienter. Raison pour laquelle il faut certainement se réjouir de ne pas être « dans les petits papiers du Mercure François » !

Pour rappel, la mise à jour de la marche irrésistible du réchauffement climatique :

 

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« Pas de réchauffement global depuis 18 ans et 7 mois » (anomalies de températures moyennes mensuelles, données RSS)

 

Notes

[1] La question des îlots de chaleur urbains est abordée dans l’article « Réalités caniculaires » : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Realites-caniculaires-33875.html.

[2] Sur James Hansen on pourra se reporter à l’article « Haro sur les climatosceptiques » : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Haro-sur-les-climatosceptiques-31735.html.

[3] Sur les vieux records qui tiennent toujours la route, voir l’article « Réalités caniculaires » : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Realites-caniculaires-33875.html.

[4] Worse than we thought, autrement dit en français « pire que ce que nous pensions : rengaine scientifico-médiatique sur le réchauffement climatique chez nous amis anglophones.

[5] L’article du Washington Post relaie correctement les données scientifiques : « In JMA’s analysis, as in NOAA’s, the last three months (May, June and July) have been the warmest of the year — a year in which five of the seven months in the calendar year so far have ranked among the warmest. (The two other months, February and April, ranked third-warmest.) »

Voir aussi, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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46 Commentaires

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  • Source de la dernière courbe SVP ?

     

    • "Il eût été étonnant... que juillet fusse..." Patatras ! Deux fautes de grammaire à 4 points, dans une phrase où l’on se permet en plus de brocarder la prose d’un autre ! Je vous conseille un petit stage à l’école primaire avant de vous essayer à cet exercice, l’ami ! Votre phrase redressée : "Il eut (sans circonflexe) été étonnant que juillet fût."


    • @Bariboule.
      Christopher Monckton est l’auteur de la dernière courbe, réalisée, comme je l’indique dans l’article, avec les données satellitaires RSS. Vous pouvez la voir dans son contexte ICI.
      Le petit jeu auquel s’adonne Monckton le conduit bien sûr à choisir les données allant le plus dans le sens de ce qu’il veut montrer. Ici, la tendance est réellement nulle. Avec les données UAH, la tendance montrerait une très légère pente ascendante (un faux plat ascendant imperceptible).


    • @ franckbenoit
      J’aurais plutôt tendance, dans de telles circonstances, à ne pas répondre à un malappris. Mais comme votre remarque n’est pas sans intérêt et que nous ne sommes pas seuls, je me contrains à aller contre ma nature.
      Faute il y a, en effet. J’aurais dû me relire à tête reposée, et non dans la foulée. Mes excuses aux autre lecteurs.
      La phrase corrigée n’est pas celle que vous donnez, mais celle-ci : "Il eût été étonnant que juillet fût".
      "Il eût été" est tout à fait correct et correspond à la deuxième forme du conditionnel passé. Mon erreur d’inattention est dans la concordance des temps uniquement.
      Aussi, je décline votre invitation à retourner à l’école primaire, puisqu’il faudrait que je m’y retrouve en mauvaise compagnie : la vôtre. Je ne vous salue pas (euphémisme, par respect de la charte E&R).


  • Merci à l’auteur : Hacène AREZKI pour cet édifiant article qui permet de comprendre la manipulation des médias et des politiques tout en documentant la démonstration, nous rendant celle-ci transmissible.
    Personnellement j’avais repéré ces quelques fautes de grammaire dont j’exonère volontiers l’auteur eu égard à la qualité de son travail de ré-information. Je peux comprendre que notre lecteur "franckbenoit" se soit senti outragé par l’entorse grammaticale. Mais puisqu’il corrige sévèrement les incorrections de langage, il eut été correct de sa part de corriger ses fautes de courtoisie et d’au moins noter la qualité du travail de l’auteur également.


  • Article parfaitement documenté qui correspond a toutes les informations trouvées sur les bons sites qui traitent de ces sujets.
    Les mesures RSS finiront par s’imposer car elles sont les seules à couvrir toute la terre avec le même capteur.
    La qualité première de cet article est de montrer comment fonctionne la désinformation.

     


    • Les mesures RSS finiront par s’imposer car elles sont les seules à couvrir toute la terre avec le même capteur.



      Et qu’est-ce qu’elles disent les mesures RSS ? Une lente montée des températures, certes éloignée des délires fabusiens, mais bien régulière pour qui sait mesurer le climat, c’est-à-dire sur des échelles de temps suffisamment longues.


    • @rectificateur : Oui, mais ça ne dit pas si c’est d’origine anthropique, ce qui constitue le gros des enjeux.


    • @rectificateur
      Il y a dans cet article deux utilisations des mesures RSS :
      - la première sur le sujet du mois de juillet : comme les mesures UAH, elles montrent que juillet 2015 n’est pas le record annoncé.
      - la seconde, en clin d’oeil, sur l’évolution de la température dite globale de la Terre, puisque que les données RSS ne montrent pas de réchauffement depuis 18 ans.
      Avec plus de recul temporel, elles montrent cependant, elles aussi, un réchauffement, qui a eu lieu, personne ne le nie.


  • Très bon texte, bravo à l’auteur car ce n’est pas du tout évident de s’y retrouver !

    Si il n’y avait qu’une chose à retenir, c’est l’avant dernier-graphe : les mesures par satellites montrent que le mois de juillet n’a été ni plus ni moins chaud que d’autre.... ce que j’ai ressenti aussi (oui je sais ce n’est pas une mesure objective, mais le bon sens permet parfois de tomber dans le panneau).


  • Je ne lis pas les discussions scatologiques mais tous les graphs sauf le dernier montrent une augmentation.

     

  • Je suis docteur en traitement du signal, les analyses statistiques et autres joyeusetés, ça me connaît. Je ne m’était jamais penché sur les mesures du GIEC et leur traitement, mais c’est vrai que si c’est vraiment comme ça c’est plus que bancale et l’erreur d’estimation sur la moyenne globale est impossible à calculer...ces mesures ne constituent pas une preuve.
    Cependant, je suis partagé sur le réchauffement du climat. Pour ce que je connais, il y a bien un réchauffement en France qui s’observe par l’apparition d’espèce de plantes et d’insectes dans des régions plus au nord alors qu’elle n’y étaient pas présentes. Par exemple, il n’y avait pas de chenilles processionnaires dans les pins à Paris ou en Bretagne il y a 20 ans (car elles ne survivaient pas l’hiver), alors que maintenant elles sont très répandues. Si vous avez des entomologistes ou ingénieurs forestiers dans votre entourage, ils vous confirmeront tous ce phénomène.
    Sinon, de ma propre expérience de Vosgien, quand j’étais à l’école primaire, il faisait souvent -10° en hiver, voir moins et on avait plusieurs semaines de neige et au moins 40 cm à un moment chaque années dans la vallée. Depuis que j’étais au lycée ça n’est plus jamais arrivé.
    A l’échelle de la France, le nord se réchauffe donc effectivement. Je ne sais pas si la température globale augmente pour autant. Il serait intéressant de savoir si on observe ces progressions de plantes et d’espèces dans d’autres régions du monde.

     

    • #1282048

      @ JohnTheFisherman

      Le problème réside dans la méthode (et c’est parfaitement volontaire) car tous les "spécialistes" s’écharpent sur des modèles qui ne sont jamais les bons. Il n’y a pas de "réchauffement" climatique mais un climat qui connaît une variabilité nouvelle, point. C’est de là qu’il faut partir et considérer ce qui fait le climat, pas les phénomènes qui l’influencent à la marge
      Si l’eau ne bout à la même température selon la pression à laquelle elle est soumise, pourquoi laisser croire que c’est invariablement à 100° Celsius que cela se produit ?
      Dingue le "progrès" technologique récent dans le domaine de la magnétohydrodynamique, non ?


    • @JohnTheFisherman
      Personne ne nie que le climat a évolué. Il ne fait que ça, d’ailleurs.
      Concernant la migration des espèces, notamment animales, évidemment plus rapides que les végétaux, oui aussi, bien sûr. Durant le réchauffement des années 1920-1940, on a observé en Arctique une progression vers le nord d’espèces telles que le Renard roux, ou encore l’Ours brun, qui ont régressé avec le refroidissement d’après-guerre, puis progressé de nouveau il y a 35 ans. Pour ma part, je parierais sur un nouveau recul dans les décennies à venir... Avec des hivers froids et neigeux en France aussi. Le changement est la règle.


    • Ce que vous dites est intéressant mais il me semble que vous confondez deux choses :
      1- le fait que la température ait monté,
      2- pourquoi.
      Personne ne conteste que la température a augmenté depuis 1850 (date des premières mesures) même si on discute sur la qualité de ces mesures.
      La discussion sur la variation de température depuis 2000 a pris une tournure polémique parce que pendant que le CO2 augmente toujours plus vite cette température s’est quasi stabilisée. Ceci est contraire au dogme selon lequel quand le CO2 monte la température monte.
      D’autre part l’affirmation selon laquelle les modèles du GIEC prennent en compte les variations solaire est fausse. Il manque l’action des éruptions solaires.



    • Cependant, je suis partagé sur le réchauffement du climat. Pour ce que je connais, il y a bien un réchauffement en France qui s’observe par l’apparition d’espèce de plantes et d’insectes dans des régions plus au nord alors qu’elle n’y étaient pas présentes...



      Rien à voir avec un réchauffement, c’est l’adaptation naturelle des plantes, chez les insectes ou les animaux, c’est le même principe, en plus du fait des modifications des habitudes alimentaires des êtres vivants... C’est le réflexe d’adaptation à la survie. Pour ce qui est des hivers, rien à voir au réchauffement non plus. Les mouvements atmosphériques sont trop complexes pour se résumer à cette fumisterie ancrée dans le mental populaire sous couvert de faux consensus scientifico-politique. Il n’y a pas de réchauffement, point.

      Sachez encore ceci : quand un gouvernement affirme et soutien quelque chose en investissant, il faut toujours comprendre son contraire comme étant la vérité.

      Salutations


    • Pas de chenilles processionnaires en Bretagne il y a 20 ans : c’est inexact.
      En 1987-1990 durant mon enfance, il y en avait partout au contraire.
      J’avais oui dire à l’époque que c’était relativement récent, mais au minimum vous devriez dire 30 ans. Ou mieux, interroger des plus vieux que moi, pour vérifier.


    • D’accord avec vous. Le problème c’est que trouver des problèmes dans l’utilisation des données par le GIEC et EN DEDUIRE qu’il n’y a pas réchauffement, c’est ridicule.

      Le réchauffement climatique existe, sur une plus ou moins longue échelle (au Moyen Age, il semble qu’il faisait plus chaud que maintenant puisqu’on cultivait la vigne jusqu’à Londres). Sur les 40 dernières années, il n’y a qu’à voir les variations de la banquise polaire, et plus près de chez nous, tous les gens qui passent par la vallée de Chamonix peuvent le voir : les glaciers alpins ont reculé, et pas qu’un peu.


    • @ ISARD :



      La discussion sur la variation de température depuis 2000 a pris une tournure polémique parce que pendant que le CO2 augmente toujours plus vite cette température s’est quasi stabilisée. Ceci est contraire au dogme selon lequel quand le CO2 monte la température monte.



      Deux choses :

      - la stabilisation n’existe que si on fait exactement la même chose que ce qu’on reproche aux journalistes, à savoir choisir des données qui arrangent la démonstration (dernier graphique). Bizarrement, l’auteur de cet article, qui semble considérer que les données satellitaires sont plus fiables, ne remarque pas que celles-ci (RSS et UAH, avant-dernier graphique) confirment la lente montée. Les variations sur un temps court n’ont pas de sens climatique.

      - aucun modèle climatique ne dit que la température doit monter parallèlement à la concentration de CO2 (ou plus généralement de gaz à effet de serre) sur une échelle de temps courte. Il faut apprendre à faire la différence entre le millénaire et la décennie...

      Plus généralement, il serait temps que ceux qui n’ont aucune formation scientifique sérieuse arrêtent de la ramener dans des domaines où ils sont manifestement incompétents, et qu’ils se contentent de trouver des parallèles à leur portée : par exemple entre l’exagération des crimes nazis récupérée pour des buts politiques et l’exagération des travaux climatologiques utilisée comme prétexte pour un agenda politique.

      Mais ils ont aussi peu de chances de prouver une absence de réchauffement que de prouver que les camps de concentration étaient des colonies de vacances à but éducatif et hygiéniste.


    • @Rectificateur
      Merci.


    • Hello,

      Je suis d’accord avec toi, je suis de l’autre coté des Vosges ( Ja ! ) et je fais le même constat. Quel que soit la dose de désinformation où de mésinformation ( Cf : VOLKOFF Valdimir petite histoire de la désinformation.) il est un peu trop facile d’ignorer l’impact de l’homme sur ce phénomène. Et il est dangereux de rester inactif face au problème par peur de perdre un peu de confort, il vaudrait mieux faire preuve d’une certaine humilité face à la nature, maintenant qu’il reste une marge de manœuvre d’adaptation il faudrait en profiter avant que la planète ne soit verrouillée dans une instabilité rendant la vie humaine "heureuse" impossible .... Le bling-bling, la frime, la domination à tout prix, les problèmes d’ego, la peur d’en avoir moins que son voisin ne vont pas beaucoup nous aider...


    • @Gemini



      « D’accord avec vous. Le problème c’est que trouver des problèmes dans l’utilisation des données par le GIEC et EN DEDUIRE qu’il n’y a pas réchauffement, c’est ridicule. »




      En effet. Quel rapport avec l’article ?
      Cela dit, réchauffement il n’y a plus...


    • @rectificateur



      « Bizarrement, l’auteur de cet article, qui semble considérer que les données satellitaires sont plus fiables, ne remarque pas que celles-ci (RSS et UAH, avant-dernier graphique) confirment la lente montée. Les variations sur un temps court n’ont pas de sens climatique. »




      L’avant dernier graphique concerne juillet. On ne mesure pas le réchauffement climatique avec un mois seulement.
      Les variations sur un temps court (10, 15 ou 20 ans) sont pertinentes, surtout pour faire une simple description. C’est pour caractériser un climat que l’on s’impose, avec raison, d’approcher au mieux les 30 ans. Pas pour pointer du doigt d’éventuelles inflexions.



      « Plus généralement, il serait temps que ceux qui n’ont aucune formation scientifique sérieuse arrêtent de la ramener dans des domaines où ils sont manifestement incompétents, et qu’ils se contentent de trouver des parallèles à leur portée : par exemple entre l’exagération des crimes nazis récupérée pour des buts politiques et l’exagération des travaux climatologiques utilisée comme prétexte pour un agenda politique.
      Mais ils ont aussi peu de chances de prouver une absence de réchauffement que de prouver que les camps de concentration étaient des colonies de vacances à but éducatif et hygiéniste. »




      Il serait surtout temps que les trolls arrêtent d’essayer de faire croire qu’ils ont un truc pertinent à dire. Surtout quand il est manifeste qu’ils ne sont là que pour déposer leur crotte sur un sujet unique. Allez donc dire à la quasi totalité des journalistes scientifiques de se taire sur le réchauffement, puisqu’ils n’y connaissent rien de rien (encore moins que vous). Iriez-vous jusqu’à recommander à un géochimistes spécialisé dans l’analyse des bulles d’air des calottes polaires d’arrêter de parler du climat et de son devenir, puisque visiblement il est loin de son champ de recherche ?


    • @gil



      « Quel que soit la dose de désinformation où de mésinformation ( Cf : VOLKOFF Valdimir petite histoire de la désinformation.) il est un peu trop facile d’ignorer l’impact de l’homme sur ce phénomène. Et il est dangereux de rester inactif face au problème par peur de perdre un peu de confort, il vaudrait mieux faire preuve d’une certaine humilité face à la nature »




      La vérité n’est pas nécessairement un entre-deux.
      Concernant la peur de perdre du confort, vous pouvez diviser par dix celui de ceux qui courent les COP, il leur en restera toujours plus que j’en ai. Là n’est pas la question.
      Quant à l’humilité face à la Nature, elle fait défaut autant aux gros industriels pollueurs qui pensent qu’on va tout résoudre à coups de technologie qu’à ceux qui crient à la catastrophe parce que l’on a fait passer la concentration d’un gaz non polluant et rare de l’atmosphère de 0, 032 % à 0,04 % en 50 ans.
      Puisque vous êtes chez nos cousins Germains, vous pouvez lire Die kalte Sonne : Warum die Klimakatastrophe nicht stattfindet, publié il y a quelques années par un écolo convaincu. Je ne l’ai pas lu, mais il est paraît-il de qualité et a pas mal fait parler en Allemagne.


    • #1291830

      Je peux vous confirmer que durant mon adolescence en Dordogne (il y a 30 ans), il n’y avait pas de cigales dans ce département en été. Désormais, il y en a ?? !! Ma femme (alsacienne) me confirme également que durant son enfance, les hivers étaient plus rigoureux. (plus froid et plus de neige)


  • Merci pour cet article ! Quelques remarques personnelles, merci de me corriger si je dis une bêtise :

    1) On parle de climat sur des périodes de plus de 30 ans. Moins de 30 ans, c’est de la météo. Donc l’expérience personnelle permet difficilement de conclure.

    2) La notion de température "globale" est une absurdité, car la température n’est pas une grandeur physique additive. La température "moyenne" "globale" est alors une double absurdité.

    3) Personne ne conteste que "ça" se réchauffe. Mais l’étude des cycles du soleil font penser qu’on est sur un plateau, c’est-à-dire en haut d’une sinusoïde. Les réchauffistes ont "simplement" remplacé la montée d’une sinusoïde qui va redescendre par une exponentielle.

    4) Les prévisions sur le climat sont faites à partir de programmes informatiques qui déroulent une simulation du climat basée sur une modélisation. Or on ne sait pas comment marche le climat, ou si peu de choses. Et il y a des facteurs qu’on ne peut intégrer dans ces modélisations, comme le soleil. Une paille... Il y a donc des modélisations différentes, toutes fausses.

    5) Quant bien même on arriverait à faire un modèle potable, il resterait chaotique. Cela signifie, non pas qu’un battement d’aile d’un papillon provoquerait un ouragan à l’autre bout de la terre (idée délirante), mais qu’il serait extrêmement sensibles aux conditions initiales. Or ces conditions initiales, c’est l’état de l’atmosphère mesuré à un instant donné, chose qu’on connaît très mal ainsi que le montre l’article. Et le moindre changement dans cet état initial fait que le programme informatique sort un climat complètement différent.

    Je conseille les conférences de Vincent Courtillot sur le sujet. On les trouve sur youtube. Ce monsieur vous apprend quelque chose à chaque phrase tout en restant parfaitement logique et limpide. Allez voir aussi du côté de "skyfall", le blog des "climato-réalistes".

     

    • 1) : Vrai. De plus l’expérience personnelle se limite à une région particulière et un réchauffement global n’exclut pas des refroidissements locaux (comme une montée des océans n’exclut pas des baisses locales).

      2) : Faux. Argument faussement scientifique de ceux qui ne veulent pas comprendre (je précise que je suis physicien et que j’ai fait une thèse en thermodynamique, alors la notion de température, je connais un peu...). On peut tout à fait faire des moyennes de températures pour avoir un indicateur fiable, ça n’a rien de "blasphématoire" et c’est très concret : par exemple la moyenne des températures des pièces d’une maison, avant et après isolation, pour juger de l’efficacité du travail.

      3) Personne de sérieux en effet ne conteste que ça se réchauffe (voir par exemple les viticulteurs). Les cycles solaires sont pris en compte dans les modèles climatiques, et ne suffisent pas. La seconde phrase est totalement fausse.

      4) Faux : on sait assez bien comment fonctionne le climat (évidemment pas parfaitement) et évidemment on intègre le soleil et ses cycles dedans, c’est la moindre des choses !

      5) Faux, confusion fréquente des non-scientifiques entre la météo et le climat. La météo est chaotique, pas le climat (sur le long terme). La météo, c’est être capable de prédire le temps qu’il fera à tel endroit à telle date. Évidemment impossible plusieurs années ou même plusieurs semaines à l’avance. Le climat, c’est (à un niveau basique) être capable de prévoir qu’il fera en moyenne plus chaud l’été 2016 à Paris que l’hiver 2016-2017 à Paris. Ce qui n’exclut pas qu’un jour de l’hiver soit moins froid qu’un jour de l’été (même si c’est rare). Et à un niveau plus avancé, c’est être capable de prévoir que l’hiver sera plus (ou moins) chaud dans 50 ans que maintenant, par exemple.

      Quant à Vincent Courtillot, c’est un imposteur qui a essayé de se faire une place médiatique sur le dos des climatologues avec des travaux qui ont le mérite d’avoir été publiés (contrairement à Claude Allègre qui s’est contenté de parler dans le micro) mais qui du coup sont un grand classique des bourdes scientifiques. Comme l’article où il suppose implicitement dans un calcul que la Terre est plate et noire, ce qui pour le directeur de l’Institut de Physique du Globe fait désordre...


    • 1) OK

      2) La moyenne des températures, et la température moyenne, ce n’est pas la même chose. Comme vous dites, on peut tout à fait faire des moyennes de températures et obtenir des résultats qualitatifs. Mais la température moyenne, on ne sait pas ce que c’est. Il faut définir la méthode de calcul : quelles données on prend, et quelles opérations on leur applique dessus.

      Partout je vois parler de "température moyenne" de la Terre, mais nulle part je ne vois ce qui est calculé et comment. On peut sans doute faire des moyennes de température pour calculer une "température moyenne", mais je doute que cela ait un sens.

      Par contre on peut calculer thermodynamiquement la "température de la Terre" [http://www.skyfall.fr/wp-content/20...] et obtenir des résultats validés par l’observation. Mais dans ce cas, il faut admettre que l’effet de serre n’existe pas !

      3) Les températures passées suivent principalement les courbes "sinusoïdales" d’activité du soleil. Le GIEC publie des courbes de températures futures qui continuent à grimper au lieu de redescendre. Donc j’admets que ce n’est pas forcément une "exponentielle" : j’ai dit ça en pensant au livre de Benoît Rittaud, "La Peur Exponentielle".

      ...


    • ...

      4) D’après ce que j’ai lu, certains modèles ne prennent pas en compte le soleil, et les autres le prennent mal en compte en le sous-estimant : [http://climat-sceptique.over-blog.c...] [http://actualite.lachainemeteo.com/...]. Et il y a le rayonnement cosmique aussi...

      D’autre part, tous les modèles de climat ont généré des prédictions contraires à la réalité. Ils sont donc tous faux. Pourquoi ? Principalement parce que si on sait comment fonctionne le climat - équations de Navier-Stoke, on ne sait pas comment il "marche" : ces équations ne sont pas solvables informatiquement à l’échelle de la planète. Voir [http://www.skyfall.fr/?p=1300]. Le climat ne serait donc pas modélisable, quelle que soit la puissance informatique déployée et l’argent dépensé.

      5) Confusion fréquente chez les scientifiques entre la réalité et sa modélisation. Le climat n’est pas chaotique. Il ne peut être sensible aux conditions initiales, vu qu’il n’a pas de conditions initiales par définition. Par contre les modélisations de climat, qui sont des programmes informatiques, ont forcément des conditions initiales (vu qu’il faut bien qu’ils démarrent à un moment ou à un autre). Et un changement infime sur ces conditions modifient les prédictions considérablement. Alors quand, en plus, la qualité des données introduites est sujette à caution, il n’est pas étonnant que les prédictions qui en découlent soient fausses.

      Quant à Vincent Courtillot, je ne sais pas si c’est un imposteur, et je ne sais pas exactement ce qui lui est reproché. Si c’est de supposer que la Terre est plate et noire, c’est curieux car il me semble que c’est bien comme ça qu’on calcule sa température par la thermodynamique. [http://www.skyfall.fr/wp-content/20...]. Et ses erreurs sont-elles du même niveau que celles des climatologues carbo-centristes ? Si Vincent Courtillot est un imposteur, alors que sont les climatologues du GIEC ?


    • J’espère bien, cette fois, être publié, car cette réponse est importante...

      @ Rectificateur

      La manière que vous usitez est plus que médiocre : vrai-faux... Vous êtes professeur ? Vous possédez la science infuse ? Vous semblez TELLEMENT SÛR et imbu de vous-même...
      Pour ma part, cette phrase vous discrédite sur tout le reste de votre "démonstration" assénée, que vous ayez tort ou raison et je vous cite :

      "Faux : on sait assez bien comment fonctionne le climat (évidemment pas parfaitement) [...]"

      Nous ne savons RIEN DU TOUT sur le climat, pauvre petits humains que nous sommes... Car ils auraient su prévoir les diverses catastrophes naturelles qui se sont abattues ne serait-ce que sur les 10 dernières années sur le monde et la France en particulier (inondations du Var en 2010, "Xynthia", 14 épisodes d’inondations dus à des orages touchent le sud-est des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, en passant par l’Hérault, le Gard, le Var en 2014), dont la dernière grosse inondation, donnée au dernier moment, en se gaussant ensuite d’avoir prévu quelques heures avant ce que les "anciens", les "vieux" avaient vu 2-3 jours avant "météo France"... Et je ne parlerai même pas de la tempête de 1999, et ferais aussi l’impasse sur tout ce qui remonte à plus de 10 ans : "Caterina", canicule de 2003, inondations de 2002 dans le Gard, l’Hérault, la Lozère et le Vaucluse, etc etc... Quelles IMMENSES réussite de prévision climatique !!!

      La réalité, mon cher, est que ce soit climatiquement ou même météorologiquement, nos organismes mondiaux ne sont pas capable, bien souvent, de prévoir le temps qu’il va faire du jour au lendemain, en exagérant à peine... Les prévisions de nos ancêtres étaient peut-être moins faillibles que les vôtres avec tous vos calculatrices et satellites dans l’espace, et autres capteurs terrestres...

      Alors un peu d’humilité, mon cher, quant à vos réponses, ne vous ferait pas de mal...


  • Cher Monsieur,
    Très bon travail, très bon article.
    Notamment au niveau des liens, illustrations et graphes.
    On peut effectivement faire dire un graphe tout ce que l’on souhaite - tout est question d’échelle.
    Méthodologie largement utilisée par les media mainstream pour culpabiliser le peuple et servir les élites politico-industrielles
    Le réchauffement global revient à la mode
    - à l’approche des élections US
    - lors de scandales liés aux industriels des énergies soi-disant renouvelables.

    Néanmoins, j’émets en vrac quelques réserves quant à l’interprétation finale des variations de températures et l’évaluation du réchauffement climatique :
    - 7 Mds d’individus en 2015 laissent sûrement plus d’empreinte climatique (énergie, transport, avions,...) que 2.5 Mds en 1950
    - les variations actuelles se situent sur une sinusoïde de millions d’années de cycle qui vont alternativement des températures les plus élevées aux plus basses.
    - les variations infimes des fusions et vents solaires produiraient infiniment plus de variations de température à la surface de la terre
    - les mesures faites dans la thermosphère (altitude basse des satellites) seraient fortement corrélées avec celles à la surface de la terre - ce qui irait à l’encontre de la théorie du réchauffement par l’homme.

    Pour terminer, je vous remercie de nous apporter de quoi réfléchir, penser, discuter, argumenter, verbes que les medias élitistes dominants nous ont fait oublier depuis bien longtemps.

    Bien à vous,

    Nota : Un maillage de 1° L x 1° l devrait faire 110 x 110 kms.

     

    • 1 degré de longitude fait entre 110 km à l’équateur et... zéro km aux pôles.


    • @Nolandsman
      Merci.



      « 7 Mds d’individus en 2015 laissent sûrement plus d’empreinte climatique (énergie, transport, avions,...) que 2.5 Mds en 1950 »




      Peut-être bien, mais reste alors à définir ce que l’on appelle empreinte climatique. Ce qui passe par la définition que l’on donne au terme climat. S’il s’agit d’une définition passant par l’énumération de données chiffrées sur les températures et les précipitations, il n’y a pas de doute que nous sommes tout à fait à même d’induire des changements locaux, voire régionaux. Si l’approche est dynamique et repose sur la circulation des masses d’air, alors là l’humilité est de mise. Quant à l’altération du système climatique global, si tant est que cette expression ait réellement un sens, comme évolution non naturelle de sa dynamique interne, alors là n’en parlons même pas. Il faut savoir rester à sa place.



      « les variations actuelles se situent sur une sinusoïde de millions d’années de cycle qui vont alternativement des températures les plus élevées aux plus basses. »




      Restons dans le cadre de l’Holocène et remarquons simplement que l’évolution récente s’inscrit parfaitement dans les variations ayant eu cours durant cette période.

      Bien à vous


  • Pas besoin d’être climatologue neuvième dan pour constater le réchauffement climatique.

    Suffit d’observer l’évolution de la tenue vestimentaire féminine. Et effectivement, à en croire la longueur des jupes, il fait de plus en plus chaud...

     

  • J’ai lu un article et vu une vidéo qui affirmaient que le réchauffement climatique était dû à l’axe de la Terre qui, apparemment, s’inclinerait par cycles (tous les je-n’sais-plus-combien. 26 000 ans, je crois me rappeler). En Arctique, la glace fond, mais, elle augmente en Antarctique. Ce serait, parait-il, un facteur dominant parmi d’autres.

    Est-ce vrai ? Ou me serais-je encore fait avoir par ma naïveté...

     

    • Ce dont vous parlez, ce sont les causes astronomiques des changements climatiques mises en évidence par le Serbe Milanković et publiées en 1941 mais confirmées bien plus tard (dans les années 70). C’est en effet une cause importante (expliquant les alternances glaciaire-interglaciaire des dernières centaines de milliers d’années) mais inopérante à une échelle de temps courte. Plus de détails ici :

      http://www.groupes.polymtl.ca/glq11...


  • Expliquez-moi donc pourquoi les glaciers fondent inexorablement d’années en années ?

     

    • Certains fondent, d’autres pas du tout.
      Exemple : après le rapport vérolé du GIEC sur les glacier Himalayens, l’Inde a décidé de mener ses propres études sur 2000 glaciers. (La plus grande étude de ce type jamais réalisée.)
      Le résultat est sans appel :
      85% des glaciers étudiés étaient stables, 12% présentaient un retrait, 2% une progression. Pour une perte globale de surface de 0.2%.


    • @ gludure : le fait que les glaciers fondent n’est pas inquiétant, c’est même leur fonction première... mais j’imagine que par "fonte" vous entendez "perte de masse", ce qui n’est pas la même chose.

      Un glacier est un "fleuve de glace", qui coule, même si c’est à une vitesse inférieure à celle d’un "vrai" fleuve. Le glacier des Bossons sous le Mont Blanc avance quand même d’un mètre par jour environ. Ce qui signifie que toute variation de masse (ou de longueur) résulte d’un déséquilibre entre les entrées et les sorties du glacier : précipitations en haut, fonte en bas pour faire simple. Le fait qu’un glacier "fonde" (en langage de journaliste) ou perde de la masse (en langage scientifique) n’est pas, en général, preuve de réchauffement mais preuve de ce déséquilibre. Un climat plus chaud a effectivement tendance à accélérer la fonte, mais bien d’autres causes le peuvent, et en particulier la pollution par dépôt de suies sur la glace, qui la fait fondre plus vite au soleil. El la vallée de Chamonix est particulièrement "gâtée" sur ce point. Un climat plus chaud peut aussi augmenter les précipitations... ou pas, ça dépend des endroits.

      Quant au "rapport vérolé du GIEC sur les glaciers himalayens" cité par Ambiorix, il n’a jamais existé : il s’agissait d’une coquille (corrigée dès qu’elle fut connue) dans un rapport non scientifique (celui du groupe 2) publié par le GIEC. Aucun glaciologue ni climatologue n’est intervenu là-dedans...


    • @gludure



      « Expliquez-moi donc pourquoi les glaciers fondent inexorablement d’années en années ? »




      Quel rapport avec cet article ?



    • rectificateur : « Quant au "rapport vérolé du GIEC sur les glaciers himalayens" cité par Ambiorix, il n’a jamais existé : il s’agissait d’une coquille (corrigée dès qu’elle fut connue) dans un rapport non scientifique (celui du groupe 2) publié par le GIEC. Aucun glaciologue ni climatologue n’est intervenu là-dedans... »




      Faux ! Le troll Rectificateur ment, en répétant sagement les mensonges publiés dans la presse française. Voir, pour les détails, Climat, mensonges et propagande, pages 211 à 215. Il ne s’agit pas d’une faute de frappe.


  • J’imagine les tas de dossiers déjà prêts qui attendent la fin de la COP21 afin qu’on nous ponde des taxes à profusion et autres projets de lois absurdes, sous couvert de lutte anti-terroriste, heu pardon ... anti réchauffement climatique. Tout ceci a été à peu prêt déjà chiffré et à mon avis ça représente un marché extrêmement juteux pour les gouvernements et les multinationales ... De quoi renflouer des caisses vides.
    Tous ces pseudos experts qui ont volontairement oublié que la Terre est vivante, qu’elle a connu des périodes plus froides comme d’autres plus chaudes.
    Sans parler du "recul historique" nous permettant d’affirmer toutes ces âneries, qui est totalement ridicule comparé à l’échelle du Temps. Ça va rapporter du pognon ça c’est sûr, une fois les moutons bien préparés à lâcher du fric pour une "lutte" montée de toute pièce.


  • ça veut dire quoi une température globale moyenne ?!?? une température globale est déjà moyenne et une température moyenne c’est déjà global !!
    à moins
    à moins que les rédacteurs de ces formules ne soient des INCULTES (car le moindre lycéen du secondaire sait ça, il en a même des listes entières à apprendre par coeur) paresseux à qui il serait opportun de conseiller de consulter un dictionnaire anglais-français, ou des larbins anglomanes déjà soumis à l’impérialisme colonialiste US ? qui traduisent le terme ANGLAIS "global" qui veut dire en FRANCAIS "planétaire" sciemment ou pas sciemment, on se pose la question, par le français "global" (comme dans "bilan globalement positif") qui veut dire "l’un dans l’autre", "tout compris" ? hmm ?

     

    • Seriez-vous le même "anonyme" que celui qui s’est énervé sans raison contre le message que j’ai laissé à la suite de l’article sur la fête de la bière à Münich ?
      Si vous avez décidé de réagir systématiquement de la sorte à tout ce que je vais écrire, alors vous n’avez pas fini de faire monter votre tension...



      ça veut dire quoi une température globale moyenne ?!?? une température globale est déjà moyenne et une température moyenne c’est déjà global !!




      Qu’est-ce qu’une température moyenne ? C’est la moyenne de la température minimale et de la température maximale. Que l’on peut obtenir pour un jour, une semaine, un mois, une année, ou 30 ans (ou un siècle, comme la NOAA). On peut bien sûr l’obtenir pour une station donnée ou, plus audacieusement, pour l’ensemble de la planète. Elle est alors dite "globale".

      Je ne vous salue pas.


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