Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

La croisade albigeoise expliquée aux grands

Illustration : la prise de Béziers par les croisés
durant la croisade contre les albigeois
(Paul Lehugeur, XIXe siècle)

 

 

Le contexte de la Réforme grégorienne

 

La « Réforme grégorienne » du catholicisme romain au XIe siècle ne fut pas le retour à un christianisme originel qu’elle prétendait être, mais une véritable révolution, c’est-à-dire une rupture brutale avec la tradition, dont Constantinople était jusqu’alors la garante [1]. Au même titre que la « Réforme protestante » quatre siècles plus tard, la Réforme grégorienne fut aussi une étape dans un long processus de dégradation du christianisme oriental, qui alla toujours de pair avec une influence accrue de l’Ancien Testament. Le légalisme qui transforma la curia romana en un gigantesque tribunal inquisitorial, ou encore la mercantilisation du salut, qui aboutira au commerce des indulgences, portent la marque de Yahvé. Le Dictatus Papae, écrit en 1073 de la main de Grégoire VII, alias Hildebrand, nous donne, en 27 propositions, le meilleur aperçu de l’esprit des réformateurs :

« 1. L’Église romaine a été fondée par Dieu seul. 

2. Seul le pontife romain est en droit d’être appelé universel.

3. Lui seul peut déposer ou réinstaller les évêques. […]

8. Lui seul peut faire usage des insignes impériaux.

9. Le pape est le seul dont tous les princes doivent baiser les pieds.

10. Il est le seul dont le nom soit prononcé dans les églises.

11. Son titre est unique au monde.

12. Il peut déposer les empereurs. […]

19. Il ne peut être jugé par personne. […]

22. L’Église romaine n’a jamais été dans l’erreur et ne le sera jamais, par le témoignage de l’Écriture.

23. Le pontife romain, s’il est canoniquement ordonné, est indubitablement sanctifié par les mérites de saint Pierre. […]

27. Le pape peut délier les sujets du serment de fidélité fait aux injustes. »

 

Sa prétention à la suprématie, la papauté romaine la fondait sur plusieurs faux document de sa fabrication, dont la Donation de Constantin, par laquelle l’empereur romain était censé avoir ordonné que l’évêque de Rome gouverne « toutes les Églises de Dieu dans le monde entier. Et le pontife qui présidera actuellement aux destinées de la très sainte Église romaine sera le plus haut, le chef de tous les prêtres dans le monde entier, et toutes choses seront réglées selon ses décisions ».

Cet hégémonisme pontifical était un défi lancé à Constantinople, et il reviendra à Urbain II, pape réformateur disciple de Grégoire VII, de commencer à mettre la menace à exécution sous couvert de la première croisade.

L’idée de guerre « sainte », c’est-à-dire déclarée par l’autorité ecclésiastique, était totalement étrangère à l’Église orthodoxe. Aux yeux des Byzantins, la guerre n’avait de légitimité que pour la préservation des frontières de l’empire (qui se désignait en grec comme un royaume, basileia). Toute expédition militaire était placée sous l’autorité exclusive de l’empereur (basileus). Non seulement l’Église orthodoxe n’a jamais appelé à une guerre contre les peuples jugés hérétiques, mais elle s’opposa toujours à l’idée de considérer comme martyrs les soldats morts au combat. Quant à l’idée que des hommes d’Église pussent combattre, comme ce fut le cas parmi les croisés occidentaux, elle horrifiait les Byzantins [2].

La notion de croisade, qui n’a de justification que dans l’Ancien Testament, est l’aboutissement logique de la réforme grégorienne : en s’imposant comme le souverain des rois, qui deviennent ses vassaux, le pape se donne le droit de leur ordonner de faire la guerre sous son commandement suprême. Ainsi l’autorité pontificale, après avoir réprimé les guerres privées en Occident au Xe siècle par le mouvement de la Paix de Dieu, sera l’inspiratrice d’une guerre totale de deux siècles en Orient. « La Paix de Dieu a trouvé son prolongement dans la croisade […], écrit Sylvain Gouguenheim, où la seule guerre autorisée est paradoxalement celle qui se déroule dans l’espace sacré par excellence, la Terre sainte [3]. » L’Église qui avait décrété que même les tournois, « foires exécrables » selon saint Bernard, étaient un péché mortel, et qu’y trouver la mort vous envoyait directement en enfer, invente la guerre sainte, qui propulse chaque soldat mourant au combat (ou même en chemin) directement au paradis.

Avant la colonisation du Levant byzantin, le but premier de Grégoire VII et de ses émules (presque tous d’origine franque) était d’imposer l’autorité papale sur l’empereur germanique. Le décret promulgué par Grégoire VII en 1075 marque le début de la querelle des Investitures :

« Nous décrétons que nul clerc ne peut recevoir l’investiture d’un évêché, d’une abbaye ou d’une église des mains de l’empereur, du roi ou de toute personne laïque, homme ou femme. »

Pour le jeune empereur Henri IV, le décret du pape était inacceptable, car il revenait à placer toute son administration entre les mains de la papauté, puisque son royaume était administré principalement par des clercs. La querelle des Investitures prit fin avec le Concordat de Worms signé par Henri V en 1122. Mais la lutte repris sous la dynastie des Hohenstaufen. Pour s’être opposé au pape Grégoire IX, Frédéric II (1194-1250) est excommunié par deux fois (1227 et 1239), et une troisième par Innocent IV au Concile de Lyon (1245). Ayant échoué à le faire assassiner, le pape appelle en dernier recours à une croisade contre Frédéric II, et parviendra, en enrôlant à sa cause Charles d’Anjou, frère de Louis IX, à exterminer complètement des Hohenstaufen [4].

Un scénario semblable se déroule simultanément à l’ouest du Rhin. En 1094, Urbain II use de son pouvoir d’excommunication contre Philippe Ier, sous la charge d’adultère (il avait répudié sa première épouse qui ne lui donnait pas d’héritier, et pris pour femme Bertrade de Montfort, précédemment mariée au comte d’Anjou). Comme l’a analysé Georges Duby dans un de ses meilleurs livres, cet épisode est à replacer dans le cadre d’un effort soutenu de la part des clercs réformateurs pour contrôler sacramentellement et juridiquement l’institution du mariage (le nouveau droit canonique interdit le mariage aux clercs, et le divorce aux laïcs), mais il s’insère surtout dans leur projet théocratique :

« Toutes les remontrances, les éclats d’indignation, les malédictions fulminées [par le pape contre le roi] prennent leur sens lorsqu’on les situe à leur vraie place, au cœur de la principale affaire politique de l’époque, la lutte ardente que menait le pouvoir spirituel pour dominer le temporel [5]. »

Cette lutte dura environ deux siècles, soit huit générations de rois capétiens. Durant cette période, la propagande pontificale est calquée sur celle du Livre des Rois : les rois vertueux sont ceux qui exécutent les projets de l’élite sacerdotale, en faisant la guerre pour leur compte. C’est ainsi que sont fabriquées les hagiographies des rois saints tels que Robert le Pieux (inventeur du bûcher pour hérétiques en 1022), qui servent par contraste à noircir les rois rebelles ayant mérité leur ticket pour l’enfer (l’excommunication).

 

« L’affaire de la Paix et de la Foi »

 

PNG - 54 ko
L’Occitanie en 1209

 

La lutte de pouvoir entre papes et rois de France fut le contexte de ce qu’Innocent III nommait « l’affaire de la Paix et de la Foi », mais que nous connaissons comme la « croisade contre les albigeois [6] » (1209-1229). Cette guerre en Occitanie suit immédiatement la quatrième croisade (qui aboutit au sac de Constantinople), et est proclamée par le même pape. En les comparant on comprend mieux l’essence de la croisade et sa place dans le projet géopolitique pontifical dont elle est le volet militaire. Leur dénominateur commun est qu’elles furent menées contre des sociétés plus avancées culturellement et économiquement que leurs agresseurs, sociétés qui refusaient l’exclusivisme autoritaire du pape et toléraient, relativement, le pluralisme religieux. L’Occitanie, d’ailleurs, était sous influence byzantine, comme le montre encore son architecture [7].

Les ennemis les plus directement ciblés par Rome étaient les cathares — du grec catharos, « pur », terme en réalité rarement employé au Moyen Âge pour les désigner. Ils recrutent principalement parmi l’élite urbaine et la petite noblesse, et c’est cette implantation sociale qui préoccupe la curie romaine [8]. Bien que leurs adversaires aient tout fait pour effacer ou souiller leur mémoire, nous savons que les cathares se considèrent simplement comme « bons chrétiens ». « Déviants, certes, dissidents, au regard du dogme et de la liturgie élaborés et définis par la Grande Église, écrit Michel Roquebert ; mais chrétiens quand même, dans l’exacte mesure où il n’y avait pour eux qu’une seule révélation, celle dont le Christ était porteur, et où leur unique référence était le Nouveau Testament, complété par ce qui, dans l’Ancien, servait leurs démonstrations [9]. » Les cathares sont les fils spirituels d’une Église hétérodoxe née en Bulgarie vers 950 (c’est pourquoi on les appelle parfois « bulgares », ou « bougres » par déformation populaire), où ils sont connus comme « bogomiles ». Au XIe siècle, tandis qu’ils commencent à être inquiétés en Provence, les bogomiles jouissent en Orient de la tolérance des Byzantins orthodoxes et sont présents jusque dans les monastères de Constantinople [10]. Lorsqu’en mai 1167, l’Église cathare de Toulouse organise un concile, leur « pope » Nicétas se déplace spécialement de Constantinople. Les bogomiles se maintiendront sans difficulté en Bosnie jusqu’à l’arrivée des Turcs dans la seconde moitié du XVe siècle, puis se convertiront majoritairement à l’islam [11].

Ce qui rend les cathares particulièrement haïssables par Rome, c’est leur dualisme, hérité du courant gnostique latent dans le Nouveau Testament. Dans le discours répressif, ils sont affublés pour cela du nom de « manichéens », bien qu’on ne décèle chez eux aucune influence perse. Tous les cathares ne professent pas nécessairement un dualisme absolu, mais ils opposent Dieu et ce monde, selon les termes de l’Évangile de Jean. Naturellement, ils considèrent la hiérarchie catholique romaine comme inféodée au Prince de ce monde ; ils en trouveront la confirmation dans la croisade, d’abord, et dans l’Inquisition, ensuite.

Mais les cathares ne sont pas les seuls dissidents qui font obstacle à la suprématie religieuse dans le midi, des Pyrénées aux Alpes maritimes. Le clerc toulousain Guillaume de Puylaurens, témoin et chroniqueur de la croisade albigeoise, écrit :

« Il y avait des ariens, des manichéens, et aussi des vaudois ou lyonnais. […] Bien qu’ils fussent divisés entre eux, ils conspiraient tous à la perte des âmes contre la foi catholique [12]. »

Tous ces mouvements dénoncent la corruption de l’Église romaine et ses abus de pouvoir, et beaucoup contestent même la validité des sacrements et la théorie quasi magique de la « transsubstantiation » de l’Ostie durant la messe. Les cathares rejettent aussi, au nom de leur vision du Dieu sauveur, la doctrine de l’Enfer éternel et sa version modernisée, le Purgatoire (que refusent également les Byzantins) [13].

Ce sont donc bel et bien ses ennemis irréductibles que le pape veut éradiquer du sud de la Gaule. Car, selon le vocabulaire de l’époque, nous sommes ici encore en Gaule mais pas encore en France : le sud de la France actuelle se nomme l’Aquitaine à l’ouest du Rhône, et la Provence à l’est. Ce sont des pays étrangers, pour les habitants de la Francie et de la Bourgogne, et réciproquement. Comme au Proche-Orient, le pape peut compter sur l’efficacité de sa propagande auprès de la noblesse et de la chevalerie franque et bourguignonne. Mais comme au Proche-Orient, les croisés possèdent aussi des motivations propres que l’Église ne parvient pas toujours à canaliser. Simon de Montfort, petit seigneur d’Île-de-France ayant répondu à l’appel du pape, s’empare avec sa bénédiction du vaste vicomté de Carcassonne, puis d’autres vassalités du comte de Toulouse, et les soumet à ses « Statuts de la terre conquise » (Statuts de Pamiers, 1212), qui incluent l’obligation pour tous d’aller à la messe de rite romain le dimanche « et d’y entendre en leur entier la messe et le sermon ». Mais il outrepasse son mandat et se taille un fief plus vaste que le domaine de son roi, puis résiste aux injonctions du pape d’en restituer une partie. Surnommé « le bourreau du Languedoc » pour ses milliers d’exécutions par la corde, le fer ou le feu, et ses centaines des destructions de villages, de châteaux, de vignobles et de vergers, Simon de Montfort est la figure archétypale du croisé qui trouve dans la croisade une justification à sa démesure matérialiste. Pourtant, ce n’est pas Simon mais Arnaud Amaury, l’abbé de Cîteaux nommé chef de la croisade par Innocent III, qui prononça à Béziers cette fameuse phrase (souvent déformée) :

« Massacrez-les, car le Seigneur connaît les siens [14] ! »

Il écrira dans son rapport au pape :

« Les nôtres, n’épargnant ni le rang, ni le sexe, ni l’âge, firent périr par l’épée à peu près vingt mille personnes ; après un énorme massacre des ennemis, la cité tout entière a été pillée et brûlée. La vengeance divine l’a merveilleusement frappée [15]… »

Naissance de la France

 

JPEG - 58.2 ko
Philippe Auguste
(1165-1223)

 

La croisade en Albigeois, tout comme la croisade en Terre sainte, est une façon pour le pape de prendre l’initiative et le contrôle de la guerre. Il veut imposer au roi de France un « devoir d’ost » au même titre qu’un suzerain à son vassal. Philippe Auguste en a pleinement conscience et résiste fermement. Par trois fois, entre 1204 et 1208, Innocent III tente de faire de lui son homme de main :

« Confisquez les biens des comtes, des barons et des citoyens qui ne voudraient pas éliminer l’hérésie de leurs terres ou qui oseraient l’entretenir. Ne tardez pas à rattacher leur pays tout entier au domaine royal. »

Le roi ne répond pas à cette première lettre, ni à la seconde un an plus tard. « Au nom de Moïse et de Pierre, scellez cette alliance de la royauté et du sacerdoce », insiste le pape. Le roi lui répond alors : « Vous n’avez pas le droit d’agir ainsi… » Le pape, en effet, vient de proclamer par sa bulle du 10 mars 1208 la déchéance du comte de Toulouse Raymond VI, ce « ministre du diable », et l’exposition en proie de ses domaines :

« Que tous ceux qui sont liés audit comte par un serment de fidélité, d’association ou d’alliance soient déclarés par notre autorité apostolique relevés de ce serment. Qu’il soit permis à tout catholique […] non seulement de combattre le comte en personne, mais encore d’occuper et de conserver ses biens, afin que la sagesse d’un nouveau possesseur purge cette terre de l’hérésie dont par la faute du comte elle a été jusqu’ici honteusement souillée. »

Fort habilement, le pape joue sur les deux tableaux du nouveau droit canonique et de l’ancien droit féodal : la conquête du comté au nom de la croisade entraîne la mise en demeure de tous les vassaux du comte déchu de prêter serment au nouveau maître (et donc à Rome), au nom cette fois du droit féodal. C’est la déstabilisation de toute la pyramide féodale dans l’espace géopolitique nord-pyrénéen qui est en jeu [16].

Sous la pression, Philippe Auguste temporise et envoie son fils, le futur Louis VIII, en mission d’observation. Peu après la mort de son père en 1223, Louis VIII prendra la croix [17] contre le comte de Toulouse, mais mourra avant la fin de son expédition. Ce revirement du Capétien fut-il dû à l’influence de son épouse, la très catholique Blanche de Castille, qui assura ensuite la régence pour son fils Louis IX, porté sur le trône à 9 ans, et bientôt bénéficiaire du label de « saint » ? C’est en tout cas saint Louis qui récolta le fruit de l’alliance entre Rome et Paris, avec le traité de Paris (1229) par lequel Raymond VII de Toulouse livra à la couronne capétienne la moitié de ses États et, par le mariage de sa fille à un frère du roi assorti de clauses successorales, lui garantissait l’annexion du reste à plus ou moins brève échéance ; l’Occitanie deviendra définitivement française en 1271. Que l’on songe qu’avant cette date, le Royaume de France n’avait pas d’accès à la Méditerranée. Le comte de Toulouse n’était en effet vassal du roi de France que par une mince fiction juridique, et pour une partie seulement de ses domaines. Aucun comte de Toulouse ne s’était jamais rendu au couronnement d’un roi de France pour lui prêter serment. En pratique, le comte de Toulouse était maître chez lui, « un roi sans couronne ». Culturellement, l’Occitanie était davantage tournée vers l’Espagne, et Raymond VI avait renforcé l’axe Barcelone-Toulouse en épousant une sœur de Pierre II d’Aragon, tandis que son fils Raymond VII en épousait une autre (devenant le beau-frère de son propre père) [18].

La croisade ne vint pas à bout de l’hérésie, loin s’en faut. Il fallut pour cela l’Inquisition, instituée officiellement en Languedoc en 1231 par le pape Grégoire IX, et confiée au nouvel ordre des Dominicains, sous la direction de Dominique de Guzman. En 1252, par la bulle Ad extirpanda, le pape Innocent IV autorise la mise à la torture des fauteurs d’hérésie, qui sont des « assassins d’âmes mais aussi des voleurs de sacrements divins et de la foi chrétienne ». Michel Roquebert exprime une opinion largement partagée en écrivant que l’Inquisition fut « la première émergence historique d’un système de contrôle idéologique exhaustif de toute une population au moyen d’enquêtes, de délation institutionnalisée, d’interrogatoires et de constitution de fichiers de renseignements [19] ».

L’épilogue de la lutte entre le pape et le roi capétien se joua entre Philippe le Bel (1285-1314) et Boniface VIII (1294-1303). Leur conflit fut comparable en intensité à celui qui avait opposé l’empereur germanique Henri IV au pape Grégoire VII. L’enjeu immédiat était devenu financier : le pape voulait interdire aux rois de prélever des impôts sur leur propre clergé sans approbation préalable du pape. Les clercs avaient l’ordre de désobéir aux souverains qui n’observeraient pas cette règle. Philippe voulut mettre fin à ce privilège et à la puissance financière internationale qu’était devenue l’Église, et l’ordre du Temple en particulier. La lutte se termina par la séquestration et la mort du pape Boniface, remplacé par un pape français installé à Avignon (Clément V), puis la destruction de l’ordre du Temple. Les six papes d’Avignon suivants furent tous français, et leurs cardinaux le furent presque tous. Cette défaite irréversible du projet romain, lancé deux siècles et demi plus tôt, instaure un nouvel équilibre que l’État monarchique met à profit pour se développer selon des lignes séculières.

C’est pourquoi l’on estime qu’en fin de compte, c’est à la Réforme grégorienne que l’on doit l’État moderne, puisque c’est elle qui, en désacralisant la royauté, lui a permis de se séculariser. Une sécularisation qui, malheureusement, est devenue aujourd’hui la caricature d’elle-même : un État sans âme, hostile à toute religiosité.

Notes

[1] John Meyendorff et Aristeides Papadakis, L’Orient chrétien et l’essor de la papauté, Cerf, 2001.

[2] John Meyendorff et Aristeides Papadakis, L’Orient chrétien et l’essor de la papauté, op. cit., p. 109-111 ; Jonathan Harris, Byzantium and the Crusades, op. cit., k. 671-73.

[3] Sylvain Gouguenheim, Le Moyen Âge en questions, Tallandier, Texto, 2012, p. 40.

[4] Francis Rapp, Le Saint Empire romain germanique, d’Otton le Grand à Charles Quint, Seuil, 2003. 

[5] Georges Duby, Le Chevalier, la femme et le prêtre, Fayard/Pluriel, 2012, p. 9-16.

[6] Le terme « albigeois », écrit avec une minuscule, désigne un individu adepte d’un courant religieux (principalement le catharisme). À ne pas confondre avec « Albigeois » avec une majuscule, qui désigne la vicomté d’Albi ou un habitant de la ville d’Albi. (NDLR)

[7] Félix de Verneilh-Puyraseau, L’Architecture byzantine en France (1851), Nabu Press, 2011.

[8] Jean-Louis Biget, « Hérésie, politique et société en Languedox vers 1120-1320 », dans Jacques Berlioz, dir., Le Pays cathare. Les religions médiévales et leurs expressions méridionales, Seuil, 2000, p. 17-79.

[9] Michel Roquebert, Histoire des Cathares, Perrin/Tempus, 1999, p. 24.

[10] Anne Brenon, « Le catharisme méridional : questions et problèmes », dans Jacques Berlioz, dir., Le Pays cathare. Les religions médiévales et leurs expressions méridionales, Seuil, 2000, p. 81-100 (85).

[11] Michel Roquebert, Histoire des cathares, Perrin/Tempus, 1999, p. 43-45, 59.

[12] Michel Roquebert, Histoire des cathares Perrin/Tempus, 1999, p. 51.

[13] Anne Brenon, « Le catharisme méridional : questions et problèmes », dans Jacques Berlioz, dir., Le Pays cathare. Les religions médiévales et leurs expressions méridionales, Seuil, 2000, p. 81-100 (p. 92).

[14] Michel Roquebert, Histoire des cathares, Perrin/Tempus, 1999, p. 136.

[15] Michel Roquebert, Simon de Montfort, bourreau et martyr, Perrin, 2005, p. 120.

[16] Michel Roquebert, Histoire des cathares, Perrin/Tempus, 1999, p. 113-139.

[17] Prendre la croix : s’enrôler dans une croisade. (NDLR)

[18] Michel Roquebert, Histoire des cathares, Perrin/Tempus, 1999, p. 17, 100-101, 198-199.

[19] Michel Roquebert, Histoire des Cathares Perrin/Tempus, 1999, p. 18-19.

À ne pas manquer, sur E&R :

 

Découvrir l’histoire de France avec Kontre Kulture :

De Laurent Guyénot, chez Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

64 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1762442
    le 08/07/2017 par java Y haller
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    Du 4 au 9 juillet fête Pause Guitare à Albi. Pour ceux qui sont dans le coin.


  • #1762453

    Est-il possible d’avoir des contributions de l’historienne Claire Colombi sur le sujet ?...


  • #1762463

    La phrase d’Arnaud Amaury "Massacrez-les, car le Seigneur connaît les siens" n’a jamais été prononcé et cela a été reconnu depuis longtemps. Je m’étonne que Laurent Guyennot qui se targue d’être critique puisse véhiculer ce genre de propagande destiné à salir l’Eglise.
    Même Wikipedia le dit, c’est dire :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Arnau...

     

    • #1762487

      Laurent ne salit pas l’Eglise. Il donne un aperçu historique d’une guerre de pouvoir orchestrée par le pape, lequel devait par sa sanctification (!) prôner la paix, le pardon, la charité, etc. (en bref, le message du Christ) ... Cette phrase est un "détail" de l’Histoire catholique française !!


    • #1762514

      Il me semble que M. Guyennot donne fort dans le récentisme...

      Cette période aurait donc existé ?


    • #1762517
      le 08/07/2017 par Jean-François
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      L’institution de l’église romaine est salie depuis belle lurette, au même titre que l’église protestante, mais plus récemment dans l’Histoire, et ce n’est pas cette phrase qui va changer cet état de fait.
      Il n’y a en réalité que la véritable Église, Corps et l’Épouse de Jésus-Christ, souvent et à juste titre souffrante et persécutée, à l’intérieur des institutions Protestantes, Orthodoxes et Catholiques.


    • #1762538
      le 08/07/2017 par Crux Fidelis
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Si vous avez lu ses précédents dossiers cela n’a rien d’étonnant. C’est toujours des documents à charge contre la sainte église, dans celui-ci on le voit vite puisque rien est dit sur les cathares. Pour qu’une chronique soit sérieuse, il faut qu’il y est une mise en situation, une présentation de la société d’alors et ensuite les faits. Saint Bernard de Clairvaux disait qu’il valait ‘’mieux absoudre les coupables que s’attaquer par une excessive sévérité à la vie d’innocents’’. Il effectue une tournée de prédication dans le midi, mais sans résultat. En effet, les troubles à l’ordre social sont tels que dès 1177, le comte Raymond V de Toulouse ordonne aux cathares de renoncer à leurs pratiques.
      - Car pas de mariage, pas de travail, pas de droits de propriété. Tout cela est impur. Toutefois, certains parfaits, admettent les relations charnelles ; condamnant seulement l’institution du mariage, ils en viennent à prôner la liberté sexuelle. Les bandes albigeoises dévastaient périodiquement le midi de la France, par la prostitution, le suicide par " l’endura ", les terres n’étaient plus cultivées, les pillages étaient fréquents. On retrouve la patte du oisif, nomade et prédateur. Les premiers parents des FEMENS et de tous nos jacobins en quelque sorte. Guyénot se doit de danser avec eux car c’est bien sûr l’inverse qui s’est produit. Le concile de Latran en 1139 et celui de Reims en 1148 prononcèrent des sentences contre eux et défendirent aux seigneurs de les recevoir sur leurs terres, sous peine d’interdit. Les seigneurs accusaient la papauté de faiblesse tant le midi était ravagé. Il a fallu attendre 1207 et l’assassinat de Pierre de Castelnau pour qu’Innocent III se décide à mettre un terme aux violences faîtes aux catholiques. Il désavoua bien entendu Béziers, Muret et Marmande. Refusant de mêler la couronne à l’affaire, Philippe Auguste interdit à son fils, le futur Louis VIII, de prendre part à l’expédition. La croisade contre les albigeois, contrairement à l’opinion d’autres hérétiques que Guyénot encore, ne doit rien, initialement, à l’impérialisme capétien. Car ils peuvent sortir celle là aussi. Philippe Auguste était occupé par les anglais. Le grand tort des rois est de n’avoir que très peu écouté les papes jusqu’à l’infiltration maçonnique dans l’église au XVIIIè, au moins. On aurait évité notamment la honte d’un François 1er qui ne défend même plus les terres catholiques. Il me tarde de voir le billet de M.Guyénot sur la Saint Barthélémy


    • #1763905

      Merci à Crux Fidelis de rétablir la vérité.

      Le Catharisme était un fléau social*, ce qui a motivé la réaction légitime des pouvoirs temporels et spirituels à son encontre. Pourquoi Guyenot passe-t-il cela sous silence ?

      Imaginez si, dans quelques siècles, on expliquait aux gens que les islamistes au début du XXIème siècle étaient injustement fichés, persécutés et abattus, sans évoquer les attentats dont ils sont les auteurs... C’est du même tonneau !

      *Ce qui montre combien de simples erreurs métaphysiques peuvent conduire au désastre, et la nécessité de travailler ces questions. Croire qu’on peut en faire l’économie, c’est se condamner à répéter les erreurs du passé.
      La politique doit s’appuyer sur une saine métaphysique.


    • #1764011
      le 10/07/2017 par Crux Fidelis
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Merci Ole, je suis à son service. Ce n’est qu’une question d’honnêteté et d’humilité comme nous disait Saint Mathieu : " Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux".

      Cette volonté de nuire et de rester un apôtre du désordre est d’autant plus dommageable qu’il empêche aux lecteurs d’ER d’y voir plus clair et de faire les parallèles. Puisque les cathares étaient anti-mariage, anti-famille, anti-vie tout simplement. De plus, l’Albigeois Pierre Garsias disait que " Dieu n’a pas voulu que la justice des hommes pût condamner quelqu’un à mort ". La pure doctrine cathare déniait absolument à la société le droit de punir. La négation de la patrie aussi, car ils promettaient, au jour de leur initiation, de ne prêter aucun serment "quod non jurarent". Donc au lieu de décrire consciencieusement la doctrine cathare et ses fruits pour permettre aux gens de faire le lien avec le protestantisme jusqu’à la fameuse alliance judéo-protestante il les éloigne de la vérité. C’est moche d’hurler avec les loups, la fine équipe se roule encore dans la pisse. Pour tisser davantage de liens, il n’y a qu’à visiter les sites touristiques de la région Midi-Pyrénées aussi, ils ne font que surfer sur la " nostalgie cathare ", " " le pays cathare " etc... Ceci dit, vous y verrez aussi ( plus discrètement ) dans l’histoire des églises, très souvent, des pillages ou des incendies commis par qui ?! Tiens donc, les cathares et les protestants. J’espère que les gens vont faire les liens malgré les propos de M.Guyénot, parce que ce sont les mêmes que je me coltine tous les jours. Pauvres goys déracinés, déchristianisés par tiédeur, libertinage et lâcheté. Comme a dit NSVM à la Salette : " Rome perdra la foi et sera le siège de l’antéchrist ". Il y a quelques jours un des secrétaires du cardinal Francesco Coccopalmerio s’est fait pincé dans une orgie gay, le martyr de la sainte église touche à sa fin, le grand nettoyage va commencer et les gens ne seront pas prêts. Au lieu d’élever vers le ciel, il les tire vers les enfers, c’est 10000 vues minimum sur ER, plus les partages, c’est très grave. Il y a l’affaire galilée, les conquistadors, la st Barthélémy, l’inquisition, les croisades à se fader parce qu’il va toutes les faire. Est-ce que la providence attendra ?Dieu est très patient


  • #1762480
    le 08/07/2017 par front noir
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    Bon résumé . Pour ceux qui voudraient creuser un peu le sujet , je conseille l’excellent livre de Jean Markale "Montségur et l’énigme cathare" , l’auteur , qui a également écrit des ouvrages sur les celtes et les templiers , s’emploie à une mise en perspective salutaire et à une démystification du sujet hélas encore un peu trop méconnu de la croisade des albigeois et des "parfaits".

     

    • #1762539

      Voici mon avis d’orthodoxe.
      Le Vatican s’est voulu "universaliste" (Tous les pays catholiques du monde —de toutes les couleurs, toutes les cultures— doivent regarder vers le Vatican).
      Et qui dit "universaliste" dit automatiquement abolir les frontières, les cultures, les Nations... et même les ethnies et les races.
      Cela crée inexorablement des intentions messianiques ravageurs.
      Non, le Christ n’est jamais venu pour abolir tout ça. Lui prêter ne serait-ce que pour le peu cette intention est un blasphème et une hérésie.
      L’Orthodoxie, pour sa part, respecte les spécificités culturelles. Cela donne les Patriarcats.
      Si le fond est identique à tous, il y a cependant des subtilités et des particularités culturelles qui sont conservées au sein de chaque Patriarcat et qui lui sont propres.
      L’Orthodoxie est donc loin, à l’opposé, d’être "universaliste".
      Non seulement l’Orthodoxie ne peut vous être imposé... mais de plus vous aurez quelque mal à y entrer.


    • #1763364
      le 09/07/2017 par Français Catholique
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      À drago

      Ne confondez pas universalisme maçonnique et universalisme catholique , là vous nous décrivez l’universlisme maçonnique et non la Sainte Église ne veut pas abolir les frontières et les identités bien au contraire il faut lire les encycliques de plusieurs Papes sur ces sujets.

      PS : quand je parle de l’église catholique je ne parle évidemment pas de la contre église de Vatican 2


  • #1762484

    Quand l’homme met Dieu à son service, rien ne va plus ! Ne pas oublier les Goths (principaux fondateurs de la France actuelle) qui étaient arianistes ...

     

    • #1763389
      le 09/07/2017 par Français Catholique
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Les fondateurs de la France actuelle sont avant tout des évêques Gallo Romain ( des gaulois de souche qui ont adopté certains attraits de la culture romaine ) dont entres autres saint Rémy qui ont choisis les francs anciens peuples barbares qui ont choisis l’assimilation et disposé à une conversion pour justement établir le premier royaume chrétiens d’Occident sachant que l’Empire romain redevenu païen et hérétiques aller finir par disparaître.
      La Gaule devenue royaume des francs était un des rares royaume qui n’as pas trop était ravagé par les hérésie ariennes et autres gnose kabbalistique bizarre.
      Ne jamais oublié que les gaulois étaient l’un des premiers peuples d’Occident à être devenus chrétiens , Lazare l’homme que le Christ à ressuscité était le premier évêque de Marseille et sainte Anne la mère de la Sainte Vierge repose en Bretagne.


  • #1762528

    Moi qui suis orthodoxe (slave, parce qu’il y a grec aussi) je peux confirmer qu’on ne peut convertir (qui plus est de force) des peuples lointains.
    Explication :
    Vous voulez vous convertir à l’Orthodoxie, soit. Mais rattaché à quel Patriarcat ? (Moi je sui rattaché au Patriarcat serbe, baptisé par l’Eglise serbe en 61 à ma naissance).
    De quel Patriarcat, serbe, russe, grec, bulgare, etc ?
    Seulement, êtes vous Serbe, Russe, Grec ou Bulgare ?
    Non. Et là.... il y a un énorme problème !
    De même, au sein de l’Orthodoxie, un orthodoxe —on va dire Serbe ou Bulgare— ne peut décider de se rattacher au Patriarcat russe... parce qu’il n’est pas russe.
    Vous aurez compris alors que l’Orthodoxie est très patriotique... et même très nationaliste. Pour le reste, chaque Patriarcat est non seulement le gardien des autres mais aussi... le surveillant.
    Ainsi, si un Patriarche "part en vrille" (comme cela a été le cas 2 ou 3 fois) il est automatique isolé par les autres, ostracisé, jusqu’à ce qu’il revienne à la raison. Ou si plus grave (là on est dans le pénal)... qu’il se retrouve en taule. Dans ce cas l’Eglise passe le relais à la Justice.
    Je parle d’ostraciser car aucun Patriarche ne peut en destituer un autre. Il faut que celui-ci parte de sa volonté. Parfois il est un peu long à se décider. Mais il doit se résoudre à un moment ou un autre.

     

    • #1762663

      Il est assez difficile d’imaginer que cela puisse avoir été la règle dès le début du christianisme. Car dès lors, la propagation du message serait devenue impossible et, partant, le salut des âmes.

      Les latins ont souvent présenté l’Empire byzantin comme un césaropapisme dirigé par un homme à la fois empereur et pape. Bien que cette simplification ait été remise en perspective par Gilbert Dagron dans son ouvrage "Empereur et prêtre", cette notion n’est pas totalement à jeter au rebut.

      Il me semble que la situation que vous décrivez est en grande partie due à la chute de cette institution complémentaire et centralisatrice qu’était l’empire et au traumatisme qu’elle a engendré dans le monde orthodoxe.


    • #1762893

      @AF, interessez vous au christianisme primitif, chaque province romaine avait son évéché indépendante avec souvent ses propres évangiles et ses propres canons, seul comptait l’esprit du message christique., les évèques étaient élus par les fidèles et tous les chrétiens ne pensaient pas pareil, mais ils étaient tous frères dans le christ. l’apparition du dogmatisme commence avec les pères de l’église qui commencent à refuser le droit aux pensées différentes, ils construisent alors une pensée unique,inventent l’hérésie et excluent ceux qui refusent de se soumettre. en fait tout ceci est politique car le christianisme s’imposant dans l’empire, il doit prendre une stature politique calquée sur la conception de l’état romain d’où l’apparition du dogme (dura lex sed lex) et du pape, le nouvel empereur chrétien.
      la révolution Grégorienne n’est que le dernier avatar de la mort du christianisme historique, les clous du cercueuil étant fournis par Vatican II

      Sur l’église des premiers temps : Henri Irénée Marrou est incontournable,
      Autrement Francis Delaisi a écrit un bouquin passionnant et très original sur le sujet l’église et l’empire romain, mais lui n’est pas un spécialiste, il est économiste de formation


  • #1762532
    le 08/07/2017 par Tereoir2France
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    on reste toujours sur une vue de ce que les hommes ont fait de la bible et non de la justice de Dieu.
    Je veut dire que ce Yahvé que mr Guyennot critique tant, n’est jamais critiqué sur le récit depuis la genèse jusqu’au derniers écrits. Non, ce que les hommes font au nom de Yahvé, c’est ce que Yahvé fait.
    Mr Guyennot a un sérieux problème avec le Dieu de l’ancien testament et nous sort son catéchisme qui l’arrange.
    Jamais la manière dont Dieu a agi dans la bible n’est remis en question !
    ce Dieu vengeur...
    ce Dieu méchant...
    La bible est un révélateur de ce que nous sommes, et en cela on peut aisément voir que le travail fait au fur et à mesure de ces articles injurieux pour Jésus, le rocher qui suivait les Hébreux dans le désert, finira par insulter Jésus plus directement quand il aura fini de le faire de manière détourné.

    La bible est un canon, et en prendre une partie pour l’insulter comme fait ici et ailleurs, c’est l’insulter dans son entièreté.


  • #1762550
    le 08/07/2017 par envolées_des_incultes
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    Et les populations d’origines, avant l’établissement des cathares, elles sont passées où ? Les Gaulois autochtones ?
    On prête aux cathares le même berceau qu’Aetius (l’orient, peut-être la Bulgarie), ce traitre qui complota avec les Huns pour éradiquer, exterminer, les ethnies d’Europe, majoritairement des peuples blonds, pour étendre l’empire. On voit bien que les descendants cathares font plus Bulgare que Gaulois, preuve s’il en était besoin, que tous ne furent pas exterminés.
    .
    Le mythe cathare s’appuie sur la présumée bonté et la doctrine humaniste de ces gens, mais le diable s’habille toujours en pravda, et se présente tjs sous ses meilleurs traits pour avancer dans le déroulement de ses plans.
    Philippe Auguste a eu raison de les déloger. C’étaient des bastions impériaux venus d’orient, en germes.
    .
    On avait déjà liquidé Aetius quelques siècles plus tôt, Aétius à cause de qui l’Europe avait subit les meurtres de masse, l’épuration ethnique, on allait pas pour se laisser berner par une bande de hippies sournois, infiltrés en Gaule du Sud. C’est pas marqué "ducon" sur les frontons de nos édifices.
    .
    Il a été bien gentil Auguste, car à sa place, je brulais tout et faisais démonter chaque pierre de leurs édifices pour qu’il ne subsiste rien, absolument rien, de leur passage en Gaule. Et je leurs faisais une réputation à la hauteur des crimes de leurs maitres , en les liant explicitement à ceux des Huns quelques siècles plus tôt, grâce à des chansons populaires.
    .
    La réforme grégorienne est la conséquence de l’ingérence des orientaux en Europe et de leurs crimes incessants et massifs par proxy interposé, comme avec Daesh à notre époque. Infiltration, subversion par l’idéologie, prise de contrôle de territoires.
    .
    Il fallait répondre promptement, avec fermeté, car la situation l’exigeait. Ce fut fait avec un certain brio. S’il fallait le refaire, mettons y encore plus d’application.
    Rendons grâce à Philippe Auguste et ses soldats pour les actions menées pour défendre la Gaule et les Gaulois. On est chez nous. Amen.

     

    • #1762987

      Tout l’inverse de la parole du Christ est inscrit en parole et en actes en puissance dans votre commentaire : autoritarisme, anachronisme, contre-vérités, appel aux meurtres contre les "hérétiques "...Un chef d’oeuvre de désinformation que la Curie romaine n’a pas manqué d’appliquer depuis le IVème siècle de Constantin !

      Merci à Laurent Guyénot pour l’éclairage historique et référencés de son article complémentaire aux travaux universitaires déjà cités par ses soins..


    • #1763138
      le 09/07/2017 par envolées_des_incultes
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      La parole du Christ est celle du Christ. Il a fini clouté. Permettez donc que je ne veuille pas suivre la même voie que lui, sinon, c’est de l’autoritarisme, comme vous le dénoncez, et de la mise en pâture. Merci d’appliquer d’abord à vous même ce que vous exigez des autres.


    • #1763194

      bref si on vous suit bien,ce serait tuez les tous dieu reconnaitra les siens,qui n’est pas termes bien subtil...


    • #1763515
      le 09/07/2017 par envolées_des_incultes
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Mais arrêtez un peu de nous gonfler avec ces ragots de bonne femme. Les Cathares, c’étaient du Daesh à l’époque des épées. C’est plus clair ou il vous faut un dessin ?
      Cherchez l’origine du catharisme et vous verrez.
      Et oui, celui qui s’en prend aux miens, j’en fais de l’engrais. Et vous savez quoi ? Je n’ai pas honte et je fixe les gens dans les yeux en le disant, tout en restant aimable.


    • #1763821

      Du grand n’importe quoi votre commentaire. Le catharisme a trouvé des influences orientales, mais il s’est incréé sur la terre occitane et n’a suscité aucun déplacement de population particulier.

      La population de l’occitanie à l’époque a différentes souches ethniques (qui n’ont pas tellement changé aujourd’hui d’ailleurs) : un fond gallo-romain méridional, une bonne couche de wisigoths (qui vont donner les vascons, puis les gascons), quelques hellènes d’immigration ancienne (Massilia, Narbonne) et tardive (nouveaux postes établis par les Byzantins du Ve au VIIe siècles), et enfin un apport maure lors des invasions arabes de l’Aquitaine et de la vallée du Rhône.

      Du coup c’est déjà pas très "blond aux yeux bleus" dès le départ. Comme le dit bien Guyénot, jusqu’à l’union de la couronne de France avec le Comté de Toulouse, l’Occitanie et la France constituent bien deux pays différents et termes de population et de culture. Malgré l’ambition centralisatrice et unificatrice de tous nos dirigeants tout au long de l’histoire, nous en avons encore quelques survivances aujourd’hui.


    • #1763877
      le 10/07/2017 par oleodedieu
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Toujours le même problème... Le terme "Gaulois" employé à tout va... Jules César vous remercie mais l’histoire, elle non... Les Gaulois de l’époque du sud de la France actuel n’étaient pas Celtes ou blond aux yeux... En Gaule, les Celtes étaient des Gaulois mais les Gaulois n’étaient pas tous Celtes. Ne vous en déplaise, déjà à l’époque il n’y avait pas un peuple "homogène’, ce qui n’empêche pas aujourd’hui un patriotisme bien entendu. Malheureusement Pour certains, la religion en général et catholique pour la France en particulier n’aura plus de rôle fédérateur : beaucoup trop de blablas depuis 2000 ans... Que l’on arrête les "Au nom de Dieu" hypocrites, qui cachent les "moi, je" et les "nous on"


    • #1764043
      le 10/07/2017 par envolées_des_incultes
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      @ Sam ; oleodedieu
      Messieurs, si c’est pour réciter vos cours d’histoire (dont on sait qu’elle est écrite par les vainqueurs), alors j’approuve la propagande impériale au sujet de Daesh, celles de la main invisible du marché qui régule, et du réchauffement climatique anthropologique.
      Ces terres étaient Celtes et peuplées de blonds, ne vous en déplaise. Il y a une histoire avant J.C..
      Quand on accorde une place à la logique, à la géologie, l’archéologie et aux sciences dans les récits historiques, on a parfois la chance d’approcher la vérité bien plus qu’en suivant uniquement les écrits des vainqueurs.


    • #1764699
      le 11/07/2017 par oleodedieu
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      @ envolées_des_incultes : "nous récitons nos cours d’histoires" : très bien !! alors quelles sont vos sources ?? nous sommes et moi le premier, désireux de s’instruire sur le sujet... d’après vos sources en "gaule" avant JC il n’y avait que des celtes ?? même si les frontières d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec l’époque ?


    • #1765022
      le 12/07/2017 par envolées_des_incultes
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Ce que vous appelez le "pays cathares" n’est autre qu’une portion de Gaule du Sud où se sont incrustés des colons venus des colonies phocéennes asiatiques et orientales.
      Vers -546 av. JC, Cyrus le grand vire les Phocéens de chez lui. Les riches et les notables s’enfuient et certains s’installent en Gaule du Sud, entres autres, à Marseille, aidé en cela par les Romains avec qui les Phocéens commerçaient. A partir de ce moment, ils n’auront de cesse d’importer des colons d’Asie et de leurs anciennes colonies pour grossir leurs rangs. Dans les années 50, durant la guerre des Gaules, les romains divisent le territoire Celtes ( Gaulois) en fonction de leurs intérêts et c’est ainsi que le présumé "pays cathares" prend le nom de Narbonensis.
      .
      1000 plus tard, alors que la puissance romaine est partie en sucette, les descendants des orientaux venus colonisés le sud de la Gaule ( les cathares ), entendent jouer les gros bras et régenter cette partie de la Gaule. Ils se prennent une branlée.
      C’est toujours comme ça. Tu accueilles des types chez toi, et petit à petit, ils prennent leur aise, mettent les pieds sur la table, pondent dans ton salon et te chient dans les bottes. Puis, il veulent régenter ta vie avec leur culte, leur idéologie, et vas-y que je mange ça et pas ceci, faut pas faire ceci, ni cela, etc ..
      .
      En gros, ils se passent en Gaule du Sud la même chose qu’en Israël à l’époque contemporaine : une bande de types qui colonisent la terre des peuples autochtones, aidés en cela par la puissance impériale de l’époque, les gros nains. Les autochtones étaient des tribus Celtes, les Ligures. Ils ont été rayés de la carte par les colons asiatiques et orientaux. Voila ce qu’il s’est passé avant que les cathares soient remis à leur place. C’est ce qui arrivera probablement en Israël un jour ou l’autre également, dès que les musulmans reprendront le dessus, car les intérêts impériaux évolueront probablement en ce sens.
      .
      Bien évidemment, cette colonisation s’est teintée de légendes pour en amoindrir la sauvagerie. Mais qui est dupe à part ceux qui pensent trouver la vérité uniquement dans les écrits ?


  • #1762617

    Les Cathares considéraient l’acte sexuel comme impur, même lorsqu’il s’agissait d’avoir des enfants. Leur secte absurde et folle ne pouvait de toute façon pas durer bien longtemps.

     

    • #1762735

      Effectivement, c’est ce qui est dit des cathares mais es-ce vrai ? Vous nous direz que des mensonges historiques ont été attribués à l’église catholique, alors comment être certains des croyances cathares si c’est leur contradicteurs qui écrivirent l’Histoire des vaincus ?
      Que dit l’église catholique de la virginité de Marie qui est censée avoir eu une vie maritale avec Joseph ?.. Si Marie est supposée avoir été éternellement vierge (perpétuellement vierge) selon l’église universelle catholique.. peut on suspecter là une difficulté par rapport à l’acceptation de la sexualité féminine ?

      Je vous ai déjà fait la remarque d’ailleurs.. Es-ce que Marie et Joseph ont eue d’autres enfants ? Joseph est-il un homme normal si il n’était pas capable d’avoir des relations sexuelles avec Marie la femme qu’il a épousé ? C’est amusant, entre nous, que vous reprochiez aux cathares une pudibonderie ridicule, comme vous me le disiez au sujet des musulmans..

      La mention des « frères et sœurs de Jésus » dans différents passages du Nouveau Testament (par exemple Marc 3:31-32 ou Marc 6:3) est, de ce fait, loin d’être comprise de la même façon par tous les chrétiens (voir Jacques, frère de Jésus).


    • #1763454

      Les Cathares considéraient l’acte sexuel comme impur



      vous connaissez cette phrase de saint Paul ? :(épitre aux corinthiens)



      Fratres spiritu ambulate et desideria carnis quae sunt fornicatio, immondicia, impudicia et luxuria indolorum




      donc pareil pour les catholiques le cul c’est sale.
      il faut arrêter avec ces idéee stupides issues de la plus basse propagande, les cathares étaient de bons chrétiens avec des idées différentes du dogme papal, on les a massacré pour des raisons politiques et comme on n’écrit pas l’histoire le cul à l’air......(Dieudo)


    • #1763463

      @paramesh



      donc pareil pour les catholiques le cul c’est sale.




      La luxure, c’est l’abus de sexualité. Ni Saint Paul ni Jésus Christ ni l’Église catholique n’ont jamais condamné l’acte sexuel pour faire des enfants !

      Les Cathares étaient des hérétiques extrémistes qui feraient passer les témoins de Jéhovah ou les adeptes de la secte du temple solaire pour des gens saints d’esprits... Il est de bon ton d’en donner l’image de pauvres victimes innocentes pour salir l’image de l’Église catholique.


    • #1763520

      @ Titus, donc non seulement vous ne comprenez pas saint Paul dans le texte qui est pourtant très clair,(fuir les plaisirs de la chair qui sont.....) mais vous affirmez sans preuve que les cathares étaient tous des extrémistes .
      Le dogmatisme de l’Eglise a tué le christianisme et vous en redemandez . bravo
      renseignez vous plutôt sur ce qu’étaient les "hérétiques" qui pullulaient à l’époque : de bons chrétiens (la foi du charbonnier) le plus souvent issus du bas peuple qui voyaient la déchéance morale de l’Eglise (la putain de Babylone) et qui voulaient revenir aux sources du message christique : la pauvreté et l’amour du prochain,
      Cathares, vaudois, adamites,origénistes, piphles, publicains,, bougres, patarins, albigeois, pauliciens, ariens, valdéens, marcioniens, etc etc ont tous le même leitmotiv : Rome est une putain, ce sont en fait des dissidents contre le système avant la lettre. ce n’est pas pour rien que la réforme cistercienne arrive au même moment pour remettre un peu d’ordre dans le bas clergé des monastères totalement corrumpu, et le seul véritablement visible aux yeux du peuple, quant au haut clergé il restera tout aussi corrompu jusqu’à ce qu’éclate la réforme protestante (et pour exactement les mêmes motifs).


    • #1763533

      @paramesh

      Je comprends que Saint Paul ne condamnait pas l’acte sexuel procréatif, comme le faisaient les Cathares. Les puritains, c’étaient les Cathares, pas les Catholiques, qui pratiquent un religion où la chair est omniprésente !

      Pour information, la fornication, c’est l’acte sexuel hors mariage, et la luxure, la recherche déréglée du plaisir sexuel pour lui-même sans penser à l’autre.

      Un non-chrétien n’est pas la personne la mieux placée pour juger qui est un bon chrétien et qui est un mauvais chrétien, vous en conviendrez je pense.


    • #1763568

      Un non-chrétien n’est pas la personne la mieux placée pour juger qui est un bon chrétien et qui est un mauvais chrétien, vous en conviendrez je pense.




      Ah bon ?!.. Sur quels critères objectifs peut-il émettre un jugement plus juste qu’un non-chrétien ? J’aurais pensé que seulement les personnes bien informé sur l’histoire d’une religion.. voir ses dogmes pourrait être amenè à emmettre des hypothèses sur la bonne conformité..

      C’est le Saint-Esprit qui guide le chrétien sur l’usage de bonnes connaissances contrairement au non-chrétien ?

      En plus, vous parlez de « chrétien » alors qu’en réalité vous voulez peut être dire catholique ?

      Seul un catholique peut dire qui est un bon-chrétien ?

      Cordialement


    • #1763643

      @peter



      Sur quels critères objectifs peut-il émettre un jugement plus juste qu’un non-chrétien ?




      Sa foi catholique, les sacrements qu’il a reçus, sa connaissance du catéchisme, sa confiance en l’Église traditionnelle. Ce n’est quand même pas quelqu’un qui ne croit même pas en la divinité du Christ qui va dire qui est un bon chrétien et qui ne l’est pas !


    • #1763879

      Seul un catholique peut dire qui est un bon-chrétien ?




      @ Titus, voila le fond du problème,
      personellement je ne le crois pas, les chrétiens d’orient et les orthodoxes sont pour moi de bons chrétiens.
      tout le problème est de savoir si le christianisme doit répondre à des dogmes (aucun trace dans les textes d’origine).
      si vous pensez le contraire, (c’est votre choix et je le respecte, vous devez accepter vatican II (infaillibilité papale) et considérer les traditionalistes catholiques comme des hérétiques, il n’y a hélas pas de solution intermédiaire).
      Enfin,pour préciser, je suis de tradition catholique (éducation complète chez les oratoriens, toujours chrétien de coeur mais initié au shivaïsme (ce qui n’est pas une contradiction pour la tradition lhindoue qui est tout sauf dogmatiste. pour moi le message christique est la cerise sur le gateau qui manque à toutes les autres religions (mais ce n’est qu’une cerise), c’est pour ça qu pour moi le ne crois plus en l’église apostolique romaine qui a trahi ce message, mais je garde le message au fond de mon coeur.
      Alors suis je un bon chrétien ? je n’en sais rien mais je fais tout pour l’être par mes actions et je me contrefous des disputations théologiques sur la grâce ou sur l’essence de la trinité.
      cordialement


    • #1763911

      Paramesh,

      Si Dieu n’a pas institué une autorité chargée de définir et transmettre le dogme, alors comment les hommes, faillibles qu’ils sont, pourraient-ils jamais se former la moindre certitude concernant Dieu et le salut de l’âme ?

      Ne voyez-vous donc pas que sans église hiérarchique et sans dogme, c’est l’anarchie, le doute et la contradiction sans fin ?


    • #1764031

      @paramesh



      les chrétiens d’orient et les orthodoxes sont pour moi de bons chrétiens.




      Pour moi aussi.



      tout le problème est de savoir si le christianisme doit répondre à des dogmes (aucun trace dans les textes d’origine).




      Comment pourrait-il en être autrement ? Toute religion ou toute philosophie et même toute science est composée de dogmes.




      si vous pensez le contraire, (c’est votre choix et je le respecte, vous devez accepter vatican II (infaillibilité papale) et considérer les traditionalistes catholiques comme des hérétiques, il n’y a hélas pas de solution intermédiaire).




      Si, il y a une solution intermédiaire, qui est de considérer que l’infaillibilité papale ne s’applique pas à tout ce que dit ou décide le pape. C’est la position de Mgr Williamson par exemple, qui explique que pour être infaillible, la parole du pape doit obéir à plusieurs conditions. Il explique aussi que l’infaillibilité ne vient pas de lui mais de l’Église. je le cite :
      Pour qu’une définition papale soit infaillible, le Pape doit brancher les quatre conditions à l’Église, pour ainsi dire, et Il est la seule personne sur Terre à pouvoir le faire, raison pour laquelle on parle de « l’infaillibilité papale », mais la protection infaillible contre l’erreur qu’Il obtient ainsi ne provient pas de lui-même mais de l’Esprit-Saint à travers l’Église, un peu comme l’électricité ne provient pas de la femme de ménage mais de la station locale à travers la prise de courant. Et comme à la femme de ménage on peut attribuer toute sorte de qualités personnelles comme de défauts sans que ceux-ci ne fassent aucune différence à la chaleur de son fer tant qu’elle le branche à la prise, de même le Pape peut être un saint ou beaucoup moins qu’un saint, mais dès qu’il est dûment élu ou mis en place, au moment où Il engage les quatre conditions, sa définition sera nécessairement libre d’erreur.




      Alors suis je un bon chrétien ? je n’en sais rien mais je fais tout pour l’être par mes actions et je me contrefous des disputations théologiques sur la grâce ou sur l’essence de la trinité.




      Ce n’est pas à moi de juger, mais on peut tout de même s’accorder pour dire que ce qui définit a minima un chrétien est la croyance en l’incarnation de Dieu en Jésus Christ. Ainsi une personne qui n’y croit pas est totalement illégitime à juger de la qualité des chrétiens.


    • #1764132
      le 10/07/2017 par Crux Fidelis
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      @Titus
      Mgr Williamson et la Fraternité Saint Pie X trompent les fidèles sur ce sujet, voyez dans quelle métaphore saugrenue et compliquée vous emmènent-ils.
      - Si celui qui est le fondement de l’Eglise pouvait l’entraîner dans l’erreur, il ne serait pas un roc, mais un banc de sable où s’enfoncerait l’édifice. St Pierre est constitué pasteur des apôtres et des fidèles par ces paroles du Christ : « Pais mes agneaux, pais mes brebis. » (S. Jean XXI, 15) et le Christ lui a donné la force de confirmer ses frères dans la foi. (S. Luc. XXII, 32).
      Si le pape pouvait enseigner l’erreur, la parole du Christ serait vaine, ce qui est impossible. Les décisions doctrinales du pape ont de tout temps joui d’une haute autorité. Quand le St Siège condamne l’erreur des Pélagiens, St Augustin s’écrit : « Rome a parlé, la cause est finie. »

      Il n’est pas infaillible en tout, il y a eu malheureusement de nombreux mauvais papes, il peut pêcher comme tout homme. Mais quand il donne une décision doctrinale, c’est le Christ qui agit sur lui par le St Esprit et le préserve de l’erreur. Il peut se tromper dans ses choix politiques ou autres mais pas en ce qui concerne la foi et les moeurs, c’est impossible. Parce que la sainte église ne peut pas errer ou divaguer. Dans son magistère ordinaire et extraordinaire. Mgr Williamson prétend que ce serait uniquement dans son magistère extraordinaire mais le concile Vatican I de 1870 ne le dit pas.
      Il invente, il erre lui aussi. Un coup il est pape, un coup il ne l’est plus, un coup il est infaillible une autre fois non. C’est n’importe quoi. François n’est même pas prêtre, il a été ordonné en 69.


    • #1764528

      @ titus,
      vous partez d’un présupposé qui assimile dogme et religion. et là vous faites erreur, renseignez vous sur toutes les religions traditionnelles, ce sont des religions agglutinantes qui assimilent toutes les interprétations possible, le mythe est le contraire du dogmatisme, il concilie les contraires c’est en ce sens qu’il est universel, le mythe est pluriel. seul le rite est "gravé dans le marbre, et non pour des raisons dogmatiques car l’interprétation du rite relève aussi du mythe, mais pour des raisons de transmission de la mémoire (coller au plus près de l’origine).
      le dogme est une exclusivité abrahamique qui justement cherche à couper la racine de la tradition,
      D’ailleurs les guerres de religions sont strictement liées au dogme, c’est pour cela que je vous défie d’en trouver une en dehors des religions dites révélées.
      je parle bien sûr du dogme dans son acceptation stricto sensu : une obligation de croire sans preuve, un peu d’ailleurs ce que devient la pensée scientifique contemporaine.
      Enfin, si vous considerez une religion pour ce qu"elle est réellement (sociologiquement et psychologiquement) elle n’est que le socle d’une culture et donc par nature elle ne peut être dogmatique puisque c’est l’ émanation d’une conscience collective., ou alors on rentre dans le totalitarisme.
      posez vous bien la question : qu’est ce qu’une religion ?


    • #1764581

      @paramesh

      Affirmer et croire que plusieurs interprétations religieuses sont possibles, même celles qui sont contradictoires est un dogme en soi.

      C’est bien simple, il n’y a pas de pensée possible sans dogmes.


    • #1765061

      J’affirme que pour la révélation Mohammedienne, en étudiant 1400 ans de théologie islamique un non-musulman peux définir ce qu’est un bon musulman..

      D’ailleurs j’ai toujours été convaincus que l’intelligence était à distinguer de la foi.. Ainsi des hommes d’une grande intelligence pourraient bien mieux comprendre la foi sans toutefois y accéder sans la grâce de Dieu.. L’Islam est souvent présenté comme une religion très simple. Je vois là, une distinction très marquée dans l’approche.

      Dans le Qur’an, les versets sont appeler des « ayats » (signes)... En effets, toute la création est faite de signes.. les secrets de Dieu sont nécessairement accessible à l’intellect.. c’est la saveur de ces signes.. leurs assimilations par l’âme du croyant qui définis la Foi ?... Sûrement depuis la création de l’univers Dieu utilise la même méthodologie.. et dans toutes les révélations il doit y avoir des règles intangibles ?

      S’ajouterais que le KUFR.. ce qui est traduit par la mécréance, signifie en faite mettre un voile sur la vérité.. Qu’est-ce qu’un bon croyant si ça n’est un croyant sincère ?
      Si il faut croire en la divinité de Jésus pour définir ce qui est un bon chrétien c’est que le monde est inintelligible ou que le christianisme est inintelligible ? Un peu comme la trinité ? Ça relève du mystère ? Cordialement


  • #1762625
    le 08/07/2017 par un deux trois
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    La dernière phrase est pas mal ; étrangement, ça correspond dans le temps à l’aboutissement d’un certain projet...


  • #1762717

    Sur ce sujet, je recommande également la lecture du livre de Georges Bordonove intitulé La Tragédie Cathare, qui est très bien écrit et riche d’enseignements.

    Visca Occitania Liure !


  • #1762794
    le 08/07/2017 par mik ezdanitoff
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    Très intéressant, merci. C’est sûr ça nous change de MS pour qui l’église catholique est parfaite, et tout est de la faute à Voltaire.

     

    • #1763030
      le 09/07/2017 par Atos, Portos, et Aramis
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Effectivement ! A l’entendre on pourrait parfois croire que les croisades, la colonisation, l’esclavage etc n’ont jamais existés.

      Ce point de vu contrasté de Laurent Guyénot par rapport au sien est bienvenu.


    • #1763616
      le 10/07/2017 par Marion Sigaut
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      C’est de la diffamation.
      J’attends que vous vouliez bien étayer votre assertion d’une citation exacte dans laquelle je dis que l’Église est parfaite et que tout est de la faute à Voltaire.


    • #1763617
      le 10/07/2017 par Marion Sigaut
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      @Atos, Portos, et Aramis



      Effectivement ! A l’entendre on pourrait parfois croire que les croisades, la colonisation, l’esclavage etc n’ont jamais existés.

      Ce point de vu contrasté de Laurent Guyénot par rapport au sien est bienvenu.



      Joli ! Allez, citez donc un de mes écrits ou une de mes conférences dans lesquels j’affirme que les croisades, la colonisation et l’esclavage n’ont jamais existé (existé sans S à la fin, merci).
      Diffamation !


    • #1763667

      Chère Marion Sigaut,

      Félicitations pour le site RéHistoire que vous avez ouvert avec Claire Colombi.


    • #1764014
      le 10/07/2017 par Atos, Portos, et Aramis
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      @ Marion Sigaut :

      Je ne dis pas que vous "affirmez" que ça n’existe pas. Je dis qu’à vous entendre " on pourrait parfois croire que "...

      Nuance importante. Du coup de quel côté est la diffamation ?

      Bref, mon message n’avait pas pour but de vous invectiver. Si c’est comme ça que vous l’avez pris je m’en excuse. D’autant que j’apprécie beaucoup votre travail de manière générale (je l’ai dit ici même dans un autre message qui n’a pas été publié).

      Ceci étant je maintiens qu’à vous écouter sur les rois de France, l’église catholique ou les Jésuites etc... On a parfois le sentiment (en tout cas en ce qui me concerne) que vous occultez complètement tout ce pan de l’histoire. A vous entendre les élites concernées (ecclésiastiques ou monarchiques) semblent être exempts de tout reproche au sujet des cas cités plus haut.

      Vous répondrez surement (et à raison) que ce n’est pas l’objet de vos recherches mais ça n’empêche que c’est bien j’ai le sentiment que j’ai à ce propos.


    • #1764138

      Marion Sigaut n’aborde qu’un nombre limité de sujets (et c’est d’ailleurs une bonne chose, car on ne peut pas tout maîtriser). S’il se trouve que dans les sujets qu’elle traite l’Église n’a rien à se reprocher, elle aurait tort de dire le contraire.

      Mais puisque le sujet est le catharisme, je cite de mémoire une de ses paroles (avec mes excuses si je la déforme quelque peu), à savoir que ce massacre s’explique par la remise en cause par les Cathares de l’homogénéité et de la cohésion religieuse dans le Sud-Ouest.

      Cette tentative d’explication constitue-t-elle une approbation de la solution adoptée pour régler le "problème" ?

      Au cours des dernières années, il y a une autre secte dualiste d’inspiration gnostique dont les adeptes se sont fait massacrer en masse car ils rompaient l’uniformité sunnite du nord de l’Irak : les yézidis. Difficile de ne pas esquisser un parallèle.


    • #1766886
      le 15/07/2017 par FONTANELLA Romain
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Voyez vous, comme dit un abbé que j’aime bien, le problème aujourd’hui pour l’Église, c’est qu’on ne brûle plus assez.


    • #1767517

      Marion Sigaut ne dit pas que le parti catholique de la France a raison sur tout. Elle dit qu’il n’a pas tort sur tout, nuance, au milieu d’un consensus unanime pour la condamner ; et que dans le parti catholique il y a des factions, comme la cause janséniste, qu’elle déteste avec la virulence qu’on lui connaît bien.

      Pour ce qui est de la croisade des Albigeois, c’est également un domaine où la bien-pensance récente s’en est donné à coeur joie. Les Cathares du Languedoc n’étaient pas des purs au milieu d’une vague déferlante de barbares nazifiés et corrompus lancés depuis Paris. Les cathares du Languedoc étaient des gnostiques subventionnés par des intérêts marchands et usuriers qui s’opposaient aux oeuvres sociales de l’Église sous prétexte que dans ce monde impur déserté par Dieu il était impie d’invoquer les forces de la pitié et qu’il fallait s’en remettre aux seules forces du marché. Sous prétexte aussi que toute misère humaine était à laisser telle quelle et à exploiter commercialement en tant que manifestation de la loi du karma : en effet, ces Cathares croyaient à la ronde des réincarnations comme l’explication finale de tout, et la conscience sociale était vue comme le grand obstacle au salut. De tous temps et sous tous les horizons le gnosticisme, qui est partout et toujours fondé sur les mêmes axiomes et le même recours à l’ésotérisme et à la voyance, et partout subventionné par les mêmes forces sociales usurières et marchandes en général situées en aval des grands fleuves et des estuaires (la plaine Indo-gangétique, le delta du Nil, la Flandre, le delta du Pô, la basse Rhénanie et ici la Gironde) a été le fourrier de la lutte anti-pauvres.

      Le Catharisme est venu des mêmes régions de France sudistes qui plus tard, sous la pression des mêmes forces marchandes, prirent fait et cause pour le calvinisme, puis pour le libéralisme physiocrate girondin. Telle est l’information que le pouvoir intellectuel actuel cherche à brouiller. Si la répression fut si cruelle, c’est qu’y prirent par beaucoup de gens pauvres et modestes pour lesquels il était évident que ce parti était celui des forces qui les écrasaient : en effet on tend à oublier que les croisades étaient des mouvements d’enthousiasme populaires avant tout, que les autorités encadraient à contre-coeur bien souvent. Si les Cathares avaient gagné, Bordeaux serait la luxueuse capitale d’une France célèbre dans le monde pour sa misère et sa religion lugubre la justifiant.


  • #1762863
    le 08/07/2017 par Atos, Portos, et Aramis
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    Excellent texte encore une fois (après celui sur la laïcité). Merci à Laurent Guyénot.

    A quant un livre sur le sujet ? (que je m’empresserais d’acquérir)

    Cordialement


  • #1762934

    Article très intéressant, pas surprenant de la part de L. Guyenot, dont nous avons l’habitude des études fouillées et anticonformistes.
    Est-ce le cas ici ?
    Il est dommage qu’une grande partie de l’étude ait comme source unique les ouvrages de M. Roquebert dont le parti pris cathrarocentristre est indéniable.
    Cette étude très favorable aux cathares, très anti-catholique et anti-inquisition y perd toute sa valeur pour devenir un énième papier politiquement correct sur le sujet.


  • #1762942
    le 09/07/2017 par Adalbéron
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    L. Guyénot a été bien formaté par ses études d’historien médiéviste dans notre belle université républicaine. Nous servir la fable des cathares, comme de vrais chrétiens, il faut le faire... Et l’idée protestante d’une Eglise qui s’éloigne du Christ avec le temps fait toujours rage. Il est vrai que depuis Vatican II, le vin semble s’être transformé en eau de boudin.
    Si M. Guyénot condescend à lire des gens qui défendent la vraie foi catholique, je lui conseille de lire les volumes de l’Histoire sainte écrits par Jean de Monléon. Il fera ainsi connaissance avec la véritable exégèse biblique et il écrira moins d’inepties.
    Pour les cathares, qu’il lise les livres d’Etienne Couvert sur la gnose.
    Les cathares étaient des gnostiques, inspirés par les kabbalistes juifs du Languedoc, gnostiques aussi. Kabbalistes qui sont aussi, entre autres, inspirateurs de la Franc-maçonnerie.
    Qu’il y ait eu des gens douteux dans le clergé et les rangs des croisés... Ce n’est pas parce qu’il y a de mauvais médecins que la médecine est en soi mauvaise. Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie.

    M. Guyénot, il faut choisir le bon camp. Sortez de vos ornières ; encore un effort !
    Vous avez réussi à vous extraire de votre adoration pour l’Amérique US, finissez le boulot. Il ne suffit pas de brûler ce qu’on a adoré quand on était dans l’erreur, il faut aussi adorer ce qu’on a brûlé. Si on crame tout, et qu’on ne restaure rien, on est un désespéré.

     

    • #1763460
      le 09/07/2017 par Adran Jorgen
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      La franc-maçonnerie et le catharisme partagent effectivement le même dogme conceptuel mais ont une finalité totalement différente. Les cathares considéraient que l’univers est la création du demiurge (satan) et qu’il faut s’en extirper de manière éternelle (éviter les réincarnations et rejoindre le royaume du Dieu originel) tandis que les maçons se réjouissent et s’émerveillent de cette fausse création et vénèrent le demiurge en tant que grand architecte de l’univers.

      C’est la même base idéologique, mais la perception et les desseins relatifs sont totalement différents.


    • #1769871
      le 20/07/2017 par Coréen Catholique Romain
      La croisade albigeoise expliquée aux grands

      Excellent commentaire.

      RUACH !!!


  • #1763493

    Hahaha, @Laurent : il y a trop de références pour se faire un avis historique définitif. Mais cet article est passionnant et fait furieusement penser à des événements actuels (Jihad, invasions de territoires sous couvert de religion, excommunications et massacres en veux-tu en voilà, le tout à des fins matérialistes, politiques et militaires). Tout sauf du spirituel... Cet article est passionnant et demande d’étudier cette période plus en détail. Des lectures pour l’été !


  • #1763564
    le 10/07/2017 par un deux trois
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    Quand je pense que des bobos sont fascinés des fictions de dan brown sur le secret des templiers alors que tout est là sous nos yeux...
    La pré-mondialisation coloniale que furent les croisades a été orchestrée par une élite suppérieure aux rois des nations, une élite qui tire sa légitimité d’une maitrise érudite de la torah...
    Il est intéressant (dans la lignée des mythes cathares, de la Terre plate etc) de connaitre le personnage de Lilith, qui, comme signalé sur le site officiel de la cathédrale Notre Dame de Paris, n’aura été évincée du dogme catholique qu’au XIXe siècle, tout en restant officiel dans la doctrine judaique...


  • #1764212

    Merci à la team de laisser toutes les sensibilités s’exprimer dans les commentaires : c’est vraiment réjouissant.

    Laurent Guyénot a signé une superbe synthèse (que ne l’ai-je eu comme professeur), orientée, faillible ou à compléter/discuter en certains points, mais sans jamais prétendre, comme à son habitude, qu’il croyait au mythe de l’objectivité * : bien des lecteurs ne s’y trompent pas, tandis que tout le monde prend le flambeau de la discussion, et c’est très bien.

    M. Guyénot, E & R : merci !

    * Paul Veyne : "Comment on écrit l’histoire ?" (1971).


  • #1765282
    le 12/07/2017 par envolées_des_incultes
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    On attribue à 2 navarques, Protis et Simos, les débuts de la colonisation grecque du sud est de la Gaule. Les romains vont eux aussi y implanter des colons et des légions ( la Xeme à Narbonne de mémoire - pas sûr ) venus des Balkans, et d’Asie mineure.
    .
    Narbonne est attestée comme étant une ville Celtes par Hécatée de Milet, qui fut le premier à noter l’existence des Celtes et qui fait référence à Narbonne comme ville celte et Massalia une ville de Ligurie.(contrairement au baratin contemporain, donc pas fondée par les Grecs phocéens qui nommaient les autochtones "Keltoi".). Le Sud est de la Gaule a donc subit une transformation ethnique par la double colonisation romaine et grecque.
    .
    Concernant l’implantation Celtes en Europe, "on" parle de pré-histoire. C’est arrangeant ... Surtout pour les impériaux qui font table rase du passé pour déployer leur narrative.
    .
    Plus précisément, pour Albi, la présence Celtes est également attestée (le nom de la rivière Tarn, pouvant parfois déborder de façon violente, viendrait d’ailleurs du dieu celte de la colère, Taranis).
    .
    Concernant le catharisme, des liens sont présumés avec la Bulgarie au travers du bogomilisme, mouvement frère né sous l’impulsion du monastère de Preslav, où ont œuvré Naoum, et des disciples de Cyrille et Méthode. Il y avait également, sur les cotes bulgares et roumaines, des comptoirs grecs.
    .
    Quoi qu’il en soit vraiment, la superposition des deux cartes, celle romaine et celle concernant le catharisme, est assez remarquable pour qu’on établisse un lien entre les deux et le processus de colonisation grecs et romains du sud est du pays celte.


  • #1768452
    le 18/07/2017 par Iskandaar
    La croisade albigeoise expliquée aux grands

    La croisade contre les cathares étaient surtout un moyen de démanteler la civilisation florissante d’Occitanie au XIIIeme siècles. Un modèle sociétale et économique concurrent à celui de l’église catholique romaine. la société occitane était alors bien plus ouverte (coexistence religieuse), les paysans n’étaient le plus souvent pas soumis au droit féodale et étaient propriétaires de leurs terres (droit d’alleu), pouvant s’enrichir jusqu’à s’installer dans les bourgs, d’où l’accusation anachronique de « bourgeoisie » par nos néo-hérésiologues modernes. S’il y avait une bourgeoisie elle se confondait avec la noblesse, nous ne sommes pas encore en 1789 contrairement à ce que voudraient faire croire certains par association d’idées.

    Une preuve que la croisade contre les cathares ne se distinguait pas d’une guerre contre l’Occitanie elle même : le pape Honorius III fit condamner l’occitan (langue d’oc) « langue de « l’hérésie ». Il devance en cela la république, qui fit des langues régionales des hérésies à l’esprit des « sacro-saintes » lumières laïques : toujours les dogmes, mais sans la justice, n’est ce pas...


Commentaires suivants