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L’éventuelle ouverture d’un camp d’entraînement pour les combattants syriens en Géorgie inquiète Moscou

Lors de sa visite en Géorgie début septembre, le secrétaire à la Défense étasunien Chuck Hagel a rencontré les autorités du pays pour évoquer la coopération militaire entre les deux pays, notamment la formation d’unités géorgiennes par des Marines ou un contrat de vente d’hélicoptères Black Hawk.

Parlant d’« expérience amère », au sujet de la courte opération de l’armée russe en 2008, venue assurer la protection des enclaves séparatistes russophones d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, le ministre de la Défense Irakli Alasania (photo ci-dessus, se faisant tapoter la main par son « parrain » Chuck Hagel) a qualifié ces événements d’« avertissement pour le monde sur les intentions de M. Poutine en Ukraine ».

Les dirigeants géorgiens n’ont de cesse depuis plusieurs années de multiplier les initiatives de séduction envers l’Empire, dont l’envoie de troupes en Afghanistan et en Irak, afin d’obtenir l’intégration du pays dans l’OTAN.

Dans cette optique, ils ont proposé au Pentagone l’installation d’un camp d’entraînement pour les « combattants de l’opposition syrienne modérée ». Les responsables étasuniens ont accueuilli favorablement l’offre de Tbilissi, qui s’inscrit dans un plan plus vaste de constitution d’une force armée de 5 000 hommes en Arabie saoudite, officiellement dans le but de lutter contre les combattants de l’État islamique...

Cependant, la nouvelle a fuité dans les médias et pris de court les membres de l’administration géorgienne, qui n’ont pas eu le temps de s’accorder sur une position commune et crédible à ce sujet. Ainsi, d’après Archil Gegeshidze, ambassadeur géorgien à Washington, le « centre de formation » a bien été proposé mais « est encore à l’étude » ajoutant qu’il serait ouvert aux combattants de tous pays : « un centre de formation de lutte contre le terrorisme de toute nationalité ». Autre son de cloche de la part du ministre des Affaires étrangères de Géorgie, qui a nié en bloc une participation de son pays dans la mise en place d’une base de ce type sur le sol de son pays.

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi via un communiqué très stoïque :

« Moscou a pris note d’une information parue il y a un certain temps dans les médias sur les projets de créer en Géorgie un camp d’entraînement américain pour les combattants de l’opposition syrienne. Il est inutile de dire qu’une telle décision (…) aurait pu compromettre sérieusement la stabilité et la sécurité dans le Caucase du Sud, à proximité des frontières russes. Aussi avons-nous pris très au sérieux le démenti officiel de Tbilissi, venant notamment de la bouche du Premier ministre géorgien Irakli Garibachvili. »

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