Egalité et Réconciliation
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L’affaire Jonathann Daval est-elle le procès de l’humiliation sociale et sexuelle d’un homme ?

Que s’est-il passé ce soir-là ? Un « effet cocotte-minute », comme le suggère son avocat Me Randall Schwerdorffer, dans le cadre d’une dispute ? « C’est tout à fait envisageable », selon Tony Arpin. « Un mot de trop a pu le renvoyer à des agressions quand il était enfant et déclencher cette fureur qu’il avait sans doute depuis longtemps ». Alexia n’aurait-elle pas plutôt envisagé le divorce ce soir-là, une hypothèse privilégiée par sa famille ? « Jonathann Daval ne supporte pas la rupture, il a un besoin de protection permanente », abonde le psychologue. Malgré ses multiples versions – l’avocat général Emmanuel Dupic en a décompté jusqu’à sept – jamais l’accusé n’a évoqué cette éventualité. (Le Parisien)

Il y a trois ans, le 30 octobre 2017, le corps d’Alexia Fouillot, une jolie jeune femme blonde de 29 ans, était retrouvé en forêt, à moitié calciné. Après avoir joué à l’innocent et pleuré pendant une déclaration en public, son mari, Jonathann Daval, avoue le crime. Ensuite, tout se complique : on a une victime, on a un meurtrier, mais quel est le mobile ? Et nous voilà repartis pour une nouvelle affaire Grégory...

 

Deux versions s’affrontent, dont l’approche est essentielle, car elles vont accorder ou non au mari les circonstances atténuantes. Pour info, la perpétuité (30 ans) a été requise contre lui ce samedi 21 novembre 2020 [1], ce qui a fait hurler l’avocat de Jonathann, pour qui la perpétuité s’inflige aux individus considérés comme dangereux pour la société. Jonathan, dangereux ? Au fait, comment peut-on, si l’on n’est pas fou – et Jonathann n’est pas fou –, frapper, étrangler, brûler sa femme et abandonner son corps sous des branchages en forêt, comme dans un crime passionnel en noir et blanc ? Et d’abord, y avait-il passion ?

 

« T’es impuissant, tu bandes pas, t’es une merde »

Nous allons vite passer sur la généalogie des deux êtres. L’un est issu d’une famille pauvre et nombreuse (7 enfants, décès prématuré du père), l’autre d’une famille aisée (une brasserie-PMU, une implication dans la vie sociale) et heureuse. Jonathann a un complexe social quand il arrive dans la famille Fouillot, une famille très unie, sous-entendu pas comme la sienne. Il est considéré comme un fils par ses beaux-parents, qui l’accueillent avec un certain paternalisme. Jonathann ne se remettra jamais de ce différentiel social, mais ce n’est pas un mobile : ça arrive tous les jours lors d’un mariage inter-classes sociales, quand un pauvre se marie avec une riche (rare) ou une pauvre avec un riche (moins rare). Dans le sens Daval-Fouillot, le gendre est nécessairement dominé et par le père (on le voit sur la photo), et par l’épouse (Alexia). Et c’était le cas dans la famille Fouillot : Alexia décidait de tout.

 

 

On arrête ce récit simplifié une minute, qui ne cherche pas à se substituer à la justice, mais qui montre jusqu’où peut aller un homme humilié dans un univers qui n’est pas le sien (classe sociale supérieure), et avec une femme qui le domine à la fois socialement, et sexuellement. Parce que les « troubles de l’érection », révélés pendant le procès, de Jonathann, incapable de donner un enfant et du plaisir à sa femme, sont au cœur du débat. Naturellement, on va nous accuser de faire du masculino-centrisme, du machisme ou de l’antiféminisme. N’empêche qu’il ne faut pas aller chercher bien loin le mobile du meurtre dans ce cas : un homme qui ne peut pas être un homme, socialement et sexuellement, soit devient homosexuel, soit fait une dépression (alcool, drogue, désespoir), soit il cogne sur celle qui fait de lui un non-homme. D’ailleurs, la maman d’Alexia ne s’y est pas trompée, en sortant du procès le jour où Jonathann a fait un malaise, elle a déclaré :

« Il voulait rester le fils auprès de nous, sans doute. Il voulait remplacer Alexia. Ça fait froid dans le dos. Heureusement que tout ça est fini parce que je n’ose même pas imaginer la suite. »

 

On peut voir les choses comme ça, de loin, comme un remplacement, où Jonathann voulait être le fils chéri des Fouillot, cette famille parfaite, mais sans l’humiliation générée par sa femme qui en plus se donnait du plaisir avec des sextoys, c’est-à-dire sans lui. Elle s’enfermait dans sa chambre et le trompait, en quelque sorte, avec des godemichés.

Pour le psychologue, « tous les signes indiquent un traumatisme archaïque vécu dans la petite enfance ». Et si l’intéressé ne s’en souvient pas, les experts penchent tous pour un trauma d’origine sexuelle, en raison des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) développés par Jonathann Daval à l’adolescence : lavage des mains intempestif, douches longues d’une heure pour se frotter… L’expert fait à ce titre le rapprochement avec ses troubles persistants de l’érection à l’âge adulte, en dépit de médicaments prescrits à la dose maximale. Une défaillance qui le mettrait ainsi « face à l’impossibilité de devenir un homme en devenant lui-même père », relève le Dr Carpentier. (Le Parisien)

La plupart des hommes qui vivent ces situations de soumission socialo-sexuelle, en général, boivent ou cognent sur leur femme. Ou font les deux. Ils rétablissent ainsi la hiérarchie « naturelle » que l’homme a perdue suite au bouleversement socio-économiques des années 60 et à l’apparition de la pilule, deux événements qui ont donné aux femmes le moyen d’échapper à la domination du mâle. Les femmes, 50 ans après leur « libération » (mettons 1970), travaillent, décident de leur vie, de leur(s) amour(s), de leurs amants, de leur mari, et personne ne peut rien y faire. Il faut alors revoir son logiciel de séduction pour non seulement les attirer, mais aussi pour fonder un couple harmonieux. Le féminisme coûte plus cher, à tous points de vue, à l’homme d’aujourd’hui. Il est plus difficile de dominer une femme en 2020 qu’en 1950, où c’était la norme. Mais beaucoup d’hommes n’ont pas saisi ce changement, et considèrent la femelle comme un droit, un droit de domination et de jouissance. Jonathann n’avait aucun moyen de retenir sa femme, de contrôler sa vie, ses désirs, et il ne pouvait pas satisfaire son désir d’enfant (à elle). Ce sont les psychiatres qui le disent : il aurait voulu être son seul enfant, à elle... Mais ça ne tient pas trop debout.

Plus réaliste, la venue d’un enfant, qui plus est d’un fils, l’aurait peut-être évincé définitivement de la vie de sa femme : une fois l’héritier venu, l’inséminateur peut disparaître. À ce propos, il n’est pas rare de voir des épouses ne plus désirer leur mari après un ou deux enfants, une fois que leur désir d’enfant est accompli. Le mâle ne sert plus à rien, à part déboucher l’évier et payer les factures. La domination historique de l’homme sur la femme s’est transformée en lutte sourde pour le pouvoir dans le couple, chacun avec ses arguments. Et là où l’homme a encore l’avantage physiquement, il l’a de moins en moins économiquement et ne l’a jamais eu psychologiquement.

 

 

Quand Aude Barietety, auteur d’un livre sur l’affaire, avance que ce qui a touché les Français, c’est d’abord la mort d’une joggeuse, puis le mensonge du veuf éploré pendant trois mois, elle se trompe. Quand un fait divers devient un phénomène de société, c’est qu’il touche à la structure des choses, et selon nous ce fait divers a pris l’importance qu’il a prise parce que c’est le procès de la nouvelle relation hommes/femmes, le procès de l’homme qui n’accepte pas de perdre le pouvoir sur la femme et au profit de la femme.

Notes

[1] Jonathann Daval a finalement écopé de 25 ans de prison.

Comme prévu, sur E&R :

 






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181 Commentaires

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  • Ce que je retiens (du coup, il y a des choses sur lesquelles je suis d’accord d’autre pas) :
    on nous parle beaucoup des féminicides mais rarement du fait que dans 30-40% des cas concernés, l’alcool est impliqué. Pire : Schiappa va jusqu’à dire "ça ne saurait être la cause, certains boivent en grande quantité et ne seront pourtant jamais violents. ça en dit long sur sa volonté de résoudre le problème, un peu comme SOS Racisme... En tout cas : il dit avoir pris un digestif avant la dispute, revenait d’un repas où il a probablement bu et c’est elle qui conduisait...
    cette affaire a d’abord servi à montrer les hommes qui regardent les femmes, je vous rappelle les marches blanches quand le mensonge prenait et que tout ça ressemblait à un rôdeur... sauf que via le secret d’instruction bafoué, de toute évidence les médias savaient dès le départ que c’était probablement le mari... Par contre, ils ont pas hésité à montrer du doigt son avocat pour pas grand chose...
    Il y a eu des charges délirantes sans fondement : viol post mortem (d’un gars impuissant qui manifestement n’aime plus sa femme !), mise en cause de la mère de l’accusé (sur la seule base d’un cheveu dans le coffre de la voiture...), empoisonnement (alors que la mère déclare à la barre que quand elle parlait à sa fille de la perte de poids, elle évitait le sujet..), utilisation des médias ("souhaitez moi bonne chance les journalistes")... tout ça avec l’approbation médiatique.

    Ma conclusion : le fait divers en lui même est banal (rainman l’intrinsèquement soumis a un soir pété un câble à force de refouler, sans doute après avoir un peu trop bu, puis a tout fait pour tenter de masquer son meurtre : c’est pas Lelandais, faut arrêter...), c’est son instrumentalisation qui doit nous faire réagir. Et arrêter de dire qu’il a menti à la France entière : pour le coup, ce sont les médias qui ont fait coup double en transformant ce type en monstre absolu.

     

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    • L’homosexualité réelle ou supposée de l’accusé a été passée sous silence pour les raisons que l’on sait tous ici.
      Elle ne le faisait pas bander car au fond il etait pédé,il l’aurait donc tué car il était pédé ?
      C’est cette déduction foireuse,ce raccourci facile que la société progressiste dans laquelle nous vivons ne veut pas.

      Je ne sais même pas si utiliser l’homosexualité comme argument de défense aurait été pertinent ou pas.
      On parle d’un "feminicide"quand même suivi d’une tentative de camouflage foireuse(comment un soit disant informaticien ne sait pas que son véhicule de société est équipé d’un tracker ?).

      Le cinéma qu’il a joué avec ses beaux parents était très malsain,puis les accusations bidons contre le beauf pathétiques.

      J’ai pas vraiment envie de le défendre,ça tape un malaise vagal mais pour trainer et cramer un corps en pleine forêt puis jouer le veuf incosolable entouré de beau papa et belle maman là ça pète la forme
      ...
      Et les beaux parents,parlons en,je n’ose vraiment pas imaginer ce qu’ils ont pu ressentir mais il y a une impudeur qui me dérange chez ces gens,

       
  • Ce type a empoisonné sa femme qui refusait de prendre même un effaralgan, acharnée qu’elle était à vouloir tomber enceinte, (elle écrit à sa sœur, qui lui dit de prendre du paracétamol alors qu’elle a mal à la tête, par texto, versé aux scellés : je ne peux rien prendre, et ne prendrai même pas un paracétamol), il l’empoisonne donc pendant plusieurs mois avec du Myolastan (anti inflammatoire interdit à la vente depuis 2013), du Tramadol (anti-inflammatoire opioïde), des somnifères et des anxiolytiques, il a ensuite bombé sa femme de 15 coups de poing dans la gueule (le visage d’Alexia a été retrouvé massacré, le nez éclaté, il l’a ensuite tué à mains nues en l’étranglant pendant 4 à 5 minutes a établi l’enquête lors de la reconstitution du meurtre, suite à cela il a ensuite violé son épouse post mortem, des traces de sperme ayant été retrouvé dans son vagin, sur son short et sur l’ensemble des vêtements qu’Alexia portait alors qu’elle a été retrouvé en morte en forêt, des traces d’échymoses anales ont également été retrouvées sur le corps de sa femmeil l’a changé alors qu’elle était déjà morte, en lui mettant son short de footing, des baskets et son tshirt, . Il a ensuite trainé le corps par les pieds, lui a fait dévalé les escaliers et l’a mis dans le coffre de sa voiture. DAVAL est ensuite aller dormir.
    Le matin, il s’est réveillé, est allé transporter le corps dans la forêt, et a foutu le feu principalement sur les parties intimes de sa femme. Au magistrat instructeur, ayant l’intime conviction que c’était pour cacher ses viols post mortem, et qui lui demandera "pourquoi avoir insisté sur les parties intimes de sa femme", l’accusé répondra : "je sais pas, ça s’est fait comme ça."Suite à cela, il va boire un café dans le bar de son beau père, ensuite il se dirige chez sa belle mère en lui disant que sa femme a disparu.Ensuite, gendarmerie, recherche du corps d’Alexia, et mensonges aux gendarmes (qui ne seront pas dupes dès les premiers instants et n’auront de cesse d’accumuler tous les éléments contre Daval).Marche blanche.Daval éploré, Jogging de soutient avec un Daval qui se pointe souriant, serrant la louche à tout le monde,et ensuite funérailles avec sa veste de mariage barriolé ou, il se vautre sur le cercueil.Il vit chez ses beaux parents chez lesquels il se répand en larmes pendant plus de 3 mois.Il se fait coffrer par la patrouille et après avoir avoué au mobile de sa femme chiante,accuse ensuite la famille de la victime de meurtre.Simple rappel.

     

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    • Un gars bien et équilibré assurément... Heureusement qu’il ne lui a jamais fait de gamins.

       
    • Rappel utile, merci !

      En fait, un pauvre type, qui fait partie de ceux qui ne pensent pas avec leur cerveau mais exclusivement avec un organe - en principe érectile - situé à l’opposé, et le sien étant ce que l’on en sait, il ne pouvait pas aller bien loin dans quoi que ce soit qui soit digne d’un homme.

      Un malfaisant, qui ne mérite pas le nom d’homme et ne fait aucunement partie de ceux qui sont - quoi qu’en disent ces hystériques féministes d’aujourd’hui - heureusement encore majoritaires, pourvu que ça dure !

      Une tragédie pour cette jolie fille, qui a rencontré ce taré à 16 ans, et qui aurait dû le larguer tout de suite, mais que sait-on de la vie quand on n’a que 16 ans et que c’est le premier ?...

       
    • Soyons clairs : ce qu’il a commis ne peut être excusé (au mieux comprendre le pourquoi et le comment) et est plus violent qu’une affaire ordinaire. Et le verdict est logique compte tenu de l’horreur, de la dissimulation et de la mise en accusation de l’ex belle famille. Maintenant, il y a des choses qui ne tiennent pas trop non plus :
      L’empoisonnement n’avait pas été retenu, quand même remis sur la table pendent le procès (pour une raison tactique : obtenir la charge "préméditation"), et au final écarté dans le verdict. Tout simplement parce que tout ce qui était concret, c’était la présence de médicaments autres que son traitement (tout comme le cheveu de la mère du coupable dans le coffre de la voiture ne prouvait nullement sa participation). Maintenant, un peu de réalisme : si vous vouliez tuer votre conjoint en bonne santé de moins 30 ans sportif, tenteriez vous de l’empoisonner à petit feu ? ça ne tient pas debout, désolé... L’automédication volontaire est pour moi la seule piste pas trop déconnante (quand on vous fait des remarques sur votre poids et que vous faites tout pour éviter le sujet, c’est le signe que vous savez des choses mais ne voulez pas en parler).
      lL’ultra-violence n’est absolument pas incompatible avec un pétage de plomb par définition non prémédité.
      Le viol postmortem a été fortement mis à mal au cours du procès. Et objectivement, c’est ubuesque : on a un homme qui a des problèmes d’érection et évite sa femme (et manifestement il ne pouvait plus la voir en peinture)... Donc désolé, ça ne colle pas.

      Pour tout le reste, c’est dramatique mais c’est ainsi : vous avez un lâche qui a tenté de maquiller son homicide à lui en un autre type d’homicide, et qui ne trainait plus exactement un être humain vivant mais un cadavre... Même si je vous accorde les zones d’ombre pour la crémation (ça aurait été plus "rationnel" - compte tenu de son horrible logique - de complètement le brûler)

      Enfin, ne pas oublier que tous les protagonistes ont été pollués par les médias. Sans les médias, il aurait sans doute été coffré plus tôt, n’aurait peut être pas accusé sa belle famille (je parie qu’il l’a fait en regardant cette famille à la TV quand il était en détention pour se venger de leurs propos ou et de leur omniprésence médiatique) et aurait sans doute pu donner plus d’explications (attendues) à la famille...

       
  • certaines femmes aimeraient beaucoup que celui qui ne bande pas pour elle soit nécessairement pédé. Et je vois ici que beaucoup d’hommes le leur accordent volontiers..
    il ya de nombreux motifs d’impuissance (excès de porno déviant, masturbation excessive, empêchement à bander en face de l’objet désiré..), surtout si celle-ci est arrivée progressivement..
    ce couple a quand même duré. et elle l’appelle aussi "mon amant" dans un de ces courriers.. ce serait quand même grotesque s’il ne l’avait jamais pénétré.

    Peut-être une impuissance récente ? sans doute n’a-t-il jamais été vraiment vigoureux, mais l’impossibilité s’est elle aggravée avec le temps

     

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    • Ce n’est pas juste une question d’impuissance ou de ne pas arriver à avoir une érection ! Alexia dit dans un texto, versé au dossier, à une amie : "Lorsque j’essaie de m’approcher de lui, de le caresser, il me repousse. Il ne veut PAS que je le touche." WTF ?!?!

       
    • Quand tu es impuissant, tu n’as surement aucune envie de faire face à l’échec, et tu repousses l’acte. Je ne vois rien de très étonnant jusque là.
      L’a-t-il repoussé pendant 7 ans, ou était-ce un phénomène récent ? Su cela durait depuis aussi longtemps, elle aurait surement fini par abandonner pour aller voir ailleurs. La frustration et la colère qui ont été la siennes ce soir là sont plutôt le signe que c’était récent (quelques mois, au plus 1 ou 2 ans).

       
    • Quoi qu’il en soit, rien, absolument rien, ne justifie une barbarie pareille, qui ne ressort absolument pas du coup de folie d’un crime passionnel, mais de la violence la plus extrême et de la manipulation des plus perverses !

      On peut lui trouver des circonstances atténuantes, mais certainement pas excuser tout cet enchaînement d’actes odieux et inhumains : aucun homme digne de ce nom ne peut être capable d’un enchaînement d’atrocités de ce degré-là.

      Il aurait mérité la perpétuité, il pourra demander la conditionnelle dans 8 ans seulement : on ne peut que craindre le pire pour celles qui croiseront alors sa route...

       
    • Rien ne justifie le crime FREDERIQUE. Je réponds juste à ceux qui raisonnent un peu vite sur sa supposée pédérastie.
      Quant à votre interprétation psychologique, pareil je la trouve très personnelle. Il est rare de tuer une femme en un coup, qui plus est sans le vouloir. Le crime passionnel est toujours un crime, et rarement involontaire, je ne comprends pas bien la distinction que vous voulez faire ici. Cet homme est un craintif, ankylosé de secrets. Ces gens-là préféreront toujours tout supprimer plutôt que d’être découverts, et une fois le cou serré ils ne peivent plus faire machine arrière. Pervers narcissique ? Pourquoi chercher des termes compliqués. Un lâche, point.

       
    • Bien sûr que le crime passionnel est aussi un crime sur le fond, mais il est de nature différente dans sa forme.

      C’est en effet une sorte de coup de folie - souvent sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool - qui pousse à tuer d’un seul coup de poing, ou avec une arme à portée de main, la mort de la victime survenant alors sans aucun acharnement du meurtrier, ce qui est loin d’être le cas ici, où toutes cette suite d’atrocités - indignes d’un être humain - ont été commises de sang froid, sur le long terme, et avec une rare perversité, si je me réfère au post de Diane, puisque n’ayant, personnellement, suivi cette affaire que de très loin.

      Il est d’ailleurs surprenant qu’il n’ait pas été qualifié d’assassinat plutôt que de meurtre, qu’il n’ait pas pris la perpétuité, et qu’il puisse demander la conditionnelle dans seulement 8 ans...

      Et quoi qu’il en soit, je suis absolument d’accord avec vous : ce type est un lâche, et sur toute la ligne !

       
  • #2603989

    Le problème du couple, ils sautent aux yeux de n importe qui de sensé, même un tocard en à parler, qui pense que le Jonathan est hétéro ? Jamais vu un mec aussi fragile de toute ma vie, Pascal Sevran a l air d un commando Hubert a côté de ce gars.

     

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  • #2603992

    Est il hétéro ? C est l unique question à se poser, la réponse semble tellement évidente.

     

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    • Il faut reconnaître qu’à partir du moment où sa "conjugophobie" avait été établie (de fait : n’a eu ses problèmes d’érection qu’une fois marié), son éventuelle homosexualité refoulée n’apportait rien de plus. Surtout,les avocats de Daval avaient des raisons objectives de ne pas aller sur ce terrain : le scénario potentiel ne colle pas avec l’image imposée par tous du féminicide telle qu’on voulait nous l’imposer (non pas la femme tuée parce que femme que l’auteur soit un homme ou pas, mais le meurtre d’une femme par un homme... nécessairement hétéro...) et pas évident à démontrer en justice, donc ils se seraient faits enfoncer....
      Mais effectivement les tabous sont parlants : quand je vois cet avocat (qui a l’air gay non refoulé d’ailleurs) se faire autant incendier quand il dit "mon opinion personnelle : homosexualité refoulée" et qu’on lui rétorque directement que l’homosexualité ne mène pas au crime, c’est que clairement on ne veut imposer qu’une seule vérité.
      Ou comment d’un cas on fait exemple pour taper sur tous les mâles hétéros... même si il faut le reconnaître femmes et gays sont des consommateurs bien plus rentables pour les annonceurs !

       
    • votre commentaire m’a l’air particulièrement LGBT compatible :

      1) qui voit des gays partout (pour s’en féliciter ou le déplorer, peu importe -> c’est s’entendre sur la réalité du phénomène, et lui accorder une forme de vérité)

      2) qui valide le concept d’homosexualité refoulée (terme fourre-tout inventé par les prosélytes de la fesse qui suggère que l’homosexualité serait une identité qu’on accepterait ou pas... et qu’on emploie un peu comme on veut : ainsi, une fiotte serait un pd refoulé, tout comme un homme crispé et excessivement macho, etc.. aucun sérieux dans ce concept multiforme, plus proche de l’insulte facile que du diagnostic)

      Le trouble sexuel, la crispation, la défaillance, seraient donc des signes que le type n’est en réalité pas assez déviant, et qu’il lui faudrait franchir concrètement sa frontière identitaire pour enfin trouver une jouissance à sa mesure.
      C’est effectivement le prêche LGBT de la sexualité libérée, choisie, face à l’obscurantisme hétérobanal, limitant, insuffisant. Lequel incite donc à s’enfoncer davantage dans ses vices plutôt que d’y renoncer et d’avoir la patience de récupérer une libido assainie, productive (cf les récents articles E&R sur le problème de la pornographie, l’éclosion du marché des poupées gonflables "réalistes", etc).
      Tous ces peines à jouir fabriqués par la modernité (féminisme, ethnomasochisme, porno..) seraient donc des "hétéro refoulés", soumis à une identité sexuelle mystico-innée (étouffée par le patriarcat, l’Eglise, la Haine, ou que sais-je) un genre de mantra contre lequel il serait absurde de lutter, et dont l’assouvissement constituerait le Salut, la libération...
      Vite, au backroom, à se faire exciter le point G pour vérifier qu’on en est bien un..

      Je me félicite pour ma part qu’ici les médias ne se soient pas empressés de nous placer ce produit fumeux pour répondre à la demande qu’ils ont participé à propager chez tous les fragilisés de notre temps (conséquences de la subversion et distorsion généralisée dont ils se font l’echo)

       
  • Au delà des faits, c’est surtout le traitement médiatique sur lequel il faut taper. Ne serait-ce que d’un point de vue enquête (ce serait sûrement allé plus vite, aurait très probablement évité que les parents soient accusés par Rainman de complot familial -car ce volet là, c’est plus la conséquence de la pollution médiatique des protagonistes qui l’a engendré - et le coupable aurait peut être donné plus de réponses aux questions légitimes de l’ex belle famille) mais surtout manipulation d’opinion.
    Cette affaire a d’abord été (quand le mensonge du coupable prenait) une occasion de taper de manière totalement illégitime au lendemain de l’émergence "MeToo" (qui soit dit en passant pemettait à Weinstein d’être noyé dans la masse...) sur tout mâle regardant ou draguant les femmes. Sous prétexte qu’effectivement ça ressemblait de loin à l’acte d’un rôdeur.
    Cette affaire a ensuite été l’occasion pour la presse de faire d’un simple minable non représentatif "le monstre qui a menti à la France entière". Or, il est avéré que les médias ont très rapidement eu vent d’éléments sérieux sur Daval dès la recherche du corps et l’ont comme tout le monde vu chialer plus que les autres... mais nous ont d’abord imposé le veuf éploré gendre idéale qui se montre (en réalité, il avait pas trop le choix à partir du moment où les médias avaient largement convaincu la belle famille)...
    On oublie encore moins l’utilisation abusive (quantitativement et qualitativement) du mot "féminicide", juridiquement inexistant. La seule définition sérieuse qui a été donnée : "femme tuée parce qu’elle est une femme". C’est peu dire que Daval, c’est pas ça : le conjoint aurait été un homme de même corpulence qui l’irritait tout autant, ça aurait été pareil...C’est surtout une revendication dangereuse à travers ça qui a été véhiculée : la vie d’une femme vaudrait plus que la vie d’un homme... ou que même d’une gamine de 9 ans et d’un jeune militaire réunis n’est ce pas (vu que ça se déroulait au même moment mais pas avec le même retentissement médiatique, y compris contre l’avocat pourtant bien moins irréprochable de Lelandais...)
    Enfin, travers dangereux : la manipulation médiatique à double sens de la belle famille pour faire en sorte que ce cas serve d’exemple. Sans oublier non plus toutes les pressions contraires pour à que l’accusé donne une histoire qui leur va (et qui n’aurait sans doute pas été la réalité)

     

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  • 1/2

    Ce fait divers particulièrement atroce et pervers ne peut que susciter remarques et interrogations sur des réalités encore obscures aujourd’hui.

    Remarques :

    - L’utilisation du mot féminicide - au sens de "parce que c’est une femme" - de façon politique/impropre/dictatoriale par ces nuisibles du genre humain que sont les féministes 2.0, devrait être proscrite, et remplacée par celui d’uxoricide - du mot latin uxor signifiant épouse - le meurtre d’un être humain n’ayant pas à être genré, car impliquant une inégalité aux yeux de la loi.
    Tuer une femme, un homme ou un enfant, c’est toujours tuer un être humain !
    Ce qui n’empêcherait pas la circonstance aggravante de "plus fort sur plus faible".

    - Ce mot ne devrait, en effet, être utilisé que dans des cas très particuliers comme - par exemple - les crimes """d’honneur""", les viols suivis de meurtre lors de guerres, ou les mutilations génitales suivies de mort.

    - En dehors de ces cas spécifiques, les meurtres de femmes - généralement accomplis dans la sphère familiale - sont motivés (cf : rapport 2.019 de l’Inspection générale de la Justice) par la séparation (43%) ou la jalousie (31%), souvent perpétrés sous l’emprise de l’alcool et/ou de la drogue, et liés majoritairement à la persistance dramatique et délétère d’un schéma inégalitaire hommes-femmes dans le couple :
    = la Femme est inférieure à l’Homme
    = la Femme est la propriété de l’Homme
    d’où le sentiment brutal de "dépossession" ressenti par ceux qui - hélas - en sont encore là...

    - Des chercheurs ont aussi noté un lien entre une figure maternelle haïe et celle de l’épouse/compagne, celle-ci subissant alors ce qu’ils n’ont pas pu/osé faire à leur mère.

    - Par ailleurs, ces meurtres font - pour un tiers - partie de ce qui est appelé "over-kill" : acharnement défiant l’entendement + coups en nombre considérable + plusieurs modes opératoires dans l’exécution de la victime.

    - Quant à ces meurtres, ils ne sont possibles que parce que
    = la Femme est physiquement plus faible que l’Homme
    = des femmes continuent de vivre avec un """homme""" qu’elles auraient dû quitter depuis longtemps, le drame survenant - très majoritairement - après une longue suite d’injures + coups + blessures, le plus souvent non déclarés et donc sans dépôt de la moindre plainte.

    Viennent alors les interrogations...

     

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  • 2/2

    Et là, nous pouvons nous interroger sur le pourquoi de

    - la poursuite d’une relation, perverse et mortifère, sans le moindre signalement dans 2/3 (? !) des cas : Jacqueline Sauvage, battue et insultée pendant des dizaines d’années mais restée au domicile conjugal, et qui ne sort le fusil qu’en apprenant que son mari a une maîtresse, n’aurait jamais du être graciée...

    - certains hommes, qui en sont encore à penser que la femme est inférieure à l’homme, plutôt que complémentaire à celui-ci

    - cette minorité d’hommes, pour lesquels leur femme/compagne est leur propriété/esclave/chose, plutôt que leur amie-amante et la mère de leurs enfants

    - la sortie - coûteuse et compliquée - du domicile conjugal pour femme et enfants, plutôt que pour la brute, avec bracelet électronique + injonction de suivi médical et psychologique

    - la non-intervention de l’État - Police-Justice - malgré la déclaration de coups et sévices par les futures victimes de meurtre

    - l’absence de condamnation de l’État, pour non-suivi du respect de sa peine par la brute, qui - malgré sa condamnation au port du bracelet électronique et à l’injonction d’éloignement parviendra à ses fins.

    Mais la plus grande interrogation, et la plus surprenante pour ne pas dire sidérante, réside sans doute dans le fait que le genre humain soit la seule espèce sur Terre, dans laquelle les mâles tuent les femelles de leur propre espèce...

     

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  • #2605216

    Un gode ceinture et de la vaseline auraient éviter peut-être le drame, comme quoi ?

     

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  • Tiens, le titre n’est-il pas la phrase clé de l’avocat de la défense de madame Sauvage , et complaisamment repris avec militantisme par tout les Médias ?

    Mais aujourd’hui ça sonne différemment et les Médias ne pensent pas à le dire. Pas de bol.

     

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