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Cinéma : accusé de harcèlement sexuel, le producteur Harvey Weinstein s’“excuse”

Le cinéma hollywoodien indépendant des 20 dernières années lui doit beaucoup de ses grands succès. Harvey Weinstein a produit ou coproduit Gangs of New York, Pulp fiction, Will hunting, Le Seigneur des anneaux, Kill Bill, Aviator... Il a aussi distribué des films français aux États-Unis, qui n’ouvrent pas facilement leur porte à la concurrence étrangère. Bref, Weinstein (avec son frère Robert) est un poids lourd d’Hollywood. Lourd dans l’industrie du cinéma, et apparemment très lourd aussi avec les femmes. Le New York Times l’accuse de « harcèlement sexuel ».

 

 

Ça, c’était en 2006 chez Ardisson. 11 ans plus tard, il doit se battre contre l’accusation de harcèlement.

« Je réalise que la façon dont je me suis comporté avec des collègues par le passé a causé beaucoup de douleur, et je m’en excuse sincèrement. Bien que j’essaie de faire mieux, je sais que le chemin sera long. [...] Mon chemin sera maintenant d’apprendre à me connaître et maîtriser mes démons. [...] Je prévois de prendre un congé de ma société et de m’occuper de ce problème en priorité. J’ai grandi dans les années 60 et 70, quand toutes les règles sur le comportement et les lieux de travail étaient différentes. C’était la culture à l’époque. J’ai appris depuis que ce n’est pas une excuse, au bureau ou ailleurs. »

Harvey, un peu comme Polanski, qui voit une quatrième victime d’agression sexuelle (elle avait 15 ans à l’époque) se réveiller, a une excuse toute trouvée : le contexte.
Il est vrai que dans les années 60-70, la norme sexuelle était un peu plus large. Aujourd’hui, une main au cul peut vous valoir le pénitencier aux USA. Un cadre de chez Google a dû s’agenouiller pour n’avoir pas assez pris en compte l’injonction féministe dans une de ses déclarations. Le malheureux avait déclaré :

« C’est biologique, les femmes ne sont pas faites pour l’informatique »

Aussitôt Danielle Brown, la responsable Diversité (si si, ça existe) du géant de l’Internet avait répliqué :

« La diversité et l’inclusion sont une part fondamentale de nos valeurs et de la culture que nous cultivons »

Cependant, là où Harvey triche un chouïa, c’est qu’il a surtout harcelé les gonzesses quand il a eu du succès, c’est-à-dire après l’Oscar de Shakespeare in love en 1999. Né en 1952, il avait 20 ans au début des années 70 et pas encore de succès. Après l’an 2000, Harvey a 48 ans et là il peut faire valoir son fric et son pouvoir. Ce qu’il n’a pas hésité à faire, visiblement, puisque le nombre d’actrices qu’il a dévoyées semble assez phénoménal. En gros, le deal était « un rôle contre un plan cul », ce qui est archibanal dans le cinoche.

Une actrice française récemment décédée faisait même le tapin lesbien avec de riches productrices ou des millionnaires américaines entre deux films... Dans la défense d’Harvey, son avocate n’a pas hésité à en sortir une bonne : Harvey serait « un vieux dinosaure qui apprend de nouvelles manières »... En toute logique, lui et son défenseur préparent une attaque contre le New York Times qui a balancé le scandale. Le quotidien avance qu’en douce, Harvey a déjà établi un pacte de non agression avec 8 plaignantes... Quand on peut tirer des rôles et du fric du vieux « dinosaure », faut pas se gêner ! Une actrice de Scream a ainsi gagné 100 000 dollars dans un chantage après un « incident » dans une chambre d’hôtel...

 

 

On ne sait pas qui est le plus dégueulasse dans l’affaire : celle qui a accepté de coucher pour un rôle (vous avez vu la tronche d’Harvey ?) ou celui qui a soudoyé des jeunes filles qui voulaient percer... C’est du 50/50 !

« Juifs, levez-vous et bottez-leur le cul à ces antisémites »

Harvey est non seulement un coureur de jupons invétéré, mais aussi un ardent sioniste. Son père était engagé dans la Haganah, cette milice juive qui a eu du sang sur les mains. En mars 2015, lors du gala annuel de levée de fonds du Centre Wiesenthal (les gugusses qui poursuivent des centenaires grabataires de la Seconde Guerre mondiale), Harvey avait appelé les juifs à « se lever » et à « botter le cul » des antisémites. Pendant ce temps, il pouvait trousser les jeunes actrices tranquillou. Moralité : y en a pas.

« Nous ne pouvons pas permettre aux méchants de gagner. “Il faut aller au charbon” comme on dit dans Le Parrain, et ne jamais oublier ce qui nous est arrivé. Nous allons devoir nous organiser comme une “mafia”. »

Là-dessus, on peut lui faire confiance !

Voici Ashley Judd en octobre 2016 en plein spectacle anti-harcèlement, à la manière des télévangélistes américains. Elle fait partie de celles qui ont dénoncé Harvey dans le NYT (si les sous-titres en français ne sont pas lisibles, cliquer ici) :

 

Sur le sujet,
chez Kontre Kulture

 

Sexe & sionisme font bon ménage à Hollywood, voir sur E&R :

 






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