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L’écrivain Éric Hazan analyse les insurrections de 1848 et 2018

D’accord, Éric Hazan est de gauche, il est interviewé par Aude Lancelin du Média, mais ce n’est pas une raison pour ne pas écouter son analyse du mouvement des Gilets jaunes, en regard des autres insurrections que la capitale française a vécues.

« On m’a beaucoup reproché dans les réseaux sociaux que je ne consulte pas, on m’a beaucoup reproché une phrase disant : “les ennemis de nos ennemis ne sont peut-être pas nos amis mais un peu quand même”. On m’a beaucoup reproché, au fond, de tendre la main vers le Front national, le Rassemblement national, voire les fascistes. Ça m’est égal. »

L’union sacrée de la France,
sur Kontre Kulture

 

L’insurrection qui est venue, sur E&R :

 



Article ancien.
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42 Commentaires

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  • Pour moi la grosse différence c’est que mai 68 était au printemps de ma vie , printemps de l’extractivisme, printemps de la société de consommation, alors que novembre 2018 est à l’automne de ma vie, l’automne de l’extractivisme et de la société de consommation ...


  • Oui, entre “mai 68” et “nov.-déc. 2018”, l’opposition géographique des lieux parisiens concernés et le type de population en révolte sont très significatifs. Depuis le début du mouvement des GJ, le Quartier Latin est plutôt inerte (sauf une petite manif de lycéens Place Saint-Michel et des sirènes qui, jour et nuit, défilent à toute allure).

    Etre Parisien sympathisant GJ affiché semble rare. Lors de deux “Actes” successifs, j’ai essayé, en “sociologue”, deux “apparences” : avec ou sans gilet jaune, pour un même comportement (déambulation neutre et bienveillante), un même parcours “rive droite” et vers l’Ouest, et seul (afin d’éviter l’effet de groupe).
    Avec le gilet apparent, l’hostilité de certains Parisiens est palpable, même, voire surtout s’ils m’apostrophent avec le sourire, plutôt crispé. Quelques exemples :
    - “Vous êtes seul ?” (est-ce un éclaireur ?)
    - “C’est pas là, c’est là-bas !” (un groupe de commerçants, goguenards, signifiant ; allez casser plus loin !)
    - “C’est beau, hein, Paris !” (sous-entendu : alors n’abîmez rien ; et quand j’ai répondu que j’étais Parisien, l’homme, ±70 ans, a tourné les talons, sourd à tout autre propos).
    - etc.
    L’hypocrisie de la gauche bobo tombe vite et se change en agressivité, au moins potentielle.
    Quant à la “droite de la valeur-fric”, le mépris de classe est là, d’emblée. Il faut dire que la mode, cette année, du contreplaqué posé à la va-vite, de nuit, sur les vitrines, en tant que décorations de Noël, et ce renouvelable chaque samedi, ternit un peu l’image des “quartiers chics”.

    Merci pour la pertinente humanité de M. Eric Hazan.


  • Sauf que 2018 n’est pas une insurrection. C’est un mouvement à la mode facebook. Une impasse complète.

     

    • Intéressant. A développer en tous les cas.
      Voire se rebrancher avec l’analyse de Cousin qui, lui, ne croit pas au RIC pour des raisons de galvaudage de ce qu’est véritablement la démocratie.
      Ca mérite débat, là ou je pense que le RIC peut être un cheval de Troie pour quelque chose de plus révolutionnaire, il peut être également un piège et la thèse de Cousin prend alors tout son sens.

      Plus terre à terre, se dire que tout part d’une pétition sur une plateforme US, que tous les signataires ont été pistés numériquement voire probablement fichés, ainsi que sur les réseaux sociaux.

      La grande question est de savoir si la créature n’a pas échappé à ses créateurs, pouvoir ou pas, la question demeure à aujourd’hui.

      Parce que la souffrance, elle, existe, c’est la seule certitude de ce mouvement.


    • Il y en a toujours un pour dire ça.
      Tenez ce texte de Lénine sur l’insurrection irlandaise de 1916 :
      Quiconque attend une révolution sociale "pure" ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution.

      "La révolution russe de 1905 a été une révolution démocratique bourgeoise. Elle a consisté en une série de batailles livrées par toutes les classes, groupes et éléments mécontents de la population. Parmi eux, il y avait des masses aux préjugés les plus barbares, luttant pour les objectifs les plus vagues et les plus fantastiques, il y avait des groupuscules qui recevaient de l’argent japonais, il y avait des spéculateurs et des aventuriers, etc. Objectivement, le mouvement des masses ébranlait le tsarisme et frayait la voie à la démocratie, et c’est pourquoi les ouvriers conscients étaient à sa tête.

      La révolution socialiste en Europe ne peut pas être autre chose que l’explosion de la lutte de masse des opprimés et mécontents de toute espèce. Des éléments de la petite bourgeoisie et des ouvriers arriérés y participeront inévitablement - sans cette participation, la lutte de masse n’est pas possible, aucune révolution n’est possible - et, tout aussi inévitablement, ils apporteront au mouvement leurs préjugés, leurs fantaisies réactionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais, objectivement, ils s’attaqueront au capital, et l’avant-garde consciente de la révolution, le prolétariat avancé, qui exprimera cette vérité objective d’une lutte de masse disparate, discordante, bigarrée, à première vue sans unité, pourra l’unir et l’orienter, conquérir le pouvoir, s’emparer des banques, exproprier les trusts haïs de tous (bien que pour des raisons différentes !) et réaliser d’autres mesures dictatoriales dont l’ensemble aura pour résultat le renversement de la bourgeoisie et la victoire du socialisme, laquelle ne "s’épurera" pas d’emblée, tant s’en faut, des scories petites-bourgeoises."


    • Une impasse pour ceux que se concentrent uniquement sur ce phénomène , n’ oubliez pas les autres ....


    • sangliertriste, L’union de la petite bourgeoisie avec les masses laborieuses a toujours été une condition nécessaire et suffisante quant à effrayer le pouvoir bancaire.
      Au départ et pendant 15 jours, les gilets jaunes ont posé un gros problème à l’establishment de par son aspect protéiforme qui pouvait laisser à penser que les conditions requises à une insurrection étaient en place, puisqu’échappant à l’analyse classique des classes, des groupes éthnico-religieux et politiques.

      l’ISF a donc été immédiatement posé sur la table par FI afin de casser la possibilité d’une telle dynamique.

      Cette première fragmentation fut nécessaire avant même de proposer des miettes, ces dernières permirent au pouvoir d’opérer, in fine, la sélection entre les modérés et les radicaux, afin d’isoler ces derniers puisque mécaniquement, ce sont ceux qui vont au delà des revendications du pouvoir d’achat et qui continuent d’enchainer les actes et à proposer le RIC, entre autres choses.
      Ils sont la cible et le pouvoir peut donc maintenant lâcher ses chiens de garde communautaires et politiques, sans risquer de choquer les ex 70% qui soutenaient le mouvement et au départ.
      La destruction de ce qui reste du mouvement passera par sa réduction ad hitlérium, le processus est en marche, si l’on peut dire, avec la bénédiction de l’opinion publique, toujours enclin à voter contre comme lors des présidentielles de 2002 ou de 2017.

      Pour bien enfoncer le clou, plus subtilement, le pouvoir forcera au retour à la thématique de la transition énergétique pour diviser les jaunes et les intoxiqués du GIEC, entre les écolos réalistes de la France périphérique et les bobos pro écologie punitive, alors que ces derniers polluent nettement plus que les premiers de par leurs activités de loisir, car disposant d’un potentiel de consommation supérieur.

      Ou comment recréer une nouvelle lutte des classes indispensable à la survie de la République et suivant la perspective de fin du monde dont Hulot est l’apôtre ou l’idiot utile, au choix.


    • @goyband

      Vous donnez l’impression de penser que les manœuvres du pouvoir vont réussir.
      Mais on peut aussi considérer que la reductio ad hitlerum sera contre-productive.
      Quant aux manœuvres pour diviser, je ne nierai pas leur effet, mais sera-t-il suffisant ? Le pouvoir ne peut pas empêcher que certaines revendications importantes font à-peu-près l’unanimité.


    • C’est sûrement ça, ça doit être une mode Facebook !!!


    • JP, une analyse objective montre que le pouvoir a "cornérisé " les jaunes depuis l’acte V.
      La réduction ad hitlérium fonctionne toujours, même en dénonçant son utilisation abusive afin de tuer le débat et discréditer moralement l’opposant.

      Je pense que les jaunes ne sont plus en capacité d’être en dynamique en terre de France.

      En revanche, il existe une ouverture quant à l’exporter aux portes de Bruxelles, dans un mouvement transnational, à condition de faire une synthèse des revendications mettant en lumière les effets néfastes de la techno-structure supra nationale (budgétaire, fiscal, immigration, croissance, financiarisation, souveraineté).

      Macron a perdu des plumes, mais il n’a pas viré Philippe, n’a pas dissout l’assemblée et encore moins démissionné.

      Tout simplement parce que son maitre est Junker et que Macron n’est qu’un administrateur.


  • Les éditions "la fabrique", dirigées par Eric Hazan, ont publié "l’insurrection qui vient" rédigé par le comité invisible. Une véritable grammaire de la révolution et un guide pratique pour les révolutionnaires.


  • Celui qui veut comprendre ce qui se passe aujourd’hui pour y aller en vraie conscience doit impérativement lire :

    Les luttes de classes en France de Karl Marx

    Ce dernier donne à l’avance la clef historique du mouvement des Gilets Jaunes.


  • Bon, je sais, c’est carrément subjectif (ou sexiste surement), mais la voix de cette dame Lancellin est insupportable, tiens tout comme celle de son compagnon gentilhomme Lordon, c’est dingue non ?. Un repas avec ce couple et tu écoutes Iron Maiden a fond dans la voiture en rentant a la maison.
    Au niveau communication, on a connu meilleure époque a l’esstrême gôche.

     

  • Juste un petit correctif historique :

    Sur la comparaison des lieux de la révolte.

    Lors des 18e et 19e siècles le pouvoir en France comme aujourd’hui était déjà centralisé à Paris. Mais si les révolutions se sont concentrées autour du Faubourg Saint Antoine, c’est que ces quartiers étaient populaires et abritaient toute la population parisienne ouvrière. Elle s’appuyait donc sur ses quartiers pour s’y révolter en montant des barricades. La lutte des classes était plus marquée en ces temps et chaque classe vivait dans son quartier.

    Le travail d’Haussmann ne fut pas seulement d’ouvrir Paris mais de pacifier la capitale, en nivelant ces quartiers par essence révolutionnaires, au profit de la bourgeoise.

    Si le combat aujourd’hui se situe dans les beaux quartiers et non plus comme avant à l’Est parisien c’est tout simplement que Paris est devenue une ville bourgeoise sans aucun quartier populaire mis à part une petite partie du 18e, 19e et 20e. Le peuple ne se situe donc plus au centre de la ville et donc proche du pouvoir. Les hauts fonctionnaires se sont barricadés dans un Paris acquis à leur cause, c’est leur lieu de vie.

    Les Gilets Jaunes ont raison de venir à Paris, le pouvoir y est en France toujours centralisé.

    Mais ils ont tort aussi, car leur véritable ennemi se trouve à Bruxelles (UE) et aux USA (état profond). Les USA ça fait un peu loin, mais Bruxelles et son UE il faudra songer à s’y rendre, en fédérant les autres peuples.

    Les GJ doivent donc continuer de défiler sur les Champs et de tenter de se rapprocher de l’Elysée. Mais ils doivent le faire aussi au Sénat et à l’AN qui sont de forts lieux de représentation du pouvoir républicain. Ces lieux sont pour le reste du monde des endroits très médiatisés et aujourd’hui une révolution se gagne aussi en utilisant l’image véhiculée.

    GJ, faites parler les cœurs du monde entier comme ces salauds utilisent les nôtres pour leur cause migratoire et autres enfumages…

     

    • Non ! Défiler à Bruxelles c’est donner du crédit à l’Union Européenne ! Ce serait comme une reconnaissance.
      Il faut manifester en France, comme un symbole du retour du pouvoir en France.
      Par contre, il faut peu à peu amplifier les manifestations à Paris afin que les rues soient envahies de gilets jaunes et que la flicaille se retrouve encerclée partout....


    • question stratégie, Montmartre est plus facile à défendre que les champs, c’est une vraie citadelle et n’objectez pas que c’est une souricière, car elle ne l’est pas plus que le reste de Paris avec le périphérique.


    • @ Malik

      L’un n’empêche pas l’autre, mais le vrai pouvoir est à Bruxelles, même Macron dehors, la France ne peut rien faire tant que l’UE est à la manœuvre. Donc un jour ou l’autre il faudra marche sur Bruxelles et chasser la Commission puis sortir de l’UE.

      @ Pamaresh

      Montmartre est touristique et bien moins médiatisé que les Champs qui sont en permanence scrutés par le monde entier. Quitte à se faire casser la gueule il faut que ça rapporte.


  • Je suis perplexe sur l’ ignorance de l’ Etat à prévoir ce qui se passe en ce moment.
    Vous y croyez vous ?

     

    • Il n’y a pas à croire ou ne pas croire. Si vous avez des faits, vous les exposez. Sinon, vous participez à une stratégie de démoralisation orchestrée par le pouvoir et l’État.


    • Clavel ne fait que poser une question pertinente. En quoi serait-elle forcément démoralisante ? Il n’y a là rien qui justifierait de réagir ainsi.


    • Le 24 décembre à 18:53 par JP
      "Clavel ne fait que poser une question pertinente. En quoi serait-elle forcément démoralisante ? Il n’y a là rien qui justifierait de réagir ainsi."
      - La question de Clavel n’a vraiment rien de pertinent puisqu’il n’y a absolument rien, pas le moindre indice, qui permette de justifier de poser cette question. Cette question est donc lourdement orientée et n’a rien d’innocent. Maintenant, si Clavel possède des éléments factuels pour justifier de poser cette question, eh bien qu’il expose ces éléments, sinon, qu’il la ferme à tout jamais, et physiquement ! ;-)
      Joyeuses fêtes et rendez-vous le 31 en gilets jaunes sur les Champs-Élysées ou à votre rond-point favori !


    • Il ne fait pas que poser une question « pertinente », il commence surtout par affirmer une opinion, à savoir ses préventions par rapport à un point de vue supposé.


    • @Lucien et Eric
      Vous vous emballez messieurs.
      Clavel exprime un doute quant à l’ignorance de L’État de ce qui se passe. Doute que je partage.
      Vous voulez des faits Lucien ? Vous savez très bien qu’on pourra toujours débattre de leur authenticité ou de leur inauthenticité, mais je vous donne quelques pistes : l’histoire du nom de domaine "gilets jaunes", la couverture de The Economist de 2017, le fait que ce mouvement reprenne des codes couleurs (gilets jaunes, gyros bleus), marque de fabrique d’un certain Soros, les têtes de gondoles médiatiques dans la main du pouvoir (notamment Jacline Mouraud)...
      Beaucoup d’éléments qui amènent à une réflexion légitime, ce qu’a exprimé Clavel, et rien de plus. Une simple question.
      Alors dire "vous participez à une stratégie de démoralisation orchestrée par le pouvoir et L’État" et prétendre derrière qu’il n’a aucun fait pour appuyer sa réflexion quand vous-même n’en avez aucun pour conforter votre affirmation, c’est quelque peu contradictoire.


    • Vous êtes gentil mais je ne m’emballe pas, je donne mon interprétation et vous ne la partagez pas. Il n’y a pas qu’une « simple question », car ce commentaire induit bien un point de vue, il faut l’admettre, et d’ailleurs vous rebondissez précisément là-dessus, preuve que vous l’avez bien compris comme tel et pas comme une « simple question ». Pas de problème, simplement il faut juste parler clair et franc pour bien se comprendre me semble-t-il. Pour ma part je partage le point de vue de Lucien sur la démoralisation que peut entraîner cette vision des choses mais aussi sur le fait que cette dernière ne tient globalement pas la route et qu’elle sert même, au contraire de ce qu’elle prétend, ce qu’elle voudrait combattre. C’est plutôt à ce niveau-là que je vois un véritable emballement.


    • @Eric
      La notion d’emballement s’adressait surtout à Lucien, certes.
      Ceci dit, il n’y a pas une once d’opinion dans le commentaire initial tel qu’il est exprimé, mais bien un questionnement. L’induction du point de vue vient d’une interprétation, qui n’engage que celui qui l’émet. Il serait bon, toutefois, que Clavel précise ce qui l’amène à cette perplexité.
      Et contrairement à Lucien et vous, je ne partage pas cette opinion, vous l’aurez compris. Cette vision des choses n’implique pas nécessairement une démoralisation, il est logique de vouloir comprendre les tenants et aboutissants de ce mouvement sans négliger les éléments qui ne conviennent pas à notre perception. Plus on a d’informations (justes, cela va sans dire), mieux ce sera pour clarifier la situation et adapter la meilleure stratégie. S’il s’avérait que ce mouvement n’est pas si spontané ni réellement populaire à l’origine, ça n’empêcherait pas d’en saluer la ferveur et l’appropriation par les foules. On ne doit pas écarter l’hypothèse que les marionnettistes soient à l’origine de cette "insurrection", ne serait-ce qu’en rappelant la devise célèbre "ordo ab chaos". L’adversaire est redoutable et a toujours quelques coups d’avance.
      Ah, et oui, je suis gentil, merci.


    • J’avais bien compris votre commentaire et nous ne sommes donc pas d’accord, pour les raisons que j’ai déjà évoquées et que je ne vais donc pas répéter. Comprendre est une chose, accréditer toutes les interrogations ou extrapolations en est une autre, et certains vont très (trop) vite en besogne. Il faut bien distinguer, ce que beaucoup de gens ne font pas, le complotisme du pauvre qui verrait de la manipulation dès l’origine et tout du long continûment (en tout donc), complotisme absurde et farfelu celui-là, de celui qui s’inquiète des manipulations et/ou récupérations médiatiques, politiques, etc., qui elles arrivent après et sont logiques, cette inquiétude et la vigilance qui l’accompagne étant parfaitement audibles. Ce mouvement marque de toute façon un tournant politique qui ne pourra être éludé et qui marque en soi une forme de victoire dont il faut se réjouir.


    • Réponse tardive, désolé.
      Le 26 décembre à 11:54 par Ceslaoui
      "@Lucien et Eric
      Vous vous emballez messieurs. Clavel exprime un doute quant à l’ignorance de L’État de ce qui se passe. Doute que je partage. Vous voulez des faits Lucien ? Vous savez très bien qu’on pourra toujours débattre de leur authenticité ou de leur inauthenticité, mais je vous donne quelques pistes : l’histoire du nom de domaine "gilets jaunes", la couverture de The Economist de 2017, le fait que ce mouvement reprenne des codes couleurs (gilets jaunes, gyros bleus), marque de fabrique d’un certain Soros, les têtes de gondoles médiatiques dans la main du pouvoir (notamment Jacline Mouraud)..."
      - L’emballement consiste à accorder du crédit à ces pseudo-faits, qui ont tous été démontés les uns après les autres, ou qui sont insignifiants.

      "Beaucoup d’éléments qui amènent à une réflexion légitime, ce qu’a exprimé Clavel, et rien de plus. Une simple question. Alors dire "vous participez à une stratégie de démoralisation orchestrée par le pouvoir et L’État" et prétendre derrière qu’il n’a aucun fait pour appuyer sa réflexion quand vous-même n’en avez aucun pour conforter votre affirmation, c’est quelque peu contradictoire."
      - Je n’affirme rien, je demande des faits. Quand j’écris un article ou un livre, je m’impose une discipline de fer sur la production de sources primaires et secondaires, donc j’estime être en droit de réclamer cette discipline de la part d’autrui également.


    • Puisqu’il faut des faits pour étayer une affirmation, Clavel avait donc raison de questionner celle-ci : " l’ ignorance de l’ Etat à prévoir ce qui se passe en ce moment".

      Ce sont les affirmations, et pas les questions, qui ont besoin d’être étayées ; autrement dit, il faudrait éviter de la faire à l’envers.


  • Le livre "L’insurrection qui vient" (du fameux Comité invisible) est totalement à côté de la plaque, il n’est en rien prédictif de ce qui se passe aujourd’hui avec le mouvement des Gilets jaunes. Il est non seulement écrit de façon peu lisible (sabir extrême-gauchiste) mais en plus il annonce que l’insurrection viendra de la clientèle "Nuit Debout" (branleurs, fils de boboparisienss, zadistes et fumeurs de bédos...) aidée de la clientèle "jeunes de banlieue". (le livre est écrit après les insurrections des cités en 2005).
    Ce deux populations sont totalement absentes du mouvement Gilet jaunes, exceptés quelques éléments venus foutre la merde (casser et piller les commerçants) le 3e samedi, avant de se faire cartonner par les flics mobiles le 4e samedi, et disparaître quasi-définitivement le 5e samedi.
    Bref, ce livre est écrit par des jeunots qui se tripotent le zizi.
    Sinon, merci à Aude Lancelin de laisser parler Eric Hazan, les propos de ce monsieur sont assez nuancés, et j’ai apprécié ses remises en perspectives quant aux différentes révolutions françaises...

     

  • Impensable intellectuellement !

    La bourgeoisie d’extrême gauche...
    a découvert le peuple campagnard arriéré
    dans les beaux quartiers de Paris,
    où habitent banquiers et leurs grands
    serviteurs trotskistes associés .
    L’odeur des insurrections armées,
    faite de sueur de larmes et de sang ,
    du peuple qu’il méprise les enflamme encore .
    Ces pauvres Gilets Jaunes sympathiques
    ont besoin d’un stage de rééducation
    dans les banlieues où vivent la nouvelle classe
    de domestiques du système.
    Quelle condescendance !


  • Sauf erreur, ce gauchiste cosmopolite sans le moindre ancêtre français ne fera jamais alliance avec les fascistes, quant aux populos du RN il ne se propose de leur tendre la main que pour mieux les rééduquer à sa cause. Sans doute à accepter la diversité et le remplacement ethnique.

    Exactement le genre de figure à moitié momifiée et au discours halluciné qu’on n’aimerait pas avoir à côtoyer pendant un repas de Noël.


  • Je lis sa fiche Wikipedia. Effectivement, un petit air de Ramsès 2.


  • "Le train y a été pour beaucoup dans la défaite de 1848". Voilà messieurs le GJ pourquoi il fait connaitre sont histoire. Il faut savoir s’adapter à l’époque.


  • A 22:19 je l’ai trouvé tellement mal à l’aise que je suis allée voir son Wiki. Père de la communauté de lumière. Ok, ça se voit (le nom, oui, mais j’avais pas percuté, j’étais dans l’écoute ouverte). Mère issue de Palestine. Bon, le texte L’insurrection qui vient, c’est du F. Cousin, ça se trouve facile sur le net. A lire. Mais voilà, pas 100% honnête le bonhomme, lié éternellement...

     

    • J ai écouté avec intérêt et respect cet homme posé et visiblement cultivé.
      Et j ai fait suivre à des timides.
      Parce que son propos pique un peu moins les yeux que d autres, plus précis et plus virulents, ce qui rebute parfois et empêche d aller plus loin dans l analyse et la réflexion, qui sont je pense une finalité : reprendre possession de notre sens critique.
      D autre part, vous m accorderez que Wikipedia comme source fiable d info c est un peu léger...voire mensonger ou partisan. Ça peut indiquer un tendance mais faut aller un tantinet plus loin non ?
      Au lieu de juger la personne ou son hérédité, ses influences, ses amis d il y a trente ans, on essaie d écouter, de poser en soi l info transmise, et on essaie de tendre vers une unité, voire une RÉCONCILIATION !
      Peut être finir par s extraire de ce piège du manichéisme.


  • #2108668

    Ce Monsieur que je ne connaissais pas est peut-être de gauche mais il prouve que l’honnêteté et l’intelligence, qu’elles soient de droite ou de gauche, n’ont pas grand chose à voir ni avec la droite ni avec la gauche. Elles transcendent cette catégorisation souvent imbécile et manichéenne.
    Les GJ sont un mouvement éminemment populaire et "provincial", gros mot méprisant dans la bouche d’un Parisien condescendant ou même d’un habitant des nouvelles "métropoles" régionales qui sont autant de petits Paris.
    La vigueur de ce pays elle est partout sauf dans les villes, au premier rang desquelles Paris, qui sont autant de cancers. On devrait isoler les villes et en protéger le reste du pays enraciné qui essaie de survivre dans sa chair et son âme. J’ai lu et répondu, ici, à un commentaire idiot qui s’attaque aux Catalans avec toute la bêtise du franchouillard de base. La vraie identité de ce pays ce sont ses peuples enracinés qui l’expriment le mieux et pas la pourriture cosmopolite universaliste des métropoles dont ce commentateur bas-du-front est sans doute un représentant. Moi, quand je suis dans ma montagne, au milieu des miens, loin de la pourriture et de la crasse citadines, je me sens bien. Quand je parle ma langue ancestrale avec ceux de ma race alors je me sens bien. Ici il n’y a pas de diversité ethnique et je m’en félicite chaque jour (mis à part le littoral colonisé par les étrangers à accent pointu). Je suis enraciné et j’emmerde tous ceux que ça emmerde. Je suis allé deux fois manifester à Bordeaux, la ville boboïsée de Monsieur Juppé et j’ai vraiment été content de faire chier et, peut-être d’inquiéter un peu, le temps d’un après-midi, ces insupportables citadins qui, généralement en sens inverse, viennent nous faire chier le weekend. Nous vivons très bien sans la ville alors qu’elle, sans nous, elle crèverait.
    Eguberri on, bakea eta zoriona deneri.

     

    • Le problème, c’est que le Progrès c’est la Cité, c’est essentiel, c’est comme ça.

      Donc, le système imagine, comme vous pensez aussi que la "crasse" c’est l’Autre, isoler l’Humanité (Sapiens Sapiens) du reste du Vivant en la confinant et en la contrôlant globalement dans des "smart cities"..

      Cela est motivé par un argument écologique, et rendu possible par une technologie scientifique (Universelle) non moins fallacieuse.


  • Je lis avec intérêt la plupart des commentaires. C est un plaisir de voir s’exprimer tant d’avis, tant d opinions. C est un terreau fertile à la réflexion, et nous devons reprendre ce pouvoir là. Non pour la division, l éternelle division, celle qui tue, qui assassine, mais pour l émulation, la VIE qui s en dégage.
    Beaucoup ici ont des analyses fines, percutantes, intellectuellement imparables.
    Mais il me semble important d y ajouter une touche d immatériel, impalpable, voire de transcendant.
    L humanité toute entière sent bien qu’elle est au seuil de quelque chose, et toutes les théories, tous les mots pour cacher nos peurs ou nous en détourner, sont vains, au final. Quelque chose s élève, parce que quelque chose se passe. Les plus jeunes ont peur, parlent de fin du monde...et n en veulent pas. Alors on se retrouve humains, autour d un feu de camp, main dans la main, sans vraiment savoir ce qui se passe, on s habille de jaune, humblement, et on marche, droit devant. Et derrière il y a une joie. Oui quelque chose se passe dans l inconscient collectif.
    Et c est comme un vague qui peut tout emporter et abandonner enfin derrière elle ce qu’elle veut voir crever.
    Tout n est pas dans l analyse. RIEN n est jamais écrit. Tout change à chaque souffle.
    On nous a aussi volé notre rapport à l invisible. Il suffit pourtant de peu, pour comprendre ce qui nous relie et nous fait UN.
    Je persiste à dire : nous n avons plus le choix. Nous devons GRANDIR.
    Et on grandit par le COEUR.

     

    • Moi aussi FLOX74 je lis presque tous les commentaires
      Merci pour le votre
      Je le trouve magnifique de vérité
      Les commentaires sur E & R sont un feu d’artifice d’intelligence collective
      Joyeux Noël à vous et à toute l’équipe d’E & R


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