Le Français moyen n’étant pas versé dans l’économie (ce qui arrange bien les affaires des affairistes au pouvoir), pour le choquer, au sens de le réveiller, il ne faut pas parler milliards, comme le fait ce sénateur communiste.
Macron donne 211 milliards PAR AN à des boites privées genre LVMH (Arnault est un ami de la famille) sans AUCUNE contrepartie, c'est cadeau.
C'est l'argent des français et il est distribué à leurs actionnaires.
Et ce gvt a le culot de NOUS rendre responsables de la dette... pic.twitter.com/07TuaI8PEs— patricia chaibriant (@PChaibriant) August 29, 2025
Il faut parler bouffe. Ce langage est à la fois symbolique et accessible à tous. Le message monte immédiatement au cerveau et déclenche des émotions diverses : salivation, désir, questionnement, rejet, dépression, colère, fourches, etc.
Le menu quotidien des sénateurs est une véritable insulte pour tous les français qui ne peuvent même plus se nourrir régulièrement.
Et c'est NOUS qui finançons ce gavage. pic.twitter.com/8XIlbg5Yat— patricia chaibriant (@PChaibriant) August 29, 2025
Il ne s’agit pas de jalousie, mais de sens de la justice. Si les sénateurs et autres députés doivent être respectés, leur sort devrait être corrélé à celui du peuple, idéalement. On remarque une chose assez étrange, qui prouve un glissement, ou une réalité structurelle d’emblée !, c’est que depuis 1789, soit en 250 ans environ, les députés du peuple sont devenus l’exemple de la fausse représentation, sinon d’une représentation factice, impuissante, théâtrale.
Le vrai pouvoir n’est pas à l’Assemblée ni au Sénat, il est dans les antichambres de l’Élysée et ses visiteurs du soir. La démocratie est un dispositif de leurres. Le peuple n’a jamais eu le pouvoir, sinon en imagination, du fait justement de ces leurres, placés aux bons endroits, et qui génèrent de la croyance. Derrière, la structure du pouvoir n’a pas changé : l’Argent, comme disait Zola, la Bourse.
Mélenchon : De quelle manière peut-on solder une dette de cette importance ?
Attali : Par la croissance, par la guerre, par l’inflation.
Il y a plus de dix ans sur un plateau TV @JLMelenchon face @jattali !
Il le piège en lui demandant de quelle manière régler la dette de la France ! Écoutez c'est incroyable ! pic.twitter.com/lQNWxdCVbx— Layla (@laylaka2024ter) August 30, 2025
Et le créancier de notre pays, celui qui décide, c’est celui qui détient la dette. Certes, ce n’est ni une personne vilaine ni une entité cornue, mais un amas de prêteurs plus ou moins exigeants sur le remboursement, et sur la politique menée.
Si les princes du Golfe se foutent de notre politique intérieure, malgré l’argent qu’ils injectent dans notre économie (participations dans le CAC 40 et contrats d’armement privilégiés), en revanche, la haute banque ne se fout pas de la politique intérieure. Elle a ses relais jusqu’au Président, pas la peine de passer par le Sénat ou l’Assemblée, ce sont des leurres.
Les visiteurs du soir sont donc les vrais relais entre le pouvoir profond et le pouvoir visible.
Minc : Il n’y a pas beaucoup de mesures, même, y en a qu’une, c’est qu’il faut faire une hausse des impôts. Donc, ça veut dire augmenter le seul impôt qui rapporte vite beaucoup d’argent, qui est la TVA...
C’est pourquoi on prête généralement un certain pouvoir – de représentation ! (de « simples » VRP) – à la paire Minc-Attali. Mais ils ne sont pas les seuls, c’est juste parce qu’ils se montrent, surtout Attali, car il y a la vanité. Les visiteurs du soir ne sont pas tous aussi indiscrets. Le reste, c’est pour la galerie et les gazettes.