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Demain la France des villes contre la France des champs

La France d’après, un conte sans fées

Pour établir une prévision réaliste, il « suffit » de faire évoluer dans le temps les variables qui composent un objet d’étude – ou une donnée donnée – dans un état donné. Par exemple, pour la météo, on dispose des axes et forces des vents, des masses d’air chaudes et froides, des zones de hautes et basses pressions, des courants marins, on entre dans un calculateur toutes ces variables et leurs évolutions habituelles, plus les interactions entre ces variables (soit une variable de variables avec un niveau de complexité supérieur), et on débouche sur une prévision à J+1, J+2, J+3...

 

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Plus on avance dans le temps, plus cette prévision voit augmenter sa part d’aléatoire, c’est-à-dire de possibilité d’erreur. En général, on arrête de croire la prévision dès qu’on dépasse 5 ou 10% de marge d’erreur, ou alors on entre dans le domaine de la croyance, de la foi. Car au-delà, la marge d’erreur devient exponentielle, donc incontrôlable. Autrement dit, tout peut arriver.

 

Si l’on prend comme objet d’étude la tension sociale en France, tension qui est montée d’un cran depuis le 17 novembre 2018 et qui semble être retombée en juin 2019, on peut tracer de façon imaginaire – nous ne disposons pas de gros calculateurs, à part notre cerveau – les variables qui composent cette tension et déboucher sur une prévision à peu près réaliste, même si le terme réaliste contient déjà la notion d’à peu près.

Quelles sont les variables qui composent la tension sociale ? L’état économique général (la croissance, la confiance, l’emploi, les taux d’intérêt), l’état des finances (cash, épargne, crédit, aides sociales diverses et/ou familiales) des Français les moins aisés et donc susceptibles d’être touchés par la moindre variation négative de la conjoncture, la politique menée par le gouvernement (sociale ou antisociale, protectrice ou déprotectrice), la résistance des Français à la paupérisation (ça recoupe la variable 2), l’espoir d’un arrangement de la situation pour les plus précaires, la confiance dans la politique du gouvernement… Tout cela fonde l’espoir de s’en sortir ou au contraire l’assurance que les choses vont se dégrader. Entre les deux, un statu quo qui ne nous intéresse pas : nous nous intéressons au basculement.

 

 

L’événement « Gilets jaunes », que certains croient terminé, nous a appris une chose, que les observateurs de la France sociologique avaient déjà théorisée : il y a deux France, celle des grandes villes où vivent les pro-Macron, les pro-politique libérale, la France dite de demain, et celle des campagnes, où vivent les anti-Macron, les Gilets jaunes, la France d’avant ou d’hier. Ce sont des estimations, il y a évidemment des tas d’exceptions (par exemple les retraités qui sont légitimistes et qui votent pour l’ordre, concrètement pour ceux qui vont leur assurer le paiement de leurs retraites), mais les grandes tendances sont là : villes contre campagnes, riches contre moins riches. Le banlieue étant un croisement entre les deux, ni vraiment ville ni vraiment campagne, une zone urbaine métissée, comme ses habitants.

L’événement « Gilets jaunes » peut être comparé à un processus d’éruption volcanique, mais il n’est pas l’éruption : c’est une première secousse, sérieuse, mais ce n’est pas l’explosion finale. Il s’agit d’un avertissement envoyé à l’oligarchie, à la vraie dominance qui n’écoute pas les revendications des classes laborieuses, dites inférieures, celles de la France des campagnes qui ne dispose pas de relais médiatiques. Les campagnes sont donc « montées » dans les villes pour dire et faire entendre leur souffrance sociale, économique, leur abandon progressif par l’État libéral, si l’on peut se permettre cet oxymoron.

La deuxième secousse sera plus forte. Le corps physique comme le corps social fonctionne par avertissements : quand un travailleur est stressé, avant de développer une maladie psychosomatique il reçoit des informations du corps qui l’avertissent de ce qui va venir, et qui sera plus sérieux, plus grave. Le mouvement des GJ est le premier avertissement du corps social à la tête, celle qui dirige, l’élite. Si le cerveau ne change pas de cap, le deuxième avertissement sera plus violent, et le troisième définitif : il s’agira de l’élimination physique des symboles du pouvoir. Que les disciples de Macron se rassurent, nous n’en sommes pas encore là. Mais les choses vont vite, à l’ère de l’Internet, tout est accéléré dans le domaine politique, la construction comme la démolition : les deux premiers partis de France (l’UMP et le PS) sont passés de 28 et 27% au premier tour de la présidentielle 2012 à 8 et 3% aux européennes de 2019.

 

 

Si l’on prolonge les lignes des variables de départ, entre la saturation des campagnes (ce qui inclut les PMV, les petites et moyennes villes), la montée de la colère du peuple victime de la politique libérale, la surdité du pouvoir, la violence de sa politique économique et de sa répression policière, alors le choc est inévitable. Les deux courbes vont se croiser dans un big bang social. Mais il n’est pas dit que le pouvoir, qui est malin par définition, en arrive à cette confrontation qu’on appelle aussi l’émeute généralisée, ou la révolution. Il n’y a pas intérêt. Il dispose pour cela d’un arsenal de mesures de déviation des courbes – la sienne, mais aussi celle de ses victimes – à l’image des avions qui envoient des leurres quand ils sont « serrés » par un missile.

En réalité le choc peut être évité et remplacé par quelque chose de plus pacifique : une cohabitation, mais une cohabitation dans des frontières bien comprises. Qu’est-ce à dire ?

Nous avons deux France qui se regardent en chiens de faïence. L’une est aisée, dispose de jobs en CDI, de services publics en bon état de fonctionnement, d’un réseau de transports publics dense, d’un niveau éducatif correct, d’aides à l’enfance, à la vieillesse, etc. ; l’autre se débrouille avec des boulots de plus en plus durs, de plus en plus rares, et de plus en plus petits. Des petits boulots précaires qui font voir l’avenir en noir, ou en gris. Il n’y a plus d’horizon, il n’y a d’autre horizon que le lendemain, et il faut tenir, jour après jour. Cette deuxième France, désertifiée, abandonnée par les pouvoirs publics, est un monde de pauvreté, de débrouille, de troc mais aussi de fraternité. L’individualisme des villes n’y règne pas. La fraternité y est obligatoire. La violence y existe aussi, mais dans les banlieues, qui cumulent d’autres handicaps qui peuvent croiser ceux des campagnes : déficit éducatif, disparition de l’emploi (mondialisation), défaillance programmée des services publics…

 

 

En conséquence, devant la violence sociale ou physique qui monte des campagnes et des banlieues (une violence reçue et non une violence produite, nuance), la France des (grandes) villes sera obligée de se fortifier contre ce qu’elle appellera le terrorisme des pauvres ou des exclus de la croissance. On propose social-terrorisme.
C’est tout l’objet des programmes de sécurisation d’un Alain Bauer, qui conseille les présidents de la République depuis trois quinquennats. La protection des privilégiés, reclus dans des villes-forteresses, se fera au moyen de milices et de murs (intérieurs) : on ne pourra pas entrer comme ça, venant de l’outre-monde, dans une grande ville de Français supérieurs. Il y aura des passeports intérieurs, le traçage par puces, reconnaissance faciale, RFID ou GSM...

 

 

Comme les hypermarchés ont déjà leurs milices privées, les lieux de consommation auront leurs milices contre la violence potentielle des pauvres, qui sont paradoxalement les principaux producteurs (usines, champs). Il y aura séparation entre la France qui produit et la France qui gère et qui consomme, la tête et les jambes. Là encore, paradoxe que tout le monde connaît, ce sont des pauvres qui seront utilisés contre des pauvres pour sécuriser la Ville, l’Argent, la Banque.

Mais les pauvres de la 2e France (des banlieues) ou de la 3e France (des campagnes) n’auront pas forcément l’idée de s’en prendre à la 1ère France, car on ne peut pas braquer un emploi, un niveau de vie, une éducation. Tuer un riche ne servira à rien, on ne pourra pas lui voler son niveau technique ou son anglais courant. Il y aura des émeutes, émeutes de la faim, des braquages d’hypermarchés, des pillages, des vols en cascade, mais pas de guerre ouverte. On peut s’attendre à une guérilla, des intrusions dans la Ville et des assassinats de personnalités, de symboles de l’Injustice : juges, journalistes, politiques, lobbyistes, people. La liste est connue. Ces éliminations physiques préfigurent l’option 3, qui est une guerre civile non déclarée, de basse intensité, difficile à détecter, mais suffisamment sérieuse pour rendre le pouvoir paranoïaque, ou plus paranoïaque qu’il n’est.

 

 

Pour ceux qui ont une image d’Épinal du Moyen Âge, la France redeviendra quelque peu sauvage hors des villes, les bandits de grand chemin renaîtront, les riches ne se déplaceront plus qu’avec des escortes au sol sinon par air, tout en craignant un tir de missile. Car le trafic d’armes ira bon train : il est possible que les pauvres s’arment pour leur survie, et autrement qu’avec des fusils de chasse. Les banlieues sont déjà pleines de kalachnikovs et de lance-roquettes, théoriquement pour attaquer des fourgons ou se défendre contre les bandes concurrentes.

Ce scénario d’une guerre civile riches/pauvres n’est pas le scénario souhaité par l’oligarchie, le national-sionisme ou le socialo-sionisme aux commandes, disons le sionisme tout court car il peut prendre une forme socialiste ou une forme nationaliste, l’important étant de conserver le pouvoir quelle que soit la conjoncture. On l’a vu avec le comportement des Rothschild pendant les révolutions du XIXe siècle en France, la haute banque a tout de suite négocié habilement avec les nouveaux pouvoirs, qu’ils soient bourgeois ou anti-bourgeois, républicains ou antirépublicains. Le scénario vers lequel le national-sionisme des Zemmour, Goldnadel, Habib et in fine Netanyahou veut voir la France entrer, c‘est celui d’une guerre pauvres/pauvres, d’une guerre des campagnes contre les banlieues, des Blancs contre les immigrés, des chrétiens contre les musulmans, une guerre civile sur une base raciale (ou religieuse) et non pas sociale, puisqu’une guerre sociale serait inévitablement verticale, par définition.

Dans ce scénario qui peut paraître catastrophe pour certains, il y a matière à espérer : par exemple, les milices – forcément constituées de pauvres – utilisées par les privilégiés contre les pauvres (des campagnes ou des banlieues) pourront être infiltrées par le camp du Bas, ou du Bien, un peu comme les Barbares ont fini par constituer des armées autonomes aux confins de Rome, un pouvoir central qui ne pouvait plus contrôler sa périphérie. Cependant, le pouvoir pourra remplacer les milices françaises par des milices immigrées, mais pas d’une immigration francisée, non, d’une immigration de clandestins, de migrants, des milices antifrançaises par fonction et par origine. C’est peut-être l’une des raisons de l’implantation en saupoudrage sur notre territoire de ces petits soldats du mondialisme, comme nous les appelons sur notre site, qui peuvent effectivement devenir de vrais soldats pour le compte de l’oligarchie : ils n’aiment pas notre pays, sont souvent issus de zones de guerre, et leur importation n’a pas de sens économique et encore moins social. Peut-être sont-ils là pour semer la peur chez les autochtones.

 

 

Dans ce scénario, le sous-scénario le plus probable est une évolution progressive, sans forcément de brutalité, vers une partition de la France. Il y aura la France des privilégiés, de ceux qui ont un emploi assuré, dont les enfants feront les études supérieures pour assurer leur avenir, et la France des – en théorie – mal ou sous-éduqués, des mal informés, qui se débrouillera dans un système D généralisé. Ce sera la fin de l’ascenseur social et de la passerelle sociale. Les pauvres ne pourront pas entrer dans une grande ville comme ça, il faudra une raison, un Ausweis, mais aussi de l’argent (numérique donc traçable), on le voit aujourd’hui avec des capitales qui instaurent des péages urbains (28 euros la journée à Londres pour les voitures les plus polluantes, celles des pauvres en général), ce qui constitue un mur économique pour les très pauvres. Au Moyen Âge pour entrer dans la forteresse du seigneur local il fallait payer l’octroi, un droit d’entrée.

Restera deux solutions pour les pauvres : renoncer d’y aller ou violer la loi (faire le mur pour entrer dans la forteresse !), car la loi sera de plus en plus répressive, on le voit depuis deux ans : le nombre d’interdictions et de nouveaux délits grimpe en flèche. On se doute qu’avec toutes les techniques possibles et imaginables de fichage (banque, sécurité sociale), de scan facial, de big data, avec des réseaux (a)sociaux sous étroite surveillance (les RS sont déjà une étroite surveillance en eux-mêmes !), il faudra être très malin et très informé pour déjouer ce plan. De nouveaux guerriers apparaîtront, adaptés à la nouvelle situation, et des seigneurs de guerre – ou de paix – les organiseront.

 

 

Cependant les villes vivront dans la peur, et les campagnes y gagneront une certaine liberté (il n’y aura plus un radar de vivant sur les routes secondaires). Les banlieues, quoi qu’on en dise, sont déjà bien avancées sur le chemin de l’autonomie et de la débrouille. Peut-être sont-elles en avance sur les campagnes, et que ces deux France ont un destin commun. De nouvelles façons de se soigner, de travailler et d’apprendre vont émerger, et il n’est pas sûr que le fatum – la branche qui incarne la pointe de l’Évolution – soit du côté des villes. L’adaptation au futur risque même de se trouver du côté de cette France qu’on croyait rétrograde, condamnée, et ce sera un vrai retournement. L’ordre ancien n’aura plus de prise sur la France d’après.

 


 

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  • #2250752
    Le 1er août à 16:20 par Sokaku_mochizuki
    Demain la France des villes contre la France des champs

    "On ne parle que d’intelligence artificielle partout, amsi elle est ou cette "intelligence" ? L’intelligence artificielle est merdique dans tous les nouveaux jeux qui sortent. Alors, allez, faites une vraie "intelligence artificielle"" -Sheshounet-

    En fait, malgre que je n’aime pas sa facon de s’exprimer, il dit ce qui est. En fait, dans les jeux en 3D modernes, "Open World", les projets sont tellement ambitieux, qu’ils ne sont plus du tout capables de faire un intelligence artificielle pour une telle surface de jeu. On parle de grandes surfaces, amis ce n’est rien compare au monde entier,et a tous les criteres a calculer...

    Jamais un chinois ne pourra gerer le monde non-bouddhiste en plus, mais bon, mon message est deja trop long, et ceci est une autre histoire...

    Les applications les plus buggees sont Americaines et Israeliennes, et les technologies les plus merdiques idem. Donc comme ils savent meme pas programmer un jeu, je me fais pas reellement de soucis... Limite ils vont mettre un robot pour garder, il va avoir un bug comme dans Robocop. Aucun probleme donc, L’I.A. israelienne ou meme juive n’existe pas...

     

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  • #2250779
    Le 1er août à 17:02 par louis
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Même sans parler d’argent, ça devient tellement délirant ce qu’il se passe dans les grandes villes.
    Toute cette technologie qui n’a d autre but que la surveillançe et la contrainte des masses...c’est une raison suffisante pour ne pas y aller.

     

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    • #2250890
      Le 1er août à 20:19 par anonyme
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Louis. Big brother est partout même à la campagne !

       
    • #2251042

      ouaip, mais si on n’a pas de passe "navigo", pas de paiement par carte car troc et espèce et pas de gsm parce qu’on est confiant dans son vieux diesel ... bah "Big Brosseur" il est beaucoup moins près, non ?

      P.S : On gardera le net à la maison mais avec un VPN (wireguard et OpenVPN) hein ^^ !

       
    • #2251260
      Le 2 août à 13:39 par Jean Rasczak
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Le "contrôle" s’étend hors des villes également : les règlementations et contraintes toujours plus nombreuses, notamment au pretexte de la préservation de l’environnement se développent partout, restreignant drastiquement les libertés : cueillettes, droit de cultiver sans semences autorisées ou sans produits phytosanitaires imposés, accès aux forêts, accès aux montagnes, accès aux petits chemins (barrières, panneaux "interdiction sauf ayant droits"), mouiller un corps mort sur la cote gratuitement, bivouaquer ou camper, avoir une arme de chasse, etc. etc. Quand on fait l’inventaire de tout ce qu’il était encore possible de faire dans les années 60,70,80, désormais interdites ou réglementé/contrôlé/facturés, on se rend compte de l’étendue des libertés perdues, et du contrôle qui se ressert.

       
  • #2250786
    Le 1er août à 17:15 par Paul82
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Nous sommes d’accord sur l’essentiel. Néanmois quelques osbervations.

    Je vous trouve très très optimiste sur une convergence des luttes entre la France des campagnes et les banlieues. Certains immigrés veulent sincèrement nous rejoindre ; les autres ne font que profiter, comme des parasites. Dans ce cas, on n’a rien à se dire.

    Parlons de retraités légalistes, plutôt que légitimistes. Le légitimisme désigne un courant politique bien plus noble. Désolé si je vous semble jouer sur les mots, mais c’est important pour l’avenir. Et puis, ce "légitimisme" des rentiers... euh retraités n’est rien d’autre que la culture du pognon, garanti par le régime actuel, en fin de compte.

    Votre scénario des campagnes me rappelle les bagaudes du 5e siècle. Il est tout à fait possible qu’on y retourne.

     

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  • #2250974
    Le 1er août à 22:44 par Olivier_8
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Il y aurait une autre solution :
    - que les Français des campagnes invitent les Français des villes chez eux.

    Car même parmi ces Français des villes, combien vivent vraiment bien ?

    Prenons par exemple La Défense (exemple représentatif s’il en est) :
    - sur toute la population de cadres qui travaillent à La Défense, combien viennent en grosse berline haut-de-gamme et ont leur place de parking réservée ? et combien prennent le RER A à la puanteur humide ?

    > Même parmi ceux qui vivent dans les villes, et qui s’en sortent à peu près bien dans ce genre de mouvement de foule qu’est la mondialisation, très peu, en fait, ont de réels gros revenus susceptibles de leur apporter une réelle qualité de vie.

    >> Une famille de Français de la campagne pourrait ainsi accueillir une famille de Français qui-réussit-dans-la-mondialisation :
    - hébergement gratuit hormis la participation aux courses (chambre d’amis, convertible du salon, etc.) ;
    - si pas assez de place : tente dans le jardin pour les enfants (qui seront ravis) ;
    - barbecue, activités de la région, sport, les femmes papotant entre elles, les hommes entre eux, etc. .... bref : on retisse du lien : en somme on invite les Français des villes à cette fraternité retrouvée sur les ronds-points.

    >>> Après tout, périphériques ou pas, nous sommes Français, et c’est la seule chose qui compte. Les seuls qui ne sont plus Français, ce sont ceux qui sont tout en haut, et ils sont très peu.

     

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  • #2250989
    Le 1er août à 23:25 par Pasquale
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Malheureusement, pour qu’il y ait une réaction forte, il faudrait que la descente aux enfers soit brutale, ce qu’elle n’est pas.

    La descente de la France est inexorable mais lente, perceptible uniquement à une échelle de 5 à 10 ans... du coup chacun s’adapte et la "normalité" change progressivement dans le regard des gens.

    C’est ce qui explique l’absence de révolte dans des pays pourtant bien plus mal lotis, comme en Amérique Latine ou en Afrique...

    Si on ajoute le critère du vieillissement de la population, donc de plus en plus de vieux, passifs, craintifs et sans testosterone, je redoute une chute continue et sans réaction sérieuse, ni des villes, ni des campagnes...

     

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    • #2251067

      Ne pensez-pas que les vieux, comme vous dites, sont tous passifs, craintifs et sans testostérone.
      Surtout pas.
      Mais je reconnais qu’il vaut mieux vous lire que d’être aveugle.
      Sans blagues !

       
    • #2251120
      Le 2 août à 10:06 par Pasquale
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Alors c’est un hasard si Macron a l’électorat le plus âgé ?

      Ou si la Rem a eu un tel résultat aux européennes malgré 6 mois de GJ ?
      Qui sont ces bataillons d’électeurs qui ont voté pour le parti de l’ordre et pour que rien ne change ?

       
  • #2251036
    Le 2 août à 02:00 par le marin
    Demain la France des villes contre la France des champs

    c’est vrai mais ya rien de nouveau sous le soleil, est ce que la situation est si differente que ça dans tous les pays du monde et à toute les époques, moi c’est sur que du temps de l’empire romain j’aurais preferé habiter Rome qu’un bled paumé. Moi j’ai grandi dans un petite ville et c’est bien la merde, et si demain je pète un euromillion j’minstalle dans un hotel particulier à Paris.

     

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  • #2251048

    Ce que vous décrivez n’est pas la prédication d’une situation à venir mais le constat de la façon dont semble fonctionner le monde des humains depuis qu’il existe.

    Des pauvres qui désirent être riches, et des riches qui désirent le rester. Pourquoi ? Vraisemblablement pour disposer d’un confort et de plaisirs propres à alléger les peines et souffrances qui caractérisent l’existence.

    L’histoire se raconte avec différents scénarios, mais toujours avec les mêmes protagonistes et la même finalité, c’est inéluctable. Je pense par ailleurs que tout cela ne forme qu’un seul groupe, une seule catégorie, une même dynamique.

    Et puis il y a ceux qui ne désirent plus. Ceux qui, riches, se délesteront de ce qu’ils possèdent ; pauves, aurons appris à vivre de peux. Ceux qui ont cessé de se débattre dans le monde des idées et des concepts et qui vouent leur existence à l’expérience de la réalité telle qu’elle est vraiment.

    Analyser les choses politiquement, sociologiquement, comme ont le fait ici, constitue finalement un plaisir, une activité agréable, qui atténue nos peines et nos souffrances. Mais de façon temporaire et sans aucun espoir de réel changement.

    Un peu comme agiter les bras en croyant que nous sommes ainsi à l’origine du mouvement des nuages et persuadés que bientôt le soleil brillera seul dans le ciel pour toujours.

     

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    • #2251269
      Le 2 août à 14:02 par Jean Rasczak
      Demain la France des villes contre la France des champs

      Largement d’accord avec vous...
      Penser que tout le monde se satisferait de "vivre bien" est à mon avis une grande erreur, et tous les systèmes à vocation plus ou moins "égalitaire" sont voués à l’echec car les hiérarchies font partie de l’homme (et des mammifères "sociaux" en général). Le "réussite", le prestige, les positions de pouvoir sont admirés et convoités ; cela ne se traduit pas qu’en terme financiers : nombres "d’amis" (ou de relations), niveau de séduction ou succès sexuel, etc. L’aspect "riche" n’est que le reflet d’une réalité plus profonde, et contre lequel il sera bien difficile de lutter car les sociétés humaines se structurent ainsi, argent ou pas argent. Même au sein des groupes "pauvres", il y a des dominants et des dominés, des gagnants et des perdants (ou perçus comme tels), etc. et bien souvent la volonté (individuelle) de se sortir d’un groupe "inférieur" pour monter d’un niveau est supérieure à la solidarité horizontale. Les groupes "supérieurs" le savent bien, savent en jouer, et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Le livre "Le principe de Lucifer", même si on est pas obligé de tout partager avec l’auteur, est intéressant à lire sur ces aspects.

       
  • #2251158

    Article intéressant, il est vrai que la banlieue est armée et en route vers l’autonomie, je pense que la campagne aussi... Je ne crois pas que l’on soit plus en sécurité à la campagne, les risques ne sont pas les mêmes, quand au péage urbain, il est en route, les interdictions de stationner pullulent, il faut payer, la PM surveillent, les barrières avec limitation de hauteur sont de plus en plus nombreuses...
    l’État est sans foi, ni loi, un modèle à suivre, s’ils l’ont veut survivre ?
    Quand à l’imagerie d’Epinal, il semble qu’elle est en mauvaise posture, rachetée en 2014, elle a largué les anciens imagiers et a mis à la place des illustrateurs de renom et oui, l’imagerie d’Epinal a été relookée, la rumeur courre que certaines pièces ont disparues.
    L’imagerie d’Epinal, au bord du gouffre, image prémonitoire de la France ?

     

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  • #2251220

    J’ai appris en cours, il y a une vingtaine d’années, que dans le futur, il y aurait un société a double vitesse, avec une France d’en haut et une France d’en bas et qu’il n’y aurait plus aucune passerelle entre les deux.
    Ce que les grands n’ont pas prévu, c’est que certains, certaines préfèrent rester en bas, par solidarité... que malgré le déficit éducatif, beaucoup sont autodidactes et qu’ils, qu’elles ont une longueur d’avance quand au notion de survie
    Contrairement à l’élite, ils, elles anticipent et ayant l’habitude des coups bas, il y a une adaptation, une polyvalence voir même une organisation propre au monde des pauvres.
    Quand on doit survivre, on apprend à observer, à analyser, à se protéger, la France d’en bas est une jungle et la France d’en haut n’y survivrait guère.
    L’épisode gilet jaune a permis de voir ce que l’élite est capable de faire pour mater le peuple, mais beaucoup n’ont rien à perdre et si un épisode deux surgit, je pense que l’avertissement, sera d’une autre empleur.

     

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    • #2251274

      J’ai envie d’ajouter, il y a une certaine humilité chez le pauvre, il a soif d’apprendre et bien souvent, il est initié par des "vieux", il y a une transmission du savoir, une transmission de la sagesse des anciens.
      Si le riche court après l’argent, après la notoriété, il y a chez beaucoup de pauvres, un deinterressemen, voir une recherche de spiritualité, certaines valeurs qui doivent être respecter, un code de conduite, une recherche de vérité...
      Et, je ne. suis pas sûre que l’élite, touche même du doigt, cet état d’esprit.

       
    • #2251504

      Bien sûr,
      peut etre,
      parfois,

      ou ou alors aussi simplement ce sont juste des barakis..,

       
    • #2251580

      On peut être un Baraki d’en haut, c’est les pires...

       
  • #2252352
    Le 4 août à 19:43 par pierre carré
    Demain la France des villes contre la France des champs

    Le problème de cette technologie, c’est que c’est encore la mafia oligarchique qui la met en place et la détient pour la défense de ses intérêts. Ceux là mêmes qui devraient se trouver un prison pour le pillage et la destruction du monde tant sur le plan écologique que sur le plan anthropologique vont peaufiner leur hégémonie économique, industrielle, politique et médiatique en rajoutant la surveillance de masse appliquée aux déplacement des individus. Une fois cette technologie mise en place, les chances de reprise du pouvoir par le peuple pour le peuple deviendront quasi inexistantes.

     

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