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Discours d’Adolf Hitler du 10 décembre 1940 : une pièce historique au dossier de la Nuit de cristal

Rares sont les personnes qui parlent de la révolution allemande de 1933. Ceux qui le font passent pour des originaux amateurs de paradoxes, pour autant, nul besoin d’être expert en exégèse ni en liste de « conditions d’apparition » pour voir l’analogie entre la rupture de 1933 et la nuit du 4 août 1789 au cours de laquelle fut votée en France, par l’Assemblée constituante, l’abolition des privilèges : Hitler lui-même, dans son discours du 10 décembre 1940 devant les travailleurs allemands parle de la « révolution de 1933 » et élabore le concept de « révolution sans casse », sans « nuit de cristal » donc.

 

(...)

Cela va bien au-delà de la simple résorption du chômage et de la relance de la prospérité, au fil des discours du Führer, on comprend ses conceptions : il rejette l’égalitarisme marxiste, en soi, les inégalités ne sont pas des injustices, mais elles le deviennent lorsqu’une petite caste internationaliste à la tête des affaires s’arrange, sous couvert de démocratie, à rigidifier ces inégalités en privilèges.

Pourquoi alors ne parle-t-on jamais de « révolution allemande » ? Parce que Hitler rejette aussi, catégoriquement, la lutte des classes : il est normal qu’il y ait des classes sociales, mais elles doivent coopérer pour le bien de tous et du pays et il doit y avoir une mobilité sociale.

Donc pas d’action fracassante et spectaculaire contre la classe dirigeante, les seules têtes qui soient tombées au cours de cette révolution, sont précisément celles de ceux qui dans son propre camp auraient voulu une révolution classique, on pense à la nuit des longs couteaux.

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Comment Hitler peut-il parler « d’absence de vitrine brisée » deux ans presque jour pour jour après la Nuit de cristal (9 au 10 novembre 1938) qui a eu, à l’époque, un retentissement mondial ? Parce qu’il ne se sent en rien responsable des débordements de la Nuit de cristal. Ni lui ni son régime ne sont à l’origine, à l’instigation et encore moins ont trempé dans l’organisation de cette Nuit de cristal.

Partisan de l’ordre et de la propreté, à aucun moment il n’aurait pensé donner au monde le spectacle de la kurfürstendamm jonchée de débris de verre. Et la même chose peut être dite du maire de Berlin à l’époque, de son Gauleiter dans la terminologie du NASDAP : Joseph Goebbels.

Qui, alors est derrière cette Nuit de cristal ? Vaste question, la lecture du livre d’Ingrid Weckert sur le sujet est très intéressante, une traduction du livre est en cours.

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Le discours de Hitler du 10 décembre 1940

 

Attention, malgré des similitudes frappantes, ce n’est pas du Arlette Laguiller. La phrase sur les vitrines brisées est tout à la fin de cet extrait audio et sonne comme une conclusion, un concept : la révolution de 1933 est une révolution sans casse (et non pas une révolution sans classe, c’est toute la différence avec Olivier Besancenot et consorts).

Le monde Franco-anglais est régi par des régimes soi-disant démocratiques, c’est-à-dire régi par le principe du gouvernement du peuple par le peuple. Les peuples sont donc censés avoir à leur disposition les moyens d’exprimer leur avis et leur volonté. Mais quand on y regarde de plus près, on se rend compte que les gens n’ont, par eux-mêmes, aucune conviction qui leur soit propre. Leurs convictions dépendent évidemment, comme partout ailleurs, de ce qu’on leur dit. La question décisive est donc de savoir qui se charge d’informer le peuple, qui se charge de l’instruire.

En réalité, c’est le capital qui dirige ces pays, c’est-à-dire rien d’autre qu’une petite clique de quelques centaines de personnes à la tête d’une fortune incalculable qui, en raison de la structure bien particulière de la vie politique de ces pays, n’a de compte à rendre à personne. Ils disent « qu’ici nous avons la liberté ». Ils entendent par là une économie absolument libre, et par économie libre, ils ont surtout en vue non seulement la possibilité d’acquérir, mais aussi d’avoir une liberté totale dans l’usage de leurs acquisitions. Ce qui signifie aucun contrôle national ni sur les acquisitions, ni sur leur emploi. C’est ça qu’ils appellent la liberté.

Les capitalistes créent de toutes pièces leur propre presse et ça leur suffit pour parler de « liberté de la presse ». En fait, chacun de ces journaux a un maître, et ce maître, dans tous les cas, c’est le capitaliste, le propriétaire. C’est ce maître, pas le directeur de la rédaction qui donne le ton du journal. Que le rédacteur s’avise de dire quelque chose qui ne plaise pas au maître, du jour au lendemain il est renvoyé. Et c’est cette presse esclave, soumise et dénuée de caractère, qui modèle l’opinion publique. À son tour, l’opinion publique ainsi formée se scinde en plusieurs partis.

Les différences entre ces partis sont aussi ténues qu’elles l’étaient en Allemagne. Vous savez bien sûr de quels partis je veux parler, tous bonnet blanc et blanc bonnet. En Angleterre, les choses sont si bien arrangées que les membres d’une même famille se répartissent, qui chez les conservateurs, qui chez les libéraux et qui chez les travaillistes. Et finalement, ils s’asseyent tous autour d’une même table pour décider d’une attitude commune.

Pas étonnant alors que tous ces élus forment une communauté qui régente toutes ces organisations. C’est pour cette raison qu’on ne peut pas parler d’opposition en Angleterre, puisque sur toutes les questions essentielles sur lesquelles une opposition pourrait se faire sentir, tous les partis sont en permanence de connivence. Ils n’ont qu’une seule et unique conviction que leur presse se charge de faire avaler au public.

On pourrait au moins s’attendre à ce que dans ces pays de liberté et de richesses, le peuple bénéficie d’une prospérité sans limite. Mais non ! C’est tout le contraire, c’est justement dans ces pays que la détresse des masses est plus criante que partout ailleurs. C’est typiquement le cas de la « prospère Angleterre » qui contrôle 16 millions de miles carrés. En Inde, par exemple, une centaine de millions de travailleurs coloniaux doivent travailler pour elle dans des conditions de vie épouvantables.

Et si on s’imagine qu’en Angleterre même, du moins, chaque personne reçoit sa part de ces richesses, de nouveau on se trompe, il n’en est rien. C’est dans ce pays qu’on trouve une distinction de classe la pire qui soit. Il y a d’un côté la pauvreté, une pauvreté incroyable, et de l’autre une richesse tout aussi incroyable. Ils ne sont pas parvenus à bout d’un seul problème. Les travailleurs de ce pays qui possède un sixième du globe et de ses ressources naturelles se traînent dans la misère très pauvrement vêtus.

Dans un pays qui devrait avoir du pain en quantité plus que suffisante et des fruits de toutes sortes, on trouve les millions de gens des classes populaires qui errent le ventre vide. Un pays qui pourrait fournir du travail au monde entier doit reconnaître qu’il n’est même pas capable de venir à bout du chômage chez lui. Cela fait des années que la riche Angleterre compte deux millions et demi de chômeurs, que la riche Amérique en compte entre dix et treize millions et la France entre six et huit cent mille.

Alors mes chers compatriotes, que pouvons-nous dire de tout cela ? Il paraît évident que là où la démocratie règne, le peuple en tant que tel n’est pas du tout pris en considération. La seule chose qui compte, c’est le devenir de quelques centaines de grands capitalistes qui possèdent toutes les usines et toutes les actions et qui par là on la mainmise sur le peuple. Le sort des masses populaires ne les intéresse pas le moins du monde. Ils ne s’intéressent à elles, tout comme le faisaient dans le temps nos partis bourgeois, qu’au moment des élections, quand ils ont besoin de leurs voix. Le reste du temps, la vie des masses leur est parfaitement indifférente.

À cela on doit ajouter les différences dans les mentalités. N’est-il pas ridicule d’entendre un membre du parti travailliste – qui bien entendu en tant que membre de l’opposition est officiellement payé par le gouvernement – dire : « lorsque la guerre sera finie, nous ferons quelque chose dans le social » ? Mais il devrait être possible dès à présent aux travailleurs anglais de voyager. C’est quand même stupéfiant que l’idée que les voyages ne doivent pas être l’apanage des seuls millionnaires ne les effleure que maintenant. Dans notre pays, ça fait longtemps que cette idée est mise en pratique.

Dans les autres pays, ainsi qu’on peut le voir à leur structure économique d’ensemble – l’égoïsme d’une strate relativement étroite dirige sous le masque de la démocratie. On peut alors comprendre qu’un Anglais puisse dire : « Nous ne voulons en aucun cas que notre monde disparaisse ». Ils savent très bien que nous ne sommes pas une menace pour leur empire. Mais ils se disent, à juste titre, que « si ces idées qui sont tellement répandues en Allemagne ne sont pas éradiquées, alors elles vont finir par toucher notre propre peuple et c’est ce qui est très dangereux. C’est ce qu’il faut éviter ».

Pourtant, si cela devait leur arriver comme cela est arrivé chez nous, cela ne leur causerait aucun tort. Mais ils sont tellement bornés, comme d’autres l’étaient chez nous avant, qu’ils préfèrent s’accrocher alors méthodes conservatrices. Ils ne veulent pas s’en défaire et ne le cachent pas.

Ils disent : « les méthodes allemandes ne nous vont pas du tout ». Et quelles sont ces méthodes ? Vous savez bien, mes camarades, que je n’ai rien détruit en Allemagne. J’ai toujours procédé avec précaution, parce que je crois – comme je l’ai déjà dit – que nous ne pouvons pas nous permettre d’anéantir quoi que ce soit. Je suis fier que la révolution de 1933 se soit achevée sans la moindre vitrine brisée et que ça ne nous ait pas empêché de parvenir à tous ces grands changements.

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