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Comprendre la crise historique du capitalisme intégral – Conférence de Francis Cousin à Nantes

E&R Nantes a reçu Francis Cousin le 25 juin 2016 pour une conférence sur la crise historique du capitalisme intégral, comprise à partir de l’œuvre de Marx.

 

La conférence :

 

Les questions du public :

 

Prolonger la conférence avec Kontre Kulture :

Retrouvez Francis Cousin sur E&R :

 

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105 Commentaires

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  • J’adore cet auteur, je dévore ses livres.

     

  • Un Occident qui s’oxyde en jouant les coccinelles dans son joli champ des possibles
    Mais y a trop de ciment, c’est toxique
    On s’en moque si l’air manque, c’est l’époque
    Allez, on se donne un autre siècle avant de payer l’oxygène ?
    Profitons-en au fil des saisons puis des ans
    Avant d’enfiler nos combinaisons
    Et puis laissons-les s’accaparer les dernières molécules
    Les foutre dans de maudits colis qu’ils vendront
    Ils ont aboli l’eau limpide et démoli l’Olympe
    Au-delà il n’y a que des monts desquels coulent de beaux liquides colorés
    Comme le Coca-Cola
    Ces collabos-là ont délocalisé le Paradis à Monaco ou Bora-Bora
    En fait mec, au fond tu sais que c’est trop logique
    Si Dieu est mort il reste la technologie
    Avec Internet comme cathédrale
    Remplace les saints par des drones
    Un côté carcéral
    Et le tableau n’est pas très drôle
    J’ai besoin de croire en quelque chose
    Tes promesses de fric, faut que je m’en déconnecte vite avant que j’explose


  • ER a décidément d’inestimables vertus :
    - mettre à la portée des catholiques une compréhension matérialiste de l’histoire et des rapports de domination . C’est le rôle de Francis Cousin et d’Annie Lacroix-Riz .
    - proposer aux athées et agnostiques la vision catholique et monarchiste de Pierre Hillard et le parcours riche de Marion Sigaud .
    Merci du fond du coeur à Francis Cousin , Pierre Hillard , Annie Lacroix-Riz , Lucien Cerise, Laurent Guyennot, Youssef Hindi, Marion Sigaud de nous éclairer chacun à leur façon .
    Merci du fond du coeur à Alain Soral de permettre cette difficile synthèse .

     

    • C’est vrai qu’ils ne sont pas dogmatiques contrairement à ce qu’on dit. Je connais pas mal d’informés ER devenus communistes. Loin du spectacle qu’on en donne.


    • @ Téo

      “Je connais pas mal d’informés ER devenus communistes.”

      Pour ma part, je connais pas mal de ré-informés ER qui se sont libérés de cette aliénation mentale que constitue le communisme, comme quoi, tout est relatif.
      Quant à considérer que Francis Cousin et Annie Lacroix-Riz ne sont pas dogmatiques (ils le sont et c’est leur droit)... il y a là une malhonnêteté intellectuelle indépassable !
      Mais bon, le jour où vous comprendrez que la pensée matérialiste est une impasse, vous saisirez à quel point le sommet du sommet est éminemment spirituel, lui.
      A considérer que l’argent est sa préoccupation, vous avez la garantie de rester à la surface des choses, et tel était bien l’objectif de ceux (tous de l’avant-garde, tiens donc !) qui ont formalisé cette pseudoscience destinée à vous perdre.
      Après, que des idiots utiles, donc pas malhonnêtes pour un sou, s’en soient emparés est un autre débat.
      Si je puis me permettre un conseil, affranchissez-vous de la pensée des autres et vous retrouverez une autonomie en ce domaine, ne me croyez pas mais envisagez au moins que cela puisse vous être salutaire, d’autres l’ont fait et sont devenus (enfin) adultes.
      Vous accepterez peut-être l’idée que l’égalitarisme (affiché seulement) de nos zélites constitue une négation du droit naturel destinée à vous détruire car le progrès authentique n’est possible que par les élites véritables. Mais vous avez le droit de ne pas être d’accord et donc de vous tromper. Sauf que le déni de réalité se termine toujours mal pour celui qui le porte en lui...
      Mais allez-y, tentez d’argumenter, je ne vous répondrai pas, nous n’avons plus le temps, je vous donne des clefs, libre à vous de les utiliser pour déverrouiller votre pensée ou non, je ne ferai rien pour vous en convaincre.


    • Les "élites véritables" sonnent comme une autre/meilleure "économie politique" de ces vils matérialistes.
      Et vive Sup Aero !


  • Il n’ y a que Marx dans ce monde comme référence pour comprendre le capitalisme ? Comme il n y aurait que Einstein pour comprendre l’univers ? Il n y a pas eu assez de goys pour ça au fil des siècles ?

    Douglas Reed avait pourtant raison, le communisme de Marx et le capitalisme de Rothschild sont les deux mâchoires de la même pince qui étranglent nos sociétés.

     

    • Il est évident que l’attente de « la crise finale du capital » d’où adviendrait le paradis terrestre de la « fédération mondiale des communes émancipées » peu largement être mise en parallèle avec une certaine vision messianique décrite par Pierre Hillard. Il est également à noter que la vision cousino-marxiste de l’histoire dédouane complètement et habillement certaines élites parasites en prétendant que l’usure n’est pas le problème, que le « Capital » est totalement auto-moteur et qu’il « aliène » les gens dans leur subconscient depuis la révolution néolithique.


    • On compte sur vous, qui avec ce commentaire venez d’ailleurs d’ouvrir un horizon infini.


    • Encore un qui n’a pas lu Marx !
      Après oui son diagnostic il fut complètement récupéré et retourné par le capital.
      Ne pas tout confondre.


    • Douglas Reed ne parle jamais des textes de Marx, il parle du communisme Bolchevique, c’est à dire celui de Lénine et Staline, c’est à dire un Capitalisme d’État comme un autre.

      Cousin ne parle pas que de Marx, il parle des pré-socratiques, de Hegel, de Rosa Luxembourg, de Guy Debord et de bien d’autres encore, si vous vous donnez la peine de l’écouter un peu.

      Quant à réduire Marx et Einstein à leur judéité pour les opposer à d’illustres Gentils, c’est le signe qu’il est grand temps que vous lisiez "à propos de la question Juive"... de Marx !
      - -_-


    • @Uglybob
      J’espère que vous n’avez jamais touché ne serait-ce qu’un seul centime d’intérêts sur un livret A ?


    • @ RD

      Non je n’ai pas de livret A mais j’ai un livret "Développement Durable" que mon grand-père m’a ouvert il y a longtemps et qui est désormais quasiment vide. Donc effectivement dans ma vie j’ai du récolter quelques centimes d’intérêt.

      Mais quel est l’intérêt de votre question par contre ?

      Le problème de l’usure ce situe avant tout dans la création monétaire ex-nihilo par le crédit. Ce système permet mathématiquement a une certaine caste (qu’il est apparemment « extrêmement radical » de ne pas dénoncer) de vampiriser toute les richesses réelles grâce au contrôle total de la monnaie. Les livrets (dont les intérêts sont généralement misérables) et surtout l’idée maintenant commune qu’il est normal qu’une somme d’argent grossisse toute seule sans travail ne sont que les conséquences de ce système.

      Mais d’après la logique marxiste décrite par Cousin, énoncer ce fait n’est que reflet de l’aliénation du spectacle de la marchandise en mouvement (stellaire tripale terminal ...) car c’est la monnaie qu’il faut totalement supprimer. Je pense que cette fameuse oligarchie bancaire est bien contente d’avoir eu Marx et d’avoir aujourd’hui Cousin pour détourner l’esprit de beaucoup de gens vers un messianisme utopique qui ne la vise jamais directement voir même qui peut converger avec sa vision.

      Et puis cette vision, qu’il me semble que l’on appelle « situationniste », d’auto-mouvement de l’histoire sans personnes aux manettes me parait totalement erronée. Tout comme il me parait bien naïf de croire que l’humain du temps des chasseurs-cueilleurs vivait dans le bonheur permanent de ce mythique communisme primitif. Il y a le discours de Cousin et à l’opposé il y a le réel.

      Ceci dit, c’est très bien qu’il soit relayé par ER car que l’on soit d’accord ou pas cela permet de structurer sa pensée.


    • @Ugly bob.
      Vous faîtes mine de croire que c’est le seul problème lié à l’argent depuis sa naissance. Cela ne me semble pas exact.
      En outre je note que dans banquiers (créateurs de monnaie), aussi abominables soient ils et ils le furent et le sont, ont déjà fait faillite dans l’histoire.
      Que bradd pitt parce qu’il serait plus "beau" que X ou Y ait un droit de corvée au détriment de X ou Y vous semblent plus légitime ?
      Les classes dominantes n’ont pas attendu marx pour justifier leur actes, ils l’ont toujours fait et à grand renfort, d’intellectuels et prêtres en tout genre...
      De ce que je comprends, ce n’est pas qu’il n’y a personne aux manettes, c’est que celui qui est aux manettes agit dans un certain cadre, une certaine logique.
      Cousin est utopiste, c’est un fait, puisque ce qu’il espère n’est jamais arrivé mais reconnaissez lui au moins que son projet/idéal a un autre allure que celui d’un simple réaménagement des règles de la création monétaire. Sur les communautés, primitives, je pense que ce qu’il veut dire et rappeler c’est que des humains il y a peu vivait sans échange, alors pourquoi pas nous ?


    • @ RD

      Oui je pense que le problème n’est pas la monnaie mais les parasites qui en ont pris le contrôle. Le cartel bancaire, en tout cas l’oligarchie qui le constitue, ne fait jamais faillite car il étend sa domination étape par étape depuis des siècle. Parfois des banques font faillites, des banquiers ou traders de moindre niveau se retrouvent sur la paille car des périodes successives de surabondance et de pénurie monétaire sont volontairement provoquées par ceux qui tiennent le robinet de la monnaie. Les crises financières, que ce soit en 1907, 1929 ou 2008, et les guerres qui les accompagnes sont artificiellement provoquées et permettent systématiquement à l’oligarchie d’effectuer un saut qualitatif. Le noyau dur de cette oligarchie est toujours présent et gagne en puissance. Tout cela n’est pas du au « sens de l’histoire » inéluctable.

      Personnellement, je me moque complètement que Brad Pit ou autre possède plus qu’un individu lambda. Après on peut débattre du niveau de rémunération de certains corps de métier comme les acteurs ou les footballeurs mais çà n’a aucun intérêt. Je pense que l’humain s’organise naturellement de façon hiérarchisée, et pyramidale, et que cela fonctionne très bien lorsque le haut et le bas de la pyramide sont solidaires ce qui n’est évidement pas le cas aujourd’hui. Toutes les élites aux cour de l’histoire n’ont pas eu vocation à réduire le monde en esclavage.

      Je comprend volontiers que l’idéal de Cousin puisse paraitre séduisant et cohérent. Mais, à mon humble avis, il s’agit d’un modèle de société qui n’est pas souhaitable en plus d’être irréalisable car il nie simplement la réalité anthropologique humaine. Je pense que la propriété est naturelle, que l’échange équitable entre propriétaires est naturelle. Le passage du nomadisme à la sédentarisation c’est fait naturellement et il a amené, par une question d’échelle, à une nécessaire division du travail ainsi qu’a la création d’un étalon pour les échanges. L’appropriation de la terre par les peuple qui à fini par prendre la forme de nations est encore parfaitement naturel. Tout les problèmes viennent des parasites de toute natures qui s’interposent dans ces phéonomènes.
      Quant à affirmer que les communautés primitive ne pratiquaient jamais l’échange, cela reste à prouver. Cousin reconnait qu’elles pouvaient ce mettre sur la gueule entre elles, donc la pratique de l’échange entre les tribu me parait envisageable.


  • C’est pour çà que le Capital transforme le Réel en réalité rêvée.


  • La révolte des pastoureaux est moins idyllique que ne le décrit F.Cousin. Blanche de Castille a mis longtemps à réagir avant de finalement employer la manière forte pour mater des bandes de pillards qui dévastaient tout sur leur passage. Curieuse manière en vérité de rechercher le royaume de Dieu sur la Terre. Cousin veut à toute force trouver des illustrations de la lutte des classes à une époque où elle n’existait pas, même si les abus des classes possédantes étaient évidents. Cette façon de plaquer des schémas d’analyse marxiste sur des événements, dont les origines n’ont qu’un lointain rapport avec le souci de retrouver l’organisation communautaire des tribus germaniques, relève du sophisme pur et simple. D’ailleurs les limites de l’analyse marxiste de l’Histoire avaient été dénoncées au XIXème siècle par de nombreux auteurs (cf. Georges Sorel ou Bernstein) qui relevaient les contradictions de la dialectique marxiste ou hegelienne dans des évolutions historiques qui ne cadraient pas avec la lutte des classes comme moteur du retour à l’innocence originelle chère à des philosophes apprentis anthropologues, comme Marx, Rousseau, Darwin et tant d’autres.

     

    • Critique intelligente de Cousin, que par ailleurs j’apprécie beaucoup, mais qui n’est peut-être pas aussi neutre qu’il voudrait croire ou nous faire croire.
      Cela participe au débat.

      Pourtant, l’Humanisme d’un Pic de la Mirandole, qui mit en avant la liberté et le libre-arbitre (Discours sur la dignité de l’homme, 1486 : « O suprême bonté de Dieu le Père, suprême et admirable félicité de l’homme ! Il lui est donné d’avoir ce qu’il souhaite, d’être ce qu’il veut. Les bêtes, au moment de leur naissance, apportent avec elles « du ventre de leur mère » (comme dit Lucilius) ce qu’elles posséderont. Les esprits supérieurs furent d’emblée, ou peu après, ce qu’ils sont destinés à être éternellement. Mais à l’homme naissant, le Père a donné des semences de toute sorte et les germes de toute espèce de vie. Ceux que chacun aura cultivés se développeront et fructifieront en lui : végétatifs, il le feront devenir plante ; sensibles, ils feront de lui une bête ; rationnels, ils le hisseront au rang d’être céleste ; intellectifs, ils feront de lui un ange et un fils de Dieu. Et si, sans se contenter du sort d’aucune créature, il se recueille au centre de son unité, formant avec Dieu un seul esprit, dans la solitaire opacité du Père dressé au-dessus de toutes choses, il aura sur toutes la préséance »), s’est transformé en pure aliénation du Capital, avec le spectacle schizophrène du mouvement autonome du non-vivant.


  • Poussin est un aboutissement de la pensée contestataire de notre époque.

    Merci pour lui , on aimerait vivre en prenant conscience de cette pensée là. Très difficile aussi , mais d’extrême bon sens


  • Merci à Francis Cousin de délivrer la bonne parole. Cela permet aussi de se poser pas mal de questions, notamment une qui me revient de façon récurrente :
    Peut-on considérer que la soif de connaissance, l’envie de progrès, de faire toujours de nouvelles découvertes, de faire évoluer ses outils etc fait partie intégrante de l’être humain ? Auquel cas, le désir de "croissance" serait inscrit dans nos gènes en quelque sorte, ce qui impliquerait peut-être que l’homme serait condamné par sa propre caractéristique. Vouloir retrouver la communauté de l’être serait par conséquent "inhumain". Une idée plutôt défaitiste et pas très rassurante...

     

    • Ce que dit Marx, comme ce que dit Spinoza,et un peu Nietzsche, c’est que l’Histoire avance de manière inévitable. Tout ce qui arrive arrive parce que ça doit arriver, et ça ne peut en être autrement. C’est ce qu’il appelle les "nécessités de l’Histoire".
      Nécessité voulant dire "ce qui ne peut pas ne pas être". Quelque chose de nécessaire est quelque chose qui ne peut pas ne pas être, donc qui doit être obligatoirement.

      Si l’Homme croît, c’est parce qu’il porte la croissance en lui.
      Le travail de Marx a été de pousser ces nécessités jusqu’au bout afin de voir ce qui en résultera.
      Pour ma part, je ne crois pas à la révolution communiste...


    • Il y a deux sortes de connaissances, comme il y a deux sortes de progrès, et deux sortes de découvertes, etc... soit les découvertes et les progrès du savoir humain pour les besoins réels humains dans la temporalité anti-marchande de la conscience vrai du cosmos de terre, ou bien ce que l’on connait encore actuellement, c’est à dire les progrès aliénatoires pour les besoins solvables de l’accaparement de l’humanité dans le temps-argent de la conscience fausse de l’homme hors-sol réifié en la marchandise mondiale.
      En substance : les progrès de l’Homme à retrouver sa véritable essence pour son émancipation des plaisirs faux dans l’espace de la non-vie de l’économie politique est bien évidement antinomique de la notion de croissance (économique).
      L’homme n’aspire pas spontanément à fuir dans les gesticulations vaines et sans cesse renouvelées d’une productions de marchandises qui n’ont d’autres buts que de le faire dévier de son faire communier et de compenser son manque d’être qui en résulte par tout un appareillage de diversion en les errements du virtuel qui l’atomise. C’est le faire social capitaliste dans lequel il est pris qui le pousse à cela.


    • Merci pour ces éclaircissements.
      Il faudrait sans doute qu’on puisse vivre de manière concrète et tripale ce qui a été vécu lors des tentatives d’abolition de l’argent et de l’état pour comprendre réellement. Lorsqu’on essaie d’imaginer, on pense tout de suite que ça va être très compliqué, que des chefs vont tout de suite émerger, que les besoins matériels vont reprendre le dessus, qu’il faudra se protéger donc se cloisonner etc. La désincarcération mentale n’est pas simple.


  • Je ne comprends pas comment fonctionne cette « fédération mondiale des communes émancipées ». Quels sont les moteurs qui pousseront les hommes à travailler un minimum ? Quelles sont les règles et mécanismes de répartition du produit du travail des hommes et des robots ? Je crains que seule une dictature ne vienne à bout de ces questions. Dictature soviétique ?


  • Merci cousin ! pour cette brillante synthèse entre l’immanence, l’histoire, la politique, l’économie, la finance. Tout au contraire du prisme matérialiste qu’ont donné du marxisme ceux qui en ont exploité l’idée.
    On comprend mieux pourquoi Marx disait de lui même : "Je ne suis pas marxiste !"
    Marx : dernier prophète juif !

     

  • L’intérêt d’ER est de permettre la rencontre de plusieurs visions du monde et de pouvoir croiser différentes approches . Ecouter Annie Lacroix-Riz ,Francis Cousin et Jacques Pauwels ne nous oblige pas à devenir des marxistes doctrinaires et ne m’empêche pas de réciter mes Notre Père quotidiens . Ecouter Pierre Hillard ne contraint personne à prendre le baptême . Il est évident que tout n’est pas compatible avec tout .
    Ceci dit , je reconnais porter un regard beaucoup plus énamouré sur mon propre pays depuis que je connais Pierre Hillard, et j’ai grâce à Francis Cousin la confirmation de mes intuitions d’adolescent quant à la totale illégitimité du système capitaliste .


  • éclectisme, pluralisme et réinformation, changez rien !!!

     

  • Monsieur Cousin considère l’argent comme une émanation diabolique qui finira par s’écrouler avec la mort du capitalisme, … alors que c’est simplement une des inventions humaines essentielles (vêtements, logements, agriculture, commerce, … ), mais dont le maniement actuel (ou sa gestion) est encore bien rudimentaire (tout comme l’organisation démocratique !).
    En l’état de nos sociétés, il apparaît urgent d’en améliorer les techniques de création, de diffusion et d’utilisation, dans l’objectif de lui faire respecter la dignité et la sécurité de tous (je dis … de tous), … dans une ambiance relativement libertaire et néanmoins structurante vers toujours plus d’humanité.
    (nous avons eu … Law, puis Keynes … mais qui aujourd’hui ?)

    Monsieur Cousin ; participer à la marche du monde, notamment comme citoyen, sans se départir de son humaine curiosité, n’est pas un esclavage, ni se mettre à ramper devant quoi ou qui que ce soit !

    Enfin, si suivre vos cogitations, peut constituer un stimulant pour la réflexion des esprits consultant E&R, ces dernières apparaissent néanmoins comme trop « livresques », « universitaires » ou même « phantasmatiques » et ne peuvent déboucher sur des solutions pragmatiques, … entre autres parce que l’humanité n’est pas constituée uniquement d’individus parfaits sous tous rapports.
    Lâchez un autiste léger à seulement 20 ou 30 % et de niveau Bac + 10 dans une « communauté » : Bonjour les dégâts !!!
    J’imagine, peut-être à tort, que l’émulation capitaliste récupérera ou rangera plus facilement ces individus dans une position moins « dommageable » pour les autres.

     

    • En lisant votre commentaire, une citation m’est venue à l’esprit...

      « Le drame de notre temps, c’est que la bêtise se soit mise à penser. »

      Jean Cocteau


    • Mr Cousin est incapable de faire la difference entre l’argent en tant qu’outil de comptabilite dans une societe organisee et l’usure qui est la croyance que cet argent se reproduit.

      Le point commun entre Cousin et les Usuriers est que tous les deux substantifient l’argent en lui attribuant un pouvoir.

      Ce dont nous avons besoin c’est une autre reference que l’usure pour definir la valeur economique du travail dans une societe organisee dont nous dependons. Cela ne se fera pas tout seul...


    • @Bromelia,
      Justement F. Cousin connaît parfaitement les fonctions de valeur de réserve et d’échange de l’argent. Je pense que c’est vous qui n’avez pas conscience que l’argent est plus que cela. Sans que vous vous en rendiez compte, l’argent vous définit et définit vos relations avec les autres.


    • a mirza

      Si, c’est une réalité qu’une majorité d’improbables croient que l’argent nous gouverne et se reproduit et organisent la société en fonction (attendre chaque matin les pronostics de la Pythie boursière pour décider de l’utilité de leurs actions) ce n’est pas une raison pour entériner leurs croyances. Le crétinisme, qu’il soit universitaire ou non, commence lorsque l’on substantifie ce qui est un système de comptabilité jusqu’au point de lui donner une capacité de décision. Cela s’appelle de l’idolâtrie.


    • @ bromélia,
      Non, F. Cousin n’idolatre ni ne personnifie l’argent. Il en parle dans toute l’acception du terme, ce n’est pas pareil.


    • a mirza
      Je cite Cousin :

      « Le capitalisme est une crise permanente et ce n’est que la crise finale, la crise terminale qui permet le surgissement révolutionnaire de l’humanité émancipée. Marx le dit : jamais un mode de production ne peut être invalidé tant qui n’a pas produit toutes les forces productives d’aliénation qu’il est susceptible de contenir… »

      Le capitalisme repose sur l’usure. Cousin dit en gros que qu’un système que nous avons-nous même crées ne peut plus être invalidé. Au nom de quoi l’humanité ne serait pas déjà emancipée dès à présent ? Par ailleurs il dit que l’usure n’est pas Le Problème.

      Si vous créez un système faux (l’argent ne se reproduit pas) et si vous décrétez ensuite que ce système ne peut plus être invalidé et que l’erreur qu’il contient n’est pas le problème, vous vous soumettez à votre création. C’est cette soumission à une création humaine que je nomme idolâtrie.

      Le terme même de « révolution » est ici assez évocateur. Si je fais une erreur d’organisation, je corrige mon organisation. Si je parle de « révolution » contre mon organisation c’est que je la personnifie. C’est là que se trouve l’idolâtrie. Si je fais une faute je prends mon tippex pas le fusil !


    • @ Bromélia
      "Le capitalisme repose sur l’usure". Si tu parles du capitalisme au travers de toute son histoire, je dirais que non, le capitalisme ne repose pas sur l’usure puisqu’il s’est développé sans lui pendant des siècles. Le principe de l’usure était embryonnaire au Moyen-âge et est resté marginal même après l’apparition de la 1ère banque centrale qui est la Banque d’Angleterre. C’est surtout lors de ces deux derniers siècles que cet outil financier s’est développé à un niveau extrême je le reconnais.

      Le capitalisme a pour principes le marché libre, la concurrence, la recherche du profit, la propriété privée des moyens de production. La clé du Capitalisme repose surtout sur l’exploitation de la valeur du travail qu’un prolétaire fourni.
      Lorsque F. Cousin dit que l’usure n’est pas le problème, il veut dire que ce n’est pas la suppression de l’usure qui réglera le capitalisme en tant que problème.

      Selon la méthodologie de raisonnement de Hegel que Marx a appliqué pour raisonner sur le Capital, le capitalisme est une parenthèse dans l’histoire des hommes. Il faut voir l’usure comme une des forces productives aliénantes apparue au cours de l’histoire du Capitalisme. En d’autres termes, l’usure est une parenthèse dans la parenthèse que constitue le Capitalisme. Lorsque le capitalisme aura épuisé toutes ses forces et mourra définitivement, il cessera d’asservir les hommes. Les hommes seront alors émancipés.


    • A mirza,

      Je crois que nous avons un malentendu sur la définition d’usure. Dans mes messages je la définis toujours comme la croyance erronée que l’argent se reproduit (c’est la définition d’Aristote). Marx est dans la même ligne en disant que seul le travail permet une augmentation du capital.

      Le mirage que l’argent se reproduit, c’est-à-dire le fait que je puisse acheter des biens et des services avec un intérêt perçu sur mon capital ne proviennent que de l’exploitation de la valeur du travail d’autrui.

      Pouvez-vous me citer un seul exemple concret de système capitaliste sans usure dans le sens donné par Aristote (le capital se reproduit) ?

      Lorsqu’un système reposant sur l’usure que nous avons-nous même crées s’épuisera de lui-même, tout sera détruit. Le système que nous avons produit n’est pas une divinité et au nom de quoi l’homme ne serait déjà pas émancipé de ce qu’il a lui-même produit ? L’erreur est l’usure, nous nous enferrons que si nous persistons à taxer l’usure (de cette sorte nous nous en rendons dépendants).


    • @Bromélia
      Donc, si je te comprends bien, tu parles de l’usure au tout premier sens du terme qui est la recherche du profit pour lui-même et se matérialise par une accumulation d’argent. Cela s’appelle également la Chrématistique d’après mes recherches. Elle désigne aussi les stratégies d’acquisition de richesses. Elle était condamnée parce qu’elle était la manifestation d’une passion dévorante de l’argent, qui pourrait aussi s’appeler vénalité.

      Tu parles de l’idée stupide de "l’argent qui se reproduit". Je voudrais te donner mon explication sur cette phrase que tu juges stupide et qui pour moi est une "phrase résumé" pleine de bon sens. Cette phrase désigne le mécanisme qui permet à l’échelle d’un individu qui a déjà de l’argent de le faire fructifier en vendant une pomme 2€ qu’il a achetée 1€ par exemple. Les gains de cet usurier seront d’autant plus importants que la somme mise en jeu sera importante.

      Ce cas d’enrichissement que je viens de te citer s’appelle le négoce et c’est une des premières formes de capitalisme. Elle ne fait pas spécialement appel à la valeur du travail comme on peut le voir. Mais cette méthode d’enrichissement a été invalidée dans le temps en raison de la concurrence commerciale qui ne permettait pas de faire les gains attendues. L’exploitation généralisée de la valeur du travail a permis plus tard au capitalisme de se développer un peu plus (nouvelle force productive).

      Si tu considères que le capitalisme repose sur l’usure dans le sens aristotélicien du terme (ou chrématistique ou recherche du profit pour lui-même), je veux bien te le concéder : le capitalisme repose bien sur la vénalité et le capitalisme moderne sur le vénalité globalisée.

      Par contre, je ne te comprends pas lorsque tu tiens à tout prix à dire que le système que nous avons produit n’est pas une divinité, sous entendu certains le penseraient et notamment F. Cousin. Evidemment, que ce n’est pas une divinité et F. Cousin ne le pense pas non plus. Le fait d’utiliser des concepts pour décrire une dynamique historique ne veut pas dire qu’on la personnifie ou alors dans ce cas tout est personnifié ou substantifié à l’aide de mots…

      En quoi l’homme ne serait pas déjà émancipé de ce qu’il a produit ? Tu devrais être capable de répondre à cette question mais j’y réponds : la vie est chaque jour plus dure en raison de ce système (travail quotidien fatiguant, guerres, pollution, ...). Est-ce cela l’émancipation ?



    • Donc, si je te comprends bien, tu parles de l’usure au tout premier sens du terme qui est la recherche du profit pour lui-même et se matérialise par une accumulation d’argent.



      Non, si je vends des pommes de mon jardin pour l’unique raison de faire un profit pour lui-même de la valeur économique de mon travail je ne pratique pas l’usure. Par « argent qui se reproduit » j’entends tout mécanisme dans lequel il apparait que pour un individu donné l’argent se reproduit tout seul alors que le travail d’autre(s) individus est volé. L’usure est ainsi un dysfonctionnement objectif du principe que l’argent ne doit être qu’une comptabilité de la valeur économique du travail (si l’argent est une comptabilité de la valeur économique du travail, il ne peut pas être son contraire). Une telle comptabilité étant nécessaire dans une société organisée où les uns sont spécialisés dans la réparation des pneus et les autres dans la philo-analyse…

      La recherche du profit peut être une tentation naturelle, comme celle de voler ou de mentir. Par usure ici j’entends le mécanisme, pas la tentation d’une action. L’usure est ici synonyme de « vol » ou de « mensonge » dans la mesure où l’usure s’oppose à la fonction donnée à l’argent de comptabilité de la valeur économique du travail. L’usure a ainsi un caractère d’erreur objectif.



      Cette phrase désigne le mécanisme qui permet à l’échelle d’un individu qui a déjà de l’argent de le faire fructifier en vendant une pomme 2€ qu’il a achetée 1€ par exemple



      Si l’argent doit être une comptabilité de la valeur économique du travail humain, il faut réfléchir en termes de travail. Le bénéfice d’un individu sur la revente de la pomme n’est pas usuraire s’il correspond à la valeur économique de son travail. La pomme produite par la Nature est soit inestimable soit gratuite. Si je vends une pomme c’est que je n’en ai pas besoin. Son prix correspond donc au travail de cultivateur, cueilleur, transporteur, fabricant de camion … Si j’ai des robots qui cultivent des pommes à ma place, la valeur économique des pommes va baisser.



    • …alors dans ce cas tout est personnifié ou substantifié à l’aide de mots…



      C’est la différence entre Science et Poésie. Un biologiste qui dit « la molécule va se lier au récepteur pour ouvrir le canal membranaire » va louper son agrégation pour finalisme. L’expression juste est « la liaison de la molécule au récepteur déclenche l’ouverture du canal membranaire ». Un biologiste qui dit c’est l’évolution qui a créé l’Homme est dans la poésie. En attribuant un finalisme à ce qui n’est qu’un mécanisme, il personnifie le mécanisme. Cousin en citant Marx : « …jamais un mode de production ne peut être invalidé tant qui n’a pas produit toutes les forces productives d’aliénation qu’il est susceptible de contenir… » est dans la Poésie. Cousin s’appuie sur cette Poésie pour dire que l’usure n’est pas un problème et qu’il n’y a pas d’autre issue que d’attendre que le capitalisme "ait épuisé toutes ses forces productives d’aliénation" ! Un tel abandon de la raison est aussi irresponsable que toxique.


    • Bromelia
      Vous n’arrivez décidément pas à faire la différence entre échange et mesure.
      On peut mesurer sans échange et sans argent.
      Vous voulez revenir à un mode de production antérieur mais qui a donné celui d’aujourd’hui pour des raisons objectives, si tel était le cas, cela ne serait que temporaire.


  • Francis Cousin, si vous me lisez, pourriez-vous définir le sens du mot "radical" que vous utilisez souvent dans vos conférences. Merci

     

    • Qui appartient à la nature profonde, à l’essence d’un être ou d’une chose : Vice radical d’une constitution.
      Qui présente un caractère absolu, total ou définitif : Une transformation radicale des institutions.

      ca vient de radicus, radis, racine


    • et est il besoin de le preciser .. je ne suis pas M Cousin ... il ne vient d ailleurs jamais sur les forums dit il ...


    • Cousin utilise en effet souvent ce terme qu’il ne faut pas identifier à une notion d’extrémisme, mais plutôt au fait d’aller à la racine des choses, des problèmes posés (étymologie : latin médiéval radicalis, du latin classique radix, -icis, racine) ne pas rester à la surface des apparences, produire une analyse critique radicale du spectacle de la marchandise qui s’attache à dévoiler le noyau du mouvement réel de l’histoire plutôt que de perpétuer à l’infini les insipidités des apparences premières où l’on ne produit qu’un spectacle critique n’en dévoilant que son écorce.


    • Heuuu j’m’excuse... D’arriver comme un cheveu dans la soupe universitaire ; seulement, la racine de radis c’est quoi ?

      C’est rapport à l’expression « J’ai pas un radis en poche ». C’est pour un pote dans le besoin (Moi ça va, je roule sur l’or. Famille d’industriels forains depuis 5 générations... Liquidités obligent !), histoire qu’il puisse radicalement transformer sa situation dans l’essence de la chose qui la constitue.
      C’est rapport à qu’il reste pas trop à la surface des apparences et qu’il comprenne, est il besoin de le préciser, sa crise existentielle intégrale. Je crois que c’est capital - est il besoin de le preciser - pour changer son histoire. Vu qu’il en a grosso modo plein le dos des zinsipidités des noyaux d’apparences noyautés.
      Et qu’autour de lui, on lui dit Allez Dédé ça va aller... Sauf qu’on voit bien que ça va pas et qu’on a beau se creuser les neurones, on voit pas comment lui filer un coup de main.

      Alors, en lisant les commentaires, c’est apparu évident que le Dédé en allant au radicus y va s’en sortir. Voyez ! Enfin si y en a qu’ont un tuyau pour Dédé, je transmettrai.

      Et, merci à M. Cousin d’avoir mis des mots sur ce qu’on peut pas dire, à cause que chez les industriels forains y a du mouvement et seulement quelques courtes haltes à l’école primordiale et qu’on a pas le vocabulaire pour le dire ce qu’on sait sans étudier.
      C’est comme aller pisser, ça vous prend tout d’un coup même si on t’a pas appris. Et mettre des mots sur, une envie de pisser par exemple, c’est important pour vivre sans ambiguité avec les potes. Chez nous si tu quittes une partie de Tarots sans dire que tu vas pisser, l’autre y croit que tu le plantes là.

      Bonne nuit.


    • En fait c’est simple, changement total de l’humanité, abolition de l’argent, abolition des structures étatiques et des institutions, une humanité entièrement intégrée les uns avec les autres, via un système d’éducation complètement indépendant et réformé nous pourrions apprendre aux futures générations à a cesser la compétition, cesser les guerres, les crimes, le narcissisme, l’égo-centrisme, l’enrichissement personnel etc.. etc... le résultat serais une Humanité Saine et Unie.
      Dans le film Avatar, le peuple Bleu représente très précisément le vraie visage d’une humanité saine, tout le contraire de l’humanité actuelle.


  • La communauté de l’Être n’a eu place qu’une seule fois dans l’Histoire et qu’entre deux personnes, lesquelles, unies par la Loi de l’Amour, n’étaient pour elles non pas deux personnes mais une seule.
    M. Cousin, permettez ce prolongement à vos dires ; voici ce qui pour moi est la vérité sur l’Argent.
    Ces deux personnes sont Adam et Eve. D’où vient l’Argent ? Qu’est ce que l’Argent ? Fondamentalement il n’est rien d’autre qu’un manque d’Amour vis à vis de l’Autre, manque qui implique en conséquence une perte de confiance, donc une méfiance générant le besoin de compensation dans le rapport à autrui.
    Adam et Eve ne connaissaient pas le partage car pour qu’il y ait partage il faut qu’au moins deux partis se sentent séparés, et ainsi séparés participent à un échange. Hors, lorsqu’Adam donnait à Eve, il lui donnait comme à un autre lui-même ; lorsque Eve lui donnait, elle donnait comme à elle-même. Ils ne se voyaient non pas comme deux, mais comme un, parfaitement unis sous l’hospice de la charité parfaite qui permet d’offrir sans rien attendre en retour. Donner, totalement, gratuitement.
    Tout cela possible par l’absence du Mal dans le monde et en eux, innocence totale les préservant du Moi d’individu, du petit Moi égoïste...
    Lorsqu’ils se donnaient, ne se voyant scindés mais unis communément en un Moi unitaire dépassant leur personne, ils se donnaient ainsi sans sensation de perte.

    Mais ils ont souhaité obtenir plus que ce que Dieu leur avait offert, présupposant par là-même qu’il leur avait refusé un droit, tandis qu’en vérité tout de bon leur avait déjà été offert. Et par cet égard vis à vis de leur créateur le Mal s’est infiltré, et il a brisé leur Moi unitaire qui n’existait que par leur respect total de l’Amour. Ce Moi qui permet d’envisager les choses de façon parfaitement communes a chuté dans le Moi d’individu, et ils ne se sont plus vus comme un mais comme deux. Ils n’aimaient plus leur prochain comme eux mêmes... ainsi pris dans le Moi d’individu tout ce qui résulte du rapport à autrui s’entachait de cette brisure, grand hiatus que l’Amour avant remplissait.

     

    • Auspice et non hospice. Mes excuses à la langue française


    • Commentaire très intelligent et très profond !

      L’analyse entière de Mr Cousin repose sur ce prétendu communisme primitif qui aurait duré des millénaires et qui aurait été détruit par ce péché originel selon Mr Cousin : l’apparition de l’échange (puis de l’argent). Pour faire simple, cette vision de l’histoire repose entièrement sur Darwin et la théorie de l’évolution qui n’est pas du tout prouvée, bien au contraire (je pourrais développer mais cela serait hors sujet). Ce communisme primitif pré-échange n’a peut-être tout simplement jamais existé. On a bien découvert des sociétés "primitives" communistes, mais en quoi est ce que cela prouve que la société humaine était communiste à l’origine ? Comme le dit si bien Cousin, le capital ne met en valeur que ce qui le renforce, mais alors quid de Darwin ? Cette théorie est LE dogme de notre société moderne, indétrônable et jamais remis en question alors qu’il ne repose que sur des sophismes et des hypothèses relevant de la science fiction.

      Comme le fait remarquer ce commentaire très juste, la notion capitale à tout début de réflexion est la question du mal. Pour Mr Cousin, la source du mal est l’argent et dans un monde communiste débarrassé de tout ça, tout irait pour le mieux et les gens dans la pampa pourront se faire livrer des caisses de bordeaux après les avoir commandé grâce à internet ... C’est oublier le péché originel (le vrai) et donc la chute. Le mal est en l’homme, et dans le monde, et ne peut pas provenir de Dieu (c’est là que toute métaphysique panthéiste montre ses limites). La société parfaite et messianique ne pourra jamais être atteinte dans ce monde déchu car le mal en fait intégralement partie.

      Mr Cousin se passionne pour le Christ et en a une vision bien particulière. Il parle souvent des déformations et trahisons réalisées par ses disciples et par l’église, des mauvaises traductions etc. Par exemple il faut selon lui remplacer Dieu par le Divin et donc passer d’une métaphysique dualiste transcendentale à une métaphysique panthéiste. Et Jésus serait en fait un apôtre du communisme qui voulait que la société sorte de l’échange et se débarrasse de l’argent. Mais alors quid des miracles ? Quid de la résurrection ? Finalement, qui était Jésus selon Mr Cousin ? Ce serait une bonne question à lui poser un jour.


    • Pour répondre à Linou, il y aurait effectivement une grande rencontre à vivre entre les athées-agnostiques- matérialistes et les croyants . Je prie chaque jour pour que les premiers connaissent Jésus-Christ . En dépit des réserves que l’on peut avoir à l’égard du systématisme de Francis Cousin,et même si l’on admet comme principe premier Le Père et Son Incarnation en Jésus-Christ, cet homme mérite notre sympathie .


    • Merci Igor et Linou pour la beauté et la hauteur de vos posts (l’humour aussi avec les caisses de Bordeaux chères à FC, livrées dans la pampa !)
      Le Moi, le fameux Ego est bien celui sur lequel travaillent les grands sages, tous les initiés. C’est lui qui sera vaincu en dernier, après la patience, deuxième vertu cardinale. Mais cette analyse n’est pas celle de la lutte des classes, elle est en amont en effet, elle en est la cause profonde.
      Cela n est point un hasard si la publicité nous vante l’Ego diviseur ("Parce que JE le vaux bien", n’est ce pas ...)


    • Linou vous devriez vous interesser aux 6 nations iroquoises (ou Iroquoisie), vous auriez un parfait exemple de société communiste sans échanges...
      C’est bien le problème des religions de nier l’existence de ce qui n’est pas transmis par les Ecritures, ou de carrément le considérer comme démoniaque...


  • Ces Hommes du néolithique, ces peuplades amérindiennes... tous ces êtres qui ensuite vivaient apparemment dans l’Être et non l’Avoir, tous ceux-là puisaient en eux cette filiation originelle, ce souvenir de l’Etat premier dans lequel se trouvaient nos premiers parents. Cependant c’était une apparence, comme une reminiscence de jadis que leur esprit leur insufflait car ils étaient capables de la sagesse du coeur. Apparence car cet Etat d’Être, cette communauté de l’Être ils ne la vivaient parfaitement et elle s’effritait le temps avançant.

    L’Humanité ne retrouvera jamais cet Etat d’Être par elle-même, par ses propres ressources. Elle est enfant et elle a besoin de son Père. Extirper l’Argent c’est extirper le Mal du monde et seul un Principe extra-humain le peut, un principe supérieur.

    Pour retrouver l’Etat d’Être il faut renouer avec la source de l’Être, se réconcilier avec Celui qui Est.

     

  • Un grand moment d’internet. Merci à vous, Francis.

    La fin naturelle du capitalisme entrainera une conscience collective mondiale qui mettra fin à l’aliénation de l’homme par l’argent. Cette prise de conscience universelle peut être comparée à ce que Zbigniew Brzeziński indique dans une vidéo à propos d’internet, quand il parle avec inquiétude « d’une prise de conscience politique interconnectée ». Brzeziński précisant : « c’est du jamais vu depuis la Révolution française ».
    Cette conscience, c’est celle qui nous unit lors d’évènements importants comme les catastrophes, des rencontres sportives, ou nous adressons « spontanément » à des personnes inconnues.
    C’est comme le dit Francis : « quelque chose qui vient des tripes » et qui n’a rien à voir avec des groupes « politiques alternatifs » ou « survivalistes ». Il n’y aura aucun vecteur extérieur à cette prise de conscience, seulement nous-mêmes.

    Le système a d’ailleurs prévu dans le changement de paradigme qui arrive, « de canaliser » cette union spontanée de conscience de la population mondiale, par un spectacle mondial nommé : « blue Beam ».

    Avec l’avancée inéluctable du processus du capitalisme, je comprends mieux maintenant les échecs des mouvements de révolte « localisés » du passé.

    Comme l’indique Marx (en substance) en parlant de lui-même : « Je ne pense pas qu’on ait jamais écrit autant sur l’argent tout en en manquant à ce point ».
    Rappelons que Marx a perdu un (ou plusieurs) enfant(s) à cause de la malnutrition et que lui-même a fini ses jours dans la misère. Ce qui ne ressemble pas à l’idée habituelle que l’on se fait d’un personnage « piloté » par le système.


  • Que ce monde est un peu plus intelligible après l’écoute d’une conférence de F. Cousin, qui ambitionne de faire de nous des "jalons de conscience" pour un monde post-Capital. Il faut le remercier pour son travail de réhabilitation de la pensée radicale de K. Marx (à bas le Salariat, l’Etat, l’Argent) récupérée et déformée par les régimes dits communistes (Capitalismes d’Etat).


  • suis toujours un peu triste que malgres les mois, les années, FC reste toujours aussi clivant ici.C’est pourquoi je me permets humblement d’écrire ce petit commentaire qui peut etre pourra être utile.
    Je pense que pour mieux com-prendre FC il faudrait réfléchir quelques instants au préalable à la dialectique et au matérialisme historique. Hegel aurait pu nous le faire com-prendre de la manière suivante (en mode péripatéticien post-socratique) :
    - Tu vois ce gland ? il est ?
    - Oui !
    - Et dans ce gland il y a le chêne, et dans le chêne des glands
    - Euh ... oui !
    - Et cet arbre la, tu le vois, il existe ?
    - Oui
    - Mais il n’existe pas !
    - Ah !
    - Pourtant il existe !
    - ...
    Voila, il suffit de s imprégner de cette pensée quelques instants, de la faire tourner dans son esprit, et de réécouter la conférence.
    Et la ! Eurêka ! tout fait sens, tout s’éclaire ( comme lorsqu’un chercheur trouve ...).
    Et c’est la, précisément au fond du radicule que le spiritualiste et le matérialiste peuvent se rejoindre ...
    avec un petit effort de part et d autre ...
    Sur ce j’appelle Dieudo, j’ai une idée de titre pour son dernier spectacle (après la politique) : Les philosophes
    y a du "comique subversif" en abondance ... pourtant ...

     

    • Vu l’impertinence confuse de votre trait d’humour, je propose de chercher les causes de votre mauvaise appréciation de votre coté plutôt que celui de Francis Cousin.


    • @ silence radio : si vous avez vu cela comme un trait d’humour c’est que vous n’avez rien compris.
      ce petit dialogue résume fort bien la vacuité de toute idéologie et même de toute pensée théorique. le réel n’est ni le gland ni l’arbre, et mine de rien ce "trait d’humour" se situe à un niveau nettement supérieur à l’histoire éculée de la poule et de l’oeuf


    • A Paramesh,
      Toute pensée théorique n’est pas vacuité. Elle est juste ou fausse de la même sorte que la soupe est présente ou non dans votre assiette.

      Si on s’intéresse aux conjectures, le gland contient un chêne qui ne porte pas de glands à la différence du chêne adulte qui peut porter des glands. C’est objectif et cela existe si on se réfère aux conjectures. Tout le reste est faux dans le même système de pensée. Le faux est toujours d’une profondeur abyssale, c’est ce que les esprits enfumés semblent se plaire à contempler.

      Ceux qui pensent que l’argent est capable de se reproduire ou de nous gouverner se trompent ou se soumettent à une idole.


    • Bromelia

      Je me doute bien de l’inutilité de ce que je vais écrire (y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ...) cependant permet moi de te dire que tu t’appuie sur des faits erronés pour en tirer tes certitudes ...
      tu dis plus haut que le capitalisme repose sur l’usure. je sais pas d’où tu sors ça car ni FC ni KM ne le disent ainsi. l’usure est un effet subséquent à l’argent qui est lui même subséquent à l’échange lui même subséquent à la propriété. dire que le capitalisme repose sur la propriété peut être correct mais pas sur l’usure ...
      aussi en 1850 la population mondiale avoisinait le milliard d’habitants, de nos jours environ 7 fois plus. Nous nous sommes donc plutôt bien reproduit durant ce laps de temps non ?
      que dire alors de la masse monétaire qui a été multiplié dans des proportions mille(s) fois plus importante ?
      Enfin je t’assure que je me pointe un peu près n’importe ou dans le monde avec 3 lingots d’or (env 100 000 eur) et que je fais faire n’importe quoi à quasiment tout le monde en échange de ces trois lingots ...
      Après il y a des exceptions mais sont rares ...


    • Francis Cousin définit le capitalisme dans une vidéo ainsi "Mode de valorisation qui structure l’économie autour de l’avoir, de la plus-value et de l’extorxion de la plus-value’’


    • Merci à Roturier de répondre à radicus,

      Selon Marx, seul le travail permet une augmentation du capital. Il s’agit donc de distinguer :

      1) Capital d’usage, c’est-à-dire ce que j’utilise : ma maison, ma voiture, mes vêtements, mon outil de travail personnel…

      2) Capital lucratif qui me rapporte un intérêt qui vient de l’extorsion de la plus-value du travail d’autrui. L’extorsion de la plus-value repose sur le mirage que l’argent se reproduit (définition de l’usure d’après Aristote) dans la mesure où la valeur, soit disant produite par le capital, provient dans le ce cas, du travail d’autrui.

      Exemple je loue une maison.
      Si je l’a loue, c’est que je ne l’utilise pas. Ce n’est donc pas un capital d’usage. Un loyer qui ne correspond pas à l’entretien de la maison est de l’usure dans la mesure où lorsque le locataire quitte ma maison je retrouve mon capital intact (j’ai toujours une maison dans le même état). La perception d’un loyer qui ne sert pas à l’entretien de la maison est une extorsion de la plus-value du travail d’autrui.

      Dans le cas du capital d’usage, l’augmentation de mon capital provient uniquement de mon travail. Si je ne possède pas mon outil de travail (ex une centrale nucléaire robotisée) les lois de l’offre et de la demande sur un marché libre feront que l’électricité sera moins chère dans une centrale où je suis payé uniquement pour ma fonction.

      Le fait de taxer l’intérêt du capital lucratif plutôt que de le supprimer est la clé de l’arnaque (exemple passer de la cotisation salariale à la CSG) car cela légitime le capital lucratif et nous rend dépendants de ce dernier. L’aliénation au capital lucratif vient de là.


    • FC ne se focalise pas intégralement sur l’argent qui n’est qu’une forme spécifique de marchandise.
      L’argent peut bien entendu se reproduire tout seul (mais pas systématiquement). Pour s’en rendre compte facilement il suffit de dire lorsque je possède 1000 euros le serf national français de base me doit 100 heures de corvée (travail).
      La forme argent marchandise permet de voiler la relation sociale qui en est à l’origine et non de la révéler comme si c’était un vulgaire étalon.



    • L’argent peut bien entendu se reproduire tout seul (mais pas systématiquement)



      Il faut quand même être sacrément engoncé dans l’obscurantisme le plus religieux pour sortir droit dans ses bottes une telle affirmation que personne n’a réussi à observer. Vous prêtez à l’argent une propriété que l’on ne voit d’habitude que chez les plantes et les animaux.
      Si l’argent se reproduirait tout seul j’irais en semer dans mon jardin et le Serf ne se ferait pas voler de son travail. A vous lire on croirait qu’une telle exploitation n’est pas la faute ne notre système juridique qui légalise et encourage le vol du travail par l’usure, c’est la faute au méchant argent…


    • Il faut quand même être sacrément engoncé dans l’obscurantisme le plus religieux pour sortir droit dans ses bottes une telle affirmation que personne n’a réussi à observer. Vous prêtez à l’argent une propriété que l’on ne voit d’habitude que chez les plantes et les animaux.
      Si l’argent se reproduirait tout seul j’irais en semer dans mon jardin et le Serf ne se ferait pas voler de son travail. A vous lire on croirait qu’une telle exploitation n’est pas la faute ne notre système juridique qui légalise et encourage le vol du travail par l’usure, c’est la faute au méchant argent…

      Bien sûr que semer de l’argent fonctionne : comme une plante qui a besoin de nutriments et de lumière, l’argent pour se reproduire a besoin de certaines conditions (ie rapports sociaux conditionnés par des matérialités et situations objectives) qui ne sont pas identiques dans le temps et l’espace.
      C’est bien que parce que l’argent n’est en dernière instance qu’un rapport social objectivé qu’il peut se reproduire tout comme un seigneur a sûrement du réussir à ce que le nombre d’heures de corvée doublent pour la même "protection".
      Lorsque vous dénoncez l’usure vous voulez non pas que l’exploitation disparaisse mais qu’elle diminue de ce point de vue du groupe des usuriers pour passer vraisemblablement à un autre groupe comme les capitalistes industriels privés et/ou les entrepreneurs étatiques.
      Je vous concède que le capitalisme financier est le plus immonde de tous mais il n’est que le prolongement de l’autre . Les institutions sont la résultante et le système juridique est la conséquence et non la cause de cette nature dans le rapport de force (le droit n’est qu’un rapport de force objectivé).


    • A RD,
      Expliquez-moi par un exemple concret comment un capitaliste industriel privé ou entrepreneur étatique peut exploiter le travail d’autrui s’il n’y a pas d’usure (sensu l’argent qui fait des petits) ?

      En absence de capital lucratif, le capitaliste industriel privé n’a dans ce cas qu’un capital d’usage. C’est le forgeron qui utilise son propre marteau qui est son capital d’usage.

      Un fonctionnaire dans une centrale nucléaire d’état est payé pour sa qualification, en absence de capital lucratif cela permet la production d’électricité moins chère.


    • Bromelia

      Comme je te l’ai déjà dit tu t’appuie sur des erreurs.
      - l’usure n’est pas "l’argent qui fait des petits", c’est "Intérêt que produit l’argent prêté". c’est pas la même chose ... aussi un usurier est une personne qui prête de l’argent, cela aurait pu te mettre sur la voie ...
      - Aussi un capitaliste industriel exploite le travail d’autrui en ne payant pas complétement le surplus de valeur dégagé par ce travail. exemple : dans une usine arrive 100 euros de matière première (du bois). un ouvrier construit un meuble avec cette matière première qui vaudra 200 euros en sortie de chaine. le capitaliste industriel paiera 60 l’ouvrier. donc sur les 100 euros de valeur dégagée par le travail, l’ouvrier sera payé 60 et le "patron" garde 40 pour lui.
      - C’est l’exploitation du travail d’autrui
      - Et dans ce processus A AUCUN MOMENT l’usure intervient

      Je t’assure qu un enfant de 10 ans est capable de comprendre cela


    • Bromelia
      Les esclaves des mines de l’empire romain étaient exploités et pourtant aucun argent ne devait intervenir dans leur rétributions.
      Si dans l’exemple de radicus vous voulez dire qu’il faut que le capitaliste industriel utilise de l’argent pour acheter des matières premières par exemple pour les faire transformer par des salariés, alors seul le mode production communiste ou le troc semblent possibles. Toutefois comme l’a bien montré les économistes classiques le troc débouche nécessairement à un moment ou un autre puis l’usure, pour des raisons objectives et logiques.


    • RD,



      … et pourtant aucun argent ne devait intervenir dans leurs rétributions.



      … pourtant l’or dans les coffres des propriétaires des mines ne cessait de « croitre » sans pour autant que ces propriétaires ne travaillent.

      Si l’argent est la mesure de la valeur économique du travail d’un individu (selon Marx seul le travail crée de la richesse) l’argent qui devait rétribuer les esclaves des mines est celui qui se retrouve sous forme d’intérêt sur le capital dans les coffres des propriétaires.
      Il y a bien usure.
      Le problème n’est pas la mesure de la valeur économique du travail d’un individu, c’est-à-dire l’argent mais l’usure. Si le mot « usure » ne vous pait pas vous pouvez utiliser par exemple : « arnaque à la mesure de la valeur économique du travail d’un individus ».


    • "arnaque à la mesure de la valeur économique du travail d’un individus" : pourquoi ne pas appeler cela exploitation que ce soit financier, du capitalisme industriel ou de l’esclavagisme.



    • pourquoi ne pas appeler cela exploitation



      L’intérêt sur le capital (ou l’usure) est perçu comme quelque chose de normal voir nécessaire pour la survie de l’économie alors que techniquement c’est de l’exploitation, de l’esclavagisme. Appeler intérêt exploitation ou taux d’esclavagisme permettrait une prise de conscience de sa nocivité et lancerait le débat sur quel critère alternatif fonder nos projets économiques.


  • Petite critique de Francis Cousin.

    Je considère la "communauté de l’Etre", la communauté primordiale, comme un "idéal type" Weberien, et non comme une réalité historique ; ça n’invalide en rien la brillante démonstration que F. Cousin fait pour illustrer la dialectique de la dictature du capital.

    Je considère aussi le retournement dialectique marxiste et l’accomplissement du communisme comme un Messianisme sécularisé, autant que l’échange primordial expliqué par Engels comme étant un pêché originel sécularisé.
    Je trouve que F. Cousin écarte trop facilement du revers de la main toutes tentatives locales de lutter contre l’entropie marchande (par exemple : le proudhonisme) ; doit-on attendre passivement la fin de la logique du capital ? Il y aurait beaucoup à dire, et pas assez de place.

    Pour moi, tout consiste avant tout a prendre conscience de notre aliénation et de la dépossession de notre primordialité par le spectacle de la marchandise. Nous somme tous convalescent, les "Winners" de wall-street sont les plus grands perdants... quand on s’en rend compte, chacun fait comme il peut.

     

    • J’ai peur que le proudhonisme ne soit pas un positionnement politique ou idéologique suffisant pour nous faire revenir dans un contexte économique plus équitable. Dans l’histoire, lorsque les travailleurs ont obtenu un peu de droits, c’était après de longues luttes, pour de ne pas dire de dures luttes. Il faut plus de radicalité face à des élites financières dirigeantes qui oeuvrent incessamment à faire baisser le coût du travail. Pour résumer, on concède à celui qui ouvre sa gueule, pas à celui qui est timoré.

      Effectivement, cela paraît aberrant de devoir attendre la fin du capitalisme plutôt que de le combattre tant sa dynamique est puissante mais force est de constater que nous bougeons peu donc la révolution n’est pas prête de démarrer. Cela voudrait dire, d’après moi, que le capitalisme ne nous a pas encore assez aliénés, que nous trouvons encore des îlots de sens ou de plaisirs (artificiels ou non) dans nos vies et que nous ne sommes pas en assez grand nombre pour changer les choses. La masse critique sera-t-elle atteinte un jour ? Je ne sais pas.


  • Moi meme personnellement JE...

    Donc moi, moi je, avec mes lacunes évidentes sur le sujet et en ayant quasiment rien compris de ce que dit Mr cousin, je vais faire un commentaire afin de me complaire dans mon narcissisme et de me rassurer sur mes angoisses...

    Non je déconne, je voulais juste me moquer d’un bon nombre de commentaires.

     

    • Comment, après n’avoir "quasiment rien compris" au discours de FC, peut-on se moquer de dizaines de commentaires ? manifestement la plupart des commentateurs comprennent eux. Il est vrai que FC se moque lui aussi de tous les forums dans une autre perspective.


    • Decee,

      C’était très surement ironique.
      ça reflète très bien ce que je pense, vouloir faire une critique de FC qui d’ailleurs n’est pas une critique de FC car FC explique a longueur de temps qu’il ne fait que recueillir l’auto-mouvement radical du monde donc déjà dès qu’un tel se targue dès la premieres phrase de critiquer FC il signe qu’il n’a rien compris, je vous laisse imaginer le reste du discours.
      Bref je ne pense pas me mouiller beaucoup en disant que personne ici ne comprends a 100% ce que tente de nous transmettre FC et y vas de son commentaire subjectif...

      Je vois donc dans ce commentaire un appel maladroit a l’humilité, je suis surpris que vous l’ayez pris au premier degré...ironie aussi ?


  • La limite de Cousin se vérifie des qu’on se penche sur l’aspect pratique. Une bonne question que j’aurais aimé être à la conférence pour lui poser : La bouteille de bordeaux que je me fait livrer dans la pampa, si je l’échange pas contre de l’argent ou autre chose, le mec qui va me la livrer, il se sera tapé les 6000 km uniquement pour la tripe du jouir de me rendre service pour aussitôt repartir vers d’autres aventures communautaires ?

     

    • Fort heureusement pour vous, vous n’étiez pas présent à cette conférence, sans quoi m’est avis que vous vous seriez quelque peu ridiculisé avec votre " bonne question ". En effet, deux secondes de réflexion élémentaire pourrait vous amener à la conclusion que dans la vie en communauté, on ne se fait pas livrer une bouteille d’une autre communauté a des milliers de kilomètres (dans cette perspective, l’idée serait plutôt soit de s’en passer soit de travailler à sa production en petite quantité) ... ni une clé USB fabriquée en Chine et commandée sur Amazon ! Franchement ?! Est-ce que, avant de parler des " limites " des autres, les gens pourraient réellement réfléchir au fondement de leurs propres interrogations pour soit y répondre eux-mêmes soit se rendre compte qu’elles n’ont aucun sens dans un cadre donné ? On mettra ça sur le compte de l’heure tardive ... et du Bordeaux. Faut rigoler.


    • Parcequ’il ne faut pas raisonner comme ça, c’est un tout autre monde.
      Aujourd’hui on fait les choses pour quoi ? ca n’a pas beaucoup de sens non plus, à la reflexion.

      C’est difficile d’imaginer autre chose, mais il est facile de voir l’absurdité du monde d’aujourd’hui.
      Le changement parait inévitable, et si ce monde s’ecroule, que va t’il se passer ?
      Surtout que d’ici là, tout le monde aura eu son lot de misères, peut être assez pour considérer que décidemment, il faut faire autrement.


    • Je ne pense pas que Cousin ait parlé d’une production personnelle, il parle bien de s’en procurer du véritable, alors pas de réponse ?
      Bien sur Louise que c’est une aberration de se faire livrer à l’autre bout du monde à tout va des choses inutiles, et en cela l’aspect critique du discours de Cousin est irréprochable, c’est pourquoi je trouve dommage qu’il se perde un peu des qu’il en sort et ma question n’avait d’autre objectif que de montrer l’étrangeté de cette saillie pratique irréaliste sur un plancher critique resté si net jusque là.


    • Peut-être que, comme je vous l’ai suggéré (mais évidemment sans le moindre résultat positif), la réponse à vos questions se trouve dans un minimum de réflexion, réflexion que vous ne fournissez pas peut-être parce que la finalité est juste dans la volonté de brocarder de manière creuse plutôt que de vraiment essayer de produire un effort. A priori, l’argumentaire de Monsieur Cousin repose sur une vision de l’échange et du contre-échange, du don et du contredon mais pratiqués ici à grande échelle. Il se rapproche en cela du travail de Marcel Mauss qu’il connaît forcément. Cela existe déjà à très petite échelle dans certains endroits et sous diverses formes.


    • Merci de me pousser un peu ma réflexion se traîne en ce moment...
      Y a-t-il une différence entre échange et troc ?


    • vous n’avez pas beaucoup d’imagination,

      On pourrait voir une sorte de réseau de transmition des différentes saveur du jouir enraciné pas par un abruti chauffeur livreur qui parcourrerait 6000km a lui seul...

      Mais un passage de relais de communauté a communauté qui prendrai un certain temps au début mais une fois que le flux est régulier...le but n’étant pas nonplus d’avoir un flux pour comblé des besoins de marchandises boulimique, vu qu’on aurait dépassé cela...

      pour traverser les océan on pourrait imaginer des navigateur qui par liens cosmique avec l’océan naviguent et en profitent pour ramener des produits, des aviateurs(pas dans des "airbus A380", hein, mais des petits avions dont on peut faire la mécanique soi-meme)...
      Et comme on a compris que la communauté universelle n’est pas un retour en arrière ou la destruction absolue de tout le capitale mais un renversement dialectique qui change totalement le rapport, alors on pourrait conserver surement beaucoup de techniques actuel...

      Si on se demandes lesquels ? Là c’est plus dur a dire car ça dépendra de l’auto-mouvement du moment mais par exemple il parait logique que pour l’électricité ceux qui décideront d’en avoir se tournerons vers des méthodes simple et efficaces qui ne sont pas mis en avant par le capitale : hydroélectricité simple type moulins, électromagnétisme, thermodynamique des sols...et arrêterons surement les centrales nucléaire trop compliqué a gérer.

      Tout le monde saura a peu prés tout faire dans sa communauté, rupture de la division du savoir et autre spécialisation oblige(sachant qu’une meme communauté ne conservera pas tout (sinon peut être trop de chose a savoir), mais seulement ce qui a su se fondre dans la réorganisation du jouir collectif)

      Bref plus sérieusement il faut comprendre l’idée d’auto-movement, le débat de "ça sera pas possible" vs "si ce sera possible" n’as pas de sens on peut pas prédire l’avenir dans ce genre de détail mais juste comprendre que tout s’agencera comme il faut le moment voulu : auto-mouvement.


    • Il a en effet peu d’imagination et peut-être tout aussi peu voire pas de volonté :-) Mais maintenant qu’on lui a impulsé une toute petite poussée, il va continuer tout seul comme un grand (ou pas !) et sans demander la becquée. Il va lire et s’instruire par lui-même et trouvera ainsi réponse à ses " questions ".


    • Merci Palmal pour ce voyage sympathique. Je comprends que l’on rêve de ce genre d’avenir et que l’on cherche à le réaliser à son échelle personnelle en attendant qu’il puisse un jour se réaliser plus largement mais je suis gené par la posture prophétique de Cousin pour qui c’est comme si c’était déjà fait. Vous reconnaissez de manière plus pondérée que le débat de la possibilité n’a pas d’intérêt mais terminez tout de même par une certitude.
      Eric vous faites le malin mais prenez soin d’éluder ma question (ah oui mince le troc c’est pas bien !) et pour le coup c’est vous qui tombez dans la facilité.


    • Vous faites les questions et les réponses en tirant des conclusions de mon absence de réponse directe à votre " interrogation " , c’est cela qui est facile voire ici malhonnête. Vous perdez un temps précieux sur des lectures que vous avez de retard et auxquelles vous pourriez utilement vous consacrer, ce qui vous éviterait encore une fois de demander la becquée et vous permettrait de trouver les réponses par vous-même. Je vais être gentil, mais c’est la dernière fois car je n’apprécie pas les gens qui se croient malins alors qu’ils n’ont visiblement pas le bagage pour. Ce à quoi je faisais allusion dépasse largement le troc (entre deux personnes façon un donné pour un rendu de nature différente) et correspond à une vision de l’échange bien plus haute, collective et dépersonnalisée. Ce qui ne préjuge en rien du troc (Ah ! La pondération !). Il serait trop long de développer ici et vous n’êtes pas très stimulant. Je vous renvoie donc encore une fois à Mauss. J’invite tout un chacun à s’intéresser de prêt à cela par ses propres lectures et recherches. Il y a ici des tas de gens qui sont plus curieux qu’attentistes ou juges de chaise. Parfois on écrit plus au final pour les autres, qui lisent sans forcément commenter, que pour des " interlocuteurs " directs. Bref, avant de parler des limites de Cousin (sic), m’est avis que vous occuper de repousser les vôtre, possiblement plus exiguës, pourrait vous être profitable. Sans rancune.


    • Nicolas

      Oui le troc et l’échange, c’est la même chose.
      cela présuppose la notion de propriété privée qui est aboli dans une communauté. Tout est en commun (ou "appartient" à la communauté). "Les fruits sont a tout le monde et la terre à personne" disait Babeuf. Et dans le contexte d’une communauté universelle on peut penser que la bouteille de bourgogne appartient autant aux Bourguignons (pas Lydia et Claude :) )qu’aux papous. Comme l’ananas de Papouasie ... Alors certes ça peut paraître utopique mais on peut imaginer aussi que l’intérêt général serait mieux préservé (que la somme des intérêts privés défendus par le liberalisme) dans ce système ...


    • Merci Radicus, en amateur de fruit j’aime bien la citation de Babeuf. Lui aussi étant jeune a du se faire honnir à tout jamais par son voisin grincheux pour avoir ramassé trois pommes pourrissantes sur son terrain.


  • J’ai apprécié son allocution , ca m’a permis de comprendre Marx un peu plus qu’en le lisant ( comme disait Desproges , le capital , c’est chianf ) , " néant-moins " sa superbe analyse , il ne propose rien , et comme disait le grand et talentueux " Gustave Parking " : " Il faut suivre ceux qui cherchent et fuir ceux qui ont déjà trouvé "

     

  • Merci F. Cousin pour vos conférences passionnantes. K. Marx, de là où il se trouve,doit vous bénir pour votre travail de réhabilitation de sa pensée radicale contre tous ceux qui l’on trahie, c’est à dire destruction du Salariat (servitude volontaire), destruction de l’Etat (toutes ses formes parce que répressif par essence), destruction de l’Argent (ce lien de la marchandisation).


  • Le communisme est une utopie délirante qui nie la nature humaine. Le paradis sur terre ne peut exister. Nous pouvons simplement améliorer nos conditions. La communauté de l’être marxienne est un fantasme de dialecticiens verbeux faisant le lie de la misère spirituelle.

     

  • FC parle souvent de l’intéret qu’il trouve à etre confronté à des idées contradictoires, démarche enrichissante selon lui. Toutefois, cet intéret didactique semble ne pouvoir concerner que son auditoire. En effet la grande culture de FC, ses lectures, sa véritable cathédrale intellectuelle ne laissant passer que très peu de failles, sa rhétorique passée au niveau du grand art rendent son discours et sa conviction totalement imperméables à toute autre vision ou critique. Il ne peut pas changer d’avis bien qu il évoque si souvent le mouvement.
    Que penser d’un tel positionnement, est-il celui d’un véritable initié ou une sclérose ? En tous cas, il continue de nous passionner depuis 2 ans par ses analyses encyclopédique sur tous les sujets relayés sur le site de Bhu, quasiment son alter ego.

     

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