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Comprendre les mécanismes monétaires à l’origine de la révolte des Gilets jaunes (Partie 2/3)

2- L’argent dette, un système déséquilibré et sans limite

L’argent dette

Aujourd’hui l’essentiel de la monnaie qui circule dans notre économie le fait sous forme scripturale c’est-à-dire qu’elle circule par un simple jeu d’écriture, électroniquement, sans support tangible tels les billets et les pièces.

Cette masse monétaire n’est plus adossée à un support physique comme l’or ou l’argent mais quasi exclusivement sur la dette. Elle est donc constituée d’emprunts contractés par les agents économiques, particuliers, entreprises, collectivités, et même de l’État auprès des banques privées.

À chaque fois qu’on s’endette, la banque crée ex nihilo, c’est-à-dire par simple jeu d’écriture, à partir de rien, l’argent nécessaire pour financer la demande de crédit. Pour les défenseurs de l’argent-dette, les banques ne créent pas véritablement de la monnaie, elles ne font qu’accroître sa vitesse de circulation dans l’économie permettant ainsi une croissance plus forte en répondant au besoin de financement des acteurs économiques sans se soucier de l’épargne disponible.

Effectivement, au fil des échéances de remboursement, la banque procède à une destruction de monnaie, c’est-à-dire qu’elle supprime progressivement, dans ses comptes, l’écriture relative au crédit. Cette destruction ne concerne cependant que le capital, soit le montant emprunté. Les intérêts, eux, vont venir s’inscrire au résultat de la banque. Subsiste donc une création monétaire au profit des banques, adossée sur aucune création de valeur, ce qui est source de déséquilibre.

 

Cavalerie

Lorsque l’on s’endette, c’est pour financer une dépense ; et son remboursement est possible grâce aux fruits de notre travail matérialisé par des rentrées d’argent provenant d’autres acteurs économiques : le salaire pour un particulier, le bénéfice sur la vente de biens et de services pour une entreprise. L’économie d’un point de vue global doit donc disposer d’une masse monétaire suffisante pour répondre aux besoins de tous ses acteurs. Toutes choses égales par ailleurs, le remboursement du capital d’un crédit ne pose pas de problème dans la mesure où la banque a créé l’équivalent en monnaie lors de son octroi.

Mais qu’en est-il des intérêts ? Ces derniers n’ont fait l’objet d’aucune création monétaire équivalente de la part de la banque. Leur paiement implique forcément l’accroissement de la masse monétaire par l’endettement d’autres acteurs économiques. On comprend aisément que, de la sorte, le problème n’est que repoussé car l’équation globale, au niveau macroéconomique, n’est jamais résolue. L’argent nécessaire au remboursement des emprunts, capital plus intérêts, sera toujours supérieur à la monnaie disponible pour le faire.

Ce point est crucial car il explique le déséquilibre intrinsèque au concept d’argent-dette qui s’apparente à une gigantesque cavalerie : les emprunts contractés appellent obligatoirement d’autres emprunts pour pouvoir être remboursés. L’endettement global de l’économie n’a donc pas vocation à être résorbé, bien au contraire, son expansion est le gage de sa survie. Dans un tel système, tous les experts qui prétendent que la priorité doit être le désendettement sont, soit des incompétents, soit des menteurs. Théoriquement il est censé exister des garde-fous à la logique de l’argent-dette, nous allons voir cependant que ceux-ci sont largement inopérants.

 

Conflits d’intérêts

Le privilège des banques de créer de la monnaie à partir de simples jeux d’écritures est encadré par la loi. Afin de protéger les épargnants, le régulateur les soumet à une exigence de fonds propres. Leur ratio de solvabilité, c’est-à-dire le rapport entre capitaux propres et l’encours des crédits alloués, doit être inférieur à 8 %. Concrètement, et en vulgarisant, cela veut dire qu’une banque qui possède 100 milliards de capitaux propres ne peux dépasser au total 1 250 milliards de prêts. Dans le détail, les choses sont plus complexes. Les emprunts sont classés selon leur profil de risque, auquel on attribue un coefficient de pondération ce qui permet par exemple aux prêts non performants, c’est-à-dire ceux pour lesquels les chances de remboursement sont faibles, d’avoir, à proportion égale, un poids plus important dans le calcul des encours. À l’inverse, les prêts dits performants ne représentent presque rien.

On le devine, en introduisant de la subjectivité, on ouvre la porte aux abus [1]). Cela est d’autant plus vrai que le régulateur permet aux grandes banques d’utiliser leur propre modèle de calcul de risque [2]. Le conflit d’intérêts est évident, les banques sont financièrement incitées à minimiser, voire à nier le niveau de risque des encours. En outre, la complexité des calculs et le volume considérable d’informations à récolter, fait qu’il est très difficile de contrôler et de mettre en doute la parole des banques. Et pour que le tableau soit complet, un entre-soi très malsain existe entre les directions des grandes banques et les principaux services de l’État comme le Trésor, l’Inspection des finances et les organes de contrôle et de régulation. Les allers-retours de ce personnel hautement qualifié entre le public et le privé étant la norme [3].

Si le cadre juridique de la création monétaire existe, son application n’est pas assez stricte et laisse trop de place à l’interprétation et à la connivence pour qu’il soit réellement efficace. Dès lors, ne reste qu’une possible autorégulation. Qu’en est-il réellement ?

 

Too big too fail

Pour les économistes néolibéraux, l’absence de contrainte efficace par la loi n’est pas un problème car le marché est censé in fine s’auto-réguler. La concurrence opère une sélection naturelle : les banques mal gérées sont appelées à disparaître. Ainsi la peur de la faillite doit amener les cadres dirigeants à faire preuve de mesure dans l’octroi de crédit, et les actionnaires à favoriser le renforcement des fonds propres aux dividendes. Cette théorie, quoique discutable, pourrait éventuellement s’entendre si le secteur bancaire était réellement concurrentiel. Or, il n’en est rien, en France nous sommes face à un cartel de quatre acteurs qui se partagent plus de 90 % du marché [4]. Chaque banque représente un risque systémique et les répercussions d’une faillite seraient apocalyptiques pour l’économie française. C’est pourquoi elles bénéficient systématiquement du secours financier des États et des banques centrales lorsque les choses se gâtent. Politique d’assouplissement quantitatif (quantitative easing), structure de défaisance, fond commun de créances etc.. Tous ces termes, volontairement abscons, sont en réalité les outils utilisés par les gouvernements et les banques centrales pour racheter les créances douteuses des banques privées afin d’assainir leur bilan et leur permettre de repartir à zéro ou presque.

Le scandale du Crédit Lyonnais (LCL) [5], de Dexia [6], la crise des subprimes de 2008 puis la crise grecque de 2011 [7] l’ont très largement prouvé.

Que ce soit par la loi ou par le marché, on le voit bien, le risque d’aléa moral des dirigeants et actionnaires des banques, c’est-à-dire la maximisation de leur intérêt individuel au détriment de la collectivité, n’est absolument pas maîtrisé.

Aucun garde-fou sérieux ne s’oppose à la logique folle de l’argent-dette.

Ian Purdom

 

(Retrouvez la partie 3 sur E&R le dimanche 14 avril 2019)

Retrouvez les articles de Ian Purdom sur E&R :

 
 






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33 Commentaires

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  • Bonjour, Je salue l’utilité de votre article, néanmoins j’ai quelques petits commentaires :

    Sur « L’argent dette » : si la création monétaire est belle est bien une création ex nihilo pour son montant nominal, ça n’est pas le cas de l’intérêt qui est là en temps normal pour couvrir le risque de non remboursement et le service rendu.
    Si l’emprunteur rembourse en bonne forme sont du, tout se déroule comme vous l’écrivez si bien. Dans le cas contraire, et on ne le dit pas assez, si l’emprunteur ne rembourse pas son crédit la banque doit se substituer en piochant directement dans son compte de résultat le nominal pour le faire disparaître (de l’actif de son bilan). En gros si tout se passe bien, la banque empoche les intérêts et si tout se passe mal elle perd le capital restant à rembourser moins les garanties. Ça c’était la banque d’hier sans « titrisation » qui prenait le risque avec vous jusqu’au bout, son fonctionnement peut être critiquable mais l’on restait dans une prise de risque « équilibrée » sur toute la durée du prêt. Le vrai scandale ne se situe pas ici selon moi, mais davantage dans les lignes qui suivent.
    En effet la banque peut revendre (titrisation) la dette entre le moment ou l’emprunteur à des difficultés à rembourser et le nomment où il fera peut être défaut (Non Performing Loans) afin d’assainir son bilan. Ce mécanisme lui permet de ne pas supporter les conséquences du défaut sur l’emprunt quelle a octroyée. Ceci en jouant sur la fait quelle connaît bien mieux la qualité de sa dette que l’acheteur potentiel (dissymétrie de l’information). La banque à donc la possibilité de se dégager de l’engagement qu’elle à pris vis à vis de l’emprunteur.
    Et probablement le pire dans toute cette histoire, c’est que le régulateur lui même encourage les banques à titriser les dettes pourries (NPL) quand leurs comptes ne sont pas suffisamment saints. Pour préserver la solidité du secteur nous dit on... L’exemple de la BCE avec les banques italiennes en 2018 explique pourquoi en 2017 les NPL faisaient peur à tout le monde avec 300Mds € d’encours et qu’en un an plus tard personne n’en parle. La réalité c’est que ce risque loin d’avoir disparu, est passé du bilan de la banque à vos produits d’épargne (Assurance vie...).

     

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    • « n’est pas le cas de l’intérêt qui est là en temps normal pour couvrir le risque de non remboursement et le service rendu. »

      Libre à vous de croire les fadaises que l’on vous raconte. L’hypothèque couvre le risque ou la dévaluation monétaire en abscence de remboursement et d’hypothèque. l’intérêt est un vol.

       
  • Suite et fin !

    Sur « Conflit d’intérêt » : L’utilisation des modèles internes est certes un vrai scandale mais leur minimum sera limité à 72,5% de l’approche standard à partir de 2027....bref ça n’est pas pour tout de suite !! Et le vrai scandale est l’opacité due à la complexité car effectivement si les banques se plaisent à dire qu’elles sont « transparentes » elles savent bien que plus l’information transmise est complexe moins le régulateur la comprend (bien souvent par manque de temps et de moyens). Elle jouent donc avec la complexité pour limiter les contraintes de la régulation.

     

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  • "Le privilège des banques à créer de la monnaie à partir de simples jeux d’écritures est encadré par la loi."
    "Pour les économistes néolibéraux, l’absence de contrainte efficace par la loi n’est pas un problème car le marché est censé in fine s’auto-réguler. La concurrence opère une sélection naturelle : les banques mal gérées sont appelées à disparaître."

    1. Prêter de l’argent que l’on n’a pas est une escroquerie. Je ne peux prêter un vélo que je n’ai pas.
    On ne peut pas reprocher au marché de ne pas réguler une escroquerie autorisée par la loi.
    2. Cela va plus loin. L’intervention de l’Etat génère une incitation perverse. Ce n’est pas les banques mal gérées qui sont appelées à disparaître, mais les banques bien gérées. En effet, celle-ci étant plus prudente, ont un profit moins élevé et donc un désavantage concurrentiel.

    Conclusion : On voit, une fois de plus, que c’est l’intervention de l’Etat et NON le marché qui est la source des problèmes que l’on reproche systématiquement à l’économie de marché.

     

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  • Aucun garde-fou sérieux ne s’oppose à la logique folle de l’argent-dette.

    Le garde-fou est politique et éthique. La souveraineté traditionnelle était garante de l’équilibre ; à cette fin, il existait des mécanismes de remise de dettes.

    Un lien vers une conférence très intéressante de Dominique Charpin :

    Les remises de dette de Sumer à nos jours via la Bible

    https://www.youtube.com/watch?v=Rv4...

     

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  • tres bon article.
    Je crois qu’il y a une nuance sur le fait que les interets des dettes creent de l’argent ex nihilo. Theoriquement derriere ces interets,il y a de la creation de richesse et du progres : le type emprunte a 3% parce qu’il sait qu’il va creer de la richesse pour 5% . Quand il rembourse interets et capital,la banque a bien cree 3% d’argent a partir de rien,mais en face il y a theoriquement 5% de richesses reelles supplementaires donc 2% de bien cree qu’on ne peut pas vendre parce que y a pas de monnaie cree en face en meme temps. Evidemment c’est la theorie parce que comme souvent les banquiers pretent a des copains ou pour faire n’importe quoi,il y a bien ou creation monetaire ex nihilo ou faillite de la banque car il faut boucher le trou comptable en face d’un pret qui n’est pas rembourse.

    Si les lecteurs d’er veulent de l’initiation a l’eco, y a la bd d’irving shiff ou alors le film le garcon qui dompta le vent qui est sympa.

     

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    • Ce n’est pas théoriquement : les intérêts d’un prêt nécessitent de la part de l’emprunteur qu’il ait usé d’une certaine quantité de sa force de travail pour pouvoir les rembourser, force de travail qui a dégagé une certaine valeur-travail (ou alors on le paie à rien foutre).

      Dire par conséquent que ces intérêts n’ont pas de contre-partie en valeur est rigoureusement inexact à chaque fois qu’un emprunt (capital+intérêts) est remboursé en totalité.

      Ce n’est pas contradictoire avec le fait que le paiement des intérêts (leur principe même) génère de fait une inflation monétaire, et là l’auteur de l’article à raison. Dire que cette inflation serait seulement assimilable à un phénomène de cavalerie me semble abusif.

      Si un prêt nécessitait d’en contracter un second pour pouvoir être remboursé, alors là nous assisterions à une cavalerie, qui est évidemment délétère. Mais une inflation monétaire ne résulte pas obligatoirement d’une cavalerie, et heureusement. Par exemple le simple fait qu’une population augmente justifie de voir la masse monétaire en circulation augmenter elle aussi.

       
    • Juste remarque Julien,

      L’usure est une fonction croissante. Cela devient problématique si l’usure devient, par choix politique, la référence de la valeur économique. On considère alors que l’employé qui tond du gazon pour véolia « produit » de la valeur et l’employé qui tond du gazon pour la Ville de Paris « coûte ». En Grèce toute la jeunesse est au chômage car les usuriers investissant dans la fabrication de costumes pour la Halloween ou l’obsolescence programmée (deux exemples pour montrer que la valeur économique n’est pas liée à l’utile mais à la production d’intérêt) ont misés ailleurs. Bref une économie dont la référence de la valeur est l’usure ne peut que croître ou être en crise. Elle échappe alors à tout autre politique et conduit au désastre (ou à une fin des temps espérée) sachant qu’une croissance illimitée dans un monde fini est impossible.

       
  • Il y a un entrepreneur qui a fait un raccourci saisissant sur la voracité de l’Etat.
    La fiche d’un salarié affiche 100€ bruts. Le patron a sorti 150€ de sa poche pour cela. Le salarié touchera net 70€. Sur ce, il doit payer l’impôt sur le revenu. Il lui reste moins de 60€. Sur ces 60€, on déduit la TVA 20% sur sa consommation.
    Il reste en pouvoir d’achat au salarié environ 48€ sur les 150€ lâchés par le patron.
    L’État a détourné de la mangeoire de deux bêtes de somme 50€ à l’un (on ne compte pas les taxes diverses et variées du patron) 52€ à l’autre.
    L’État est le mieux payé des trois, sans se fouler autrement qu’en faisant la police à tous les niveaux. Bâton, carotte ? Non, bâton bâton.
    Et il en fait ce qu’il veut, sans aucun RIC en vue : il faut engraisser le politicien, l’affairiste, l’immigré, le fayot.

     

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    • Que ce soit géré par l’état ou non, il y a bien un coût social dans la vente (police, écoles hopitaux médecins, routes, mairies, tribunaux, armée, recherche...). Il serait plus judicieux de cibler les usuriers qui ont mis en place un système où l’état paye des intérêts illégitimes et pour lesquels il n’existe le plus souvent pas de richesse crée comme l’explique l’article. Cibler l’état sans condamner les usurier c’est jeter le bébé avec l’eau du bain et contrinuer à l’éffondrement de la nation.

       
    • @ Bromelia
      "Cibler l’État sans condamner les usuriers, c’est jeter le bébé avec l’eau du bain".
      Vous avez raison. Mais l’État que nous avons actuellement est tout à fait complice des usuriers. Ce n’est pas un véritable État, censé être le peuple lui-même.
      Il a cependant encore une fonction protectrice pour que le pays ne sombre pas à fond dans la tiers-mondisation. C’est bien sûr ce qu’il faut préserver. De plus nombre de fonctionnaires sont de braves gens, heureusement.

       
    • En 2018, la Société Générale a perdu 1 milliard (20% de 4.7 milliards) en spéculant sur les marché avec ses fonds propres et cette fois-ci sans l’aide de Kerviel.
      Elle a aussi payé 2.6 milliards d’amende.

      Non seulement le régulateur français n’a pas interdit la spéculation sur fond propre contrairement aux USA, mais en plus vous devriez préparer votre chéquier, parce que la fonction protectrice (des banques), elle ne va pas tarder à venir vous demander de rembourser.

       
    • Bromélia, ne confondez pas état et nation. La nation c est le peuple , une race une langue, une histoire commune , une religion, une monnaie et une volonté de vivre ensemble. L état est un outils technocratique qui peut étre utilisé actuellement et bien souvent pour profiter de la nation j usqu a la faire disparaitre.

       
    • A seb,
      Supprimons l’usure pour rendre possible un Etat au service de la Nation

       
    • L’Etat ne sera jamais au service de la nation.
      Par définition, l’Etat est une ou plusieurs institutions au service de la caste dirigeante.

      La seule stratégie gagnante est d’en limiter les pouvoirs. Ce que nos ancêtres comprenaient bien mieux que nous. D’où leurs luttes pour l’Habeas corpus, la Magna carta, la constitution, etc

       
    • si vous supprimez l’usure, l’état disparaitra naturellement puisque son but premier est de légitimer la dette,( pour tous ses autres domaines d’action (justice, police armée éducation aides sociales etc) il les a emprunté à des structure sociales déjà existantes et parfaitement fonctionnelles)

       
    • Il n’y a pas que la TVA en impôts indirects, mais une ribambelle de 150 microtaxes, plus l’essence, le tabac et l’alcool.
      Sur 150 payés par le patron, qui souvent se goinfre, il ne reste que 37.5 à l’employé. Qui en plus doit un loyer exorbitant à un riche pour pouvoir se reposer de travailler. Et il a pas encore mangé pour faire son taf et bosse sûrement pas à poil. Et il va au bureau en vélo aujourd’hui. Et il chauffe mal chez lui.
      En fait, tout payé, il reste autant qu’en 1950. Avec autant de dents pourries.
      Depuis l après guerre, la productivité a été multipliée par 8 ? par12 ?

       
  • #2173527

    Quand vous devez 1000€ à la banque c’est VOTRE problème, quand vous lui devez 1000000€ c’est SON problème !

     

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  • Lien reçu sur mon email :

    https://www.scribd.com/document/405...

    Il semblerait que ce soit des anarchistes qui lancent cette initiatives.

     

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  • "les intérêts d’un prêt nécessitent de la part de l’emprunteur qu’il ait usé d’une certaine quantité de sa force de travail pour pouvoir les rembourser, force de travail qui a dégagé une certaine valeur-travail (ou alors on le paie à rien foutre)."
    Oui tout à fait exact.
    D autre part tant que le principal n a pas créé de valeur réelle (une contre partie) , cette monnaie scripturale doit être inflationniste par émission de fausse monnaie . N est ce pas ce que voulait dire notre prix Nobel d éco M. Allais ? je me trompe ?

     

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  • A noter que l’argent créé ex-nihilo par une banque devient fond de réserve lorsqu’elle est déposée dans une autre.......
    Ou est passé le vrai argent ?

     

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