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La mutation de la résistance libanaise

L’intervention du Hezbollah en Syrie a été critiquée par beaucoup dans le monde arabe comme un signe « qu’il a abandonné la résistance pour lutter contre d’autres musulmans. » Son attaque efficace et récente à Chebaa contre un convoi militaire israélien, cependant, sert comme un rappel que le mouvement n’a pas détourné son attention d’Israël et qu’il est capable de lutter sur plusieurs fronts à la fois.

Le fait que le Hezbollah conserve en priorité son activité de résistance, tout engagé qu’il puisse être dans plusieurs théâtres militaires dans la région, indique qu’il a transcendé son origine, sa mission de résister à Israël.

Faire face à Israël est maintenant un des rôles, parmi d’autres, assumé par le Hezbollah dans la période qui a suivi les bouleversements régionaux et marqué le début de la montée du takfiri-djihadisme. Dépassant son rôle d’organisation de la résistance, le Hezbollah assume maintenant la responsabilité de garder les frontières du Liban, de faciliter la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste, ainsi que de mener des opérations de contre-insurrection en Syrie et en Irak.

La résistance ne se limite plus à expulser les occupants sionistes et à empêcher toute nouvelle agression israélienne, mais aussi à présent de préserver le cadre politico-territorial et l’environnement stratégique dont elle a besoin pour poursuivre ses missions. La déstabilisation de ces deux sphères par les takfiris-djihadistes a contraint le Hezbollah à se transformer en un mouvement post-résistance.

Le préfixe « post » ici ne signifie pas la fin de la résistance, ou ce qui vient après, mais doit être compris de la même manière que la notion de « post » dans postcolonial, peut être interprétée comme « la persistance du colonialisme, quoique par de différentes ou nouvelles relations concernant le pouvoir ».

La résistance, loin d’être terminée, s’est maintenant transformé en une armée de résistance transnationale dont la direction et la mission restent attachées à sa raison d’être qui est de résister à Israël, mais qui est également engagée dans la protection de « l’épine dorsale » de la Résistance, comme l’explique Nasrallah. À cette fin, le Hezbollah a cherché à extraire les territoires syriens, libanais et irakiens du contrôle djihadiste.

En substance, le Hezbollah est confronté à une insurrection transnationale qui cherche à étendre son proto-état. Tout comme le mouvement avait créé son modèle « hybride » de guérilla en 2006 en fusionnant les méthodes conventionnelles et non conventionnelles de combat, il a créé à présent un nouveau modèle de contre-insurrection dans lequel sa propre armée de résistance, irrégulière et hybride, cherche à supprimer l’activité d’insurgés appartenant à une autre force irrégulière et hybride.

Bataille existentielle avec ISIS

La guerre avec ISIS et le front al-Nusra est considérée comme une bataille existentielle face à une force qui ne fait pas de compromis et qui est bien décidée à éliminer tous les chiites, et par extension, la résistance. Alors que l’idéologie takfiri n’est pas délégitimée politiquement de la même manière que l’est le sionisme, ni son droit d’exister en tant que doctrine religieuse n’est remis en question, le militantisme takfiri ou djihadiste est sans équivoque assimilé aux intérêts d’Israël. Dans son discours, le Hezbollah compare le danger posé par ISIS et al-Nusra à Israël. Nasrallah lui-même a invoqué l’oppression israélienne comme une analogie pour la perte des terres, la destruction des maisons, la capture des femmes, le meurtre des enfants et l’humiliation que les djihadistes pourraient infliger.

Dans son discours à l’occasion de la « Journée de la résistance et de la libération » l’année dernière, Nasrallah est même allé au-delà de cette analogie quand il a établi des parallèles entre la migration de masse de colons juifs en Palestine avec l’aide des puissances coloniales au XXe siècle et la mobilisation et le déploiement des jihadistes dans la région, qui, selon lui avait été facilité par les impérialistes d’aujourd’hui.

Les djihadistes ne sont pas seulement moralement et politiquement assimilés à Israël, selon cette interprétation, mais stratégiquement liés. ISIS est décrit comme le serviteur volontaire ou « involontaire » du projet américano-israélien de diviser la région et de fomenter la guerre, tandis que al-Nusra - dont la coopération militaire et dans le renseignement avec Israël a été bien documenté par l’ONU et la presse occidentale, ainsi que par les médias sionistes - est considéré comme une incarnation de l’ex-armée collaborationniste du Sud-Liban armée par Israël. C’est sur cette base que le Hezbollah considère les frappes aériennes de la coalition menées sous la conduite des États-Unis sur des cibles ISIS en Syrie et en Irak, comme rien de plus qu’une opération de « coups de griffes » conçue pour « contenir » l’organisation, plutôt que de la vaincre.

Une guerre offensive

Même si des arguments soutenus empiriquement comme ceux-ci ont permis au Hezbollah de théoriser sa guerre contre le djihadisme comme une extension de sa campagne de résistance, la nature de son intervention militaire en Syrie et en Irak l’a obligé à repenser et à développer son concept de la guerre de résistance. La résistance a maintenant été étendue pour englober les stratégies militaires qui n’étaient pas traditionnellement associées à la guérilla classique ou à la guerre de résistance - combattre des groupes qui ne sont pas considérés comme des forces d’occupation, défendre ses alliés en dehors de ses frontières nationales, en pratiquant la guerre de contre-insurrection.

Avancer en territoire ennemi ou dans un territoire contesté par un adversaire sur le sol d’un voisin qui est un allié, n’est ni typique des mouvements de résistance armés, ni d’une stratégie militaire défensive, sauf en étant vu comme un acte de légitime défense « préventive » que Nasrallah expose avec précision. Craignant une attaque jihadiste en territoire libanais, le Hezbollah a souscrit au vieil adage que « la meilleure défense est une bonne attaque » en Syrie et dans une mesure plus limitée, en Irak.

En 2013, le rôle militaire du Hezbollah en Syrie a changé de façon spectaculaire, d’une petite mission consultative à un rôle de combat direct avec un grand nombre de combattants. À partir de Qusayr, la présence militaire élargie du Hezbollah a aidé le gouvernement syrien à reprendre l’offensive dans les zones qui avaient été perdues au profit des rebelles. En fait, les attaques au sol dans Qusayr et Qalamoun ont été essentiellement menées par les forces du Hezbollah, tandis que l’armée syrienne fournissait artillerie et couverture aérienne à son principal partenaire. En outre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le Hezbollah est en train de prendre « l’initiative en menant l’armée [syrienne] et les forces iraniennes dans le triangle du territoire reliant Daraa, Quneitra et les provinces du sud-ouest de Damas. »

Dans d’autres secteurs tels que des quartiers de Damas, à l’Est de Ghouta et à Kassab, les forces du Hezbollah sont engagées directement dans les combats aux côtés des forces armées syriennes, améliorant ainsi les performances de ces dernières au combat. À Homs, Alep et sur le Golan, le Hezbollah a déployé des forces d’opérations spéciales pour aider, former, conseiller et organiser les forces régulières syriennes et les forces paramilitaires. Compte tenu de l’expérience de combat du mouvement dans la guerre non conventionnelle et sa formation au combat en zone urbaine, l’unité des forces spéciales du Hezbollah a de façon significative amélioré les capacités des troupes syriennes.

Les opérations extraterritoriales comme celles-ci ont généralement été l’apanage des grandes puissances plutôt que d’acteurs non étatiques, habituellement plutôt les bénéficiaires de cette aide. Telle que définie par le Commandement militaire des opérations spéciales des États-Unis, la guerre non conventionnelle, habituellement, « implique des parties externes qui aident les acteurs indigènes contre les gouvernements. Cette aide peut s’appliquer à la formation, l’organisation, le recrutement, [l’envoi de] conseillers opérationnels... » En d’autres termes, des forces d’opérations spéciales affiliées à des armées conventionnelles, étatiques, sont habituellement déployées pour aider les forces non conventionnelles, plutôt que l’inverse.

L’intervention militaire du Hezbollah en Syrie et en Irak a profondément remanié son rôle classique d’organisation de la résistance et l’a placé sur un pied d’égalité avec son mentor de longue date en Iran, les Forces al-Qods pour les opérations spéciales, elles-mêmes un partenaire actif en Syrie et en Irak.

L’axe de la Résistance

Dans la phase post-résistance, la politique de la résistance a été supplantée par la politique de l’Axe de la Résistance. L’alliance stratégique entre l’Iran, le Hezbollah, la Syrie et l’Irak est maintenant caractérisée par une unité des forces militaires et une unité des théâtres militaires contre ISIS et Israël.

En Syrie, l’intégration forcée entre l’Armée de résistance du Hezbollah, les Gardiens de la révolution (IRGC), les forces armées syriennes et des milices irakiennes, a conduit à l’émergence d’un front militaire. Quelques jours avant l’assassinat par Israël de combattants du Hezbollah et d’un commandant iranien dans le gouvernorat de Quneitra dans le Golan, Nasrallah avait menacé de riposter aux attaques israéliennes sur des cibles en Syrie comme s’il s’agissait d’attaques contre « tout l’Axe de la Résistance. »

Nasrallah a déclaré plus tard que « la fusion du sang libanais et iranien sur le sol syrien [de Quneitra], reflète l’unité de la cause et l’unité du destin des pays de l’Axe de la Résistance. » Mohammed Ali Jaafari, commandant du CGR, a fait écho à ce sentiment quand il a laissé entendre que l’attaque de représailles du Hezbollah au Chebaa, avait valeur de réponse commune : « Nous sommes un avec le Hezbollah. Partout où le sang de nos martyrs est versé sur la ligne de front, notre réponse sera unie. »

Couplés avec sa défense de la Syrie et de l’Irak contre les forces djihadistes, les représailles du Hezbollah - après l’agression israélienne sur le Golan - avec une attaque à Chebaa au Liban occupé, ont montré que les territoires de l’Axe de la Résistance constituent désormais un seul front. Nasrallah a introduit cette nouvelle doctrine de sécurité quand il a annoncé que la résistance n’était « plus préoccupée par des règles d’engagement [avec Israël]. Nous ne reconnaissons plus de séparation des arènes ou des champs de bataille ».

Cette nouvelle architecture de sécurité régionale aura des implications désastreuses pour Israël. Dans la prochaine guerre, Israël devra non seulement composer avec les opérations militaires offensives dans la Galilée et « au-delà de la Galilée », comme Nasrallah l’a récemment promis, mais aussi avec la participation éventuelle d’autres membres de l’Axe de la Résistance, en particulier l’Iran. Comme la guerre à l’échelle régionale contre les takfiris-djihadistes l’a démontré, toute agression israélienne sur la Syrie, le Liban ou l’Iran, sera considérée comme une guerre contre l’Axe Résistance dans son ensemble.

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21 Commentaires

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  • #1128265
    le 25/02/2015 par "Je suis Groot" a.k.a Hound
    La mutation de la résistance libanaise

    Article passionnant autant qu’instructif, très bonne analyse.

    On en redemande des articles de cette qualité.


  • #1128311
    le 25/02/2015 par gratea
    La mutation de la résistance libanaise

    Très bon article,clair et bien construit qui éclaire sur la mutation de l’axe de la résistance.
    Une résistance qui a été forcé d’évoluer sous la grande menace takfiri,laquelle est alimentée financièrement par le golfe et militairement par la Turquie,la Grande bretagne et les Etats-unis.

    Ce qui passe pour la résistance,c’est une fusion des forces,des moyens,des stratégies car elle englobe désormais l’armée syrienne,l’armée irakienne,le hezbollah,Badr,les forces d’auto-défense,le tout sous les conseils de la résistance iranienne.

    De plus,l’axe de la résistance semble s’étendre au Yemen grâce à la révolution du peuple sous la houlette des Houthis,au Bahrein autour de Cheik Salman et enfin Oman qui entretient des bonnes relations avec Teheran.Sans oublier le hamas qui semble revenir vers la résistance ou le jihad islamique à Gaza,la Cisjordanie étant même proche de se soulever.

    L’Agression takfiri/wahhabite qui avait pour but,la dislocation du moyen Orient et de l’Afrique du nord ou plus loin celle du monde musulman,s’avère petit à petit un facteur d’unité.


  • #1128315
    le 25/02/2015 par faydit
    La mutation de la résistance libanaise

    dieu les protège.


  • #1128512

    J’ai du mal à comprendre. Le Hezbollah (donc l’Iran) combat aux côtés de l’armée syrienne, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts de civils innocents (> 100 000), soit probablement plus qu’il n’y a eu de palestiniens tués au cours des guerres israelo-arabes en 66 ans.
    En quoi cela représente une résistance légitime ? La valeur d’une vie humaine est-elle différente en Palestine et en Syrie ?
    Isis, c’est le mal absolu, et Bachar aussi. Comment légitimer un côté ou l’autre ?

     

    • #1128810
      le 25/02/2015 par thor000
      La mutation de la résistance libanaise

      Vos questions sont posées de telle manière que vous ne vous satisferez pas de quelconques réponses. A quoi bon les poser ? (Je détourne le regard de votre"Hezbollah donc Iran")
      Si vous avez un avis différent (il me semble que ça soit le cas) pondez nous un article et éclairez nous... illuminez nous.
      Merci pour votre non-contribution.


    • #1129777
      le 27/02/2015 par Tarkan
      La mutation de la résistance libanaise

      Encore un qui s’est laissé intoxiqué par les faux articles de l’OSDH.


    • #1130036
      le 27/02/2015 par ptolom
      La mutation de la résistance libanaise

      Quel est ton probleme avec l iran ?


  • #1128513
    le 25/02/2015 par it depuis toujours
    La mutation de la résistance libanaise

    Le gros problème c’est que la domination des arabe sunnite au proche orient est remise en cause non par les chiites arabes comme il serait normal, mais par les américains.
    La lutte contre le néo-colonialisme n’a pas été le fait au moyen orient des arabes chiites mais des arabes sunnites. Ce sont eux qui en Irak ont combattus contre l’impérialisme américain qui divisaient le pays entre les kurdes et les chiites en éloignant les sunnites d’un pouvoir qu’il possédait depuis toujours .
    Si les chiites s’étaient révoltés d’eux-mêmes contre les sunnites cela aurait eu certainement une autre dimension qu’un gouvernement chiite apporté par dans les bagages des américains sur l’écrasement des sunnites lors de l’intervention américaine contre Saddam. C’est cette intervention américaine qui a détournée la révolte endémique des chiites contre le pouvoir sunnite. Le mouvement islamiste n’est que la réponse de la communauté sunnite à l’intervention américaine au Moyen orient.
    La communauté chiite a été favorisé par la gauche occidentale qui y voyait une communauté dominée par le pouvoir sunnite mais il est regrettable que la dissidence ne démasque pas le caractère importé de la Justice et de la démocratie dans cette partie du moyen orient. C’est une grande tragédie que ce soit les américain qui débarrassent le Moyen orient de ses injustices. Notre pays a connut il y a soixante ans ce genre d’intervention extérieure qui a marqué durablement l’indépendance de notre pays.
    Faisont aussi très attention aux jeunes maghrébins qui sunnites dans leur grande majorité voient d’un mauvais œil cette recomposition sous l’égide des américains avec cette partie du monde dont ils viennent et dont ils se sentent très proches. Autant que les chrétiens se sentent proches de ceux du Moyen orient.

     

    • #1129264

      "



      Le gros problème c’est que la domination des arabe sunnite au proche orient est remise en cause non par les chiites arabes comme il serait normal, mais par les américains.



      "

      FAUX. Les shiia rafidi sont contre et le revendique.


    • #1129391
      le 26/02/2015 par kabouli
      La mutation de la résistance libanaise

      Je n’ai pas dit que les chiites ne luttaient pas depuis toujours mais que leur lutte avait échouée. On se souvient de la révolte chiite contre Saddam et des massacres qui s’ensuivirent. Le problème est que les chiites propulsés au pouvoir depuis la défaite de Saddam n’ont su qu’en faire et semble-t-il se sont contentés de vivre protégés par les américains. Ce qui fait que ceux-ci partis, les islamistes qui avaient supportés l’essentiel de la lutte contre l’occupant américain n’ont eu aucun mal à refaire le terrain laissé vacant par les américains.
      Ce qui a choqué tout le monde c’est la facilité avec laquelle les islamistes ont détruit l’armée irakienne construit par les américains et laissée sous commandement chiite. Beaucoup y ont vu un complot alors que la débandade s’explique plutôt par le fait que durant l’occupation américaine les chiites se sont contentés de gérer un pouvoir qu’ils n’avaient pas conquis ni pené à consolider, alors que les sunnites aviaent gardés l’habitude du pouvoir et des façons de le conserver.
      Tout le monde oublie toutefois que ces chiites sont aussi arabes et peu sensibles aux messages de solidarité des chiites iraniens, chiites mais pas arabes.Le problème est peut-être semblable pour les kurdes dont les difficultés sont énormes bien qu’ils bénéficient de l’aide américaine et qu’ils aient l’habitude de combattre.


    • #1130235
      le 27/02/2015 par Révolutionnaire khoméiniste
      La mutation de la résistance libanaise

      @kabouli : Les communautés chiite ou sunnite ne forment pas des blocs homogènes et immuables.

      Ainsi la résistance anti-coloniale n’est elle pas le fait d’une communauté en particulier, mais plutot d’entités politiques données, dont la composition confessionnelle peut varier. Toute généralisation postulant que la résistance serait le fait exclusif d’une communauté religieuse prise dans son ensemble est inopérante. Aujourd’hui on constate que les gouvernements de pays à majorité sunnite (du Maroc jusqu’à l’Indonésie en passant par la Turquie, membre de l’OTAN, jusqu’à l’Arabie des Séoud et au Qatar) entretiennent avec l’empire des relations profondes et étroites. Quant aux groupes non-gouvernementaux dits "djihadistes", certains sont soutenus par l’Occident, comme c’est le cas en Syrie, ou comme ce fut le cas des moudjahidines afghans luttant contre l’occupation soviétique. Alors que les gouvernements de Nasser ou de Khadafi, pour leur part, résistaient à l’empire.

      La République islamique d’Iran et le Hezbollah (majoritairement chiites), qui ont toujours combattu l’axe atlanto-sioniste, ne doivent pas leur existence aux Etats-Unis mais au mouvement populaire qui balaya la dictature du chah en 1979. Avant cette date, l’Iran était alignée sur l’OTAN.

      Concernant l’Irak, signalons que les Etats-Unis ont envahi ce pays à partir du Koweit et de portes-avions basés à Qatar et à Bahrein, donc à partir d’Etats sunnites. La confession de leurs dirigeants ne les a pas empechés de rendre possible le renversement de Saddam.

      Résister ou collaborer n’est donc pas une question d’appartenance confessionnelle, mais de choix politique individuel.

      @Steph : Vu l’alliance des gouvernements arabes actuels (à l’exception de la Syrie du président El-Assad) avec les Etats-Unis, il faudrait parler plutot de domination américano-sioniste que de domination sunnite au Proche-Orient. Quant aux chiites, il y en a de toutes sortes, comme il existe des sunnites aux motivations très diverses. Certains n’ont aucun problème avec les régimes arabes pro-américains en place, car ils sont eux-memes pro-américains. D’autres, comme le gouvernement iranien ou le Hezbollah, oeuvrent pour le retrait des puissances coloniales, et rejettent toute notion de guerre sectaire. L’idéologie de la Révolution iranienne a toujours préconisé la solidarité entre chiites et sunnites, ce pourquoi l’Iran est le seul pays musulman à armer la Résistance palestinienne, pourtant composée de sunnites.


  • #1128745
    le 25/02/2015 par amar rabah
    La mutation de la résistance libanaise

    A part le Hezbollah : droiture , conviction , morale , éthique , chevalerie , courage , honneur ,.. le monde politique arabo -musulman n’est qu’un amas de décombres et de détritus dans la puanteur wahabiste du Golfe et de ses dollars ...

     

    • #1129340

      merci pour ce commentaire, pour ceux qui ne le savent pas encore, des centaines de millions de dollars ont ete depenses par les etats-unis et leurs allies ( de leur propre aveu) pour souiller l’image du Hezbollah dans les medias a travers le monde, malheureisement pour eux, Le parti est tellement Honnete integre et moral quil nont rien trouve a se metre sous la dent, le seul success a ete de jouer la fibre confessionnelle du genre "ils veulent Chiiser le monde arabe", on en voit le resultat dans la virulence des propos dans les media de certains pays du golf et (malheureusement) jusque dans les commentaires des articles comme celui-ci ou d’autres articles sur differents sites (de dissidence aussi ce qui prouve que beaucoup de travail d’eveil reste a faire)... comme je l’ai dit plus haut, je suis chretien du liban, et sans l’intervention du Hezbollah en syrie daech serait dans ma chambre.... toutes les actions et decisions du Hezbollah depuis 1982 ont prouves la grande sagesse de ses dirigeants... et leur patriotisme car, et nen deplaise a un commentateur, le Hezbollah ce n’est pas l’iran, le Hezbollah c’est a resistance LIBANAISE et c’est la seule Fierte nationale qui nous reste, les differents partenaires de l’Axe de la resistance sont contrairement au camp adverse, des partenaires qui se soutiennent, et aucun partenaire aussi grand soit-il, n’impose des directions a suivre a l’autre, c’est triste aussi de lire dans les commentaires que bachar el assad est un mal absolu, g grandi daNS la conviction que la syrie des assad est un mal absolu, mais g decouvert avec la crise syrienne l’ampleur de mon erreur, l’armee syrienne, le people syrien et le Hezbollah payent depuis 4 ans leur obstination a ne pas se mettre a genoux devant le projet sioniste mondial, toi qui tinquiete des palestiniens tues en syrie, sais-tu au moins que colin powel a promis en 2008 a bachar el assad la restitution du Golan occupe et son maintient au pouvoir a vie a condition de laisser tomber le droit de retour des palestiniens et linterruption des liaisons avec liran et le Hezbollah ? et que ce dernier a bien sur refuse ? Si ta presence sur ER ne tas pas encore ouvert les yeux je ne sais pas quoi te dire.... cultive toi avant de proferer des imbecilities....


  • #1128972
    le 26/02/2015 par Fraudulax
    La mutation de la résistance libanaise

    Hélas, cet article ne dis pas que le Hezbollah se focalise quasi-uniquement sur l’attaque des rebelles syriens (ASL) et non l’ISIS et Al-Nosra qu’il laisse tranquillement se fixer dans les régions sunnites.

     

    • #1130251
      le 27/02/2015 par Révolutionnaire khoméiniste
      La mutation de la résistance libanaise

      Le Hezbollah combat Jabhat Al-Nosra depuis sa première intervention majeure dans le conflit syrien à Al-Qusayr. Il continue à le faire aujourd’hui dans le secteur de Deraa et à la frontière du Golan occupé. Dans les montagnes du Qalamoun, le Hezbollah a assisté l’Armée arabe syrienne contre une multitude de groupes terroristes dont Daesh (ISIS/EIIL). Dans les environs de Damas et à Alep, le Hezbollah affronte d’autres groupes "djihadistes" radicaux comme le Front Islamique, Jaysh Al-Moudjahidine ou Liwaa Al-Islam.

      N’oublions pas que Daesh occupe surtout l’est de la Syrie, une zone géographiquement coupée de la base arrière du Hezbollah, essentiellement désertique et donc d’un intéret secondaire. Le Hezbollah a donc intéret à se focaliser sur les centres stratégiques à l’ouest du pays. A l’époque où l’est était dominé par l’ASL, avant l’apparition de Daesh, le Hezbollah ne s’y aventurait pas plus. Là bas, l’Armée arabe syrienne combat Daesh avec l’appui de la Garde républicaine.

      Cela étant dit, bien que Daesh dépasse en sauvagerie ses consorts, les brigades de l’ASL elles aussi sont coupables de crimes de guerre et d’atrocités, la notion de "rebelles modérés" ressassée par les médias dominants étant trompeuse.


  • #1129310

    sans l’intervention du Hezbollah en syrie, un daechi serait assis a cet instant dans ma chambre devant cet ecran.... et moi, j’aurais ete chez vous sans doute ou entré en resistance....


  • #1129621

    Que Dieu bénisse Sayed Hassan Nasrallah le sauveur des Chrétiens, le visionnaire du Moyen-Orient qui redonne au Monde (...aucune exagération dans ce terme) sa dignité parce qu’Il a permis à tous sans exception aucune et quelque soit sa Religion de renouer avec sa Transcendance. Dorénavant et grâce à son action héroïque nous acceptons de nous soumettre à Dieu et à son Message et non plus à l’argent (...et à ses maîtres)


  • #1129785

    "Son attaque efficace et récente à Chebaa contre un convoi militaire israélien, cependant, sert comme un rappel que le mouvement n’a pas détourné son attention d’Israël et qu’il est capable de lutter sur plusieurs fronts à la fois."
    - Attaquer un convoi requiert combien de combattants ?

    "Vos questions sont posées de telle manière que vous ne vous satisferez pas de quelconques réponses. A quoi bon les poser ? (Je détourne le regard de votre"Hezbollah donc Iran")
    Si vous avez un avis différent (il me semble que ça soit le cas) pondez nous un article et éclairez nous... illuminez nous.
    Merci pour votre non-contribution."
    - De rien. Et comment qualifiez-vous votre intervention ? Une contribution constructive ?
    Le Hezbollah existerait-il sans l’Iran ? Pas la peine de détourner un regard que je devine (à votre manière, puisque tel est le ton) comme muni d’oeillères particulièrement restrictives.

    "c’est triste aussi de lire dans les commentaires que bachar el assad est un mal absolu, g grandi daNS la conviction que la syrie des assad est un mal absolu, mais g decouvert avec la crise syrienne l’ampleur de mon erreur, l’armee syrienne, le people syrien et le Hezbollah payent depuis 4 ans leur obstination a ne pas se mettre a genoux devant le projet sioniste mondial"
    - Le sionisme, c’est local, pas mondial, telle est ma conviction. Pour moi l’Etat d’Israel a le droit d’exister, même si pas mal de ses actions doivent être condamnées. En en réalité, c’est la présence de ce minuscule territoire juif dans une région musulmane qui pose problème à tous les voisins. Historiquement, Israel n’est pas moins légitime que la Jordanie qui constitue la majeure partie de la Palestine. Lire un peu d’histoire pourrait vous éclairer.

    "le Hezbollah : droiture , conviction , morale , éthique , chevalerie , courage , honneur ,.."
    - Se réfugier au milieu de civils qui se font tuer à leur place au Liban, viser des villes civiles sans aucun enjeu militaire, etc. Effectivement, ce sont à la fois les Bayard et Jean Moulin du moyen orient...

     

    • #1129805

      @CB...vous ne savez pas de quoi vous parlez...alors s’il vous plaît un peu de décence. Je sais ce mot ne vous parle pas parce que justement vous manquez de culture...aussi et pour finir, arrêtez de regarder la télévision peut-être apprendrez-vous à réfléchir ...enfin ( :


    • #1129892

      @cftc
      4 lignes, pas un seul argument mais quelques jugements gratuits alors que vous ne me connaissez pas. Que savez-vous de ma décence ou de ma culture ? A quoi sert cette intervention ?


  • #1129795
    le 27/02/2015 par océania
    La mutation de la résistance libanaise

    Je ne sais plus quel pionnier du sionisme expliquait que l’homme repu était inapte à la victoire.
    Pas sur que de leur côté cela soit encore d’actualité mais demeurent en face des espoirs qui dopent le courage, la bravoure et la noblesse des actes. Vive les Hommes de bonne volonté partout sur cette terre.


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