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Éducation nationale : 25 mesures urgentes qui ne seront pas prises en 2015

Jean-Paul Brighelli dresse la liste des vingt-cinq mesures urgentes que Najat Vallaud-Belkacem devrait prendre, et qu’elle ne prendra pas. Catalogue.

Le programme de Najat Vallaud-Belkacem pour l’année à venir est malheureusement connu : refonte des programmes dans le sens d’un allègement, redéfinition du "socle commun de compétences", recentrage des moyens sur les Réseaux d’éducation prioritaire (Rep), initiation générale à l’informatique en parallèle à l’équipement dispendieux et inutile en gadgets électroniques indispensables, formation des enseignants dans les ESPE au mépris de toute logique disciplinaire, et aménagement d’une laïcité "ouverte" qui permettra à tous les extrémistes de venir faire leur marché dans l’École de la République.

On peut toutefois rêver : c’est bien tout ce qu’il nous reste. Les propositions qui suivent, seul un bon génie pourrait les souffler à un ministre qui, à bout d’incompétence, s’en remet à des conseillers ignorants des réalités de terrain, et à des syndicalistes pétris d’idéologie. Voici donc la liste de ce qui ne se passera pas, et qu’il serait pourtant urgent de mettre en place pour que la France scolaire se remette debout.

Primaire

1. La semaine ne repassera pas à quatre jours et demi de classe effectifs et peut-être même cinq dans les zones où les difficultés s’accumulent, tant il est vrai qu’il faut donner davantage à ceux qui ont le plus de mal.

2. On n’abolira pas, par voie de conséquence, la mesure stupide des "rythmes scolaires", alors qu’on a bien plus besoin d’apprendre à parler, lire (selon des méthodes approuvées, pas celles des apprentis sorciers), écrire et compter qu’à s’essayer au macramé.

3. On s’abstiendra donc de consacrer 50 % du temps scolaire, en primaire, à l’enseignement du français, en divisant le reste entre mathématiques, histoire et géographie.

4. On ne recrutera pas des étudiants motivés pour diriger les études, le soir, et donner des cours de soutien, particulièrement dans les quartiers populaires où les parents ne peuvent récupérer leurs enfants que fort tard parfois.

5. On s’obstinera d’ailleurs à former les futurs "professeurs des écoles" dans les ESPE après des parcours chaotiques et/ou pittoresques, au lieu de recréer les Écoles Normales juste après le Bac, et de former des étudiants, dès la première année de licence, à toutes les disciplines - en confiant cet enseignement à des agrégés du secondaire, au lieu de les confronter à des professeurs d’université qui ont leur propre champ de recherche, et qui répugnent à préparer aux concours de recrutement.

6. On ne supprimera pas tous les enseignements non indispensables et grands consommateurs de temps scolaire. Au contraire, on rajoutera une pseudo-initiation à l’informatique, et toujours une supposée préparation à l’anglais, alors même que les élèves ignorent leur propre langue.

Lire la suite de l’article sur lepoint.fr

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Article ancien.
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7 Commentaires

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  • éducation nationale ? => dissolution pure et simple.

    on rend l’éducation des enfants a leurs parents.

    touts les parents n’ont pas la capacité d’éduquer leurs enfants ?

    ce n’est pas une raison pour priver les autres de la possibilité de le faire et d’échapper au matraquage liberalo-freudo-pédo-transgenre.

    au moins ceux la seront peut être sauvés.

     

  • Mouai bof,
    la seule vraie mesure utile n’est même pas énoncée :
    "On réinstaurera l’autorité du personnel enseignant".
    Et aussi : on hésitera pas à exclure les fouteurs de merde, plutôt que de gangrener un établissement entier.

    Le "rattrapage" scolaire ne doit pas être une fin en soi, et encore moins ces conneries de classes de "médiations" où, dans la pratique, on se retrouve à ramer avec des morveux qui se moquent de vous et dont vous êtes obligé de lécher les bottes pour qu’ils daignent se tenir "à peu près" calme (c’est à dire à ne pas retourner complètement la classe puis en courir dans les couloirs en hurlant, et en vous insultant dans le meilleur des cas si vous voulez vous y opposer) car ils savent qu’ils ne risquent aucune sanction ( = aucun renvoi ). Il vaut mieux curer vite et dès les premières heures que, encore une fois, gangrener un établissement entier !

    Le vrai problème c’est les nouvelles "valeurs" du 68 étudiants à la Cohn Bendit, et tout ce qui s’en suit : l’enfant roi, l’égalitarisme, le libertarisme etc. Et maintenant en prime on a le bisounoursage des "jeunes" : les prendre par la main pour les amener à l’école, surveiller leurs absence, pour qu’ils étudient etc. ... et même tendre l’autre joue lorsqu’on se fait baffer.

    On en est arrivé à un tel point de non retour, que la seule mesure efficace serait le service militaire à 16 ans, pour une durée d’un an, pour garçon comme pour les filles (mais dans des camps séparés).

    Ou alors, on change les instructions et on redonne le pouvoir et les directives aux chefs d’établissement de virer à tour de bras les boulets.

    Et oui cette orientation serait efficace, car d’expérience, et contrairement à ce qu’on en pense, la majorité des élèves qui sont dans des établissements difficiles souhaitent travailler et étudier.
    Le problème c’est que c’est impossible à faire lorsqu’on ne s’occupe pas de 15 fouteurs de troubles (car directives pas dans ce sens), qui par émulation en donneront 30 au bout de 2 mois, et un établissement ingérable à la fin de l’année.

    Je parle avec diverses expériences d’établissements difficiles.

    On me rétorquera "il vaut mieux les parquer et essayer d’en tire quelque chose plutôt que de les jeter à la rue" : Non ! Car dans l’établissement ils ne foutent rien et embêtent tout le monde. Dehors au moins avec un peu de chance ils seront "éduqués" à coup de poings, et pour certains trouveront un travail à la force du poignet. Pour les autres,c’est peine perdu actuellement.

     

    • Je confirme, d’expérience aussi. C’est un ou deux élèves qui fichent toute une classe en l’air et empêchent ceux qui veulent travailler de le faire. La vraie justice, ce serait de mettre dehors les quelques fauteurs de troubles. Actuellement, c’est ceux qui veulent travailler qui sont les seuls sanctionnés. Le système entier marche sur la tête. Je suis bien content de ne plus être prof et de ne plus participer à cette mascarade. Un jour, votre gosse reviendra avec un oeil crevé ou votre fille fera des pipes dans les toilettes. Vous parents, adultes, vous ne voulez pas savoir ce qu’est devenu l’école. Vous regardez ailleurs...


  • moche kacem veut tuer le peuple de France dans l’oeuf.
    Il n’y a pas d’incompétence : seule la volonté de nuire. Il n’y a qu’un rapport de force pour changer les choses : le peuple de France le sait. Aux programmes de 2015 : conflit, manif, bataille, arrestation, chômage, ponction sur les comptes bancaires (si, si !), etc...
    Bonne année à tous (sauf aux agents de l’empire).


  • "23. On n’interdira pas les signes religieux ostentatoires à l’université, ce qui permettrait d’instiller une vraie laïcité, et d’éviter la contestation des enseignements les plus simples, mais qui contrarient les croyances de tel ou telle."

    Georges Bernanos : "On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure."