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Demain la France des villes contre la France des champs

La France d’après, un conte sans fées

Pour établir une prévision réaliste, il « suffit » de faire évoluer dans le temps les variables qui composent un objet d’étude – ou une donnée donnée – dans un état donné. Par exemple, pour la météo, on dispose des axes et forces des vents, des masses d’air chaudes et froides, des zones de hautes et basses pressions, des courants marins, on entre dans un calculateur toutes ces variables et leurs évolutions habituelles, plus les interactions entre ces variables (soit une variable de variables avec un niveau de complexité supérieur), et on débouche sur une prévision à J+1, J+2, J+3...

 

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Plus on avance dans le temps, plus cette prévision voit augmenter sa part d’aléatoire, c’est-à-dire de possibilité d’erreur. En général, on arrête de croire la prévision dès qu’on dépasse 5 ou 10% de marge d’erreur, ou alors on entre dans le domaine de la croyance, de la foi. Car au-delà, la marge d’erreur devient exponentielle, donc incontrôlable. Autrement dit, tout peut arriver.

 

Si l’on prend comme objet d’étude la tension sociale en France, tension qui est montée d’un cran depuis le 17 novembre 2018 et qui semble être retombée en juin 2019, on peut tracer de façon imaginaire – nous ne disposons pas de gros calculateurs, à part notre cerveau – les variables qui composent cette tension et déboucher sur une prévision à peu près réaliste, même si le terme réaliste contient déjà la notion d’à peu près.

Quelles sont les variables qui composent la tension sociale ? L’état économique général (la croissance, la confiance, l’emploi, les taux d’intérêt), l’état des finances (cash, épargne, crédit, aides sociales diverses et/ou familiales) des Français les moins aisés et donc susceptibles d’être touchés par la moindre variation négative de la conjoncture, la politique menée par le gouvernement (sociale ou antisociale, protectrice ou déprotectrice), la résistance des Français à la paupérisation (ça recoupe la variable 2), l’espoir d’un arrangement de la situation pour les plus précaires, la confiance dans la politique du gouvernement… Tout cela fonde l’espoir de s’en sortir ou au contraire l’assurance que les choses vont se dégrader. Entre les deux, un statu quo qui ne nous intéresse pas : nous nous intéressons au basculement.

 

 

L’événement « Gilets jaunes », que certains croient terminé, nous a appris une chose, que les observateurs de la France sociologique avaient déjà théorisée : il y a deux France, celle des grandes villes où vivent les pro-Macron, les pro-politique libérale, la France dite de demain, et celle des campagnes, où vivent les anti-Macron, les Gilets jaunes, la France d’avant ou d’hier. Ce sont des estimations, il y a évidemment des tas d’exceptions (par exemple les retraités qui sont légitimistes et qui votent pour l’ordre, concrètement pour ceux qui vont leur assurer le paiement de leurs retraites), mais les grandes tendances sont là : villes contre campagnes, riches contre moins riches. Le banlieue étant un croisement entre les deux, ni vraiment ville ni vraiment campagne, une zone urbaine métissée, comme ses habitants.

L’événement « Gilets jaunes » peut être comparé à un processus d’éruption volcanique, mais il n’est pas l’éruption : c’est une première secousse, sérieuse, mais ce n’est pas l’explosion finale. Il s’agit d’un avertissement envoyé à l’oligarchie, à la vraie dominance qui n’écoute pas les revendications des classes laborieuses, dites inférieures, celles de la France des campagnes qui ne dispose pas de relais médiatiques. Les campagnes sont donc « montées » dans les villes pour dire et faire entendre leur souffrance sociale, économique, leur abandon progressif par l’État libéral, si l’on peut se permettre cet oxymoron.

La deuxième secousse sera plus forte. Le corps physique comme le corps social fonctionne par avertissements : quand un travailleur est stressé, avant de développer une maladie psychosomatique il reçoit des informations du corps qui l’avertissent de ce qui va venir, et qui sera plus sérieux, plus grave. Le mouvement des GJ est le premier avertissement du corps social à la tête, celle qui dirige, l’élite. Si le cerveau ne change pas de cap, le deuxième avertissement sera plus violent, et le troisième définitif : il s’agira de l’élimination physique des symboles du pouvoir. Que les disciples de Macron se rassurent, nous n’en sommes pas encore là. Mais les choses vont vite, à l’ère de l’Internet, tout est accéléré dans le domaine politique, la construction comme la démolition : les deux premiers partis de France (l’UMP et le PS) sont passés de 28 et 27% au premier tour de la présidentielle 2012 à 8 et 3% aux européennes de 2019.

 

 

Si l’on prolonge les lignes des variables de départ, entre la saturation des campagnes (ce qui inclut les PMV, les petites et moyennes villes), la montée de la colère du peuple victime de la politique libérale, la surdité du pouvoir, la violence de sa politique économique et de sa répression policière, alors le choc est inévitable. Les deux courbes vont se croiser dans un big bang social. Mais il n’est pas dit que le pouvoir, qui est malin par définition, en arrive à cette confrontation qu’on appelle aussi l’émeute généralisée, ou la révolution. Il n’y a pas intérêt. Il dispose pour cela d’un arsenal de mesures de déviation des courbes – la sienne, mais aussi celle de ses victimes – à l’image des avions qui envoient des leurres quand ils sont « serrés » par un missile.

En réalité le choc peut être évité et remplacé par quelque chose de plus pacifique : une cohabitation, mais une cohabitation dans des frontières bien comprises. Qu’est-ce à dire ?

Nous avons deux France qui se regardent en chiens de faïence. L’une est aisée, dispose de jobs en CDI, de services publics en bon état de fonctionnement, d’un réseau de transports publics dense, d’un niveau éducatif correct, d’aides à l’enfance, à la vieillesse, etc. ; l’autre se débrouille avec des boulots de plus en plus durs, de plus en plus rares, et de plus en plus petits. Des petits boulots précaires qui font voir l’avenir en noir, ou en gris. Il n’y a plus d’horizon, il n’y a d’autre horizon que le lendemain, et il faut tenir, jour après jour. Cette deuxième France, désertifiée, abandonnée par les pouvoirs publics, est un monde de pauvreté, de débrouille, de troc mais aussi de fraternité. L’individualisme des villes n’y règne pas. La fraternité y est obligatoire. La violence y existe aussi, mais dans les banlieues, qui cumulent d’autres handicaps qui peuvent croiser ceux des campagnes : déficit éducatif, disparition de l’emploi (mondialisation), défaillance programmée des services publics…

 

 

En conséquence, devant la violence sociale ou physique qui monte des campagnes et des banlieues (une violence reçue et non une violence produite, nuance), la France des (grandes) villes sera obligée de se fortifier contre ce qu’elle appellera le terrorisme des pauvres ou des exclus de la croissance. On propose social-terrorisme.
C’est tout l’objet des programmes de sécurisation d’un Alain Bauer, qui conseille les présidents de la République depuis trois quinquennats. La protection des privilégiés, reclus dans des villes-forteresses, se fera au moyen de milices et de murs (intérieurs) : on ne pourra pas entrer comme ça, venant de l’outre-monde, dans une grande ville de Français supérieurs. Il y aura des passeports intérieurs, le traçage par puces, reconnaissance faciale, RFID ou GSM...

 

 

Comme les hypermarchés ont déjà leurs milices privées, les lieux de consommation auront leurs milices contre la violence potentielle des pauvres, qui sont paradoxalement les principaux producteurs (usines, champs). Il y aura séparation entre la France qui produit et la France qui gère et qui consomme, la tête et les jambes. Là encore, paradoxe que tout le monde connaît, ce sont des pauvres qui seront utilisés contre des pauvres pour sécuriser la Ville, l’Argent, la Banque.

Mais les pauvres de la 2e France (des banlieues) ou de la 3e France (des campagnes) n’auront pas forcément l’idée de s’en prendre à la 1ère France, car on ne peut pas braquer un emploi, un niveau de vie, une éducation. Tuer un riche ne servira à rien, on ne pourra pas lui voler son niveau technique ou son anglais courant. Il y aura des émeutes, émeutes de la faim, des braquages d’hypermarchés, des pillages, des vols en cascade, mais pas de guerre ouverte. On peut s’attendre à une guérilla, des intrusions dans la Ville et des assassinats de personnalités, de symboles de l’Injustice : juges, journalistes, politiques, lobbyistes, people. La liste est connue. Ces éliminations physiques préfigurent l’option 3, qui est une guerre civile non déclarée, de basse intensité, difficile à détecter, mais suffisamment sérieuse pour rendre le pouvoir paranoïaque, ou plus paranoïaque qu’il n’est.

 

 

Pour ceux qui ont une image d’Épinal du Moyen Âge, la France redeviendra quelque peu sauvage hors des villes, les bandits de grand chemin renaîtront, les riches ne se déplaceront plus qu’avec des escortes au sol sinon par air, tout en craignant un tir de missile. Car le trafic d’armes ira bon train : il est possible que les pauvres s’arment pour leur survie, et autrement qu’avec des fusils de chasse. Les banlieues sont déjà pleines de kalachnikovs et de lance-roquettes, théoriquement pour attaquer des fourgons ou se défendre contre les bandes concurrentes.

Ce scénario d’une guerre civile riches/pauvres n’est pas le scénario souhaité par l’oligarchie, le national-sionisme ou le socialo-sionisme aux commandes, disons le sionisme tout court car il peut prendre une forme socialiste ou une forme nationaliste, l’important étant de conserver le pouvoir quelle que soit la conjoncture. On l’a vu avec le comportement des Rothschild pendant les révolutions du XIXe siècle en France, la haute banque a tout de suite négocié habilement avec les nouveaux pouvoirs, qu’ils soient bourgeois ou anti-bourgeois, républicains ou antirépublicains. Le scénario vers lequel le national-sionisme des Zemmour, Goldnadel, Habib et in fine Netanyahou veut voir la France entrer, c‘est celui d’une guerre pauvres/pauvres, d’une guerre des campagnes contre les banlieues, des Blancs contre les immigrés, des chrétiens contre les musulmans, une guerre civile sur une base raciale (ou religieuse) et non pas sociale, puisqu’une guerre sociale serait inévitablement verticale, par définition.

Dans ce scénario qui peut paraître catastrophe pour certains, il y a matière à espérer : par exemple, les milices – forcément constituées de pauvres – utilisées par les privilégiés contre les pauvres (des campagnes ou des banlieues) pourront être infiltrées par le camp du Bas, ou du Bien, un peu comme les Barbares ont fini par constituer des armées autonomes aux confins de Rome, un pouvoir central qui ne pouvait plus contrôler sa périphérie. Cependant, le pouvoir pourra remplacer les milices françaises par des milices immigrées, mais pas d’une immigration francisée, non, d’une immigration de clandestins, de migrants, des milices antifrançaises par fonction et par origine. C’est peut-être l’une des raisons de l’implantation en saupoudrage sur notre territoire de ces petits soldats du mondialisme, comme nous les appelons sur notre site, qui peuvent effectivement devenir de vrais soldats pour le compte de l’oligarchie : ils n’aiment pas notre pays, sont souvent issus de zones de guerre, et leur importation n’a pas de sens économique et encore moins social. Peut-être sont-ils là pour semer la peur chez les autochtones.

 

 

Dans ce scénario, le sous-scénario le plus probable est une évolution progressive, sans forcément de brutalité, vers une partition de la France. Il y aura la France des privilégiés, de ceux qui ont un emploi assuré, dont les enfants feront les études supérieures pour assurer leur avenir, et la France des – en théorie – mal ou sous-éduqués, des mal informés, qui se débrouillera dans un système D généralisé. Ce sera la fin de l’ascenseur social et de la passerelle sociale. Les pauvres ne pourront pas entrer dans une grande ville comme ça, il faudra une raison, un Ausweis, mais aussi de l’argent (numérique donc traçable), on le voit aujourd’hui avec des capitales qui instaurent des péages urbains (28 euros la journée à Londres pour les voitures les plus polluantes, celles des pauvres en général), ce qui constitue un mur économique pour les très pauvres. Au Moyen Âge pour entrer dans la forteresse du seigneur local il fallait payer l’octroi, un droit d’entrée.

Restera deux solutions pour les pauvres : renoncer d’y aller ou violer la loi (faire le mur pour entrer dans la forteresse !), car la loi sera de plus en plus répressive, on le voit depuis deux ans : le nombre d’interdictions et de nouveaux délits grimpe en flèche. On se doute qu’avec toutes les techniques possibles et imaginables de fichage (banque, sécurité sociale), de scan facial, de big data, avec des réseaux (a)sociaux sous étroite surveillance (les RS sont déjà une étroite surveillance en eux-mêmes !), il faudra être très malin et très informé pour déjouer ce plan. De nouveaux guerriers apparaîtront, adaptés à la nouvelle situation, et des seigneurs de guerre – ou de paix – les organiseront.

 

 

Cependant les villes vivront dans la peur, et les campagnes y gagneront une certaine liberté (il n’y aura plus un radar de vivant sur les routes secondaires). Les banlieues, quoi qu’on en dise, sont déjà bien avancées sur le chemin de l’autonomie et de la débrouille. Peut-être sont-elles en avance sur les campagnes, et que ces deux France ont un destin commun. De nouvelles façons de se soigner, de travailler et d’apprendre vont émerger, et il n’est pas sûr que le fatum – la branche qui incarne la pointe de l’Évolution – soit du côté des villes. L’adaptation au futur risque même de se trouver du côté de cette France qu’on croyait rétrograde, condamnée, et ce sera un vrai retournement. L’ordre ancien n’aura plus de prise sur la France d’après.

 


 

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55 Commentaires

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  • Ce n’est que le début d’une gigantesque crise sociale généralisée...
    L’Etat du Capital va voir prochainement ce qu’est la vraie lutte de classe communarde...


  • Le Mexique, le Brésil, le Kosovo, voire le Zimbabwe : la France d’après, en plus petit, en plus grand.
    Non, les riches n’y sont pas attaqués. Les petits-bourgeois, les petits possédants, les petits commerçants, les petits paysans, les petits artisans, les petites familles besogneuses, les artistes et les créateurs y sont en risque perpétuel.
    Le pire, c’est quand tout le monde s’est mélangé racialement. Plus aucune identité d’aucune sorte, mis à part le tiers-mondisme international et le complexe jaloux.

     

    • #2251289

      On pourrait ajouter l’afrique du sud...
      Et vous avez raison, les "vraies riches" ont de grandes chances d’être peu ou pas exposés.
      En afrique du sud, une grande partie de l’elite oligarchique est partie depuis longtemps (australie, nouvelle zélande, ou le reste du monde) ; pour les riches qui sont restés, ca correspond assez bien au scénario de l’article, ils vivent dans des quartiers hautement sécurisés, tandis que l’ex classe moyenne blanche, largement paupérisée, vit la vengeance des communautés noires avec un racisme d’état inversé, un contre-apartheid, et des violences souvent barbares.
      Au passage, quel était le principale allié et soutient de l’état profond sud africain du temps de l’apartheid ? ;)


  • #2250641

    Le scénario de la prophétie de st jean de Jerusalem !


  • #2250646

    Article très intéressant mais je vais encore le répéter : Il n’y a pas deux France. Il n’y a jamais eu deux France. Il y a la république (maçonnique) contre la France (Royaliste).

    A la révolution de 1789, le clergé (Christique) et la Noblesse (Royauté) ont été guillotiné (exit donc le Christ-Roi). Ne reste que les bourgeois (franc-maçons) et le peuple. Le peuple devenant l’esclave des bourgeois. Et nous sommes toujours dans cette configuration (le salarié est l’esclave du patron). 1789 = franc-maçons = bourgeois = capitalistes. (l’argent-roi a remplacé le Christ-Roi).

    - "un statu quo qui ne nous intéresse pas" Entièrement d’accord, il faut briser le statu quo actuel, il est merdique.

    - "il s’agira de l’élimination physique des symboles du pouvoir." Les principaux symboles du pouvoir étant le drapeau tricolore, Marianne, la Marseillaise, la devise "liberté, égalité, fraternité", la constitution, les droits de l’homme et la citoyenneté.

    - "reclus dans des villes-forteresses, se fera au moyen de milices et de murs (intérieurs)" Le bourgeois se repli dans son bourg, là où la Noblesse protégeait l’ensemble du Royaume à ses frontières extérieures.

    "Les pauvres ne pourront pas entrer dans une grande ville comme ça" A défaut d’y entrer, on empêche les autres de sortir, ça s’appelle un siège. Aucune place forte n’étant imprenable. Rappelez vous le siège de Massada (et aussi sa symbolique).

     

    • #2250697

      Tout est dit... !


    • #2250889

      D’oû le suicide Français car c’est à cette époque là que la France a perdu sa richesse, son honneur, sa dignité, et son respect. C’est à cette époque là que la France a aussi perdu sa liaison avec Dieu et donc ses repères...
      Les conséquences sont catastrophiques et il faudra un rétablir un ordre divin et deuxièmement même si celui-ci sera rétabli il faudra des siècles pour en récolter les fruits.
      Un peu comme des sols contaminés par la radioctivité.
      Il faut des siécles pour que la radioactivité disparaisse...
      Merci Voltaire, merci les lumières...


    • cf apocalypse de Jean, ils iront se cacher dans leur bunker, mais Dieu ira les chercher et ils defailliront de peur.


  • #2250654

    Ou peut-être la grève générale ? Comme la bourgeoisie dépend totalement des producteurs - qui produisent toute la richesse réelle (électricité, eau potable, nourriture, bâtiment... ) - et de l’armée, si ces derniers arrêtent de produire, les classes riches seront complètement démunies.

     

    • #2250667
      le 01/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Oubliez ces idées de grève générale dans un pays ou la moitié de la population ne travaille pas, et l’autre moitié profite (encore) du système.
      Si les 6 millions (simiyon !!!) de chômeurs voulaient descendre dans la rue, ce serait arrivé depuis longtemps.


    • #2250679

      pour une fois bien d’accord avec toi, tout arrive (je blague)


    • #2250719
      le 01/08/2019 par alderic-dit-le-microbe
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Ne soyez pas si sûr de vous. Certains se sont déjà attelés à réunir les conditions de la survenue d’une telle éventualité en forçant la nécessité.

      N’êtes-vous donc pas au courant des incendies sur les cultures ? La bouffe est d’ores et déjà la cible de certains qui ont intérêts à la survenue de ce que prétend vouloir éviter un pareil article.

      Il n’y a pas d’avenir commun avec les banlieues, ni même avec le reste de la France. C’est fini. Les conditions sont réunies pour que la fuite des cerveaux s’amplifie. Ce territoire va sombrer dans le tiers-monde, car il récupère des QI d’huître, et il perd des ingé. à vitesse grand V.

      Nous n’avons aucun intérêt objectif à ce que ce bouge survive en l’état.
      Factuellement, ce pays, c’est déjà un magasin au sein duquel les puissants se servent comme dans un supermarché.

      Il n’y a que les sots qui se refusent à l’admettre, et qui restent en position de déni. Plus d’industrie, une agriculture désormais importatrice, une fiscalité pire que l’esclavage, des étrangers partout, des crétins, délinquants et criminels partout, une armée au service de l’étranger, c’est un véritable havre de paix pour y construire sa vie ! Il faut sauver ce pays, au moins pour montrer aux autres ce qu’il ne faut pas faire.


    • #2250748

      Les ingénieurs font partie des producteurs directs (ITC). Si tous les producteurs (et les métiers de services utiles) faisaient la grève générale, cela renverserait le système.
      Ou bien il faudrait que les forces armées se joignent au mouvement, c’est par eux que le pouvoir tient encore.

      On verra bien. Moi je ne suis pas dans la tête des gens et je n’ai pas de boule de cristal, impossible de prévoir.


    • #2251296

      Je partage votre avis, il y a une vraie vulnérabilité de ce coté. Même une grêve massive qui ne toucherait que certains secteurs vitaux (chaines logistique) obligerait le pouvoir fléchir, on a vu la crainte du pouvoir lors des opérations de blocages des GJs. Débloquer un barrage avec des CRS est beaucoup plus facile qu’obliger à travailler.

      En revanche, une telle action n’est possible qu’avec une infrastructure de support robuste, car il faut pouvoir tenir au delà de la période d’urgence que le pouvoir pourra gérer temporairement (stock de crises, réquisition de l’armée... )


    • La grève générale était d’actualité du temps de Proudhon... il y a donc plus de 150 ans !
      Le grand capital international a pu se servir de l’émigration de masse, à partir des années 1970, comme d’un moyen de pression sur les ouvriers autochtones.
      Désormais, il y a les migrants et bientôt les robots-autonomes...
      La grève, ils s’en battent les choses... seule leur vie peut être un moyen de pression efficace et définitif...


  • #2250664
    le 01/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Impossible pour une ville de tenir dans le monde actuel. La structure même de l’urbanisation interdit toute possibilité d’enclave.
    A part les grandes villes, les villes moyennes s’atrophient et sont remplis de "cas soc" et divers paumés. Les riches sont dispersés et isolés.
    Si on parle des 1%, ils ne peuvent s’en sortir sans la base. C’est pas les bobos ou les énarques qui font faire le plein de leur jet ou les nourrir.
    Quant à la technologie, sa fragilité la condamne à court terme : électicité, magnétisme, chaleur ou froid, tous les systèmes de gestion, surveillance, répression sont à la merci du moindre grain de sable. Qui va entretenir et réparer ?
    Leur mondialisation va leur retomber dessus comme un gros tas de merde. Allez, pour une fois que je suis optimiste...

     

    • #2251044

      Merci pour cet élan d’optimisme, j’adhère ! La technologie que je mettais sur un piédestal est bien trop fragile et merdique aujourd’hui parce que, comme François RABELAIS le formulait déjà il y a presque 500 ans dans Pantagruel publié en 1532 environ (ça pique un peu non ?) : "Science sans conscience n’est que ruine de l’âme".

      Merci François !

      ++


  • #2250680

    "Il y aura séparation entre la France qui produit et la France qui gère et qui consomme, la tête et les jambes."

    Cette perspective pose le problème de la propriété des terres et sa marchandisation, de l’auto-subsistance et de la rente.

     

    • #2250704

      « Vous n’êtes plus un producteur, vous êtes un consommateur, et quel meilleur moyen d’asservir quelqu’un que de le transformer en consommateur ? Cela se produit partout dans le monde, mais ici, c’est doublement accentué par le régime d’occupation », explique Vivien Sansour.

      « Je ne pense pas qu’une occupation militaire aussi brutale existerait sans qu’elle soit liée à toutes les forces oppressives en vigueur dans le monde actuel. En plus de vivre sous occupation, nous devons faire face à un système politique et économique mondial qui nous rend esclaves des entreprises du secteur agroalimentaire et des multinationales »[..]

      https://www.mondialisation.ca/la-lu...


  • "Début d’une gigantesque crise sociale ?" (cf. commentaire de Jeanne)

    Doit-on considérer comme crise une fracture qui s’ouvre de plus en plus, séparant de fait le camps des oubliés de la campagne dévastée et celui des citadins en trottinette qui pleurnichent dès qu’ils font une chute sur le bitume ?

    Quels sont et seront les plus fragiles ?
    Ceux des mégapoles bien sûr. Parce qu’ils n’ont plus aucun savoir-faire, plus aucune connaissance, ne savent même plus reconnaître un arbre ou une fleur ordinaire. Parce qu’ils sont paumés s’ils ne peuvent plus aller tirer du papier monnaie (en attendant le tout paiement par portable). Parce qu’ils sont fatigués dès qu’ils doivent faire 5 kms pour rentrer à pied chez eux, en ville.

    La "modernité" a parfaitement bien développé son plan diabolique de dépouillement d’absolument toute autonomie. Les savoirs faire d’antan, le bricolage de génie, l’empirisme de bon sens qui a permis à des millions d’individus de vivre simplement mais bien, ont été dérobés par l’industrie et aujourd’hui la robotisation.

    Et l’on devient bête, idiot, incapable de se sortir de situation pourtant simple au départ. Et l’on ne sait même plus faire pousser quelques tomates dans un pot sans aller vérifier le mode d’emploi sur le net.

    Et parlons-en du net. Dieudo n’a eu de cesse d’affirmer dans ses nombreuses vidéos que le net était le nouveau "lieu" de liberté. Et j’ai régulièrement commenté ici en disant qu’il se fourvoyait. Car le net n’a été un lieu de renouvellement de liberté que pendant quelques courtes années. C’est terminé. C’était une sorte de purgatoire en attente de l’enfer du contrôle absolu. Et on y est.

    L’avenir n’est pas l’internet. Le net n’est qu’un énorme piège, et si demain il y a une énorme crise grave (ce qui n’est pas exclu) internet ne sauvera personne. Ce qui sauvera certaines personnes ce sont les savoirs-faire, les esprits courageux et débrouillards, les réactifs de la pensarde qui, comme le dit le témoin à la maison autonome, ont une vraie intelligence du geste. Quand on est dans la mouise, on gamberge et on trouve des idées pratiques qui fonctionnent.

    Ceux qui ont tout sous la main, qui commandent leur bouffe par internet, qui ne marchent plus au profit de patinettes, de mono roue, de bagnole électrique (les pires), qui ne savent même plus faire une omelette ni une rissolée de légumes, ceux-là mourront vite. D’autres deviendront des barbares de quartiers en ruine.

    L’Apocalyse de St jean...côté symbolisme.

     

    • #2250718

      On ne pouvait pas dire mieux


    • Totalement en accord avec vos propos sur le Net.

      D’ailleurs, ce que j’encourage à faire c’est justement de profiter d’Internet tant qu’il est encore possible pour s’instruire sur tout les domaines qui peuvent servir dans la vie de tout les jours.

      Il est possible de trouver de vieux livres bourrés d’informations sur la nature, les plantes, les animaux, la cuisine, les techniques anciennes qui ne nécessitent pas d’électricité et j’en passe. Vous pouvez vous faire imprimer et relier ces livres pour quelques dizaines d’euros afin d’y avoir accès "à l’ancienne".

      Inutile d’invoquer le survivalisme ou l’effondrement économique, même si ça reste une possibilité non négligeable, mais tout simplement pour ceux qui veulent préparer leur retour à la terre et à la nature.

      Oubliez l’idée d’arriver à la campagne sans avoir étudié et passer à la pratique sans aucun bagage.


    • #2250812

      " Et l’on ne sait même plus faire pousser quelques tomates dans un pot sans aller vérifier le mode d’emploi sur le net " —> c’est exactement ce que j’ai fait ; pratiquement née en HLM, à l’huile de coude ( je ne sais pas si vous connaissez le travail d’une terre lourde ) j’ai pu aménager jardin d’agrément et potager, pas très grand le potager, mais sain, productif ; compostage, traitements naturels, aromates, plantes officinales, leur usage, légumes et fruits à offrir, échanger, consommer de suite ou pour bocaux, confitures, apéritifs maison, jus, limonades, etc..., tout cela lié au milieu rural généreux de ses conseils, mais aussi au partage internet capable d’initier et développer curiosité, savoir faire, imagination, en ces domaines et bien d’autres tels que pain maison et cuisine, pour ne citer que ceux-ci.
      La connexion internet pour une connexion très concrète à la terre, une réelle prise de conscience de ce qu’elle peut nous donner en échange du travail fourni, et ce qu’il est en notre devoir de lui rendre ne serait-ce que par la reconnaissance de sa beauté , olfactive, visuelle, auditive, spirituelle.
      Dieu est grand.


    • J’aime bien votre dernier paragraphe @Yasmine. Voilà, c’est tout ! :-) Comme vous, du moins il me semble, je suis plutôt partisan de l’un et de l’autre sans les mettre pour autant sur un même pied d’égalité.


    • #2250981

      Tout ce qui se trouve ci-dessus a du sens et pourrait s’inscrire au bon sens.
      J’ai toujours eu le regret que mon Grand-père ne m’apprenne pas à planter les carottes tant je le retrouvais le plus souvent à Noël et heureusement qu’il fut un succédané de beau-frère, issu du monde paysan, pour combler ce manque. Cependant les gars, si vous passez en centre France, ne serait-ce qu’en Auvergne, les anciens vous diront que les hivers y sont longs, très longs, de 6 à 7 mois ; et rigoureux...
      C’est dire si, du geste, il faut gérer les réserves par anticipation.


    • #2251313

      Pas vraiment d’accord.

      Sur le net par exemple, ce n’est qu’un outil de communication moderne, comme a pu l’être l’imprimerie un temps ; évidemment que le pouvoir cherche à le contrôler, il prend de nombreux coups du fait du net (wikileaks, sites d’info alternatifs, même les réseaux sociaux sont difficiles à contrôler). Contrairement à ce que vous dites, il est moins facile à verrouiller et contrôler que le monde réel, et le pouvoir s’en désespère d’ailleurs. Si E&R et A.S ont encore de l’audience, c’est grâce au net. Certe, des tentatives pour verrouiller se développe, mais il y a de nombreuses options pour assurer la résilience d’un net libre (ou de réseaux en parallèle).

      Egalement, je ne suis pas sûr qu’il soit si bien de voir un monde de la débrouille généralisée comme le meilleur moyen de vivre et s’organiser. Certe l’industrialisation a conduit à des excès et des dérives, mais en quoi savoir tous planter, cultiver, soigner, réparer un peu tout, serait mieux qu’avoir développé au fil du temps expérience, compétence, savoir faire sur un domaine (ou quelques domaines) ? La débrouille n’est ni efficace, ni génératrice de progrès (que ce soient à l’echelle individuelle ou de la société) : ok, on fait tout, mais tout mal, en beaucoup plus de temps, et finalement avec beaucoup de perte de ressources. Je vois parfois des gens croire "économiser" en suivant un tuto DIY et finalement perdre 1 mois (rech des infos, acheter/rassembler les éléments, foirer certains trucs par manque d’expérience) pour aboutir in fine à un bricolage douteux. Au lieu de cela, ils auraient pu payer quelqu’un dont c’est l’art de le faire, et eux se concentrer dans le même temps sur ce qu’ils aiment et savent bien faire, c’est ridicule. Je ne défend pas l’industrialisation à outrance et ses dérives, mais il y a une logique humaine à la spécialisation, et ce, d’autant plus que les champs des connaissances et des activités s’étendent.


    • Jean Rasczak

      Tu n’as pas tout à fait tort. Mais attention. Entre planter des tomates ou bricoler un ventilo, et construire un fournisseur d’électricité basé sur un moulin à eau, il y a une marge. C’est vrai que le DIY ça peut être casse gueule si on s’attaque à des projets qui dépassent nos compétences intrinsèques.

      Note que mon message n’était pas basé sur une notion survivaliste qui potentialise un retour à l’âge de pierre dans un effondrement complet. Mais plutôt une urgence qui consiste à profiter des "libertés" actuelles qui donnent accès à des documents et livres qui ne seront peut-être plus accessibles dans le futur. Il se base aussi sur une recherche de livres anciens qui renferment des "trucs et astuces" pour la débrouille dans le domaine du quotidien.

      Nulle idée de se couper du monde et tenter de réinventer la roue. Mais juste essayer de se débrouiller au mieux pour faire pousser correctement sans engrais chimiques ou pesticides. Pour se soigner le b-a-ba avec des plantes. Pour bricoler correctement des petites choses ici et là.

      Maintenant, le monde d’aujourd’hui et ce qu’ils nous préparent pour demain ne m’intéresse pas à titre purement personnel. J’ai connu le monde d’hier et j’ai eu la chance d’avoir un père qui savait cultiver et bricoler avec qui j’ai fait mes armes. Je suis en ville et je n’ai qu’une seule envie, préparer mes vieux jours à la campagne. Voilà tout ;)


    • #2251554

      @ Jean Rasczak,

      Votre argumentation tient la route pour alerter et offre le rebond sur un point de confusion : le débrouillard n’est pas celui qui « se débrouille » à exécuter un tuto DIY, mais celui (ou celle) qui pond le tuto. C’est ainsi ne pas confondre l’outil de l’ouvrage : de même que ledit tuto, lorsqu’il apporte l’enseignement d’une astuce supplémentaire, se prête au généraliste qui peut alors se spécialiser.
      Car comme dans la vie réelle empreinte de cursus divers, il n’est pas un ingénieur en chaque étudiant.
      Ce que notre ami voulait dire, c’est que l’homme (moderne) a relégué ses fondamentaux au futile et que ce sont les prédateurs de ce monde qui en détiennent désormais les essences et les graines dans tous les sens du terme : voilà une belle boulette...


    • « J’ai toujours eu le regret que mon Grand-père ne m’apprenne pas à planter les carottes »
      @ Sedetiam
      Ce simple constat permet de mesurer le chemin à parcourir. On ne plante pas les carottes comme on plante par exemple les pommes de terre : on sème des graines.
      J’ai eu le grand-père qui vous a manqué. Jardiner c’est du boulot, c’est une activité solitaire, ça fait mal aux reins et il faut connaître des tas de trucs... y compris l’influence de la lune !
      Bref, le retour à la terre, tel que certains l’ont déjà vécu avec plus ou moins de douleur dans les années 70, n’est pas à la portée de tout le monde. Là aussi, il y aura des déçus et des exclus.


  • #2250706
    le 01/08/2019 par pointdebasculement
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Opposer urbains et ruraux en prenant comme marqueur de l’identité nationale Macron me semble une erreur.
    On cultive depuis des années dès la plus tendre enfance un modèle de développement de l’individu autours d’un seul axe sur lequel il doit s’articuler toute sa vie dans un semblant d’amour-propre, qui se décompose en trois opinions sur lui-même : Ambition-Orgueil-Vanité.

    Pour chacun le même triptyque mais, dans des proportions et un ordre différents ; difficiles à préciser toutefois l’environnement social influe beaucoup.
    Plus on partira bas et que les parents auront sacrifiés pour la réussite, les préoccupations n’auront pas la même hiérarchie idéale.
    Ainsi, l’orgueil a toutes les chances de n’être pas prioritaire au début de la vie active car, il n’est pas contrairement à l’ambition le moyen qui procure une sécurité matérielle qui s’obtient par l’argent. Et, comme il se prétend toujours que plus on se montrera besogneux en étude mieux on se vendra sur le marché du travail...

    Il ne s’agit pas de blâmer quiconque, car seuls les plus anciens savent que ce rêve juvénile qui mobilise pour un attrait de richesse, on ne comprend son réel utopisme qu’une fois sa vie faite, la réalité avérée et les échecs digérés.

    Donc, je ne vois pas une oppsition réelle entre les deux France, d’autant que le mouvement Gilets jaunes a bénéficié 85% d’adhésion populaire au début et sans le mattraquage de la fausse presse il l’a encore.

    La place manque donc, synthèse.

    La rupture française est anthropologique !
    La France qui a réussi et crie sa victoire partout, n’est ni méritante, ni besogneuse, elle est d’ailleurs celle pour laquelle les anciens faisaient preuve de charité chrétienne... Donc, ça peut pas passer !

    Je suis pessimiste sur la suite si la concorde nationale n’est pas la voie privilégiée, le pays peut se révolter d’un jour à l’autre, un acte ou une parole suffiraient pour.


  • A ce moment là, il faudra assiéger les villes, empêcher les vivres (venant de la campagne) de rentrer dans la ville. Une ville ne tient que quelque jours sans être approvisionnée.


  • #2250727
    le 01/08/2019 par Sokaku_mochizuki
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Note : Il n’y a pas "d’intelligence artificielle"
    L’ordinateur n’est pas intelligent. Il calcule, et il calcule tout. Il n’a pas "d’instincts", donc de pensees. Ce ne sont que des matrices de nombres, donc des calculs. La Loi de Moore est morte, alors comment va-t’on augmenter les capacites des ordinateurs pour faire plus de calculs ?

    "L’intelligence artificielle", c’est la plus grosse arnaque du 21eme siecle. Seul un esprit simplet peut penser que on peut rendre intelligent un "bout de metal". Il n’est pas intelligent, il est juste programme, comme un jeu video, ni plus ni moins, mais dans un decor reel. L’ordinateur doit avoir TOUS les parametres pour arriver a une autonomie de facade. Il faut comprendre que il n’y a aucune decision SANS calcul en electronique, comme l’humain le fait. Pourquoi un robot ne peut marcher comme un humain ? Il y a beaucoup trop de parametres pour un abruti comme l’ordinateur.

    "L’ordinateur est a l’image de son utilisateur. Si tu trouves ton ordi con, c’est que tu l’est"

    En fait, quand vous jouez a un jeu video, l’ordinateur sait ou sont les elements. Il est le "dieu" de son monde. Quand on lui demande de faire une action, le calcul est minime, il marche les "yeux fermes", il sait ou est quoi. C’est comme d’immaginer un decor dans sa tete, et ensuite de marcher (toujours immaginer) dans le meme decor que l’on s’immagine. Ensuite, essayez de marcher dans ce monde de la meme facon que dans votre immaginaire, la plupart du temps, on y arrivera pas. Jamais on ne marchera comme on se l’immagine. La, c’est pareil. On ne peut apporter un critere physique a un "reve". Le PC est un "ordinateur personnel", il est votre propre reve. Vous pensez communiquer avec ce PC, mais c’est faux, il ne vous permet de parler qu’a vous-memes. En plus de ca, sur un point de vue strictement physique, pour etre vraiment efficace, l’ordinateur doit avoir TOUS les parametres. C’est comme de dire que l’on va apprendre le contenu d’une bibliotheque complete ; c’est impossible. Meme si on dit a l’ordinateur de recopier ce qu’il voit, pour vraiment avoir TOUS les criteres, tout l’espace de stockage du monde (physique comme electronique) ne suffirait pas. De plus, "le monde" ne peut assimiler "le monde", d’un point de vue strictement mental, c’est irrationnel. Un ordinateur ne peut reparer ses propres pannes, donc il ne peut assimiler son propre fonctionnement. Il fonctionne et peut assimiler donc tout ce qui n’est pas lui (sur le papier)...

     

    • #2250862
      le 01/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Merci pour votre message, ô combien intéressant ! (non, non, je ne blague pas !).


    • #2251675

      Je ne parierais pas trop sur le sujet pour le cas où, un type, plus que de lui procurer cette intelligence dite artificielle, ne lui refile une conscience...
      J’en connais alors, qui des choisis de la maison mère aux compromis et autres corrompus, ENcartÉS aux partis des ors durs des Républiques ou Empires, trembleraient des genoux...


  • #2250728

    Merci à E& R pour cette analyse de fond très intéressante.


  • #2250743
    le 01/08/2019 par Sokaku_mochizuki
    Demain la France des villes contre la France des champs

    La chine a juste invente un programme. Ce programme permet de cibler des individus. Les individus ainsi cibles sont fiches par la base de donnees. Les donnees sont ensuite ecrites sur l’ecran, qui traque les personnes. Ce n’est qu’une programmation basique. Malgre tout le talent que l’on prete aux chinois (qui n’ont jamais fait que recopier le reste du monde, mais bon passons...), jamais ce programme ne pourra, comme dans les films, voir qui fait quoi de facon precise. Il y aura toujours des erreurs, car pour analyser le comportement d’un individu, il devra toujours se referer a un calcul mathematique, et l’on ne peut anticiper, avec des calculs mathematiques, une pensee humaine, un acte irrationnel, etc... Le jour ou la chine basculera au tout I.A., ils auront pave la route de leur propre destruction, de la revolution, car il n’y a rien de plus faillitaire, de plus obsolescent, et de plus traitre qu’un objet electronique. L’eternite donnee par des objets, electroniques ou pas, est purement et simplement un fantasme. Plus on en demande a un objet, plus il s’use. Il suffit que l’ordinateur principal craque, pour que plus personne ne puisse rien faire. D’experience, plus on en demande a un objet, et plus il va mourir. Et il faut savoir, que l’objet qui meurt de cette facon, ne pourra plus jamais etre recupere.

    Quand on vend un objet, le plus souvent on ne retrouve plus jamais ce meme objet. Il ressemblera, mais ca ne sera pas le meme. Idem si vous usez votre objet, meme que vous l’ayez construit de vos mains, vous ne retrouverez jamais le meme bois pour la manche par exemple, jamais vous n’aurez la meme lame, etc...

    Un objet qui s’use est un objet perdu pour l’humanite toute entiere, et il peut se perdre de multiples facons. Croire le contraire, c’est etre materialiste, croire que l’objet nous survit. Un fois qu’un objet est use, c’est fini, il n’existe plus. Il ne subsiste que en tant qu’illusion, et il se deteriorera pour disparaitre, a un moment ou a un autre. L’eternite ne peut etre donnee par le materiel, elle n’est que spirituelle. Le seul moyen de se consolider dans une eternite virtuelle sur terre, passe par l’humanite, et non pas par un quelconque objet.

    Vous devriez plus jouer aux jeux videos, ca vous ferait du bien. Le jeu n’est pas qu’une distraction, il vous permet de lutter contre des intelligences artificelles, comme ca vous comprendrerez de quoi il s’agit (une fois que vous les aurez vaincues)

    Sheshounet vous l’expliquera tres bien sinon


  • #2250752
    le 01/08/2019 par Sokaku_mochizuki
    Demain la France des villes contre la France des champs

    "On ne parle que d’intelligence artificielle partout, amsi elle est ou cette "intelligence" ? L’intelligence artificielle est merdique dans tous les nouveaux jeux qui sortent. Alors, allez, faites une vraie "intelligence artificielle"" -Sheshounet-

    En fait, malgre que je n’aime pas sa facon de s’exprimer, il dit ce qui est. En fait, dans les jeux en 3D modernes, "Open World", les projets sont tellement ambitieux, qu’ils ne sont plus du tout capables de faire un intelligence artificielle pour une telle surface de jeu. On parle de grandes surfaces, amis ce n’est rien compare au monde entier,et a tous les criteres a calculer...

    Jamais un chinois ne pourra gerer le monde non-bouddhiste en plus, mais bon, mon message est deja trop long, et ceci est une autre histoire...

    Les applications les plus buggees sont Americaines et Israeliennes, et les technologies les plus merdiques idem. Donc comme ils savent meme pas programmer un jeu, je me fais pas reellement de soucis... Limite ils vont mettre un robot pour garder, il va avoir un bug comme dans Robocop. Aucun probleme donc, L’I.A. israelienne ou meme juive n’existe pas...


  • Même sans parler d’argent, ça devient tellement délirant ce qu’il se passe dans les grandes villes.
    Toute cette technologie qui n’a d autre but que la surveillançe et la contrainte des masses...c’est une raison suffisante pour ne pas y aller.

     

    • #2250890

      Louis. Big brother est partout même à la campagne !


    • ouaip, mais si on n’a pas de passe "navigo", pas de paiement par carte car troc et espèce et pas de gsm parce qu’on est confiant dans son vieux diesel ... bah "Big Brosseur" il est beaucoup moins près, non ?

      P.S : On gardera le net à la maison mais avec un VPN (wireguard et OpenVPN) hein ^^ !


    • #2251260

      Le "contrôle" s’étend hors des villes également : les règlementations et contraintes toujours plus nombreuses, notamment au pretexte de la préservation de l’environnement se développent partout, restreignant drastiquement les libertés : cueillettes, droit de cultiver sans semences autorisées ou sans produits phytosanitaires imposés, accès aux forêts, accès aux montagnes, accès aux petits chemins (barrières, panneaux "interdiction sauf ayant droits"), mouiller un corps mort sur la cote gratuitement, bivouaquer ou camper, avoir une arme de chasse, etc. etc. Quand on fait l’inventaire de tout ce qu’il était encore possible de faire dans les années 60,70,80, désormais interdites ou réglementé/contrôlé/facturés, on se rend compte de l’étendue des libertés perdues, et du contrôle qui se ressert.


  • Nous sommes d’accord sur l’essentiel. Néanmois quelques osbervations.

    Je vous trouve très très optimiste sur une convergence des luttes entre la France des campagnes et les banlieues. Certains immigrés veulent sincèrement nous rejoindre ; les autres ne font que profiter, comme des parasites. Dans ce cas, on n’a rien à se dire.

    Parlons de retraités légalistes, plutôt que légitimistes. Le légitimisme désigne un courant politique bien plus noble. Désolé si je vous semble jouer sur les mots, mais c’est important pour l’avenir. Et puis, ce "légitimisme" des rentiers... euh retraités n’est rien d’autre que la culture du pognon, garanti par le régime actuel, en fin de compte.

    Votre scénario des campagnes me rappelle les bagaudes du 5e siècle. Il est tout à fait possible qu’on y retourne.


  • #2250974

    Il y aurait une autre solution :
    - que les Français des campagnes invitent les Français des villes chez eux.

    Car même parmi ces Français des villes, combien vivent vraiment bien ?

    Prenons par exemple La Défense (exemple représentatif s’il en est) :
    - sur toute la population de cadres qui travaillent à La Défense, combien viennent en grosse berline haut-de-gamme et ont leur place de parking réservée ? et combien prennent le RER A à la puanteur humide ?

    > Même parmi ceux qui vivent dans les villes, et qui s’en sortent à peu près bien dans ce genre de mouvement de foule qu’est la mondialisation, très peu, en fait, ont de réels gros revenus susceptibles de leur apporter une réelle qualité de vie.

    >> Une famille de Français de la campagne pourrait ainsi accueillir une famille de Français qui-réussit-dans-la-mondialisation :
    - hébergement gratuit hormis la participation aux courses (chambre d’amis, convertible du salon, etc.) ;
    - si pas assez de place : tente dans le jardin pour les enfants (qui seront ravis) ;
    - barbecue, activités de la région, sport, les femmes papotant entre elles, les hommes entre eux, etc. .... bref : on retisse du lien : en somme on invite les Français des villes à cette fraternité retrouvée sur les ronds-points.

    >>> Après tout, périphériques ou pas, nous sommes Français, et c’est la seule chose qui compte. Les seuls qui ne sont plus Français, ce sont ceux qui sont tout en haut, et ils sont très peu.


  • #2250989

    Malheureusement, pour qu’il y ait une réaction forte, il faudrait que la descente aux enfers soit brutale, ce qu’elle n’est pas.

    La descente de la France est inexorable mais lente, perceptible uniquement à une échelle de 5 à 10 ans... du coup chacun s’adapte et la "normalité" change progressivement dans le regard des gens.

    C’est ce qui explique l’absence de révolte dans des pays pourtant bien plus mal lotis, comme en Amérique Latine ou en Afrique...

    Si on ajoute le critère du vieillissement de la population, donc de plus en plus de vieux, passifs, craintifs et sans testosterone, je redoute une chute continue et sans réaction sérieuse, ni des villes, ni des campagnes...

     

    • Ne pensez-pas que les vieux, comme vous dites, sont tous passifs, craintifs et sans testostérone.
      Surtout pas.
      Mais je reconnais qu’il vaut mieux vous lire que d’être aveugle.
      Sans blagues !


    • #2251120

      Alors c’est un hasard si Macron a l’électorat le plus âgé ?

      Ou si la Rem a eu un tel résultat aux européennes malgré 6 mois de GJ ?
      Qui sont ces bataillons d’électeurs qui ont voté pour le parti de l’ordre et pour que rien ne change ?


  • #2251036

    c’est vrai mais ya rien de nouveau sous le soleil, est ce que la situation est si differente que ça dans tous les pays du monde et à toute les époques, moi c’est sur que du temps de l’empire romain j’aurais preferé habiter Rome qu’un bled paumé. Moi j’ai grandi dans un petite ville et c’est bien la merde, et si demain je pète un euromillion j’minstalle dans un hotel particulier à Paris.


  • Ce que vous décrivez n’est pas la prédication d’une situation à venir mais le constat de la façon dont semble fonctionner le monde des humains depuis qu’il existe.

    Des pauvres qui désirent être riches, et des riches qui désirent le rester. Pourquoi ? Vraisemblablement pour disposer d’un confort et de plaisirs propres à alléger les peines et souffrances qui caractérisent l’existence.

    L’histoire se raconte avec différents scénarios, mais toujours avec les mêmes protagonistes et la même finalité, c’est inéluctable. Je pense par ailleurs que tout cela ne forme qu’un seul groupe, une seule catégorie, une même dynamique.

    Et puis il y a ceux qui ne désirent plus. Ceux qui, riches, se délesteront de ce qu’ils possèdent ; pauves, aurons appris à vivre de peux. Ceux qui ont cessé de se débattre dans le monde des idées et des concepts et qui vouent leur existence à l’expérience de la réalité telle qu’elle est vraiment.

    Analyser les choses politiquement, sociologiquement, comme ont le fait ici, constitue finalement un plaisir, une activité agréable, qui atténue nos peines et nos souffrances. Mais de façon temporaire et sans aucun espoir de réel changement.

    Un peu comme agiter les bras en croyant que nous sommes ainsi à l’origine du mouvement des nuages et persuadés que bientôt le soleil brillera seul dans le ciel pour toujours.

     

    • #2251269

      Largement d’accord avec vous...
      Penser que tout le monde se satisferait de "vivre bien" est à mon avis une grande erreur, et tous les systèmes à vocation plus ou moins "égalitaire" sont voués à l’echec car les hiérarchies font partie de l’homme (et des mammifères "sociaux" en général). Le "réussite", le prestige, les positions de pouvoir sont admirés et convoités ; cela ne se traduit pas qu’en terme financiers : nombres "d’amis" (ou de relations), niveau de séduction ou succès sexuel, etc. L’aspect "riche" n’est que le reflet d’une réalité plus profonde, et contre lequel il sera bien difficile de lutter car les sociétés humaines se structurent ainsi, argent ou pas argent. Même au sein des groupes "pauvres", il y a des dominants et des dominés, des gagnants et des perdants (ou perçus comme tels), etc. et bien souvent la volonté (individuelle) de se sortir d’un groupe "inférieur" pour monter d’un niveau est supérieure à la solidarité horizontale. Les groupes "supérieurs" le savent bien, savent en jouer, et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Le livre "Le principe de Lucifer", même si on est pas obligé de tout partager avec l’auteur, est intéressant à lire sur ces aspects.


  • Article intéressant, il est vrai que la banlieue est armée et en route vers l’autonomie, je pense que la campagne aussi... Je ne crois pas que l’on soit plus en sécurité à la campagne, les risques ne sont pas les mêmes, quand au péage urbain, il est en route, les interdictions de stationner pullulent, il faut payer, la PM surveillent, les barrières avec limitation de hauteur sont de plus en plus nombreuses...
    l’État est sans foi, ni loi, un modèle à suivre, s’ils l’ont veut survivre ?
    Quand à l’imagerie d’Epinal, il semble qu’elle est en mauvaise posture, rachetée en 2014, elle a largué les anciens imagiers et a mis à la place des illustrateurs de renom et oui, l’imagerie d’Epinal a été relookée, la rumeur courre que certaines pièces ont disparues.
    L’imagerie d’Epinal, au bord du gouffre, image prémonitoire de la France ?


  • J’ai appris en cours, il y a une vingtaine d’années, que dans le futur, il y aurait un société a double vitesse, avec une France d’en haut et une France d’en bas et qu’il n’y aurait plus aucune passerelle entre les deux.
    Ce que les grands n’ont pas prévu, c’est que certains, certaines préfèrent rester en bas, par solidarité... que malgré le déficit éducatif, beaucoup sont autodidactes et qu’ils, qu’elles ont une longueur d’avance quand au notion de survie
    Contrairement à l’élite, ils, elles anticipent et ayant l’habitude des coups bas, il y a une adaptation, une polyvalence voir même une organisation propre au monde des pauvres.
    Quand on doit survivre, on apprend à observer, à analyser, à se protéger, la France d’en bas est une jungle et la France d’en haut n’y survivrait guère.
    L’épisode gilet jaune a permis de voir ce que l’élite est capable de faire pour mater le peuple, mais beaucoup n’ont rien à perdre et si un épisode deux surgit, je pense que l’avertissement, sera d’une autre empleur.

     

    • J’ai envie d’ajouter, il y a une certaine humilité chez le pauvre, il a soif d’apprendre et bien souvent, il est initié par des "vieux", il y a une transmission du savoir, une transmission de la sagesse des anciens.
      Si le riche court après l’argent, après la notoriété, il y a chez beaucoup de pauvres, un deinterressemen, voir une recherche de spiritualité, certaines valeurs qui doivent être respecter, un code de conduite, une recherche de vérité...
      Et, je ne. suis pas sûre que l’élite, touche même du doigt, cet état d’esprit.


    • Bien sûr,
      peut etre,
      parfois,

      ou ou alors aussi simplement ce sont juste des barakis..,


    • On peut être un Baraki d’en haut, c’est les pires...


  • #2252352

    Le problème de cette technologie, c’est que c’est encore la mafia oligarchique qui la met en place et la détient pour la défense de ses intérêts. Ceux là mêmes qui devraient se trouver un prison pour le pillage et la destruction du monde tant sur le plan écologique que sur le plan anthropologique vont peaufiner leur hégémonie économique, industrielle, politique et médiatique en rajoutant la surveillance de masse appliquée aux déplacement des individus. Une fois cette technologie mise en place, les chances de reprise du pouvoir par le peuple pour le peuple deviendront quasi inexistantes.


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