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Expédition mortelle en Himalaya : la survivante Élisabeth Revol en colère contre les Pakistanais

Après avoir atteint le sommet du Nanga Parbat (8126 m), l’alpiniste a perdu son compagnon de cordée dans la descente. A VSD, elle livre le récit et les photos de son aventure, ainsi que ses accusations contre les autorités pakistanaises.

 

À 37 ans, l’alpiniste drômoise Elisabeth Revol a atteint fin janvier le neuvième plus haut sommet du monde (8126 m), le Nanga Parbat, au Pakistan. Une performance qu’elle a payé au prix fort. Elle a dû laisser derrière elle son compagnon de cordée le Polonais Tomasz Mackiewicz (Tomek), 47 ans, qui n’a pu être secouru.

 

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Le Polonais Tomasz Mackiewicz, le 27 décembre. Il laisse trois enfants.

 

Allongée sur son lit d’hôpital, à Sallanches (74), cheveux de jais et regard intense, elle relate son aventure avec une énergie surprenante. Vive et attentionnée, directe et à fleur de peau, elle a cette joie, cette envie de vivre décuplée qui caractérise ceux qui ont frôlé la mort en montagne. Mais dans ses yeux couleur ambre brillent aussi la colère et la rage  : Élisabeth Revol dénonce les « magouilles financières » des autorités pakistanaises qui ont retardé le départ des hélicos, le « tissu de mensonges » des militaires. Les sanglots affleurent quand elle aborde le déchirement de la séparation :

«  Je ne voulais pas le quitter, ce n’est pas moi qui me suis barrée, ce sont eux qui nous ont obligés à nous séparer en affirmant que c’était la seule manière possible de nous secourir  !  »

Puis elle raconte tout de sa voix où pointent des tonalités du sud… L’émotion parfois la surprend, entre deux sourires, brisant sa voix.

 

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Élisabeth et Tomasz, à 6 900 m d’altitude. C’était leur troisième équipée sur cette montagne.

 

Ils sont arrivés au camp de base le 20 décembre. Malgré le soleil, il fait très froid, entre – 25 et – 30 °C. Ils accomplissent parfaitement leur acclimatation, tandis qu’un vent glacial les contraint à patienter. «  Mais on ne s’ennuyait jamais avec Tomek, j’adorais parler avec lui.   » Le 20 janvier, ils déclenchent le « summit push ». «  Tomek part une heure avant comme d’habitude. C’est un diesel, il a un rythme un peu lent, moi je peux démarrer le matin très pète-sec, on est complémentaires   », explique Élisabeth. Le 24 au soir, ils installent leur dernier bivouac dans une crevasse, à l’abri du vent. Ils sont euphoriques… «  Tomek était envoûté par la fée qui, selon la légende, habite le Nanga Parbat  ». Élisabeth, elle, croit en Dieu.

 

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Le bivouac, à la hauteur du camp 1.

 

Le 25, ils démarrent au petit jour, avec seulement un peu d’eau et des barres énergétiques, laissant sac à dos, réchaud et duvets dans la crevasse. L’objectif est d’être le plus léger possible pour aller vite. Mais parvenus dans la pyramide sommitale, ils tâtonnent, font quelques erreurs d’itinéraire qui les retardent. À 17h15, Élisabeth allume son téléphone satellitaire, vérifie l’altitude  : 8 035 mètres. Elle tourne une vidéo en attendant Tomek, qui n’a pas de téléphone. Lorsqu’il la rejoint, ils décident, malgré l’approche de la nuit et la mer de nuages environnante, de poursuivre vers le sommet qui n’est plus qu’à 91 mètres. Ils y sont vers 18 heures, mais soudain tout bascule  : Tomek ne voit plus rien. Il n’a pas voulu porter son masque dans la journée car il y avait un petit voile nuageux. Il souffre d’ophtalmie. Il faut descendre au plus vite, fuir. Tomek s’appuie sur son épaule pour qu’elle le guide dans ce terrain glacé, où « il faut mettre les mains » pour ne pas dévaler.

 

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6600 m, Elisabeth bivouaque, près du camp 3, le 1er janvier.

 

À 7 900 mètres, il n’arrive plus à respirer. «  Il étouffait, n’arrêtait pas d’enlever son “buff”.   » Son nez devient blanc. Elle continue à le faire descendre mais le calvaire de Tomek empire  : du sang suinte de sa bouche. Un signe d’œdème pulmonaire, stade ultime du mal aigu des montagnes. Bientôt, il ne peut plus déplier ses mains, ne sent plus ses pieds. «  Sa voix change, elle devient rauque, mécanique.  »

[...]

Le chantage financier des Pakistanais

Depuis le soir du 25 janvier, ses proches ont tenté, avec l’aide des ambassades polonaise et française locales, d’organiser une opération de secours héliportée, que seuls les militaires peuvent assurer au Pakistan. «  Au début, ils demandaient 15 000 dollars [12 000 euros, NDLR], mais au fil des heures, c’est passé à 20 000, puis à 40 000   », relate Ludovic Giambiasi.

Lire l’article entier sur vsd.fr

 

 

Le grand mystère de la foi,
sur Kontre Kulture

 

Sur le Pakistan et la montagne, chez E&R :

 



Article ancien.
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84 Commentaires

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  • Deux opinion contraire se forge en mon esprit :
    - La colere et la revolte contre les autorité pakistanaise (si cette version reflète bien la vérité et sincèrement je le penses...) pour non assistance à personne en danger.
    - L’incompréhension de la colère de cette alpiniste parce que - quand on fait ce type d’expédition et que de surcroit on un(e) professionnel(lle) avertie - et bien on en accepte tous les risques et on assume !!!
    Difficile de choisir...

     

    • Tu dois avoir un problème de compréhension.

      Cette femme prend des risques et les connait PARFAITEMENT. Si elle meurt, se fait amputer, elle le sait dès le départ.

      Mais ici il se passe quoi ? Il se passe qu’elle et son compagnon aurait pu être sauvés ou tout du moins elle et cela SANS gelures. Or les mecs au lieu de venir de suite, ils ont attendu, attendu que le pognon arrive sur la table.

      Tu arrives à faire la différence entre :

      - je suis sur la montagne, bloquée, personne ne peut venir à mon secours car il y a une tempête par exemple et je ne peux compter que sur moi ou sur le courage d’autres grimpeurs qui viendraient me chercher et qui risqueraient leur vie eux aussi.

      et

      - je suis sur la montagne, bloquée, des gens peuvent venir me sauver en hélicoptère, là, maintenant, le temps le permet, mais les mecs ne le font pas, ils attendent le pognon et me laisse crever sur la montagne, je suis en train de geler, mes pieds, mes mains.

      Tu comprends la différence ou tu es complètement idiot ?

      Elle risque l’amputation des bouts des doigts, vu la photo avec les 2 polonais, on voit clairement la noirceur des doigts, pas trop noir mais ça vire foncé, très très mauvais signe. Quand à son pied, s’il est blanc, alors il est mort et il sera amputé.


    • Oui je me pose aussi la question... facile de parler directement des Pakistanais. En premier lieu il faudrait mieux assumer le fait que cette ascenssion comportait des risques et l’un d’entre eux en a payé le prix fort. Mais ça fait mal à l’égo. Manque de préparation, erreur de jugement, ou difficultés difficiles à prévoir... Les risques sont multiples dans ces activités.

      Le sauvetage de touristes fait il simplement partie des missions de l’armée pakistanaise ?


    • @ Eric
      Francky est moins sot que toi en l’occurrence, puisque c’est toi qui en fait un problème de compréhension. Je le trouve même modéré. Je serais plus vache !
      Les touristes qui font mumuse dans les déserts, sur les montagnes aux quatre coins du monde et qui ont le culot de reprocher à l’indigène de ne pas se bouger le cul assez vite pour lui porter secours ! c’est vraiment se foutre de la gueule du monde. On veut bien jouer aux héros mais sans risque ! On multiplie les conneries mais on reproche aux autres de devoir les payer ?
      C’est malheureux pour tous les gens qui souffrent de cette fatale issue mais cette aventurière devrait avoir le minimum de dignité de la fermer. Au lieu de cela elle accuse. C’est un comportement minable de bourgeois habituer à se faire servir et considérer SA vie comme la plus importante du monde.


    • @Eric

      Tu vas faire du tourisme extreme dans un pays etranger loin de chez toi, tu sais bien que les secours c’est pas juste appeler le 118 718 et chico vient en courant.. c’est une operation sauvetage non pre-programme’e et qui implique meme peut etre de la corruption, sachant que l’arme’e en tant que corps n’a pas pour mission d’aller chercher des europeens dans leur montagne a 7000m d’altitude pour des raisons de loisir. Cette femme n’est pas citoyenne pakistanaise que je sache.
      Je deplore ce qui est arrive’ (formule evidente mais obligatoire par nos temps qui courent) mais ce sont les risques de l’activite’.


    • " je suis sur la montagne, bloquée, des gens peuvent venir me sauver en hélicoptère, là, maintenant, le temps le permet, mais les mecs ne le font pas, ils attendent le pognon et me laisse crever sur la montagne, je suis en train de geler, mes pieds, mes mains."
      C’est bien de ce risque là dont Francky parle quand il mentionne "assumer les risques", soit le risque de ne pas etre secouru du tout ou pas à temps pour une question d’argent.
      Qu’il soit mort pour du pognon c’est surement dégueulasse, mais les risques à évaluer avant et à assumer ensuite sont de ceux là aussi
      Triste histoire qui cadre bien avec cette triste époque


  • Elle est dangereuse
    c’est le 2ème mec qu’elle perd en expédition
    il y a déjà un type qui est mort avant ce polonais
    apparemment, ça ne lui a pas suffi


  • Avant de faire ce genre d’expédition elle aurait dû lire Marx et s’intéresser un peu à la politique du Pakistan.
    C’est triste mais si tu n’as pas des sponsors en béton derrière (red bull par exemple) il vaut mieux oublier à l’avenir de faire des activités aussi extrême.
    RIP


  • Une fois de plus ce manque d’humilité par rapport à la Nature et à la réalité...
    Les "sportifs de l’extrême" sont un sacré symptôme de notre époque ! Navré pour ce qui est arrivé à ce pauvre bougre mais je n’y vois aucune injustice.


  • Ah la nature humaine !
    Il y a 25 ans, je me suis retrouvé très malade en Inde, revenant de Srinagar. Une très grave infection des poumons après de la haute montagne. Un médecin français rencontré par hasard m’a ausculté et m’a invité à rentrer immédiatement en France, m’expliquant que j’étais en danger de mort. N’ayant plus d’argent, j’ai presque rampé jusqu’au Consulat de France qui m’a fermé la porte au nez. J’avais souscrit l’assurance PLUS de nouvelles frontières qui octroyait le rapatriement sanitaire immédiat, si ce n’est qu’il fallait se faire examiner par le seul médecin habilité à le faire, à New Dehli. Un seul médecin dans toute l’Inde pour être rapatrié, mais quand je suis arrivé presque mourant à son cabinet, il était en vacances annuelles !!! C’est de la pénicilline donnée par un médecin et Lufthansa qui m’ont sauvé la vie. Je ne la dois ni au Consulat de mon pays qui m’aurait laissé crever ni à Nouvelles Frontières.

     

    • Fallait souscrire à Planète Assistance, ils t’auraient envoyé Michel Bernardin...


    • Un jeune belge est mort en Inde il y a plusieurs années. Il avait attrapé une infection. Les médecins locaux, dans l’incapacité de le soigner, lui ont conseillé de rentrer au pays. L’ambassade belge a refusé de le prendre en charge : son état, avec une “infection inconnue”, exigeait la quarantaine. Il ne pouvait prendre un avion avec d’autres passagers et entrer sur le territoire belge... Il fallait donc un avion adapté à ce genre de situation : Europ Assistance dispose de jets pour cela. Coût hors assurance : un million d’euros ! Le gars n’était pas assuré, pas riche non plus. La famille s’est démenée pour que la Belgique fasse un geste. Rien à faire. Sa soeur ira finalement en Inde et retrouvera son frère dans une morgue sordide : entassé avec d’autres cadavres.


  • Si c’était l’homme qui avait abandonné la femme dans la montagne aurait-il eu droit à une couverture de VSD du genre "Ce héros des montagnes a du prendre une décision à contrecoeur : survivre seul ou mourir avec sa camarade" ?

     

  • Trois gosses à charge et ça part en vadrouille à plus de 8000 mètres. J’ai de la compassion pour ce couple, mais ce n’était pas la plus réfléchie des décisions qu’ils aient prises.
    Et ça, le Pakistanais, il n’y est pas pour grand chose.

     

    • Archi vrai et plus que censé votre commentaire ! Non mais faut se réveiller, la vie ne nous est pas due, c’est un cadeau, il faut se battre tous les jours et ne rien exiger. Non mais vraiment je suis ulcérée par ces narcissiques qui ne voient qu’eux-mêmes. Trois enfants ça vaut moins qu’un titre de grimpeur suprême !


    • On est bien d’accord sur le fond. Gamins = responsabilités. J’en n’ai pas et je suis tout à fait disposé à comprendre qu’un couple puisse avoir besoin de s’évader avant que l’âge n’enterre certains de leurs rêves communs. Mais bon, je pense, sans vouloir donner de leçons, qu’ils auraient dû y penser à deux fois avant de se lancer dans cette aventure. Enfin bref, reposez en paix, m’sieur.


  • Ils vont prendre des risques totalement inutile ,puis quand ils prennent peur demandent de l’aide et se plaignent que des secours rechignent à les aider ( je les aurais laissé se débrouiller vu que malgré toutes les mises en garde ils ont décidés d’y aller).
    Les pakistanais n’ont aucune raison de leur venir en aide ,ils ont créé leur problème alors qu’ils se débrouillent ,et s’ils insistent il est normal que les pakistanais demandent de l’argent pour prendre des risques.
    La vraie question est :combien ça à coûté aux français ?


  • On ne court pas de tels risques quand on a trois enfants et qu’il n’y a aucune urgence.
    Ce qui n’enlève pas les qualités de courage de ces alpinistes.
    La Nature est plus forte que nous. Quant aux Pakistanais marchandeurs, aucune estime pour leur mentalité (qu’on ne changera pas).

     

  • C’est difficile d’admettre que des êtres sensés (ou censés l’être) se mettent spontanément dans des situations délicates, voire dangereuses et qu’ensuite, ils tiennent les autres pour responsables, des drames qui leur arrivent. Personnellement, je suis pour qu’on facture les services des secours, à tous ces intrépides qui partent à l’aventure. La décision, pour les secours, d’intervenir ou pas, selon les circonstances doit être souveraine.
    Professionnels ou pas. Si on les contraignait à prendre de tels risques, ils hurleraient.

    Escalader des montagnes, c’est bien. C’est stupide, aussi, dans la mesure où l’on finit par devoir redescendre. Si encore, ils assumaient les conséquences avec dignité.

    Je suggère un beau film sur la question : Nordvand. L’action se passe lors de la 2nde guerre mondiale et met en scène l’ascension dramatique de l’Eiger en Suisse. Basé sur des faits authentiques, le film nous apprend que là aussi, des secouristes (suisses, donc) ont pas mal rechigné à exposer leur vie...


  • Quand on a la prétention de vouloir affronter la nature à 8000 mètres d’altitude avec une barre chocolatée et une gourde, on est tout sauf un grand alpiniste.

     

    • Je n’ai aucune sympathie pour les têtes brûlées, des gens narcissiques et pas mal hystériques.
      Je conçois fort bien qu’escalader le K2 quand le sommet était encore réputé imprenable et qu’il fallait le vaincre...OK
      Mais pour tous ceux qui font cette ascension depuis une bonne cinquantaine d’années, ce n’est que par pur orgueil. Tous ces alpinistes qui mettent les sommets du monde entier à leur tableau de chasse, ont des mentalités de collectionneurs.


  • Dans ce genre d’expedition on ne laisse pas son compagnon de route partir seul ! Jamais ! Toujours au moins deux. Et lorsque l’altitude est de cette taille, c’est de l’inconscience.
    « Lorsqu’il l’a rejoint » !!! A 8000m !!! Si ils étaient ensemble elle aurait vu les signent avant coureur sur le tableau de bord qu’est le visage.


  • Je proposerais à cette zombie décérébrée et ses petits camarades accros à l’adrénaline de rester sur le plancher des vaches et de s’enfermer dans des congélateurs, moignon tout autant garanti, mais cela évitera aux sauveteurs d’aller risquer leurs vies ...
    La planète est à feu et à sang avec une misère omniprésente, et des narcisses inconscients vont risquer leurs vies pour satisfaire leurs égoismes démesurés !
    Ce monde inhumain est à gerber


  • "Lorsqu’il la rejoint, ils décident, malgré l’approche de la nuit et la mer de nuages environnante, de poursuivre vers le sommet ".

    Manque de sagesse. Un homme mort. J’ai des doutes sur la version de cette alpiniste. Une impression bizarre.
    Et attendre un humanisme hystérique des Pakistanais en plus ! Mdr


  • Dans ce genre d’aventure, il y a toujours une pare de risque que tout alpiniste connaît .Cela malheureusement fait partie de ce sport à haut risque ,il suffit de voir le nombre de morts joncher les pentes de l’Everest. C’est triste pour les proches, mais sa passion a été plus forte .C’est un choix qu’il faut assumer..

     

  • Je comprends la colère de cette femme mais au final, il faudra qu’elle élargisse sa notion de nature hostile en intégrant la nature humaine.

     

    • Cette dame exagere.
      Je bosse dans l’assistance medicale. On evacue les touristes pour les assurances voyage. On organise des evacuations chaque semaine au Nepal : des blaireaux de citadins qui se font des treks a 3000-4000 metres d’altitude. Ca coute deja 10 a 15000 euros a cette altitude avec des nepalais qui font ca quotidienement, alors a 7000m au Pakistan... Les prix sont pas si choquant dans cette histoire.
      Ce qui est etonnant c’est qu’elle soit etonnee...


  • Il n’est pas donné à tout un chacun de vouloir jouer à Reinhold Messner ! Il en aura fait des victimes celui-la, un peu comme Jacques Mayol et le grand bleu...
    Attention au mimétisme !


  • Ce qui est le plus choquant c’est le marchandage de la vie d’un homme en train de souffrir, quelle délicieuse culture que ces peuplades lointaines !
    Ça me fait toujours penser a l’émission "Rendez-vous en terre inconnue" ou cette gauchisante habitude de louer l’hospitalité de ces pauvres bougres qui sont d’une générosité folle, tellement meilleurs que nous blablabla..
    Pour avoir faire le tour du nepal pendant 24 jours, ils sont généreux tant que vous leur apporter de l’argent ou qu’ils voient en vous, par votre statut de touriste venu d’un "pays riche" une source potentielle d’argent,parce qu’entre eux ils se traitent comme des chiens.
    Parce qu’elle n’avait pas payé sa place, j’ai assisté a l’expulsion d’une mère avec son bébé en bandoulière, éjectée d’un bus au milieu d’un désert de pierre sous le soleil a des kms de tout, je n’exagère pas c’était vraiment ça,

     

    • Voilà bien une vision d’occidental... Ce sont des pays où il existe des règles de vie qui sont appliquées par la population elle-même. Si vous volez sur un marché indien, pour bien connaître l’Inde, vous serez tabassés comme tout voleur. C’est la règle. Ces gens vivent de peu et ils en ont rien à secouer de vos jérémiades et pleurnicheries de blanc gâté. Ils profitent des touristes qui viennent décharger des tonnes de merde dans ces majestueuses montagnes sacrées. Donnez leur tord pour voir ? Vous êtes pire qu’un ricain qui se croit partout chez lui !

      Inversons la situation ? Seriez vous prêts à risquer votre vie pour un Népalais ou un Pakistanais ? Je trouve qu’ils ont été bien aimables d’aller la chercher, même avec un hélico ! perso j’aurai demandé le double.


    • @Kimi

      Vous commencez votre message en vous indignant du comportement immoral des « peuplades lointaines » :



      Ce qui est le plus choquant c’est le marchandage de la vie d’un homme en train de souffrir, quelle délicieuse culture que ces peuplades lointaines !



      Pour, la phrase suivante, déplorer la naïveté « gauchisante » moralisatrice des bobos qui présentent systématiquement l’indigène comme un être merveilleux :



      Ça me fait toujours penser a l’émission "Rendez-vous en terre inconnue" ou cette gauchisante habitude de louer l’hospitalité de ces pauvres bougres qui sont d’une générosité folle, tellement meilleurs que nous blablabla..



      Vous faîtes donc une critique des 2 alpinistes en tant que bobos naïfs qui se retrouvent dans une situation qu’ils ont provoquée seuls comme des grands ... c’est bien ça ?


  • Le fric, c’est pas chic.


  • Ridicule. Mieux vaut relire Frison-Roche au coin du feu !


  • Les autorités françaises aussi mentent, parce que ce n’est pas du tout ce qu’elle a déclaré au micro de la TV publique française, ou alors, ils ont fait un montage. Je l’ai entendue dire que personne n’y pouvait rien et des choses dans ceux style.

    Je crois ce qu’elle dit sur les autorités pakistanaises, c’est tout à faire leur style, mais tout le monde le sait. Et elle aussi devait ou aurait dû le savoir. Pourquoi aller faire ce genre d’activités dans un pays pauvre et inéduqué plutôt que d’utiliser son énergie pour faire des choses utiles aux populations là-bas. J’ai la chaîne ARY chez moi, et je peux vous dire que la presse pakistanaise n’a pas même évoqué ce couple, l’opinion publique de là-bas s’en fout complètement des riches étrangers qui se payent le luxe de faire des sports dangereux, et ils s’en foutent aussi de tout ce qui étranger tout court. Il y a à peine une section internationale dans leurs JT. Je trouve indécent de laisser crever des gens mais je trouve aussi indécent de ne pas s’assurer qu’on pourra faire financer les secours avant de partir, et risquer de faire peser ça sur la population locale... comme c’est le cas de touristes inconscients dans nos Alpes et nos impôts payent les hélicos... Ils n’avaient qu’à prendre des sponsors avant de partir. c’est indécent.

     

    • " mais je trouve aussi indécent de ne pas s’assurer qu’on pourra faire financer les secours avant de partir, "

      Oui, leur faute est bien là à mon avis. Le Pakistan n’est pas la vallée de Chamonix, l’opération de sauvetage aurait du avoir été étudiée lors de la préparation de l’expédition..
      Les difficultés pouvaient être anticipées, or elles ne l’ont pas été.


  • Le Pakistan est un pays très pauvre et on comprend que ses autorités traînent des pieds quand il s’agit de claquer des dizaines de milliers d’euros pour secourir de "riches" alpinistes occidentaux qui ont pris des risques probablement inconsidérés .

     

    • Le Pakistan est surtout corrompu dans toutes les instances de l’état. Ce n’est pas une question de pauvreté mais de mentalité, il n’y a qu’à voir le Cambodge pauvre lui aussi et qui ne déploie pas cette attitude. S’ils ne veulent pas des Occidentaux, que le Pakistan ne délivre pas de visas ! Mais c’est plus intéressant de jouer sur les deux tableaux.


  • Soyons raisonnables ! Cela prend des risques considérables dans une activité qui est par définition extrême, et quand les choses dégénèrent cela vient pleurnicher et faire des reproches aux autres.
    Les Pakistanais ? Probablement agacés d’aller pour une énième fois secourir des bobos occidentaux qui ne trouvent rien de mieux à foutre que de se mettre dans des situations aussi dangereuses ! L’Himalaya est désormais jonché de cadavres gelés de randonneurs (véridiques !) et d’ordures diverses et variées laissées par les bobos en mal d’aventure...


  • Et j’ajoute (à mon message à propos de la chaine ARY), que les pakistanais ont beaucoup de mal à avoir accès aux hôpitaux dans certaines régions, et eux, n’ont pas choisi de se trouver là. Avant d’être en colère contre tout le Pakistan (’les pakistanais’), elle devrait se demander dans quelles conditions ils vivent eux.


  • Aller faire de l’alpinisme extrême dans un pays de merde tel que le Pakistan sans avoir au préalable assuré ses arrières, tant logistiques que financiers, pour ensuite venir s’épancher dans les merdias occidentaux et crier à l’injustice et ce, en occultant au passage, le fait que les sauveteurs, qui l’ont tirée d’une situation dans laquelle elle s’était elle-même mise,les sauveteurs, disais-je, ont eux même risqué leur vie pour sauver la sienne. Dieu quel manque de hauteur de vue (un comble pour une himalayiste) ! Quel manque de gratitude ! Quelle égoïsme ! Quel égocentrisme !

     

  • La plupart de ce mal spécifique a la montagne, et il n’est pas physique mais psychique :Au lieu de redescendre ils ont cette obsession du sommet tout proche et continuent .
    Beaucoup de grands sont morts ainsi , a cause de cet orgeuil de l’alpiniste.En plus le Parbat est une montagne très dangereuse, avec des avalances régulières et imprévisibles.


  • Elisabeth Revol pratique le "style alpin" c’est à dire qu’elle escalade en totale autonomie (pas de camps de base, de sherpas, de cordes etc.). Je cite Wikipédia :
    "Le style alpin est considéré comme le style d’alpinisme le plus pur (...) Il est pratiqué par des cordées réduites à deux ou trois personnes et est basé sur la rapidité de l’ascension, afin de réduire les risques : avalanches, aléas météorologiques…Ce style est aussi moins coûteux, car il nécessite beaucoup moins de matériel, les alpinistes emportant le strict minimum afin d’être légers et rapides. En revanche, l’engagement lié à cette pratique est très important, les alpinistes étant souvent isolés et ne pouvant pas espérer de secours rapide en cas d’accident."
    Tout est dit, c’est très risqué, et d’ailleurs Elisabeth Revol avait déjà perdu un coéquipier en 2009. Cette fois les deux savaient à quoi s’attendre puisqu’ils partaient sans oxygène. Bref, activité à risques, succession d’erreurs et d’approximations (de la part des deux) ça tourne en eau de boudin, elle l’abandonne en train d’agoniser, elle est sauvé par quatre alpinistes polonais qui réalisent un exploit pour aller la chercher... et à la fin elle pleurniche et accuse les secours... Belle mentalité.

     

    • Une notable propension à ne pas ramener ses équipiers ... certaines relations de son équipée contredisent sa version . Je crois qu’elle aura du mal à retrouver des volontaires pour l’accompagner .Et c’est une bonne chose, on ne part pas à l’aventure avec des gens qui portent la poisse !


  • Mais quelle idée, aussi, d’aller se faire geler vivant dans des bleds pareils...ils n’ont pas de vrais métiers, ces gens ?...je n’ai rien contre l’alpinisme. Mais pourquoi diable s’imaginer que partout, tout le monde il beau, tout le monde il est gentil, et que paumé dans les glaces dans le trou du cul du monde, ça devrait, en cas de pépin, marcher comme si un peloton de gendarmerie de montagne devait forcément débouler...Ben oui, les Pakistanais se sont comportés comme des enculés...Oui, c’est monstrueux. Ca arrive, hélas, dans ces pays...les aventuriers des siècles derniers ont fréquemment disparu (et ça continue). Parfois fini bouffé par des cannibales. Ou ont été liquidés (probablement le sort d’un petit-fils Leclerc de Hauteclocque, parti faire de la moto en Iran, dans l’arrière-pays, l’année dernière), ou même ont été réduits en esclavage, ou ont été avalés par des vagues scélérates... Le monde ne peut pas être une piste balisée partout. Enfin, c’est à espérer...(et qu’on ne se méprenne pas sur mes propos, je ne justifie pas l’ignominie ni le sort).Mais les activités extrêmes (par leur pratique même, ou par le choix du lieu où l’on décide de s’aventurer), quel que soit leur niveau de préparation, restent à risque, par définition. C’est bien pourquoi ils y vont non ?...sans ça, on se contente du Puy de Dôme (très belles randos...). Comme disait mon grand-père :"En période d’abondance, on sait pas quoi inventer pour se casser la gueule de manière surtout pas ordinaire"...


  • Ils auraient pu rester à la maison avec un chocolat chaud près du feu.
    et économiser tous ce fric pour aller a Tahiti.


  • Je ne comprends vraiment pas cet entêtement d aller grimper sur des montagnes aussi dangereuses.
    Je crois qu elle va se calmer cette fois ci.

     

    • #1898398
      le 10/02/2018 par Bébert routier transgenre de Moncucq
      Expédition mortelle en Himalaya : la survivante Élisabeth Revol en colère (...)

      @Paul
      Non a sa sortie elle a prévu, l’ascension, de la face sud de la Bute Montmartre
      Le tout sans corde, ni piolet ,un pari de dingue, de la haute voltige, elle sera sponsorisé par Red Bulle et les Cubitainers la Villageoise
      Quand on tombe de poney il faut remonter tout de suite


  • C’est quoi l’intérêt de mettre cet article ici ? J’ai lu les commentaires et je suis parfaitement d’accord. Une bobo qui pleurniche parce que son ami est mort pendant la pratique d’un sport ultra dangereux.

    Elle pleurniche car elle se sent coupable de la mort de son ami qu’elle a entrainé dans une aventure et que c’est la seconde fois que cela se produit ! Elle devrait se réjouir que Dieux l’ai laissé en vie !


  • Apparemment, cet épisode malheureux est commenté par beaucoup d’ignorants dans ce forum. S’il vous plaît, taisez-vous... .
    Je suis moi-même alpiniste et ainsi très partagé quant à dire qui a raison ou tort ; cependant je peux affirmer ceci :
    Le prix des "permis" d’ascension des plus de 8000m sont exorbitants (dizaines de milliers d’euro) et comprennent, entre autres, les frais de recherche et de secours..., d’où la colère de la jeune femme.
    Maintenant, en effet, les risques font partie du jeu et il faut les accepter.

     

    • Enfin un commentaire de bon sens, parmi un certain nombre de sottises que l’on a pu lire. Merci.


    • T’es alpiniste , grand bien t’en fasse. Mais je ne me tairais pas.
      Les autorités pakistanaises ont absolument raison de faire payer les alpinistes qui se lancent dans l’ascension d’une des montagnes les plus dangeureuses au monde. Au nom de quoi les pakistanais devraient payer pour des gens qui se lancent des défis complètement dangereux. T. C’est ubuesque, limite de la folie.
      J’espère qu’elle se fera amputer pour bien lui donner la leçon.


    • L’assurance d’Elisabeth ne fonctionnait pas, car le camp de base du K2 est trop loin de son sommet, et donc c’est hors de son sinistre dixit l’assurance. Tomek lui n’avait pas d’assurance du tout.
      C’est la règle au Pakistan, et tous les alpinistes qui y vont le savent. Les Pakistanais n’engagent aucun secours tant que l’argent pour le secours n’est pas sur la table.

      C’est d’ailleurs pour ça que la plupart des expéditions déposent avant de démarrer l’équivalent d’une évacuation en hélico depuis le camp de base, ce qu’ils n’ont pas fait non plus.


    • à l’ursu,

      Etre alpiniste ne fait de personne une autorité morale (technique, oui, mais morale, non) :

      - que fait un père de famille de 3 enfants jeunes dans une aventure périlleuse pareille ?
      rien à y faire ! Maintenant, il est mort, c’est triste, et les enfants sont sans papa. Idiotie.

      - si le permis d’ascension coûte des dizaines de milliers d’euros, et bien cette femme est encore plus bobo qu’on le croyait, surtout pour prendre des risques pareils, et laisser le gars à l’arrière en fin de parcours, avec juste une barre chocolatée dans le ventre, etc. Dans ces pays, quand on est un connaisseur, on sait que même en payant un permis de 60 000 euros, on n’est pas sûr d’avoir un service correct, ce n’est pas l’Europe, monsieur ! Ce sont des pays sous-développés, arriérés, avec corruption permanente, des marchands de tapis, vous payez, et vous avez en retour un service nullissime, vous payez donc pour rien.
      Donc, elle a raison d’insulter les autorités pakistanaises, ce sont effectivement des criminels, mais elle, c’est une idiote finie d’avoir fait confiance en ces gens là, vu le risque encouru (c’était pas du pédalo, hein !). En plus, c’est la 2ème fois qu’elle perd un coéquipier et ça sert pas de leçon. C’est lamentable, quoi.

      - qu’est ce que c’est que cette absurdité de vouloir atteindre les plus grands sommets à tout prix ? de se donner confiance en soi ? C’est infantile, et ces sportifs de l’extrême devraient penser à remplir leur vide intérieur avec de la spiritualité, ca les calmerait. Franchement, aller au Népal, au Tibet, en Inde, pour encore faire du sport de bobo compétiteur, au lieu de profiter des richesses spirituelles immenses de ces pays, c’est n’importe quoi.

      - Quand on se remplit intérieurement de spiritualité, de soi-même, du monde et du divin, le moindre col à 2400 m suffit à l’émerveillement, la moindre promenade dans les Alpes comble l’âme au delà de toute espérance.
      Comment se fait il que des alpinistes, donc des spécialistes de la montagne, ne soient pas fusillés sur place en voyant les Alpes, la beauté infinie de tout ça, et aient besoin encore d’aller ailleurs ?
      Réponse : vide intérieur. Qu’ils laissent tomber le sport 5 mn, merde, car ça mécanise et refroidit l’âme. Qu’ils aillent à l’intérieur d’eux mêmes, méditer, chanter du sacré, s’occuper de miséreux, visiter des vieux, etc, et même un monticule de terre les fera pleurer.

      Le véritable Nanga pardat, c’est à l’intérieur de soi, pas à l’extérieur.


  • Désolé d’être si direct mais c’est quoi cette espèce de der-mer qui vient se plaindre. Je l’ai vu il y a quelques jours souriantes au journal TV contente d’être en vie et son compagnon qui est mort, ben c’était presque normal puisqu’il gelait littéralement sur place....Elle n’avait aucune empathie. Rien. Tout sourire. Une belle ordure en fait.
    Là elle essaie juste d’ouvrir un contrefeu contre les autorités pakistanaises par rapport aux risques démesurés qu’elle a pris. Sérieux c’est quoi ces gens qui viennent nous emmerder avec leurs problèmes à deux balles. Le pire c’est qu’elle se fait soigner dans un hopital public au frais de la princesse. Le coût est de plusieurs dizaines de milliers d’euros sans compter le rapatriement par avion qui coutera aussi aux assurés. Elle mériterait que des citoyens lui colle un procès au cul pour lui apprendre les bonnes manières.


  • Ah les alpinistes de l’extrême... Y’aurait une montagne de 20km de haut qu’ils essaieraient quand même d’y monter. Tiens d’ailleurs, y’a le Mont Olympe sur Mars qui culmine parait-il à presque 25... peut-être y trouvera t-on dans quelques décennies une "Elisabeth Revol" en galère sur ses flancs.
    Chez les Hommes les montagnes sont peut-être hautes, mais c’est l’égo qui culmine

     

  • Les « aventuriers » qui partent chez les pauvres et se plaignent ensuite de la faiblesse des infrastructures. Mais fermez là... !!!

     

  • Curieux sur un site où beaucoup se veulent dissidents de voir le mépris général pour ceux qui choisissent de se mettre volontairement en danger. M’est d’avis que la victoire est pas pour demain.

     

    • Mais se mettre volontairement en danger pour qui pour quoi ? Pour rien. Juste pour le fun et l’adrénaline. Et la veuve du type qui est mort là-haut et qui va élever seule ses trois gamins elle en dit quoi ?


    • Se mettre en danger pour quelle cause ? Juste contenter son égo. Elle ne sert que son intérêt personnel et pas l intérêt général.


    • Mettez volontairement votre tête dans la gueule du lion pour voir si ça fait reculer la répression du NOM ou si ça fait reculer les injustices dans le monde. Les mers et les montagnes ne font pas du deux poids deux mesures contrairement au conseil d’état ou de la 17ième chambre.


    • Que ceux qui aiment se mettre volontairement en danger en assument seuls les conséquences.
      Ce n’est pas à la société de payer pour leurs frasques.
      Les sherpas risquent leur vie, ils doivent donc être payés à la mesure du risque pris.
      Ils sont partis en ne respectant aucune règle comme verser le dépôt de garantie pour un hélicoptère de secours.
      Son compagnon d’ascension n’avait aucune assurance. Trop forts sur le coup les deux compères.


    • Je comprends tout à fait que certaines causes exigent que l’on mette sa vie en jeu, mais de grâce pas la course en montagne quand elle est aussi périlleuse... et pour rien d’autre qu’un trophée.
      J’ai toujours trouvé assez dégueu de considérer le K2 comme un trophée.
      BON , admettons que la conquête d’un sommet soit avec le dépassement de soi,et la satisfaction de l’exploit accompli, une fin en soi... ok mais au moins respectons les règles élémentaires de sécurité.


    • @seb 59, main visible, minnie, Adrien

      Vos réponses sont une copie quasi parfaite de la mentalité d’épicier qui prévalait dans l’opinion et qui valu à sans doute la première armée du monde, la notre, une déroute sans précédent en 40.


  • Quand on cherche par tous les moyens à se sentir dans la main de Dieu, il ne faut pas être surpris quant un jour, elle vient nous délivrer du monde qui nous a vu naitre.


  • C’est dur, très dur de perdre ainsi son compagnon... Et de se sentir coupable de l’avoir laissé là, "crever" .
    La colère est normale et retombera et le chagrin aussi. Accuser tel ou tel pays, organisme ou personne ne servira à rien. Un deuil à faire qui réclame courage et grandeur.


  • Quel est l’intérêt des Pakistanais d’aller risquer leur vie pour le plaisir égocentré d’occidentaux qui les bombardent depuis combien d’années déjà ? "Merde quand même" !


  • Ce sont les conquérants de l’inutile.


  • Le mec à plus de 7000 mètres dans cet état, il était foutu et si c’est une alpiniste chevronnée comme dit l’article elle le savait très bien en le laissant. L’erreur c’est d’abandonner le matériel à une altitude pareille et d’y aller les mains dans les poches. Une petite bouteille d’oxygène d’appoint, ça pèse pas si lourd que ça. En plus la médecine moderne fait des miracles et elle peut vous réduire un edoeme pulmonaire pendant des heures en une seule seringue injectable de 50gr pour vous aider à redescendre. Faudrait obliger les alpinistes à avoir ça pour monter à plus de 6000 mètre. Mais il y en a qui cherchent à mourir pour la gloire.
    Il n’existe aucun hélicoptère sur terre capable de monter à 7000 mètres d’altitude, ni ceux des Pakistanais, ni ceux de personne. Un hélicoptère ça se déplace en aspirant les molécules d’air au dessus de lui et en les projetant vers le bas... à cette hauteur, il n’y en a juste pas assez pour produire l’énergie suffisante à déplacer l’hélico.
    A 7000 mètres soit on redescend tout seul soit on meurt ! Tout les alpinistes devraient le savoir si ils s’adonnent à un hobby aussi dangereux.
    Après on peut critiquer les Pakistanais (l’armée corrompue du Pakistan) d’essayer de négocier une prime pour aller chercher un corps qu’ils savent très bien être incapables d’aller chercher. C’est vrai que c’est pas correct. :)
    Pour ceux qui ne sont pas plus alpinistes que vous et moi mais qui veulent creuser le sujet, on vous conseil le film hollywoodien à grand spectacle Vertical Limit. C’est distrayant et parfois très réaliste ! http://www.allocine.fr/film/fichefi...

     

    • Oui ceci dit en altitude c’est la pression de l’air qui diminue, le mélange est toujours le même, C’est pour ça qu’il faut un certain temps à nos poumons pour s’habituer.


    • Certes le mélange gazeux dans l’air reste le même, mais comme il y a moins d’air, il n’y a plus assez d’oxygène pour vous permettre de continuer à vivre normalement longtemps au-delà de 4500 à 5000 mètres, même si vous êtes condition physique et habitué à vivre en altitude.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Mal_a...
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Adapt...
      Les camps de base sont là pour ça : vous permettre de vous acclimater et vous permettre de faire l’aller-retour vers le sommet. Si vous restez trop en haut vous mourrez.

      Dans le récit qu’elle fait : elle dit qu’à un moment elle a retiré ses chaussures. Donc elle était en train de perdre la boule et serais morte aussi si des secours étaient venus la chercher à pied ! On fait jamais ça seul en haute montagne : si on retire la chaussure on est pas sur de pouvoir la remettre si le pied gonfle. En d’ailleurs c’est souvent pour ça qu’on a mal aux pieds : les pieds gonflent à cause d’une mauvaise oxygénation du sang et du froid. Et pieds nus on est sur de pas redescendre.
      Normalement à plus de 5000 mètres les mecs dorment tout habillés avec leurs chaussures pour pas prendre de risque.


  • Et moi, comme beaucoup ici, qui n’ont pas les moyens de claquer des dizaines de milliers d’euros pour aller escalader une montagne comble mes angoisses spirituelles en lisant Carl Schmitt, Schopenhauer, ou un bon K.Dick pour me détendre...

    Et si j’en avait les moyens, j’irai probablement visiter leur temples et leur musées.

    Quant au danger, l’ascension du Boulevard Barbès de nuit et en solitaire est bien plus risquée !


  • Nanga Parbat. Le sommet qui rappelle ce film, Sept Ans au Thibet. Film très anti-chinois qui fait plaisir aux bobos. Bobos tibétolâtres que Soral critiquait déjà dans ses abécédaires. Mais le film nous montre la valeur que l’alpiniste autrichien (Brad Pitt dans le film) a oubliée et retrouve au contact de la spiritualité et des paysans tibétains : l’humilité.
    Regardez aussi Himalaya l’enfance d’un chef : les caravaniers du Bouthan ne font pas mumuse, ils gravissent les cols pour aller vendre du sel et survivre. Pas d’hélicos quand ils dévissent.
    Ce qui est dégoûtant c’est le capital, l’appât du gain qui motive les pakis à sortir l’hélico pour 40 000 dols, et le matérialisme occidental bobo qui au lieu de trouver la mort belle (la fée du Nanga) au toit du monde, ne se raccroche plus qu’à la technologie pour y échapper. L’alpinisme a perdu sa noblesse (sir Edmund Hillary était un noble, qui n’aurait jamais pleurniché pour un hélico), et le capital a noyé les frissons Sacrés de la marche initiatique dans les eaux glacées de l’égoisme bourgeois.

     

  • Ces montagnes sont sacrées, il ne faut pas y monter. Les occidentaux se foutent des " traditions locales ". Ils paient, ils ont tous les droits. Les musulmans ne sont ni animistes ni hindous, alors ils empochent le pognon. Mais quand tu as un problème, soit tu peux payer, sinon tu crèves. Dure loi du business.


  • je suis atterré de lire les commentaires malsains sous cette news , excuser l’inexcusable , une armée d’un pays qui monnaye auprés des victimes pour l’envois de secours c’est juste inadmissible mais ici ça choque personne , spéculer sur une victime , tu payes on vient te sauver tu payes pas le prix on le laisse mourrir , et y a visiblement une majorité de gens ici pour trouver des excuses du genre oui mais c’est des riches blablabla...

     

    • Bonjour,
      Ce que vous n’avez pas compris c’est que personne ne pouvait aller les chercher. Les hélicos ne montent pas à cette altitude. Aux alentours de 6000 m il y a une zone appelée dead zone où il y a des 10aines de cadavres qui restent ici depuis des années bien conservés par le froid. Et personne ne les redescend pq c’est pas possible. A cette altitude on descend tout seul ou on meurt elle devait le savoir.
      Bonne journée


  • Les militaires pakistanais ne voulaient pas y aller... Ils avaient leurs raisons. Un entrepreneur me disait : quand certains ne veulent pas faire un travail et qu’ils n’arrivent pas à dire “non” au client, ils proposent un prix élevé. Ici, les gens n’ont pas compris. A chaque “oui”, les Pakistanais augmentaient le prix...


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