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La classe politique française et les violations de la Constitution

L’opinion publique française réagit à chaque révélation de détournement de fonds publics. Elle se demande pourquoi ces affaires sont devenues si fréquentes depuis les années 80. Thierry Meyssan ne s’intéresse guère à ces délits. Il dénonce ce qui lui paraît beaucoup plus grave : la privatisation de l’État au profit d’« investisseurs » étrangers. Une infraction qui n’existait pas jusqu’alors au sein du gouvernement, ni de la présidence de la République, et qui se répand désormais au sommet des institutions. Ce qui débute par des avantages indus se poursuit, souvent sans que les responsables politiques y aient réfléchi à l’avance et parfois malgré eux, par des crimes sans nom.

 

Henry Kravis (KKR) et Laurence Fink (BlackRock) misent sur Emmanuel Macron et sur cheikh Mohamed bin Zayed.

 

La fin de la politique en France

Depuis l’accident cérébral du président Jacques Chirac, le 2 septembre 2005, la France n’a plus eu de responsable politique capable d’assumer la présidence de la République. La fin de son second mandat a donné lieu à une lutte acharnée entre le Premier ministre Dominique de Villepin et le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, sur fond d’état d’urgence et d’accusations mensongères qui ont relégué l’intérêt général en arrière-plan.

L’élection de Nicolas Sarkozy marque l’avènement de la mentalité « corporate » et donc la fin de la politique au sens originel de l’organisation de la cité. Le nouveau président déclare vouloir gérer le pays comme une entreprise. Il affiche sa fonction comme un « job » et non plus comme une charge. Il donne à regarder sa vie privée et sa réussite sociale. Il ne cherche plus à incarner la volonté populaire, mais à transformer le pays selon sa volonté personnelle (« Je veux… »). En définitive, conformément à ses liens anciens avec la CIA, il aligne la France sur les États-Unis allant jusqu’à placer les armées sous commandement états-unien au sein de l’OTAN.

Réagissant à ces excès, son successeur François Hollande se veut un « président normal », un homme sans histoire ; sans ambition ni personnelle ni pour le pays. Expert en querelles politiciennes, mais dépourvu de réflexion politique, il apprend sa fonction de ses hauts-fonctionnaires – qui n’en savent guère plus que lui –, ainsi qu’il le revendiquera par la suite. En toutes choses, il se contentera de poursuivre la voie de son prédécesseur ce qui l’obligera à abandonner ses convictions socialistes. Ses seules initiatives seront pour imposer une morale puritaine inspirée de l’exemple des présidents américains.

Emmanuel Macron est élu à son tour avec l’aide de spéculateurs internationaux. Il n’a qu’une très brève expérience de la vie politicienne et ne s’est jamais intéressé à la politique proprement dite. Il aime s’imposer en choquant par ses déclarations provocantes et ses comportements outrageants. Il financiarise tout ce qu’il touche, notamment l’écologie et les retraites.

Durant ces quatorze années, les principaux responsables politiques français ont progressivement oublié le service de la Nation pour ne plus s’occuper que d’accumuler personnellement de l’argent.

Il est particulièrement symptomatique que lors des dernières élections présidentielles aucun des candidats importants n’a présenté de vision pour le pays, mais exclusivement des programmes gouvernementaux. Comme si la fonction présidentielle avait disparu. Dès lors, les débats se limitent à des surenchères politiciennes sur la gestion de différents dossiers, à des pinaillages de chiffres.

J’ai montré dans Sous nos yeux, comment cette dérive a conduit à une privatisation de la politique étrangère dans l’indifférence générale. La France s’est engagée dans toutes sortes de guerres en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie, au Sahel, mettant ses troupes au services d’intérêts qui ne sont absolument pas les siens et participant au massacre de centaines de milliers de lointains inconnus.

Cette dégradation se poursuit inexorablement. Désormais, elle touche la politique intérieure.

 

Le jeune garde du corps d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla (à droite sur la photo), le suit à l’Élysée où il participe à une réflexion sur « la création d’un service de sécurité interne », probablement pour le compte de l’OTAN. Simultanément, il noue un lien de subordination avec le mafieux Iskandar Makhmudov, soutien financier de Benyamin Netanyahou.

 

Emmanuel Macron et la financiarisation de l’écologie

Emmanuel Macron avait annoncé son intention de « verdir la Finance » (sic). L’annonce du retrait à venir des États-Unis de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique lui en a fourni l’occasion. Bien avant que celui-ci soit effectif, il lançait à son homologue américain son retentissant « Make our planet great again ! ».

Rappelons l’enjeu de ce conflit qui n’a aucun rapport avec la communication à ce sujet. En 1997, le protocole de Kyoto désigne cinq gaz à effet de serre. Il institue un Fonds d’adaptation géré par la Banque mondiale et un système de permis négociables. Il s’agit à la fois de limiter la production de ces gaz et de financer l’industrialisation des pays en voie de développement en leur permettant de vendre des permis négociables aux pays développés au prorata de leur émission totale de ces gaz. Bien décidé à ne pas verser un sous, le président Bill Clinton ratifie publiquement ce texte qu’il fait en sous-main rejeter à l’unanimité par le Sénat. Simultanément, il confie la création d’une bourse des permis négociables à son vice-président, Al Gore. Celui-ci en fait rédiger les statuts par un juriste inconnu à l’époque, Barack Obama. Compte tenu des montants à venir des permis négociables, les financiers américains conserveront leur prééminence dans le monde. Lorsque Barack Obama devient président des États-Unis, il fait valider ce dispositif par l’azccord de Paris en 2015. Au passage, quatre des gaz à effet de serre ont disparus, seul reste le dioxyde de carbone (CO₂‎), dont l’impact supposé est pourtant minime. Mais celui-ci, lorsqu’il est produit par l’homme, vient de la consommation du charbon, du gaz et du pétrole, les « sources d’énergie fossiles ». La focalisation sur ce seul gaz devrait ouvrir de nouveaux marchés à l’industrie automobile déclinante, qui pour se régénérer passera à l’énergie électrique, sans pour autant porter atteinte à l’industrie pétrolière qui trouve de nouveaux débouchés dans les plastiques.

Emmanuel Macron conçoit alors une nouvelle taxe sur les carburants dont la mise en application déclenche le mouvement des Gilets jaunes. En quelques semaines, les Français prennent conscience d’un phénomène qu’ils observent sans réagir depuis près de trente ans : la globalisation de l’économie et de la finance détruit les classes moyennes en Occident. Ne souhaitant pas remettre en cause l’ordre financier global, le président Macron est en panne.

 

Fait unique dans l’histoire de la Ve République, la salle du Conseil des ministres a été réquisitionnée par le président Macron pour recevoir des spéculateurs (à sa droite Laurence Fink).

 

Emmanuel Macron et la financiarisation des retraites

Pour comprendre qui sont les commanditaires d’Emmanuel Macron, il ne faut pas regarder en France, mais à l’étranger. Certes, la banque Rothschild a joué un rôle dans son élection, mais pas si important que cela. Au contraire, Henry Kravis, le patron du premier hedge fund KKR, en a joué un considérablement plus important, voire décisif. Il tient sa fortune de la mise au point d’une technique à la limite de la légalité : le rachat d’entreprises par l’endettement (« LBO », en français : « achat à effet de levier »). C’est lui qui a introduit le jeune ambitieux au club de Bilderberg ou encore qui a choisi son Premier ministre, Édouard Philippe.

Jusqu’ici Henry Kravis est considéré comme un requin et nul à Wall Street n’envisageait de s’allier à KKR… sauf BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs au monde pour qui la crise financière de 2008 a été une aubaine.

Le 25 octobre 2017, le président Emmanuel Macron privatise la salle du Conseil des ministres pour héberger un séminaire de grands spéculateurs, dont Laurence Fink, le patron de BlackRock. Ce dernier est accompagné d’un de ses employés, l’ancien chancelier de l’échiquier britannique, le baron George Osborne. Édouard Philippe (Premier ministre), Muriel Pénicaud (Travail), Bruno Lemaire (Économie et Finances), Élisabeth Borne (Transport) et Benjamin Griveaux (secrétaire d’État auprès de Bruno Lemaire) viennent plancher devant cet aréopage.

Au cours de cette réunion Emmanuel Macron et Bruno Lemaire exposent à leurs interlocuteurs leur plan pour financiariser l’épargne des Français : réformer les retraites en abandonnant le système de solidarité entre les générations par un système de capitalisation. Pour cela, ils viennent de choisir un vieux politicien (70 ans à l’époque), Jean-Paul Delevoye et de le nommer haut-commissaire à la réforme des retraites. C’est un ami de longue date de Jean-François Cirelli, le patron de BlackRock en France. Ils ont également révélé vouloir glisser dans le projet de loi relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite « loi PACTE », un discret article permettant une « meilleure accessibilité de l’épargne retraite », c’est-à-dire l’accès des plus riches à une retraite par capitalisation.

Cependant, après deux ans de consultations, les électeurs ignorent toujours en quoi consistera la réforme des retraites. Selon les jours, on dénonce le trou de certains régimes spéciaux et on appelle au nom de la justice sociale à une uniformisation du système ; ou l’on déplore l’allongement de la durée de la vie et l’on préconise d’allonger la durée d’activité afin d’équilibrer les comptes. En réalité aucun pays au monde n’a de système unique de retraite et, compte tenu du « chômage des seniors », rien ne permet d’affirmer que le report de l’âge de la retraite fera faire des économies. Tout ce tintamarre ne visait qu’à cacher le seul objectif du gouvernement : substituer la capitalisation à la solidarité entre les générations. Un gigantesque mouvement de protestation sociale se met en branle, incluant les Gilets jaunes, qui aboutit à une spectaculaire grève de deux semaines.

C’est à ce moment là que Le Parisien publie une nouvelle stupéfiante : en violation de la Constitution, Jean-Paul Delevoye entretient un lien de subordination avec l’IFPASS, l’organisme de formation professionnelle de la Fédération française des assurances, principal bénéficiaire de la réforme en cours. Il en entretient un autre avec un second organisme de formation professionnelle lié au premier. De fil en aiguille, on recense quatorze liens de subordination du vieux sage. Il mettra huit jours à démissionner.

Loin de le condamner, le président Emmanuel Macron exprime ses « regrets » devant sa démission, tandis que Gilles Le Gendre, président du groupe parlementaire de leur parti à l’Assemblée nationale, proclame son « respect devant sa décision courageuse ». Il apparait que le Président, le Premier ministre et presque tous les membres du gouvernement savaient depuis longtemps et, contrairement à leur obligation, ne sont pas intervenus. Tardivement, le Procureur de la République est saisi.

Ainsi passe-t-on de la corruption, qui s’est généralisée sous François Mitterrand, à la privatisation de l’État ; de la violation du Code pénal à celle de la Constitution. Il serait sot de croire que cela n’aura pas de conséquences.

Thierry Meyssan

 

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24 Commentaires

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  • #2350035
    Le 26 décembre 2019 à 14:24 par Minister AMER
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    En définitive, conformément à ses liens anciens avec la CIA, il aligne la France sur les États-Unis allant jusqu’à placer les armées sous commandement états-unien au sein de l’OTAN.



    "Trahison au sein de notre population
    Être ou naître traître
    Est une malédiction"

     

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  • #2350102
    Le 26 décembre 2019 à 16:06 par JeSuisSoral
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    Tous les partis politiques quasiment sont inconstitutionnels , puisqu’ils ne respectent pas l’article 4 qui pose le principe de la souveraineté nationale .

     

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    • #2351124

      Toutes les élections sont frauduleuses,
      à cause du chantage à l’investiture et à la réinvestiture,
      à cause du charcutage des circonscriptions électorales,
      à cause des dépassements énorme des plafonds de budgets de propagade électorale,
      à causes de la violation de la séparation des povoirs par les fonctionnaires de l’exécutifs qui accaparent les mandats delégislateurs,
      à cause des hiérachies parallèles qui débattent en secret des lois,
      à cause de la malhonnêteté et de l’immoralité du personnel politiques qui est vulnérable au chantage,...

      L’esprit et la lettre de la Constitution sont violés de multiples fois, les hommes politiques ne sont plus légitimes, ce sont des usurpateurs.

       
  • #2350237
    Le 26 décembre 2019 à 19:02 par Syzygy
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    La campagne présidentielle de MissBank2017 a coûté entre 35 et 50 millions d’€. Il/elle a bénéficié de 17.000 premières pages et/ou articles de presse. Personne n’a mouffté alors qu’il y a un plafond légal. KKR est l’un des donateurs, mais aussi l’OTAN ! Très probablement Rothschild et d’autres parmi les 723 familles qui détiennent les richesses mondiales.

    Ce banquier LGBTQ+ n’est pas là pour les Français, c’est le fossoyeur de la France. C’est un pervers sans aucun scrupule. On voit nettement se réaliser un dessein plannifié par d’autres : les sionistes.

    Immigration débridée, famine organisée. D’après vous, que se passera t-il lorsque les allocs pour migrants et cas sociaux, ne tomberont plus ?

    Il faudra alors compter sur une multiplication miraculeuse de fusils d’assaut et de capsules de Captagon distribuées exclusivement aux prédateurs ! Cui boni ? Facile de deviner qui sont les sauterelles, la France est leur plan B. Préparez-vous à mourir ou réagissez, maintenant !

     

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    • #2351159
      Le Décembre 2019 à 08:30 par chabatz d’entrar
      La classe politique française et les violations de la Constitution

      Merci pour ce rappel.
      Cette fin d’année fut l’occasion de repas de famille agrémentés de conversions stériles et cela valait mieux car le niveau de déliquescence de la pensée politique au sens large est devenue pitoyable.
      Le courage qui fait défaut à la plupart des gens pour aborder des sujets remettant en cause leurs certitudes mainstream fait froid dans le dos.
      Les gens ne bougeront pas car ils ont peur
      Ma femme a peur et du coup ces sujets ne l’intéresse pas.
      Le confort immédiat des gens compte plus que l’avenir de leur progéniture, la France est un truc dont ils se rappel lors de matchs de foot ect..
      Tout ça pour dire que j’adhère a 100% avec ta conclusion.
      Signé
      Un Limougeaud

       
  • #2350284
    Le 26 décembre 2019 à 20:03 par FRANCE LIBERTÉ
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    La Putain de la République

     

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  • #2350354
    Le 26 décembre 2019 à 21:44 par listener
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    En France, les constitutions reposaient sur une idée assez simple de l’ordre de la philosophie morale : tout pouvoir est un MAL. C’est la grande idée de Montesquieu inspiré par certaines (par toutes) idées de l’antiquité et par le fameux "parlementarisme anglais", qui est un foutaise pour les snobs. Constitution coutumière, tyrannie réelle .. Rappelons qu’il a écrit après les guerres de religions et dans un système d’absolutisme royal. Le pouvoir est un MAL, telle est l’idée première.

    A partir de là, comment faire ? Arrêter ce pouvoir ? Un seul moyen : un autre pouvoir. D’où le principe de séparation des pouvoirs qui exige d’eux non seulement une séparation mais des affrontements. Pendant ce temps là, les citoyens sont un peu plus tranquilles. Mais rappelons que ce principe n’est pas constitutionnel mais supra constitutionnel. C’est la condition (nécessairement transcendante) de l’existence d’une Constitution dans une société (article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui ne fait pas partie du droit positif. Il n’y a pas de sanction en dehors de la capacité des citoyens à éliminer le tyran (résistance à l’oppression).

    Et on se trouve là au coeur du contresens tragique de la Cinquième République : vouloir "restaurer le pouvoir", lequel n’est donc pas vu comme un mal mais comme un BIEN ! C’est là le problème de ce "régime". Je ne sais pas qui a raison mais nous sommes très loin des idées de Montesquieu à moins de considérer que la séparation des pouvoirs n’est qu’une manière bureaucratique de rendre les pouvoirs ... plus efficaces encore alors que le but de Montesquieu est inverse !

    Macron qui n’a rien compris arrive maintenant. Mais ce qui est paradoxal, c’est que tous les pouvoirs français se sont usés considérablement sauf le pouvoir judiciaire qui avait été éliminé par la Révolution, et il triomphe sur les ruines de la Cinquième. Et de toutes les manières, tout le monde sait que maintenant c’est la diplomatie secrète car illisible et multilatérale (l’Europe) qui gère tout le normatif de cette pauvre France et se livre à des pitreries judiciaires sur fond de concepts juridiques anglo-saxons mal traduits et de darwinisme imbécile. Montesquieu a été remplacé par l’Homme à tête de singe. Le tout sans aucune séparation des pouvoirs. Ni pouvoirs, ni principes mais des Princes. Et quels Princes ! Une basse cour de technocrates, des poulardes et des chapons de Noël.

    Ah si ! et aussi une nouvelle déesse : la "Planète"..

     

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  • #2350427
    Le 27 décembre 2019 à 01:04 par Christo
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    C’est Nicolas Sarkozy qui a réintégré l’Otan, donc a mis la France aux ordres du lobby militaro-industriel US

     

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  • #2350437
    Le 27 décembre 2019 à 01:48 par KIPIK
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    Encore un article fort intéressant et très instructif de Thierry Meyssan, mais je me demande encore une fois si lui-même mesure bien ce que sont les Rothschild... en référence à une récente déclaration où il déclare, je cite, "Les Rothschild ?! j’me marre c’est rien dans cette histoire (ie Macron et notre domination) ..."

    Il y a autant de différence entre les Rothschild même en version la plus complotiste et la réalité factuelle, qu’entre un requin blanc et un Mégalodon au max de ses caractéristiques et quand même surboosté.
    Le délit d’initié de Waterloo c’est rien à côté de ce qui a suivi, gestion de la dette de la France pour le compte de la dite Sainte-Alliance, c’est là qu’ils ont réellement décollé, l’histoire de Waterloo c’est juste "la version crypto-officielle" qui cache le sérieux.
    De même que la loi de 1973 c’est peanuts, tout juste l’officialisation de ce qu’ils faisaient déjà depuis plus de 150 ans...
    Si vous pensiez savoir le plus important avec ça, mon dieu en plus d’être loin du compte vous avez au moins 2 siècles de retard...
    D’ailleurs vous saviez qu’en tant qu’actionnaires majoritaires de la Dutch Shell ils faisaient partie des 7 soeurs du Pétrole depuis le début ?
    Et qu’avec la privatisation à venir de la SNCF ils vont finalement récupérer ce qu’ils ont créé depuis le début... et oui les chemins de fer français c’est eux à la base, comme tellement d’autres choses dans l’industrie bien concrète.

    Cette famille depuis des siècles maintenant a niqué des empires, les saint-simoniens, les frères Pereire et j’en passe...
    Le Kravis je doute pas qu’il soit un super poids lourd de la haute finance "moderne" (ie pourrie) donc à prendre au plus que sérieux, mais il y a assurément autant de différence entre lui et les Rothschild, qu’entre un "simple" serial-killer même le pire qui soit et le diable en personne...

    Que vous soyez débutants ou confirmés sur le sujet il faut absolument lire Les Rothschild de Frederic Morton et Les Rothschild de Jean Bouvier (le complémentaire idéal car plus sur l’économie, l’autre plus sur la famille elle-même).
    Même si vous pensiez tout savoir sur eux vous allez en apprendre de belles je vous le garantie.

    D’ailleurs vous saviez que 3 décès de Habsburg sont plus que louches via les Rothschild ? .... dont surtout 2 juste en sortant de chez eux, rien que ça....
    (je vous laisse découvrir qui et les détails dans les livres en référence, livres inattaquables en prime, oh que oui)

     

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    • #2350492

      @ Kipik

      Merci pour cette pige !
      Le Donald l’a dit à demi-mots : "vous n’avez aucune idée à qui vous avez affaire"
      Laboratoires clandestins, essais génétiques, armes biologiques, sous-marins & bases, bombes nucléaires, calculateurs boursiers, corruption, assassinats, vol d’or (Japon, Tsar, notamment), etc... font partie de la panoplie. Bref, une famille de nuisibles que les Etats feraient bien de "neutraliser". Je crois savoir que Poutine, Trump et Xi s’en occupent tous les jours depuis 2 ans environ... et ça commence à se voir.

       
  • #2350529
    Le 27 décembre 2019 à 09:08 par listener
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    Si on veut vraiment remonter aux sources du droit constitutionnel et aux idées politiques française, on finit toujours par tomber sur quelques auteurs : Montesquieu, bien sûr, mais aussi Voltaire et Rousseau. Ces trois là sont tout. En fait il faut connaître la littérature pour comprendre ce qui s’agite derrière les mots.

     

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  • #2350599
    Le 27 décembre 2019 à 11:37 par Karim
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    « mafieux Iskandar Makhmudov » comment peut-il être fiancier de Nethanyahu ? Il est Musulman ? Milliardaire est mafieux comment il fait ? Un peu de sérieux voyons !

     

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  • #2351385
    Le 28 décembre 2019 à 17:07 par François Desvignes
    La classe politique française et les violations de la Constitution

    1/ La criminalité politique trouve toujours sa cause dans une violation de la Constitution.
    2/ Mais le crime en politique est le suicide différé du criminel.
    3/ Donc attendons-nous à ce que la V république s’effondre.

    1/ Concernant le premier point, la violation de la constitution, en fait sa dénaturation, jusqu’à son abrogation de fait, a consisté à renoncer après 2005 au referendum : la V République a été conçu comme un régime referendaire où, en cas de conflit entre les trois pouvoirs, (Executif, parlement, Justice) la nation a le dernier mot.

    Ce système a été saboté sous Sarkozy avec le recours au Congrès pour ratifier le traité de Lisbonne (2008) et il ne sera plus jamais rétabli. Encore moins ses prolongements ne seront mis en place (le RIC).

    2/ Voilà donc 10 ans que la France n’a plus de constitution ou plus que l’ombre de sa constitution sabotée.

    Depuis 10 ans, la classe politique, le pouvoir légal ne gouverne plus : la constitution qui fixe les règles de la VIE politique dans la nation n’est plus que formellement appliquée mais en fait est morte de sa dénaturation.

    Et sa classe politique avec : ils sont tous morts ou en train de mourir. Physiqement, politiquement, moralement, comptez les survivants aux élections de 2017, il n’y en a plus que deux ou trois :

    - un vivant voyant sa mort arriver : Macron
    - une survivante qui ne veut pas savoir qu’elle est mourante : MLP
    - Et un qui vient de s’en apercevoir : Mélenchon.

    A cause de l’abandon du referendum comme mode de solution des conflits.

    3/ Quand il n’y aura plus d’argent, l’arbre mort de la V République tombera.

    C’est la dette qui donne le coup de grâce aux Empires.

    Donc et puisque la République morte ne peut que tomber aucune de ses lois, ni rien de ses projets et de ses plans ne lui survivront.

    Il ne faut donc pas s’emouvoir de ses lois injustes puisque provisoires, il faut s’impatienter de sa chute qui nous permettra de les déclarer nulles et non avenues.

     

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