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Éducation : pustules vertes et pastilles rouges, ou la nouvelle évaluation

Najat Vallaud-Belkacem a donc décidé de revoir l’évaluation des élèves, et de supprimer les notes au collège. Brighelli lui accorde un zéro pointé.

 

Je l’annonçais il y a un mois : la nouvelle évaluation est arrivée, avec le beaujolais. Désormais, les élèves de collège, à l’image de ceux de cet établissement-pilote que sainte Najat a visité il y a quatre jours, seront évalués avec des pastilles vertes (ou rouges). Une ou deux à chaque fois (ce qui, quand on sait compter, est déjà une base 4 – comme si on notait de 5 en 5).

En primaire déjà

Le mal vient de loin, et les socialistes au pouvoir (sont-ils vraiment socialistes ? Sont-ils réellement au pouvoir ?) n’ont pas le privilège de l’incohérence, loin de là. Je laisse le lecteur feuilleter seul le livret d’évaluation mis en place depuis une quinzaine d’années par des ministres de droite (étaient-ils réellement ministres ?). Les instituteurs passent un temps précieux à noircir des cases, sans que les élèves en profitent. On est déjà passé depuis longtemps (et définitivement sous Chatel, tout aussi incompétent que ses successeurs) à des systèmes d’évaluation de compétences qui testent surtout la patience des enseignants. Sinon, une évaluation vaut ce que vaut l’enseignant – et en moyenne, un enseignant note un devoir, un exercice, une performance. Il note l’instantané. Il ne note pas l’élève. On a une note, on n’est pas une note.

Et il faut user des notes comme de tous les outils : au moment opportun. Il faut faire comprendre tôt aux élèves que l’on ne travaille pas pour une note, mais pour apprendre les codes (lire/écrire/compter), pour acquérir une culture qui permettra de s’insérer au mieux dans une société donnée – la nôtre –, et aussi par plaisir. La note est un moment pédagogique parmi d’autres. Mais c’est un moment indispensable. Pas une sanction, mais un avis motivé.

Lire la suite de l’article sur lepoint.fr

 
 



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52 Commentaires

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  • Il s’agit de détruire de plus en plus l’EN, d’autant plus qu’elle compte de moins en moins d’élèves juifs, qui partent en masse dans leurs établissements confessionnels où ces mesures aussi stupides que démagogiques ne seront jamais adoptées . C’est aussi une très bonne nouvelle pour les établissement privés .


  • Devant cette nouvelle discrimination inacceptable, j’attends de la part de Monsieur Belkacem l’ouverture immédiate d’une commission parlementaire afin, et au nom de l’égalité des sexes (parent 1, 2,… parent n, parent aspirateur, parent chihuahua,…), de redéfinir les couleurs de ces pastilles en :
    - rose (bonbon, fushia) ;
    - orangé (comme les enfants du Maroc, les « délicieuses petites oranges » d’après nos ministres de la cul …ture) ;
    - jaune (pipi, soleil euh non car c’est une étoile et donc antisémiiiitttte…) ;
    - mauve (parme,…) ;
    - pourpre ;
    - vert caca d’oie ;
    - bleu cerise
    Egalement afin de respecter l’égalité des chances, nos valeurs des droits de l’homme, de la république, et de la démocratie !


  • Enfin, nous nous dirigeons vers la suppression de la notation des élèves. Comme si nous avions absolument besoin d’évaluer l’apprentissage d’un enfant. Comme si un enfant avait absolument besoin d’avoir des résultats. Comme si il devait être meilleurs.

    Faut bien être incompétant comme un prof pour avoir besoin d’un système de notation pour évaluer des enfants. Cela fait bien longtemps que les systèmes évolués d’instructions (Steiner, Montessori ...) n’utilisent plus ce type archaique d’évaluation des enfants. Ça en fait pas des débiles pour autant et ces systèmes ont une très bonne réputation et donnent des résultats excellents.

     

    • "Faut bien être incompétant comme un prof pour avoir besoin d’un système de notation pour évaluer des enfants."

      Les enfants ne sont pas évalués, seuls leurs travaux le sont.
      La note permet justement a’ l’enfant de situer ses travaux dans le contexte social qui forme son apprentissage, ses talents ainsi que sa conscience. Comment un enfant dont le travail n’aura jamais été noté pourra s’intégrer a’ une réalité sociale hautement compétitive et sans merci ? Le goût de l’effort est intrinsèquement lié au devenir humain. Est-ce si difficile a’ comprendre ? Apprentissage zéro, cours de masturbation LGTB, introduction du cannabis dans le primaire, identités non différenciées vous n’avez donc pas peur pour ces enfants que vous prétendez aimer et défendre ?


    • Les preuves ?

      Le système scolaire depuis les lois Ferry en France constituait le fleuron de l’éducation dans le monde, il me semble qu’à cette époque aussi les notes allaient de 0 à 20, les élèves qui ont subit le terrible joug opprimant du système de notation n’en ont pas l’air traumatisé.

      Qu’on arrête de se voiler la face, le problème de l’éducation antionale ne vient pas du fait que les profs ne soient pas assez attentifs aux dégâts psychologiques qu’ils provoquent à leurs élèves en leur mettant des notes, ou pire, en leur faisant cours.
      Ca vient d’un manque de discipline, si on vire ceux qui veulent pas bosser ou qui foutent le bordel, et vous verrez que soudain l’éducation nationale en France va être à nouveau plus performante, et les élèves plus disposés à l’apprentissage et au travail.


    • C’est vrai que supprimer les notes (qui permettaient de nuancer l’acquisition du savoir de l’enfant pour les enfants, les parents et pour les enseignants) par des 1 : acquis, 2 : pas acquis, 3 : en cours d’acquisition et maintenant des codes couleurs, m’interroge sur le fait de savoir si c’est bien pour les enfants ou plutôt si ne sont pas les parents et enseignants qui seraient devenu des grosses tanches incapable de comprendre et d’interpréter une note. Bref, si vous ne savez pas compter jusqu’à 20 ...
      Simple question, comment as tu répondu à la question de contrôle pour pouvoir poster ton commentaire ? pas trop dur j’espère ...


    • Tiens, v’là les tarifs.

      Si le mioche du couvreur, de la caissière de supermarché ou du glorieux chômeur de l’Union Européenne ne s’adapte pas au Montessori cheap sauce E ?N ?, qui n’est même plus foutue de faire passer une version de langue étrangère à ses certifiés de lettres, ses parents n’avaient qu’à gagner plus de bif pour raquer des cours du soir (33€ TTC de l’heure, 16,50 € après réduction d’impôts).

      P.S. Soit t’as pas compris l’projet ; bas de plafond, ça arrive. Soit t’as tout capté. Un jour prochain faudra rendre et le pognon et des comptes. Au cas où l’école a oublié de t’apprendre le montant du SMIC au 1er janvier 2013 : 1120,43 € net.


    • Les bons points/mauvais points sont comme une note, mais en moins précis. Au final la note sert à connaître ses capacités. Si un élève fait une erreur dans un calcul mais qu’il a compris le principe de ce calcul et ce à quoi il sert, le fait que vous ayez un système de notation en couleurs ou en chiffres ne changera rien au fait que le professeur marquera "faux" sur sa copie. Par ailleurs certains élèves aiment avoir un "salaire" pour leur travail, veulent une récompense. La note leur offre cette récompense, qui les distinguera des autres.
      Pour finir, ce ne sont pas les notes /20 qui provoquent l’échec scolaire. Le réel problème est la mentalité actuelle. Certains enfants sont exposés à la télé-réalité ou aux "chansons" stupides dès la maternelle. Quand on leur montre des gens plein d’argent (en surface) qui l’ont obtenu les bras croisés, comment voulez vous qu’ils travaillent ? Le ministère ferait mieux de se pencher sur ce genre de questions.


    • incompétant => incompétent
      archaique => archaïque
      si il devait être meilleurs => s’il devait être le meilleur ou s’ils devaient être les meilleurs
      d’instructions => d’instruction
      ça en => Cela n’en ou ça n’en

      Si "d’excellents résultats" il y a, cela ne doit pas être avec vous... un Bled pour ce Monsieur (ou cette Dame) ...et d’urgence.

      Vous m’excuserez car je n’ai fréquenté que l’école publique et pas Montessori, d’où mon allergie aux orthographes approximatives des donneurs ou donneuses de leçons.


  • Très bientôt, ouverture de l’école primaire Gabriel Matzneff en hommage à son œuvre immense.

    Mwarf.


  • Dans un monde manichéen, le "oui-non" compose la loi cognitive à atteindre.

     

  • je sais pas ce qu’il y a de pire entre prendre un 9 un 4 ou un 2 sur 20...ou juste une pastille rouge qui t’elimine pour le prochain round...ca c’est traumatisant !


  • Moi, quand j’serai grand, j’serai ministre de l’école ; j’ai déjà une super idée : je ferai noter avec des crottes de nez et des fraises tagada. Si tu n’as pas réussi, mange ta crotte. Par contre, en cas de réussite, une fraise pour le ministre.
    .
    Et demain, que nous réservent-ils encore, ces maniaques ?


  • J’ai vu subrepticement à la télé que cette nouille faisait de la retape pour favoriser les "vocations" d’enseignants dans certaines zones "défavorisées"... Aujourd’hui (source sûre), avec un 4/20 au concours des prof’s des écoles on devient "à l’aise et bienvenu(e)" un (ou une) enseignant(e) dans ces zones d’inculture organisée (bon en même temps, c’est une majorité de sans-dents, voire de***, enfin de***. Les "vocations" à venir ce sera quoi ? Du zéro sur vingt à l’examen ? Il est vrai que dans ces zones, la "qualité" de l’enseignement est évidemment "secondaire" (qu’ils n’atteindront jamais)...
    Bon, j’ourdui, vas-y les enfants, on va apprend’ comment kon se nique quand on est grand...
    Où est Farida ? (S’il vous plait, réconciliation...)


  • Seulement problème, la couleur distribué reste le souci majeur puisque traumatisant pour le gamin....J’ai une idée, donnons les diplômes sans contrepartie, après tout, c’est pas grave si ce sont des débiles, l’égalité prime devant tout.


  • "Ceux sont les enfants bio, ils ont la pastille verte sous le pied, vous verrez…" Dieudo, Le Mur.


  • Pourquoi M. Brighelli ne dit-il pas que la nouvelle évaluation aurait dû être soumise aux votes des Français ? Parce que c’est un républicain et non un démocrate.


  • si on notait nos élus chaque mois, une note sur 20, le niveau de connerie publié mensuellement :)
    Vont-ils comprendre ? J’en peux plus , on va tous devenir cinglés, à moins que ça soit déjà fait :)

     

  • Plutot que la méthode "pastille verte ou rouge" ; je propose que pour le gouvernement nous utilisions la méthode de notation "pastille-carton" :
    - Une pastille en travers de la gueule suivie d’un carton rouge.

    Je vais déposer un brevet...On sait jamais..

     

  • Souvent la cotation des élèves démontre aussi la qualité de celui qui enseigne. En effet, plus le nombre d’enfants seraient en échec plus apparaitra l’ incompétence de l’enseignant !
    Il est donc compréhensible qu’enlever ce contrôle soit désiré par ceux ou celles qui ne veulent pas de contrôle sur la qualité de leur travail et accessoirement diminuer leurs prestations puisque la limite à atteindre est la suppression des devoirs et leçons et donc celle de leurs corrections si fastidieuses .

     

    • Je suis enseignant en collège. Comme beaucoup de gens comme vous qui critiquent un système complexe sans en connaître les tenants et les aboutissants, vous mélangez tout et simplifiez à l’extrême.

      Les notes des élèves ne sont quasiment jamais le reflet du niveau d’un enseignant mais d’un savoir, d’un savoir-être ou d’un savoir-faire qui a été transmis ou non et à divers degrés de réussite. Il peut ne pas être passé pour des raisons propres aux qualités d’un enseignant mais ces raisons sont très minoritaires dans le résultat final. Dans la majorité des cas, si le savoir ne passe pas c’est à cause des conditions de travail ou à cause des élèves eux-mêmes, une classe n’étant jamais seulement une addition d’individus stables et prévisibles mais également une entité vivante avec un fonctionnement qui lui est propre et qui change tout au long de l’année, entité composée d’élèves qui sont plus ou moins intéressés, quelle que soit d’ailleurs la qualité de ce qui leur est proposé, ont plus ou moins de lacunes ou de facilités au départ, travaillent et se cultivent plus ou moins en classe ou à la maison.

      Ces raisons principales se déclinent en d’autant de causes qu’il y a d’élèves : personnalités, histoires personnelles, histoires familiales, histoires scolaires, tout cela a un impact sur le parcours scolaire et la réussite. Si l’on suivait votre logique, dans ce cas il n’y aurait que des professeurs nuls en ZEP et que des profs excellents dans les centre-villes ? Tous les élèves seraient de bons élèves et les mauvais le seraient juste à cause de mauvais professeurs ? C’est bien évidemment faux et simpliste, cela dédouane totalement aussi les élèves eux-mêmes ainsi que leurs parents du parcours scolaire et de leurs responsabilités en faisant encore une fois des professeurs les seuls responsables des échecs (jamais des réussites d’ailleurs, comme c’est étrange...) en omettant en outre qu’il y a aussi d’excellents élèves en ZEP et de très mauvais dans les collèges huppés, attention aux préjugés...

      Deuxièmement, vous devriez savoir, vous qui vous informez sur ce site, que les enseignants ne décident RIEN de ce qui se trame dans l’Education Nationale, ils sont aux ordres. Si les pustules vertes et pastilles rouges leur sont demandées, ce sont des ordres qui viennent d’en haut et certainement pas d’eux. Vous avez donc compris qu’il faut effectivement s’interroger sur ceux qui imposent cela et leurs motivations qui sont bien plus perverses que celles que vous évoquez...


    • Bonjour Fred :Un milieu que ne connais pas !? J’ai été élève , j’ai eu des profs passionnants tant en Math, géo, sciences, histoire où quasi personne n’aurait manqué leurs cours et d’autres " style perroquet" ânonnant leurs matières polycopiée surtout en langues vivantes, enfin j’ai eu des profs politisés (de gauche féminisant et féministes) surtout en cours de français ;j’ai des enseignants dans mon entourage et leurs discours ne va pas dans votre sens ! Ah oui ! pour beaucoup , voire la totalité , ils n’ont jamais fait grève en prenant les élèves en otages !


    • @Fred,
      UN bon enseignant fait une bonne classe. J’ai vu des classes motivées par des d’enseignants de qualité, surtout quand il s’agit du prof principal et ces mêmes classe s’effondrer l’année suivante avec des enseignants plus problématiques.
      Les bons profs sont connus des élèves et des parents, leurs noms circulent, ils jouissent du respect malgré l’ hétérogénéité des élèves.
      Voici ma définition d’un bon prof : qui aime les enfants avant d’aimer la matière qu’il enseigne.


    • @Fred

      Non je ne suis pas d’accord avec votre point de vue ayant moi même vécu cette expérience. J’ai toujours été moyen sauf lorsque le professeur avait cette fibre pédagogue et l’autorité. Tout est une question d’autorité.

      En 1ere S j’étais 1er en SVT et moyen dans les autres matières, notamment en physique où on avait une prof, gentille certes, mais sans aucune autorité.

      En terminale S c’est tout l’inverse, nous avions eut un professeur de physique-chimie extraordinaire, réputé le plus sévère du lycée, sa légende était telle que nous étions effrayés en entendant son nom. Quelle ne fut ma surprise de constater que c’était une personne certes sévère mais aussi très juste et très travailleuse. J’ai majoré toute l’année, pourquoi ? Parce-que non seulement il était possible de suivre en classe mais le cours donnait lui même cette envie. Alors que concernant la SVT je n’étais pas loin des dernières places, la professeure s’en foutait, ses classes étaient chaotiques et distribuait des heures de colle sans discernement.

      Le rôle du professeur est crucial, notamment en termes d’autorité et de charisme (et bien sûr, de justice).


    • @fred



      Comme beaucoup de gens comme vous qui critiquent un système complexe sans en connaître les tenants et les aboutissants, vous mélangez tout et simplifiez à l’extrême



      Déjà, d’entrée de jeu on sent la petite phrase cassante, celle qui sent le 0 pointé. La petite note du complexe de supériorité normalien... J’ai été professeur de nombreuses années. Le maitre mot qui règne dans l’éducation nationale , c’est l’égo. Des égos surdimensionnés des proviseurs et des lèche-cul de tous poils, ne passant pas sous la porte.

      Et le malaise général de l’éducation nationale trouve ses racine ici. Des adultes très souvent restés des éternels adolescents qui n’ont comme interlocuteurs que des élèves. Des enfants turbulents mais pas idiots qui comprennent tout de suite que le savoir de l’école ne servira pas beaucoup pour travailler. La débrouille, Ils la vivent tous les jours. Les profs ne connaissent pas autre chose que le milieu scolaire. La salle des profs où tout le monde connait "intimement" tout le monde. Les vacances, les soirées entre profs, on en fini pas. Un baisocosme...

      C’est vrai que les profs appliquent les référentiels à la virgule près, ils sont devenus des "manars" comme les ouvriers à la chaine qui tournent la même vis toute leur vie. Eux c’est le même cours sur une carrière entière avec quelques modifications au gré des réformes. C’est de leur faute s’ils n’ont plus la main sur les programmes. Les syndicats on toujours lancé des grèves pour des peccadilles mais jamais pour une plus grande implication personnelle des enseignants dans la teneur de leur cours.

      Le seul vrai sujet, c’est l’échelon, les points et les dates des prochaines vacances.

      Ce sont les rois de l’acronyme et des décisions révolutionnaires : les lois YAKA FOKON. Par contre après pour bosser et préparer des projets qui tiennent la route y’a pu...

      Si quelqu’un possédant une expérience professionnelle se trouve bazardé la dedans, c’est la découverte d’un monde qui fonctionne sur la tête. Une administration infantilisante et son matériel dernier cri ; le matériel pourri c’est pour les profs ! Il n’y a jamais le moindre budget pour une rallonge ou des rideaux dans la salle du vidéo.

      En somme, un grand merdier totalement déconnecté de la réalité d’une crise qui frappe les familles. Comment comprendre qu’au bout de 10 ans d’anglais un élève sur cent est capable de demander son chemin à Londres ?

      Mon cher Fred, la compréhension du monde commence par l’Humilité...


    • Euh... Cher Fred,
      "Pustule rouge vif !" (si je peux me permettre).


    • Je vous rappelle que je ne fais que répondre à une attaque de gunsbourg qui dit pour faire simple que les pastilles arrangent les profs puisque ça leur évitera des corrections fastidieuses et que cela évitera d’évaluer leur travail. En somme, ça tombe bien, ce sont des fainéants et des incompétents. Quand on me traite de fainéant et qu’on m’attaque j’estime injustement, excusez-moi de réagir, d’autant que cette réforme de pastilles n’a pas été décidée par des enseignants que je sache...
      En ce qui me concerne, vous tirez à vue sans discernement, d’ailleurs vous ne répondez à aucun de mes arguments, vous ne faites qu’agresser. Je veux bien que le charisme d’un enseignant soit primordial pour faire passer ce qui doit être passé, c’est vrai, mais les enseignants bordélisés sont une toute petite minorité et vous devez savoir qu’il y a des classes qui réagissent différemment des autres, travaillent plus ou moins, s’intéressent plus ou moins pourtant l’enseignant est le même ! Je le redis, vos attaques ciblent exclusivement les enseignants et sont injustes car elles passent sous silence le fait que la réussite d’un élève ne dépend pas que de ses profs, ce serait trop facile. Juste un exemple : un élève passe 2h par jour devant la télé, combien à lire ? La faute aux profs aussi ?
      Je ne connais pas que ce métier d’ailleurs, j’ai aussi avant d’être prof été cuisinier, plombier, manutentionnaire de nuit en centre de tri, comptable, et j’en passe. Je ne suis pas un profil commun dans l’Education Nationale car j’ai fait beaucoup de choses avant de passer le concours mais il faudrait cesser de croire que les enseignants ne connaissent rien à rien et qu’ils ne sont bons qu’à se plaindre, faire grève et être en vacances. Ce site s’appelle égalité et réconciliation non ? Les profs ne font pas partie du projet ?
      Je suis tout à fait humble, mais votre argument de dire "je connais le système, j’ai été élève" est aussi ridicule que de dire "je connais bien la mécanique, j’ai conduit une voiture pendant vingt ans". Avoir été un usager de ce service public ne vous donne pas toutes les clés pour le comprendre car vous n’en avez vu qu’une partie. Et ce que je dis n’a rien d’humiliant ou de prétentieux, je n’irais pas donner des leçons à un mécanicien sous prétexte que je sais conduire. Le problème de l’Education Nationale c’est l’égo des gens qui y travaillent ? Vous n’avez que ça comme argument ? Heureusement que nous sommes d’accord sur le fait que les pastilles ne riment à rien...


    • @ Fred , dernière remarque : je n’attaque personne et surtout pas vous ! Je constate tristement que dans le temps , et c’est ringard de la dire , l’ "enseignant" était reconnu et apprécié comme faisant partie de l’ élite de la nation et cela depuis l’instituteur jusqu’au plus haut niveau de la fonction : tous étaient des notables responsables de l’avenir des enfants qui leurs étaient confiés . Aujourd’hui je vous laisse le soin de vous définir aux travers des exigences de la profession qui ne pense , à mon sens, qu’à ses acquis de confort ! Pour moi la paupérisation intellectuelle , et accessoirement la sexualisation, de l’enseignement est voulue : ce n’est que moi qui le pense,il ne s’agit donc pas d’une attaque même pas personnelle mais d’un constat. Bon week-end .


    • @gunsbourg

      Les enseignants en général font le même constat que vous, et nous sommes d’accord là-dessus. Je n’ai que 36 ans je ne peux vous dire parfaitement comment cela fonctionnait il y a 40 ans, mais les causes sont autant internes qu’externes. Je suis tout à fait d’accord que les syndicats ne servent aucun intérêt louable. J’étais syndiqué ma première année, j’ai vite arrêté quand je l’ai compris. Mes collègues proches de la retraite sont tous unanimes en tout cas : être enseignant il y a 30 ans était beaucoup plus facile qu’aujourd’hui et les choses empirent à une vitesse folle. Alors garder notre confort, nous ne l’avons plus depuis longtemps et de moins en moins tous les ans... Il n’y a jamais eu autant de démissions, de reconversions, de suicides, de titulaires qui arrêtent et se réorientent dès leur année de stage qu’aujourd’hui. Cela doit aussi interpeller sur les conditions de travail. Dans mon collège, pourtant pas en ZEP, il y a des périodes de pénuries de profs, surtout en sciences, et des vacataires venus du privé avec juste une licence en poche viennent remplacer : aucun ne reste et ne s’engage, malgré les vacances et les avantages du métier. Ils repartent tous dans le privé. Une collègue de français a passé et réussi le concours car me disait-elle "j’ai 3 enfants et je voulais avoir plus de temps et profiter". Elle a fait un an et a rejoint son entreprise de départ, perdant ainsi le bénéfice du concours. Cela veut aussi dire beaucoup.

      Juste une petite anecdote pour finir : l’an dernier un collègue de maths demandait à l’un de ses élèves qui bavardait de cesser ses bavardages et de l’écouter, son élève lui a répondu "Pour quoi faire ? Réussir à l’école et faire prof, comme vous et gagner autant qu’un éboueur ?". C’est quand même révélateur de la dégradation de notre image dans cette société de l’argent : aujourd’hui si l’on ne gagne pas grand chose on ne vaut pas grand chose aux yeux de beaucoup de monde. Le salaire d’un prof débutant est passé de 1,8 fois le SMIC dans les années 80 à 1,2 fois le SMIC aujourd’hui alors que le nombre d’années d’études est passé de Bac +3 à Bac +5.

      Difficile et complexe sujet... Bon week-end à vous aussi.


  • Éducation :Qui est vraiment la pustule (fétide) ou la pilule (toxique) dans cette démarche démoniaque qui concerne l’avenir de nos enfants et petits enfants ???...


  • Allez on arrête pas le progrès, pourquoi pas passer directement au plug anal vert ou rouge, pardon au sapin et c’est de saison en plus ?


  • #1035047

    Entendu à la tv (bfm) la pédophilie, c’est d’abord les pères, les grands-pères surtout, plus que les célibataires, et cela se trouve dans tous les milieux, même à "l’Élysée"... pastille rouge ou verte ?
    L’évangile, c’est dire la vérité...
    Et la journaleuse de répondre "on va continuer de dire la vérité..." lol


  • Les daltoniens vont rien y comprendre !!!


  • Comme dirait Bigard, les ministres à points, c’est pour quand ?


  • Ses enfants connaitront la meilleure éducation scolaire qu’il soit en France : meilleurs collèges, meilleurs lycées, avec comme camarades les Charles et consort, les enfants des diplomates des républiques bananières, etc. Ils seront bilingues voir trilingues, éclateront les enfants de prolo aux concours, etc etc Bref elle entube l’élève issu d’un milieu modeste.


  • L’être humain est fainéant.
    Sans la sanction du redoublement ou de la mauvaise note, il ne travaillera pas surtout si cet élève est issu d’un milieu défavorable où le savoir n’est pas recherché où qui n’auront pas compris l’importance du travail scolaire et l’impact que ceci aura dans leur vie future.

     

    • L’être humain n’est pas fainéant, il cherche juste un sens à ce qu’il fait. Et la manière dont sont enseignées les différentes matières enlèvent justement le sens. Il serait tout à fait possible (et certains enseignants le font encore bien entendu) de passionner des gamins, de leur faire faire des choses créatives, utiles, qui les concernent directement ; c’est après tout ce que fait Soral avec succès même auprès des jeunes.
      Bref, le système de notation est un faux problème. Au mieux c’est un pansement sur une plaie béante. Les gamins qui seront plus sensibles à ce système seront d’ailleurs la plupart du temps des futurs larbins, des bons petits soldats ; d’autres y seront sensibles parce que leur environnement familial y accorde une attention particulière, ils finiront dans des grandes écoles puis pourquoi pas dans votre télévision pour vous expliquer fièrement qu’une nouvelle loi pour le libre-marché vient d’être adoptée. D’autres enfin garderont au fond d’eux une certaine frustration vis à vis des mauvaises notes, les petites piques de certains professeurs, et voudront absolument le faire payer aux autres dans leur vie ou dans leur vision de l’école.

      Etre le meilleur dans l’école actuelle est-il vraiment un gage de qualité ?


  • Comme dirait euh… ma fille de 9 ans qui lisait parfaitement à 4 ans et demi grâce a une méthode à base de jeu que je lui avais inventée, et qui depuis le début de sa scolarité n’a jamais cessé d’être la meilleure de sa classe, et au nom de ses chances qui s’amenuisent à chaque nouvelle mesurette ou réforme concernant l’éducation nationale : allez tous vous faire enculer !!!


  • Le fait de noter jusqu’à 5 n’est pas un mal en soi : c’est comme ça qu’on note en Russie, dans les pays anglo-saxons on note jusqu’à E donc pareil. Mais alors les pastilles... Ils vont mettre la pastille rose : ça veut dire viens me voir tout seul après les cours, je t’en mettrai une verte si t’es sage...


  • Le pouvoir ne veut pas d’esclaves savants. Détruire l’école est un but primordial pour cliver la société entre les ignorants incapables d’aligner deux phrases ou deux pensées cohérentes, qui s’expriment par la violence, et une élite auto-proclamée qui possède le logos, le concept, l’aisance et tout le pognon qui va avec.


  • et alors ? l’usine a cretins rationalise...une sorte de taylorisme educatoire...

    en effet "Les potentiellement formés estompent leur accès au savoir, le temps d’utiliser un référent bondissant dans une aire non enseignante".

    etonnant non ?


  • La notation est un jugement de précision du savoir acquis. Comment un élève peut connaître son niveau avec une classification aussi grossière. Les professeurs noteront donc à la "louche" !!
    j’imagine que 1 pastille verte correspond donc à une notre entre 10 et 15 sachant que la différence du savoir acquis est immense. Tout ca pour préserver la "psychologie" de qui.... ? de l’enfant ? des parents ? ou pour améliorer les stats de l’Education Nationale... ?

    Juste ridicule


  • Et pendant ce temps, partout, à tous les échelons de la société on vous prie d’évaluer celles et ceux qui ont fait tel ou tel boulot !
    L’évaluation est l’un des outils de dressage généralisé qui permet à tous d’évaluer tout le monde. L’auto surveillance chère à Orwell et qui entretient la suspicion, la délation. Vallaud-Belkacem est juste une jeune recrue du Club Franco Américain, une "young leader" formatée pour achever la destruction des 2000 ans d’Histoire de France.

    Je profite de ce mot pour conseiller à tous les chercheurs de vérité et de compréhension de la mutation du monde l’ouvrage suivant :
    Au Fondement du Management
    Théologie de l’Organisation (Volume 1)
    Auteur : Baptiste Rappin
    Ed. Chemins de Pensée

    "L’auteur inscrit le management dans l’histoire de métaphysique, mettant en évidence ses origines dans la cybernétique et recherchant sa structure théologique souterraine dans la pensée juive de la Renaissance" (extrait de la 4ème de couv.)

    L’ouvrage est très fouillé, accessible et captivant !


  • Qui ne dit mot consent !
    Qui consent à se soumettre à l’iniquité est inique, parce qu’il conforte la dépravation ambiante.

    Désolé de dire cela aux enseignants soumis aux règlements...
    Vous serez notés sur votre aptitude à la conformité sur terre, par les institutions selon votre adhésion (et donc renoncement vs insoumission)
    Quant au ciel, (que vous n’y croyez ou pas), vous le serez sur votre foi, votre bonne conscience : le sentiment de bien faire...
    "La foi sans les actes est morte" (Saint Jacques)
    Réagissez...
    Passer outre la stupidité sans nom.


  • Najat Vallaud est un pur produit de l’empire,recruté au Maroc comme Rama Yade au Senegal,toutes 2 issues de familles nobles et qui ont l’outrecuidance de donner aux français comme Zemmour ou Filkenkraut.
    L’objectif de Najat Vallaud ou plutôt de ses maîtres est de mettre l’éducation aux normes des mondialistes.

    Le système éducatif français affichent beaucoup de lacunes,c’est un fait puisque l’autorité y a disparu,la discipline a pris la poudre d"escampette,les méthodes d’enseignements sont nuls,les professeurs pas assez formé,les élèves ne lisent plus et ne réfléchissent plus.
    En outre,il n’existe aucune passerelle entre le monde étudiant et le monde professionnel ce qui est problématique.


  • "Papa, c’est qui le monsieur ?"


  • Il lui faut des couleurs parce qu’elle ne sait pas calculer une moyenne, cette dinde !


  • Et un plug arc-en-ciel, un !


  • Les élèves ont de mauvaises note ? Supprimons les notes !
    Il y trop de redoublements ? Supprimons le redoublement !
    Il ya trop de monde en prison ? Ouvrons les prisons ! Trop d’arrestations ? Supprimons les policiers !
    Il faut approfondir le concept : Il y a trop de faillites d’entreprises... Interdisons les dépots de bilan !
    C’est facile la politique.


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