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La corporation ou la patrie du travailleur

« Sous l’ancien régime, les lois de l’Église garantissaient au travailleur 90 jours de repos (52 dimanches et 38 jours fériés) pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. C’était le grand crime du catholicisme, la cause principale de l’irréligion de la bourgeoisie industrielle et commerçante. Sous la Révolution, dès qu’elle fut maîtresse, elle abolit les jours fériés, et remplaça la semaine de sept jours par celle de dix afin que le peuple n’eût plus qu’un jour de repos sur dix. Elle affranchit les ouvriers du joug de l’Église pour mieux les soumettre au joug du travail… »

Paul Lafargue

 

Ne serait-il pas sage de rechercher aujourd’hui, dans les statuts de l’Ancien Régime, ce que le régime actuel pourrait utilement lui emprunter ? Le système corporatif avait ses abus, que personne ne songe à faire revivre, et ses avantages de temps et de lieu, qui ont disparu avec l’état social dont il était l’expression. Ce qui n’a pu périr, ce sont les qualités essentielles et les vertus intrinsèques de ce régime, parce que les unes et les autres tiennent au principe d’association, qui est le correctif de la faiblesse individuelle. Alors ! N’oublions jamais la proclamation du Comte de Chambord :

« La Royauté a toujours été la patronne des classes ouvrières. »

Pour approfondir :

 



Article ancien.
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17 Commentaires

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  • #1155922
    le 03/04/2015 par Courtial
    La corporation ou la patrie du travailleur

    " La royauté a toujours été la patronne des classes ouvrières " . (Comte de Chambord) . " Louis XIV lui au moins, qu’on s’en souvienne, s’en foutait à tout rompre du bon peuple . Quant à Louis XV, du même . Il s’en barbouillait le pourtour anal . On ne vivait pas bien en ce temps-là, certes, les pauvres n’ont jamais bien vécu, mais on ne mettait pas à les étriper l’entêtement et l’acharnement qu’on trouve à nos tyrans d’aujourd’hui . Il n’y a de repos, vous dis-je, pour les petits, que dans le mépris des grands qui ne peuvent penser au peuple que par intérêt ou sadisme..." (Céline, Voyage) . Qui croire ?...

     

    • #1156148
      le 03/04/2015 par VORONINE.
      La corporation ou la patrie du travailleur

      Je crois que là , le grand CELINE se plante .Le XVIIi ème siècle ne peut etre jugé uniformément sur le beau pays de France , mais si certaines régions , comme la Bretagne étaient défavorisées, elles le fut jusqu’au milieu du XXème siècle , ( et on ne peut préjuger de l’avenir...) globalement, le XVIIIème fut une période ou l’aisance gagna les campagnes : il suffit de voir le mobilier paysan de cette époque , les tableaux représentants les intérieurs ruraux , et surtout de voir qui a acheté les vignes des abbayes dans des régions comme la Bourgogne


    • #1156505
      le 04/04/2015 par Louis Delga
      La corporation ou la patrie du travailleur

      « Louis XIV lui au moins, qu’on s’en souvienne, s’en foutait à tout rompre du bon peuple »
      Pas tant que çà. Ni les autres l’ayant précédé pour la plupart. Relisez Bainville entre autres.


  • #1155928

    Quel est le nom de la conférence de Marion Sigaut dont est présent un extrait au début de la vidéo ?

     

  • #1155929

    Une vidéo passionante, peut-être celle la plus chargée de sens depuis que je fréquente ce site...

    On pourrait en effet étudier historiquement la lente et inexorable montée du libéralisme spéculatif par l’évolution du droit du travail en France (ce que fait déjà Mme Sigaut dans l’extrait de son intervention).
    De plus, il faudrait remettre en perspective le fait que le monde du travail ait pu devenir aussi aliénant aujourd’hui, via le salariat (transports interminables, dépressions et suicides presque banals..etc...) On voit en fin de compte que le travail aujourd’hui ne crée plus de lien social et ne peut de facto créer un épanouissement sain pour l’individu ; du coup, on accepte l’inacceptable, à travers les heures non payées et les humiliations quotidiennes....
    Le travail n’a d’interêt que lorsqu’il est créateur de sens, or tout va vers la culpabilisation de l’individu sous prétexte du chômage de masse (les furies types libérales jm sylvestre, touati et autres...en gros soyez exploités, acceptez ce qu’on vous propose sans cadre protecteur, et considérez vous chanceux !) Quand on a habité à côté de la Défense comme moi, on y voit le prototype de robots "jeunes cadres dynamiques"totalement cons, s’épiant, prêts à se dénigrer les un les autres, habillés pareils..., dans un cadre de grattes-ciels ou l’individu est broyé dans sa fourmillière, soumis aux caprices des actionnaires via les "ressources humaines" (sic !) prêt à vous lâcher quand vous n’êtes plus utiles....
    on se demande si le travail est fait pour l’homme, et non l’homme pour le travail ; finalement, stakhanovisme et salariat libéral sont les deux faces d’une même pièce......

    Heureusement que cette décadence libérale n’est qu’un cycle de l’histoire....

     

    • #1156362
      le 03/04/2015 par MagnaVeritas
      La corporation ou la patrie du travailleur

      Oui ça devrait être un domaine d’étude mis en avant par les universités mais évidemment elles ne le font pas car ce sont les laquais des transnationales et des financiers.

      A lire : La société de l’indécence qui donne une bonne idée de ce dont est capable la chienlit qui a pris le pouvoir. Il s’agit d’un livre sur l’évolution des rapports de production à l’ère industrielle et l’artillerie psychologique mise en place pour contrôler et museler les travailleurs. En fait, les capitalistes tournent en roue libre et dénaturent l’homme (tant travailleur que consommateur) pour parvenir à leurs fins.


  • #1155959

    C’est ça la Droite du travail, c’est pas Macron.


  • #1155970

    Les 90 jours chaumés n’est pas un argument social convaincant, pourtant souvent utilisé par les royautins. En 1789, il y’a 60% de paysans, 40% d’ouvriers dans l’industrie. Faut-il croire que 60% du tiers-état chaumait 90 jours par an, soit 1 jour sur 4 ? Et le soleil, il chaumait aussi ? Allez donc dire ça à un paysan même d’aujourd’hui, il rigolera.
    L’économie pré-capitaliste est uniquement favorable aux rentiers oisifs, comme la notre, comme, à terme, toutes les économies, le but final étant toujours de faire travailler l’autre pour soi.
    La Révolution n’a pas changé l’Homme, c’est sur, mais elle a au moins mis un terme aux corporations, et, dans une certain mesure, a atténué le déterminisme social. Oui, en pré-capitalisme, il y’avait les privilèges et sauf exception, le cireur de pompes l’était de père en fils, et changer de corporation était rare et mal vu.
    Voila quelques remarques de bon sens qui me viennent. Au plaisir d’être contredit.

     

    • #1156153
      le 03/04/2015 par MagnaVeritas
      La corporation ou la patrie du travailleur

      Ah bon, le paysan fabrique tout seul ses céréales dans son garage ?

      Tu n’as pas l’air de connaître grand-chose à la paysannerie et à leur culture de la pleurnichaillerie, justifiée à l’époque mais aujourd’hui absolument pas, ce sont des privilégiés.

      Quoiqu’il en soit, un travail où la journée est finie à 11h, au grand air et où il n’y a rien à faire en hiver, j’y accéderais volontiers dès que possible. Hélas ce n’est pas pour tout de suite.


    • #1156511
      le 04/04/2015 par Rémi_Pierre
      La corporation ou la patrie du travailleur

      Les 52 dimanches, les fêtes ...

      Faudrait que vous sourciez vos chiffres avant d’affirmer péremptoirement que les autres ont tort.


    • #1156512
      le 04/04/2015 par Louis Delga
      La corporation ou la patrie du travailleur

      @Marcus
      Il ne faut pas croire que nos lointains ancêtres étaient des bourreaux de travail toute l’année. Au Moyen-âge, il y avait environ 180 jours de congés par an, entre les fêtes de village, religieuses, jours fériés et dimanches. De plus, le travail était lié directement au rythme des saisons et de la clarté du jour. Ainsi, on travaillait plus le printemps et l’été, et moins l’automne et l’hiver ; la nuit venue, aucune activité n’était tolérée ; et les prières tenaient une grande place dans l’organisation de la société et de la journée. Donc on était bien loin de cette société de fous avides dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Alors, travailler plus pour gagner plus, ou pas ???


  • #1155971

    Vou m avez fait rêvée. A la fin de la vidéo retour de la dure réalité.

    Un algerien


  • #1156368

    Le culte du progrès nous entraîne dans une fuite en avant alors qu’il faudrait s’efforcer d’appliquer au monde actuel les principes traditionnels en s’inspirant en France de la Doctrine Sociale de l’Église.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctri...
    http://www.vatican.va/roman_curia/p...


  • #1156545
    le 04/04/2015 par Soldat du Christ...
    La corporation ou la patrie du travailleur

    Cette France éternelle, dont beaucoup,ont péri pour elle, ce sont battu pour elle, en aillant comme rêve, comme envie, que de la servir...Pour qu’elle leur rende, le sang qui a coulé pour elle,en cet idéal , cette raison, et qu’elle leur offre ces siècles d’histoire, de cultures, de traditions, de savoir vivre et d’amour, qui aujourd’hui nous rassemble, sur ce site... E&R...



    « Vive la France fille aînée de l’Église Catholique...Vive le Christ-Roi.. »
    «  Vive E&R...  »


  • #1156619
    le 04/04/2015 par Monsieur Michu
    La corporation ou la patrie du travailleur

    Les citations et considérations sont très intéressantes, et il faudrait en avoir le script.

    Pour ma part, pour éviter l’anachronisme, je ne compare qu’avec réservés notre époque qui vient après l’usage massif des énergies fossiles, charbon mais surtout pétrole, et le moyen-âge.
    Quand la machine fournir 90% du travail, le travail restant ne peut être que plus doux.
    C’est pour ça que la vraie comparaison, ne peut être faite qu’entre le moyen-âge et la post-révolution avant le pétrole / avant le moteur à la ferme.
    C’est à dire jusqu’en 1930.
    Quelle sécurité sociale en France en 1930 ?
    Quel système d’impôt avant 1905 ?

    Étrangement si le pétrole nous éloigne de moyen-âge sur bien des sujets, il peut nous en rapprocher sur d’autres. Le sel était tout aussi commun et indispensable que l’essence aujourd’hui.
    Le moyen-âge français avait la gabelle, l’Europe à la taxe forfaitaire sur les produits pétrolier.
    Même caractère forfaitaire (kilo/litre), même taux (environ 75%).

    Les 30 glorieuses furent, d’une certaine façon, et après 150 ans d’absence, un retour du moyen-âge, avec le parti communiste à la place du Roi.

     

    • #1157540

      De Gaulle était communiste ? Les trente glorieuses, c’était pas "gauche du travail, droite des valeurs" ?
      Je ne pense pas que les communistes, seuls au pouvoir, puissent donner quelque chose de "glorieux".