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La chaîne de télévision du Hezbollah recense le procès d’Alain Soral du 14 mars

Al-Manar (« Le Phare » en arabe) est une chaîne de télévision libanaise en langue arabe dont l’actionnaire majoritaire est le Hezbollah. Lors de son édition du 25 mars 2018, la chaîne hertzienne et satellitaire à vocation internationale a consacré un long sujet au procès d’Alain Soral du 14 mars 2018.

 

La traduction de l’introduction :

« Bonjour à tous. Le projet sioniste s’applique en Palestine, en France et ailleurs. Il accompagne et influence la politique des présidents français et ceux d’autres pays, en faveur de la politique israélienne. En France, les sionistes s’opposent au penseur et écrivain Alain Soral. Il a été attaqué en justice pour des caricatures publiées par Égalité & Réconciliation : des dessins qui représentent des juifs sionistes français qui manipulent la vie politique française derrière le rideau. Au tribunal, le penseur et écrivain français d’origine marocaine Youssef Hindi a défendu Alain Soral en exposant l’origine biblique du projet de domination du judaïsme, et sa mise en application dans la politique contemporaine. »

Le reportage reproduit ensuite, en arabe, l’intervention de Youssef Hindi devant le tribunal (voir ci-dessous).

Des extraits de la vidéo diffusée au tribunal (voir ci-dessous) sont également mis en avant et traduits en arabe, en particulier les passages où des rabbins s’expriment sur la destruction mutuelle de l’Europe et de l’islam.

 

Le journal du 25 mars 2018 :

 


 

L’intervention de Youssef Hindi lors du procès du 14 mars 2018

 

Pour illustrer mon propos je partirai de trois des individus représentés dans les caricatures – Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et Jacques Attali – pour démontrer que ceux-ci ont bien un lien avec le judaïsme et Israël. Et je vais en outre mettre en évidence que leurs pensées, leurs écrits et leur action sur la durée sont au seul service d’Israël et du projet biblique.

Je commencerais par Jacques Attali, lequel est le conseiller des présidents successifs de la République, depuis le début des années 1980 ; et qui se targue d’avoir mis en selle plusieurs personnalités politiques, comme Ségolène Royal ou Laurent Fabius. Jacques Attali s’est aussi vanté d’avoir mis en selle l’actuel président de la République, Emmanuel Macron. À la journaliste Anne Fulda (dans son livre Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait ), J. Attali dit :

Emmanuel Macron ? C’est moi qui l’ai repéré. C’est même moi qui l’ai inventé. Totalement. À partir du moment où je l’ai mis rapporteur, où il y avait Tout-Paris et le monde entier et où je ne l’ai pas éteint, il s’est fait connaître. C’est la réalité objective.

Dès 2014 sur BFMTV, il a annoncé : «  Emmanuel Macron a le talent pour être un présidentiable un jour  » En 2015 dans le journal L’Express : «  Ma vraie prévision est que le prochain président sera un inconnu.  »

Le même Jacques Attali qui considère que la diaspora juive est la condition de la survie d’Israël (dans Tribune juive, le 8 novembre 1994) et que Jérusalem a pour vocation à devenir la « capitale de la planète qui sera un jour unifiée autour d’un gouvernement mondial » (Public Sénat, 14 septembre 2010). Jacques Attali a une vision biblique de l’histoire de l’Humanité, et plus particulièrement de l’histoire juive. Selon lui, l’histoire se divise en cinq périodes, chaque période correspondant à un livre du Pentateuque, la Torah. Dans l’introduction de son livre Les Juifs, le monde et l’argent, il affirme que nous vivons, depuis 1945, dans l’ère du Deutéronome. Et comment se termine le Deutéronome ? Je vais vous citer les versets 12 et 13 du chapitre 28 :

« Si tu obéis aux lois de Yahvé, ton Dieu, il t’élèvera et ne t’abaissera pas, tu seras à la tête et pas à la queue, tu pourras prêter à de nombreuses nations, mais tu n’emprunteras point. »

Maintenant je vais passer à Bernard-Henri Lévy, et vous comprendrez pourquoi j’ai cité Jacques Attali disant que « la diaspora juive est la condition de la survie d’Israël ».

Bernard-Henri Lévy, à la Convention nationale du CRIF en novembre 2011, a déclaré à propos de la guerre en Libye :

« C’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique… Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas été juif… J’ai porté mon étendard ma fidélité à mon nom (la tribu de Lévy), ma volonté d’illustrer ce nom et ma fidélité au sionisme et à Israël… On avait affaire à l’un des pires ennemis d’Israël… »

BHL est passé au-dessus du ministre des Affaires étrangères de l’époque – Alain Juppé, qui était au départ opposé à l’intervention en Libye – et a convaincu Nicolas Sarkozy, alors président de la République, d’envoyer la nation française dans une guerre contre la Libye, au seul profit d’Israël. Une guerre qui a coûté plus de 300 millions d’euros au contribuable français et coûté la vie à 100 000 Libyens, au bas mot. BHL a joué le même rôle en France que Bernard Lewis aux États-Unis. Bernard Lewis est un influent géopolitologue, de confession juive et détenteur des nationalités britannique, américaine et israélienne. Il a joué un rôle important dans le déclenchement de la guerre d’Irak de 2003 en persuadant l’ancien vice-président américain Dick Cheney de se prononcer en faveur de cette guerre. Guerre déclenchée sous l’influence du lobby pro-israélien aux États-Unis (comme l’ont démontré les deux universitaires américains, Stephen Walt et John Mearsheimer dans leur livre Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine), au seul profit d’Israël, faisant accomplir à l’armée américaine le projet de morcellement des voisins de l’État hébreu, tel qu’il est décrit dans le plan Oded Yinon, datant de 1982, rédigé par un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères israélien.

Maintenant je vais aborder le cas d’Alain Finkielkraut, qui expliquait en juin 2007, sur RCJ (Radio de la communauté juive), à propos des enfants gazaouis :

« La proportion des enfants à Gaza est totalement délirante ! Donc on met au monde continûment des enfants qui n’ont AUCUNE PLACE dans le monde ! Production effrénée d’hommes excédentaires, d’hommes surnuméraires. »

Ces propos correspondent au projet biblique d’épuration ethnique de la population vivant en Palestine. Je cite le Deutéronome, chapitre 31, verset 3-4 :

« Yahvé, ton Dieu, marche devant toi ; c’est lui qui anéantira ces peuples devant toi pour que tu les dépossèdes… Il mettra ces peuples à votre merci… »

D’ailleurs, Moïse Maïmonide, qui est une des plus importantes autorités religieuses de l’histoire juive, qui a vécu au 12e siècle et qui est mort au début du 13e, écrivait que, le jour venu, il faudrait «  exterminer tous les habitants de la Terre promise  » ; le commandement : «  Ne laisser survivre aucun Cananéen  », dit-il, est «  valable en tout temps  ». Ces propos d’Alain Finkielkraut ne sont pas pure théorie… Ils correspondent à la politique d’épuration ethnique de l’État d’Israël. En effet, en juillet 2014, durant l’assaut mené par Israël sur Gaza – tuant plus d’un millier de personnes de façon indiscriminée, hommes, femmes, enfants –, Moshe Feiglin, vice-président du Parlement israélien (la Knesset), a proposé un plan pour Gaza. Dans ce plan, le chef parlementaire préconisait d’expulser toute la population de Gaza vers l’Égypte, dans le Sinaï. Feiglin expliquait aussi qu’il fallait «  détruire toutes les infrastructures de Gaza avec une puissance de feu maximale, sans considération pour les boucliers humains  » ; c’est-à-dire sans considération pour les vies humaines. Il écrivit dans son plan que «  Gaza est un fragment de notre Terre et nous y resterons jusqu’à la fin des temps... elle deviendra partie intégrante de l’État d’Israël et sera peuplée par les Juifs  » Feiglin appelle les gazaouis (sans exception d’âge ou de sexe), «  la population ennemie  », conformément au Livre de Josué :

« Et l’on appliqua l’anathème (extermination de masse et immolation collective) à tout ce qui était dans la ville ; hommes et femmes, enfants et vieillards » (Josué, 6 :21)

En 1976, fut rédigé, par un important membre du ministère de l’Intérieur israélien, le Koening Memorandum. Ce rapport visait à régler le « problème arabe » de Galilée en réduisant leur nombre par divers moyens. Le but final était l’évincement total des Arabes israéliens, notamment par l’expropriation et l’intensification de la colonisation juive.

J’aimerais maintenant vous parler de l’origine de cette haine envers les non-juifs qu’exprime la religion juive. Le Traité talmudique babylonien 89a abordant la signification du nom « Sinaï », explique que c’est la montagne depuis laquelle la haine (sin’ah) s’est déversée sur les peuples du monde. Le Talmud interprète donc la Loi révélée par Dieu à Moïse comme étant en substance et en essence de la haine déversée sur le reste de l’Humanité.

La religion juive n’est en réalité jamais sortie du monde païen antique. C’est ce que j’appelle le paradoxe théologique du judaïsme. Je m’explique. Dans le monde antique, les peuples et les tribus avaient des dieux tutélaires qu’ils se choisissaient dans un panthéon. Lors des conflits entre peuples ou tribus, l’on assistait parallèlement à une guerre virtuelle entre leurs dieux tutélaires respectifs. À l’issue du combat il y avait un dieu vainqueur et un dieu vaincu. Dans le cas du judaïsme, Yahvé, dieu tutélaire des Hébreux, est devenu le dieu universel, mais garde un lien privilégié avec son peuple placé au-dessus du reste de l’humanité. Dans ce schéma, le judaïsme considère que le peuple juif est en guerre perpétuelle contre les non-juifs. Contrairement au christianisme et à l’islam, lesquels prônent un monothéisme véritable et conséquent : une révélation divine universelle, adressée à tous les peuples, qui sont considérés comme égaux.

Mais ce racisme biblique a été laïcisé au cours du 19e siècle ; c’est ce qui explique le discours proprement raciste et génocidaire d’Alain Finkielkraut, qui est un juif athée…

Cette laïcisation du racisme juif fut théorisée par le grand historien juif allemand Heinrich Graetz. Dans les années 1850, il fait paraître un ouvrage sur l’histoire des juifs, L’Histoire des juifs depuis les temps anciens jusqu’à nos jours. C’est Graetz qui vulgarisa et diffusa, après l’avoir laïcisé, le concept d’origine biblique de peuple-race juif en tant que nation. Il postule dans son ouvrage une continuité historique du peuple juif, afin de recréer un lien – quelque peu rompu par l’émancipation – entre toutes les communautés juives. Il défendit l’idée que les juifs constituent un seul et même peuple, une seule et même race avec une seule et même origine. Graetz se fit le promoteur de l’idée proprement biblique que le peuple juif est supérieur aux peuples au milieu desquels il vit, et qu’il ne devait en aucun cas s’assimiler à eux, sous peine d’en être souillé. Ce qui provoqua l’ire de l’historien allemand Heinrich von Treitschke qui, agacé par le racisme et le séparatisme de Graetz, lui suggéra de créer un État juif hors du territoire germanique. Toutefois, Graetz n’a jamais émis l’idée de la création d’un État hébreu. Mais son ouvrage fut utilisé par les premiers colons sionistes, et encore aujourd’hui il demeure une référence majeure dans les livres portant sur l’histoire du peuple juif, et est enseigné en Israël.

Concernant le projet de domination mondial du judaïsme, il est effectivement présent dans la Bible hébraïque, mais pas dans n’importe quelle source ; dans la source deutéronomiste, rédigée tardivement, après le retour d’exil à Babylone. Elle traduit la volonté d’établir un empire universel des juifs sur le reste de l’Humanité. Vous en avez un exemple dans les passages du Deutéronome que je vous ai cités, mais aussi dans le livre d’Esaïe, aux chapitres 60 et 61, où il est promis aux juifs, je cite :

« Tu suceras le lait des peuples… Des gens du dehors seront là pour paître vos troupeaux ; des fils d’étrangers seront vos laboureurs et vos vignerons… Vous jouirez de la richesse des nations et vous tirerez gloire de leur splendeur. »

Il y a donc un double projet impérial : un projet impérial nationaliste, le Grand Israël ethniquement pur, parallèle du projet de domination universel par l’argent.

J’en ai terminé.

 


 

La vidéo diffusée au tribunal, à propos de la provocation à la haine :

 

Le procès du 14 mars, à ne pas manquer sur E&R :

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Sur la soumission au pouvoir sioniste,
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Article ancien.
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