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Faut-il vraiment travailler ?

« Les oiseaux des champs ne filent ni ne tissent... »

La question se pose de plus en plus nettement : nous sommes 6 millions, 6 millions de Français (pourvu que le CRIF ne nous attaque pas pour « utilisation non autorisée du Nombre sacré ») à ne pas pouvoir ou ne pas vouloir travailler selon le Pôle emploi et le MEDEF, et il y a de moins en moins de travail salarié (l’uberisation gagne du terrain). L’effet de ciseaux risque d’être violent dans quelques années. Cette évolution, secrètement désirée par les instances libérales (Banque, CAC40, gouvernement corrompu) est-elle inéluctable, et si oui, peut-on en tirer avantage ? Il semble que oui.

 

Parmi ces 6 millions d’inactifs forcés (sachant qu’une partie d’entre eux fait du black ou du « complément de revenus », pour parler poliment), beaucoup aimeraient retrouver un emploi bien rémunéré mais la proportion de « sans diplôme » (l’étape avant « sans abri ») est évidemment forte dans le tas. Sachant que 150 000 jeunes sur 800 000 (par âge dans la tranche 15-19 ans) quittent le cursus scolaire sans diplôme chaque année, ça commence à chiffrer. De plus, les entreprises préfèrent les 25-45 ans, plus malléables, plus dynamiques, plus interchangeables et moins chers que les plus de 50 ans. Ah, l’homme blanc de plus de 50 ans, c’est pas son jour, c’est pas son époque !

 

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Merci Fillon !

 

Près d’un million de plus de 50 ans (912 000 précisément) en âge de travailler sont au chômage. Et personne ne se bouscule pour les employer. Or, un quinquagénaire du XXIe siècle n’est pas un quinquagénaire du XIXe siècle. Les tranches touchées par le chômage structurel sont donc les 18-25 ans (22% au chômage) et les plus de 50 ans, et ça commence à descendre à 45. Les grandes entreprises et les syndicats patronaux doivent avoir des stats sur la rentabilité personnelle par tranche d’âge que nous n’avons pas.

 

Il faut se rendre à l’évidence : à moins d’un changement de régime ou d’un virage économique brutal dans les années qui viennent, le travail, dont la rareté sert l’idéologie libérale puisqu’elle asservit le travailleur, se partagera entre deux tribus : les élus, nantis de diplômes supérieurs, et les servants, qui assureront le service après-vente de la Machine économique. Avec de moins en moins de classe moyenne au milieu.
C’est l’effet libéral, Guilluy et d’autres l’ont décrit : le libéralisme écrase tranquillement mais sûrement la classe moyenne. Qui est touchée à tous les niveaux : retraités, cadres, employés, ouvriers... En dessous, 9 millions de pauvres (moins de 1026 euros par mois, selon la norme européenne, ou 60% du revenu médian) se débattent et s’en « sortent » uniquement grâce aux aides sociales de l’État. Sans elles, on ne préfère pas imaginer ce qu’il peut se passer.

« Dans les foyers modestes, plus de la moitié d’entre eux n’arrivent pas à payer la cantine ! C’est une tendance confirmée par nos 80 000 bénévoles, dont certains travaillent dans l’Education nationale. Et bien souvent, les dépenses de nourriture deviennent la variable d’ajustement face à toutes les autres dépenses contraintes comme le logement, la santé, l’électricité... Il y a un problème quantitatif : on saute un repas (notamment chez les étudiants auprès desquels le Secours populaire installe des antennes et distribue de l’aide alimentaire dans les campus) et un problème qualitatif : les gens achètent les produits les moins chers, les plus caloriques, les pâtes, les chips, on prend alors de mauvaises habitudes alimentaires. On est loin du discours sur les cinq fruits et légumes par jour ! Une situation difficile à vivre et excluante lorsque vous entendez à longueur de journée qu’il faut manger équilibré. » (Richard Béninger, secrétaire national du Secours populaire)

La bouffe est une chose, les vacances aussi (un quart des 8,8 millions de pauvres ne savent même plus ce que c’est), mais il y a l’espérance de vie : moins 6 ans pour les plus modestes.

 

 

Mécaniquement, il y aura donc plus de pauvres dans les années qui viennent. Faut-il s’y préparer ? La société elle-même doit-elle s’y préparer ? C’est là où intervient Paul Ariès et son éloge de la gratuité. Voici l’intro de son article dans Le Monde diplomatique de novembre 2018 :

Le projet de revenu universel suscite l’enthousiasme de certains, dans leur immense majorité animés par un souci d’équité et de générosité. Mais leur ambition repose-t-elle sur des fondations solides dès lors qu’elle postule l’idée d’une « crise du travail », laquelle suggère qu’une partie de plus en plus importante de la population ne trouvera plus à s’employer ? La croissance de la productivité s’établissant à un niveau historiquement faible depuis la fin de la seconde guerre mondiale, on pourrait au contraire conclure que les humains n’en ont pas fini avec le labeur. Ne vaudrait-il pas mieux asseoir sa réflexion sur l’identification d’une autre crise : celle de la marchandisation ?

L’idée de Paul Ariès est somme toute assez simple : la gratuité coûterait moins cher à la société que le revenu universel. Et il le prouve.

Le capitalisme, dont la vocation consiste à transformer le monde en marchandises, ne peut poursuivre ce processus sans menacer l’humanité d’un effondrement à la fois financier, social, politique et écologique. Prendre acte de cette situation conduit à prôner un autre type de revenu d’existence, démonétarisé. En d’autres termes : la gratuité, dont il s’agirait de défendre l’extension, car elle n’a jamais totalement disparu. Revenu universel ou gratuité, ainsi se résume le dilemme : vaut-il mieux donner de l’argent aux citoyens ou leur fournir des services gratuits ?

L’article fait 4 pages alors on vous la fait courte. Une expérience britannique sérieuse a montré que le RUB (revenu universel de base) reviendrait à 290 milliards d’euros au pays, contre 48 pour une gratuité des services publics, dits aussi services universels élémentaires : logement, nourriture, santé, enseignement, services de transport, services informatiques, etc. Cette démarchandisation est intéressante, peu coûteuse, et le champ du gratuit peut s’élargir. Ariès adosse la gratuité à des règles, et à quelques limites : en Île-de-France, la gratuité totale ne poserait pas un problème de coût mais de saturation du réseau.

 

 

Les objecteurs de croissance vont plus loin que cette petite famille :

 

Ce changement de paradigme n’est pas nouveau, il remet au goût du jour les adeptes de la décroissance qui prônaient déjà l’abandon de notre système économique dans les années 60, celui de l’abondance et de la (sur)consommation... des ressources naturelles. Aujourd’hui, on voit que ce même système peut évoluer en douceur et de l’intérieur grâce au principe de la gratuité. Si l’envie politique est là.
Et c’est tout le problème : on ne parle que « croissance », « dette » et « PIB », on fait croire que le chômage peut baisser mais les politiques suivies depuis les années 70, celles du développement du chômage de masse parallèlement à la naissance de la dette – comme par hasard ! – prennent toutes le chemin de la marchandisation à outrance. Une marchandisation qui tue le travail, ou plutôt le travailleur. Le capitalisme veut tout vendre car il a besoin de toujours agrandir son marché. On le voit avec le début de la vente de bébés, ces nouveaux produits pas chers du tiers-monde.

Le capitalisme finira-t-il par se vendre lui-même à la découpe ?

À lire absolument , sur E&R :

 



Article ancien.
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91 Commentaires

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  • #2188558
    le 29/04/2019 par Le psychologue.
    Faut-il vraiment travailler ?

    Oui uniquement si on sait pour qui on travaille et pourquoi on travaille !?
    Et oui si seulement ce que l’on fait nous plait !

     

    • #2188711
      le 30/04/2019 par Alex7340
      Faut-il vraiment travailler ?

      Et comme tu sais, la grande majorité des gens ne savent plus pour qui ils travaillent, puisqu’il n’y a plus vraiment de "qui", tout est interconnecté de la manière la plus fictive et mondialiste possible.
      Le pourquoi, la grande majorité des gens répondront : "pour payer les factures, rembourser les crédits, élever mes gosses..." et enfin, la majorité d’entre eux, après un ou deux verres de vin vous diront qu’ils DÉTESTENT faire ce qu’ils font et se lever tous les matins pour ça.
      D’ailleurs cette espèce de vague de publicité, de formation proposée, etc qui pousse les gens à devenir "micro-entrepreneur" démontre vraiment que rien ne va plus car contrairement à l’impression positive que cela émet, ça veut tout simplement dire que c’est mort !


    • #2188915
      le 30/04/2019 par Dom
      Faut-il vraiment travailler ?

      Et oui si seulement ce que l’on fait nous plait !




      Quelle connerie. Les plus valorisés (en terme d’images et de rémunérations) parmi ceux qui se disent cela et se sentent les plus épanouis sont par exemple les agences publicitaires et les "artistes" contemporains.
      Un exemple de ces parasites que j’ai étudié de près
      https://www.facebook.com/HEREZIE/ph...



      Le bureau de travail de Andrea Stillacci
      Le co-fondateur d’HEREZIE nous a reçu à sa nouvelle adresse. Découverte artistique…
      Avant d’entrer dans le bureau, on passe par le jardin pour observer les nouveaux locaux d’Herezie.. Une ancienne maternité nichée au fond d’un jardin du 16e arrondissement parisien. Ce sont maintenant des campagnes qui vont naître ici, sous la férule d’Andrea Stillacci, l’hérétique co-fondateur de l’agence. On n’emploie pas ses mots par hasard, le boss possède une collection de bibles détournées par des artistes contemporains, qui lui aurait valu le bûcher en d’autres temps, dont l’une est posée sur son bureau à côté d’un « energy dome », un chapeau de Devo... le groupe américain proto punk des années 70. Mais si la religion n’est jamais trop loin, c’est avant tout l’art contemporain qui saute aux yeux du visiteur...
      Et c’est dans une alcôve où son cachées quelques bibles et affiches que l’on trouve enfin les Lions. Pas des statuettes, mais les diplômes encadrés...



      Avec un simple exemple de leurs productions initiales, qui a bien évidemment également contribué à préparer les esprits à l’indifférence pour la destruction de Notre-Dame de Paris.
      https://www.christianophobie.fr/la-...

      Donc "gauche du travail et droite des valeurs"... il me semble manquer l’essentiel, les objectifs... le sens... Une question qui n’est jamais abordée.


  • #2188563
    le 29/04/2019 par katapugon
    Faut-il vraiment travailler ?

    Faut-il vraiment travailler ?
    Faut-il travailler ?
    Et le droit à la paresse dans tout ça ??
    Il est bon Que Soral se lève le matin pour transformer la société !
    Que vous travaillez-tous !!
    Mais est-il bon que je travaille quand vous travaillez-tous ?
    En définitive je ne me mettrais à travailler que quand vous cesserez !
    Car à ce moment j’aurais besoin de travailler pour survivre, alors qu’autrement je travaillerais pour me faire exploiter, comme vous et Soral !
    Avant ce moment..... JAMAIS ! mais jamais je ne travaillerais ! Il en va de ma dignité et accessoirement de ma santé mentale !
    Merci à tous de travailler *


  • #2188569
    le 29/04/2019 par goy pride
    Faut-il vraiment travailler ?

    « Les oiseaux des champs ne filent ni ne tissent... »



    Ah bon ? Les oiseaux passent une grande partie de leur journée à explorer leur territoire pour récolter le nécessaire à leur survie et ils "filent" et "tissent" quand ils construisent leur nid lors de la période de reproduction. Toutefois il est vrai qu’ils ne sont pas des esclaves salariés.
    La plupart des créatures vivantes doivent d’une manière ou d’une autre produire ce qui est nécessaire à leur survie. Dans une société humaine, ceux qui ne travaillent pas doivent leur survie à ceux qui travaillent pour eux !

     

    • #2188646
      le 29/04/2019 par Ruhtra
      Faut-il vraiment travailler ?

      Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.



      Le Christ ne dit pas de ne pas travailler ou de mépriser les richesses, il dit que si la société était juste, les richesses seraient équitablement réparties.


    • #2188898
      le 30/04/2019 par Le miel.
      Faut-il vraiment travailler ?

      Il est là le gros mensonge car si je suis votre raisonnement qui est juste au passage on travaillerait donc pour se nourrir et se loger ?
      Pourquoi travailler aussi longtemps et aussi dur ?
      Les gens qui travaillent n’ont malheuresement plus de vie !
      Pourquoi ailleurs c’est différent ?
      En Espagne par exemple les gens travaillent mais ils ne font pas que ça.

      Quant à l’argument consistant à dire qu’une bonne partie de la population travaille pour les autres, je dirai que c’est vrai comme faux. Vrai car ça l’est, faux car derrière y’a du monde qui attend et l’employeur le sait !
      Si t’es pas contente de mes remarques c’est pas grave j’en prendrai une autre.
      Donc selon moi c’est vrai comme faux car en vérité beaucoup de gens aimeraient travailler.
      Y’a toujours beaucoup plus de travailleurs que de travail disponible.


    • #2189264
      le 30/04/2019 par goyband
      Faut-il vraiment travailler ?

      Il convient de distinguer ici le travail du rapport de l’humain au travail.

      Lorsque l’oiseau fabrique son nid, se démène pour trouver à manger, nourrit sa progéniture et la défend, c’est pour un but prédéfini et que la transmission de ce dernier se fait sous forme d’apprentissages.

      L’oiseau ne travaille pas à proprement parler, il met en branle une série de gestes nécessaires à sa survie et à celle de son espèce.

      Alors on pourrait presque affirmer que le travail permet également à l’Homme d’assurer sa survie et celle de sa famille, sauf que c’est le cas uniquement de manière indirecte, le travail ultra qualifié ou pas n’a pas vocation à assurer une survie face aux lois de la nature, il a pour vocation d’inscrire l’individu à un étage de la pyramide qui se trouve être un marqueur social et économique de ce même individu, c’est à dire qu’il est étiqueté plus ou moins rentable pour le système marchand.

      Pour faire simple, l’oiseau ne représente que lui même et au sein d’un système qui s’auto gère selon plus ou moins la loi du plus fort et dont la notion de bien ou de mal est totalement absente.
      L’oiseau fait son devoir parce qu’il est programmé pour le faire.
      L’Homme, lui, n’est pas programmé pour travailler, il est programmé pour créer, fabriquer, innover, penser, manger et se reproduire, ce qui lui permet de transcender la condition de l’animal à un niveau supérieur de satisfaction ou de frustration par rapport à ses activités, parce qu’il est un être à la fois de raison et d’émotions, aux antipodes du sujet libéral formaté par l’ordre marchand.


  • #2188578
    le 29/04/2019 par Brizitte de Nice
    Faut-il vraiment travailler ?

    En tant que chef d’entreprise,il semble que le statut d’auto entreprise a été crée aussi pour que les grands groupes externalisent les salariés notamment cadre qui leur coûtaient trop chère, ces derniers s’installant à leur compte et facturant leurs prestations, l’entreprise donneur d’ordre gagnant au passage le montant des charges sociales.

    Le tertiaire ne peut fournir des emplois que s’il se greffe sur le cœur de l’économie, à savoir l’industrie, il faut fissa réindustrialiser la France ! Chacun sait que ce qui fait tourner une entreprise c’est le carnet de commande, la plupart des start up non technologiques sont d’ailleurs pour la plupart complètement bidons.


  • #2188591
    le 29/04/2019 par Paul82
    Faut-il vraiment travailler ?

    Ce chomage structurel est voulu par nos décideurs. C’est ce qui le rend odieux !

    Certes le sans-diplome est mal barré mais le diplôme ne prévient pas du chomage, j’en sais quelque chose.
    Mis à part ca, rien à ajouter.

     

    • #2188652
      le 29/04/2019 par Karl L
      Faut-il vraiment travailler ?

      Absolument, la précarisation du travail ( CDD qui remplacent les CDI ) fait baisser les salaires en accord avec les fonds de pensions US qui pillent le CAC 40 et exigent des taux de rentabilité qui sabotent le facteur humain.

      Cependant, avec des mesures saines ( et pourquoi pas une gratuité des fondamentaux dont l’énergie ) ...une économie patriote couplée à la cessation de la gabegie ( coût de l’Europe, cessation de l’immigration... ), une nationalisation du système bancaire et une renégociation de la dette...le navire France est remis sur pied en moins de 5 ans.

      Pour info, Louis XV et Louis XVI ont par incompétence mis le pays à genoux à cause de la finance ( Merci Turgot et Necker... ), ce n’ était donc pas la faute der la République ( Merci Marion Sigaut ) !

      Il faut juste arrêter de mettre des brelles à la tête du pays...Sommes nous prêt ?


    • #2188904
      le 30/04/2019 par Louis XX
      Faut-il vraiment travailler ?

      et c’était la faute du roi ? Il y a un truc qui s’appelle la franc-maçonnerie, dont Turgot faisait partie.
      Il y a aussi l’ordre marchand de la classe bourgeoise qui s’appuie sur le libéralisme anglais et l’usure juive.
      Toute cette merde qu’on appelle république nous vient d’Angleterre.

      Je vous sens prompt à aller voter vous ! Ce sera sans moi


    • #2189032
      le 30/04/2019 par Karl L
      Faut-il vraiment travailler ?

      @Louis XX

      Evidemment que les Rois ont prévariqué gravement, se sont fait piégé comme des enfants,en mettant en oeuvre des mesures qu’ils savaient maçonniques.

      Ne parlons pas de Louis XV tenu par la braguette... par la la Dame Poisson future Marquise de Pompadour qui a tout fait pour introduire ses amis banquiers apatrides dans l’économie du Royaume ( une sorte de loi Giscard Pompidou Rothschild avant l’heure...) !


  • #2188603
    le 29/04/2019 par J
    Faut-il vraiment travailler ?

    Il est marrant ce Paul Ariès, avec sa gratuité des services : il distribue les logements comme Jésus distribuait les pains, mais cet "économiste" se pose absolument pas la question de la production de ces logements !
    Or, si elle est faite par des entreprises capitalistes (Bouygues par exemple), avec des ouvriers à payer en monnaie et des actionnaires à rémunérer, elles offriront pas leur HLM gratos, ne rêvez pas. Donc l’Etat va devoir jouer un rôle d’intermédiaire et acheter ces logements aux constructeurs (avec ses recettes issus des prélèvements fiscaux) avant de les distribuer "gratuitement" à la population.

     

    • #2188644
      le 29/04/2019 par jean
      Faut-il vraiment travailler ?

      oui, ok, mais il y a aussi plein de logements totalement vacants du à la spéculation par exemple (des placements)... Et puis on continue parfois d’acheter très cher à crédit (qui nécessite de créer de la richesse...) des logements qui ont été payés déjà une bonne dizaine de fois !!! construits il y a plus de 100 ans pour certains... à quoi cela sert-il ? c’est une course folle pour l’intérêt des banques... et un bel asservissement qui nous rend esclaves au passage...


    • #2188649
      le 29/04/2019 par Thermostat_8
      Faut-il vraiment travailler ?

      Et bien ils le paieront avec de la fausse monnaie. Ça fait seulement des lustres qu’ils le font. Je ne vois pas pourquoi ça poserait problème quand il s’agit de loger les Français, alors que ça ne semble pas en poser quand il s’agit de te virer en achetant tous les politiques avec du PQ ou quand il s’agit d’acheter du pétrole ou des matières premières.


    • #2188701
      le 30/04/2019 par Nicolas
      Faut-il vraiment travailler ?

      Sauf que si ces HLM sont là et qu’il y a des non-travailleurs pour les habiter c’est que ceux qui travaillent à les construire travaillent trop ; puisqu’ils travaillent pour ceux qui ne travaillent pas. L’argent ne servant que de valeur d’échange au fruit du travail, le problème n’est pas tant la provenance de l’argent que la répartition homogène du travail. Mais celui qui a construit le HLM veut-il travailler moins ? Non dans la plupart des cas car il désir continuer à consommer plus que nécessaire.


    • #2188863
      le 30/04/2019 par James
      Faut-il vraiment travailler ?

      Vous voulez dire qu’il veut distribuer les logements comme Kaddhafi le faisait...


    • #2189306
      le 30/04/2019 par J
      Faut-il vraiment travailler ?

      @jean
      " on continue d’acheter des logements qui ont déjà été payés une bonne dizaine de fois" : donc B ayant acheté à A un appartement, et souhaitant maintenant déménager, selon vous il n’est pas acceptable que C doive payer (une grande somme ou pas, peu importe ici) pour acquérir l’appartement de B ?


    • #2189492
      le 01/05/2019 par Nicolas
      Faut-il vraiment travailler ?

      Je pense que Jean voulait dire payé par l’accumulation de la rente des loyers.


  • #2188608
    le 29/04/2019 par serge
    Faut-il vraiment travailler ?

    Faut-il vraiment travailler ?
    la réponse est liée au sens que l’on donne à cette question.
    Travailler pour faire vivre un système nuisible à soi et aux autres, semble stupide, une forme de suicide, et pourtant c’est ce que font la majorité des travailleurs...
    Consciemment ou non.
    Peut-être faudrait-il différencier avec des mots différents le travail nuisible du travail utile.
    Le travail utile me semble celui qui participe à entretenir et favoriser une vie qui tend vers un bien-vivre ensemble.
    E&R le fait notamment par son travail d’information, de formations, de rencontres.
    J’essaye de le faire en mettant en place les conditions favorables à mon autonomie de vie familiale sur une petite ferme : une vie simple qui tend vers la compréhension et le respect du monde vivant.
    Et quand on est pas fortuné, il faut beaucoup de travail pour mettre cela en place.
    Mais c’est aussi des rencontres, des échanges, des partages, du bonheur.

     

    • #2188910
      le 30/04/2019 par Pourquoi tu cours !?
      Faut-il vraiment travailler ?

      Excellente remarque de plus le travail n’est plus valorisant pour quiconque.
      Regardez la tronche des personnes qui travaillent autour de vous.
      Vous verrez que tout le monde fait la gueule, ce n’est pas normal car le travail doit être source d’épanouissement personnel, d’oû la colère des gilets jaune !
      La crise est bien plus profonde, on en revient donc à l’enseignement de la morale. Ce qui est bon et ce qui est mauvais.
      Mais comme il a été dit plus haut nous sommes de fait incontestablement obligés de travailler.
      Pour se nourrir, pour se loger, pour payer ses assurances, et pour se vêtir.


  • #2188617
    le 29/04/2019 par Mich
    Faut-il vraiment travailler ?

    Faites les choses gratuitement (en dehors du travail bien entendu). Vous vous apercevrez très vite que vous énerverez le Système, les gens qui le défendent. Expérience vécue.


  • #2188625
    le 29/04/2019 par Ruhtra
    Faut-il vraiment travailler ?

    Moins on travaille mieux on se porte moi je dis.

    Le problème c’est le rapport capital/travail. Le déséquilibre entre ceux qui produisent toute la richesse (artisans, ouvriers... ) sans pouvoir consommer, et ceux qui consomment sans produire ou presque sans rien produire : une grande partie de ceux que Michel Clouscard appelait les couches moyennes ( c’est-à-dire une bonne partie de la superstructure : agents de com’ , marketing, cadres, managers, médias, publicitaires, PDG, etc... qui consomment la plus-value extorquée aux producteurs (ce n’est pas pour juger, je ne fais que citer M.Clouscard)). C’est le principe des vases communicants : pour qu’une partie de la société consomme sans produire il faut que l’autre produise sans consommer.

    D’où les rythmes de travail dans certains secteurs : sur les chaînes logistique par exemple, on est soumis à des rythmes épuisants, ça ne va jamais assez vite, les chefs imposent des objectifs toujours plus élevés... dans certaines entreprises on se croirait au bagne à Cayenne ! cela s’explique uniquement par le productivisme et l’exploitation capitaliste. Mais avec le mode production actuel, s’il y avait le plein-emploi et si le travail était partagé équitablement, on pourrait travailler largement moins.

    L’écart n’a cessé de se creuser entre les producteurs qui subissent l’exploitation économique et ceux qui en profitent, jusqu’à provoquer la crise des Gilets jaunes à laquelle on assiste aujourd’hui)

     

    • #2189670
      le 01/05/2019 par Ruhtra
      Faut-il vraiment travailler ?

      Et bien sûr en haut de la pyramide : la Banque et les réseaux de pouvoir qui chapeautent tout. En bas on a tous les sous-prolétaires corvéables à merci soumis à l’intérim et aux CDD, et les ’’rentiers du bas’’ comme dit A. Soral (qui vivent des aides sociales etc. ). C’est la classe moyenne qui pâtit le plus du capitalisme : artisans, patrons de PME...


  • #2188696
    le 30/04/2019 par homme_des_fôrets
    Faut-il vraiment travailler ?

    Avec toute la technologie, la science, les connaissances, les ressources que nous offre Dame Nature, je me dis que tout le monde sur cette planète pourrait vivre décemment sans avoir a travailler comme un exploité !
    Les 35h ont étés sponsorisées avec comme argument qu’il y aurait plus d’embauches. Mais ce qu’il s’est passé, c’est que la charge de travail a été produite dans un temps plus court pour le salarié et qu’il n’y a pas eu les embauches escomptés !

    Bref, rentabilité, profits sont les mots d’ordres des investisseurs.
    Le jour où l’usure qui pousse au profit sera bannie, et remplacé par le partage inconditionnel, la société pourra retrouver un sain chemin. Mais pour le moment, les racines du mal sont soigneusement évitées et masquées avec des solutions qui dans l’apparence peuvent être louables et qui au final entretiennent ce système déviant humainement parlant.

     

    • #2188967
      le 30/04/2019 par Caro
      Faut-il vraiment travailler ?

      Avec toute la techologie, la science, les connaissances, etc., on devrait surtout travailler moins longtemps. Moins longtemps chaque semaine, mais aussi moins longtemps tout court. Au lieu de ça, on veut encore repousser l’âge de la retraite... C’est un non-sens, un retour en arrière...


  • #2188700
    le 30/04/2019 par
    Faut-il vraiment travailler ?

    Si l’on part de la racine linguistique de "travail" (tripalium : instrument de torture destiné à punir les esclaves et/ou maintenir les animaux pour les ferrer), il serait judicieux effectivement d’envisager de commencer à oeuvrer avant de "travailler" quoi, ou qui que ce soit.
    Amen.


  • #2188707
    le 30/04/2019 par Anakosynchromieuxquelesnains
    Faut-il vraiment travailler ?

    Je ne travaille qu’accessoirement pour de l’argent mais plutôt pour le plaisir de faire un travail épanouissant et/ou utile à la communauté.


  • #2188716
    le 30/04/2019 par Jojolavadrouille
    Faut-il vraiment travailler ?

    Tant qu’on sortira pas de ce système capitaliste vivre pour travailler on avancera pas d’un semelle croyez moi !! Il faut tout revoir de A à Z.


  • #2188722
    le 30/04/2019 par rie
    Faut-il vraiment travailler ?

    Faut-il travailler ? La reponse est evidente : NON

    Si on retourne a l’origine du mot "travail", c’est un instrument de torture.
    Donc la vraie question qui serrait plus correcte est : "Veux-tu etre torture 8 heures par jour ?"

    Le mot juste est "OEUVRER", dans le sens de creer une oeuvre, c’est a dire donner le meilleur de soi dans toute creation que l’on produit.

    A noter que les artistes quand ils produisent une oeuvre, ils ne l’ont pas faite sous la contrainte (torture). Ils aiment ce qu’ils font au depart, en theorie, et ils sont bons dans ce qu’ils font avec leur touche d’originalite.

    Donc pas besoin de personnes exterieure pour oeuvrer et produire des biens et des services. Nous sommes des createurs par essence, creeons ce qu’on a besoin ou ce que l’autre a besoin. Si l’on attend le revenu universel ou que l’autre cree notre emploi, alors on est des pauvres creatures impuissantes et victimes du grand mechant loup (le capital). Si on est createur, on ne peut pas etre victime !

     

    • #2188916
      le 30/04/2019 par Panda et Ours.
      Faut-il vraiment travailler ?

      C’est une bonne réflexion mais en même temps faut dire la vérité c’est devenu beaucoup plus dur qu’auparavant car celui qui veut être indépendant et tout faire seul ne peut pas y arriver.
      Selon moi le responsable c’est le code du travail et l’arsenal législatif qui va avec.
      Imaginons une personne qui décide de s’acheter une voiture pour couper du bois et le vendre à des particuliers.
      Ça par exemple il ne peut pas le faire car on a pas le droit de se rendre à la forêt pour couper du bois, on a pas le droit de le vendre non plus, sachant qu’il faut prendre en compte l’achat du véhicule diesel qui ne pourra peut-être bientôt plus rouler, les limitations de vitesses, pendant que j’y suis le périphérique à 50 km/h, ça continue.
      Ça c’est le concret.


    • #2188955
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      Qui va nettoyer les chiotte ? Les esclaves ?

      Manifestement vous vivez dans un monde de bobos internet ou les chiottes se nettoient tout seul.

      Il y en a plein en France qui ne veulent faire que ce qui leur plait, en fait ils veulent s’amuser sous prétexte que c’est leur talent de "créateurs" qu’il faut développer.

      Ce sont des petits princes et princesses, qui ne s’abaissent pas a faire du "travail". Par contre ils veulent être servis et rapidement en plus (Allo pizza ! Ça vient cette pizza, Ça fait 10 mn que j’attend cette foutue pizza !).


    • #2189037
      le 30/04/2019 par Samuel
      Faut-il vraiment travailler ?

      L arbre va t il à l école pour apprendre à donner ses fruits ?


  • #2188781
    le 30/04/2019 par Nobru
    Faut-il vraiment travailler ?

    Bravo à ER de remettre en cause la sacralité du mot TRAVAIL. Enfin on touche à LA croyance qui assouvi les masses.
    L’amalgame travail/argent est fait dans la tête du gueux. Arrêter de courir après l’argent et aller directement au besoin qu’il représente, voilà une des options.
    c’est pas simple, d’accord, mais c’est faisable

     

    • #2188917
      le 30/04/2019 par Panda et Ours.
      Faut-il vraiment travailler ?

      Je confirme c’est un sujet hautement intéressant et important.
      Je suis surpris par la qualité des commentaires car si je vais sur un autre site qui traite de ce sujet, je suis sûr que je vais lire n’importe quoi.
      Les gens mélangent tout.


  • #2188790
    le 30/04/2019 par Sedetiam
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le capitalisme finira-t-il par se vendre lui-même à la découpe ?



    Il a déjà commencé par fournir l’arme et les munitions pour se mettre une balle dans le pied : l’Internet, pour lui servir de diffuseur de sa came ; cependant que nombre de dissidents s’y sont insinués en offrant leur savoir (ou celui qu’il convient d’assimiler) et toutes les pistes qui proposent d’autres paradigmes à nourrir les esprits.
    Tandis que les journalistes censés alerter se sont révélés être de fieffés menteurs et autres propagandistes, créant des vocations propres à libérer la « vraie » parole : en tout cas pas celle seulement animée par les éternelles langues de vipères.


  • #2188818
    le 30/04/2019 par pierre
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le problème n’est pas le travail car l’homme à toujours travaillé
    le vrais problème c’est le salariat qui est une nouvelle forme d’esclavage c’est d’ailleurs une des cause de dépression dans le monde moderne

    moi je vous conseil de bossé à mi temps et de faire quelques bricoles à côté ci vous voyez ce que je veux dire.........

     

  • #2188841
    le 30/04/2019 par liberatefratras
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le bien être au travail commence par un équilibre mental.
    Il suffit de regarder le travail du "turn over" dans les magasins alimentaire, 1 emploi pour 3 emplois.
    Des salariés totalement conditionnés et pour oublier leurs conditions de travail, ils fument et ils boivent.
    Si nous voulons établir : une conscience de la réalité, luttons contre l’alcoolisme, la drogue , la cigarette, la nourriture ect.....
    L’asservissement est bien l’addiction à méditer.

    J’ai 40ans et je n’ai jamais travaillé de ma vie et je comprends pourquoi ! je pense trop, je ne fume pas ,je ne bois pas d’alcool et je suis agnostique.
    Ma vie un handicapé psychique officiellement , bien sur dans la réalité ; je le suis pas.

     

    • #2188905
      le 30/04/2019 par seb59
      Faut-il vraiment travailler ?

      Vous touchez le rsa ?


    • #2189038
      le 30/04/2019 par Zezette Epouse X
      Faut-il vraiment travailler ?

      Pardon monsieur, à moins d’être Robinson Crusoé...ou Robin des Bois...Vous vivez forcement sur le dos de quelqu’un...donc du travail des autres... ?!?!!!


    • #2189094
      le 30/04/2019 par Mélissa
      Faut-il vraiment travailler ?

      Bonjour, pourquoi pas mais comment assurez-vous sérieusement votre subsistance ? Notamment loyer, eau et électricité par exemple ? Vivez vous chez vos parents ou des amis ? Ou peut-être jouissez vous d’aides Sociales ?
      Bien à vous.
      Melissa


    • #2189148
      le 30/04/2019 par liberatefratras
      Faut-il vraiment travailler ?

      Lisez bien mon argumentaire, "handicapé pyschique" donc allocation adulte handicapé et complétement de ressource".
      Je l’avoue mon allocation est payé par des travailleurs conditionnés, mais à qui à la faute ?
      Vu l’état de délabrement de soumission par les addictions, ça peut continuer, et j’espère me tromper de tout mon cœur.
      Égalité et Réconciliation m’a permis de ne pas me considèrer comme fou . Puis je transmets sa parole à tous les gens que je croise.
      Mon bon sens est souvent décrié mais je vis humblement parfois trop solitaire.


    • #2189156
      le 30/04/2019 par Charles
      Faut-il vraiment travailler ?

      Si vraiment souffrant d’un handicap, rémunéré par la cotorep. Sinon parasite. Tous les bosseurs ne sont pas aliénés, ils suffit juste d’avoir la jugeote de ne pas s’enfermer dans un taf qui n’a pas de sens pour un être humain normal, par exemple bosser dans le tertiaire à Paris


    • #2189338
      le 30/04/2019 par anonyme
      Faut-il vraiment travailler ?

      oui mais "vivre du travail des autres" ça se fait beaucoup ! c’est ce que font les capitalistes !
      Et tous leurs agents. De nos jours les seul métiers honorés, dont on dit qu’ils ont "réussi dans la vie" ce sont les emplois de cadres sup du secteur privé ! Et c’est quoi être cadre sup du secteur privé ? c’est se faire payer (très cher) à la tâche de chercher le moyen de se faire un max e fric avec le travail des autres ! (ceux qui travaillent vraiment, c’est à dire qui produisent des biens ou des services, et qui sont eux de moins en moins payés, grâce à l’UE et à la "mondialisation")


  • #2188877
    le 30/04/2019 par goyband
    Faut-il vraiment travailler ?

    Contrairement au culte du travail véhiculé par la société marchande, le salarié et même le patron travaillent toujours et en priorité pour quelqu’un d’autre, ses ainés, son patron, actionnaires, chômeurs, l’état etc...
    Tout en haut, ce sont les 1% apatrides et sans frontières possédant une nationalité et une résidence principale de circonstance.
    Les élus sont chargés de faire fonctionner les lessiveuses, celles qui vous pique du pognon au nom des solidarités nationales et qui retraite ce dernier, comprendre le redistribue après en avoir modifié chimiquement le contenu, trivialement nommé blanchiment.
    Pour simplifier à l’extrême et pour ne garder que l’idée directrice, le salaire est l’appât mais également la condition nécessaire et suffisante au rendement du sommet de la pyramide, il faut que la base et les étages inférieurs bossent, payent des impôts pour que les états fassent tourner les lessiveuse.

    Alors quid du chômage et de la dette ? Ce sont les deux leviers quant à générer des peurs et des angoisses, leur existence même valent mieux que des longs sermons quant à se mettre au travail à titre individuel et collectif.
    Sans oublier qu’un contexte de forte dette étatique est la justification de l’usure globalisé, pour le plus grand bonheur des prêteurs.

    Le sommet de la pyramide a donc imaginé agrandir son terrain de jeu, gêné aux entournures par des lessiveuses hétéroclites aux programmes parfois défaillants, il préfère désormais une et une seule machine qui fera le job.
    Ce qui explique la destruction programmée des états-nations au profit de régions administrables et du nomadisme salarial et apatride.
    Bien entendu et pour réussir ce tour de passe-passe, le sociétal doit remplacer le social et la religion est à éradiquer, cette dernière étant l’ultime obstacle à l’essor de Mammon qui se moque bien d’amour, de paix et d’héritage, seuls comptent le profit et la jouissance sans entrave, le tout donc sans travailler, car contrairement aux classes moyenne occidentales, qui dépendent majoritairement de leurs revenus du travail, les 1% dépendent essentiellement de leurs revenus du capital.
    Lire à ce propos les travaux de Branko Milanovic.

    Macron a dit qu’il faut que le travail paye plus.
    Comprendre Mammon veut que le peuple travaille plus et lui rapporte encore plus.

    Le travail n’a jamais été la libération de l’Homme, il n’est que consubstantiel à la survie de Mammon.
    C’est de l’esclavagisme moderne.


  • #2188883
    le 30/04/2019 par anonyme
    Faut-il vraiment travailler ?

    Aller, même si j’aime pas bien Wikipédia, il faut reconnaître que pour faire de l’étymologie c’est quand même pratique.

    Travailler : de l’ancien français traveillier, traveiller « faire souffrir », par extension « tourmenter, battre, molester », qui remonte par nivellement vocalique au latin populaire *tripāliāre « torturer avec le tripalium ou trepalium », ce dernier étant un outil de torture tripale.

    Tripalium : 1. Instrument d’immobilisation et de torture à trois pieux utilisé par les Romains pour punir les esclaves rebelles.
    2. Instrument servant à ferrer de force les chevaux rétifs.

    Donc arrêtons tous de travailler et commençons à œuvrer...

     

  • #2188953
    le 30/04/2019 par bon boulot
    Faut-il vraiment travailler ?

    L’oisiveté étant mère de tous les vices, le travail devrait être obligatoire ! Pendant qu’en Occident on réfléchit aux moyens de rien foutre, en Asie ils bossent de plus en plus !

     

    • #2189027
      le 30/04/2019 par Equilibre
      Faut-il vraiment travailler ?

      "bon boulot" écrit :

      "L’oisiveté étant mère de tous les vices, le travail devrait être obligatoire ! Pendant qu’en Occident on réfléchit aux moyens de rien foutre, en Asie ils bossent de plus en plus !"

      ==> n’importe quoi.
      Tu veux qu’on soit esclave comme en chine ou au japon, où les gens ne partent plus en vacances (très mal vu) , où ils ne se parlent plus, avec un taux de sucicide sidérant, et des gens seuls puceaux à 60 piges, dans un mal être pathologique ??
      Et c’est pas un vice, ça ??

      au lieu de bosser, tu ferais mieux d’apprendre à réfléchir... visiblement, trop de TAF entraine la non-reflexion et le vice de la sottise...


    • #2189393
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      Le proverbe est vrai : il n’y a qu’a voir les élites , elles sont pleines de vices.

      Rendre le travail obligatoire n’est pas ce qu’il faut faire. Il faut simplement supprimer les aides à toute personne qui ne travaille pas.
      Les services à rendre aux parasites ne doivent pas être obligatoires (soins cmu, rsa, aides multiples etc...).

      C’est une simple question de justice : si je reçoit du service de quelqu’un je doit lui rendre son service. Si je reçoit un service de la société je dois lui rendre son service. Et le service rendu doit être proportionné.

      C’est assez simple non ? Si je reçoit du service et que je ne le rend pas c’est injuste.

      On peut discuter de la forme du service, de la quantité du service, mais le principe, lui, est évident.

      Ceux qui veulent recevoir du service sans en rendre sont des enfants (des tanguy), des parasites ou des princes et princesses. Pour les enfants c’est normal.

      On dirait que dans notre France actuelle il y a beaucoup de parasites et de princes et princesses.

      Ceux qui rendent des services sans un recevoir l’équivalent sont des esclaves. Il y a beaucoup d’esclaves dans notre France.

      C’est bien normal, il faut servir ces princes, princesses et parasites.


  • #2188970
    le 30/04/2019 par michel amm
    Faut-il vraiment travailler ?

    Dans le travail il y a effectivement une notion de "pénibilité" et d’obligation, c’est normal puisqu’il faut de l’énergie pour travailler et que les petits enfants ne veulent pas travailler, ils veulent s’amuser .

    Cette façon d’organiser l’activité humaine par le travail est nécessaire.

    Qui aurait été dans les mines de sels pour extraire le sel afin que Rome soit construite et que par la suite au bout de 2000 ans de travail votre iphone puisse être conçu et fabriqué ?

    Qui va nettoyer les chiottes de la gare ? Qui va retaper les routes si le travail n ’existe plus ?

    Des volontaires maso ????

    Ceux qui ne veulent faire que ce qui leur plait sont des parasites. Des petits agents inconscients des mondialistes.

    Le système vous pousse vers la fainéantise avec ses émissions de chanteurs et ses jeux à la con. C’est pour détruire la société.

    Comprenez qu’une société sans travail est une société qui ne peut fonctionner qu’avec des esclaves ou des robots.

    Vous n’aimez pas le travail ? Êtes vous un prince ou une princesse pour ne pas "travailler" ?

    Imaginez que les petites cellules de votre corps refusent de travailler et n’en fasse qu’à leur tête, qu’elles demandent a être nourries (payées) sans travailler :

    Cela s’appelle un cancer.

    Voulez vous être le cancer de la France ?

     

    • #2189098
      le 30/04/2019 par goyband
      Faut-il vraiment travailler ?

      D’abord, oui il faut de l’énergie pour travailler, même qu’il en faut beaucoup pour sous tendre l’expansion des activités humaines.
      Même que cette dernière est en train de détruire la planète, enfin dixit les experts subventionnés du GIEC, pour mieux vous accuser, vous, avec vos voitures qui polluent et accessoirement vous ponctionner plus de pognon.

      Ensuite, nul besoin d’organiser l’activité humaine, cette dernière étant en parfaite capacité de s’auto gérer, c’est juste qu’à un moment donné dans l’histoire de l’espèce humaine, la pyramide de Maslow a remplacé la chasse et la cueillette et qu’on ne vienne pas dire que c’est la conséquence de la complexification croissante du cerveau humain qui en est responsable, l’art, par exemple, était déjà dans le logiciel de départ et n’a demandé qu’une maitrise supérieure du geste pour se concrétiser dans le temps.

      C’est juste qu’à un instant T, quelqu’un ou un groupe s’est levé et a eu l’idée de faire bosser les autres pour son propre intérêt.

      Depuis, son raffinement ultime consiste à faire croire aux esclaves que le travail est libérateur.
      Le cancer est justement la conséquence de cette distopie, une fois comprise intuitivement ou pas, sa révélation tardive, souvent lors de la retraite professionnelle, est destructrice en interne.

      Enfin, le système vous pousse toujours plus au travail et ne supporte pas le tropisme à l’auto subsistance de certains de ses sujets.
      Ainsi, les société parallèles sont combattues férocement et si l’on fait abstraction de l’aspect mercantiliste des sectes, on comprend alors pourquoi elles sont un danger pour le sommet de la pyramide, puisque utilisant peu ou prou les mêmes méthodes et donc rentrent en concurrence directe avec le système, ce dernier voulant conserver le monopole sous peine de disparaitre.


    • #2189230
      le 30/04/2019 par paramesh
      Faut-il vraiment travailler ?

      Qui va nettoyer les chiottes de la gare ? Qui va retaper les routes si le travail n ’existe plus ?




      Et c’est ça qui te fait justifier le travail ?
      Et pourtant si tout le monde est responsable, chacun fait sa part du boulot, chacun nettoie sa merde et chacun nettoie devant sa porte et répare son trottoir. et c’est comme ça que ça se passe dans les sociètès sans état qui ont un minimum de civilisation et de culture. le principe même de la vie en société est l’activité commune et l’entraide. et le travail ingrat est justement celui qu’il faut partager le mieux puisque justement il est ingrat ou pénible.
      Il faut arrêter de toujours penser avec ses préjugés contemporains.


    • #2189255
      le 30/04/2019 par yul
      Faut-il vraiment travailler ?

      @michel amm
      Totalement d’accord avec vous !
      Certains, d’ailleurs, confondent travail et salariat...
      A propos de votre exemple sur les chiottes : tout le monde aime bien ce que procure le travail mais si cela pouvait provenir du travail des autres, cela serait encore mieux.
      Je pense que c’est réellement une tendance de la nature humaine : profitez des choses sans en avoir les contraintes.


  • #2188976
    le 30/04/2019 par paramesh
    Faut-il vraiment travailler ?

    A l’origine, le travail tripalium est intrinsèquement lié à l’esclavage. seul l’esclave travaille, l’homme libre lui a une activité (économique) : le paysan cultive la terre, l’artisan fabrique des objets, le marchand achète et vend des marchandises ; mais l’esclave, lui, ne fait que travailler, peu importe son activité)

     

    • #2189198
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      Tout a fait exact : les chiottes étaient nettoyés par les esclaves.

      Donc si vous ne voulez pas travailler et que vous voulez que les chiottes soient nettoyés, il vous faut des esclaves ou des robots.

      Voulez-vous des esclaves ? non. Alors vous voulez des des robots ?

      Mais les robots vous remplaceront et vous serez alors promptement éliminés.

      Je précise que je donne l’exemple des chiottes car de ma vie je n’ai jamais vu quelqu’un se proposer de nettoyer les chiottes sans qu’il y soit obligé, donc sans que cet activité soit considérée comme une "travail".


    • #2189270
      le 30/04/2019 par goyband
      Faut-il vraiment travailler ?

      Nettoyer les chiottes n’’est pas un travail, c’est une corvée rendant service à des individus qui eux, ne nettoient pas les chiottes.

      Là est toute la différence entre la noblesse du labeur et la tâche imposée, entre l’Homme libre et l’esclave, entre l’individu et le sujet marchand.

      Il faudrait relire Baudrillard.


    • #2189299
      le 30/04/2019 par spirit
      Faut-il vraiment travailler ?

      Voilà,pourquoi ces activités (curer les égouts,nettoyer les chiottes) étaient obligatoires au service militaire...Pour ne pas en avoir ni peur ni honte...et je remercie l’adjudant-chef qui m’a fait "subir ces sanctions"... !!


  • #2188979
    le 30/04/2019 par Aliénation du tertiaire
    Faut-il vraiment travailler ?

    Dans une économie qui s’est tertiarisée à 80% (et ce n’est pas terminé) au cours du dernier demi siècle, il n’y a plus aucun rapport entre travail et utilité à la société.

    Le cadre dans le marketing, le chargé de communication, l’assureur ou le banquier sont des bien plus gros parasites que le mec au RSA et son mode de vie décroissant.

    L’homme est fait pour les grands espaces, pas pour rester assis à un bureau à faire des taches répétitives 8 heures par jour. L’emploi de bureau est probablement la principale raison de la féminisation de l’homme blanc.

    Mieux vaut avoir plus du temps libre et moins d’argent plutôt que de faire un travail aliénant et dans le fond, inutile voire carrément parasitaire.


  • #2188983
    le 30/04/2019 par Pinette
    Faut-il vraiment travailler ?

    Ma dernière feuille de paye date de 1989.
    J’ai presque 30 annuitées à l’ANPE, Pôle-emploi maintenant.
    Ne pas travailler n’est pas rester à rien faire !
    Après quelques années d’armée qui m’ont permis de me faire un petit pécule (pas énorme) pour voir l’avenir pus sereinement.
    J’ai voyagé de part le monde ! je maitrise l’espagnol, le portugais et le russe. Je me suis retapé une vielle fermette, passé 2 CAP, eu des enfants, politique et bien d’autres choses, je n’ai jamais eu de télé ni payé d impôts et j’habite un grand appart en bord de mer loin de France et roule Harley Davidson ….
    Comment ? J’en sais rien .
    .
    .
    Je voudrais dire aussi que le travail au noir ou le trafic quelconque (drogue, etc.) est un travail, illicite, certes, mais soumis au même contraintes qu’un travail licite ; chercher les clients, satisfaire les clients, investir … Je n’y ai jamais touché.

     

    • #2189272
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      Tu as donc profité du travail des "esclaves" toute ta vie sans rien leur apporter en échange.

      Tu es de la même race que les élites mondialistes :

      Tu as décidé de te servir (à ton petit niveau) et non pas de servir.

      C’est un choix.


  • #2189016
    le 30/04/2019 par docteur zaïus
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le travail rend libre...c’était précisé sur la devanture.


  • #2189044
    le 30/04/2019 par Samuel
    Faut-il vraiment travailler ?

    Moi j ai été dans le monde écolo, y a que des féministes et des drogués.

    Et je vous dis pas les coups de putes et les histoires bien glauques...

    Du coup je me dis que travailler normalement c est peut être pas si mal.

    Mais était considéré comme schizophrène depuis 10 ans j ai aucune chance de trouver un emploi

     

    • #2189766
      le 01/05/2019 par jeankori
      Faut-il vraiment travailler ?

      Navré de l’apprendre. Mais sans indiscrétion, que s’est-il passé pour que vous préfériez le monde du travail "standard" ?


  • #2189130
    le 30/04/2019 par Pfff
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le travail ? Pourquoi pas ?
    à condition qu’il propose des missions honorables ! ... Comme CRS ou contrôleur du fisc par exemple.

     

    • #2189273
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      Quand tu auras besoin d’un médecin ou d’une infirmière, te choque pas si tu n’en trouves pas : ils sont à la plage.


    • #2190281
      le 02/05/2019 par Meyer Habib-bop-a-lula ♫♪⋆
      Faut-il vraiment travailler ?

      @Pfff
      T’as oublié député UAI de la 8ème circonscription des Français établis hors de France


  • #2189141
    le 30/04/2019 par domus
    Faut-il vraiment travailler ?

    ne pas confondre travailler et faire un métier utile, avec conscience et professionnalisme, et tous les boulots de merde qui ne servent à rien, ( plateforme téléphoniques pour vous vendre tout et n’importe quoi par exemple ), sauf à enrichir les patrons de ces boites. Le travail est l’épanouissement de l’homme, car de lui-même, il a besoin de construire, de s’occuper, de comprendre, de faire avancer le progrès... Et ceux qui se disent hors du système, vivent forcément sur le dos du travail des autres donc de leur argent, à un moment donné. il faut juste que certains métiers soient supprimés car ils coutent trop cher en rendant plus de choses gratuites ( ex : les transports, l’argent qui est dépensé pour payer les contrôleurs seraient autant économisé, et faire ce boulot ça n’est pas terrible ). Avec la technologie, on peut travailler 25 h par semaine que ça ne toucherait pas le PIB, c’est ce qu’on fait pendant ce temps qui importe, pas le nombre. Pendant ce temps libre, on pourrait faire des tas de choses créatives, du bénévolat, et s’épanouir dans le partage bien compris, pas le " je me sers car la propriété c’est mal " . Et s’instruire, car apprendre prend du temps.

     

    • #2189246
      le 30/04/2019 par Panda et Ours.
      Faut-il vraiment travailler ?

      Et par le travail la récompense à savoir le salaire qui est bien plus qu’une gratification personnel.


  • #2189145
    le 30/04/2019 par delphin
    Faut-il vraiment travailler ?

    Pour moi, tout problème est philosophique, foncièrement ;
    Voilà où nous en sommes : faut-il "gagner sa vie" intégrer le corps social, ou préserver son être, chercher à acquérir sa propre authenticité, voir son bonheur ?
    .... Je penche pour la 2e option ; à l’heure où le stress, les impératifs de performance et la standardisation rendent l’individu aliéné, le monde du salariat est devenu clairement une dictature ; il faut (momentanément) quitter le collectif pour remettre de l’individuel, au risque d’être "l’untermensch" décrit par Alain.
    Quel système économique nous sortira de ce merdier ?... je fais confiance au génie créatif humain pour y remédier.

     

    • #2189250
      le 30/04/2019 par Panda et Ours.
      Faut-il vraiment travailler ?

      La deuxième option oui, si seulement on n’est pas un parasite impuissant qui représente une charge pour la société.
      C’est à dire si on est autonome, qu’on a déjà travaillé pendant dix ans et qu’on a mit de l’argent de côté pour s’acheter un bien immobilier loin des grandes villes, et qu’on enchaine les petits boulots, les périodes d’activité et d’inactivité volontaire.


    • #2189736
      le 01/05/2019 par delphin
      Faut-il vraiment travailler ?

      Oh vous savez, "parasitage" et "charge pour la société" sont des termes aléatoires et bien dénués de sens, aujourd’hui ;
      C’est un système entier qu’il faudrait ne plus rendre "parasite", mais c’est une discussion qui nous mènerai loin, j’imagine !
      L’individu, au milieu de tout ce fatras, fait ce qu’il peut...
      Parfois, éviter le salariat, c’est sauver sa vie, ou le peu d’âme qui nous reste


  • #2189174
    le 30/04/2019 par nadir
    Faut-il vraiment travailler ?

    Cela me fait penser au "chômeur de Clochemerle" ... Un beau film de Fernandel... A voir et revoir
    Plutôt que de parler de travail, d’employabilite... Pourquoi on ne parlerait pas plutôt d’utilité.. pour soi même et les autres, et de besoins ?

     

    • #2189276
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      Ce dont tu voudrais parler à un nom.

      Cela s’appelle le service.


    • #2189398
      le 30/04/2019 par nadir
      Faut-il vraiment travailler ?

      Oui mais service... cela renvoie au servage...


    • #2189472
      le 30/04/2019 par michel amm
      Faut-il vraiment travailler ?

      @Nadir Le mot service ne vient pas de servage. Les deux mot on une même étymologie mais un contexte différent.

      Service.
      Étymol. et Hist. A. « Ensemble des obligations envers une autorité » 1. ca 1050 relig. servise « ensemble d’obligations envers Dieu » (Alexis, éd. Chr. Storey, 277) ; spéc. ca 1100 faire sun servise (de Dieu) (Roland, éd. J. Bédier, 3666) ; ca 1150 servise « office funèbre » (Thèbes, éd. G. Raynaud de Lage, 251) ; 2. ca 1100 féod. « ensemble d’obligations d’un vassal envers son suzerain » (Roland, 298), subsiste comme terme de civilisation ; 3. ca 1100 « ensemble des obligations envers l’État, l’autorité publique (ici Charlemagne) » (ibid., 1727) ; spéc. a) 1270 services en parlant des obligations militaires (Establissemens de St Louis, livre I, chap. 61 ds Ordonnances des rois de France, t. 1, p. 153) ; cf. Ac. 1718

      Je suppose que tu considères que tu n’as aucune obligation envers quiconque, encore moins envers notre société.

      Dans ce cas, il serais juste que tu n’aie aucun droit.

      Si tu as des droits il est juste que tu aie des devoirs car les droits des uns n’existent que par les devoirs de autres.


    • #2189883
      le 01/05/2019 par nadir
      Faut-il vraiment travailler ?

      Merci bien Michel Amm pour ta réponse très intéressante, que je viens juste de voir.
      Non au contraire de ce que tu supposes, je considère que l’on a plus d’obligations et de responsabilités que de libertés...
      C’est vrai, c’est un beau mot ce "service", d’ailleurs je viens de me rappeler qu’ il est présent aussi dans la culture islamique : "abd" signifie serviteur de...


  • #2189265
    le 30/04/2019 par Riton
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la préserver !


  • #2189294
    le 30/04/2019 par Heujaine linda
    Faut-il vraiment travailler ?

    Mr Soral, vous avez entendu et compris les consciences des Peuples. Si on opte et fait ce choix, on tuera enfin le capitalisme.


  • #2189442
    le 30/04/2019 par sisma
    Faut-il vraiment travailler ?

    Travailler et produire sont deux choses différentes.

    L’homme doit fatalement produire les choses nécessaires à sa survie. Le travail, en revanche, il n’y a qu’un capitaliste pour nous faire croire à sa nécessité.

    Apparu au XIIe siècle, selon Alain Rey, le mot « travail » est un déverbal de « travailler », issu du latin populaire « tripaliare », signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium ». Au XIIe siècle, le mot désigne aussi un tourment (psychologique) ou une souffrance physique (le travail d’accouchement).

    .


  • #2189463
    le 30/04/2019 par Locksman
    Faut-il vraiment travailler ?

    Je pense que quand on aborde le sujet du travail il faut faire une distinction entre le travail proprement dit et le salariat qui sont deux choses très différente.
    Je n’arrivais pas a penser correctement sur ce sujet avant de faire cette distinction fondamentale.

    Le travail nourrit l’homme, le salariat est une aliénation.
    Dans la Grèce antique et aux temps de l’esclavage aux États-Unis les esclaves servaient à entretenir le domaine de riche famille, dans la cuisine, dans les champs, à l’étable ou dans les ateliers de tissu.
    Le salariat est le pacte social proposé aux anciens esclaves pour que leurs maitres, non content de continué à les exploités, n’aient plus à payé leurs soins, leurs gîtes et leurs couverts mais puissent plutôt les leurs vendre ou leurs louer.

    Le monde du travail est un système aliénant extrêmement déséquilibré et absurde, quand on regarde la grille des salaires, les travaux les plus pénibles, qui demandent le plus d’effort ou de soin, ou qui sont les plus risqués ne sont pas les mieux payés.

    Les nations sont des appareils de production et nous en sommes les rouages, pour créer du travail il faut de la croissance, pour avoir de la croissance il faut produire, pour produire il faut des ressources et les ressources ne sont pas infini, sans parlé des déchets.
    Donc tout cela nous mène manifestement dans le mur.

    La disparition du travail du à l’automatisation généralisé et au progrès de l’intelligence artificiel pose des problèmes qui vont allez en s’accroissant, des savoir-faire manuel vont se perdre, d’autre vont se créer mais toujours plus captif de techniques et brevets détenu par des entreprises multinational apatride.
    Comme les mécanos qui ne peuvent quasiment plus réparer une voiture récente sans ordinateur.
    Mais automatisé une partie des taches d’un ouvrier est la première étape avant une automatisation complète...

    Il n’y a pas assez de travail pour tout le monde la logique voudrais qu’on le répartisse, tout comme les richesses d’ailleurs.
    Néanmoins il y a des fonctions indispensable qui demandent une spécialisation très importante comme les médecins, enfin tant qu’on les a pas remplacé par des robots...

     

    • #2189644
      le 01/05/2019 par Panda et Ours.
      Faut-il vraiment travailler ?

      Je pense que c’est important d’insister là-dessus.
      Les travaux les plus pénibles sont pour la plupart d’entre eux sous-payés alors que dans le même temps les métiers qui ont pour fonction de détruire davantage le travail sont très bien rénumérés en plus d’être recherchés. Les métiers du numérique, de l’informatique, les industries téchnologiques et l’ensemble des métiers qui font avancer ces métiers, les avocats, le conseil, la comptabilité.


  • #2189502
    le 01/05/2019 par Cosmos
    Faut-il vraiment travailler ?

    J’ai posé ma démission ce mois-ci et je suis en plein préavis. Je serais bien resté car j’aime mon job mais j’en ai ras le cul de ma direction et du management qui en découle. Je lisais un article sur le principe de Peter qui colle parfaitement à ma hiérarchie. On est une petite poignée à faire le job entourée de parasites qui fuient le travail et se reposent sur nous. Comme quoi, il ne suffit pas d’être chômeur pour dépendre des autres. Mon boss à mon avis conscient de son incompétence, a su s’entourer de pistonnés et de cireurs de pompes tous autant mauvais les uns que les autres afin de conserver sa place en échange de divers privilèges dont je fais les frais avec d’autres collègues. Car ces gens mauvais, il faut bien compenser quelque part la charge de travail qu’ils sont incapables d’assumer ou qu’ils ne veulent tous simplement pas faire.

    Je vais donc me retrouver au chômage sans indemnités et tout ce que cela implique car en France on te verse pas ton chômage si tu décides de quitter ton travail pour des questions de principes moraux.

    Je dois avouer néanmoins que ce misérable spectacle de panique grandissant jour après jour auquel j’assiste est à la hauteur du prix que cela me coûte. Le réel finit toujours par revenir et s’imposer.

    Quel sentiment de liberté que d’agir en phase avec soi même en suivant ses valeurs.

     

    • #2189701
      le 01/05/2019 par Leïla
      Faut-il vraiment travailler ?

      Salut Cosmo,

      J espère que mon tutoiement ne va pas t offusquer.

      Je m adresse à toi car ton vécu (dans ton travail) ressemble au mien.Je vais "tâcher de la faire courte". J ai travaillé pendant plus d une décennie dans un bâtiment qui gaspille beaucoup de papier si tu vois ce que je veux dire... (non, ce n était pas une imprimerie et ni une fabrique à papier WC quoique...).Je ne t apprends rien : univers politisé. Beaucoup de pistonnés sans la moindre compétence, diplôme, intelligence, culture.Des valeurs ? Pas une once. Gauche du travail ? Pas un yota. Je tiens à dire que parmi ces larves, j ai eu une infime rencontre de personnes compétentes et bien éduquées ou compétentes et très instruites. Et eux, je les ai toujours dans mon cœur de croyante. Bref, un évènement de type "tsunami" a ravagé mon âme et esprit:un très bon pote collègue a rejoint le Seigneur lors des attentats de Bruxelles. Imagine le trauma "mort sur le chemin de travail". Travail dans lequel lui et moi étions des ennemis pour ces suppôts de Satan (Direction). On leur a tenu tête pendant plus de 7 ans. Ce bras de fer quotidien était plus épuisant que de travailler par moment si pas souvent car la Direction faisait feu de tout bois pour qu on se taille de notre propre gré. Nous virer leur était impossible car on fournissait un travail de qualité. Il restait alors le plan B "et si on les mettait au placard ou mieux, leur pourrir la vie de travail". Bref, peu de temps après sa mort (il me faisait penser à la fois, à Le Luron avec son côté propre sur lui, cultivé, humoristique et à Coluche et Ballavoine pour son côté humaniste et bienfaiteur), je ne pouvais plus continuer à travailler avec ce ressenti : les couloirs de ce travail me paraissaient comme des couloirs de la mort (peine de mort et soins palliatifs). Je sentais la mort partout. Les collègues avaient un goût de chimio et d euthanasie. Les sbires de la Direction (management à la Léline) avaient un goût de sang et de brûlé. À partir de là, mon âme faisait bouclier et après plus moyen de vouloir travailler dans ce lupanard.Après une absence de 3 trimestres, j ai été virée. Un sentiment mêlé de déception (perte d emploi) mais mais tellement soulagée de ne plus être asservie. Soulagée de ne plus être dans un cimetière des éléphants. Soulagée de ne plus "dépendre" financièrement de cette Direction bolchevique et trotskiste. Ma devise du travail : si les valeurs de ce travail ressemblent aux miennes, alors travaille.Sinon,


    • #2189786
      le 01/05/2019 par Leïla
      Faut-il vraiment travailler ?

      Suite et fin de mon message (finalement, j ai fait plus long). Sinon, non pour un travail qui m a certes erpagnée du chômage mais au fond de moi, j avais l impression de ne rien faire d important. Mon pote décédé et moi avions ajouté à ce travail un supplément d âme envers les administrés. Le retour très positif de ces gens nous apportait du baume au cœur. Les échanges avec certains collègues de confiance nous permettaient aussi de "tenir". Mais bon, la sélection naturelle de ce milieu a fait qu on a été éliminés. Néanmoins, j’ai vu ma qualité de vie qui a augmenté en ne travaillant plus avec eux. Heureusement que ma foi ne m a toujours quittée. Je consomme moins. Je ne suis et n ai jamais été dans aucun réseau social. J ai toujours eu cette soif d apprendre. J’ai et ai toujours eu une hygiène de vie. Bref, avoir été dans ce milieu a été une expérience de vie. À recommencer dans ce milieu ? Jamais ! Au final, me concernant, j ai gagné en qualité de vie mais j ai perdu un être formidable. Et ça, c est une autre sujet...

      Je te souhaite une vie épanouissante, pleine de vitalité (il en faut car nos retraites, ça sera à ???), enfin tout ça pour te dire : on ne peut pas tout avoir mais apprecier les simples choses de la vie, ça, c est 80% du bonheur. Pax et Salam


    • #2190103
      le 02/05/2019 par Cosmos
      Faut-il vraiment travailler ?

      Merci pour ton témoignage. Je suis navré pour ton collègue cela a dû être terrible..
      Je trouve que nos histoires se ressemblent un peu car ce qui a mis le feu à la mèche est lié aussi à mon meilleur collègue qui a été viré d’une manière très brutale comme ça du jour au lendemain. Un gros bosseur ainsi que le genre de type capable de te remettre de bonne humeur un jour où tu es mal luné !
      Je n’ai aujourd’hui plus vraiment d’intérêts à venir travailler, l’équipage de ce navire n’est plus le même car d’autres l’ont quitté ces dernières années. Le climat a changé, un jeu collectif à cédé sa place à un jeu de compétition.
      Notre chemin d’existence croise celui des autres mais quoi qu’il arrive il faut maintenir son cap !
      Je te souhaite le meilleur pour ton futur. :)


    • #2190198
      le 02/05/2019 par Leïla
      Faut-il vraiment travailler ?

      Hep Cosmo !

      Tout comme toi, il fut un temps où il y avait un esprit collectif, voire festif dans cette Administration.Est ce lié à une ancienne génération ("old school") ? Mes 3 premières années de travail furent les plus belles parce que les 3/4 des collègues avaient entre 50 et 60 ans. Le travail était fait sans la moindre compétition et soif du pouvoir. Après, ma génération est arrivée. Et là, patatras, des jeunes femmes fraîchement diplômées de l Université, sans la moindre expérience, sont arrivées avec des canines qui raillaient le parquet.On recevait des ordres de petites s... Oui, elles l étaient car elles étaient prêtes à tout pour prouver ses pseudos connaissances de la matière. Quant aux jeunes hommes qui étaient recrutés, aucune virilité. Ils devaient se montrer insipides, incolores et inodors. Ils devaient obéir, se taire même s ils étaient humiliés. Mon boss de l époque me l a avoué (quel idiot d avouer un truc pareil devant sa subordonnée). J ai vu même des jeunes femmes de mon âge, voire un peu plus arrivées sans diplôme et même topo que les universitaires, elles se la jouaient "grandes dames fatales". Faut dire que ce boss leur faisait miroiter beaucoup de choses...et comme tu passes du statut "madame pipi", (métier que je respecte) à madame secrétaire officielle du boss, tu peux te choper la melonite.Pour aborder un sujet plus "léger ", le cul. Certaines se donnaient utilement comme dirait Tonton Soral, d autres pour se prouver qu elles avaient un grand pouvoir de séduction. Outre ces faits et période de transition de générations, s ajoute cette tâche à la mode depuis 2008 en Belgique et en France : remplir les tableaux Excel. Sans oublier la pseudo crise financière mondiale de 2008 qui nous a obligés à faire des économies sur tout. Enfin, je crois que tu perçois maintenant un peu plus cet univers impitoyable qui était mon travail (Daaallas, ton univers impitoyable).

      Pour terminer, crois-moi qu on a trouvé notre salut car désormais, nous ne sommes plus leurs "proies". Wow, rien que ça, je nage dans le bonheur. Sinon, tout comme toi, la réalité te rattrape (les finances sont très diminuées, on angoisse pour avoir toujours un toit et une nourriture équilibrée) mais de grâce, il faut garder espoir !!!


  • #2189770
    le 01/05/2019 par Metasemitic devil
    Faut-il vraiment travailler ?

    Le travail utile est avant tout celui qui nous plaît ; il nous plaît en raison de son utilité, valorisante pour soi-même, et en raison du bonheur que l’on ressent à l’exercer, malgré ses difficultés. Aujourd’hui, les métiers non seulement servent davantage l’élite capitaliste que le bien général mais en plus, avec la concurrence et le chômage, ils deviennent ou sont devenus de plus en plus rébarbatifs" ou "déplaisants". Bref, il y a un pouvoir à reprendre sur le travail, la façon dont on travaille, et peut-être qu’une application de la théorie de la gratuité d’Ariès pourrait rendre la liberté d’accomplir cette mission... ou peut-être pas ; il faut aussi changer les moeurs en profondeur. Les négateurs de l’utopie décroissante affirment qu’on ne peut plus se passer de la médecine moderne et de la haute technologie qu’elle sous-tend, mais d’une part la grande majorité des maladies contemporaines sont liées aux multiples stress, à la malbouffe et à l’excès de travail, tous dépendants du système d’exploitation capitaliste qu’il s’agit de quitter, d’autre part il faut rappeler l’exemple de Cuba, qui illustre une possibilité.


  • #2190701
    le 03/05/2019 par Laura
    Faut-il vraiment travailler ?

    Bonjour, vous parlez, je trouve pour une catégorie sociale, personnellement, j’ai toujours travaillé, je n’ai jamais voulu de CDI car je voulais rester libre, j’ai enchaîné des boulots alimentaires à des boulots qui me passionnaient, je l’ai fait avec bonheur, simplement parce que ma conception de la vie fait que je trouve l’équilibre même dans les tâches humbles. Pas de CDI, une multitude d’expériences dans différents domaines, je n’ai jamais été lassé, quand je sentais que je n’étais plus motivée, je changeais de secteur, plusieurs formations dans des univers différents, mais il y a toujours des passerelles, là je suis en agriculture, quand je vois que les agriculteurs ne trouvent plus de main d’oeuvre et que se sont les étrangers qui viennent travailler, je me dis quand effet, on est mal barré, après, j’ai un choix de vie particulier et je ne roule pas sur l’or, mais je vis la vie que j’ai choisie, être en bas de l’échelle et être heureux, voilà qui fait bien chier ceux d’en haut, de plus je suis heureuse d’avoir pu élever mes enfants sans avoir à passer par l’assistanat. Je ne regrette pas d’avoir bossé, souvent dans des boulots physiques, j’ai toujours aimé apprendre et j’ai beaucoup appris que se soit humainement, manuellement, de plus je trouve qu’il est plus facile de faire bouger les choses de l’intérieur, après il faut avoir le tempérament.


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