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La clochardisation : un exil sans retour ?

Le nombre de « sans domicile fixe » (SDF) avoisinerait 3 000 à Paris, selon une récente recension. Faut-il vraiment chercher à les « resocialiser » ? Le philosophe et psychanalyste Patrick Declerck propose une autre voie.

 

2 952 : c’est le nombre de SDF recensés à Paris dans la nuit du 15 au 16 février. De façon systématique, des Parisiens ont sillonné 350 secteurs de la Capitale, par groupes, pour dresser un état des lieux de cette population invisible. L’initiative lancée par la Mairie de Paris répond, par une effet de coïncidence, à la déclaration de Julien Denormandie, au micro de France Inter, le 30 janvier dernier. Le secrétaire d’État à la Cohésion des territoires estimait à une cinquantaine le nombre de personnes à la rue à Paris…

[...]

Le philosophe et psychanalyste [Patrick Declerck] y compose un récit circonstancié de ces « vies brisées sans retour », fruit de longues années d’immersion, d’enquête et de soins. Contre tout discours « humaniste », il ne croit pas que, pour ces exclus, un retour à la socialisation soit possible. Il plaide plutôt pour un accompagnement qui rende la survie de ces exilés possible.

« Ils se détournent de la vie de famille, de l’effort, du travail, et pourtant, ils sont tout sauf libres, écrit-il. Ce sont des esclaves. Ils ne sont pas propriétaires de leur vie psychique, ils sont pris dans un exil dont on ne revient pas, l’exil à soi-même. »

[...]

Dans une traditionnelle logique carcérale qui s’applique aussi aux prostitués et aux toxicomanes, les autorités assistent autant qu’elle punissent, cherchant à mettre au pas les marginaux. Le philosophe défend plutôt une « neutralité bienveillante » où « il ne s’agit plus de donner pour faire changer l’autre, mais uniquement de donner pour répondre à ses besoins ». Un autre son de cloche.

 

 

Lire l’article entier sur philomag.com

Patrick Declerck : « Vivre dans la rue est un sport de combat »

Le projet d’un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri déclenche la colère des habitants du 16e arrondissement de Paris. L’anthropologue et psychanalyste Patrick Declerck nous aide à comprendre ce qui est à l’œuvre dans la violence de ces réactions. Selon lui, ce sentiment de rejet s’adresse à un double monstrueux de nous-mêmes.

 

La construction prochaine d’un centre d’hébergement, destiné à accueillir en priorité les personnes prises en charge par le Samu social, aux abords du bois de Boulogne, dans le 16e arrondissement de Paris déchaine la colère de certains riverains. Deux cents places pendant trois ans : le projet de la mairie de Paris demeure pourtant modeste alors que, selon l’Insee, 28 800 personnes seraient sans domicile fixe dans l’agglomération parisienne. De quoi ce malaise est-il donc le nom ? L’anthropologue et philosophe Patrick Declerck, qui a notamment signé Les Naufragés. Avec les clochards de Paris (Plon, 2001) et Le Sang nouveau est arrivé. L’horreur SDF (Gallimard, 2005), identifie les ressorts d’une peur diffuse.

 

 

Comment comprendre la violence de la réaction des riverains du 16e arrondissement, à l’annonce de la construction d’un centre d’hébergement d’urgence ?

Patrick Declerck : La violence des réactions démontre que nous ne supportons pas d’avoir près de nous des personnes qui risqueraient d’apparaître comme nos doubles, avec les mêmes besoins, la même logique, le même rapport au monde. L’un des facteurs fondamentaux de séparation de l’humanité est l’argent. Il est le théâtre parfait de la mise en scène de tous les fantasmes, tous les non-dits, toutes les agressions, toutes les violences. L’argent est un équivalent ontologiquement creux, ce n’est que du papier et du métal, mais symboliquement riche de bonheur. On le considère comme une protection contre la mort et l’effondrement de tout sens, ce qu’il n’est bien sûr pas. Il produit une existence sociale composée d’un malaise permanent, parce qu’elle est fausse. D’où la nécessité d’entretenir une distance maximale entre ce monde factice et fantasmatique de l’argent, et la réalité, la vraie. Cette dernière peut se résumer ainsi : Homo sapiens reste toujours Homo sapiens. On peut le regretter, et certains ne s’en privent visiblement pas ; néanmoins, avec ou sans carte bancaire, avec ou sans Chanel, il est et reste toujours Homo sapiens. Voilà l’insupportable vérité.

 

De quoi a-t-on peur exactement ?

Au-delà de la crainte d’imaginer devoir perdre une fraction de ses avantages, de ses richesses, il y a la terreur d’une perte d’identité socio-économique. D’où la rage : on ne veut pas être confrontés à une image de l’humanité qui n’a rien à voir avec celle que l’on se fait de soi. Les habitants du 16e arrondissement ont bâti cet espace comme un château fort social marqué par une certaine fermeture cognitive, dans lequel une population s’illusionne de vivre protégée. C’est pourquoi l’optimisme me paraît impossible : l’idée d’une communauté générale de l’humanité solidaire est une pure illusion ontologico-métaphysique. C’est certes un idéal, mais l’histoire de l’humanité ne cesse d’en démontrer l’impossibilité.

Lire l’entretien entier sur philomag.com

Sur la pauvreté nationale, lire chez Kontre Kulture :

 

France, championne du monde de la préférence antinationale,
voir sur E&R :

 



Article ancien.
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55 Commentaires

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  • #1913047

    La construction prochaine d’un centre d’hébergement, destiné à accueillir en priorité les personnes prises en charge par le Samu social, aux abords du bois de Boulogne, dans le 16e arrondissement de Paris déchaine la colère de certains riverains.



    On sait très bien que ce ne seront pas les SDF français qui occuperont ces locaux mais des migrants clandos comme d’habitude...d’où la suspicion légitime des riverains...Ce philosophe a oublié ce détail très politique !


  • #1913055
    le 05/03/2018 par trop-facile
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Si on confond migrants et sdf, on va trouver les gens du 16e égoïstes, bourgeois, etc.
    Si on distingue ces deux termes et on précise que ce seront des familles de migrants, des migrants seuls et quelques très minoritaires clodos traditionnels qui seront hébergés tout confort dans le bois, en sacrifiant un peu du précieux espace naturel parisien, alors on trouve ces riverains sensés.


  • #1913057

    Qui est donc cet illustre philosophe, cet infatué ?

    À sa différence, je me garde de penser qu’il se trouve lui-même dans un exil existentiel dont il ne saurait revenir.... Et pourtant la tentation est grande....

    Pauvre de nous ! Pauvres oui, qui nous traînons (littéralement) des ‘penseurs’ de cet acabit, tête-à-gondole de la version post-humaniste de l’Echangisme (libre... )

     

    • #1913407
      le 05/03/2018 par La meute
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      Cet homme a écrit un livre extraordinaire " les naufragés" sur les "vrais" SDF qui n’ont rien à voir avec les migrants. Et il est vrai,j’en parlais avec un jeune à la rue,les migrants prennent la place de ceux qui pourraient, voudraient encore intégrer un accueil. Il voulait aller aux Emmaüs une nuit durant les grands froids,il n’a pas pu, complet, migrants prioritaires... Lisez ce livre,il y a des êtres qui ne reviendront jamais de la rue,qui mourront d’elle,bravo à cet homme qui a tout compris.


    • #1913498

      Votre condition de couillon en dit long sur votre ignorance.
      Lisez le livre de Declerck, vous en sortirez grandi !

      Par pitié aussi, limitez vos verbiages inutiles aux sujets périphériques !
      Beuârk !

      Amicalement.


  • #1913086
    le 05/03/2018 par jobanco
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Le problème principal est l’alcoolisme et la toxicomanie, plus généralement ce problème est aussi un des problème majeur du pays entier.
    Si les "gens" retrouvaient enfin leurs esprits...

    Une recherche d’ou viennent les productions des drogues peuvent aiguiller sur les commanditaire de ce génocide de consciences (ex : Afganistan 1er producteur de pavôt).


  • #1913090
    le 05/03/2018 par GERARD R.
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Une remarque : pourquoi utilisez-vous le terme "SDF" qui est une escroquerie sémantique, de la bienpensance ? En effet, l’expression "sans domicile fixe" est de nature trompeuse, dans la mesure où elle sous-entend que la personne privée de domicile fixe, en disposerait d’autres, au gré de son choix. Ce qui n’est pas le cas ! Elle déprécie ensuite les intéressés, en leur imputant une volonté de vagabondage, comme s’ils disposeraient d’autres domiciles non officiels. Alors qu’ils sont à la rue, point !

    Pour rappel, ces malheureux sont les victimes d’un système qui octroie hypocritement le droit inaliénable à un logement, même si dans les faits, il ne le garantit nullement. Je vous invite donc à privilégier le terme : "sans-abri" qui correspond bien mieux à la réalité. D’ailleurs, voyez nos maîtres-à-penser amerloques. Eux, ils disent "homeless" ce qui pour une fois, venant d’Outre-Atlantique, est parfaitement correct.

     

    • #1913127

      oui, bien vu ! Sans-abris est exact.

      On peut aussi croire que « sans domicile fixe » signifie qu’un sans-abri dispose néanmoins d’un domicile mobile autrement qu’il est un nomade, qu’il dispose au moins d’un abri personnel par exemple d’une tente.

      Avec le terme fixe, on voit bien que l’administration de la bien-pensance a besoin d’un individu stable donc fixé afin de mieux le contrôler. Rien ne doit leur échapper sauf que la Vie leur échappe complètement ..... et tant mieux !

      Merci pour votre précision. Et puis l’acronyme SDF ???? ce sont les Sans-Dents Français....


    • #1913171

      J’ai pris conscience de l’inexactitude du terme SDF il y a un peu plus d’un an quand je me suis retrouver a voyager a temps plein, allant d’hotels a chambres d’hôtes. A la question "où resides-tu ?" La seule réponse juste etait "pour l’instant je n’ai pas de domicile fixe" A cela certaines personnes se sentaient gênées mais je corrigeais le tire pour lever le malaise.


  • #1913099
    le 05/03/2018 par Teddy Ted
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Il y a la clochardisation du bas, mais aussi la clochardisation du haut. Celle de la pensée qui est tout autant "sans domicile fixe".


  • #1913105

    Certains clochards le sont par choix,ayant compris parfois avec souffrance que nous sommes tous constamment éminemment fragiles et souvent au bord de la précarité. J’en ai croisé parfois de ceux-ci… Alors se plier à ce jeu de dupes proposé par notre civilisation,trop peu pour eux. Il n’empêche : qu’ils soient volontaires ou non leur simple présence sous nos yeux est une lèpre ontologique dont on ne saurait se défaire.Surtout dans une civilisation où les repus de la marchandise représentent le plus grand nombre,se snobant les uns entre les autres par le brillant de leurs colifichets en tout genre.

    Récemment j’en croisai un.Il me héla et je vins vers lui,ne refusant jamais le dialogue avec de pareils êtres qui ont toute mon estime car avec eux c’est une confrontation de haut niveau ;d’emblée ils peuvent placer la barre en des altitudes qui en feraient suffoquer plus d’un parmi les « nantis ».C’était je pense un cinquantenaire et il me disait vouloir en finir avec la vie.Pourtant je ne vis pas de désespoir sur son visage mais plutôt une expression entre l’étonnement et l’effarement.Il estimait avoir fait le tour de notre condition,que le temps de découvrir plus et autrement était révolu. Dès lors à quoi bon s’attarder… Je tentai de l’en dissuader mais je compris vite que son intention était solidement ancrée dans son cœur et son esprit.Je devais donc m’incliner puisque je me trouvais au cœur de son Être.Mais aujourd’hui encore quand j’y songe il me semble qu’il attendait de moi une confirmation et une légitimité à passer à l’acte.Je n’aurai pas pu lui parler de la sorte car il me paraît que nous étions du même bord,que nous avions une vue panoramique des causes et des fins,mais que nos deux existences avaient emprunté des chemins différents.Lequel des deux est le plus digne ? J’avoue ne pas avoir la réponse…

     

    • #1913137

      Oui certains preferent etre dans la rue que seuls dans un studio
      Mais c’est pas parce qu’il le disent que c’est vrai ni meme parce qu’ils le croient
      Si tu leur donnes une maison et une situation ils ne vont pas aller dormir dans un carton
      La plupart préfèrent dire qu’ils ont choisi parce que c’est toujours plus agréable de dire qu’on a choisi plutôt que de dire qu’on ne fait aucun choix c’est une question de fierté et de dignité
      La liberté a parfois plus de charme qu’un petit logement social ou il faut rendre des comptes.


    • #1913169

      On a déjà une grande majorité de sans abrits d’Europe de l’est
      qui bossent au black dans le btp
      Les immigrés d’afrique du nord semblent mieux lotis souvent avec de la famille en France

      Non mais franchement actuellement les nouveaux immigrés viennent piquer des cartons et de la soupe a nos clochards nos ukrainiens et nos roms...
      C’est abusé
      Je leur conseillerais de plutôt s’installer dans les belles villas pendant les sports d’hiver
      a ce niveau pourquoi se contenter de logements sociaux...


    • #1913293

      Ma réponse à Paul :

      Bonjour à vous.

      Nos points de vue ne s’opposent pas ni se réfutent.Simplement ils se complètent.
      En prenant un exemple concret,je raconte un peu l’histoire d’un être réfractaire aux séductions de la civilisation occidentale comme elle l’est.Bien sûr que beaucoup parmi ceux au bord de la clochardisation n’ont pas cette trempe dont est fait celui dont je parle.N’est pas Diogène qui veut et rares sont ceux qui l’ont suivi.Néanmoins existent des solitaires magnifiques et selon moi ce sont des êtres solaires acceptant notre pénible condition individuelle et collective selon un angle que je comprends et que je respecte infiniment.Eux ne vivent pas dans le déni de la réalité.Ils acceptent notre nudité fondamentale,refusant tous les oripeaux grotesques dont s’affublent ceux qui devinent ladite condition commune ;eux nous rappellent à plus de simplicité puisque le dénuement est notre lot.Alors je dis que ces êtres sont précieux et qu’il faut prendre soin d’eux lorsque d’aventure ils nous accostent.
      Cet homme,en me hélant,voyait en moi un homme et rien d’autre – c’est-à-dire tout ce fatras fondant des civilisations successives toujours fragiles et toujours au bord du chaos.Il ne s’embarrassait pas de considérations comme celles que vous évoquez alors même que vous avez raison de les évoquer.Au reste,s’éloignait-il beaucoup de ses frères humains agglutinés et supportant à bout de bras leur civilisation ? Lui savait fort bien que vous et moi sommes acculés puisque nous restons en-deçà des frontières qui marquent une civilisation,une communauté tentant vaille que vaille de s’organiser pour le grand bien de tous.Il restait à la marge sans nous oublier.Je ne doute pas qu’il devait avoir par-devers lui la pensée d’une société dont peut-être la seule « frontière » serait notre enveloppe physique,charnelle.
      C’est un homme qu’il apostropha,pas un citoyen d’une nation quelconque.Face à lui ma position était bancale,j’en avais douloureusement conscience.L’horizon lointain dont il se drapait dépassait nos conventions.Ces conventions incertaines,toujours changeantes,ballottées par des intérêts contradictoires et démontrant par là que la condition d’homme n’est pas suffisante,plénière,afin de construire une civilisation faite de paix,de concorde, d’épanouissement et d’harmonie.


    • #1913323
      le 05/03/2018 par Tetar 1er
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      De tous temps il y a eu des "pauvres", même à l’époque où tout ne s’achetait pas, où l’argent n’était pas au cœur de toute vie sociale. Qu’étaient-ils donc, ceux qui, par exemple, au temps du Christ, étaient considérés comme "pauvres" alors que la classe "moyenne" se trimbalait pieds nus ou en sandale, allait chercher l’eau du puits, et ne possédait pas grand-chose ?
      Il y avait bien sûr les malades, les estropiés, les "inaptes". Mais surement, au milieu, une bonne partie de traîne-savates qui n’avait aucune idée de ce qu’il faut faire, de ce qu’il faudrait faire, et qui finissait par ne pas pouvoir sortir de cette question, et à agir. La plupart devait être voyageurs ou errants, en ces régions relativement clémentes.

      Aujourd’hui c’est pareil. Ils peuvent dire que c’est par choix, mais ils n’ont pas le choix : ils n’arrivent pas à s’imaginer autrement, à désirer, à rechercher autre chose. Et c’est pour ça qu’ils sont choyés dans le cœur de Dieu, car ils sont plus proches de Lui...sans le savoir. La Terre, le Monde et ses activités, ça ne les intéresse pas. Ils n’arrivent pas à voir ce qu’ils pourraient avoir à faire avec ça. C’est hors de leur portée. Il y a vraiment une absence de désir du Monde qui doit les mettre dans la main de Dieu... de la Providence.. de la nécessité. Le problème est qu’ils n’ont pas le sens religieux. C’est un des plus gros échecs de l’Eglise. Ne pas savoir quoi faire de ça. Mais en même temps, quand on se met à dire qu’il faut "lutter contre la pauvreté", on n’est plus disciple du Christ, on est plus qu’un relais du philosophisme des Lumières, ou de toute autre idéologie sociale moderne.

      Pour ma part je n’ai jamais pu soutirer deux mots gracieux de la part de ces gens-là. Votre anecdote est du même acabit, et n’attire chez moi aucune espèce d’estime. Beaucoup aiment se faire plaindre, c’est un peu la même chose de pauvre à riche que de nègre à blanc : on sait quel prestige on exerce vers celui qui, tout penaud, accourt vers nous, honteux, quand on l’appelle. "Je vais me suicider ". Etes-vous retourné le voir ? m’est avis qu’il y est encore... Ils auraient bien besoin de quelqu’un qui les toise et les traite en égal, ça les remonterait, plutôt que de voir des manants leur tendre le crachoir, pour un sketch, pour une saturnale. La vie est une grande question, mais une question sérieuse. Le goût de la bouffonnerie fait perdre bien des âmes…


    • #1913590
      le 06/03/2018 par Igor meiev
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      C’était je pense un cinquantenaire et il me disait vouloir en finir avec la vie.




      Je lui aurai répondu que tout comme on ne choisit pas sa naissance, on ne choisit pas sa mort. Notre vie ne nous appartient pas. Le problème de ces gens-là c’est que dans la misère matérielle ils ne pensent que matériellement. Combien pensent à Dieu ? Combien lui demandent son aide ? De la même manière qu’ils peuvent quémander une pièce dans la rue et n’aiment pas être transparents aux yeux des passants, Dieu aussi quémande leur amour, il leur mendie qu’ils demandent son aide afin de leur garantir la paix et leur ôter la folie qui les guette... Pourtant ils l’ignorent. Il ne suffit pas d’être pauvre pour être dans la main de Dieu, tout comme il ne suffit pas d’être riche pour ne pas y être.
      Ils ont besoin d’un prêcheur pour leur rappeler cette vérité, afin qu’ils lèvent les yeux et cessent de se préoccuper uniquement des poubelles.


    • #1914026

      Ma réponse à Tetar 1er :
      Tetar 1er,bonsoir.
      Apprenez que je vous rejoins sur certaines de vos pensées.Plus particulièrement lorsque vous évoquez une transcendance au sujet de laquelle ses garants terrestres ont failli. Voyez-vous, durant plusieurs décennies j’ai adhéré à la philosophie matérialiste.Mais,les années passant et à mesure qu’elle passaient,je voyais crûment l’écart entre ce que je m’imaginais qu’elle devait être et sa réalité au jour le jour.Mes déceptions s’amoncelaient inexorablement.Et lorsqu’on est matérialiste comme je l’ai été,devant un pareil constat on se trouve sans recours.Il n’y a plus rien hormis le néant.Alors le désespoir je connais et je ne suis sans doute pas le seul parmi ceux/celles ayant pensé que ledit matérialisme apporterait une qualité d’existence qu’aucune transcendance ne permettait ici bas.C’était un préjugé de ma part car l’athée que j’ai été le devint sans jamais lire ne serait-ce qu’une seule page de la Bible.
      Aujourd’hui encore je ne l’ai pas ouverte.Néanmoins je comprends ces errances dont j’ai un peu parlé et que vous commentez selon votre parcours de vie.Et c’est à partir de mon dénuement spirituel que j’en ai parlé.Et donc maintenant c’est de moi dont il s’agit : un être singulier comme nous le sommes chacun(e) à notre façon,et en quête de quelque chose qui paraît demeurer inaccessible.
      Un événement extraordinaire a fait trébucher ma façon de penser notre réalité.Je n’en parlerai pas ici toutefois il fut décisif car il marquait mon ignorance,ses pesanteurs,l’orgueil de celui qui pense détenir la vérité dernière alors qu’il n’est qu’un fat prétentieux.Cet événement est pour moi une croisée des chemins et j’ignore où il me mène.Me mènera.Toutefois c’est une invitation à plus d’humilité,à ne plus décréter comment nous devons être,comment nous devons nous comporter devant,précisément,le sérieux de la vie comme vous le soulignez si bien.Alors,considérant ma longue errance dans la recherche d’un bien commun,je laisse toute leur place à ceux/celles tendu(e)s vers cette quête.Ils sont en chemin même si certain(e)s n’en saisissent pas le sens ou alors d’une façon encore imparfaite.
      Vivre est difficile.Aucun(e) parmi nous ne détient la sagesse.Chacun(e) s’efforce de d’agir de son mieux,selon ce qu’il/elle pense avoir compris.
      Notre chemin à tous est truffé d’embûches.Je prends garde de m’en souvenir quand je croise un être dans le dénuement matériel le plus total surtout lorsque je devine une quête commune.


    • #1914042

      Ma réponse à Igor meiev
      Igor meiev,bonsoir.
      Votre propos est dur mais je l’entends sous la forme que vous le présentez.Il m’interpelle alors je vous réponds.
      C’est entendu aussi pour moi : nous ne sommes pas les auteurs/créateurs de notre être.De le savoir devrait suffire pour en rabattre,mais l’orgueil... Je n’y suis plus.De le reconnaître ne m’est pas un soulagement mais un simple constat.
      Ai-je dit de cet homme qu’il ne visait que des considérations matérielles ( pour lui-même ) ? Vous décrétez qu’il en va ainsi pour tous,mais c’est nier que des êtres puissent emprunter un chemin qui n’est pas le vôtre,tout bonnement.Vous semblez détenir des certitudes pendant que chez moi elles se raréfient du fait d’une exigence,d’un vœu dans ce moment de l’Histoire dont je suis l’un des minuscules acteurs.
      Avons-nous besoin d’un prêcheur ? Il m’arrive d’en écouter,d’en lire.Mais je ne succombe pas ( entièrement ) à leurs propos car je conserve mon esprit critique.Tout comme moi ils ne sont " que " des hommes,donc faillibles.
      Un événement majeur s’est produit dans mon existence d’adulte.Inexplicable en termes strictement humains,et bouleversant.Comportait-il un message qui m’était destiné ? Était-ce une hallucination ? Il m’est impossible d’y répondre.En tout cas ce que j’ai VU,la technologie actuelle en est incapable car celle-ci relève plus ou moins de mon domaine.
      Quoi qu’il en soit,cet avènement a eu le don d’élargir ma façon de nous penser collectivement et individuellement.Tout en moi est chamboulé : une succession d’ivresses et de désespoirs...
      Je me cramponne,n’ayant que cela pour unique viatique.


  • #1913120

    SDF : mon cul ! ça va être des clandestins pur jus.


  • #1913155
    le 05/03/2018 par anonyme
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    ’’ontologico-métaphysique’’...
    Dans quelle cacase des formulaires administratifs que cette ’’organisation sociale’’ imprime par milliards, ces concepts apparaissent-ils ? Pour identifier quel type de situation prévue par le ’’système’’ de gestion collectif ? Pour permettre, interdire, réguler, surveiller, l’accès à quoi ? Au vu des résultats, il ne peut évidemment pas s’agir d’accéder à ne serait-ce qu’une des véritables exigences de la véritable condition humaine, ce qui est hors de portée d’une ’’organisation sociale’’ qui n’est que la pire ennemi de la dimension ’’ontologico-métaphysique’’ des bipèdes qu’elle tyrannise dans l’hypercontrainte et l’hyperviolence, afin d’assurer leur lot de bipèdes-fourrage aux psychopathes de l’hyperdomination aux manettes des ’’organisations sociales’’....


  • #1913175
    le 05/03/2018 par Patrick
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    C’est intéressant qu’il pointe l’argent comme dénominateur commun et vecteur unique et creux de la dialectique nanti / pauvre, intégré dans le système marchand / exclu de la société. On peut regretter toutefois qu’il en aboutisse un peu hâtivement à l’impossibilité d’une véritable communauté humaine solidaire et bienveillante. Qu’adviendrait-il si l’on ôtait le paramètre Argent de l’équation ?

     

    • #1913267

      Oui... C’est tout le problème de la psychanalyse. Au bout du compte, elle valide le système. Contrairement à la philo analyse de F. Cousin...


  • #1913213
    le 05/03/2018 par Charlemagne
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    « Ils se détournent de la vie de famille, de l’effort, du travail, et pourtant, ils sont tout sauf libres, écrit-il. Ce sont des esclaves. Ils ne sont pas propriétaires de leur vie psychique, ils sont pris dans un exil dont on ne revient pas, l’exil à soi-même. »
    Et si la "vraie vie" était justement la non-possession ,du dernier I-phone et vêtements modes (chacun sa chapelle) jusqu’à la voiture et la maison-appartement que l’on paie et repaie avec les taxes, autres impôts et droits de succession. Et le sacro-saint travail qui est un véritable esclavage. Les vrais dirigeants du monde ont érigé en normes ce mode de vie ou nous sommes du bétail prévisible, interchangeable (actuel remplacement de population en Europe) et manipulable mentalement et physiquement (métissage).
    Les individus qui sortent de la voie tracée, volontairement ou pas, sont bien plus libres mais il y a un prix à payer. Quand on s’échappe du conditionnement, on est tout seul et il faut survivre.

     

    • #1913488
      le 06/03/2018 par sedetiam
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      Survivre : et Dame Nature est une maîtresse plus puissante, un monstre plus vorace encore que les maîtres de nos sociétés : car elle est mue par le seul ordre qui intervient dans l’apparent chaos de l’univers, à savoir, ne se pérennise que ce qui survit au milieu de l’échantillonage et du prototypage récurrent : en l’occurence, la « perfection » du moment.
      La moindre défaillance étant fatale.
      D’ailleurs, l’intervenant ne s’y trompe pas lorsqu’il évoque ces « vies brisées sans retour. Ce sont des esclaves. Ils ne sont pas propriétaires de leur vie psychique, ils sont pris dans un exil dont on ne revient pas, l’exil à soi-même. »
      J’avoue que cela m’a pincé le coeur.


  • #1913214
    le 05/03/2018 par Paul82fr
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    C’est un pénible ce genre d’article bien caricatural, entre le 16e arrondissement de Paris, emblème du quartiers riche, et les "SDF" (les clodos quoi).... Le sujet mérite mieux : déjà toute la France est concernée, et quid des clandestins "migrants" qui eux ont droit à toutes les attentions ?

     

    • #1913308

      Si déjà on cessait d’attiser les tensions sociales façon "gaucho" en choisissant le 16è comme une pure provocation.
      Ce qui de plus effondre les valeurs immobilières —sans parler des dégradations et incivilités toujours de pairs— en ne jouant pas dans le sens de l’économie et patrimoine immobilier.
      Non, on ne loge pas des SDF ou des salles de shoot dans le 16è, ni des clandestins dans des châteaux et des manoirs. Pourquoi pas des caravanes sur le Champ-de-Mars.
      C’est ajouter le désastre patrimonial immobilier au désastre déjà social et touristique.
      Mais que dire quand on veut "raser Versailles" comme d’autres ont rasé Palmyre ?
      Curieuse affinité n’est-ce pas ?


  • #1913232
    le 05/03/2018 par Starkamanda
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Le SDF est détesté car il illustre la peur de la déchéance : la perte de nos repères sociaux puis la ruine économique.

    Voilà la raison pour laquelle il faut être capable de nouer des liens d’intérêts solides au sein de sa famille et avec l’extérieur.


  • #1913244
    le 05/03/2018 par anonyme
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    « Ils se détournent de la vie de famille, de l’effort, du travail, et pourtant, ils sont tout sauf libres, écrit-il. Ce sont des esclaves. Ils ne sont pas propriétaires de leur vie psychique, ils sont pris dans un exil dont on ne revient pas, l’exil à soi-même. »...

    Ceci ne veut absolument rien dire. Ceci emploie les mots valises de la doxa sur laquelle est formaté ce pseudo expert, n’intègre aucune donnée fondamentale, n’apporte aucune précision, est totalement déphasé par rapport au contexte dont il est question. La vérité c’est que, ce que sont ces ’’SDF’’(selon la terminologie administrative à la con du système à la con dont ils sont contemporains) à condition toutefois de ne pas être sous l’emprise d’une addiction ou d’un problème psychologique ; est très exactement ce que tout un chacun devrait être, si tout un chacun regardait les choses en face et intégrait le fait que ça n’est pas lui qui n’est pas fait pour le ’’système’’, mais bien le ’’système’’ qui n’est pas fait pour lui (c’est un euphémisme.. !)i, s’il veut être VRAIMENT ce qu’est VRAIMENT un Homme...

     

  • #1913258
    le 05/03/2018 par Veritas
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Pour un athée effectivement c’est sans retour, ce ne sont pas ses milliards d’étoiles qui vont insuffler à nouveau de la chaleur dans le coeur. Quel nihilisme. Et pourtant...


  • #1913261
    le 05/03/2018 par James Fortitude
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Ah parce que si tu t’installes dans des cubes sur des sites protégés ou propriétés de l’état, c’est autorisé ???
    Bon alors appliquons ça nous-même pour voir ...


  • #1913333

    Il y a de nombreux logements vides décents dans les villes par exemple qui appartiennent aux hôpitaux et qui à défaut de les louer aux fonctionnaires déjà pétés de tunes à bas prix, restent vides alors pourquoi parquer ces êtres humains sans-abri dans des containers ou tentes décathlon ou foyers de sans-abri où règnent une certaine violence parfois pour y avoir fait du bénévolat.
    Quand certains, je ne souhaite stigmatiser personne ni faire de racisme mais c’est un exemple réel concret les roms, ont bénéficié légalement de logements en immeuble, pour ensuite se faire lourder par l’état et retourner sous les ponts de la ville.
    Voilà la politique à la française...des solutions existent mais rien est fait.
    Pour moi, il ne s’agit pas d’un choix de vie et je peux facilement comprendre comment ils ont pu en arriver là en tombant sur des fonctionnaires/ administratifs etc qui ne font pas leur travail et décident de les précariser au maximum.

     

    • #1913369
      le 05/03/2018 par Yasmine
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      "...pourquoi parquer ces êtres humains sans-abri dans des containers ou des tentes décathlon..."--->Parce que les containers et les tentes décathlon ça se vend, et si ça se vend, c’est que ça rapporte du blé à quelqu’un, voilà ; le marché avant tout ; c’est simple, basique, banal et mondialmarket.


  • #1913364
    le 05/03/2018 par Et en même temps.
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Et le donneur habituel, est-ce qu’il a le droit d’avoir des besoins ?
    Par exemple, le besoin de savoir que le recevoir veut se sortir de sa condition de receveur ?

    Ah non, ça c’est un besoin de nazi. Hors de question !


  • #1913365
    le 05/03/2018 par sylvie une française
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    J’ai connu un clochard qui l’est devenu par choix. Il sortait d’une famille huppée et était psychanalyste.
    A un moment donné, il n’a plus supporté de vivre dans l’opulence.
    J’ai eu l’occasion de converser avec lui à plusieurs reprises, à voix basse car il allait prier longuement tous les jours dans la même basilique que je fréquentais.
    Cet homme respirait la sérénité, j’éprouvais un grand respect pour lui.
    Un autre que j’ai également connu s’est suicidé à l’âge 45 ans.
    Ses parents avaient voulu lui faire suivre des études dont le domaine m’échappe et cet monsieur avait un don pour la musique, il jouait de tous les instruments.
    Son choix a été de prendre la route mais il était en totale perdition. En revanche, ce monsieur aurait pu ne pas vivre dehors si ses parents avaient compris son amour pour la musique.
    Ces deux personnes ne font pas bien sûr la généralité mais combien n’ont peut-être pas été compris ou tout simplement mis à la porte à leur majorité parce qu’ils ne trouvaient pas de travail et étaient des bouches inutiles (c’est courant).
    Les clochards sont tellement surprenants, vous les apercevez et quelques secondes plus tard, ils disparaissent. J’ai du respect pour eux.

     

    • #1913402
      le 05/03/2018 par david ghetto
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      A Nancy un clochard hirsute avec son caddie hantait le centre ville c’était un ancien prof de philo je crois et pas des moindres, souvent les étudiants s’entretenaient avec lui ,mais je ne le vois plus maintenant....
      toutes ces vies brisées c’est bien triste. je ne pense pas que ces gens soient plus libres que nous .


    • #1913442
      le 05/03/2018 par Palm Beach Post : "Cult !"
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      Oui, ce sont des individus qui croient en un idéal qui n’existe pas.

      Ou un idéal qu’ils n’ont pas su faire exister.


  • #1913418

    Je ne suis pourtant pas "pro" psychanaliste mais pour une fois il y a du vrai dans ce qui est écrit...
    Beaucoup de sociologues, d’ong, d’associations le constatent, c’est avant d’être à la rue qu’il faut agir.

    Une fois la déchéance arrivée, il faut un mental d’acier et dès les premiers jours pour s’en sortir, au delà quelques semaines les chances de "réinsertion" ne se soustraient pas mais se divisent...
    Car après il faut encaisser le choc, se reconstruire puis enfin retrouver du boulot...

    Au delà d’un an on considère quasi que c’est foutu, même avec toute l’aide, seule la volonté profonde de vouloir s’en sortir fonctionne, c’est souvent un retour à la rue qui s’opère à savoir là où de nouvelles relations sociales se sont opéré "entre clodos", entre "frère de trottoir", pardon pour le langage. Et c’est ce que certains sociologues appellent l’enracinement, et là du fait qu’ils sont vraiment par terre, la symbolique est d’autant plus forte.

    Tous ceux qui disent que c’est absurde de la pure connerie que tout cela aille pendant un mois faire du Samu social et se confronter à ceux qui malgré qu’ils aient une place réservé refusent, de constater avec tristesse et impuissance que ceux que vous avez cru enfin sorti d’affaire avec un boulot finalement ont déserté leur poste du jour au lendemain pour retourner sous leur point de chute....

    On pourrait crier au scandale, comme le boulanger qui pour remercier son sauveur lui offre l’opportunité de reprendre sa boite, et pourtant...non, le passage rue-travail est un fait : trop brutal surtout s’il n’est pas de la volonté profonde ; tout comme le passage travail-rue.

    Réalité cruelle de notre société amplifiée . AS le disait que même autrefois un "clochard" été beaucoup plus respecté et accueuilli, car il avait pour ainsi dire sa place. Aujourd’hui ce n’est plus une "place" mais un marqueur et un traitement pour faire peur et mettre les autre en joue...

    Si je comprend un peu les concepts, ni plus ni moins de l’ingénieurie sociale...


  • #1913456
    le 05/03/2018 par dewaere
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    il faut un minimum de possessions quand même pour échapper à cette affreuse damnation qu’est d’être à la rue, avoir une chambre de bonne à soi est un précieux garde fou contre l’horreur sociale.A partir de là on a la possibilité de bâtir une individualité radieuse (avoir un hôtel particulier dans le 16ème) n’apportera rien de plus...Nietzsche disait dans Zarathoustra qu"il ne fallait pas se laisser possèder par ses possessions


  • #1913524

    Dernier contrôle de police sur un clodo de ma ville suite à une bagarre et l’agression d’un policier : plus de 1.000 € net de divers aides sociales sans prendre en compte la mendicité et les repas offerts qui donnent donc un salaire net largement au dessus d’un travailleur smicard.

     

    • #1913765
      le 06/03/2018 par sylvie une française
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      Qu’attendez pour aller vivre dans la rue, ça a l’air de vous plaire tellement ou êtes-vous tout simplement envieux ?
      Parce que vous pensez que les 1000 euros sont versés mensuellement sur son compte bancaire !
      Vos propos dépassent l’entendement.


    • #1914120

      Incroyable commentaire d’un droitard de base type lecteur du figaro. Sûrement révolté par les mirobolants privilèges des cheminots.


  • #1913528

    Excellent article, oui la vraie frontière c’est celle de l’argent, mais celle- la ,on en parle pas, et surtout on ne veut pas l’abattre, ( voir Francis Cousin sur le sujet, bien sûr, il faudrait abattre l’argent, mais l’évolution du monde n’en prend pas le chemin, au contraire), ou la limite du philosophe ! Le sujet est immense et eternel, l’argent est la pour marquer la frontiere, ( infranchissable ?) entre " ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien" .

    ,


  • #1913570
    le 06/03/2018 par lusuretue
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Dans nos sociétés de l’homme sans Dieu, le risque de décès prématuré est aggravé ;
    Trente ans d’espérance de vie en moins chez les hommes ...

     

    • #1914334
      le 07/03/2018 par Patricia
      La clochardisation : un exil sans retour ?

      Merci de parler du Bon Dieu !
      C’est là que se situe le nœud du problème... où est l’Etre ? où est la dimension Transcendante dans nos vies ? Où est le Sacré ?
      Quoi dire d’autre ?!
      Le monde dans lequel nous survivons est absurde et est l’expression du mental de chacun d’entre nous... et plus particulièrement des puissants de ce monde, terrain de jeu de satan.
      Nous sommes absent à nous même et à La Vie qui nous traverse.
      Pourquoi s’étonner que des hommes et des femmes, chahutés et blessés par le système monstrueux dans lequel nous survivons, n’est plus le goût à un moment de leur vie, de continuer cette lutte insensé et préfère se laisser quitter par cette matrice absurde ?!
      La seule question que je me pose encore :
      - quand les gens vont-ils se réveiller du cauchemard dans lequel nous survivons, jour et nuit pour la plupart d’entre nous, et ce, depuis notre naissance ?
      La nature est magnifique... mais ce monde sans Dieu n’est pas la société des hommes voulu par le Bon Dieu ; il est le reflet de la folie de notre mental devenu fou.
      Ce monde est terrifiant.
      Tout y est inversé. Tout y est mensonge et illusion.
      Réveillons-nous !
      - "Ce qui est folie aux yeux des hommes est sagesse aux yeux de Dieu."


  • #1913665

    Je recommande aux camarades le livre de P. Declerck "Les naufragés", une plongée dans l’enfer de la clochardisation et plus encore, une lecture édifiante et passionnante qui changera votre regard sur un monde dont l’immense majorité ne sait presque rien.
    Salut à tous..


  • #1913673
    le 06/03/2018 par sylvie une française
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    @david ghetto
    Je suis agréablement surprise de savoir que vous l’avez connu.
    Comme je l’ai écrit, c’était son choix et bien évidemment sa famille l’a rejeté mais ce n’était pas un souci pour lui.
    Ses propos étaient sensés et très intéressants, quelle bouffée d’oxygène à ses côtés !
    Je ne pense pas que ce soit un cas isolé.
    Cordialement.


  • #1913675

    la vie est une maladie incurable

     

  • #1913729
    le 06/03/2018 par quidam populus
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Le matérialisme, le consumérisme, l’ambition, la course au fric, la cupidité, l’envie d’avoir plus et mieux que ses proches, voisins, amis, le complexe d’infériorité, la peur d’un certain non-conformisme, le repoussoir de la modestie, la mode, la publicité, le marketing, les "people", majorés par une ingénierie sociale savamment étudiée, comme pour le terrorisme djihadiste, de type "management par la peur", celle du remplacement de l’homme par l’homme le plus vulnérable, démuni et donc le plus potentiellement corvéable (logique esclavagiste, essence même du Kapitalisme bourgeois), celle de la robotisation exponentielle, celle du déclassement correspondant, celle du chômage "à tour de rôle" jusqu’au jour où il n’y aura plus de tour possibles, celle du handicap (burn out, accident du travail, de circonstance de vie, ect...), celle de la perte de toît, celle des fins de mois difficiles jusqu’à en devenir imbouclables, celle de la spirale de la vie à crédit ("revolving", leasing, ect... les pièges de nos sociétés "matrice-matière", horizontalisées, aliénantes, zombifiantes, réificatrices, sont légions et à dessein...

    Nos maîtres chanteurs, à l’aide de leurs crises et guerres orchestrées, sont à la manoeuvre pour garder les meilleurs serfs d’entre nous, dans l’activité d’usure et de rentabilité maximale.
    Depuis la Révolution, la "fameuse".. ses idéologies perverses devant mener sciemment à l’usure, aux profits financiers et industriels outrancières, iniques, faut-il s’étonner des conséquences désastreuses de cet occidentalisme : perte de sens, de repères, & d’identité, destruction des liens humains, destruction du goût pour l’œuvre commune, désagrégation de la cellule familiale, effacement de la Nation, de son attachement à celle-ci, ect..
    Substitution du cadre de vie traditionnel par la privatisation, la compétition, l’ensauvagement des masses, la décivilisation, le chaos contrôlé, dit "chaos constructif", tout cela pour quoi ?
    L’instauration d’un Nouvel Ordre Mondial du tout-marchand, orwellien, omni-destructeur et nihiliste et mortifère...
    Après, rien de moins étonnant que 50 millions d’américains (sur)vivent à l’aide de bons alimentaires du gouvernement, dont un bon nombre d’entre eux dorment sous des tentes et bidonvilles d’infortunes & improvisés.
    Oui, ls plus fragiles morflent en 1r, & juste derrière, c ns !
    Comment dans ces conditions ne pas s’effrayer de la misère, car c’est bien potentiellement la notre que l’on devine..
    Merci M. Rothsc


  • #1915347

    Il admet ne rien comprendre à sa propre existence puis ajoute :
    "Toutes les religions sont pour moi d’une hilarité garantie".

    Hélas, quelle surprise quand la mort le surprendra.


  • #1915355
    le 08/03/2018 par Un chrétien
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Le psychanalyste nous dit que toutes les religions sont pour lui une hillarité garantie.

    Lorsque la mort le surprendra, j’imagine bien le démon, au tribunal divin, dire à Notre Seigneur : "Celui-ci était hilare devant la Vérité que Vous lui avez révélé, avant de donné Votre sang pour lui."


  • #1916279
    le 09/03/2018 par sacre-coeur de Jésus
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    C’est la faute de la Révolution Française Maçonnique.
    Avant, les plus pauvres étaient logés dans des hospices gérés par des religieux dans un pays chrétien qui est devenu un pays crétin sans âme relié au portable.


  • #1916520
    le 10/03/2018 par Enys M.
    La clochardisation : un exil sans retour ?

    Travaillant au contact des sans abris dans un accueil d’urgence, je vous conseille plutôt la lecture d’une psychiatre qui bossait avec le 115 à effectuer la maraude dans les rues sombres de Paris, cela s’appelle "Je vous salis ma rue" de Sylvie Quesemand Zucca.
    Elle ouvre pas mal de piste de réflexion et rejoint les remarques d’Alain Soral sur le désengagement de l’état dans les années 80.


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