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L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

D’accord, Éric Hazan est de gauche, il est interviewé par Aude Lancelin du Média, mais ce n’est pas une raison pour ne pas écouter son analyse du mouvement des Gilets jaunes, en regard des autres insurrections que la capitale française a vécues.

« On m’a beaucoup reproché dans les réseaux sociaux que je ne consulte pas, on m’a beaucoup reproché une phrase disant : “les ennemis de nos ennemis ne sont peut-être pas nos amis mais un peu quand même”. On m’a beaucoup reproché, au fond, de tendre la main vers le Front national, le Rassemblement national, voire les fascistes. Ça m’est égal. »

L’union sacrée de la France,
sur Kontre Kulture

 

L’insurrection qui est venue, sur E&R :

 






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42 Commentaires

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  • #2108445
    Le 24 décembre 2018 à 14:57 par culturovore
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Juste un petit correctif historique :

    Sur la comparaison des lieux de la révolte.

    Lors des 18e et 19e siècles le pouvoir en France comme aujourd’hui était déjà centralisé à Paris. Mais si les révolutions se sont concentrées autour du Faubourg Saint Antoine, c’est que ces quartiers étaient populaires et abritaient toute la population parisienne ouvrière. Elle s’appuyait donc sur ses quartiers pour s’y révolter en montant des barricades. La lutte des classes était plus marquée en ces temps et chaque classe vivait dans son quartier.

    Le travail d’Haussmann ne fut pas seulement d’ouvrir Paris mais de pacifier la capitale, en nivelant ces quartiers par essence révolutionnaires, au profit de la bourgeoise.

    Si le combat aujourd’hui se situe dans les beaux quartiers et non plus comme avant à l’Est parisien c’est tout simplement que Paris est devenue une ville bourgeoise sans aucun quartier populaire mis à part une petite partie du 18e, 19e et 20e. Le peuple ne se situe donc plus au centre de la ville et donc proche du pouvoir. Les hauts fonctionnaires se sont barricadés dans un Paris acquis à leur cause, c’est leur lieu de vie.

    Les Gilets Jaunes ont raison de venir à Paris, le pouvoir y est en France toujours centralisé.

    Mais ils ont tort aussi, car leur véritable ennemi se trouve à Bruxelles (UE) et aux USA (état profond). Les USA ça fait un peu loin, mais Bruxelles et son UE il faudra songer à s’y rendre, en fédérant les autres peuples.

    Les GJ doivent donc continuer de défiler sur les Champs et de tenter de se rapprocher de l’Elysée. Mais ils doivent le faire aussi au Sénat et à l’AN qui sont de forts lieux de représentation du pouvoir républicain. Ces lieux sont pour le reste du monde des endroits très médiatisés et aujourd’hui une révolution se gagne aussi en utilisant l’image véhiculée.

    GJ, faites parler les cœurs du monde entier comme ces salauds utilisent les nôtres pour leur cause migratoire et autres enfumages…

     

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    • #2108672

      Non ! Défiler à Bruxelles c’est donner du crédit à l’Union Européenne ! Ce serait comme une reconnaissance.
      Il faut manifester en France, comme un symbole du retour du pouvoir en France.
      Par contre, il faut peu à peu amplifier les manifestations à Paris afin que les rues soient envahies de gilets jaunes et que la flicaille se retrouve encerclée partout....

       
    • #2108743
      Le Décembre 2018 à 03:54 par paramesh
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      question stratégie, Montmartre est plus facile à défendre que les champs, c’est une vraie citadelle et n’objectez pas que c’est une souricière, car elle ne l’est pas plus que le reste de Paris avec le périphérique.

       
    • #2109070
      Le Décembre 2018 à 19:54 par culturovore
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      @ Malik

      L’un n’empêche pas l’autre, mais le vrai pouvoir est à Bruxelles, même Macron dehors, la France ne peut rien faire tant que l’UE est à la manœuvre. Donc un jour ou l’autre il faudra marche sur Bruxelles et chasser la Commission puis sortir de l’UE.

      @ Pamaresh

      Montmartre est touristique et bien moins médiatisé que les Champs qui sont en permanence scrutés par le monde entier. Quitte à se faire casser la gueule il faut que ça rapporte.

       
  • #2108449
    Le 24 décembre 2018 à 15:01 par Clavel
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Je suis perplexe sur l’ ignorance de l’ Etat à prévoir ce qui se passe en ce moment.
    Vous y croyez vous ?

     

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    • #2108476
      Le Décembre 2018 à 15:48 par Lucien Cerise
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      Il n’y a pas à croire ou ne pas croire. Si vous avez des faits, vous les exposez. Sinon, vous participez à une stratégie de démoralisation orchestrée par le pouvoir et l’État.

       
    • #2108587

      Clavel ne fait que poser une question pertinente. En quoi serait-elle forcément démoralisante ? Il n’y a là rien qui justifierait de réagir ainsi.

       
    • #2108919
      Le Décembre 2018 à 13:48 par Lucien Cerise
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      Le 24 décembre à 18:53 par JP
      "Clavel ne fait que poser une question pertinente. En quoi serait-elle forcément démoralisante ? Il n’y a là rien qui justifierait de réagir ainsi."
      - La question de Clavel n’a vraiment rien de pertinent puisqu’il n’y a absolument rien, pas le moindre indice, qui permette de justifier de poser cette question. Cette question est donc lourdement orientée et n’a rien d’innocent. Maintenant, si Clavel possède des éléments factuels pour justifier de poser cette question, eh bien qu’il expose ces éléments, sinon, qu’il la ferme à tout jamais, et physiquement ! ;-)
      Joyeuses fêtes et rendez-vous le 31 en gilets jaunes sur les Champs-Élysées ou à votre rond-point favori !

       
    • #2109148

      Il ne fait pas que poser une question « pertinente », il commence surtout par affirmer une opinion, à savoir ses préventions par rapport à un point de vue supposé.

       
    • #2109363
      Le Décembre 2018 à 11:54 par Ceslaoui
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      @Lucien et Eric
      Vous vous emballez messieurs.
      Clavel exprime un doute quant à l’ignorance de L’État de ce qui se passe. Doute que je partage.
      Vous voulez des faits Lucien ? Vous savez très bien qu’on pourra toujours débattre de leur authenticité ou de leur inauthenticité, mais je vous donne quelques pistes : l’histoire du nom de domaine "gilets jaunes", la couverture de The Economist de 2017, le fait que ce mouvement reprenne des codes couleurs (gilets jaunes, gyros bleus), marque de fabrique d’un certain Soros, les têtes de gondoles médiatiques dans la main du pouvoir (notamment Jacline Mouraud)...
      Beaucoup d’éléments qui amènent à une réflexion légitime, ce qu’a exprimé Clavel, et rien de plus. Une simple question.
      Alors dire "vous participez à une stratégie de démoralisation orchestrée par le pouvoir et L’État" et prétendre derrière qu’il n’a aucun fait pour appuyer sa réflexion quand vous-même n’en avez aucun pour conforter votre affirmation, c’est quelque peu contradictoire.

       
    • #2109595

      Vous êtes gentil mais je ne m’emballe pas, je donne mon interprétation et vous ne la partagez pas. Il n’y a pas qu’une « simple question », car ce commentaire induit bien un point de vue, il faut l’admettre, et d’ailleurs vous rebondissez précisément là-dessus, preuve que vous l’avez bien compris comme tel et pas comme une « simple question ». Pas de problème, simplement il faut juste parler clair et franc pour bien se comprendre me semble-t-il. Pour ma part je partage le point de vue de Lucien sur la démoralisation que peut entraîner cette vision des choses mais aussi sur le fait que cette dernière ne tient globalement pas la route et qu’elle sert même, au contraire de ce qu’elle prétend, ce qu’elle voudrait combattre. C’est plutôt à ce niveau-là que je vois un véritable emballement.

       
    • #2110171
      Le Décembre 2018 à 18:45 par Ceslaoui
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      @Eric
      La notion d’emballement s’adressait surtout à Lucien, certes.
      Ceci dit, il n’y a pas une once d’opinion dans le commentaire initial tel qu’il est exprimé, mais bien un questionnement. L’induction du point de vue vient d’une interprétation, qui n’engage que celui qui l’émet. Il serait bon, toutefois, que Clavel précise ce qui l’amène à cette perplexité.
      Et contrairement à Lucien et vous, je ne partage pas cette opinion, vous l’aurez compris. Cette vision des choses n’implique pas nécessairement une démoralisation, il est logique de vouloir comprendre les tenants et aboutissants de ce mouvement sans négliger les éléments qui ne conviennent pas à notre perception. Plus on a d’informations (justes, cela va sans dire), mieux ce sera pour clarifier la situation et adapter la meilleure stratégie. S’il s’avérait que ce mouvement n’est pas si spontané ni réellement populaire à l’origine, ça n’empêcherait pas d’en saluer la ferveur et l’appropriation par les foules. On ne doit pas écarter l’hypothèse que les marionnettistes soient à l’origine de cette "insurrection", ne serait-ce qu’en rappelant la devise célèbre "ordo ab chaos". L’adversaire est redoutable et a toujours quelques coups d’avance.
      Ah, et oui, je suis gentil, merci.

       
    • #2110254

      J’avais bien compris votre commentaire et nous ne sommes donc pas d’accord, pour les raisons que j’ai déjà évoquées et que je ne vais donc pas répéter. Comprendre est une chose, accréditer toutes les interrogations ou extrapolations en est une autre, et certains vont très (trop) vite en besogne. Il faut bien distinguer, ce que beaucoup de gens ne font pas, le complotisme du pauvre qui verrait de la manipulation dès l’origine et tout du long continûment (en tout donc), complotisme absurde et farfelu celui-là, de celui qui s’inquiète des manipulations et/ou récupérations médiatiques, politiques, etc., qui elles arrivent après et sont logiques, cette inquiétude et la vigilance qui l’accompagne étant parfaitement audibles. Ce mouvement marque de toute façon un tournant politique qui ne pourra être éludé et qui marque en soi une forme de victoire dont il faut se réjouir.

       
    • #2111039
      Le Décembre 2018 à 10:04 par Lucien Cerise
      L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

      Réponse tardive, désolé.
      Le 26 décembre à 11:54 par Ceslaoui
      "@Lucien et Eric
      Vous vous emballez messieurs. Clavel exprime un doute quant à l’ignorance de L’État de ce qui se passe. Doute que je partage. Vous voulez des faits Lucien ? Vous savez très bien qu’on pourra toujours débattre de leur authenticité ou de leur inauthenticité, mais je vous donne quelques pistes : l’histoire du nom de domaine "gilets jaunes", la couverture de The Economist de 2017, le fait que ce mouvement reprenne des codes couleurs (gilets jaunes, gyros bleus), marque de fabrique d’un certain Soros, les têtes de gondoles médiatiques dans la main du pouvoir (notamment Jacline Mouraud)..."
      - L’emballement consiste à accorder du crédit à ces pseudo-faits, qui ont tous été démontés les uns après les autres, ou qui sont insignifiants.

      "Beaucoup d’éléments qui amènent à une réflexion légitime, ce qu’a exprimé Clavel, et rien de plus. Une simple question. Alors dire "vous participez à une stratégie de démoralisation orchestrée par le pouvoir et L’État" et prétendre derrière qu’il n’a aucun fait pour appuyer sa réflexion quand vous-même n’en avez aucun pour conforter votre affirmation, c’est quelque peu contradictoire."
      - Je n’affirme rien, je demande des faits. Quand j’écris un article ou un livre, je m’impose une discipline de fer sur la production de sources primaires et secondaires, donc j’estime être en droit de réclamer cette discipline de la part d’autrui également.

       
    • Puisqu’il faut des faits pour étayer une affirmation, Clavel avait donc raison de questionner celle-ci : " l’ ignorance de l’ Etat à prévoir ce qui se passe en ce moment".

      Ce sont les affirmations, et pas les questions, qui ont besoin d’être étayées ; autrement dit, il faudrait éviter de la faire à l’envers.

       
  • #2108479
    Le 24 décembre 2018 à 15:53 par TeddyTed
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Le livre "L’insurrection qui vient" (du fameux Comité invisible) est totalement à côté de la plaque, il n’est en rien prédictif de ce qui se passe aujourd’hui avec le mouvement des Gilets jaunes. Il est non seulement écrit de façon peu lisible (sabir extrême-gauchiste) mais en plus il annonce que l’insurrection viendra de la clientèle "Nuit Debout" (branleurs, fils de boboparisienss, zadistes et fumeurs de bédos...) aidée de la clientèle "jeunes de banlieue". (le livre est écrit après les insurrections des cités en 2005).
    Ce deux populations sont totalement absentes du mouvement Gilet jaunes, exceptés quelques éléments venus foutre la merde (casser et piller les commerçants) le 3e samedi, avant de se faire cartonner par les flics mobiles le 4e samedi, et disparaître quasi-définitivement le 5e samedi.
    Bref, ce livre est écrit par des jeunots qui se tripotent le zizi.
    Sinon, merci à Aude Lancelin de laisser parler Eric Hazan, les propos de ce monsieur sont assez nuancés, et j’ai apprécié ses remises en perspectives quant aux différentes révolutions françaises...

     

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  • #2108546
    Le 24 décembre 2018 à 18:03 par bertin
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Impensable intellectuellement !

    La bourgeoisie d’extrême gauche...
    a découvert le peuple campagnard arriéré
    dans les beaux quartiers de Paris,
    où habitent banquiers et leurs grands
    serviteurs trotskistes associés .
    L’odeur des insurrections armées,
    faite de sueur de larmes et de sang ,
    du peuple qu’il méprise les enflamme encore .
    Ces pauvres Gilets Jaunes sympathiques
    ont besoin d’un stage de rééducation
    dans les banlieues où vivent la nouvelle classe
    de domestiques du système.
    Quelle condescendance !

     

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  • #2108566
    Le 24 décembre 2018 à 18:28 par Jean-Paul B
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Sauf erreur, ce gauchiste cosmopolite sans le moindre ancêtre français ne fera jamais alliance avec les fascistes, quant aux populos du RN il ne se propose de leur tendre la main que pour mieux les rééduquer à sa cause. Sans doute à accepter la diversité et le remplacement ethnique.

    Exactement le genre de figure à moitié momifiée et au discours halluciné qu’on n’aimerait pas avoir à côtoyer pendant un repas de Noël.

     

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  • #2108570
    Le 24 décembre 2018 à 18:31 par Jean-Paul B
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Je lis sa fiche Wikipedia. Effectivement, un petit air de Ramsès 2.

     

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  • #2108577
    Le 24 décembre 2018 à 18:40 par jvidepi
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    "Le train y a été pour beaucoup dans la défaite de 1848". Voilà messieurs le GJ pourquoi il fait connaitre sont histoire. Il faut savoir s’adapter à l’époque.

     

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  • #2108666

    A 22:19 je l’ai trouvé tellement mal à l’aise que je suis allée voir son Wiki. Père de la communauté de lumière. Ok, ça se voit (le nom, oui, mais j’avais pas percuté, j’étais dans l’écoute ouverte). Mère issue de Palestine. Bon, le texte L’insurrection qui vient, c’est du F. Cousin, ça se trouve facile sur le net. A lire. Mais voilà, pas 100% honnête le bonhomme, lié éternellement...

     

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    • #2108766

      J ai écouté avec intérêt et respect cet homme posé et visiblement cultivé.
      Et j ai fait suivre à des timides.
      Parce que son propos pique un peu moins les yeux que d autres, plus précis et plus virulents, ce qui rebute parfois et empêche d aller plus loin dans l analyse et la réflexion, qui sont je pense une finalité : reprendre possession de notre sens critique.
      D autre part, vous m accorderez que Wikipedia comme source fiable d info c est un peu léger...voire mensonger ou partisan. Ça peut indiquer un tendance mais faut aller un tantinet plus loin non ?
      Au lieu de juger la personne ou son hérédité, ses influences, ses amis d il y a trente ans, on essaie d écouter, de poser en soi l info transmise, et on essaie de tendre vers une unité, voire une RÉCONCILIATION !
      Peut être finir par s extraire de ce piège du manichéisme.

       
  • #2108668
    Le 24 décembre 2018 à 23:00 par Le Basque Bondissant
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Ce Monsieur que je ne connaissais pas est peut-être de gauche mais il prouve que l’honnêteté et l’intelligence, qu’elles soient de droite ou de gauche, n’ont pas grand chose à voir ni avec la droite ni avec la gauche. Elles transcendent cette catégorisation souvent imbécile et manichéenne.
    Les GJ sont un mouvement éminemment populaire et "provincial", gros mot méprisant dans la bouche d’un Parisien condescendant ou même d’un habitant des nouvelles "métropoles" régionales qui sont autant de petits Paris.
    La vigueur de ce pays elle est partout sauf dans les villes, au premier rang desquelles Paris, qui sont autant de cancers. On devrait isoler les villes et en protéger le reste du pays enraciné qui essaie de survivre dans sa chair et son âme. J’ai lu et répondu, ici, à un commentaire idiot qui s’attaque aux Catalans avec toute la bêtise du franchouillard de base. La vraie identité de ce pays ce sont ses peuples enracinés qui l’expriment le mieux et pas la pourriture cosmopolite universaliste des métropoles dont ce commentateur bas-du-front est sans doute un représentant. Moi, quand je suis dans ma montagne, au milieu des miens, loin de la pourriture et de la crasse citadines, je me sens bien. Quand je parle ma langue ancestrale avec ceux de ma race alors je me sens bien. Ici il n’y a pas de diversité ethnique et je m’en félicite chaque jour (mis à part le littoral colonisé par les étrangers à accent pointu). Je suis enraciné et j’emmerde tous ceux que ça emmerde. Je suis allé deux fois manifester à Bordeaux, la ville boboïsée de Monsieur Juppé et j’ai vraiment été content de faire chier et, peut-être d’inquiéter un peu, le temps d’un après-midi, ces insupportables citadins qui, généralement en sens inverse, viennent nous faire chier le weekend. Nous vivons très bien sans la ville alors qu’elle, sans nous, elle crèverait.
    Eguberri on, bakea eta zoriona deneri.

     

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    • #2108947

      Le problème, c’est que le Progrès c’est la Cité, c’est essentiel, c’est comme ça.

      Donc, le système imagine, comme vous pensez aussi que la "crasse" c’est l’Autre, isoler l’Humanité (Sapiens Sapiens) du reste du Vivant en la confinant et en la contrôlant globalement dans des "smart cities"..

      Cela est motivé par un argument écologique, et rendu possible par une technologie scientifique (Universelle) non moins fallacieuse.

       
  • #2108779
    Le 25 décembre 2018 à 09:37 par FLOX74
    L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

    Je lis avec intérêt la plupart des commentaires. C est un plaisir de voir s’exprimer tant d’avis, tant d opinions. C est un terreau fertile à la réflexion, et nous devons reprendre ce pouvoir là. Non pour la division, l éternelle division, celle qui tue, qui assassine, mais pour l émulation, la VIE qui s en dégage.
    Beaucoup ici ont des analyses fines, percutantes, intellectuellement imparables.
    Mais il me semble important d y ajouter une touche d immatériel, impalpable, voire de transcendant.
    L humanité toute entière sent bien qu’elle est au seuil de quelque chose, et toutes les théories, tous les mots pour cacher nos peurs ou nous en détourner, sont vains, au final. Quelque chose s élève, parce que quelque chose se passe. Les plus jeunes ont peur, parlent de fin du monde...et n en veulent pas. Alors on se retrouve humains, autour d un feu de camp, main dans la main, sans vraiment savoir ce qui se passe, on s habille de jaune, humblement, et on marche, droit devant. Et derrière il y a une joie. Oui quelque chose se passe dans l inconscient collectif.
    Et c est comme un vague qui peut tout emporter et abandonner enfin derrière elle ce qu’elle veut voir crever.
    Tout n est pas dans l analyse. RIEN n est jamais écrit. Tout change à chaque souffle.
    On nous a aussi volé notre rapport à l invisible. Il suffit pourtant de peu, pour comprendre ce qui nous relie et nous fait UN.
    Je persiste à dire : nous n avons plus le choix. Nous devons GRANDIR.
    Et on grandit par le COEUR.

     

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    • #2109116

      Moi aussi FLOX74 je lis presque tous les commentaires
      Merci pour le votre
      Je le trouve magnifique de vérité
      Les commentaires sur E & R sont un feu d’artifice d’intelligence collective
      Joyeux Noël à vous et à toute l’équipe d’E & R

       
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