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Hikikomori français : des jeunes qui n’ont pas "la force de se battre pour se faire une place dans la société"

Ils ont de 15 à 25 ans et vivent cloîtrés. Même si ce phénomène reste marginal, il ne concerne plus seulement le Japon.

 

« Soulagé », c’est le sentiment qu’a ressenti Andréas lorsqu’il a pu mettre des mots sur ses maux. Voici bientôt trois ans que ce trentenaire ne sort plus – ou si peu – du deux-pièces en bordure du périph’ intérieur parisien qu’il occupe avec sa mère. Trois ans qu’il passe ses journées à dormir, à regarder en boucle des séries à la télé ou à surfer sur Internet. Trois ans qu’il est socialement mort. Comment en est-il arrivé là ? Le jeune homme ne se l’explique pas vraiment. Ni fou ni haineux, il dit juste ne pas avoir la force de se battre pour se faire une place dans la société. Depuis qu’il sait qu’il n’est pas malade, mais que sa conduite le classe, comme d’autres jeunes gens vivant eux aussi reclus dans leur chambre, dans la catégorie des « hikikomori », Andréas s’est délesté d’un poids énorme : celui de la culpabilité.

N’en déplaise à ceux qui, pendant toutes ces années, lui ont rebattu les oreilles avec cette idée, jusqu’à finir par le convaincre, il n’est pas un « feignant ». Cette prise de conscience a poussé ce « zombie malgré lui » à accepter la main tendue de sa voisine de palier. Elle a libéré sa plume et lui a donné le courage d’écrire son histoire en sa compagnie. Car il n’entend pas se planquer tout le reste de son existence.

Combien sont-ils à avoir, comme Andréas, rompu avec le monde extérieur ? Difficile à dire. Né dans le Japon désenchanté du début des années 1990, le phénomène toucherait actuellement entre 500 000 et 1 million d’individus au pays du Soleil-Levant. Selon la définition officielle, un hikikomori est un jeune retranché chez lui et qui ne prend plus part à la société depuis plus de six mois, sans qu’aucune pathologie mentale n’ait pu être identifiée.

 

Des cas avérés en France

En France, plusieurs milliers de personnes se retrouvent chaque année hors de tous les radars. Ni étudiants, ni salariés, ni stagiaires, ils vivent des minima sociaux ou, plus fréquemment, aux crochets de leurs parents. Certains sont, sans même le savoir peut-être, des hikikomori. Car, chez nous, on ne les nomme pas. On préférera parler de « retrait social », de « décrochage scolaire ».

Dans sa consultation « famille sans patient », à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, le docteur Marie-Jeanne Guedj-Bourdiau voit défiler les proches, souvent à bout de nerfs, de ces ermites des temps modernes. Depuis 2005, la pédopsychiatre a recensé quelque 80 cas. Parmi eux, des adolescents en rupture avec le lycée et, surtout, une majorité de jeunes gens de 25-30 ans qui, après avoir peiné à terminer leurs études supérieures, ont coupé tout lien avec l’extérieur. Fait marquant : les demandes de rendez-vous, tous profils confondus, ont considérablement augmenté au cours des dernières années.

 

De jeunes hommes, surtout

Qui sont ces hikikomori ? Le problème est qu’ils n’ont pas grand-chose en commun, hormis leur jeune âge (15-25 ans, pour la plupart) et leur sexe : masculin. Les équipes du Dr Guedj-Bourdiau n’ont en effet suivi que deux femmes en treize ans. Mais la prévalence masculine n’est peut-être que l’effet de l’invisibilité de la chose : culturellement parlant, on trouvera toujours plus « normal » qu’une fille reste chez elle. C’est injuste, mais c’est ainsi.

Lire la suite de l’article sur lexpress.fr

Voir aussi, sur E&R :

Triangulation pour comprendre l’isolement, chez Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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97 Commentaires

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  • Intéressant.
    Quelques remarques sur ce phénomène il est vrai patent.
    Touchant particulièrement les hommes, c’est assez vrai à mon sens.
    Entre 25 et 30 ans, là je suis moins d’accord, je pense qu’on peut allonger la fourchette, et assez largement.
    Quant à la définition "Selon la définition officielle, un hikikomori est un jeune retranché chez lui et qui ne prend plus part à la société depuis plus de six mois, sans qu’aucune pathologie mentale n’ait pu être identifiée", là aussi prétendre qu’aucune pathologie mentale n’ait pu être identifiée, encore faut il en avoir cherché une, et c’est bien le plus gros problème de ce genre de trouble, on va rarement consulter pour ca et on passe sous les radars.
    Ce Hikikomori correspond quasi parfaitement aux troubles schizoides et évitants tels que définis dans le DSM fondamentalement.
    Je reste un peu sur ma conviction profonde, que les sociétés modernes fabriquent à tour de bras des "borderlines" ou assimilés, car un trouble comme l’évitant ou le schizoide (ou Hikikomori), est souvent l’arbre qui cache la foret.
    Nos sociétés cassent tous les codes, les cadres, tendent à déréguler l’émotionnel pour ceux qui ne sont déjà pas extrêmement costaud mentalement à la base.
    Quand on a un profil de base orienté borderline, ca peut donner un trouble du genre schizoide/évitant/Hikikomori si on y prend pas garde.

    Les points d’optimismes qu’on peut y voir, de mon point de vue :
    - ce sont des troubles évolutifs qui dépendent de la personnalité. Il y a des phases dans l’évolution de la personnalité tout au long d’une vie. Ca a l’intéret de mettre en avant d’éventuels troubles à certaines périodes. Par exemple vers la fin de la 20aine ou à l’approche de la 40aine il y a forcement des sursauts qui peuvent s’apparenter à des symptomes. Ca permet de mettre le doigt dessus et éventuellement de s’en inquiéter.. ou pas.
    - ces troubles, notamment border et associés, font partie des rares troubles qui peuvent etre soignés (par les bons praticiens toujours), et pour lesquels on peut observer de véritables et durables guérisons. Ca me rend optimiste finalement.

    Enfin, si ces personnes souffrent c’est bien parce qu’elles sont sensibles, qu’elles ont des émotions et des sentiments, fussent ils bousculés.

    Je préfère de loin des gens sensibles, finalement peu conforme, capables aussi du meilleur et même de choses assez peu ordinaires (extraordinaire au sens propre), que précisément une armée de robots formatée et sans âme, sans coeur...

     

    • Bien vu. C’est une société déviante qui produits des profils pathologiques. Ici une tranche d’age a éte cataloguée pour éviter que l’on s’interroge sur la toxicité generale de cette fausse civilisation.


    • Bonjour,

      Mais quelle proportion de ces "fragiles" devient ensuite pro lgbt ?


    • "Mais quelle proportion de ces "fragiles" devient ensuite pro lgbt ?"

      Pas moi en tout cas. Perso ça fait 5-6 ans que petit à petit j’ai perdu contact avec tous mes "amis". Je refusais souvent les invitations de sorties et à force ben on t’invite plus. J’ai un parcours professionnel désastreux (je me souviens que j’étais en maternelle je disais déjà que ça me faisait chier d’être là et je jouais tout seul tout le temps) ça m’a pas empêché d’avoir beaucoup de potes même en déménageant 3 fois et même 3-4 copines dont une qui m’a laissé très mal vers 16 ans. Dès la fin du cursus scolaire obligatoire j’étais le seul qui avait fait 0 stage, je passais mon temps à lutter contre le sommeil en classe, tous mes profs ont toujours dis que j’étais feignant et un de mes profs m’a lui, trouvé une place pour apprendre le métier d’électricien, j’ai fais 9 mois où j’ai rien appris. Mes collègues me laissaient toute la journée tout seul comme si je les emmerdais ou j’avais la peste j’en sais rien. Je suis parti en école de commerce où j’ai fais une année, sa m’intéressait pas et j’étais tout le temps défoncé à la beuh avec les potes de cours et à être insolant avec mes profs, ensuite j’ai fais école de culture générale, je supportais pas les cours de théâtre obligatoires ni le sport et étant majeur je signais les feuilles d’absence moi-même, j’ai fais 6 mois environ. C’est là que j’ai commencé à m’isoler petit à petit pendant 2 ans. Je me suis ensuite inscrit dans une mesure anti-chômage de l’état pour les jeunes et j’ai vite retrouvé un apprentissage de carrossier-peintre, j’ai tenu bon pendant 4 ans, ça me plaisait assez pour que je m’accroche et j’avais la pression du temps qui passe. J’ai foiré mon examen final pratique, retour à zéro, 4 ans de perdus. J’ai investi dans les cryptomonnaies je suis monté à un demi-million, j’ai tout perdu ou presque avec le crash lol Je suis parti à l’étranger dans mon pays d’origine et j’essaye de me trouver un peu de sous pour ouvrir un business que j’ai pas intérêt à foirer, j’aimerai ouvrir un "cash converters" dans un pays où il y en a pas, bref à voir. Également ma mère est tombée gravement malade (cancer et tentatives de suicide et internement HP) et il est hors de question que je la laisse seule... Voilà auj’ 26 ans, pas d’amis, pas de copine, pas de diplôme, pas de travail et j’évite de sortir un maximum et un dégoût pour ce monde. Un vrai déchet de la société moderne. La seul chose que je réussis c’est de tout foirer.


  • La post modernité de l’hyper matérialisme et du capitalisme total a pris "soin" d’isoler l’individu au nom de la liberté. En réalité, pour que se pérennise l’hyper profit capitaliste d’une ultra minorité apatride, le système doit non seulement isoler le citoyen en en faisant un individu, "auto entrepreneur" si possible. Ce dernier statut s’est d’ailleurs beaucoup répandu ces dernières années ici comme ailleurs.

    La modernité, maladie qui a atteint presque tous les recoins du globe, est une machine à stimuli permanents par la simulation de tout. Cela finit par saturer les sens humains qui ont besoin d’être mis au repos très régulièrement. Les moyens de mise en veille sont d’une part, la capacité à différer les satisfactions, qui oblige à apprendre à "gérer" la frustration, et d’autre part la concentration nécessaire lorsqu’on agit vers un objectif.

    Puisque la société de simulation ne cesse de repousser au loin la satisfaction d’un désir, l’homo modernus hikikomori trouve de moins en moins de ressource en lui pour endurer et avancer. Il renonce et avec ce renoncement le désir s’effondre. La perte de sens, assez répandue en occident, pousse les individus isolés par le système de consommation "libre" (ciné, internet, achats de futilités, divertissements à règles répétitives...) à ne plus savoir si ce qu’ils font à un quelconque sens. S’ils ne le formulent pas, en revanche, ils le manifestent par des dépressions, des "burn out", des lassitudes à rallonge.

    Le monde moderne et son grand marché "libre" et permanent sature jusqu’à la morbidité l’esprit humain qui ne survit que s’il peut rêver, espérer, contempler et avoir la foi en plus grand que soi. Le phénomène hikikomori est l’un des nombreux symptômes des nouvelles pathologies psychiques générées par la modernité technologique et virtuelle. Les autres sont la violence, l’impatience maladive, l’envie par mimétisme systématique, la compétition mortifère, le mal-être, la peur à tous les étages et en particulier celle qui consiste à savoir au fond de son dénie qu’une vie non accomplie entretient la terreur de la mort.

    Les hikikomori sont morts avant que d’avoir vécu. Nouvelle ère, nouvel homme, nouvelle donne incarcérée dans la possession de tout et rien = nouvelles névroses collectives.

     

    • ’’La perte de sens, assez répandue en occident, pousse les individus isolés par le système de consommation "libre" (ciné, internet, achats de futilités, divertissements à règles répétitives...) à ne plus savoir si ce qu’ils font à un quelconque sens.’’

      Tout à fait et le Japon, que tout le monde vante en permanence, est en fait à un stade encore plus avancé de cette société artificielle et consumériste dans un certain sens, il n’y a qu’à voir les records de taux de suicide, le nombre de puceaux et de vierges chez les adultes complètement hallucinant sans compter l’inondation de pornographie d’animation hentai axé sur les jeunes écolières avec derrière et poitrine gonflée à l’hélium et où les ’’hommes’’ ressemble à des gonzesses...
      Ce qui semble faire croire que l’Occident est encore pire dans une sens, c’est le coté multi-ethnique et l’avancée folle du mouvement lgbtqxyz.


  • Le grand soleil, le ciel bleu, le vent, les vagues, sentir son coeur battre fort....Si tu ne veux pas sortir pour affronter ce monde pourri...sors au moins pour çà. Ca vaut vraiment le coup.

     

    • J’allais faire un commentaire dans le même sens. Les gens qui refusent de sortir pour se retrouver dans les rues d’une ville, j’comprends.
      Qu’ils aillent faire du camping, ils sortiront plus de la forêt.

      Sont pas fous la plupart, bien au contraire.


    • A Bobigny même avec le ciel bleu c’est pas magique


    • C’est vrai, mais ca ne règle pas son problème finalement, du moins je le pense.
      Il peut aussi vivre au grand air sur une ile déserte, il sera dehors, mais là n’est pas le problème.
      Le problème de fond de ce genre de mal être c’est la difficulté relationnelle, les relations interpersonnelles leur sont si difficiles, jusqu’à la douleur et l’épuisement, qu’ils finissent ermites.
      C’est cet aspect qu’il faudrait peut etre cultiver, car l’homme est un animal social et sociable.
      S’imaginer qu’on peut vivre une vie sans ce type d’interaction c’est se faire des illusions, en tout cas ce n’est pas aller au devant du meilleur c’est sur.
      Ces interactions enrichissent tout un chacun, même si le risque de mauvaises expériences existe, il est même inévitable.
      Finalement, l’important n’est pas tant l’obstacle lui même que la manière dont on le franchit.
      Pour ces personnes, c’est l’envie de franchir l’obstacle qui s’éteint.
      C’est à mon avis le fond du problème, de leur problème.


    • ... qui s’est éteinte, milles excuses pour l’accord manquant ou les fautes d’ortho...


    • A Reymans
      "Le problème de fond de ce genre de mal être c’est la difficulté relationnelle"..
      Non, c’est la "société" qui entravent les relations saines par sa nature intrinsèquement morbide...Ne renverse pas les responsabilités. C’est la société qui est malade, pas ces individus, du moins globalement.


    • Je ne dis pas qu’ils sont malades mais qu’ils ont une tendance à la sensibilité qui les rend plus réceptif à ce genre de stimuli.
      Dans une société un peu plus saine on n’aurait pas ce genre de cas, nous sommes d’accord, c’était le sens de mon premier comm plus haut.


    • ’’car l’homme est un animal social et sociable.’’

      Tout à fait, mettez n’importe quel humain qu’il soit homme, femme ou non-genré(LoL !), seul sur une île sans aucune autre présence ni même animale, et le résultat sera le même a coup sûre, dépression majeure et folie à terme.


    • à reymans
      Je suis perso " surefficient ’ ( c’est pas du tout HP, juste doué de sensibilité importante). Je ne serai jamais reclu mais il fait reconnaitre que cette société est juste insupportable dans sa nature...et très difficile à vivre au quotidien.Ces gens n’ont juste pas compris qu’une autre dimension existe, celle de la Nature et que les gens "biens " existent. Ils faut juste les trouver.


    • @matador, je concois tout à fait. Précisément, vous êtes mentalement suffisamment fort pour supporter la solitude sans devenir reclu.
      J’ai moi même une sensibilité particulière, et j’en suis au meme point. La solitude relative, l’absence de civilisation, la campagne sied bien à mon âme, je n’ai pas de problème à m’entendre penser, j’aime être seul avec moi même.
      C’est un choix personnel et je le comprend très bien.
      Pour le reste je ne pense pas avoir quoi que ce soit de "maladif" sans être péjoratif, pas de réclusion, travail, des contacts meme si peu (mais de bonne qualité), suffisamment sociable...
      Il faut être capable de faire la part des choses, et je crois qu’un hikikomori perd plutot pied dans tout ca, selon la description qui en est faites. C’est la réclusion tout crin qui le rassure, et là c’est peu sain quand même.
      Sans relation avec d’autres, rien ne l’incitera jamais à sortir de sa bulle.


  • Il y a aussi une réalité qui a commencé avec la TV , puis internet , qui est que les gens ne se rencontrent pas , n’ échangent plus , ces soit disant progrès ont amené les gens a l’ isolement et a l’ individualisme . Le paradoxe c’ est que nous avons appelé cela " l’ ère de la communication " .
    Quand j’ étais enfant le soir les gens sortaient s’ assoir devant leurs portes , ça papotait , les uns allaient vers les autres , tout le monde se connaissait , et partageait , s’ invitait etc . On peut bien dire que le défaut était que tout le monde savait tout sur tout le monde mais aujourd’hui personne ne sait rien de personne , même dans la même rue . Je parle de village , pour la ville , je n’ ai aucune expérience .
    La communication sur internet sert souvent d’ exutoire , les échanges qui peuvent y être virulents , insultants , n’ ont pas de pendant dans la vie réelle . Sur un même sujet , les échanges restent courtois , et il en faut avant qu’ une dispute n’éclate , alors que sur le net , on parlera rapidement de te faire la peau et autres mots doux .

     

    • Vivant en zone pavillonnaire en région parisienne, la dernière fois que j’ai dit "bonjour" à ma voisine qui passait (une cinquantenaire), elle m’a dévisagé comme si elle avait vu un extra-terrestre et à continuer son chemin.

      Tous les voisins ne sont pas comme ça, mais ce n’est pas un cas isolé pour autant


  • Le domicile comme dernier espace de ’’liberté’’ dans l’Empire de l’Hypercontrainte ; qui fait du ’’domaine public’’ le lieu où s’exerce l’intégralité tangible-palpable de l’hypercontrainte, comme format socio-organisationnel. Quelque chose qui prend des allures d’antichambre de l’enfer sur les plans environnementaux et relationnels. Avec des réactions d’isolement, d’immobilisme, d’absence, qui disent que l’adaptabilité à la Contrainte Intégrale comme système, a ses limites.

    Police, police, police,
    Pistolets et matraques, menottes à la hanche,
    Toisent les foules de haut de regards qui salissent.
    Délire ambulatoire de voitures bleues et blanches

    Police, police, police,
    Proclament à l’envie, d’une voix redoutable,
    Qu’on a fait un bâillon du bandeau de Justice,
    Qu’Innocence est bannie, et le troupeau coupable.

    Sortir ? Pour quoi faire ? Être juste emmerdé/vampirisé par tout, tout le temps, tout le monde ; dans un décor de vieille carte postale merdeuse, en noir et blanc ? Zigzaguer dans les forêts de panneaux et le mobilier urbain, pour longer des boutiques en faillite ou des façades décrêpies ; sous l’œil des caméras de surveillance et des bourrins ; en respirant les gaz d’échappement de bagnoles au ralenti chronique d’un obstacle à la con l’autre. Qu’ils aillent se faire enculer !

     

  • Encore un effet collatéral du capitalisme avancé, qui nous vient naturellement du Japon, particulièrement en avance dans ce domaine ; ce merveilleux pays d’innovations techno-scientifiques, raciste autant que racialement pur, travailleur, traditionaliste et sans immigration.

    Le capital a besoin de larbins (travailleurs deltas), de managers narcissiques beaux-parleurs (lieutenants betas), et de commanditaires d’élite (penseurs alphas).
    Tout le reste, avec la robotisation et l’IA, ne sert plus à rien.
    Pour maintenir la pression concurrentielle entre chômeurs, on va continuer à mettre dans la tête des gens qu’il faut faire des études pour s’en sortir, et les nourrir aux antidépresseurs pour pas que ça dégénère.


  • un sujet intéressant mais pas du tout traité en profondeur par l´express.
    la vie est très dure pour les jeunes hommes célibataires entre 25-35 ans, sans aucun soutien affectif il faut quand meme bosser tous les jours et se loger, et c’est souvent un travail de merde dans une ville de merde.
    la vie seule de manière générale est devenue trop difficile, et on préfère donc logiquement s’enfermer chez papa maman et regarder des séries, en touchant le RSA.
    quand on est en couple, on peut développer des projets et se réinvestir dans une recherche de travail.
    tous ces hikikomoris ne trouveront jamais la force de sortir de leur chambre, tant qu’ils n’auront pas de relation amoureuse, et cette relation amoureuse ils ne la trouveront pas en restant dans leur chambre. Situation inextricable.
    la seule solution dans un premier temps est une prise d’antidépresseurs pour augmenter chimiquement la sensation de bonheur et l’énergie vitale de la personne et l’amener à ressortir de chez elle

     

    • Il pourrait y avoir une faille dans votre raisonnement finalement, auquel je souscris au demeurant.
      La relation amoureuse peut etre nocive et aggraver le phénomène, voire en être la cause.
      Là tout de même ca se complique.
      Il me parait plus sain de cultiver du relationnel au sens large, sans forcement tout miser sur la relation amoureuse, surtout à notre époque ou la futilité le dispute à la frivolité, où on confond sexe et amour, où la relation amoureuse devient un peu comme tout, une transaction, une marchandise finalement.
      Mais bien d’accord avec vous fondamentalement ma remarque ne vise qu’à pointer une dificulté de plus à en sortir.

      C’est vraiment ce que j’apprécie au passage chez e&r, sur bien des sujets on peut ne pas avoir le meme point de vue ou être d’accord, on peut même s’en foutre mais on peut rarement nié que c’est intéressant, toujours pertinent, et que ca amène la réflexion autant que le dialogue systématiquement. Ca change des autres soupes informatives.
      E&r, premier site de réinformation, c’est amplement mérité et absolument véridique.
      Force et courage, bonne continuation (surtout la modération d’ailleurs, avec laquelle je compatis, ne serait ce que vis vis vis de mes propres commentaires parfois ^^)


    • J’ai essayé de me guérir à "la relation amoureuse", la dernière m’a presque achevé...Sans rentrer dans les détails c’est un peu comme devenir tétraplégique mais intérieurement, on s’en remet mais jamais totalement...

      Je dis "presque" car j’ai encore la force de ranger et de me tenir propre presque quotidiennement , si je ne supporte plus les relations sociales que je suis parevenu à ne plus avoir à vivre là où je vis. Pas que je ne les aiment pas, mais j’ai été trop trahi de tout les cotés .. À l’approche des 40, sans vivre exclusivement chez ma mère, c’est ma dernier relation sur la durée...

      J’assume. Je remarque que ce qui a fait mon exclusion c’est mon inadaptabilité au monde du travail, pourtant j’ai tout toujours aimé travaillé, c’est les autres qui n’aimaient pas bosser avec moi, j’ai pas l’impression pourtant d’avoir été moins productif ou plus con que les "insérés" mais je préfère les appeler les enculés dorénavant.
      Souvent des femmes les enculées.

      Loup solitaire pas par choix, c’est le système qui n’a que cette case pour ma gueule. Qu’ils aillent tous...

      (je ne bois pas je ne fume pas et j’essaye d’éviter la branlette physique ou intellectuelle)

      C’est bien de parler de soi, on sait de quoi on cause.


    • A Benjamin,
      De quelle relation amoureuse parlez-vous ? Vous pensez vraiment qu’un homme qui n’a pas de salaire peut encore aujourd’hui trouver une femme qui va trouver cela normal, je ne crois pas.
      Et puis, quand on voit de plus en plus de femmes qui s’entichent d’hommes de couleur parce que c’est aussi la volonté gouvernemental de se métisser, qu’est ce qui reste à l’homme blanc, bah rien, rien, non seulement l’homme blanc actuel est à abattre, on voit bien comment on le traite de nos jours, il n’a plus sa place dans son propre pays, puisque l’on fait venir des populations pour le remplacer, et çà l’homme blanc en est bien conscient et préfère renoncer à vivre car il sait ce qui l’attend d’ici quelques années, il sera en minorité face à tous ces envahisseurs venant d’afrique et d’ailleurs.


  • Non mais je rêve, ils vont nous faire passer le fait d’être hikikomori (reclus) comme une maladie ( ils ont beau dire que ce n’en serait pas une, ils traitent le sujet comme tel ) !

    Au Japon, les hikikomori sont des gens qui n’arrivent pas à trouver leur place dans la société ( qui est très différente de la nôtre ). Ca peut commencer à l’école où l’ado subit de l’intimidation (victime d’ijime/bully), et finit par refuser d’aller en cours ( il arrive d’ailleurs que des ados se suicident à cause de toute l’intimidation qu’ils subissent ).
    Ensuite, beaucoup de ces gens ne sortent pas de leur chambre, où uniquement quand il n’y a personne chez eux, c’est dire à quel point ils ne supportent plus la compagnie ( car au Japon il est très mal vu de ne pas participer à la société et causer du tort à sa famille ).

    Chez nous, je ne doute pas que des gens puissent être désespérés de cette société où il n’y a plus de sens à la vie si ce n’est de consommer, mais ce n’est en aucun cas similaire aux hikikomori. La société japonaise est bien plus complexe et difficile à intégrer que notre société française.

    Chez nous ces gens sont comme ça parce qu’il n’y a pas de travail et il y a le RSA. Au Japon il y a bien moins de chômage et ces gens sont là à cause de problématiques sociétales.

    Personnellement, je ne pense pas que l’on puisse comparer deux pays aux cultures si opposées. Surtout que d’après la définition de l’Express, j’ai été hikikomori sans le savoir lorsque j’ai abandonné la fac. Seulement pour les gens comme moi il y a le retour du réel, au bout d’un moment on a plus un rond, pas de famille pour nous héberger, aucune aide pour les moins de 25 ans, donc on trouve un job.


  • Pourquoi ? Dès que tu sors, partout ou tu ailles, tu ne rencontres quasiment que :
    des pouffiasses, des executive women, qui ne veulent pas d’hommes, et au mieux à qui tu serviras de biroute temporaire, des racailles, des bourges qui restent entre eux, des demeurés, et toutes minorités pleurnichades, qui, dès que tu diras un mot de travers, te blacklisteront, et/ou te pourriront.
    Qui d’autre a constaté cela ?

     

  • Pardon, je complète :
    "soi-disant" minorités, mais qui, partout ou tu vas, sont majoritaires.*
    Bonne journée.
    La minorité aujourd’hui en France, c’est l’ homme blanc avec des valeurs.
    Bonne journée


  • Il ne faut pas sous-estimer l’aspect financier et parfois psychiatrique ou physique (handicap) dans cet isolement étriqué. Même si la société ne favorise pas la convivialité


  • Des larves, incapables de trouver leurs trouduc sans un gps . Y’a qu’a les voir ces zombies ,tous sapés pareils ,dans leurs corps de mauviettes rachitiques, le nez scotché à l’écran ,confrontés au vide leur existence et qui finissent par se cloitrer chez papa maman .Génération de victimes .Et c’est eux le futur ......

     

    • Tu mélanges tout.

      Les fashions, métrosexuels, et autres bobos décadents (souvent très sociables, et même obséquieux, mais avec une existence vide) que tu décris n’ont rien à voir avec les "Hikikomoris" dont cet article parle, qui eux ne suivent pas du tout les modes et ont souvent une vie intérieure riche (lecture, écriture, activités artistiques) mais une sociabilité totalement inexistante et un manque d’énergie qui font qu’ils restent cloitrés chez leurs parents.
      Mais je t’accorde qu’ils ont au moins un point commun, le manque de virilité, qu’on peut résumer par la devise "Force et Honneur". Force, dans le sens énergie/courage d’affronter la vie, et Honneur, dans le sens valeur morale.
      Les premiers n’ont pas l’Honneur (c’est d’ailleurs généralement des gauchistes), et les deuxièmes n’ont pas la Force.

      Pour ce sujet comme pour bien d’autres, il y a un juste milieu à trouver entre ces deux extrêmes, tous les deux malsains.


    • On peut ne pas incarner la virilité d’un rugbyman sans se compromettre dans la bobo-attitude métrosexuelle

       

    • C’est triste, qu’en pensent les féministes ?

       

      • Elles s’en foutent, ça participe à l’anéantissement de la catégorie d’hommes qu’elles détestent, et qu’elles rêvent de voir disparaître.....

        Et en plus, très peu de XX sont concernées.....

        Au contraire, elles approuvent en secret, mais le politiquement correct les empêche de le dire de manière flagrante...

        Et puis, avec les migrants en quantité, elles ont ce qu’il faut, si le besoin se fait sentir, de se faire aléser à la soudard, ce que visiblement, ces pauvres victimes de la mort programmée de nos pauvres pays, sont incapables de faire......ils ne savent plus, je pense qu’ils ne sauront plus jamais !

        Adishatz

        H/


      • lol, il faudrait déjà qu’elles soient d’accord entre elles !


    • #2138114

      Je m’attendais à trouver dans les commentaires des réponses bien plus intéressantes que l’article du "Point" qui tourne en rond sans vouloir aborder les problématiques qui fâchent. Comme tout article de la presse officielle.
      Je pense que ce phénomène n’est même pas réduit à la catégorie décrite mais concerne en réalité bien plus de monde.
      Chacun vit dans sa bulle, sa tribu, fait du "cocooning". Ce sont des termes issus des médias et de la pub. C’est donc le Système qui favorise ce type de comportement. Le fait que les gens n’osent plus ou refusent de discuter les uns avec les autres, le communautarisme et tous les phénomènes sociaux (la plupart consuméristes) totalement artificiels ont été encouragés depuis des décennies.
      Dès que vous mettez le nez dehors, vous avez sous les yeux tout ce que la post-modernité produit de pire. La seule façon d’y échapper c’est d’avoir les moyens financiers adéquats ou de rester chez vous.
      Si la sociabilité moderne c’est de passer ses week-ends à faire la queue dans les magasins, dans les bouchons sur des parkings, croiser des zombies sur smartphones, des couples de lesbiennes moches comme des chiens mouillés et autres bobos snobs et méprisants, ça se comprend parfaitement.
      Je dirais même que c’est un phénomène de protection parfaitement naturel. Être sociable n’est pas cotoyer en permanence les foules, des hordes de clients et de s’agglutiner par millions les uns sur les autres. On croise en une année ce qu’un être humain sain rencontrait en une vie avant que le capitalisme et la démographie fassent tous les dégâts qu’on connaît.

       

      • Je partage l’avis de TMZV. Nos magnifiques technologies, de si grands progrès ! nous amènent lentement, très sournoisement aussi, mais à coup sûr à devenir en majorité des hikikomori !

        Pas plus tard qu’aujourd’hui, je me suis fait la réflexion que je "m’emmure" et pourtant mes journées se passent pour l’essentiel à l’extérieur, par tous les temps (verger sur 1 ha, dans la Californie de l’Europe, ou le pays aux 3000 heures d’ensoleillement annuel !). Mais je passe tout de même de nombreuses heures quotidiennes devant mon écran d’ordinateur, et encore plus depuis le mouvement GJ, où mon besoin de m’informer est presque addictif !


    • C’est une blague, en France il y’en a beaucoup.


    • C’est avant tout selon moi la peur du monde extérieur qui poussent ces personnes à s’isoler.

       

      • Nous sommes pour la plupart autistes, ce que l’article ne dit pas.

        Les efforts que ca nous demande sont bien au delà de nos possibilités "morales", et ceci est génétiquement déterminé.
        rien que repondre au tel, aller chercher le courier, conduire sont extremement difficiles. supporter les cons/analphabètes qui laissent les commentaires que je peux lire ici, c’est l’everest.
        Dans d’autres types de sociétés, moins normées et statutaires que la france ou le japon (les 2 pires !) ce serait bien moins difficile et le phénomène serait bcp plus rare.

        Je m’en suis sorti en creant une boite (web) et en la revendant. Puis en choisissant une nana ultra sociable (et d’origine afro parce que ca aide aussi). Partant de là, sans aucune pression, et avec assez de fuck you money, j’ai pu me resociabiliser petit à petit.
        Mais on va quitter la France..., et se barrer en Australie. La France, je ne peux plus : artisans, flics, paysans, commerçants, professions liberales, fonctionnaires, artistes, ils me donnent tous la gerbe. Au final, y a que les entrepreneurs et les infirmières que je finis par supporter...

        A tous mes freres "d’isolement" : apprenez un truc (n’importe quoi qui ne demande pas de se sociabiliser : design, math, code, philosophie, musique, langues, etc.), puis barrez-vous et allez faire profiter de votre talent des sociétés plus "humaines" ou devenez bénévoles dans une association d’aide au plus démunis (vous verrez vous vous aiderez bcp vous-mêmes).


      • @ Kill

        J’aillais parler aussi de ma perception sur tout ça. Sans aller jusqu’à l’autisme (même si je respecte totalement votre point de vue) je dirais que beaucoup de personnes ont des profils haut potentiel, et ont souvent une très grande sensibilité.
        Notre société étant totalement détraquée, ces personnes ne savent plus comment s’insérer dans ce merdier. Elles voient tout ce qui les environne dégueuler de violence et de merdasse. Elles n’ont pas trouvé de salut ni de façon de transcender ce monde pervers et moche à bien des égards.

        Ce sont souvent des génies...
        Ce repli est une forme d’auto destruction si on se place sur un plan symbolique.


      • @kill

        Merci pour ton témoignage, je suis un peu dans le même cas alors je vais apporter le mien.

        En fait, je n’ai pas "peur" de l’exterieur, c’est juste qu’il m’emmerde et que je n’y trouve rien d’interessant. J’ai taffé plus de dix ans dans le BTP avec une sociabilité normale en journée (au taf) et tres peu en dehors (soir, weekend, vacances), 2 potes à tout cassé. Depuis des années je ne joue plus aux jeux vidéos, je ne mate plus la télé, alors j’en ai profité pour lire, m’informer, et apprendre à coder, tranquillement (j’ai l’impression que c’est hyper banal.... et presque triste...)...
        Depuis quelques mois j’ai abandonné mon taf je prend le chômage pour me perfectionner, bosser mes programmes, et faire du développement mon taf, pour en finir avec le fait d’être "un bon ouvrier modèle" payé 1500E/mois qui se casse le dos en déplacement pour un patron radin, qui côtise pour cette société d’abrutis qui vote comme des cons, et ce président de merde (son élection a été comme un déclic => Marre d’être un pigeon). J’espère pouvoir réussir cette transition, en tout cas j’y bosse dur.

        Donc effectivement pour en revenir au fait de ne pas sortir de chez soit, je sors très peu de chez moi depuis quelques mois (sauf depuis les GJ je suis monté à Panam à l’appel de Ryssen), mais je ne vois pas en quoi c’est pire que d’aller se faire chier tous les jours dans le même bureau, le même atelier, ou seul à faire mon chantier comme je l’ai fait très souvent...

        Apres je comprends que les gens qui ressentent le besoin de côtoyer d’autres personnes ne comprennent pas mon point de vue, mais perso je suis loin d’être depressif seul à bosser jour et nuit sur les trucs que j’aime.

        Voilà c’était mon témoignage inutile :D


    • Absence ou manque de re-père qui tend la main, féminisme castrateur, castration chimique avec les œstrogènes, endormissement avec les sucreries...

       

      • Je suis plus ou moins Hikikomori et je me reconnait tout à fait dans votre description.


      • Sortir de chez soi pour aller ou ?? Zones urbaines moches ; Tout est en béton et en plastique ; Femmes qui ne respectent que les milliardaires ; Surveillance Orwellienne généralisée ; Les plus beaux des endroits se transforment en McDo ; société de moins en moins basée sur le mérite...
        Je reste chez moi, je fais de la gymnastique chez moi, j’étudie les sciences et je lis les livres Kontre Kulture chez moi. Je suis Hikikomori.


      • Sans-Logement
        @Toison @nadir @Hikikomori
        Faut arrêter de se morfondre et de pleurnicher, Ok ! c’est super triste et je compatie , mais la vie est un combat, non ?
        Nos grand-parents et arrières grand-parents ont vécu deux guerres mondiales, les harkis , les pieds-noirs se sont fait virer de leur terre , les palestiniens prennent du phosphore blanc sur la gueule et des checkpoints avec des Arnaud K armés de Uzy , merde , pensez aux dissidents russes de l’époque, vous êtes sur E&R , c’est donc que vous vivez, que vous luttez, que vous n’êtes pas complètement anéanti, donc prenez exemple sur le boss Alain, regardez ce qu’il prend dans la gueule , écoutez ses conseils et references Chevalier sans peur Français sans reproche merde réveillez-vous
        Rejoignez vos sections locales, c’est pas non plus la choah encore ,si ?
        Rencontrez les militants E&R, OSRE, Civitas, les Gilets Jaunes , comment ont fait les Viet-Cong, ils ont chialé devant la télé, internet, ou je ne sais ??
        Non ils se sont battu
        Faites du sport, allez vous balader dans les bois, faites des randos en montagne, des stages Prenons le Maquis, des formations en botaniques , apiculture, survivalisme, permaculture, passez un BPREA, faites du woofing, allez donner un coup de main à la ferme Bourguignone E&R, allez coller, tractez , militez , putain réveillez vous



        #2138532Le 4 février à 07:14 par Hikikomori
        Sortir de chez soi pour aller ou ?? Zones urbaines moches ; Tout est en béton et en plastique




        Aller ou ?
        Tu te moques pas un peu de nous ?
        Prends une tente Decathlon de Trek a moins de 40€ et va dans les Pyrénées les Alpes, le Massif Central, la Montagne Noire, en Haute-Savoie, dans le Commingeois, les Cévennes, l’Ardèche un billet de train à moins de 35€ une paire de chaussure et tu pars à l’aventure , merde , on est pas encore limité au point de ne rien pouvoir faire et c’est pas les endroits magnifique qui manquent en France demandes à Marco d’E&R , à Laurent le paysan Bourguignon, aux gars de la ferme E&R , a ta section locale, on va quand même pas pleurnicher en France ,si ?
        Allez les gars on est avec vous !
        Vive la France vive E&R vive Soral
        El pueblo unido, jamás será vencido
        Comment font les alcoolos dépendant, les toxicos, les accros à la clope, les obèses ils se sèvrent de ces merdes addictives et reprennent du poil de la bête
        Allez en avant


      • #2139663

        @Yves -sans -logement :

        dis moi ça fait combien de temps que t’as pas pris le train ?

        parce qu’un billet aller/retour à 35 euros pour la montagne ou le bord de mer c’est dans tes rêves ça !


    • C’est béta, la Dr Guedj-Bourdiau, spécialiste en charge dont le service doit probablement coûter plusieurs centaines de milliers d’euros par an, a oublié de donner son taux de succès. Au pif je dirais zéro, ou peut-être même négatif, comparé à l’absence d’intervention institutionnelle.


    • Pas très étonnant. Le capitalisme dans sa phase actuelle produisant des groupes d’individus faussement réunis (salariat, fêtes, études, rues, bref l’ensemble de la vie quotidienne), il est normal qu’émergent de plus en plus d’individus vraiment séparés.

       

    • Ces métropoles urbaines sensées incarner la France qui gagne, et où les voisins ne se disent plus bonjour et se barricadent chez eux à 19h. Où même la fête des voisins est impuissante. Tant pis pour les âmes seules, les éclopés, les vieillards en tout genre....


    • "on récolte ce qu’on a semé" voilà une phrase qu’on devrait encadrer à coté de cet article ! De quoi se plaint-on ? Quel est le problème ? On enseignait le courage, le travail bien fait etc dans les années 80/90 ? Foutaise ! Ce fut exactement l’inverse....

      Et puis, se battre pour quoi au juste ? pour qui ? Ca aussi, ce genre de questions passe à la trappe....


    • Pas un mot sur les addictions qui mènent à ces isolements.
      Ce journaleux ne s’est pas foulé.

      Pornographie, jeux, infolisme, etc., il y a pourtant de quoi faire pour expliquer ce phénomène.

       

      • Peut-être que les additions sont la conséquence de l’isolement et non l’inverse


      • Argument totalement falacieux : vous confondez cause et conséquence.

        Les causes sont bien la dégénérescence de notre société, le manque d’emplois, la perte des valeurs.
        Les addictions dans lesquelles se réfugient ces victimes et que vous décrivez sont bien les conséquences.


      • Il n’y a plus de causes ou de conséquences, c’est devenu un cercle vicieux.


      • @Chaud à nanas

        Mon argument n’est pas totalement fallacieux. Il est incomplet c’est tout.
        Les causes de ces isolements sont multiples et j’approuve totalement celles que vous citez, en plus de celles que j’ai évoquées et que je maintiens comme causes, et pas comme conséquences de l’isolement.

        Les gamins aujourd’hui sont biberonnés au sein de la télé, de l’ordinateur, des smartphones et des consoles de jeux, et on s’étonne que certain d’entre eux finissent par s’isoler à regarder des séries, animés, perdent leur temps dans des "réalités" virtuelles, etc.
        Et c’est là que je rejoins vos causes sociétales comme primo problème de ce phénomène.

        Vous posez l’équation en ces termes : Problèmes sociétaux > Isolement > Addictions.
        Je la pose plutôt dans ce sens : Problèmes sociétaux > Addictions > Isolement.


    • Les mecs qui ne sortent plus de chez eux, c’est la faute à Amazon et aux livreurs de pizzas !
      Allez, hop ! Jeff Bezos devant le TPI !

       

    • C’est ce monde de merde qui est une pathologie, avoir peur de s’y aventurer est quelque chose de parfaitement compréhensible. J’irai même plus loin, quand on voit l’état de décrépitude de cette société pourrie c’est quelque part rassurant de voir que les êtres humains ne la supportent plus.

       

      • Effectivement on est en pleine inversion accusatoire, c’est quasiment l’hommage du vice à la vertu d’être traité de fou par cette société "malade" juste désireuse de coopter des zombies dociles soumis à la loi du marché dont la lamentable devise peut se résumer sommairement par ce triptyque digne du diable maître temporaire sur Terre : Travaille, consomme et ta gueule.
        Et les différentes étapes d’une vie (école, lycée, fac, salariat) sont autant d’étapes et de pièges à cette fabrique du consentement consistant à transformer un enfant au départ sensible, rêveur et joyeux en un adulte cupide, insatisfait et jaloux de son semblable.
        Et ce système mortifère, anxyogène et en bout de course s’étonne que certains refusent de participer à son délire ?? C’est le signe au contraire que tout n’est pas perdu.


    • Il serait tentant de croire que cela est un problème psychologique. Mais c’est faux.

      Je pense que ce problème vient d’un empoisonnement de ces jeunes qui les transforme en quasi autistes ou en une sorte de zombies sans volonté.

      Il faut savoir que certains produits annulent la volonté (la scopolamine par exemple). Il est possible que ces jeunes aient eu le centre de la volonté empoisonné par du fluor ou d’autres produits qu’on trouvent dans certains anti-dépresseurs. Ces jeunes doivent y être plus sensibles que la moyenne.

      Un peuple dont on empoisonne les centres nerveux de la volonté est un peuple d’esclaves dociles.

      Pour ceux qui pensent que la volonté n’est pas gérée par un centre nerveux, essayez donc de ne pas dormir 3 jours de suite.

      Vous verrez que votre volonté n’est pas gérée par vous mais par un centre nerveux. Car quand ce centre nerveux est fatigué (ou empoisonné) il ne marche plus et votre volonté (de rester éveillé) disparaît.

       

      • De l"ensorcellement", de l’"envoutement"... Empoisonnement... c’est a ça que l’on pense dans les sociétés africaines, du nord et du sud.
        Intéressant ce que vous avancez sur le fluor... Peut être que les dentifrices et l’absorption sublinguale sont une cause... Avec les dérivés de contraceptifs présents dans l’eau du robinet, les phtalates biphenols ...dans les aliments en contact avec les plastiques ; les gels douches shampooing... Les sucres et certains yaourts qui modifient les Flores intestinale... Le manque ou le trop d’ensoleillement suivant la région...

        C’est un truc a essayé : se brosser les dents avec du bicarbonate bien dissous dans de l’eau, 2 fois par jour


    • Peut-être un lien avec ce qu’on appelle les "HP" ("hauts potentiels", "surdoués" ou "zêbres" c’est selon) ?? Il parait que c’est fréquent de se sentir "different" et "en dehors de la société" quand on est plus ou moins HP, que l’on soit detecté ou pas.

      PS : Ma mère me casse les #### avec ça...

       

      • Je me reconnais dans la définition de Hikikomori, quand j’essayais un peu de comprendre pourquoi j’étais devenu comme ça je suis tombé sur une vidéo qui parlait de "HP, zèbre" et j’ai reconnu plus ou moins les symptômes, assez pour que je passe un test de QI certifié. Et au final j’ai que 115 de QI mais : j’ai fais tout les tests d’un coup sans pause sauf 5 min pour m’en griller une vers la fin et j’étais encore un peu sous l’effet de mon dernier joint donc peut-être que j’aurais eu 120-125 max. avec moins de stress, pas de dépression et sans le chichon. Mais de toute manière à quoi ça sert à part se réconforter dans sa vie de merde en se disant que c’est la faute aux autres c’est encore PIRE. À la limite, je l’ai fais car j’avais un peu d’espoir de trouver des gens qui pensent un peu comme moi et de me refaire des potes mais recalé.


    • Ben, je croyais que le vivre ensemble tant promu allait tout resoudre ?
      c’est t’y cons nous aurait menti ?comment font les ermites ? Les prêtres ? Les yogis ? C’est vers eux qu’il convient de se tourner desormais avant fermeture de la matrice !


    • Ces reclus forment un peu le "vote blanc", d’une certaine manière : un ras-le-bol légitime, mais pas pris en compte par nos sociologues, décideurs, élite politique, etc ;.... inconsciemment, ces personnes refusent un certain modèle sociétal ; c’est loin d’être une passivité apparente, donc

      Complaisamment, l’article pointe les causes ou "responsabilités" des concernés, mais se garde bien de mettre en cause notre actuelle société, bien plus fautive, selon moi ;
      Entre tout les commentaires, je retiens celui de @héoui : en effet, comment continuer à désirer une société qui crée de l’hyper-concurrentiel, des sous-catégories sociologiques, (harpies féministes, racailles) ajouté à la difficulté de se caser dans un environnement moins enraciné qu’il y a 50 ans....
      Certes, une partie de ces "hikkikomori" sont peut-être dépressifs, mais nos environnements isolent par nature ;
      Vous aurez toujours 2 grilles d’analyse : ceux qui pensent que ces reclus sont fautifs, et ceux qui, subtilement, y voient l’expression d’une société démiurge qui ne propose plus rien de concret pour s’épanouir ou se construire de façon intègre et personnelle ... je penche plus pour la 2e catégorie, vous l’aurez deviné !


    • Il s’agit d’un des resultants d’une société où la Famille et le patriarcat sont systématiquement attaqués alors qu’ils sont essentiels. Leur manque crée une société progressivement faite de mâles et de femmelles passifs et incapables de tout engagement.


    • Hikikomori, c’est pas ce qu’ici on appelle larve ?
      J’en ai déjà été une pendant un peu moins d’un an. La raison était le shishon, les jeux vidéos et le porno. Si je pouvais donner un conseil aux larves, la randonnée. La France est le pays le mieux balisé pour la randonnée avec ses GR. En marchant on s’émerveille, rencontre d’autres gens, et on a envie de se cultiver. Des GR il y en a partout, sortez de chez vous pauvres fous de casaniers !


    • "Je suis un homme parce que je refuse le salariat et les embouteillages" disait très justement Alain Soral il y a des années.

      Qui est le zombie, celui qui s’isole de ce monde dégénéré, ou l’employé / cadre du tertiaire complètement aliéné qui fait vivre ce monde ?

      Personnellement, il y a bien longtemps que j’ai décidé que le temps libre avait plus de valeur que l’argent, et j’ai choisi de vivre chichement au RSA plutôt que de bosser dans un boulot à la con du tertiaire comme plus de 80% des Français. Parasite me direz-vous ? D’accord, mais un parasite à 485euros par mois, ce qui n’est pas grand chose par rapport aux parasites de la finance, des assurances, de la "com", du marketing, de l’événementiel etc... Eh oui, l’écrasante majorité du monde du travail dans les pays modernes est inutile, voire carrément parasitaire. Et malheureusement les métiers dans lesquels on pouvait jadis s’accomplir, par exemple ceux de l’artisanat, ne permettent plus de vivre décemment.
      J’ai vu mon père mourir à 3 ans de la retraite, je suis vacciné.

      Néanmoins, vivre en retrait ne doit pas être une excuse pour consommer du porno et des jeux vidéo à longueur de journée. La lecture est un passe-temps encore autorisé et peu onéreux déjà, puis il y a le jardinage, le sport, la randonnée, le bénévolat dans un domaine qui vous tient à cœur etc. Un vélo, un sac à dos, une tente, un billet de bus, ça ne coûte pas grand chose et ça m’a permis de visiter notre beau pays et même une grande partie de l’Europe, et je suis bien plus rayonnant que mes proches qui passent leurs journées à faire des tâches répétitives.

       

      • Qu’est que je suis d’accord avec vous ! Pour ma part je travail à mon compte de chez moi... Je gagne correctement ma vie. Je n’ai pas la télé, je télécharge des films et des séries. J’ai résilié Netflix trop débile et trop dans "l’air du temps, celui qu’on veut nous imposer".

        Je sors lorsque c’est nécessaire et parfois avec plaisirs pour gouter l’ambiance, enfin, humaine du marché, ou avoir le sourire et le brin de discussion avec la boulangère. Des être humains quoi, pas des zombies derrière leur volant, ou poussant leur caddie..

        Cette société devient totalement inhumaine et les inadaptés se retranchent donc chez eux.

        La question que devrait se poser l’article c’est pourquoi il y a encore des gens dehors quand on voit la débilité du monde dans lequel nous vivons.


    • "Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade". (Krishnamurti)
      NB : pour rappel, Krishnamurti avait été destiné à devenir le chef de la Théosophie avant de se défiler et de fonder son propre enseignement. La Théosophie est une société initiatique auquel René Guénon a consacré un ouvrage très critique.

       

      • Salut, j étais dans plusieurs secte et cette pensée new age, je pense que c est la religion des illuminati, adapté au peuple.

        Beaucoup de livre new ages sont en vente en super marche.

        Comme concept on a, développer sont cote féminin, le non jugement, la destruction de l ego, la mediumite, le végétarisme, le nouvel age après une periode de chaos, ne pas lutter contre le système, l intériorité, la religion asiatique

        Tout ces concepts rendes les gens malade et schizophrène, j ai vu les dégâts sur moi et autour de moi


      • J ai souffert de ce "flou" spirituel, doublé d une grande méfiance - et je le remarque également chez des gens qui sont en recherche , ou en demande spirituelle , mais qui ne veulent pas se engager dans une religion, et surtout pas dans la religion de leurs ancêtres ou de leur pays . Pour exemple, j en veut l admiration pour des moines bouddhistes de certains, très respectable, qui se doublé d un désintérêt pour les moines chrétiens !
        Guy Gilbert l observait : " on prend un peu de catholicisme, un peu de boudisme, mélangé de protestantisme et d autres spiritualité, et on mélange"
        Pour moi je souffrais du relativisme ambiant, et également de la maladie de ne pas vouloir s engager, de vouloir faire du " a la carte", qui est une maladie de civilisation


    • Je pense que ce phénomène vient surtout du sentiment de non appartenance qu’un individu peut ressentir sans pour autant en avoir pleinement conscience dans une société sans repère réel, sans identité sociale...par exemple dans le temps aussi difficile que pouvait être la condition ouvrière il y a avait toute une mythologie autour d’elle, une conscience identitaire, une culture, un esprit de corps...de nos jours que cela soit dans ce qui reste de l’emploi dans le tertiaire ou dans les masses d’employés du tertiaire on a à faire à des individus atomisés, sans conscience de classe, sans solidarité...sommés d’adhérer à des idéologies délirantes dysfonctionnelles...qui rentrent chez eux pour se morfondre devant la télé...qui s’anesthésient à coup de chichons, d’anxiolytiques...où à l’inverse recherche l’hyperstimulation de la cocaïne...
      Face à ce qu’offre cette société on peut comprendre que certains n’aient tout simplement pas la motivation pour s’insérer dans un projet qui n’offre rien. Ils choisissent alors la solution de facilité consistant à vivre dans le confort sécurisant et stable d’une piaule chez papa et maman...


    • Si les hikikomori sont des hommes, je ne pense pas que ce soit pour la raison evoquee, mais parce qu’une fille de 15-25 aura toujours la possibilite d’une vie sociale. Bien au contraire pour elles c’est l’age d’or, alors que pour nous c’est l’age de la pire competition


    • Le désir d’isolement est de fait une réaction normale puisque l’individualisme est très anti-naturel sur le plan humain : L’homme ( les hommes) a toujours lutté ensemble et contre.. L’isolement représente justement le "ensemble et contre". C’est une chrysalide, une projection intériorisée d’un groupe- initiatique -qui n’existe plus. Tant pour l’homme que pour la femme.

      Si tu veux reprendre ta vie en main dans le Capital omniscient, il n’y qu’une seule voie : la voie active du Capital.
      L’emploi, à bien y regarder n’est pas une voie, mais peut être un tremplin pour créer son métier. En passant outre le fait de l’immense difficulté de la chose ; pas la peine de chialer !

      RSA : te paye pour dormir en chenille.

      Accepte d’être un prédateur, en sachant trier le bon grain de l’ivraie, tant dans ce que tu produis que dans ceux que tu sélectionnes pour écouler ton savoir ; comme un sachant qui refuserait un psychotique dans son cabinet de philo-analyse parce qu’il faut savoir accepter de ne pas être Dieu, et que tout n’est pas de ton ressort.

      Accepter d’être ce que tu es : un chasseur, et rien d’autre. Même la jonquille tire sa moelle en la volant à la racine d’un autre. La jonquille n’est pas une méchante salope.

      C’est ça qu’il faut se remémorer, parce que c’est la mémoire qui nous a été volée par le discours sucré de l’économie politique de la sociale démocratie domesticatoire qui nous dit : accepte de TE faire voler par la jonquille politisée.

      Nous sommes sous le dogme d’un paradigme paradoxal, l’Homme est bien plus puissant que lui : on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, ce serait improductif, alors enfile ton art-mur. Oui !.. Tu l’es !

      Tu es romantique ? Prends les armes : c’est à dire combat l’ennemi sur son propre terrain : pourquoi ? Pas d’autres choix.
      Fais que tes armes soient l’intelligence vraie, gomme tes préjugés, tu gommeras ta peur, tu créeras ton réel en passant par la réalité faussée du système en devenant l’anomalie de ce système qui réoriente son cour en étant ce que tu es toi-même : L’incarnation du vrai, du bon et du juste. S’il faut te couper les cheveux, revêtir des vêtement improbables, avoir des attitudes étranges, fais-le ; tu verras plus tard si c’est trop ou pas assez. En une phrase "Deviens qui tu es".

      Et on se fout de qui a dit quoi ! Cesse de vouloir dé-battre ! Bats-toi !

      Le plan de la Cité est au fond de toi depuis le début, cesse de l’obscurcir.

      Ce qui manque à ce monde : c’est Toi !

       

      • "Ce qui manque à ce monde c’est Toi" Sérieux ?!
        Comme disait mon père, des indispensables il y en a plein les cimetières !
        Certes certains sont capables de vivre dans des illusions de grandeurs avec un ego hypertrophié...ainsi on voit des bons à rien, des monsieur tout le monde bossant dans le tertiaire se prenant pour des super héros de Marvel...cet état d’esprit agrémenté d’un peu de cocaïne leur permet de se donner la motivation pour fonctionner dans cette société dysfonctionnelle...jusqu’au jour où l’éternel retour du concret les ramène brutalement à leur triste réalité. Un licenciement...un divorce...la perte de leur domicile...et c’est l’effondrement, la clochardisation et la prise de conscience aiguë que le monde n’a pas besoin de sa petite personne...


      • A Goy Pride :

        Et alors ? Vous conseiller de se noyer ? Ou préférez-vous débattre ? Réfléchir à une solution politique en en commentant les effets mortels, frustrants, libérateurs.. ? Réagencer l’économie politique ? Faire disparaitre la cocaïne de la surface de la Terre ? Supprimer les horodateurs ? Choisir le tout-électrique ? Ou faire des assassinats visés ?
        Devenir pire que ceux que conspuez ? Encouragez les âme nobles au suicide puisqu’il vaut mieux rester chez soi que participer à ce manège ? En somme préférer l’ombre à la lumière puisque la lumière est celle glacée de l’enfer au dehors ?

        Mon père, lui aussi, a dit pas mal de d’ânerie.

        Si techniquement c’est faisable, disait Jacques Ellul, ce sera fait. Mais qu’est-ce qui est techniquement faisable si aucune manoeuvre d’amorçage qui va dans ce sens n’est enclenchée ? Aucune, et ce si l’âme se confine en l’oubli de l’Esprit...

        Quelle est la technique du bien-vivre ? je n’aurai pas la prétention d’en exiger la définition, car, visiblement et ici, chacun a potentiellement la sienne.
        Mais ce qui est certain, c’est que dehors, sous la fable éternelle des rayons du soleil, beaucoup d’indispensables manquent à l’appel, non parce qu’ils sont morts, mais parce que beaucoup d’entre-eux se sont laissés convaincre que c’était mieux ainsi. Et forcément ils manquent à certains ; en fait, ils manquent à beaucoup, et pour tout dire : à trop. N’oublions que les sujets est ceci :les Hikikomori

        Alors ceux-là sont remplacés par d’autres, brillant de camelotes, qui jure à l’esprit par des impostures qui ne sont que sophismes, qui prônent vulgarité en déclarant noblesse, etc...

        Ainsi deviennent-ils des référentiels, momentanés, pour d’autres, et ainsi va clopin clopant la marche du monde des Hommes.

        Ce que vous devez comprendre c’est que je ne suis pas pro-Ellul, ou pro-ceci ou pro-cela ; ce raisonnement pris pour vôtre, tiendrait de ce que vous conspuez et de ce que moi aussi je conspue, le débat qui ne mène à rien d’autre qu’à l’agitation stérile, à la gloire d’un oeil, organiquement seul, et érigé en étendard. Reste à savoir s’il est celui d’Horus ou de Rodrigues ; mais il faut comprendre qu’ici est une impasse.

        C’est toute la nuance du savoir trier le bon grain de l’ivraie. Dans cette parabole, alors qu’un ennemi a semé de l’ivraie dans un champ de blé, le maître dit à ses serviteurs de ne surtout pas chercher à l’enlever tant que la moisson n’est pas prête...

        Alors oui :

        Ce qui manque à ce monde : c’est Toi !


    • C’est normal de s’isoler de cette société de tarés dans un système pourri. Publicité,consommation,loisirs de merde et hors de prix, enculage politique,racket fiscal et répression flicarde, traitres au pouvoir, télé merdique et nauséabonde, individualisme et égoïsme général, média pourris, mensonges permanent,... plus qu’une chose à faire,rester chez soi !

       

    • A la lecture de cette article, j’ai comme l’impression de me reconnaitre en partie dans leurs dires ou gestes du quotidien, à savoir : être un jeune mâle blanc de - 30 ans, issu des couches moyennes de la société, avoir été dans une position de relative isolement du fait du rejet de la société techno-capitaliste maladive.
      Cet article, essaie malheureusement de les psychiatriser et ne pose jamais la question de la nocivité des relations sociales de nos jours et en quoi le développement des nouvelles technologies créent de facto des dépressifs.
      Pour ces jeunes hommes cités dans l’article, le premier moyen de sortir de l’isolement, c’est quitte à aller dans des associations de passionnés en informatique et en jeux vidéo, ça leur fera un premier contact sain avec le monde extérieur et ensuite progressivement, ils pourront s’en sortir.
      J’ai l’impression que pour éviter de tomber dans ce type de dépression, lorsqu’on est dans une position de rejet de la société, il faut avoir des valeurs morales et spirituelles très forte, digne d’un héros grec.
      Un conseil pour des jeunes en souffrance : ne tombez pas dans les substituts de sociabilité du capital, qui sont plus nocifs qu’ils ne vous aident pas vu que c’est frelaté à la base.


    • Des individus trop protégés et infantilisés par des parents qui ne leur ont pas appris à avoir des responsabilités, à entreprendre, les codes sociaux, la vraie nature des rapports humains.

       

    • Et on s’étonne ? Moi même j’en suis au même point. Vous voulez faire quoi pour cette société. Satan est partout dans tous les recoins. Si vous vous opposez à lui vous serez ostracisé. En exemple : Cela fait plus de 10ans que je suis éveillé, j’ai tenté à maintes reprises de partager ma connaissance auprès des gens qui m’entouraient manipulation, pédo-satanisme et j’en passe Résultat ? Ba je suis un nazi^^ Plus de famille, plus d’amis..Les femmes c’est même pas la peine d’en parler. Par contre il y a 10ans quand je bossais encore pour Satan à Genève a me gaver de pognons et d’orgueil là j’étais hyper entouré, des amis de la famille des femmes qui me convoitaient comme jamais. Si vous voulez avancer sur le chemin de la vérité vous le ferez seul et tout au long du chemin tous ceux que vous aimez vous jetterons des pierre. Amen

       

      • tellement vrai ce que tu dis mon DIEU ! et j’en sais quelque chose aussi !

        sur 100 personnes plus de 90 rejettent la Vérité aujourd’hui ! tout de suite on m’insulte on me fait passé pour une folle mais je m’en fous moi j’ai choisi le CHRIST alors les insultes "même pas peur !"

        tous ces gens qui refusent La Vérité ont un même point commun : l’argent !
        l’argent ils se damneraient pour en avoir ! il ne parle que de ça d’ailleurs !
        hypocrites, menteurs, orgueilleux, le portrait est toujours le même !

        mais j’ai remarqué qu’aujourd’hui il s’est rajouté un paramètre nouveau en plus :
        leurs conneries ou débilités poussées à l’extrême !
        c’est à dire que même si tu cherches à leurs faire du BIEN ils te tapent dessus (verbalement, physiquement, ou même dans certains cas ils tuent), c’est à dire que ces gens sont tellement mauvais aujourd’hui qu’ils imaginent en permanence le mal chez l’autre alors que ce mal est en eux !

        à vivre au quotidien, aujourd’hui bah faut être très costaud moralement quand même ! c’est très dure. Moi je dois dire que la vie de Jésus, des Saints, des vrais Chrétiens d’aujourd’hui, ceux qui y laissent des plumes, ceux qui ont un courage monstre, est pour moi un vrai réconfort dans les moments difficiles. Mais je préfère mille fois sentir la rose que sentir la merde puante comme tous ces morts vivants qui mettent l’argent sur un pied d’estal !


    • Ho bah zut alors...la vie est dure et n’est pas comme dans les jeux vidéos.
      Génération de fragiles au cerveau fondu par les consoles ou ordi qui ,comme des mômes s’adonneront encore aux jeux de rôles à l’âge où on est sensé être adulte.

      ’’ Jadis ’’, à 20 ans environ ( 18 pour ma part...) ,on te donnait un sac à dos, un treillis et il en était fini de te palucher dans ta piaule cajolé par môman...

       

    • Mon Père est en relation avec des gens, qui gagnent magnifiquement leur vie, entrepreneurs, industriels, négociants, banquiers, épiciers et bouchers. Toutes ces brutes se déclarent satisfaites, cela ne lit presque jamais ou seulement un mauvais livre, cela calcule en évitant de réfléchir, cela travaille et jouit durement, ce sont les forces vives de la nation, le monde est plein de pareils hommes et beaucoup les envient, en souhaitant de prendre un jour leur ressemblance. Les voilà, pourtant, ceux qui poussent à la catastrophe, plus que les Nihilistes, qui s’en vantent !

      Ma confession, albert caraco, éd. l’Âge d’homme, 1975, p. 90 (1975)

      j’y voit un nihilisme existentiel (*) caractérisé par le refus d’être ce que les autres deviennent afin d’améliorer ce que je suis en m’éloignant inexorablement de ce que je fus
      je suis quelqu’un parce que je refuse le salariat et les embouteillages, A Soral a raison, n’en déplaise, d’ailleurs ceux qui souhaites "être quelqu’un" sont copieusement "schlagués"
      "bof il ne vaut pas grand chose, c’est un rêveur, et comme tous les rêveurs il est feignant "

      (*) Le nihilisme existentiel n’est pas un nihilisme philosophique (le nihilisme de la disparition de la transcendance chez Nietzsche et Sartre), politique (Tourgueniev) ou littéraire (Céline) c’est un nihilisme lié à l’être et à la perte de familiarité du monde et du contact vital avec la réalité lorsque l’individu n’habite plus le monde mais est colonisé par lui


    • Le chômage y est pour beaucoup et pôle emploi qui fait semblant de vous aider alors qu’il n’y a pas de travail aussi ! Des tonnes de CV envoyés restés sans aucune réponse, un ou deux entretiens d’embauche en une année de recherche avec des patrons irrespectueux et arrogants ne vous considérant même plus comme un être humain mais comme un esclave ! Les quelques bonnes places avec bon salaire sont gardées par Pôle Emploi pour les fils à papa pistonnés !

      Mon fils qui a 30 ans a déjà fait 2 burn out à son actif vous trouvez ça normal ?!!!!!
      Le travail aujourd’hui c’est une souffrance, travail sur 6 jours mal payé avec des heures supplémentaires à gogo non payées, aucun respect du patron, aucune considération du travail accompli ! Obligé de faire le boulot de 4 personnes au lieu d’une et obligé de venir une heure en avance tous les matins sans être payé pour réussir à ce que tout soit fait dans les temps (en courant toute la journée biensûr et avec un stress de fou) planning au jour le jour donc ne peut rien prévoir dans la semaine pour lui, pas de pause (même pas pour pisser), pas de primes même pour Noël !

      Pas de sorties entre amis car trop fatigué de sa semaine, porte des charges très lourdes alors que c’est interdit ! Voilà !
      et une fois payé toutes ses factures il lui reste rien de toute façon, donc pas de sorties, pas de petits plaisirs et jamais parti en vacances car pas les moyens !

      Vous croyez qu’il est fainéant ? biensûr que non je connais bien mon fils mais cette société capitaliste voulue par Macron écrase et broie tout par sa totale inhumanité aujourd’hui, je sais que si mon fils n’était pas croyant il se serait suicidé c’est certain !

      D’ailleurs j’en profite pour remercier de tout cœur Mr SORAL qui n’imagine pas le bien qu’il fait aux jeunes (et même aux moins jeunes !) en les poussant à chercher la vérité pour sortir enfin la tête de l’eau de ce monde sioniste et capitaliste qui écrase tout et nous fait sombrer ! Je remercie Jésus CHRIST d’avoir mis Mr SORAL sur notre route pour remettre de la lumière dans notre esprit et comprendre d’où vient le problème ! MERCI MON DIEU, MERCI MR SORAL !


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