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Géopolitique de la guerre contre la Syrie et de celle contre Daesh

Dans cette analyse, nouvelle et originale, Thierry Meyssan expose les raisons géopolitiques de l’échec de la guerre contre la Syrie et les objectifs réels de la prétendue guerre contre Daesh. Cet article est particulièrement important pour comprendre les relations internationales actuelles et la cristallisation des conflits au Levant (Irak, Syrie et Liban).

Les trois crises au sein de la Coalition

Nous assistons à la troisième crise dans le camp des agresseurs depuis le début de la guerre contre la Syrie.

- En juin 2012, lors de la conférence de Genève 1, qui devait marquer le retour à la paix et organiser un nouveau partage du Proche-Orient entre les États-Unis et la Russie, la France qui venait d’élire François Hollande posa une interprétation restrictive du communiqué final. Puis, elle organisa la relance de la guerre, avec l’aide d’Israël et de la Turquie et le soutien de la secrétaire d’État Hillary Clinton et du directeur de la CIA David Petraeus.

- Clinton et Petraeus ayant été éliminés par le président Obama, la Turquie organisa à l’été 2013, avec Israël et la France, le bombardement chimique de la ghoutta de Damas en le faisant attribuer à la Syrie. Mais les États-Unis refusèrent de se laisser embarquer dans une guerre punitive.

- En janvier 2014, les États-Unis firent voter lors d’une séance secrète du Congrès le financement et l’armement de Daesh avec la mission d’envahir la zone sunnite de l’Irak et la zone kurde de la Syrie de manière à diviser ces grands États. La France et la Turquie armèrent alors Al-Qaïda (le Front al-Nosra) pour qu’il attaque Daesh et contraigne les États-Unis à revenir au plan initial de la Coalition. Si Al-Qaïda et Daesh se sont réconciliés en mai à la suite d’un appel au calme d’Ayman al-Zawahiri, la France et la Turquie ne participent toujours pas aux bombardements alliés.

D’une manière générale, la Coalition des Amis de la Syrie, qui comprenait en juillet 2012 « une centaine d’États et d’organisations internationales », n’en comprend aujourd’hui plus que 11. La Coalition contre Daesh regroupe, quand à elle, officiellement « plus de 60 États », mais ils ont si peu de choses en commun que leur liste reste secrète. Seuls 22 membres ont été invités à la réunion des chefs d’état-major de cette Coalition.

Des intérêts distincts

En réalité, la Coalition est composée de nombreux États qui poursuivent chacun des buts spécifiques et ne parviennent pas à s’entendre sur leur but commun. On peut y distinguer quatre forces :

- Les États-Unis cherchent à contrôler les hydrocarbures de la région. En 2000, le National Energy Policy Development Group (NEPDG) présidé par Dick Cheney avait identifié, grâce à des images satellitaires et à des données de forage, les réserves mondiales d’hydrocarbures et avait observé les immenses réserves de gaz syrien. Lors du coup d’État militaire de 2001, Washington décida d’attaquer huit pays successivement (Afghanistan, Irak, Libye, Liban et Syrie, Soudan, Somalie, Iran) pour s’emparer de leurs richesses naturelles. Son état-major adopta alors le plan de remodelage du « Moyen-Orient élargi » (qui prévoit également le démantèlement de la Turquie et de l’Arabie saoudite) tandis que le département d’État créa l’année suivante son service MENA pour organiser les « printemps arabes ».

- Israël défend ses intérêts nationaux : sur le court terme, il poursuit pas à pas son expansion territoriale. Simultanément et sans attendre de contrôler tout l’espace entre les deux fleuves, le Nil et l’Euphrate, il entend maîtriser l’ensemble de l’activité économique de la zone, dont bien entendu les hydrocarbures. Pour assurer sa protection à l’ère des missiles, il entend d’une part prendre le contrôle d’une zone de sécurité à sa frontière (aujourd’hui il a chassé les Casques bleus de la frontière du Golan et les a remplacés par Al-Qaïda) et d’autre part neutraliser les armées égyptiennes et syriennes en les prenant à revers (déploiement des missiles Patriot de l’Otan en Turquie, création d’un Kurdistan en Irak et du Sud-Soudan).

- La France et la Turquie poursuivent le rêve de restaurer leurs empires. La France espère obtenir un mandat sur la Syrie, ou tout au moins sur une portion du pays. Elle a créé l’Armée syrienne libre et lui a remis le drapeau vert, blanc, noir à trois étoiles du mandat français de 1920. La Turquie, quand à elle, entend restaurer l’Empire ottoman. Elle a désigné depuis septembre 2012 un wali pour administrer cette province. Les projets turcs et français sont compatibles car l’Empire ottoman avait admis que certaines de ses provinces puissent être administrées avec d’autres puissances coloniales.

- Enfin, l’Arabie saoudite et le Qatar savent qu’ils ne peuvent survivre qu’en servant les États-Unis et en combattant les régimes laïques, dont la République arabe syrienne est désormais l’unique expression dans la région.

L’évolution de la Coalition

Ces quatre forces n’ont pu collaborer que durant la première partie de la guerre, de février 2011 à juin 2012. Il s’agissait en effet d’une stratégie de quatrième génération : quelques groupes de forces spéciales organisaient des incidents et des embuscades ici et là, tandis que les télévisions atlantistes et du Golfe mettaient en scène une dictature alaouite réprimant une révolution démocratique. Les sommes investies et les soldats déployés ne représentaient pas grand-chose et chacun croyait pouvoir tirer un peu la couverture vers lui une fois la république arabe syrienne renversée.

Cependant, au début 2012, la population syrienne commença à douter que le président Bachar el-Assad torturait des enfants et que la République allait être renversée au profit d’un régime confessionnel de type libanais. Le siège des takfiristes de l’Émirat islamique de Baba Amr laissait entrevoir la défaite de l’opération. La France négocia alors une sortie de crise et la restitution des officiers français qui avaient été faits prisonniers. Les États-Unis et la Russie négocièrent de se substituer au Royaume-uni et à la France et de se partager l’ensemble de la région comme Londres et Paris le firent avec les accords Sykes-Picot de 1916.

Depuis ce moment-là, plus rien ne fonctionne dans la Coalition. Ses échecs successifs montrent qu’elle ne pourra pas gagner.

En juillet 2012, la France réunissait en grande pompe à Paris la plus importante réunion de la Coalition et relançait la guerre. Le discours prononcé par François Hollande avait été écrit en anglais, probablement par les Israéliens, puis traduit en français. La secrétaire d’État Hillary Clinton et l’ambassadeur Robert S. Ford (formé par John Negroponte) s’engageaient dans la plus vaste guerre secrète de l’histoire. Comme jadis au Nicaragua, des armées privées recrutaient des mercenaires et les envoyaient en Syrie. Sauf que cette fois, ces mercenaires étaient encadrés idéologiquement pour former des hordes jihadistes. La supervision des opérations échappait au Pentagone pour revenir au département d’État et à la CIA. Le coût de cette guerre fut faramineux, mais il ne fut pas imputé aux Trésors des États-Unis, de la France ou de la Turquie, car entièrement assumé par l’Arabie saoudite et le Qatar.

Selon la presse atlantiste et du Golfe, quelques milliers d’étrangers vinrent ainsi prêter main forte à la « révolution démocratique syrienne ». Cependant, sur place, il n’y avait nulle part de « révolution démocratique », mais des groupes de fanatiques scandant des slogans tels que « Révolution pacifique : les chrétiens à Beyrouth, les alaouites au tombeau ! » [1] ou encore « Non au Hezbollah, non à l’Iran, nous voulons un président qui craigne Dieu ! » [2]. Selon l’Armée arabe syrienne, ce ne sont pas quelques milliers, mais 250 000 jihadistes étrangers qui seraient venus se battre, et souvent mourir, de juillet 2012 à juillet 2014.

Or, le lendemain du jour de sa réélection, Barack Obama contraignait à la démission le directeur de la CIA, le général David Petraeus, puis se débarrassait d’Hillary Clinton lors de la formation de sa nouvelle administration. De sorte qu’au début 2013, la Coalition ne reposait pratiquement plus que sur la France et la Turquie, les États-Unis en faisant le moins possible. C’est évidemment le moment qu’attendait l’Armée arabe syrienne pour lancer son inexorable reconquête du territoire.

François Hollande et Recep Tayyip Erdoğan, Hillary Clinton et David Petraeus entendaient renverser la République laïque et imposer un régime sunnite qui aurait été placé sous administration directe de la Turquie, mais incluant des hauts-fonctionnaires français. Un modèle hérité de la fin du XIXe siècle, mais qui ne représentait aucun intérêt pour les États-Unis.

Barack Obama et ses deux secrétaires à la Défense, Leon Panetta et Chuck Hagel sont animés par une vision politique radicalement différente : Panetta est issu de la Commission Baker-Hamilton et Obama a été élu sur le programme de cette Commission. Selon eux, les États-Unis ne sont pas et ne doivent pas être une puissance coloniale au sens méditerranéen du terme, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas envisager de contrôler un territoire en y installant des colons. L’expérience de l’administration Bush en Irak a été extrêmement coûteuse par rapport à son retour sur investissement. Elle ne doit pas être reproduite.

Après que la Turquie et la France ont tenté d’embarquer les États-Unis dans un vaste bombardement de la Syrie, en mettant en scène la crise chimique de l’été 2013, la Maison-Blanche et le Pentagone ont décidé de reprendre la main. En janvier 2014, ils ont convoqué une séance secrète du Congrès et lui ont fait voter une loi secrète approuvant un plan de division de l’Irak en trois et de sécession de la zone kurde de la Syrie. Pour ce faire, ils ont décidé de financer et d’armer un groupe jihadiste capable de réaliser ce que le droit international interdit de faire à l’armée états-unienne : un nettoyage ethnique.

Barack Obama et ses armées n’envisagent pas le remodelage du « Moyen-Orient élargi » comme un but en soi, mais uniquement comme un moyen de contrôler les ressources naturelles. Ils utilisent un concept classique, « Divide ut regnes » (Diviser pour régner), non pas pour se créer des postes de rois et de présidents dans de nouveaux États, mais pour poursuivre la politique des États-Unis depuis Jimmy Carter.

Dans son discours sur l’état de l’Union du 23 janvier 1980, le président Carter posait la doctrine qui porte son nom : les États-Unis considèrent que les hydrocarbures du Golfe sont indispensables à leur économie et leur appartiennent. Par conséquent, toute remise en cause, par qui que ce soit, de cet axiome, sera considéré comme « une atteinte aux intérêts vitaux des États-Unis d’Amérique et une telle atteinte sera repoussée par tous les moyens nécessaires, y compris la force militaire ». Que l’on ne s’y trompe pas, le président Carter ne parlait pas d’approvisionner l’industrie états-unienne avec du pétrole du Golfe à la place du pétrole local, mais de contrôler le marché mondial du pétrole, en dollars, à la manière dont le Royaume-Uni avait assis sa puissance au XIXe siècle en contrôlant le marché mondial du charbon. Avec le temps, Washington s’est doté de l’instrument de cette politique, le CentCom, et a étendu sa zone réservée jusqu’à la Corne de l’Afrique.

Dès lors, l’actuelle campagne de bombardements de la Coalition n’a plus aucun rapport avec la volonté initiale de renverser la République arabe syrienne. Elle n’a pas non plus de rapport avec son affichage de « guerre au terrorisme ». Elle vise exclusivement à défendre les intérêts économiques des seuls États-Unis, au besoin en créant de nouveaux États, mais pas forcément.

Actuellement, le Pentagone est symboliquement aidé par quelques avions saoudiens et qataris, mais ni par la France, ni par la Turquie. Il revendique lui-même avoir mené plus de 4 000 sorties aériennes, mais n’avoir tué qu’un peu plus de 300 combattants de l’Émirat islamique. Si l’on s’en tient au discours officiel, cela fait plus de 13 sorties aériennes et on ne sait combien de bombes et de missiles pour tuer un seul jihadiste. Il s’agirait alors de la campagne aérienne la plus coûteuse et la plus inefficace de l’Histoire. Mais si l’on considère le raisonnement qui a précédé, l’attaque de Daesh contre l’Irak correspond à une manipulation des cours du pétrole qui les a fait chuter de 115 $ le baril à 83 $, soit une baisse de près de 25 %. Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien légitimement élu, qui vendait la moitié de son pétrole à la Chine, a été subitement stigmatisé et renversé. Daesh et le Gouvernement régional du Kurdistan irakien ont eux-mêmes diminué leur vol de pétrole et leur exportation d’environ 70 %. L’ensemble des installations pétrolières utilisées par les compagnies chinoises ont été purement et simplement détruites. De facto, le pétrole irakien et le pétrole syrien ont échappé aux acheteurs chinois et ont été réintégrés dans le marché international contrôlé par les États-Unis.

En définitive, cette campagne aérienne est une application directe de la « doctrine Carter » et une mise en garde au président Xi Jinping qui tente de conclure, ici et là, des contrats bilatéraux pour l’approvisionnement de son pays en hydrocarbures, sans passer par le marché international.

Anticiper l’avenir

De cette analyse, nous pouvons conclure que :

- Dans la période actuelle, les États-Unis n’acceptent de mener de guerre que pour défendre leur intérêt stratégique de maîtrise du marché international du pétrole. Par conséquent, ils peuvent entrer en guerre contre la Chine, mais pas contre la Russie.

- La France et la Turquie ne parviendront jamais à réaliser leurs rêves de recolonisation. La France devrait réfléchir au rôle que l’AfriCom lui a assigné sur le continent noir. Elle peut continuer à intervenir dans tous les États qui tentent de se rapprocher de la Chine (Côte d’Ivoire, Mali, République centrafricaine) et rétablir l’ordre « occidental », mais elle ne parviendra jamais à restaurer son Empire colonial [3]. La Turquie devrait également baisser le ton. Même si le président Erdoğan parvient à réaliser une alliance contre-nature entre les Frères musulmans et les officiers kémalistes, il devrait abandonner ses ambitions neo-ottomanes. Surtout, il devrait se souvenir qu’en tant que membre de l’Otan, son pays est plus que tout autre susceptible d’être victime d’un coup d’État pro-US, comme l’ont été avant lui le Grec Geórgios Papandréou ou le Turc Bülent Ecevit.

- L’Arabie saoudite et le Qatar ne seront jamais remboursés des milliards qu’ils ont investis à perte pour renverser la République arabe syrienne. Pire, il est probable qu’ils devront payer pour une partie de la reconstruction. La famille Séoud devrait continuer à satisfaire les intérêts économiques états-uniens, mais éviter de poursuivre des guerres de grande ampleur et considérer qu’à tout moment, Washington peut décider de partitionner leur propriété privée, l’Arabie saoudite.

- Israël peut espérer continuer à jouer en sous-main pour provoquer à moyen terme la division effective de l’Irak en trois. Il obtiendrait ainsi un Kurdistan irakien comparable au Sud-Soudan qu’il a déjà créé. Il est cependant peu probable qu’il puisse y relier immédiatement le Nord de la Syrie. De même, il est peu probable qu’il puisse évincer la FINUL du Sud du Liban et la remplacer par Al-Qaïda comme il l’a fait avec la FNUOD à la frontière syrienne. Mais, en 66 ans, Israël s’est habitué à tenter beaucoup et souvent pour obtenir toujours un peu plus. Il est en réalité le seul gagnant de cette guerre contre la Syrie, puis au sein de la Coalition. Il a non seulement affaibli son voisin syrien pour de longues années, mais il est parvenu à le contraindre à abandonner son arsenal chimique. De sorte qu’il est aujourd’hui le seul État au monde à disposer officiellement à la fois d’un arsenal atomique perfectionné et d’un arsenal chimique et biologique.

- L’Irak est de facto divisé en trois États distincts dont un, le Califat, ne pourra jamais être reconnu par la Communauté internationale. Dans un premier temps, on ne voit pas ce qui empêcherait la sécession du Kurdistan, sinon la difficulté d’expliquer par quel enchantement il a augmenté son territoire de 40 % par rapport à sa définition administrative, incluant les champs de pétrole de Kirkouk. Le Califat devrait progressivement laisser la place à un État sunnite, probablement gouverné par des hommes qui auront officiellement « quitté » Daesh, mais de manière moins cruelle. Il s’agirait alors d’un processus comparable à celui de la Libye où les anciens combattants d’Al-Qaïda ont été placés au pouvoir sans soulever la moindre protestation.

- La Syrie retrouvera progressivement la paix et se consacrera à sa longue reconstruction. Elle se tournera pour cela vers les entreprises chinoises, mais elle tiendra Pékin à l’écart de ses hydrocarbures. Pour reconstruire son industrie pétrolière et pour exploiter ses réserves de gaz, elle se tournera vers des entreprises russes. La question des pipe-lines qui la traverseront dépendra de ses soutiens iranien et russe.

- Le Liban continuera à vivre sous la menace de Daesh, mais jamais l’organisation ne jouera un autre rôle que celui de terroristes. Les jihadistes seront juste un moyen de geler un peu plus le fonctionnement politique d’un pays qui sombre dans l’anarchie.

- Enfin, la Russie et la Chine devraient intervenir urgemment contre Daesh, en Irak, en Syrie et au Liban, non pas par compassion pour les populations locales, mais parce que cet outil sera prochainement utilisé contre eux par les États-Unis. D’ores et déjà, si Daesh est commandé par le prince saoudien Abdul Rahman, qui finance, et par le calife Ibrahim, qui dirige les opérations, ses principaux officiers sont Géorgiens, tous membres des services secrets militaires, et parfois Chinois turcophones. En outre, le ministre géorgien de la Défense a reconnu, avant de se raviser, héberger des camps de formation de jihadistes. Si Moscou et Pékin hésitent, ils devront affronter Daesh dans le Caucase, dans la vallée de Ferghana, et au Xinjiang.

Notes

[1] « Révolution pacifique » signifie ici que l’on ne fera pas de mal aux sunnites.

[2] Au début de la guerre, le Hezbollah n’était pas présent en Syrie, mais la République arabe syrienne soutenait militairement le Hezbollah dans sa lutte contre l’agresseur israélien. Il ne s’agissait donc pas de mettre le Hezbollah hors de Syrie, mais de cesser de soutenir la Résistance.

[3] Je reviendrais dans un prochain article sur la présence actuelle d’officiers de la Légion étrangère française en mission secrète en Syrie. En avril 2014, sept d’entre eux ont été tués alors qu’ils dirigeaient une katiba du Front al-Nosra (Al-Qaïda) et maniaient des missiles Milan.

Voir aussi, sur E&R :

Retrouvez Thierry Meyssan sur Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • C’est vrai qu’en regardant la carte, aplatir les kurdes saupoudrer de Daesh (pour l’instabilité qui légitime la présence et sont ils si anti us ?) permet de siphonner les réserves de l’Irak et la Syrie sans passer par le Golf Persique, pardon Golf Arabique (heu Saoudien), bref sans passer par Ormuz.

    Ce qui laisse place à ... vous devinez.

    Quelles bandes de gros voyoux.


  • Excellent résumé de la situation actuelle et son avenir possible.

    Merci pour votre travail intéressant Monsieur Meyssan.

    Salutations


  • Une analyse intéressante,toutefois,il y a des points que je conteste notamment le fait que l’armée syrienne soit affaiblie.Je pense le contraire car elle a dû mener et mène toujours une guerre très féroce,et ce,avec succès.
    Elle s’est donc renforcée,aguerri au combat,à la guérilla,acquis une expérience au combat inestimable,ses services de renseignement ont appris de nouvelles techniques et le peuple syrien surtout est plus uni que jamais.Donc c’est plus un renforcement qu’un affaiblissement surtout si l’on tient compte que la Syrie est maintenant et clairement dans le camp de l’ocs.

    Ensuite sur le profit éventuel d’Israel.Il faut le relativiser car 2 guerres ne lui a pas permis de chasser le hamas et prendre possession des réserves de gaz de Gaza.Ils ont échoués dans leur tentative de chasser les palestiniens de Gaza et ils ont été laminés au sol par les factions palestiniennes.Pire,car aussi bien le hamas que le jihad islamique ou mieux encore le hezbollah,ces derniers ont considérablement accru leur puissance au point que l’armée israelienne ait une trouille bleue devant le mouvement libanais.

    Sur la question de daesh,ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne soit écrasé car au final,ils ont écrasés les "rebelles"de Syrie,et mettent à mal les kurdes,de plus ils sont confinés dans une portion de territoire,donc gérable.Une guerre entre les kurdes et les terroristes,c’est bon pour tout le monde si j’ose dire.De toute manière,les bombardements ne pourront pas durer et nombreux sont ceux dans la coalition qui voient d’un mauvais oeil,cet appui au front al nosra et à daesh,je pense à l’Egypte qui fait face à ce phénomène dans le sinai,la Jordanie menacée elle aussi.

    Enfin comment la France pourrait-elle restaurer son empire alors même qu’elle n’a plus d’armée,plus d’industrie et le gouvernement le plus anti-français de tout le temps mais paradoxalement le plus sioniste de tout les temps.Restaurer l’empire sioniste me semble plus juste pour cette France.D’ailleurs Laurent Fabius n’a été installé au quai d’Orsay que pour s’occuper du moyen orient et servir Israel.

    Au final,l’Empire a complètement perdu la bataille des esprits,le capitalisme est aux abois,le dollar est menacé par l’axe Chine/Russie/Iran et par les Brics et l’ocs fait office de contrepoids très crédible à l’Otan qui enchaîne les défaites.

     

    • @ Onizuka

      Ne vendons pas la peau de l’ours. Je doute en effet que demain les USA retrouvent la position qu’ils ont occupé en 1991, mais ils peuvent encore mordre. Comme dit sur le site irib (que je vous conseille de consulter) : il y a plusieurs options qui se dessinent.
      - capitulation de Poutine & du gouvernement Chinois et règne éternel de l’empire israélo-américain en un reich de 1000 ans...hypothèse qui aurait pu se faire en Janvier si les russes n’avaient pas pu capturer la Crimée mais qui est maintenant de de moins en moins probable.
      - guerre nucléaire : là, ce serait la fin pour tout le monde. Les oligarques se gorgent du sang & de la sueur de milliards de travailleurs. Si leurs esclaves disparaissent, même soigneusement cachés dans un bunker souterrain style aéroport de Denver, ils y perdront beaucoup, même trop.
      - passation de pouvoir vers les BRICS à l’issue de la mort lente de l’empire. Ce serait la plus souhaitable.
      - politique de la terre brûlée et pourrissement de la situation en multipliant les fronts & les guerres indirectes pendant des années ce qui ne remontera jamais l’économie américaine, mais ne fera que reporter un peu plus son trépas inévitable tout en multipliant les foyers de tension dans le monde dans lesquels les BRICS subira des pertes. C’est ce qui est en train de se passer semble-t-il.

      Il est fort probable que l’on ait une nouvelle crise style subprime dans les années qui viennent (peut-être pour 2015).
      Les politiques d’austérité rendent l’autorité européiste soumise aux USA de plus en plus détestées par les peuples européens.
      Chine & Russie tournent de plus en plus leur économie en direction de leurs propres marchés intérieurs ou des autres pays des BRICS ce qui ne fera rien pour enrichir l’occident.
      La Chine a vraiment une grosse envie de dédollariser le monde en créant leur propre devise mondiale. Les évènements récents (tensions au vietnam & en thaïlande, occupy hong-kong & l’irruption de l’EI en Syrie & en Irak qui coupent l’approvisionnement en pétrole de la Chine) semblent être orchestrés pour forcer la Chine à rester dans un rôle de subalterne de l’occident. Ce que l’on ne dit jamais c’est que s’il y a un pays qui tend à devenir indépendant en matière de pétrole "grâce" aux gaz de schiste (aussi critiquable que soit cette technique d’extraction) : c’est la Chine, dont le territoire est au moins premier ou second en terme de quantité de gaz de schiste avec une réserve estimée à 32 billion de m3 (source EIA).


  • #1006334

    devant cette analyse très très fouillée, complète, qui est une sorte de chapitre de manuel d’histoire, il me manque des documents.
    Il faudrait pratiquement un document à l’appui de chaque phrase de Meyssan !
    Question simple : où est le corpus documentaire ?
    M/

     

    • C’est la faille majeure du discours de Meyssan. il ne fait pas un travail de chercheur universitaire, mais d’analyste géopolitique sur des bases factuelles qu’il est apparemment le seul à avoir. Ces informations doivent surement lui être passées par des proches du régime qu’il défend. La non documentation de ses analyses remettent à mon avis en cause sa crédibilité à cause de sa proximité avec le régime d’Assad. Meyssan n’est donc pas indépendant. A-t-il la liberté de dire ce qu’il veut ? Fait-il la propagande de ce régime ? Voilà à mon avis le genre de question que cette non-documentation soulève.
      Je sais que c’est du boulot, mais Meyssan y gagnerait en solidité factuelle et analytique.
      But hey, I’ll take what I can get !


  • Quelque questions pour M. Meyssan si tu me lis :
    - La Syrie a-t-elle vocation à être amputée de 40% de son territoire sur le long terme. Les kurdes syriens qui ont longtemps soutenu l’armée syrienne, vont-ils proclamer leur indépendance, et ont-ils vocation à s’allier avec les kurdes irakiens, et qu’en penses la Turquie ?
    - Pourriez vous à l’avenir développer sur cette phrase : "Dans la période actuelle, les États-Unis n’acceptent de mener de guerre que pour défendre leur intérêt stratégique de maîtrise du marché international du pétrole. Par conséquent, ils peuvent entrer en guerre contre la Chine, mais pas contre la Russie." Quel est donc le sens de l’escalade russo-américaine de ces derniers mois, et pourquoi la Chine semble en retrait dans tout ça ?

     

    • Les kurdes n’ont pas soutenu l’armée syrienne. Ils ont même combattu l’armée syrienne avec l’ASL. Les kurdes au début étaient rallié à la cause de se défaire de Bachar. Et ils le sont toujours. Quand l’alliance anti-Bachar a éclaté et qu’ils ont commencé à perdre contre l’EI ils ont "retourné leur veste". Alors que tout ça n’est que subterfuge. Bachar les a demandé de l’aidé car il sait qu’il ne pourra rien faire pour avoir le contrôle dans cette région qui lui échappe. Alors on accordant cette "autonomie" que les kurdes n’ont jamais connu faut-il le rappeler il espère fractionner la puissance de frappe de l’Ei. En pensant qu’un jour il retrouvera le pouvoir sur cette région perdu. Mais là il se trompe totalement. L’empire a bien réussi sont coup de diviser la Syrie et l’Irak en plusieurs pays ethnique. Il faut regarder les chose en face. Jamais la Syrie sera comme avant. Les kurdes syriens vont se fusionner avec le kurdistan irakien, un état sunnite serra au centre et les alouites auront la côte. Il faut cesser de croire que l’Armée syrienne va reprendre ces grands pans de territoire alors qu’elle n’a fait que de perdre du terrain. Leur plan est de défendre l’espace vitale allant de Damas jusqu’au Liban et la zone côtière. Pour le reste elle sait que c’est perdu.


  • Remodeler les frontières du moyen Orient , remodeler les frontières de l’Europe , voilà le plan du cartel bancaire qui gouverne dans l’ombre , avec quelque millons de gens innocents génocidés de façon la plus barbare qui soit de préférence ... préparez vous demain ça sera ici en France comme ce le fût hier en Serbie au Kosovo .


  • ’’Israël peut espérer continuer ........ De sorte qu’il est aujourd’hui le seul État au monde à disposer officiellement à la fois d’un arsenal atomique perfectionné et d’un arsenal chimique et biologique.’’

     ???euhh les États-Unis possèdent eux aussi un arsenal atomique perfectionné et des arsenal chimique et biologique, en beaucoup plus grande quantité qu’Israël d’ailleurs... la Russie et quelque pays européens doivent eux aussi posséder tout cela a la fois... parfois je me dit que Thierry écrit peut-être trop vite son texte, l’analyse globale est toujours bonne mais sur les détails je trouve qu’il en arrache !


  • Cette analyse est la bonne ! Si le final n’est pas respecté, c’est qu’il y aura eu une guerre mondiale avant !!!


  • Cet article correspond au texte d’un cours que j’ai donné. Il ne comprends donc pas de notes, mais j’ai déjà commenté la plupart des faits cités dans des articles précédents où vous trouverez les notes manquantes.

    Je suis réfugié en Syrie et je vis sous la protection de la République arabe syrienne depuis 2007. Je me sens parfaitement libre dans mon expression, même si je ne dis pas tout. Je suis expert pour plusieurs gouvernements ce qui m’oblige parfois à la discrétion.

    L’Armée arabe syrienne s’est certes considérablement aguerrie, mais le pays est en grande partie détruit. Pas seulement au Nord. Ici, à Damas, il y a des banlieues entièrement en ruines, durant des kilomètres, plus un seul habitant, que des ruines. Par conséquent, l’économie ne parvient plus à nourrir la population et le pays vit de l’aide étrangère. Il faudra de longues années avant de retrouver le niveau de vie d’avant la guerre. Aussi beaucoup de Syriens, et surtout la bourgeoisie, cherchent à émigrer.

    Concernant les Kurdes, il y a une grande confusion en France à ce sujet. Les Kurdes d’Irak obéissent au clan Barzani. Or, les Barzani travaillent officiellement pour le Mossad depuis les années 50. Au contraire, les Kurdes de Turquie sont d’authentiques nationalistes. Jadis Ocälan, le chef du PKK turc, vivait en exil à Damas. Lorsque la Turquie a menacé d’entrer en guerre contre la Syrie, la Syrie lui a demandé de partir pour préserver le pays. Il s’est alors réfugié en Europe, puis en Afrique où le Mossad l’a enlevé et l’a remis aux Turcs. Avant la répression turque, il y avait peu de Kurdes en Syrie. La plupart d’entre eux sont arrivés de Turquie durant les 20 dernières années. Jusqu’il y a deux ans, ils avaient encore la nationalité turque et n’ont obtenu la nationalité syrienne que lorsqu’ils se sont engagés à défendre le pays face aux jihadistes. Bachar el-Assad leur a alors non seulement donné la citoyenneté, mais des armes, et ils se sont organisés en région autonome avec des fonctionnaires toujours payés par Damas. Pour Erdogan, laisser mourir les Kurdes syriens, c’est en finir avec les éléments les plus durs du PKK. Ce n’est que sur pression US qu’il a accepté de créer un corridor de circulation. L’Otan ne pouvait pas assumer un massacre dont le monde entier aurait vu qu’il aurait été commis avec l’aide d’un de ses membres, la Turquie.

    Merci de vos commentaires, que je lis toujours.

     

    • Merci pour votre travail, nous sommes nombreux a vous lire et nombreux a être révoltés de ce que "la France" a fait en Syrie. Certains éléments posent question vu de Paris :
      Comment un gouvernement français, entièrement soumis aux intérêts sionistes et anglo-saxons, peut-il rechercher une nouvelle colonisation – au sens classique du terme et puisque vous l’opposez au simple contrôle des ressources– quand ces derniers ont tout fait pour le démanteler et liquider son indépendance ?
      Comment, ou plutôt qui, puisque vous ne semblez pas sous-entendre que la « restauration de son empire » puisse se superposer sur le projet du Grand Israel ?


    • #1007677

      merci de votre réponse :)

      J’irai donc chercher dans vos publications les références nécessaires à l’appui de vos thèses...

      Comprenez bien que ce n’est pas de la défiance, mais au contraire une exigence qui est à la hauteur du crédit que nous vous portons :)
      [ nul d’entre nous ne s’abaisserait à demander à Fabius de prouver ses délires : on le balaye d’un revers de main ]

      bon courage et merci encore du travail salutaire que nous menez, vous êtes indispensable.
      M/


    • Merci Monsieur Meyssan pour le travail que vous réalisez depuis de nombreuses années maintenant.
      Vous avez ouvert les yeux à toute une génération (votre travail sur le 11 septembre) et j’espère que vous pourrez continuer à nous faire partager vos analyses, notamment en continuant à dénoncer le rôle des services secrets français dans la formation de ces groupes terroristes et dans le déclenchement d’opérations de déstabilisation dans de nombreux pays.


    • Bonjour monsieur Meyssan , que pensez vous de l’issue de la Turquie sur ce dossier , va t-elle avoir une marge de manoeuvre lui permettant d’eradiquer le pkk , pyd , et annexera t-elle le nord syrien et irakien ? Barzani a de bonne relation avec la Turquie visiblement , la Turquie partagerais t-elle une feuille de route conjointe mais avec des contrepartie satisfaisant ces interet ? Sa sante economique est elle bien reel selon vous ? Une quasi guerre Turquie Assad qui supporter a la fois par les usa et la russie est elle un scenario probable afin de casser l’economie turque et sa force politique ce qui oblige la Turquie a toujours esperer le depart d’Assad ? Concernant barzani il serait selon de source fiable issu d’une famille juive et a ete former dans l’armee sovietique ou russe apres ou avant la chute de l’urss. Beaucoup de Syrien souhaite le rattachement a la Turquie depuis la chute de l’empire Ottoman , les pro panarabe laique en Syrie sont une minorite , enormement de syrien sont Turc d’origine , ce pays etant une continuiter de la Turquie , une solution aurait pu etre trouver depuis un bout de temps , le peuple dans sa majoriter souhaite des chose mais que le gouvernement syrien veut pas , il est temp de dire les veriter , qu’assad pere et fils sont protecteur de l’etat sioniste , zone tampon iran barzani assad contre la Turquie , la volonter de controler le gtip , que vous devez comprendre , GRECE TURQUIE IRAN PAKISTAN , Grece liquider , Turquie pousser a rentrer pour se retrouver piegee en opex face a assad hezbollah pkk iran et support us russe et chinois ,et des emeute en interne,
      iran en diner romantique avec les us et pour le pakistan propablement des tension avec l’inde .


    • Merci beaucoup pour votre réponse, je tiens a vous dire que votre analyse globale est excellente et surtout merci pour les gros détails sur cette région qui parfois est vraiment compliqué a comprendre !


  • Effectivement, je trouve cette analyse très pertinente, surtout lorsque l’on connait les habitudes des "sponsors" en question, comme les états-unis, qui armaient à la fois l’Irak et l’Iran durant la guerre que ces deux nations se sont livrées.
    Aujourd’hui, on retrouve ce même modus operandi, ils larguent des armes sur les kurdes de Kobané (Aïn el Arab) et aussi sur les daechistes qui les persécutent.
    L’objectif final est clair, faire en sorte que cette guerre dure le plus longtemps possible en ravitaillant sans cesse les deux parties et qu’elle fasse un maximum de morts et de dégâts !
    Le fameux "chaos constructeur" qui est tellement destructif qu’il amène les peuples à accepter la domination d’une puissance extérieure pourvu que les massacres et autres abominations cessent.
    Je souscris totalement à la précision de l’analyse globale de Thierry Meyssan, et je tiens à préciser que je ne travaille pas pour lui ! pour ceux qui doutent de son indépendance, je ne pense pas qu’il soit allé en Syrie pour faire du tourisme, mais justement, POUR LA PRESERVER !


  • Si ces analyses et prévisions de Mr Meyssan s’avèrent justes, ça craint !
    En fait, Daesh est au service des intérêts de ceux qui l’on créé c’est-à-dire les Yankees, est sponsorisé par l’argent des Saouds, des Qatar, etc... et derrière il y a des pays suiveurs (alliés US) dont la France, seulement sont-ils conscients qu’ils sont utilisés comme des larbins ? Eh ben, même l’Empire a des chefs (usiraël) et en-dessous des larbins-suiveurs (france&consorts)... Daccord, si leurs intérêts divergent ils peuvent toujours s’entretuer entre-eux, à condition que leurs embrouilles n’entraînent pas de dégâts collatéraux sur des populations innocentes. On n’va pas s’gêner si l’Empire s’effrondre suite à une guerre des chefs, quand même !


  • Sans commenter les problématiques de fond de l’article (j’en serais incapable de toutes façons, je continue de m’instruire), je voudrais juste dire que je trouve celui-ci d’une valeur informationnelle intense, dense, riche ; à 1 000 lieux des infos pseudo-factuelles et toujours fragmentaires, mais déjà semi-interprétées que l’on nous livre continuellement sous nos latitudes.

    Alors que l’on peut toujours, pour son plus grand succès, faire passer les articles de T. Meyssan sous le rasoir d’Ockham, même s’il est paradoxalement toujours considéré comme un hurluberlu (pour être poli) dans nos contrées nationale et occidentales.

    J’admire cet homme, j’aime ce qu’il écrit et surtout comment il l’écrit.

    L’homme est opaque. Mais son discours est clair, n’est jamais dénué d’arguments, ni ne manque de sources. C’est devenu plus rare que le diamant ou le titane, dans les colonnes de la presse.


  • « La France et la Turquie poursuivent le rêve de restaurer leurs empires. »

    Qui en France ?
    Je ne vois pas Fabius et Hollande s’enthousiasmer pour un tel projet qui nécessite surement d’y consacrer l’essentiel de son énergie.
    D’autres peut-être, à d’autres manettes ??

     

    • En effet, pour moi c’est le petit défaut de cet article en outre très bien construit et plutôt juste dans sa globalité. Il y a en effet une volonté coloniale indéniable de la gouvernance française actuelle et précédante mais pas dans une "échappé" en solo comme le laisse entendre l’article, il s’agit plutôt d’une affiliation à cette entité que beaucoup refusent encore de voir mais dont l’ectoplasme tire déjà certaines ficelles, le "nouvel ordre mondial". Point de secte à chapeau pointu comme ils aiment eux-même qu’on les fantasme mais une incroyable convergance d’interêt commerciaux et financiers aspirant tout sur son passage. Même les USA aux sens de nation seront probablement digérés si le chaos souhaité par cette hyper-élite prends le pas sur les nations. Thierry Meyssan ayant une authentique fibre patriotique voir nationaliste a malgrès les apparences encore une vision positive dans sa conclusion. Il pari sur le réveil et la résilience des nations. On peut l’en féliciter et sans partager cet "optimisme" faire corps d’espérance avec cette possibilité.
      En tant que citoyen et patriote français, je tiens à le remericier pour son travail poussé sur cette région qui nous éclaire quasi quotidiennement.


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