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Chasse d’hier et d’aujourd’hui

La chasse a permis à nos ancêtres de survivre. L’homme préhistorique ne travaillait pas, il chassait. Et cueillait. Puis il a semé, et on connaît la suite.

 

Aujourd’hui la chasse en Occident est une activité de loisir, mais qui divise. Pour les uns une survivance qui vire à l’ignominie, pour les autres une tradition virile. Avant d’attaquer succinctement la polémique, nous avons retrouvé une chasse à l’éléphant datant de 1947 en Afrique équatoriale française (AEF) :

 

 

Et une chasse contemporaine, qui n’est pas d’agrément, pour deux bushmen du désert du Kalahari. La chasse des hommes des buissons s’apparente à celle des hommes préhistoriques : lente, difficile, et dangereuse. Et surtout incertaine.

 

 

Le problème soulevé par les amis des animaux est double : il ne reste de la chasse en Occident que la cruauté humaine puisque la chasse n’est plus nourricière. C’est devenu un sport, et un sport cruel. De plus, les vegans avancent que l’homme n’a plus besoin de viande, ce qui fait deux arguments aux anti-chasse.

Il est vrai qu’en Occident le gibier abattu n’est pas toujours mangé. On sait des battues à sangliers qui enterrent des dizaines d’animaux dans des fosses, une fois la journée terminée. Certes, les sangliers pullulent en France, mais abattre un cerf ? En plus ça coûte cher, le gros gibier :

 

 

Abattre un sanglier aujourd’hui est plus facile avec des chiens débusqueurs et un fusil de précision, on est loin de la longue traque des deux bushmen. La plupart des animaux sont lâchés aujourd’hui dans des périmètres d’où ils ont peu de chances de s’échapper. La vraie chasse, sauvage, est plus ardue. Mais elle est interdite !

 

 

Aujourd’hui tout est réglementé, facturé, contrôlé, mais cela n’empêche pas les Français d’adhérer à la chasse et d’être les champions d’Europe en la matière. Avec 1,2 million de chasseurs, notre pays se place devant l’Espagne et l’Italie.

« Quelques données économiques à présent. Selon la dernière étude BIPE 2, les chasseurs contribuent à la nature à hauteur de 460 millions d’euros, alors que l’ensemble des actions des chasseurs vers la nature et vers la société (éducation à l’environnement, animation territoriale et venaison) représentent la somme folle de 2,9 milliards d’euros. Et dire que certains pensent encore que notre loisir est dépassé… Preuve en est encore avec ce chiffre : 48% des chasseurs s’impliquent dans des actions de bénévolat, ce qui avoisine près de 78 millions d’heures de travail, soit l’équivalent de 50 000 emplois temps plein. »

L’argument politique des chasseurs est qu’ils contribuent à l’entretien et donc à la défense de l’environnement, ce que les écolos contestent. Le débat est loin d’être terminé. Hier, mardi 16 juillet 2019, cinq chasseurs étaient jugés à Rennes pour des violences contre des militants d’Ava, un collectif anti-vénerie.

 

 

La dernière info qui met le feu aux poudres dans ce domaine, c’est la relance de la chasse au loup, qui s’est peu à peu implanté dans nos régions (dans plus de 30 départements) d’où il avait été chassé et éradiqué au XIXe siècle. La population de ce prédateur est estimée à seulement 500 individus environ mais elle est en forte croissance. La guerre entre défenseurs du loup et bergers est relancée.

 

 

France, terre de contrastes, de débats et de conflits. Et c’est pas fini !

Chasse et lutte des classes, sur E&R :

 



Article ancien.
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54 Commentaires

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  • #2240959
    le 17/07/2019 par paramesh
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    ils me font doucement marrer avec les loups nos copains écologistes. moi qui vit dans des pays où les meutes de chiens sauvages sont légion. le jour où un randonneur se fera dévorer par des loups, ce sera trop tard pour chougner.
    Seul contre une meute de chiens ou de loups, il y a intérêt à savoir bien manier le bâton et au pire savoir grimper aux arbres. c’est pas pour rien que la peur du loup est restée si vivace dans l’imaginaire collectif. réintroduire un prédateur de l’homme dans des endroits où on a mis des siècles à les éradiquer, faut avouer que c’est plutôt débile.

     

    • #2241039
      le 17/07/2019 par Berger de Bergame.
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Vous êtes sûr que les loups sont si nombreux dans le territoire ?


    • #2241080
      le 17/07/2019 par romulus
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Vive les loups ! Ils pensent pareil sur les prédateurs humains qui les traquent depuis toujours. Introduire de l’humain dans une zone où le loup est chez lui, c’est risquer de se faire bouffer. Normal.


  • #2240961
    le 17/07/2019 par Socrade
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Les préoccupations animales sont sans rapport avec les animaux et leur souffrance et ont tout rapport avec l’animal humain et son appartenance à un troupeau moralement supérieur à partir duquel il va pouvoir torturer juridiquement ceux des troupeaux moralement inférieurs. Par ex. la "souffrance" du loup si on le faisait disparaitre -comme ça doit être le cas pour tout nuisible dont l’espèce n’est aucunement en danger- passionne les gens écologiquement supérieurs. Par contre la souffrance des centaines de milliers de brebis terrorisées en permanence par la présence des loups et des 4 milliers qui se font déchiquetter vivantes, ah ça non c’est pas pareil,, non en fait c’est bien, ça punit les méchants éleveurs fachos qui occupent l’espace naturel des loups. C’est ça leur jouissance aux écolos, savoir que des non-écolos voient leur vie dévastée par leurs réglementations. Je rêve du jour où un de ces connards chutera dans un ravin et se fera dévorer vivant pour écouter leur justifications ensuite.

     

  • #2240970
    le 17/07/2019 par arnaud
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Moi je connais des mecs il ce font payer avec nos impôt pour chasser du mouton jaune avec des prime ;un œil 120euros


  • #2240981
    le 17/07/2019 par jesuismoi
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Lobby puissant composé d’individus violents et irresponsables.La nature n’a point besoin des chasseurs pour se réguler(mensonge et imposture), dans la mesure ou les cycles naturels sont respectés.Le cas des sangliers est emblématique d’une "gestion" de la chasse intéressée,les chasseurs mettant à disposition de ces animaux maïs(culture non indigène et déstabilisatrice),pommes etc...En oubliant que les sangliers jouent un rôle complexe et majeur dans la chaîne écologique.Le cas des rossignols,ortolans et autres petits oiseaux pourtant protégés par la loi abattus en masse dans les Landes,ou en Gironde pour les tourterelles au nom des "traditions"(pastis,chasse et corridas) est révélateur de l’état d’esprit beauf de ces prédateurs humains égoïstes, mercantiles totalement ignorants sûr d’eux mêmes, électeurs du système, largement courtisés par la voyoucratie( prix du permis divisé par 2 par Macron et subventions de 300000€ par Vauquiez etc...) je ne parle pas des victimes humaines n’ayant plus la quiétude de randonner en paix.Ne sont visés par mon analyse uniquement les chasseurs de loisir de pays riches et non les chasseurs de subsistance du tiers monde.

     

    • #2241062
      le 17/07/2019 par jesuismoi
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      J’ai oublié de rajouter qu’en Corse bananière le sanglier victime d’un "sport" intensif, est reconnu comme espèce menacée dans ce département par les autorités. Ensuite du plomb a été largement retrouvé dans le sel de Guérande bio inclus,plomb provenant des cartouches de nos chasseurs écologistes.


    • #2241112
      le 17/07/2019 par José Christ
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      C’est de vous ce petit laïus ou vous avez pioché tous ces clichés démontable s en 2 secondes sur la page Fbook d’AVA ?


    • #2242213
      le 18/07/2019 par domus
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Jesuismoi : tout est vrai, il n’y a rien à démonter. Et je sais de quoi je parle, j’habite la Sologne/Beauce. Je pourrais vous raconter des tonnes d’histoire sur ce que j’ai vu ou entendu de la part de ces tarés de la gâchette, qui se croient au-dessus des lois.


  • #2240996
    le 17/07/2019 par Pelagia
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Merci pour cet article, très intéressant.

    Nous sommes au XXIe siècle et la chasse, n’importe où sur la planète, soulève de nombreuses questions. Mais en rapport à la chasse, le vrai combat politique c’est l’animalisme : alors que la chasse est ancrée dans nos gènes, l’animalisme c’est de l’ingénierie sociale de la pire espèce. En matière de gestion des ressources et de l’environnement, désormais nous sommes (et serons longtemps) obligés de gérer la chasse avec beaucoup de réglementation et d’application du droit. En l’état nous n’avons plus le choix. L’animalisme, par contre, il faut le combattre sous toutes ses formes, c’est du poison. À ne pas confondre l’animalisme avec la charité chrétienne appliquée aux animaux lorsque cette dernière est de mise. De tout temps et dans toute culture, il a existé des humains pratiquant la cruauté pour la cruauté envers les animaux et aussi des humains condamnant ladite cruauté.

    Je me permets un petit commentaire sur la phrase "Puis il a semé, et on connaît la suite" : attention au fantôme de Yuval Noah Harari, l’intellectuel israélien qui a écrit les livres "Sapiens" et "Homo Deus". Dans "Sapiens" il glorifie les sociétés de chasseurs-cueilleurs et porte un jugement très sévère sur le Néolithique et l’épopée humaine résultante de l’agriculture et de l’élevage. Cela est typique du peuple nomade qui le plus parasite les peuples sédentaires. Les Français et les Européens en général sont des sédentaires qui pratiquent la chasse comme une sorte de rituel et comme un reliquat des temps passés. Attention à ne pas glorifier la chasse au nom des nomades… Car de nos jours on glorifie les nomades de la masse (les migrants et les migrations de masse) dans le plus grand intérêt des nomades de la minorité dominante (l’hyperclasse du grand capitalisme financier). En suivant cette analyse, préparons-nous à ce que le pouvoir médiatique nous présente la chasse comme une activité cruelle lorsqu’elle est pratiquée par le sédentaire du monde occidental, mais légitime lorsqu’elle était pratiqué par les grand-parents des migrants venus en masse en Europe, eux-mêmes donc légitimes. Lévi-Strauss et Yuval Noah Harari… même combat.


  • #2241016
    le 17/07/2019 par djim
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Foutre le feu à la forêt pour tuer une antilope ça c’est écolo, je pense que les Africains ne sont pas moins responsables que les Occidentaux voir plus comme pour l’esclavage

     

    • #2241083
      le 17/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      À djim : c’est pas une forêt et même si tu veux l’appeler une forêt c’est pas une forêt de chênes qui, une fois coupée, met des siècles à se reconstituer. C’est de la végétation de brousse qui repousse en un temps relativement rapide. De toute façon, l’homme est un élément de transformation du paysage mais pas toujours à la même échelle : à titre d’exemple les Bochimans pratiquent le feu de brousse avec une très faible transformation de leur environnement alors que les Vikings ont complètement rasé les forêts de bouleaux du sud du Groenland.


    • #2242019
      le 18/07/2019 par listener
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      "Foutre le feu à la foret pour tuer une antilope" ... Mais quand on a une petite famille qui crève de faim, on voit les choses de manière pragmatique et immédiate. On s’en fout de l’environnement. On ne veut pas crever.

      D’ailleurs les parisiens pendant le siège de Paris ont bouffé l’éléphant du Jardin des Plantes. Je ferais pareil. Pragmatisme..


    • #2242023
      le 18/07/2019 par listener
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      La chasse est la chose la plus passionnante du monde. Mais le problème, c’est qu’il faut être chasseur pour le comprendre.


    • #2242028
      le 18/07/2019 par listener
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Précisions sur la pire de toutes les chasses de l’histoire de France : Pendant le siège de Paris, ce sont deux éléphants qui furent non "chassés" mais quasiment exécutés à Paris. Deux éléphants appelés Castor et Pollux et des vedettes de l’époque. Un certain Deboos, propriétaire de la Boucherie Anglaise du boulevard Haussmann, en avait fait l’acquisition au prix de 27.000 francs. Le 29 décembre 1870, Castor est abattu d’une balle dum-dum de 15 centimètres, tirée à 10 mètres par un chasseur particulièrement méritant. Le pachyderme s’écroule dans un barrissement déchirant. Le lendemain, c’est son infortuné camarade qui est passé par les armes.

      A la guerre comme à la guerre.. mais tout de même.


    • #2242082
      le 18/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Au sujet du siège de Paris de 1870 et de la Ménagerie du Jardin des Plantes : il n’y a pas que les deux éléphants qui furent abattus, plein d’autres animaux le furent aussi, de la sorte qu’à la fin du siège et jusqu’à ce que la ville puisse être réapprovisionnée en denrées alimentaires, la quasi totalité des animaux de la Ménagerie avait été dévorée par les Parisiens les plus riches (j’ai entendu il y a longtemps à la radio que Victor Hugo avait pu manger des morceaux d’ours, mais je n’ai plus jamais retrouvé la source, désolé). Les Parisiens les plus pauvres allaient à leur boucherie habituelle et achetaient du "rat goût de mouton" à prix d’or (vous aurez compris le jeu de mot). Ainsi en allait à Paris selon les classes sociales : les riches décimaient la Ménagerie et les écuries, les pauvres décimaient les rats, chiens et chats de la ville.

      Les deux Bochimans de la vidéo, en réalité, pratiquent cette chasse pour ne pas perdre leurs traditions. Hors caméra ils se nourrissent comme tout le monde en Afrique : en achetant leur bouffe avec de l’argent ou en l’obtenant moyennant le troc.

      Mais que des famines sérieuses se développent en Afrique, des famines plus importantes que celles connues jusqu’à présent, et c’est dire, et dans leurs réserves naturelles les Africains se comporteront exactement comme les bourgeois parisiens de 1870 : avec l’accord, et même l’encouragement, des autorités. Et cela se passera dans la réalité et non pas dans le monde bisounours des animalistes repus de végétaux bios cultivés par l’industrie agro-alimentaire.


    • #2242392
      le 18/07/2019 par Anita
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      @Pelagia
      Cela m’étonnerait fort que Victor Hugo ait bouffé de l’ours, pendant le siège de Paris : il était VEGETARIEN, comme Lamartine, Tolstoï, Voltaire, Rousseau, Léonard de Vinci, Louise Michel et tant d’autres.


    • #2242493
      le 19/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Dis-moi, Anita, que mange-t-on dans une ville assiégée quand on est végétarien ? Flinguer les animaux de la Ménagerie… c’était pour le sport ?

      Anita... quel âge as-tu ? je suis près à pardonner ta naïveté si tu as moins de 12 ans. Sinon, je t’invite à passer tes vacances dans un camp de réfugiés en Syrie ou dans une ville assiégée au Yemen. Dans de tels endroits le menu à la carte doit être des plus variés qui soient...


    • #2244001
      le 21/07/2019 par Anita
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      @Pelagia

      J’ai 62 ans...

      Et pour la naïveté, je vous renvoie la balle... Dans n’importe quelle sitituation il y a des gens qui ont des provisions et qui peuvent tenir un siège, les survivalistes ne datent pas d’aujourd’hui, c’est toute la différence avec les imbéciles qui vivent au jour le jour...Ma mère qui a 89 ans a des caves pleines de denrées non périssables,en souvenir de l’occupation... de quoi nourrir toute la famille au moins pendant un an.
      Sinon, le Yémen = des gens marrons qui exterminent d’autres gens marrons ça ne me concerne pas.


    • #2244201
      le 21/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      "J’ai 62 ans". Félicitations, Anita, c’est un très bon score, mais trop supérieur à 12 pour que je puisse t’épargner ce qui va suivre :

      Victor Hugo, ne t’en déplaise, a vécu le siège de Paris et a mangé de la viande pour survivre. Dans son recueil de notes et de mémoires "Choses vues", le 30 décembre 1870, Victor Hugo a écrit : « Ce n’est même plus du cheval que nous mangeons. C’est peut-être du chien ? C’est peut-être du rat ? Je commence à avoir des maux d’estomac. Nous mangeons de l’inconnu. »

      Le 18 janvier 1871, il note : « J’émiette aux poules notre pain noir. Elles n’en veulent pas »

      Source Wikipédia, qui cite le livre directement : Victor Hugo, Choses vues 1849-1885, Paris, Gallimard, 1997, 1014 p. (ISBN 2-07-040217-7), p. 597, 605.

      Dans cette note bibliographique il y a même les pages : pour la citation du 30 décembre 1870 c’est page 597 et pour celle du 18 janvier 1871 c’est page 605. T’as qu’à aller en bibliothèque et vérifier toi-même.

      Victor Hugo a mangé de la viande pendant le siège de Paris. Maintenant, comme dirait Dieudonné : "ferme-la, ferme-la à tout jamais, physiquement".

      "Sinon, le Yémen = des gens marrons qui exterminent d’autres gens marrons ça ne me concerne pas."

      Tu es priée de réponde à l’objet réel de mon propos : il n’était pas question de gens marrons, il était question que tu te retrouves à vivre dans une ville assiégée pour en éprouver l’expérience réelle. Or, au lieu de répondre, tu t’égares en fantasmant un Victor Hugo végétarien et survivaliste (terme anachronique en 1870) sans même pas t’être renseigné préalablement sur si oui ou non il a mangé de la viande pour survivre (il l’a fait) ou sur le niveau de technologie de l’époque en ce qui concerne les denrées non périssables. Car va savoir si les survivalistes de 2019 auraient eu en 1870 le même degré de technologie qu’ils ont aujourd’hui à leur porté dans le domaine des boîtes de conserve ou autre type de denrée stockable.

      De toute façon lorsqu’il y aura une guerre sérieuse et un siège, la guerre au front et la diminution des approvisionnements auront suffit pour que ta maman se mange trois quarts de son stock, voire le stock entier, bien avant que le siège commence.

      Bref, tes 62 ans tu ne les fais pas, on dirait vraiment que tu en as 12 (petit compliment de ma part). Du coup j’ai changé d’avis : maintenant je suis prêt à te pardonner. Chiche !


    • #2248142
      le 28/07/2019 par Anita
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      @Pelagia

      Mea culpa... je savais VH végétarien, mais je n’ai pas suivi son apostat, vu que le bonhomme ne m’a jamais intéressée...Oui c’est carrément du blapshème, mais c’est sincère. Finalement cela ne m’étonne même pas de ce grand hypocrite.
      Mea culpa, et merci de toutes ces précisions...

      .


    • #2248565
      le 28/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Anita, tu fais exprès ou quoi ? Tu ne peux pas être sérieuse... Que devaient faire Victor Hugo et les Parisiens de 1870 et 1871 ? se laisser mourir de faim ?

      Sache que dans certaines circonstances, acculés par la faim, les êtres humains en viennent même à se livrer au cannibalisme. Te concernant, ne va pas croire que tu es un être de lumière, dépourvu de corps et dépourvu de pulsions irrationnels (c’est-à-dire un ange). Le moment venu, si jamais tu te retrouves dans une de ces situations extrêmes, tu te surprendrais toi-même. Toi aussi tu mangerais alors de l’inconnu, pareil que Victor Hugo, exactement pareil. Et sans te poser de questions, tant que tu ne clamces pas.

      Quant à affirmer que Victor Hugo était ou disait être végétarien, c’est même pas sûr qu’il l’ait été réellement. Je crois qu’il a fondé une association qui militait contre la vivisection, ça oui, mais s’il y a des sources qui prouvent qu’il était végétarien... il va falloir les partager avec moi, parce qu’en l’état je ne suis pas très convaincu.


  • #2241017
    le 17/07/2019 par listener
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Le premier fonctionnaire nommé en France et le premier "poste" créé, fût celui de "Grand Louvetier de France", par le roi Dagobert, brace gars, d’illustre mémoire et moins ridicule qu’on ne le croit.

    En fait, dès les mérovingiens s’est posé un problème de préservation des espèces car les forêts étaient devenues assez rares du fait des celtes qui avaient mis le territoire de l’actuelle france en coupe réglée.

    Dès lors la solution a été trouvée : on interdit la chasse et on la réserve à des gens instruits et distinguées. Sinon, les manants se plaindront de voir leurs cultures ravagées. Et ils revendiqueront le droit de chasse ! Horreur.

    Donc la chasse fût réservée aux "nobles" et assimilés. On en revient tout doucettement à cette solution fort écologique mais énervante.. Ls écolo plaident en fait pour cette solution ou seuls des fonctionnaires du ministères de l’agriculture seront autorisés à effectuer des chasses de destruction. Les bobos soutien des aristos.

    .

    ,

     

    • #2241754
      le 18/07/2019 par Leo
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      @listener
      "les forêts étaient devenues assez rares du fait des celtes"
      As-tu des sources pour cela ?
      Dans mon imaginaire, les celtes me semblent plutôt respectueux de la forêt : petits villages et religion vénérant la nature.
      J’ai plutôt l’impression que ce sont les romains qui ont saccagé : réseau routier, urbanisation, constructions démesurées, statuaires, bains publics chauffés.


    • #2242008
      le 18/07/2019 par listener
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Je confirme. Il y a plus de forêts dans le territoire de l’ancienne Gaule que du temps de Jules César. Les données de la dendrochronologie le confirment. Les pollens des arbres sont analysables sur des périodes très longues car ils sont restés dans la terre. Sous les gaulois, le territoire était entièrement défrichés. La forêt est revenue sous les francs mais pas trop. Il a fallu attendre le règne de Pompidou. Mais les celtes composaient une civilisation de villages et de bourgs et non de villes. Des tribus, en fait.


  • #2241019
    le 17/07/2019 par Antoine
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Ce qu’ils font avec le sanglier n’a rien à voir avec de la virilité ou peut être font ils ça par manque de virilité mais là ça s’apparente surtout à de la débilité. Il n’y a qu’à les écouter 5 secondes pour s’en rendre compte.

     

    • #2241222
      le 17/07/2019 par KNB
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Ou peut-être que quand une harde de cochons vient te bouffer les 2/3 de ton raisin 3 jours avant les vendanges tu prends des mesures pour préserver ta production.
      Oui, il faut avoir des couilles. Pour abattre l’animal, mais aussi souvent pour achever ses propres chiens qui se sont faits encorner et éventrer par la bête.


    • #2241873
      le 18/07/2019 par Annie Mahl
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      @KNB
      Arrête tu vas me faire pleurer ! Sale cochon qui encorne une meute de chiens qui veut sa peau ! Quant au raisin il ne serait pas bouffé par les cochons si on introduisait le loup qui adore le cochon ! Ah oui mais merde, ça convient pas à l’éleveur de moutons ! Allez, tuons toutes ces sales bêtes qui nous empêchent de répandre tranquillement nos pesticides et d’alimenter nos abattoirs !


    • #2242702
      le 19/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      "si on introduisait le loup qui adore le cochon !"

      Introduire le loup dans les vignobles en France, en voilà une idée !

      Vous autres primates urbains êtes dans une telle perte de contact avec la réalité qu’il est complètement inutile de vous répondre, mais je vais essayer quand même : j’ai connu des Européens d’un certain âge (d’Espagne, d’Italie, de Yougoslavie) qui ont vécu l’époque où en hiver les loups descendaient des collines et entraient dans les villages. Car le loup ne se contente pas forcément du gibier sauvage qu’il obtient pendant la belle saison. Les années ou son nombre excède celui des herbivores, l’hiver le pousse à s’en prendre à l’humain, et aux enfants en premier.

      Alors pitié, pitié, pitié... mille pitiés... arrêtez de parler d’introduire le loup partout dans le monde rural. L’Europe c’est pas la savane africaine.

      Mon dieu... introduire le loup dans le vignoble pour réguler les populations de sangliers… pffffffff...

      Mettez-vous ça dans le ciboulot : le vignoble est an-thro-pi-que. L’espace rural est an-thro-pi-que. La forêt est an-thro-pi-que. C’est l’humain maintenant qui doit gérer ces espaces aussi bien qu’il doit gérer l’espace urbain. Et pas en y introduisant des bêtes qui finiront par tuer des enfants et des randonneurs à un rythme beaucoup plus accéléré que le rythme actuel où très très très de temps en temps se produit un accident de chasse.

      Tous les ans, il y a beaucoup plus de victimes humaines pour cause d’animal sauvage que pour cause d’accident de chasse (requins et crocodiles en Australie, hippopotames en Afrique, cougars et crocodiles aux États-Unis, serpents en Amérique centrale et du sud, etc.). Ça a toujours été comme ça et c’est normal, nous n’avons pas à exterminer l’animal partout où il s’y trouve, mais de là proposer que la France et l’Europe rejoignent les pays à risques… mon dieu… siouplé... un peu de jugeotte.


  • #2241038
    le 17/07/2019 par TruthION
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Le mecs qui bute le sanglier en face d’une villa, à l’entrée d’un vignoble, en parka orange fluo... champion du monde !! Si il avait pas ses chiens qui font tout le boulot ( ils commencent même à lui pré-mâcher la bestiole !) ) le type serait encore en train d’attendre dans un buisson ( fin, plutôt à la terrasse d’une maison avec un bon petit pastaga ! )
    Pitoyable. Retirez leur leurs fusils aussi, vous allez voir qu’il y aura beaucoup moins de " chasseurs " parce que je peux vous assurer qu’il faut un certain cran pour tuer un animal, n’importe lequel, à distance courte, proche de lui, en ayant son regard qui se pose sur vous, et cette espèce d’aura tout autour, sensation très pesante.
    Remarquez, c’est comme les guerres hein. Il y en aurait beaucoup moins si on continuait de se foutre sur la tronche à coups de fléaux, hâches, épées, sabres, hallebardes et autres joyeusetés ! Aujourd’hui, tu peux tuer des centaines de personnes avec un drône, le cul vissé sur un canapé en sirotant un martini à 2000 km de distance... C’est plus vraiment chevaleresque ! L’honneur aux oubliettes .


  • #2241053
    le 17/07/2019 par N.Fabre
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    C’est une ânerie d’avoir réintroduit le loup,mais la société est devenu anthropophage,une problème permet de créer des emplois.
    notre société,la "civilisation" devient une obsolescence programmée,c’est une courbe de gausse comme une autre...ceux qui ne font pas de civilisation sont polygames et endogames,(baiser,sympathiser,chasser et cueillir 3h/j).


  • #2241104
    le 17/07/2019 par listener
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Si l’on veut comprendre un peu la place de la "chasse", il faut étudier... le droit de la chasse. Il est fort curieux.

    C’est un droit rétroversé. On a l’habitude de dire : tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. Le droit de la chasse, c’est l’inverse : tout ce qui n’est pas autorisé est interdit ! Et strictement. C’est un interdit général. Autrement dit : la chasse, toute les chasses, tous les moyens de chasse, en toute période, sont strictement interdits par principe. La chasse est par principe et juridiquement INTERDITE. Les bobos chouinards mode "pauv’ p’tites bêtes" peuvent se faire tailler un costard car quand ils disent : "il faut interdire la chasse", il faut leur répondre, "c’est déjà fait".

    Les chasses qui sont pratiquées ne le sont que par dérogation à cet interdit général. Pour chasser, il faut y être autorisé dans l’espace, dans le temps, dans le moyen utilisé. Dans l’espace : il faut un propriétaire ou une association communale de chasse (il y a des problèmes d’ailleurs). Dans le temps car la chasse doit être dans une période autorisée expressément (par le préfet : ce sont les "ouvertures" et "fermetures"). Par le moyen utilisé car ces moyens sont strictement énumérés par les textes (tir, coure, etc). La chasse à l’arc, écologique de sympa a priori, n’est pas autorisée, n’est pas dans la liste, donc tombe sous l’interdit général. (il est vrai que les bracos et pseudo robin des bois s’en donneraient à coeur joie).

    La chasse n’a été que brièvement libre après la révolution française et a peut-être permis à la malheureuse population française d’éviter la famine. Mais très vite, l’interdit général et mérovingien est retombé. Nous en sommes là.

    Pour comprendre la posture des uns et des autres quand ils parlent de chasse", il faut comprendre cela.

    Il faut aussi se rendre compte que lorsqu’on commence à mettre la doigt dans un système d’interdit, on en vient comme pour la chasse à TOUT interdire. Ainsi en est-il maintenant des idées politiques. S’il existe en matière d’expression un seul tout petit interdit, il se propage par nature à tout comme un cancer. (il faut interdire toutes les recherches sur l’acide cyanhydrique, par exemple). Il faut alors interdire toutes les pensées, car ces salopes se tiennent les unes les autres, et en revenir au droit hébreux de l’interdit général de tout, d’absolument tout (décalogue).

     

    • #2241614
      le 17/07/2019 par 100noms 100ville
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      La chasse à l’arc est soumise à l’obtention du permis de chasse, plus une formation et doit remplir certaines conditions, sans compter l’adresse nécessaire...

      Pour tuer proprement le gibier il faut approcher suffisamment près pour que la zone vitale soit atteinte malgré des angles de pénétration presque toujours inédits.

      Une grande connaissance de l’anatomie et des habitudes des espèces chassées ainsi qu’une bonne maîtrise de l’environnement, du territoire et l’expérience du terrain sont indispensables.

      Il arrive qu’il faille achever l’animal, mais le plus souvent, on le retrouve mort après un plus ou moins long pistage de la traînée hémorragique et parfois on ne le retrouve pas, même à l’aide d’un chien.


    • #2241695
      le 18/07/2019 par listener
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Merci de la précision sur la chasse à l’arc. Assez encadrée mais tout de même possible comme moyen de chasse.

      Par contre, la chasse au lance-pierre reste interdite.


  • #2241154
    le 17/07/2019 par Yodha
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Il y a chasseurs et chasseurs, l’un aime tuer pour le loisir , l’autre prélève un gibier dignement pour ensuite en faire profiter famille et amis autour d’un repas convivial et ma foi fort goutû. C’est comme dans la société dans son ensemble, il y a des cons... Perso je me suis inscris en Ball Trap cette année pour savoir faire mouche sans blesser (et donc faire souffrir l’animal) pour ensuite passer le permis de chasse l’année prochaine. Et oui , mon père ne chassant plus du fait de son âge, les gueuletons aux pigeons, faisans ou lièvres me manquent. De plus , les ballades en forêts permettent de nettoyer les déchets que les connards de randonneurs (les connards hein pas le randonneur respectueux) laissent traîner un peu partout...

     

    • #2242224
      le 18/07/2019 par domus
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Tuer est un loisir ! Déjà là, ça en dit long sur l’anomalie psychologique du chasseur. Je hais la chasse, mais admettons qu’on la laisse continuer, il faut que l’animal ne soit pas blessé vous avez raison, et qu’il soit sauvage et non tous les élevages, c’est du massacre. Et ceux qui nettoient, ils n’ont qu’à laisser le fusil chez eux, ils nettoieront mieux. Cela dit, manger de la viande n’est pas nécessaire pour vivre, c’est juste un plaisir gustatif et on peut faire des gueuletons entre amis ou en famille, sans souffrance et mort au milieu de la table.


  • #2241331
    le 17/07/2019 par Athena
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Faut arrêter, on est au 21 ème siècle, des milliards qui bouffont de la viande industrielle, et qui bouffont trop, souffront de cancers, d’obésité, de maladies cardio vasculaires, les espèces disparaissent à vitesse grand V, ainsi que les territoires, à quoi servent les chasses à courre, les chasses où on élève le gibier exprès pour lui tirer ensuite dessus sans qu’il ait le temps de s’échapper, en Afrique, on eleve des lions en cage, pour offrir des trophées à des riches en mal d’aventures de pacotille, quant à la regulation, en fait on régule ce que l’Homme a dérégulé lui-même ! L’homme n’est plus chasseur cueilleur, la planète s’est rétrécie, et l’Homme l’a surpeuplée, la plupart effectivement, n’ayant plus des travaux de force à exécuter, ( des heures de marche, des combats de corps à corps ), ayant une bonne hygiène , des conditions de vie favorables, ( froid, intempéries ) et une nourriture suffisante , n’a plus besoin d’autant de proteines et de graisses, c’est comme ça ! Mais la cruauté, le mercantilisme , la volonte de pouvoir et l’arrogance demeurent !


  • #2241410
    le 17/07/2019 par scritch53
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Cette vidéo m’a ouvert l’appétit. Un steak frite me ferai bien plaisir...


  • #2241534
    le 17/07/2019 par Hugo
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    C’est très moyen... N’hésitez pas à interroger de vrais chasseurs pour faire avancer le débat. Je suis certain qu’il y a possibilité de calmer le jeu. Pour info, les sangliers ne sont pas lâchés, ou très minoritairement. Pensez aussi que les chasseurs payent pour les dégâts causés pas les animaux... Quant au loup, sujet bien plus compliqué, ne pas oublier qu’il n’en faut pas trop pour les chèvres et les moutons qui ont une production à destination du bio, vegan... Et oui c’est un animal à ré introduire. On en reparle. PS : Simon appelle moi.


  • #2241638

    En ce qui me concerne je suis chasseur depuis peu et cela m’a permis de découvrir plusieurs choses. Notamment, que la population de gibier est directement liée à l’aménagement du territoire (rural), lui même lié à la configuration de l’agriculture sur le même territoire. L’éco-système, coeur du problème, est avant tout perturbé par l’agriculture intensive,etc... Le chasseur conscient qui comprend cela, approche alors la problématique dans son ensemble et tend à développer ou réguler les différentes espèces, malgré lui... En tous les cas, il adhère normalement à une démarche de fond, d’équilibre nécessaire entre environnement naturel modifié inévitablement par l’homme et développement le plus naturel possible des espèces (chassables ou non). Que dire alors du paradoxe ecolo : Comment se préoccuper de la réintégration du loup sans d’abord se concentrer sur la dramatique disparition des espèces normalement présente en amont dans la chaine alimentaire et bien plus utile que ce prédateur de dernier rang : insectes, oiseaux, mammifères...D’un point de vue systémique, quel sens cela a de s’occuper du dernier maillon d’une chaine, sans d’abord préserver tous ses éléments précédents abimés, détériorés, dénaturés, exterminés. Ce qui me fait dire que je suis chasseur et bien plus écolo que les officiels revendiqués, qui font de l’ingérence dans des territoires où ils ne mettent jamais les pieds...

     

  • #2241827
    le 18/07/2019 par Serge
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    En dehors de quelques écolos qui b^elent ....
    Nous préférons protéger les bergers ,moutons et randommeurs des loups...jolis prédateurs dans un zoo !


  • #2242204
    le 18/07/2019 par domus
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Les chasseurs ont créé la surpopulation de sangliers, en mélangeant des cochons et des sangliers, car il se plaignaient qu’il n’y en avait pas assez. Les animaux chassés sont des animaux d’élevages, le but c’est de faire des cartons.

    En France on tue à la chasse au fusil 45 millions d’animaux chaque année.
    Près de 21 millions d’animaux proviennent d’élevages et sont lâchés pour la chasse, ce qui représente 46% des animaux tués.
    Il existe en France plus de 1500 sociétés d’élevage de petit et gros gibiers (1). Elles vendent leur production aux diverses sociétés de chasses (fédérations, chasses privées, professionnelles, etc…)
    Sont élevés dans ces structures :
    • FAISANS : 14 millions (1)
    • PERDRIX GRISES – PERDRIX ROUGES : 5 millions (1)
    • CANARDS COLVERTS : 1 million (1)
    • LIEVRES : 40 000 (1)
    • LAPINS DE GARENNE : 100 000 (1)
    • SANGLIERS : Environ 40 000 (source ONCFS) (2)
    • CERFS : 15 000 (2)
    • DAIMS : 22 000 (2)
    • CHEVREUILS : 7 000 (2)
    • MOUFLONS : 2 500 (2)

    (1) Source SNPGC
    (2) Source ONCFS

    En plus, ils sont miros car tous les ans, ils tuent des animaux domestiques ( chat, chien, âne, cheval, mouton ...) par erreur soi-disant ! Quand ça n’est pas des cyclistes, des randonneurs... Et si vous voulez tuer l’amant de votre femme, emmenez-le à la chasse, on dira que c’est un accident, car ils se tuent entre-eux !

    Les chiffres donnent la nausée : près de 5 000 tonnes de plomb sont actuellement dispersées dans les zones humides à cause de la chasse, 14 000 tonnes dans les zones non-humides. A cela s’ajoutent entre 10 000 et 20 000 tonnes utilisées dans les activités de tir sportif… C’est le funeste héritage abandonné en pleine nature par ceux qui se prétendent « premiers écologistes de France » et leurs homologues européens. Leurs principales victimes : l’environnement, la faune sauvage et la santé humaine. ( Source : 30 millions d’amis ).

    A cela, vous ajoutez que les chasseurs sont une puissance électorale énorme et ils obtiennent tout ce qu’ils veulent. https://www.liberation.fr/france/20...

    " une tradition virile " . Il est peut-être là le vrai problème, la plus débile des affirmations, "pour être un homme, il faut tuer", toujours et encore, tout ce qui bouge, les animaux, les humains, et vas-y que je te flingue ! Pas étonnant que le monde est ce qu’il est !

     

    • #2242541
      le 19/07/2019 par 100nom 100ville
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Les légumes aussi on les tuent pour survivre, mais leur souffrance n’est pas prise en compte, c’est dommage...


    • #2242594
      le 19/07/2019 par qui a la chiasse perd sa place
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Merci domus pour cette mise au point précise, chiffrée et documentée ! Des viandars qui se prétendent écolos et qui aiment la nature ... J’attends que la chasse au con soit ouverte !


    • #2243205
      le 20/07/2019 par AngryFroggy
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Mpfffffffffff ... (pseudo-)arguments éculés !!!
      Dans le meilleur des cas ces chiffres sont biaisés (hors contexte) et dans le pire totalement faux (et tu le sais). Bref ... nous gonflez pas avec vos sempiternelles sornettes, restez dans vos cités mouroirs et lâchez nous (ça fait presque un million d’années que nous chassons et ce n’est pas prêt de cesser).

      PS : en fait remercie nous, si Homo Ergaster s’est redressé et que Homo Sapiens
      possède un si gros cerveau (enfin pas dans ton cas il semblerait) c’est bien grâce à la chasse et aux prot animales ...(alors bouffe des graines bio dans ta ville de m... et laisse les bouseux comme nous assurer la descendance ...).
      Salutations de ploucland !!!


    • #2243356
      le 20/07/2019 par Pelagia
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      À la suite de l’intervention d’AngryFroggy mes applaudissements tonitruants ont été entendus jusqu’en Australie.

      Je ne voulais pas intervenir ici-même parce que la modération d’É&R m’a déjà laissé la parole dans les commentaires d’au moins deux autres intervenants, mais lorsqu’on lit "Source : 30 millions d’amis"... mon dieu mais ça donne envie de se taper la tête contre les murs… comment peut-on en arriver là ? comment peut-on en arriver à une population, urbaine ou pas, si déconnectée du réel mais tout en parlant du réel, avec insistance, avec la prétention à l’autorité en la matière et en s’appuyant en plus sur des sources qui de toute évidence ne le sont pas ?

      Michel Drac avait raison : la machine sémantique mise en place au cours des deux derniers siècles... est à bout de forces.


    • #2244477
      le 21/07/2019 par domus
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      AngryFroggy Si c’est faux, j’ai donné les sources, vous n’avez qu’à leur dire. Cité mouroir ? J’ai toujours habité la campagne ou petite ville de Province entourée de milliers d’hectares de nature. Non, l’homme n’a pas toujours été carnivore et l’est depuis peu au regard de l’humanité. Et l’homme ne s’est pas redressé, il faut sortir du cliché Darwiniste ou du Créationisme. Mais ça n’est pas le sujet. Ne pas manger d’animaux signifie manger tout ce que la nature a prévu pour se nourrir, et ça n’est pas des graines, j’ai des doutes sur vos connaissances en matière de culture, ce qui explique que vous ne connaissiez que la viande. J’ai un profond respect pour l’agriculteur, les jardiniers comme je les appelais enfant, car ce sont eux qui me nourrissent, mais pas ceux qui la détruisent, qui la polluent, qui l’empoisonnent, qui ne vivent que sur la souffrance pour s’enrichir, qui n’ont aucun respect pour la nature, qui se prétendent vouloir la préserver, et pas ceux que vous qualifiez vous-même de bouseux, ce qui en dit long sur qui ils sont vraiment. Quant à votre descendance, du moins de chasseur, vous pouvez en effet commencer à avoir peur, car il y en a de moins en moins, et c’est tant mieux. Une petite expérience : aux Us, des enfants d’une petite classe étaient extrêmement agités, violents entre eux, et c’était insupportable de voir leur comportement. L’école décide donc de supprimer la viande carrément. Devinez quoi ? La violence avait disparu. Comme quoi en effet, quand on vous lit, on qu’on discute avec des viandards, on n’a plus aucun doute sur les effets secondaires. Quant à mon cerveau, n’ayez aucune crainte, il n’est pas aussi endommagé que le vôtre, car dans le mien, il y a encore la fonction politesse, et courtoisie.


    • #2244615
      le 21/07/2019 par Gilou
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      L’utilisation de la grenaille de plomb dans les zones humides a été interdite depuis de nombreuses années remplacée par divers substitus(cuivre,bismuth...)moins polluants pour l’environnement et moins toxiques pour la sauvagine(touchée elle aussi par l’intoxication par le plomb:le saturnisme)Avec des nuances plus ou moins graves selon les espèces d’anatidés(canards plongeurs moins impactés que ceux de surfaces,bien que le canard souchet avec son bec très prononcé et très filtrant était lui peu touché par ce mal)...Signé un" chasseur écologiquement responsable"et conscient des problèmes actuels de la chasse, problème à se réformer en profondeur,non pas l’interdire comme vous le souhaitez mais tout simplement par exemple interdire tout lâcher de gibier d’élevage ;passer à une chasse gestion des populations naturelles de gibiers(cela existe sur de nombreux territoires en France fort heureusement,vous devriez en être content malgré tout...)


    • #2244976
      le 22/07/2019 par domus
      Chasse d’hier et d’aujourd’hui

      Gilou : je suis totalement hostile à la chasse pour des raisons éthiques, morales, humaines, d’empathie, respect de leur vie, car sans les animaux jusqu’au plus petits des insectes, la terre ne serait pas viable pour l’homme, car ils font un travail utile que ce soit sur terre, ou en mer, ( pollinisation, nettoyage, prédation naturelle pour éviter les surpopulation et la propagation de maladies, etc... ) mais s’il fût un temps où les gens tuaient un animal pour se nourrir, ils le faisaient dans une sorte de respect ( si on peut dire ) des animaux sauvages et non pas des animaux d’élevages, et ils ne massacraient juste pour le plaisir du nombre, car ils se tirent la bourre entre eux pour savoir qui est le plus fort au tir ( ils n’ont qu’à faire du ball-trap ), Donc admettons qu’il reste encore ces quelques rares chasseurs, même si je déplore qu’ils tuent, mais certains peuples n’ont pas le choix. Mais sachez que la Nature est bien plus intelligente que l’homme, certaines espèces, lorsque une année a été trop fertile et qu’il y a trop de petits qui sont nés, l’année suivante, les femelles sont stériles ! La Nature s’est toujours régulée toute seule, jusqu’à ce que l’homme s’en mêle, comme toujours. Et dans le cas de la chasse actuelle, on arrive à des comportements insupportables pour les animaux et les humains, sans parler de la pollution que cela génère. Quand on voit les méthodes pour tuer les oiseaux ( à la grue ou autre horreur ), les pièges, la chasse à courre qui n’est que monstruosité, barbarie érigée en loisir, il y a de quoi se poser les bonnes questions. L’écologie bien pensée c’est surtout de ne pas détruire et ça suivra. Manque de bol, les dégâts sont tels qu’on arrive à un point où il faut vraiment stopper certains comportements, et les chasseurs sont les premiers responsables.


  • #2242276
    le 18/07/2019 par listener
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Bouffer sur gibier, c’est bien mais on risque de faire des crises d’urémie sévères comme Lois XIV. Ce qu’on appelait "la goutte" je ne sais pas pourquoi.


  • #2244601
    le 21/07/2019 par Alexis de Nice
    Chasse d’hier et d’aujourd’hui

    Si je me mets à la place de l’animal, et connaissant les modalités de mise à mort en abattoir ou de simple vie en élevage industriel, je préfèrerais être tué par un chasseur, en pleine nature, en ponctuant une vraie vie sauvage...
    D’ailleurs de mon point de vue, la poudre c’est pour les hommes, et on devrait interdire la chasse à l’arme à feu, pour encourager les méthodes primitives comme la massue, le couteau, la lance, la fronde, le lance-pierre ou l’arc, à la seule condition d’avoir fabriqué soit même l’outil de chasse. Il y aurait moins de victimes collatérales, et les consanguins feraient fonctionner leurs 10 doigts en dehors de leurs tracteurs climatisés...


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