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La messe d’hommage à Holeindre devant Le Pen, les paras, Gollnisch et Maréchal

Nous publions ici le très beau texte qu’un militant proche de Roger Holeindre nous a envoyé. Les obsèques du grand guerrier, mort à son domicile dans la nuit du 29 au 30 janvier 2020 à l’âge de 90 ans, ont eu lieu à l’église Saint-Roch (Paris Ier) le 6 février 2020. 90 ans !, le combat patriotique, ça conserve. Que la jeunesse française de toutes les couleurs (bleu blanc rouge évidemment) en prenne de la graine !

 

 

Messe d’hommage à Roger Holeindre

Il fait beau, le soleil brille, l’air est frais, en cette demi-journée de février. Les Japonais gravent tous les centimètres carrés du quartier de la place des Pyramides, de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, des marches de l’Église Saint-Roch, sur la mémoire de leur pellicule numérique. Sur le champ d’asphalte des trottoirs fleurissent quelques coquelicots. Ce sont les bérets rouges mêlés avec les bérets verts des compagnons de combat de Roger Holeindre.

 

La messe aura lieu à 14h en l’église Saint-Roch, mais tout le monde est venu en avance. Par courtoisie, par respect, par envie d’avoir une place assise car l’assemblée n’est pas jeune. Sous les bérets les poitrines arborent des pin’s que l’on ne trouvera pas dans les paquets de lessive. Derrière l’autel, dans le chœur, deux rangs d’étendards se font face soutenus par des anciens au regard vif. Parmi eux une jolie jeune femme, représentante des Cadets, souligne comme un trait de mascara cette assemblée de visages masculins. Elle a le regard fier d’un engagement sincère. Son étendard rejoint celui des autres. La tradition a trouvé son relais.

Dans les premiers rangs à droite près du cœur, quelques personnalités, quelques people de la droite nationale. Ballet des photographes, mais rien d’ostentatoire. Bruno Gollnisch relit le texte qu’il lira tout à l’heure. L’église est grande, belle. La lumière de presque printemps illumine les vitraux. Les piliers de pierre majestueux avec leur base recouverte de marbre semblent flécher vers le haut le ciel où Roger remontera, car comme dit joliment un intervenant d’E&R : « Un parachutiste ne monte pas au ciel, il y retourne ».

La messe est célébrée selon le rite traditionnel. Passages en latin, chants nombreux, alors bien sûr, pour ceux qui n’ont pas fait cathé première langue, cela peut paraître un peu long. Mais alors que l’attention de l’audience baisse un peu, un père s’avance, invité par le curé de la paroisse, pour lire le sermon. C’est un compagnon de l’époque algérienne. Et là, on est pas déçus. Il faut dire que la vie de Roger Holeindre est tellement épique que c’est pas la peine de broder. L’énumération des faits est en soit une épopée. Mais le père bastonne. Sa voix est forte sans être forcée. Puissante, émouvante. Il fond dans le même creuset le glaive et le goupillon. Les mots sont choisis, simples, forts, vécus. Le texte est émaillé de petits clins d’œil pour initiés. Ce sont les cailloux astucieux laissés par un Petit Poucet taquin. Quand le père glisse dans une phrase, « mon pays me fait mal, quand sera-t-il guéri ? », l’émotion monte d’un cran.

La chasuble du curé est noire et or, les enfants de cœur sont eux aussi en soutane de couleur noire recouverte d’un surplis blanc. Une clochette cristalline et le mouvement des hampes des drapeaux rythment la position des paroissiens. Mais la grande majorité n’en a pas besoin. La ferveur conjointe à l’expérience guident leurs pas.

Les mots des intervenants sont comme des envolées de palombes que l’on n’a plus beaucoup l’habitude d’entendre. Patrie, honneur, courage, respect, amour du prochain, fraternité avec certains musulmans... Les chants aussi disent le message que Roger Holeindre a porté toute sa vie.

« Mon Dieu, mon Dieu
Donne-moi la tourmente, donne-moi la souffrance
Donne-moi l’ardeur au combat,...
Je ne veux ni repos, ni même la santé
Tout ça, mon Dieu, t’est assez demandé... »

« Seigneur Jésus, apprenez-nous
À être généreux,
À vous servir comme vous le méritez,
À donner sans compter,
À combattre sans soucis des blessures,
À travailler sans chercher le repos,
À nous dépenser sans attendre
D’autre récompense que celle de savoir
Que nous faisons Votre sainte Volonté... »

 

Et puis le Dio Vi Salvi Regina, l’hymne national corse car Roger Holeindre est enfant de l’île par sa mère :

« Maria mar di dolcezza (Marie Mère de tendresse)
I vostri occhi pietosi (Votre regard pieux)
Materni ed amorosi (Maternel et plein d’amour)
A noi volgete. (Vers nous tournez-le)... »

 

Il manque un groupe de polyphonies corses, habillé de noir, avec le portable sur l’oreille... mais c’est beau quand même. Des chants que l’on ne retrouvera sans doute pas dans la cour de l’Élysée à la Fête de la musique.

Bruno Gollnisch a pris la parole, il nous trace l’engagement politique de Roger Holeindre après son engagement de soldat. Un combat chasse l’autre sans doute aussi âpre, plein de chausse-trappes, de trahisons et de moments forts. Sa voix porte, le verbe est clair, le français châtié. Nous sommes en belle compagnie.

L’église pleine – on a dû rajouter des chaises dans les allées – se coule vers le cercueil. Tout le monde souhaite rendre hommage en faisant le signe de la croix sur le cercueil. Croix des croisés de ce soldat courageux et gouailleur. Solide et entraînant. Simple et authentique.

À Dieu Roger.

 


 

La chaîne de propagande macrono-mondialiste BFM TV, qui pense incarner la nouvelle France, a remarqué la présence de Marion Maréchal aux côtés de Jean-Marie Le Pen et a aussitôt titré : « Marion Maréchal et Jean-Marie Le Pen aux obsèques du militant d’extrême-droite Roger Holeindre ».

Erreur, Roger était juste un vrai Français, patriote, sincère, le contraire d’une branche tordue.

 


 

Marion Maréchal a assisté jeudi auprès de son grand-père et cofondateur du Front national, aujourd’hui rassemblement national, Jean-Marie Le Pen aux obsèques de Roger Holeindre, figure historique du mouvement d’extrême droite.

 

 

La présidente du RN Marine Le Pen n’était pas présente mais avait fait déposer une gerbe pour le cofondateur du parti, ancien parachutiste et partisan de l’Algérie française, mort dans la nuit du 29 au 30 janvier près de Paris. L’eurodéputé et membre de la direction du RN Nicolas Bay était présent à la cérémonie, qui avait lieu dans l’église Saint-Roch à Paris.

Coiffé du béret vert des parachutistes de la Légion, l’ancien président du FN Jean-Marie Le Pen était assis au premier rang entre son ami et ancien vice-président du FN Bruno Gollnisch, qui a prononcé l’éloge funèbre, et son épouse Jany, près de laquelle se trouvait Marion Maréchal.

[...]

« Un des derniers remparts de l’armée française »

Assistaient aussi à la messe, prononcée en partie en latin, Yann Le Pen, mère de Marion Maréchal et sœur de Marine Le Pen, ainsi que l’ancien dissident du FN Carl Lang, parti fonder en 2009 le Parti de la France, que Roger Holeindre avait rejoint après l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN.

« S’il y en avait plus comme lui (Holeindre) on n’en serait pas là où on en est aujourd’hui », confie en sanglotant Dominique Barassin, un ancien des troupes de la « coloniale ». Le cercueil a quitté l’église sous une flopée de drapeaux au son du Chant des Africains.

Lire l’article entier sur bfmtv.com

 

BFM TV en a parlé, nous l’avons retrouvé, voici le Chant des Africains :

Roger !, sur E&R :

 






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