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Comprendre les mécanismes monétaires à l’origine de la révolte des Gilets jaunes (Partie 1/3)

Paradoxe

Les quarante dernières années ont été le témoin de très profonds changements dans l’économie française. L’émergence de vastes réseaux de communication et de transport a permis l’éclosion d’échanges commerciaux mondialisés. Une quantité croissante de biens de consommation courante bénéficiant d’une main d’œuvre à bas coût sont venus inonder notre marché national. En parallèle, l’essor du numérique et de l’informatique a transformé les moyens de production des entreprises sur place. Dans l’industrie avec la robotisation accrue des chaînes de montages et dans les services par l’émergence des logiciels informatiques. Ces deux phénomènes d’informatisation et de mondialisation ont eu pour effet d’augmenter la productivité des entreprises c’est-à-dire leur permettre de produire plus pour moins cher.

En suivant les préceptes néolibéraux d’une économie concurrentielle qui régissent notre économie depuis les années 80, théoriquement, cette compétitivité accrue aurait dû se répercuter positivement dans la société via une baisse des prix. Un phénomène que nous pourrions appeler de déflation vertueuse synonyme de plus de pouvoir d’achat pour les particuliers et de coûts de fonctionnement et d’investissement moindres pour les entreprises et l’État.

Paradoxalement, les Français ont dans leur très large majorité le sentiment inverse. Ils perçoivent un coût de la vie de plus en plus cher et des salaires qui stagnent. En parallèle, les taxes et les impôts atteignent des seuils que l’on pourrait qualifier de confiscatoires et cela alors que les services publics sont en recul partout sur le territoire. Cela nourrit un fort sentiment de déclassement et d’abandon qui touche plus particulièrement les classes moyennes et populaires. La révolte des Gilets jaunes qui touche la France depuis trois mois n’est que l’expression de ce profond malaise qui couve depuis plusieurs années.

Comment expliquer cette contradiction ? Instinctivement, on se dit que la réponse vient de richesses mal réparties, les gains de productivité allant exclusivement aux plus riches. Ceci est vrai mais insuffisant pour comprendre les mécanismes en cours. En effet, la France n’est-elle pas un des pays de l’OCDE qui a la politique la plus généreuse en termes de redistribution [1] et où la dépense publique dépasse les 50 % du PIB [2] ?

En réalité, un mal plus profond nous ronge et celui-ci vient de la façon dont notre monnaie est gérée. Pour comprendre ce phénomène, nous allons dans un premier temps dévoiler les méthodes de calcul de l’inflation en France. Ce qui nous permettra de démontrer que la mesure est complètement faussée et que l’inflation explose en réalité. Nous chercherons ensuite à comprendre d’où vient cette forte inflation en détaillant la logique déséquilibrée et sans limite qui sous-tend la création monétaire. Nous verrons également pourquoi aucun garde-fou n’existe réellement pour l’endiguer. Nous expliquerons enfin le paradoxe soulevé dans cette introduction, c’est-à-dire la contradiction entre des gains de productivité en hausse du fait de différents facteurs (immigration, ubérisation, libre-échange, etc..) et un coût de la vie qui explose pour les Français mettant en danger leur qualité de vie. Cela nous permettra de comprendre que les mutations brutales imposées aux Français depuis quarante ans sont en réalité l’unique moyen de survie d’un système monétaire et financier engagé dans une véritable fuite en avant.

 

1- L’arnaque du calcul de l’inflation

 

Opacité

L’INSEE en charge du calcul officiel de l’inflation est formel, celle-ci est maîtrisée en France avec un objectif annuel contenu de 2 % par an. Problème, nous sommes obligés de le croire sur parole, aucune autre source n’existant. Or il est important de noter que d’un point de vue juridique, l’INSEE n’est pas un organisme indépendant doté d’un conseil d’administration hétérogène. C’est un organisme d’État administré par des fonctionnaires indirectement affiliés aux gouvernements. Et lorsqu’on se penche sur la méthodologie de calcul, on remarque bien vite un manque de transparence. Le panier de biens et services utilisé comme étalon de mesure des variations de prix n’est pas disponible librement sur Internet, il est volontairement tenu secret. Pour l’obtenir, il faut faire une demande écrite et justifier sa demande laissée au bon vouloir de l’INSEE. Officiellement cette opacité est justifiée afin d’éviter d’éventuelles ingérences d’acteurs économiques, tels les centres commerciaux, qui pourraient venir parasiter le calcul par des actions volontaires sur les prix des biens et services concernés. Cependant, tout travail de contrôle statistique sérieux fait par un organisme indépendant sur la véracité des chiffres publiés ne peut être fait sans dissiper une suspicion de manipulation. Et lorsque l’on regarde de plus près les hypothèses de calcul retenues, il y a de quoi être suspicieux. Nous ne mentionnerons ici que les deux points les plus frappants mais il y aurait encore beaucoup à dire.

 

Effet qualité

Tout d’abord l’INSEE estime que l’amélioration de la qualité des produits par l’innovation et le progrès technique doit être pris en compte dans le calcul des prix. Prenez un téléphone haut de gamme d’une célèbre marque californienne, d’une version à l’autre, les prix augmentent traduisant l’accroissement des performances du téléphone. L’INSEE par des calculs complexes atténue volontairement le poids de cette augmentation dans l’indice des prix par ce qu’il justifie par un « effet qualité ». En d’autres termes, il estime que ce n’est plus tout à fait le même bien, dès lors il ne peut pas prendre de manière brute la différence de prix. Néanmoins, le besoin auquel répond le téléphone est presque exactement le même : téléphoner, envoyer des e-mails, surfer sur Internet et utiliser des applications. La même logique s’applique pour un jus d’orange ayant plus de qualité nutritionnelle que le précédent ou une voiture proposant plus de sécurité. Et on peut multiplier les exemples comme ceci. On le voit, c’est donc une hypothèse loin d’être anodine car touchant tous les produits de consommations courantes. Par cette méthode, l’INSEE nie une augmentation réelle des prix par un concept pour le moins abstrait dont la méthodologie d’application paraît totalement arbitraire et la justification très souvent infondée.

 

Pondération du logement

Dans son calcul de l’inflation, l’INSEE utilise des coefficients de pondération censés représenter au mieux le panier moyen des consommateurs. Lorsqu’on regarde de près les indices, on ne peut qu’être surpris par le poids alloué au logement. Tout d’abord dans le cas d’une acquisition immobilière, même pour résidence principale, il est tout simplement absent ! En effet, l’INSEE considère que c’est un placement financier et non pas un bien de consommation. Et donc même si le poids des échéances se fait obligatoirement plus lourd pour les accédants, à la revente ceux-ci récupéreront leur mise. Hypothèse là encore très discutable car les intérêts sont touchés par les banques et ne viennent donc pas enrichir les emprunteurs. C’est plus de la moitié de la somme remboursée pour un crédit de 25 ans. Pour les locataires, ce n’est guère mieux, le coefficient de pondération alloué au logement est de 6 % ! Prenez le salaire moyen des Français, 2 250 euros, cela voudrait donc dire qu’en moyenne les Français dépensent 135 euros par mois pour se loger. Cette hypothèse ne tient pas. Les études montrent qu’au contraire le logement occupe un poids toujours plus écrasant pour les Français au point d’en faire loin devant tous les autres le premier poste de dépense des ménages. [3].

 

Inflation réelle

Il est donc légitime de s’interroger sur la véracité des chiffres de l’inflation calculée par l’INSEE. Le calcul est fortement biaisé par des hypothèses discutables et masque ainsi la réalité de l’augmentation des prix en France ressentie de plus en plus durement par les Français qui voient leur pouvoir d’achat s’effondrer. Sans rentrer dans des études statistiques complexes, on constate simplement que :

1- Les prix de l’immobilier dans les centres-villes ont explosé depuis une vingtaine d’années obligeant les classes moyenne et populaire à s’éloigner dans le péri-urbain ;

2- Faire son plein d’essence représente aujourd’hui pour beaucoup de ménages une charge, ce qui les oblige à limiter leurs déplacements ;

3- Les enseignes de hard discount explosent où l’on vend des aliments à très bas prix au détriment de leur qualité.

Dès lors, il faut s’interroger : d’où vient l’augmentation des prix ? Pour répondre à cette question, il est impératif de comprendre comment l’argent est fabriqué.

Ian Purdom

 

(Retrouvez la partie 2 sur E&R le dimanche 7 avril 2019)

Retrouvez les articles de Ian Purdom sur E&R :

 
 



Article ancien.
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37 Commentaires

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  • On peut me la faire comme on veut.
    Quoi qu’il en soit le système est profondement injuste d’oû la colère des gilets jaune.
    Bien que je considère qu’il existe deux catégories.
    Les perdants de la mondialisation qui ont perdu car ils sont tout simplement moins forts que les autres et ceux qui ont perdu parce qu’ils ont refusé les règles et le mode de fonctionnement imposé par la mondialisation.

     

    • Je renifle le troll avec sa médiocre rhétorique pro-système...
      Cite moi une règle que les 80% de la population aurait du accepter et qui leur aurait permis de bénéficier de la mondialisation ?
      Pour plus de 80% de la population de la majorité des pays membres de l’OCDE la mondialisation s’est traduite par une baisse et une dégradation du niveau et des conditions de vie. Baisse du pouvoir d’achat, dégradation sensible des services publics (postes, énergie, hôpital, enseignement...) Précarité de l’emploi rendant difficile tout projet sur le long terme (achat d’un appartement...)
      Ceci n’est pas causé par la stupidité, l’obstination...de l’écrasante majorité de la population refusant de s’adapter à de nouvelles règles mais est le résultat prévisible et calculé d’une escroquerie en bande organisée consistant à asservir les populations tout en pillant leur patrimoine personnel et national.
      Les grands peuples industrieux de grandes nations prestigieuses comme la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Japon...ont vu s’effondrer le niveau et la qualité de leur vie pas parce qu’il serait subitement devenu des abrutis incapables de s’adapter à une nouvelle donne qui pourraient les mener au paradis sur terre ! Ces peuples sont avant tout victime d’une arnaque...mais quand il réaliseront que ce sont eux les forts et non pas les 0.1% de parasites je te garantie que cela va dégager !


    • C’est bien ce que je dis, beaucoup de perdants car déjà à la base le système ressemble à un pantalon à une jambe. Alors c’est bien beau puisqu’on parle sans cesse des pauvres donc des perdants mais je tiens à dire qu’il existe aussi des gagnants dans cette mondialisation. Des personnes qui ont réussi dans la vie et cela ne représente pas 0.1% de la population.
      Il n’y a pas que l’hyper classe.
      Un infirmier ou une infirmière qui injecte ses virus
      Pour le compte de Bayer gagne convenablement sa vie et n’a pas les mêmes problématiques de pouvoir d’achat que peut rencontrer un notaire par exemple.


    • @Le sabre

      ceux qui ont perdu parce qu’ils ont refusé les règles et le mode de fonctionnement imposé par la mondialisation.
      Ça c’est une phrase qui veut dire marche ou crève .Le peuple ne refuse pas les règles, mais lui impose et sans pour cela discuter .Si c’était des règles justes et équitables, ils essayeraient de faire attention à ce que l’échelle du bas puisse vivre correctement .Mais l’idée n’est pas celle-là , ce serait plutôt se servir de l’échelle d’en bas pour les asservir et pouvoir s’enrichir davantage sans se soucier de les faire crever à petit feu .Et ils appellent cela la "démocratie" pour faire passer un peu mieux la pilule .La mondialisation n’est pas fatalisme ; c’est une machine de guerre fabriquée par l’oligarchie mondiale afin de s’en servir comme enrichissement à plus soif .Voilà les règles . Ce sont des prédateurs, pas autre chose..
      Dans la savane ,il y a toujours eu des règles ,ce qu’on appelle la chaine alimentaire pour que tout le monde s’y retrouve .La mondialisation est un système qui brise cette chaine pour alimenter qu’une partie sans se soucier des conséquences .Les animaux se régulent ,mais l’homme est trop con parce qu’ il est cupide.


    • @ Goypride, il ne faut pas oublier que la mondialisation est un nivelage par le bas, donc si nous dans les pays riches avons perdu autant de pouvoir d’achat, cela a permis d’augmenter considérablement celui des pays pauvres. cela dit cela confirme une chose, ce n’est pas le capital qui a enrichit les pauvres du tiers monde mais les prolos et les classes moyennes des pays riches. le plus grand gagnant restant malgré tout le capital qui gagne sur tous les terrains.


  • Mais qui aurait pu s’acheter un apparaeil truffé d’electronique il y a 20 ans ?

    Peut être que j’ai loupé un épisode et qu’il y a 20 ans l’ouvrier mangeait autre chose que des nouilles, qu’il faisait des sorties folles le week end, partait en vacances dans des 4 etoiles, etc..

    Surement possedait-il ses equipments individuels (voiture,téléphonie,informatique) , mettait-il de l’argent de côté,il avait accès au crédit ?

    Si on compare le "pauvre" d aujourd’hui à celui d’il y’a 20 ou 30 ans, il me semble que ce soit assez evident, celui d’aujourd’hui jouit d’une niveau de vie bien supèrieur, quelque soit l’inflation réele ou fantasmée.

    On ne peut pas d’un côté reprendre l’analyse economique classique et de l’autre constater la réalité sans que ne naisse un paradoxe difficilement explicable.
    Comment peut on toujours vivre mieux (en qualité et quantité tout en étant toujours plus pauvre ?)

     

    • Chacun ses priorités.

      Les miennes se résument à me nourrir correctement, être logé, être soigné et vivre entre gens instruits. D’autres préfèrent être certains de regarder le foot et Hanouna, s’astiquer l’asperge sur du Jacquie Michel, répandu en survêt sur un canapé Ikea, maculé de miettes de chips, en finissant de payer leur carriole « cross-over » à crédit.

      En 1999 je payais 69 FF chaque vendredi, au retour du boulot, un repas dans une brasserie de grande ville de province : steak tartare, 50 cl de bière, mousse au chocolat, digestif. Soit 10 € 50. Pour 21 balles aujourd’hui tu n’as pas ça. Tout compris tu doit taper pas loin de 25 boules, donc plus du double. Quant au téléphone portable, il n’est pas "smart", mais il envoie des SMS et reçoit des appels. J’en demande pas plus à un talkie-walkie glorifié que de toute façon je ne peux pas manger.


    • @Robespierre

      Vous m’avez bien fait rire (non pas que je conteste ou que je me moque de votre état des lieux, mais en lisant votre prose). Moi non plus, je ne mange pas de téléphone portable (qui commence à vieillir) mais le frigo est plein lorsque mes enfants en ouvrent la porte, et c’est le principal.


    • Lorsque j’étais gamin dans une cité ouvrière dans les années 70-80, la familles d’ouvriers vivaient confortablement avec un salaire d’ouvrier, les femmes travaillaient si elles l’avaient choisi .
      Va faire vivre dignement une famille aujourd’hui avec un salaire de prolo !!!!


    • Louise vous habitez sur quelle planète ou dans quel pays ?

      Il y a 20 ans/30 ans en France, à l’époque du franc ;

      les restos étaient moins chers, les machines à laver, le cinéma, le café, les vacances etc ,

      tout était moins cher sauf effectivement les ordinateurs, mais on s’en foutait car on avait le

      minitel et le téléphone fixe.

      Et puis, pouvez-vous développer :

      "le pauvre d’aujourd’hui à un niveau de vie supérieur au pauvre d’hier ?"


    • Depuis les crédits à la consommation et c’était bien avant les 20 ans que vous nous proposez, tout le monde peut s’acheter tout ce qu’il veut : nous n’avons pas dit le payer.
      Pour pousser le bouchon dans cette voie-là, il y a à peine plus de 10 ans, même une cloche pouvait s’acheter une maison : ce qui a entraîné la crise des subprimes.
      Et demain l’on inventera encore autre chose pour enchaîner le pigeon à son travail et ledit gogo replongera.
      Pensez que, sans parler de l’escroquerie des subprimes, certains achètent désormais leur piaule à crédit, sur trente piges alors que leurs anciens (dont Coluche se moquait déjà dans ses Interdits - Le délégué syndical) mettaient 15 piges à rembourser : usurés par des taux de fêlés.

      « Alors moi, j’ai acheté une maison Merlin.
      Vous voyez ? Maison Merlin, cage à lapin. Bon !
      J’ai pris un crédit personnalisé à long terme.
      Parce que chez Merlin, c’est le crédit qu’est cher, c’est pas la maison, hein !
      Parce que quand on voit la maison, on se dit :
      C’est pas vrai ? ça a pas coûté ce prix là !
      Ah ben non, vieux, c’est le crédit qu’est cher, pas la maison.
      Ah bon, tu m’as fait peur !
      D’ailleurs, la preuve, c’est quand on a fini de payer, si on pouvait le vendre, on se ferait plus de pognon qu’en revendant la maison, hein !
      Bon alors j’ai pris un crédit personnalisé à long terme.
      Personnalisé, c’est chacun le sien. A long terme, ça veut dire que c’est un prêt, si vous voulez, mais de loin… A long terme, ca veut dire que moins tu peux payer, plus tu paies.
      La formule de Merlin, c’est :
      "Pendant le crédit, tu répares c’qui s’écroule, et au bout de 15 ans, les ruines sont à toi. »

      C’est pire avec l’électronique : vous vous êtes à peine acquittés des intérêts et n’avez pas commencé de rembourser l’objet qu’il est déjà obsolète.


    • Ce qui a changé, c’est ceci :

      Avant, nous naissions pour mériter, nous avions Dieu pour père et le Christ pour Roi et aussi longtemps que nous avons conservé ce modèle, la France a grandi et a illuminé le monde (496-1793)

      Un jour, nous avons dit que nous naissions que pour jouir et non pour mériter, que l’Homme était notre Dieu et l’argent notre roi, et depuis ce jour, la France se diminue en tout et assombrit le monde (1793-2019)*

      * C’est nous qui avons enseigné aux anglo saxons à mal penser car Descartes est le père de Locke et l’ange gardien de Cromwell.

      OR  :

      La conséquence pratique de cette inversion (mériter et servir vs jouir et piller) c’est :

      - qu’avant presque tout était gratuit et donc même le pauvre était digne
      - tandis qu’après presque tout est payant si bien que même le riche est un nouveau pauvre.

      En enfer, l’air qu’on y respire est payant et un verre d’eau vaut un bras.

      Le bonheur se mesure à la part de gratuité dans notre société
      On était heureux dans les années d’avant car on ne payait rien ou peu
      Et ce qu’on payait était libre d’impôts

      Si bien que si on gagnait moins de pain qu’aujourd’hui

      - tout le monde gagnait le sien
      - peu de pain suffisait
      - personne ne nous le retirait de la bouche au nom de l’impôt

      Nous avions peu mais ce qui était à nous était à nous

      Et sachant que cela le resterait, ne craignant rien et surtout pas d’être volés, nous avions l’insouciance des gens heureux , celle des enfants


    • Louise vous ne comparez pas les mêmes choses, une télé aujourd’hui vaut 10 fois moins qu’il y a 40 ans, mais le pain vaut dix fois plus et surtout est devenu dégueulasse. ce qui veut dire que question niveau de vie, un prolo il y a 40 ans faisait vivre sa famille sans problème, il avait un pavillon en fin de carrière et il partait en vacances avec un seul salaire. comparez avec maintenant : deux salaires et des mois qui se terminent le 20 : ça c’est la réalité. (comparez aussi la qualité des services de santé (il y a quarante ans, les complémentaires étaient un super luxe et les hôpitaux fonctionnaient : maintenant les remboursements sont de l’ordre de 30% et l’état des hôpitaux, j’en parle même pas (qu’importe qu’il y ait eru des progrès en médecine si les gens n’ont plus les moyens de se soigner.)


    • Désolé, mais en étant pauvre, on mangeait mieux il y a 20 ans. Rien que cela, ça change la qualité de vie.


  • Bon article clair et accessible, vivement la suite !
    Petite coquille, au niveau de la troisième phrase du quatrième paragraphe :
    il manque un mot après "Ceci est vrai en ..." (probablement "fait")


  • L’inflation dans ce pays est en grande partie due à l’augmentation des taxes et impôts qui se répercutent inévitablement sur les prix. Je suppose que les tricheurs de l’Insee ne comptent pas non plus le poids des charges fiscales dans leurs calculs bidonnés.


  • Lorsque j’ai réalisé mon étude de marché avant d’ouvrir ma boutique, j’ai consulté les chiffres de l’INSEE et bêtement, j’en ai tenu compte, grosse erreur...Bon, cela a rassuré le banquier parce que les feuillets de l’INSEE (il y croit et j’y ai cru aussi), j’ai pu obtenir un prêt que j’ai réussi à rembourser bon an mal an... Mais de part mon activité, je confirme bien que le pouvoir d’achat baisse de plus en plus...


  • 0,97 cents la baguette... même le site qui référence l’évolution du prix du pain s’est arreté en 2017... tellement ça devient délirant.

     

    • Pour ma part je constate que beaucoup de consommateurs prennent des baguettes à 0,90 sans saveur alors qu’il en existe d’excellentes chez l’artisan boulanger à Eur 1,05...au maximum Eur 1,15. Je dirai là que la baguette industrielle est disproportionnellement trop chère !!
      On peut se nourrir mieux et à moindre frais mais pour cela il faut cuisiner soi-même !! Tout n’est pas une question de pouvoir d’achat mais de système D et d’éducation.


    • @ Odyle,
      Un de mes neveux est boulanger (BAC Pro) et bosse depuis un moment chez Leclerc en effectuant le même boulot artisanal qu’au préalable, utilisant les mêmes farines, dans des conditions d’hygiène plus drastiques qu’auparavant, lui offrant des horaires « conventionnels », son repos dominical tout en proposnt la baguette à 1.70€ les trois.
      L’enseigne étant même en ville et proposant l’essence la moins chère, voilà de quoi gaver le congel...
      Je ne vous évoquerais pas le sujet de la pâtisserie parce que vous risquez de pleurer : là où le boulanger-(pâtissier) du coin l’achète « formatée » pour la revendre une blinde, dans ce Leclerc, ils la fabriquent... pour peanuts serait un euphémisme : mais en comparaison c’est de l’ordre de 35% moins cher. Alors certes, la boîte n’est pas en carton avec le joli ruban, mais en plastique transparent. Sauf que je ne me délecte plus de boîtes en carton depuis un bail. Et puis le ruban e se plaçait pas comme il fallait à l’issue.
      Quant au sandwich pain-saucisson de l’artisan ayant pignon sur le marché, il est à 4.50€ : cinq rondelles de rosette à la coupe audit Leclerc (à deux faces celles-ci), ce n’est pas un euro, prenez-en 10 pour vous goinfrer la baguette entière du même fournisseur et vous n’avez pas payé 2.50 euros. La différence vous paye un Yop et un Mars.
      Mais c’est bien parce que c’est mon neveu, hein ?! ;-)


    • Il faut bien reconnaître que si nous n’avions pas les chinois ou les indiens ou même les espagnols, l’inflation serait encore pire dans ce pays !


  • L’arnaque du calcul de l’inflation n’est-elle pas qu’il est impossible de calculer l’inflation des prix puisque chaque ménage a un panier différend ?
    Cet agrégat n’est-il pas une abstraction de macroéconomiste qui empêche de voir la réalité économique de chaque ménage ? Et donc de construire une grille de lecture pertinente ?
    Comment comparer la situation d’un ménage qui vit en ville sans voiture et un qui vit dans un petit village avec voiture ?

    Je comprend que le propos de la série, c’est le transfert de richesse par l’inflation. Ca n’empêche pas de partir sur des bases correctes. Ce qui vous permettra d’expliquer que les GJ ont plus réagi à l’augmentation du gasoil qu’à l’augmentation des loyers.

     

    • Panier différent ? Globalement les gens achètent les mêmes choses. Ce n’est pas la différence entre Panzani, Barilla...entre les pâtes premier prix de la marque Leclerc ou Carrefour...qui est significative. L’écrasante majorité des gens consommes les mêmes produits de première nécessité (pâtes alimentaires, riz, pomme de terre, lait, farine, pain...gaz, carburant...)...la classe moyenne supérieure tend à acheter de la marque, les classes moyenne inférieure et les pauvres des produits premiers prix des grandes enseignes...voilà pour l’essentiel la différence.


  • Quand mon kilo de pomme de terre augmentait de 1000% après le passage à l’euro...quand mon camembert passait de 1,50 francs à 1 euro et quelque...quand le paquet d’un 1 kilo de pâtes premier prix de Leclerc s’était comme par enchantement transformé en un paquet de 500 g tout en étant vendu au même prix que le paquet d’1 kg... quand le prix des vieilles maisons de la région avec parfois plusieurs milliers de mètres carré de terrain autour passaient de 200 000 francs à 200 000 euros...je n’ai pas eu besoin de l’Insee pour comprendre que vivions une inflation phénoménale et nier catégoriquement la propagande grotesque affirmant le contraire.
    En ce qui concerne l’inflation en France on est vraiment dans de la propagande la plus caricaturale et ridicule qui soit. On en est littéralement au niveau de "il pleut à vache qui pisse mais la météo nous dit qu’il fait un soleil radieux et nous sommes sommés d’y croire et de nier ce que nos sens nous indiquent !"

     

    • Vous êtes dans le dur : tout ce qui est technologique est quasi accessible grâce aux prêts : qu’ils soient de l’opérateur ou de la boutique ou des marchands en ligne.
      On dira de même pour les piaules, même si l’astuce des refourgueurs de crédits est de les étaler sur trente piges à un taux apparemment bas pour faire passer la pilule.
      Mais le pire est sur ce quotidien que vous évoquez, parce que la vache bouffe toujours la même herbe et que le paysan se suicide encore et toujours : c’est donc que le différentiel s’est barré dans quelques poches.
      Plus loin, du fait de cette inflation et du gel des pensions et autres salaires, c’est un deuxième braquage qui s’opérait en douce puisque le détenteur du compte voyait toujours sa ligne de crédit afficher 100€ tandis qu’ils ne valaient (plus) que 75, en réel pouvoir d’achat : achat qu’il payait « 100 » alors que le truc valait « 10 ». J’étouffe 25 d’un côté, 40 de l’autre, ni vu ni connu je t’embrouille... Les 25 qui manquent étant ma dette de merde, celle invisible qui doit rembourser la fauss emonnaie.
      Jusqu’ici tout fonctionnait et bon an, mal an, râlant tout le monde finissait par n’y voir que du feu et de s’en accomoder : c’est la crise nous disait-on.
      Cela aurait pu durer un bail et l’on ne saurait dire quand les gonzes d’en haut ont fait la boulette.
      Pour ma part, les 80km/h en préambule, additionnés au prix du gasoil les aura mis dedans révélant tous les mécontentements divers et accumulés de longue : mais je ne crois pas que ce soit parce que les gens se sont mis à compter comme il faut, subitement, puisque seuls les types qui calculent en la matière s’y retrouvent et comprennent ce qui se trame - même mon exemple caricatural est bidonné un tantinet - les caciques étant plus fin que cela pour nous l’avoir mise depuis 40 piges ; aussi, de mon point de vue, l’explosion à eu lieu parce que dès que tu touches à « la bagnole », sujet hautement inflammable, celui qui se trouve au volant devient vite très con : il n’y a qu’à voir les conducteurs entre eux, sur la route, se crêper le chignon : même les chauves. Ça s’engueule à qui mieux mieux au moindre pet de travers : à qui a la plus grosse...
      Pour le coup, à ce jeu-là, les gonzes à la barre ont dépassé les bornes. L’autre comique en haut de sa pyramide, trop détaché de la base, tous ces nantis avec chauffeur ou même pilote, pour certains (alors que les transports en commun sont au plus mal) n’auront pas vu que les adeptes du frein à main, savaient le tirer. Stop ! Net.


    • A propos du passage à l’euro :
      Bon an, mal an, je payais ma laitue 3 francs des années 1995-2000 au Auchan du coin ; elle est passée comme par magie à 1,20 €, et six mois après 1 € 50. 10 francs la laitue - même avec les tripatouillages odieux des distributeurs, on n’obtient pas 200% d’augmentation en quelques mois.
      Et il fallait supporter les doctes experts Insee (dont ce Monsieur grisonnant à lunettes qui en était directeur, expert régulièrement invité année après année) nous expliquer que c’était une illusion d’optique due au changement de monnaie.
      C’est d’ailleurs l’époque, comme le fait remarquer très justement l’article qu’ont commencé à pulluler les "hard-discounters" qui écoulaient notamment du très bas de gamme de l’agro-alimentaire allemand (Aldi, Lidl).
      Et on a eu là un exemple objectif éclatant du déclassement en cours des classes moyennes et laborieuses/pauvres.
      Il paraît qu’il fallait s’en féliciter, à cause du gain de "pouvoir d’achat".

      Bon, maintenant, je retourne chez les producteurs pour tout l’alimentaire - mais nous sommes légion en France à ne pas pouvoir le faire : question d’éducation, d’information, du fait de détenir un moyen de transport à soi, des difficultés d’implantation par des villes bouffées par les lois léonines "grande distribution".
      Ces lois qui ont californisé nos banlieues (rien ne se fait sans voiture, ou bus) est une spécificité bien française, qui a livré nos villes moyennes, au centre piétonisé avec 20 ans de retard, aux magasins d’art et de vêtements, enseignes sushi/"fooding", boutiques d’épilation ou de téléphonie, etc.
      Plus de libraires, de disquaires, de vendeur/dépanneur vélo ou d’électro-ménager, finie la boutique de numismatique ou celle d’instruments de musique, va voir ailleurs pour un bon papetier ou un mécanicien de quartier. Pendant que les centres-villes s’embellissaient incontestablement, grâce à l’argent public, toute l’activité économique utile au quotidien s’en est évaporée.
      Un turn-over de 24 mois en moyenne, et une multiplication faramineuse de bails commerciaux à céder qui se traduisent par des sinistres locaux vides aux grilles fermées en dehors des deux artères coeur-de-ville ou de la toute petite zone de l’hyper-centre, ghetto des commerces qui survivront à toutes les créations futures de ZAC.
      (Désolé pour la digression hors propos "inflation").


  • Depuis le passage à l’euro les prix ont prodigieusement augmenté c’est incontestable, et le pire c’est qu’à force on s’y habituerait presque pensant qu’ils ont légèrement augmenté .Un ouvrier il y a plus de 30 ans était bien plus heureux qu’actuellement et surtout plus libre, et dans tous les domaines .il y a plus de40 ans les gens achetaient les voitures neuves caches, aujourd’hui, ils les louent ou font des crédits sur 7 ans .
    La mondialisation n’a apporté que du malheur, par la désindustrialisation et la délocalisation, le chômage, l’ouverture des frontières, la marchandisation à outrance, portable, télé etc. etc. et l’industrialisation et la grande distribution alimentaire pour venir couronner le tout, qui en plus fait crever les gens et coute de plus en plus chère , sans oublier la carte bleue, qui est une grande amie des banksters .La valeur-travail n’est plus reconnue et le placement plus rentable pour les grosses entreprises , ce qui a enfermé le peuple dans une nasse se débattant pour ne pas sombrer, d’où la réaction tout à fait naturelle des GJ .


  • L’idée qu’il n’existerait qu’un taux d’inflation est tout simplement fausse. En fait, il en existe autant que de consommateur, en supposant qu’aucun d’entre eux n’ait exactement le même profil de consommation.

    Si vous voulez connaitre le taux d’inflation auquel vous faites fasse, il faut uniquement mesurer les variations de prix des biens et services que vous consommez. Ceci dit, on peut facilement imaginez certaines tendances communes selon la classe social à laquelle vous appartenez. Pour les pauvres, le poids du cout du logement, de l’énergie et de la nourriture est proche de 100 %. Tandis que pour les plus aisés, le poids des biens de technologie, ou autres services est prépondérant ; prix dont l’inflation est limitée par la mondialisation.


  • Rappelons tout de même que 3 % d’inflation pendant 25 ans, est bien plus qu’une augmentation de 75 % (au delà d’un doublement des prix).

     

    • C’est couramment la boulette première que chacun fait dans le calcul.

      Or c’est un fumeux savant qui nous pond la formule simple en terme de doublement de capital : la règle des 70 d’Einstein qui précise qu’il faut 72 ans (arrondis à 70) pour doubler son capital placé à 1%/an.
      À 3% nous sommes rendus à 23,3 piges (70÷3) pour doubler.

      Puisque nous parlons souvent de cette période de 40 piges, l’inflation sera à la fin décembre de cette année (+1.5% prévu en 2019) de 259.3% sur une base de 100 francs de départ : or l’unité a changé entre temps et l’entourloupe c’est que face à cette inflation mes 100 balles valent désormais 55 balles tandis que je dois payer les choses à 2,6x (arrondi) leur prix. Question, le salaire (retraite) minimum actuel compense-t-il la perte de pouvoir d’achat conjuguée à l’augmentation ? Que nenni, l’immense majorité s’est faite plumer.

      Einstein avait cette autre formule qu’il convient de considérer et qui fait rire jaune désormais : « Les intérêts composés sont la plus grande force dans tout l’Univers. »

      Ainsi votre truc à 100 balles initiaux sera à 209.38 balles au bout de 25 ans à 3% l’an. Le calcul erroné que vous soulignez avec justesse aurait donné 175 balles. Rajoutez à cela que les 100 balles que vous touchez maintenant pour vous payer ledit truc ne valent peut-être plus 100 balles si on vous a gelé pension et/ou salaire...


  • Les prix croissent nécessairement et l ’explication principale Jovanovitch l ’a déjà donné : la planche à billet .C ’est comme les diplômes , quand tout le monde presque en a , leur valeur s ’effondre . Quand aux prix , certes on consomme mais toujours de qualité inférieure et c ’est ce qui maquille l ’inflation .Prenons l ’exemple d ’un paquet de café chez un marchand ; quand le plus cher deviendrait trop cher le marchand l ’ôte de ses références et le deuxième prix prend la place du premier prix qu ’on a enlevé : donc pour un même prix une qualité moindre ; et ainsi de suite pour tous les autres paquets de café qui en conservant leur prix baissent également tous d ’un cran sur la crémaillère de la qualité . Les entreprises réussissent aussi à gagner des marges sur la quantité , l ’emballage toujours plus fin . . . Bref l ’argent fond ! les gens qui se nourrissaient très bien se résignent à se nourrir moins bien et la plus part achètent leur bouffe dans les low coast . Même le luxe n ’est plus que demi luxe et il n ’y a qu ’à voir les bagnoles dites de luxe : fini les matières vraiment nobles , beaucoup de tape à l ’oeuil . Le vrai luxe a disparu et je crois même pour les plus aisés . Et l ’argent n ’a pas fini de fondre : faites vous plaisir , achetez , dépensez ! jour après jour vos économies fondent . . .


  • Bonjour monsieur ou madame désirant obtenir un prêt, Mon objectif est de renforcer de manière significative la base économique de toute personne morale et physique pratiquants des activités génératrices de revenue à travers l’octroi de crédits et de microfinance. Je suis un Prêteur Actionnaire et Opérateur financier vivant en France qui s’engage à vous aider financièrement quel que soit votre problème pourvu que vous soyez solvable. J’accorde mes crédits avec un TAEG (Taux annuel effectif Global) de 3% et ma capacité de financement est compris entre 5.000€ et 5.000.000€ sur 6 à 20 ans maximum selon la somme prêtée. C’est à vous de voir pour les mensualités, des conditions très simples et sans problème. Pourquoi attendre alors, veuillez renseigner sur votre demande le montant et la durée du remboursement. Veuillez me confirmer votre demande de prêt à mon adresse e-mail : elserericerwin@gmail.com au plus vite possible afin qu’on puisse vite donner une suite favorable à votre demande et vous satisfait.

    NB : Au plaisir pour moi de traiter avec vous si vous êtes de bonne foi


  • Une seule solution contre l’inflation : Grève de la consommation ! C’est pas compliqué et efficace !


  • Très bon article.
    J’avais entendu il y a plusieurs années que le prix des bigoudis ou du rouleau de grillage à clôture, par exemple, pouvait être prit en compte. Bref, des produits que l’on achète une fois dans sa vie voire jamais.

    Merci de faire le boulot.
    Bien à vous.


  • "Prenez le salaire moyen des Français, 2 250 euros"...c’est un chiffre déjà entendu, mais qui moi m’étonne toujours un peu..2250 boules,en moyenne, cela fait quand même pas mal...

     

  • Très bonne introduction.

    La prise en compte d’une augmentation de la valeur d’usage du nouvel iPhone pour ne pas tenir compte de l’augmentation du prix est d’autant plus fausse que, d’un autre côté, la baisse de qualité et de durabilité ne sont pas pris en compte.

    D’autre part les anciens modèles sont retirés de la vente, il n’y a donc pas le choix entre acheter un i-Phone 4 et un i-Phone 10, ni la possibilité de garder un i-Phone 3 qui fonctionne, car il ne bénéficie plus de mise à jour et de pièces.

    Par ailleurs, les 30 euros de plus qu’on est obligé de dépenser quand on doit changer de smartphone ne peuvent plus être dépensés pour acheter autre chose.

    Un téléphone à cadran durait pendant 50 ans, un smartphone est obsolète au bout de 3 ans. Des chaussures en cuir duraient 5 ans ou 10 ans, elles pouvaient être ressemelées.


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