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Dans la trajectoire de Marx et de Debord… – Conférence de Francis Cousin à Nantes

L’équipe d’E&R Pays de la Loire a reçu Francis Cousin le 16 juin 2018 à Nantes pour une conférence intitulée « Dans la trajectoire de Marx et de Debord… ».

 

 

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128 Commentaires

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  • Autant je peux comprendre que des causalités matérielles engendrent mécaniquement des effets, autant il m’est impossible d’accepter que ce ne sont pas les idées qui dirigent les hommes et les sociétés, donc l’histoire. Cet auto-engendrement des évènements ne tient pas.
    D’accord pour dire que le capitalisme possède des nécessités propres et qu’il génère une série temporelle de phases et d’évènements quasi inévitables dans lesquelles Tartempion ou Machin -Truc sont parfaitement interchangeables.

    Cependant, le Dieu-Marché n’est pas naturel, il est une croyance humaine subjective qui nous est imposée par la force. Je continue donc à prier pour le règne de Jésus-Christ.

     

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  • Dans l’introduction de son livre "Le phénomène socialiste", Igor Shafarevich cite une phrase de H. G. Wells, qui visita la Russie en 1920 et qui, bien que socialiste, refusait d’accepter le marxisme :
    "Le communisme marxiste a toujours été une théorie de la révolution, une théorie à laquelle non seulement fait défault toute idée créatrice ou constructive, mais aussi hostile à toute idée créative et constructive." (La Russie dans l’ombre)

    Pour Shafarevich, le marxisme ne s’assigne aucun autre but, que de préparer la prise du pouvoir. En conséquence, le system étatique ainsi mis en place est défini et construit en fonction de la seule nécessité de conserver le pouvoir.

    Si le marxisme est une grandiose théorie élaborée par un grand esprit, mais dont le but est de tromper le prolétaire pour l’embrigader dans un processus révolutionnaire au profit d’un tiers, qui ne peut se réaliser sans la main-d’oeuvre indispensable, tout ce que fait Cousin avec ses hyper-analyses marxistes est de défendre la validité d’une pseudo-théorie scientifique, d’égarer le lecteur ou l’auditeur et par là-même d’accréditer une tromperie.

    De la même façon, la franc-maçonnerie s’entoure de symbolisme et de tout un séduisant fatras noble et ésotérique afin de mieux tromper ses gentils et distingués "prolétaires" sur le véritable but de la confrérie.

    La fin justifie les moyens et tous les moyens : ceux-ci n’impliquent pas seulement le mensonge, la tromperie, la perversion, le crime, le génocide, les armes matérielles de destruction massive, ils peuvent aussi être des armes idéologiques également de destruction massive : la théorie de la révolution en fait partie, tout comme celle de l’évolution, du libéralisme, de la libération sexuelle, du féminisme, de la théorie du genre etc...

     

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    • N’importe quoi. Votre commentaire est à côté de la plaque : ni Marx ni Cousin ne se revendiquent du marxisme, et pour l’un comme pour l’autre ce qui s’est passé en Russie relève bien du capitalisme d’Etat et non du Communisme universel dont parle Francis Cousin et dont la condition sine qua none est l’abolition de l’État, de l’argent et du salariat.
      Donc merci de ne pas assimiler Francis Cousin à ce qu’il n’est pas, qu’on soit, ou pas, d’accord avec lui.

       
  • Quand il a dit bonjour ça suffit amplement.
    Merci. Au revoir.

     

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  • La critique du capital et plus précisément de la valeur est pertinente ( A JAPPE Les aventures de la marchandise). De même que le principe de réification ( G LUKASH). Toutefois, il n’existe pas de système valide de substitution. L’offre de Francis COUSIN est réalisable, à condition d’abolir la division du travail ( question rarement abordée.) Qui aujourd’hui voudrait être opéré du genoux par sa belle sœur ? C’est la quadrature du cercle. On entre là dans une métaphysique, dans le domaine de l’absolu ou la raison seule ne permet plus de comprendre.

     

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  • Le Francis Cousin c’est galère au début. Celà fait des mois et des mois que je regarde occasionnellement des videos de Francis Cousin. Pour être clair, au début on ne peut pas comprendre, difficile de suive le fil conducteur. Il faudrait se farcir tout un tas de définitions au préalable. Par contre au fur et à mesure, on se familiarise avec le vocabulaire et les concepts. Je perçois une nette amélioration dans ma comprehension, je suis passé de 10% à environ 80% de comprehension, sans faire d’effort particulier, et donc avec le temps ça devient bien moins imbuvable. Mais je dois dire que dans cette video monsieur Cousin utilise aussi des formulation plus vulgaires, en complément de sa sémantique stricte, donc ça aide. Quant-à la lecture que monsieur Cousin recommande, malheureusement tout le monde n’en a pas les moyens. Moi je travaille en audio du fait d’une déficience visuelle, et donc les videos sont le support ideal pour moi (bande audio).

    Quoi qu’il en soit, le marxisme semble décrire une sorte d’objectif tacite, comprehensible et même partiellement legitime. Je dis partiellement car il se focalise sur l’opposition capital / force de travail productive, mais nie la valeur du travail intellectuel et la valeur de la responsabilité relative aux choix methodologiques et techniques, temps passé dans la recherche, qui ne sont pas directement des forces productives, mais qui ont pourtant un effet decisif sur la rapport final travail / production. En terme de math ca reviens à ne calculer que en additions sans connaître les multiplication. Il adresse les machines et les systèmes industriels presque comme si ils relevaient du créationisme, de l’acquis gratuit dont on ne doit rien à personne. Autre problème. L’objectif theorique semble accessible au niveau d’un petit groupe de personnes travaillant ensemble dans les mêmes conditions, mais beaucoup plus difficile à concevoir à l’échelle d’une société diverse où les gens sont soumis à de conditions diverses. Donc arrivé à un moment donné on rentre plus dans de la masturbation mentale.

     

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    • pas tout a fait d’accord, le travail intellectuel est tout aussi productif que le travail physique tant que vous êtes dans la logique de production (biens materiels decouvertes etc) et si ca s’inscrit dans une logique de rentabilité et de croissance vous êtes dans le vrai dans la logique du capital.

      le vrai probleme du capital est qu’il veut une croissance infini dans un monde fini, ce qui par definition est impossible. C’est ce qu’essaie dire cousin il me semble ; l’auto invalidation du capitalisme est là (satan) il arrive à son terme et ce sera un soulagement pour tous les gens de la terre.

       
  • Le Capital originel c’est l’énergie et les ressources, lesquelles sont initialement universelles et parfaitement naturelles (horizontales) .

    L’Aliénation commence donc avec la civilisation, un système artificiel (vertical/pyramidal) qui n’a d’autre ambition que de se substituer au système naturel (lois naturelles).

    La cybernétique est la quintessence de cette artificialité, elle signifie littéralement "science de gouverner", et trouve son origine en Grèce, à l’instar d’Europa.

    L’Écriture, l’externalisation, la concentration et le contrôle de la mémoire, est donc l’essence de l’artificialité, du fascisme (politique), s’agissant de religions, de sciences, de lois ET de commerces, le tout en faisceau, donc.

    C’est donc l’académisme européen qui, historiquement, détruit toute forme de vie (organique et sociétale) sur notre Terre tout en nous poussant vers les confins les plus obscurs de l’Univers, c’est très concret, exponentiel et plus visible aujourd’hui que jamais, il suffit de voir les cités du monde et leurs QG maintenant, ils sont totalement européens, c’est parfaitement incontestable.

    Bref, l’Empire (Romain) n’a jamais chuté, d’Ancien en Nouvel Ordre, il se perfectionne et tourne toujours ses grands yeux déments vers les cieux (sci).

     

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  • Cousin est un spirituel qui s’ignore.

     

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  • [ Correction d’une coquille ] - commentaire 1/2

    F. Cousin a glissé une coquille dans son discours à 1h09’25" (à cet instant précis, le mot "américain" est à remplacer par "allemand") :

    - Voici la phrase qu’il prononce : « Les Etats-Unis veulent empêcher l’investissement américain et français en Russie ».
    - Voici la même phrase corrigée : « Les Etats-Unis veulent empêcher l’investissement allemand et français en Russie ».

    Voici une justification de la correction de la coquille : on identifie facilement la coquille à partir de son propos juste antérieur. Je le cite, de 1h08’39" à 1h09’36" (en corrigeant la phrase comportant la coquille, vers la fin de la citation) :



    Il faut lire la crise ukrainienne. [ce] n’est pas une crise par laquelle les américains désignent qu’il y aurait un danger russe. La hantise des américains — je le répète depuis des années et des années — c’est le traité de Rapallo [1]. La Russie est archaïque, la France et l’Allemagne sont technologiquement très avancées. La peur des Etats-Unis, c’est ce qui s’était passé à Rapallo — traité de Rapallo, 1922 : l’Allemagne technologique allait moderniser la Russie archaïque. Donc la crise ukrainienne... Il ne faut pas vous tromper de cible, là encore il faut avoir une analyse dialectique en fonction des forces productives du capital : la crise ukrainienne, ce n’est pas que les Etat-Unis veulent isoler la Russie, c’est que les Etats-Unis veulent empêcher l’investissement allemand et français en Russie. Donc on nous crée constamment des crises qui font écran et c’est une forme du bombardement qui ne prend pas une forme militaire, mais qui prend une autre forme.



    ../..

     

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  • [ Correction d’une coquille ] - commentaire 2/2

    [1] Le traité de Rapallo (1922) est signé le 16 avril 1922 par l’Allemagne de Weimar et l’URSS en marge des accords de Gênes. Il permet aux deux signataires de rompre l’isolement dont ils sont l’objet après la Première Guerre mondiale et la révolution bolchévique :
    - l’Allemagne et l’URSS renoncent aux réparations de guerre qu’elles se doivent l’une à l’autre
    - rétablissent des relations diplomatiques et commerciales (clause de la nation la plus favorisée).
    - mise en place d’une collaboration militaire secrète qui durera jusqu’en 1933 avec des camps d’entraînement allemands secrets en URSS dont une école des gaz de combat à Saratov, une école d’aviation près de Lipetsk et un centre d’études et d’entrainement des chars de combat à Kazan.

    Attention, il existe un tout autre traité de Rapallo signé en 1920, par lequel l’Italie et la Yougoslavie établissent les frontières des deux royaumes et leur respective souveraineté.

     

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  • Ce que nous dit Francis est limpide, ceux qui n’y comprennent rien allez potasser un peu et revenez-y. Il n’y a rien d’incompréhensible dans ce qu’il dit des 2 mais 1968, la farce estudiantine bien orchestrée occultant le sérieux des dix millions de grévistes, du rôle des syndicats pour briser ces grèves, des gens conscients de leur aliénation qui ne veulent plus retourner à l’usine, de l’éros d’une possible libération de l’être dans l’abolition des cloisonnements qu’impose le Capital dans toutes ses dimensions (ex : Catalogne 1937), de l’incitation à lire les expériences des groupes radicaux, les textes fondamentaux de Marx pour bien s’imprégner de l’enjeu, etc.., bien d’autres choses clairement exposées dans cette conférence..

     

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    • @ kribe

      Je suis largement d’accord avec toi et merci de cette liste des thèmes abordés. Je note qu’il y a beaucoup moins de jargonnage que dans d’autres interventions de sa part, même s’il en reste, mais marginalement.

      J’ai cependant une réticence et je la développe ci-après.

      A partir de 19’04" (jusqu’à 22’17" pour l’aspect technico-économique), Francis Cousin démarre une explication de ce qu’est la baisse tendancielle du taux de profit, mais je trouve son explication partielle (et même abusive en un point) et peu pédagogique, alors qu’il s’agit d’un des fondamentaux du travail de Marx, d’après ce qu’il peut dire lui-même.

      En effet, s’appuyant sur la distinction machine / travailleurs, il développe l’idée que la machine s’use nécessairement dès qu’elle fonctionne et que, ce faisant, cette usure coûte au point que tout ce que rapporte la production de la machine est compensé par le coût d’usure (cf. son propos de 20’44" à 20’50" : « tout ce que la machine va produire, tout ce que la machine va me rapporter, elle me le renvoie par son usure »), impliquant qu’il n’est pas possible d’exploiter la machine, alors que le travailleur prolétaire, lui, est exploité, produisant d’une part le travail nécessaire pour lequel il a un salaire, d’autre part ce qu’il produit au-delà de son salaire (la "sur-valeur").

      Si le coût d’usure des machines s’accroît car leur complexité s’accroît, pour autant toute la valeur que produit la machine permet typiquement un excédent de valeur qui permet de payer son usure et bien d’autres choses, dont les dividendes des actionnaires.

      Donc, pour aller vers plus de sérieux et de pédagogie sur cette question de la baisse tendancielle du taux de profit, je conseille le visionnage d’une conférence d’Olivier Berruyer à Sciences Po, titrée "La Finance à la Dérive" — si j’ai écris visionnage, c’est aussi parce que cette conférence contient un vaste diaporama, avec peut-être 80 diapos.

       
    • C’est limpide si on a le vocabulaire, je suis désolé mais dans "capital = procès de valorisation de notre aliénation à la marchandise" moi je ne comprends pas le mot "procès", donc pas "procès de valorisation" (à moins qu’il ne faille pas couper là) donc pas le reste.

      Il est vrai que tout étant dit de façon compliquée comme ça, on a tendance à s’arrêter à l’effort nécessaire pour comprendre, et à ne pas faire celui nécessaire à délimiter, contourner, dépasser, et ça donne l’illusion (à Cousin en premier lieu) que cette pensée est totalisante, qu’elle répond à tout.

       
    • JC :
      Comme souvent avec M Cousin (et les gens (très) sérieux), il faut quelques notions d’étymologie (ou un dico ou une connexion web ;) ou de Grec/ Latin pour bien saisir son discours. Il faut entendre ici processus par procès ...

       
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