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La permaculture : une critique raisonnée de la présentation médiatique actuelle

Présentation de l’auteur :

Né en 1975, originaire d’une région de grande culture dans laquelle on trouvait encore quelques fermes d’élevage et déjà quelques marginaux s’essayant à l’agriculture biologique, Cédric découvre le développement des végétaux et les rythmes naturels du vivant dans le jardin familial.

Ses premières expériences professionnelles concernent les jardins urbains, la végétalisation des toits à Paris. Puis, dans le sud, c’est d’abord la production horticole conventionnelle qui l’occupe, avant de s’orienter vers le maraîchage biologique, à travers une formation spécifique et plusieurs saisons chez un maraîcher bio expérimenté. Après un stage chez un producteur de graines et la découverte du réseau Semences paysannes, Cédric s’installe en 2005 dans les Cévennes, sur de vieilles terres agricoles abandonnées, dont il restaure les terrasses oubliées, y développant vergers, jardins vivriers et de graines.

« Permaculture, terme à la mode, créé dans les années 70. Je souhaite synthétiser ici les bases techniques et profondément subversives que recèle ce mot-valise. »

 

Contextualisons !

L’agriculture dite « conventionnelle » et ultraproductive s’est généralisée durant la deuxième moitié du XXe siècle dans les pays développés. En France, par exemple, le rendement moyen du blé est passé, en hausse constante, d’environ 11 quintaux par hectare et par an (pour la période 1815-1945) à 70 quintaux par hectare à partir des années 1980. À noter que depuis plus de 30 ans, ce chiffre stagne.

La science technologique contemporaine a permis cela en gagnant tous les niveaux de la production agricole : amélioration variétale (sélection, hybride F1, champs de clones, et tout ce que permet le génie génétique), mécanique de précision (pour les semis, désherbages, récoltes, tris), chimie de synthèse (engrais, fongicides, acaricides, insecticides, « mammifèricides », herbicides).

Arrivé ici, précisons que les qualités nutritives et sanitaires des produits alimentaires issus de ces pratiques ne sont que peu prises en compte, voire pas du tout, par les instances agricoles, commerciales et de santé publique officielles.

Ainsi, dans cette agriculture, le sol n’est qu’un substrat inerte sur lequel on fait se succéder des végétaux. Une fois la récolte faite, on nettoie (exportation des résidus de culture), on travaille le sol et on ressème. À ce moment du cycle cultural apparaît un problème essentiel : la terre est mise à nu (ce qui n’arrive normalement pas dans la nature sous nos climats tempérés, le sol restant constamment couvert) et va se voir agressée fortement, et en premier lieu sa couche superficielle (la plus fertile normalement), celle qui provient d’une décomposition récente, où les minéraux n’ont pas encore été lessivés par la pluie (terre de couleur noire, terre de jardin, humus, sol forestier, compost). Tout d’abord, le sol va subir l’ensoleillement direct ; et en plein été, les premiers centimètres peuvent littéralement cuire. Lors de fortes pluies, cette même couche superficielle, la plus fertile, est emportée, allant parfois jusqu’à creuser les champs d’ornières de plus de 50 cm de profondeur.

Face à cette érosion dramatique, aux problèmes de maladies, de ravageurs (induits ou non, et souvent persistants malgré les traitements chimiques), et compte tenu des coûts réels de ces techniques de production, une autre solution est réapparue un peu partout sur la planète depuis environ un siècle, et c’est elle qui se trouve cachée dans la mallette permacole.

 

En France, un développement naissant

Commençons par la France, même si cette redécouverte n’y est que tardive.

En 1971, Jacques Monod, nouveau directeur de l’institut Pasteur, décide d’en supprimer le laboratoire de microbiologie des sols. Trois professeurs proches de la retraite se retrouvent alors à enseigner à l’Institut national agronomique Paris-Grignon.

Claude Bourguignon, jeune étudiant, a alors 20 ans. Passionné par le vivant, il se retrouve en cours particuliers avec les détenteurs d’une connaissance agronomique essentielle, dans un établissement dédié, quant à lui, au « progrès ».

Il y apprend, grâce à ces trois professeurs, ce que sont les bactéries, les champignons et la mésofaune, qu’abritent certains sols, qui apportent aux plantes les nutriments nécessaires à leur croissance et à leur développement. Ainsi, les vers de terre produisent de l’azote assimilable par les plantes, les mycorhizes en symbiose avec les racines leur apportent (entre autre) du phosphore, et certaines bactéries, du soufre… Tout ceci dépendant d’une matière fraîche, c’est-à-dire d’une décomposition récente.

Plus tard, Claude Bourguignon intégrera le seul labo de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) acceptant les recherches en ces domaines. Il y rencontrera Lydia, sa future femme, spécialiste quant à elle des qualités nutritives des végétaux.

 

 

 

Devant le désintérêt de leur hiérarchie pour leurs analyses (qui concluent à la disparition de l’activité biologique des sols cultivés, et à la perte de ces sols par érosion), il décide avec sa femme, en 1989, de créer leur entreprise : le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols (LAMS).

Tous deux militent depuis pour ce qu’ils appellent l’« agroécologie », en rappelant notamment que l’agriculture actuelle perd, par ravinement, 10 tonnes de sol fertile à l’hectare par an. L’agroécologie se base donc sur le non-travail du sol et la couverture permanente de celui-ci, sur la présence de haies en bordure des champs, sur une symbiose entre le sauvage, l’élevage, les cultivateurs...

 

Aux racines du concept

Revenons au personnage de référence de la permaculture : Masanobu Fukuoka (1913-2008), il semble être, selon les permaculteurs, le premier à mettre en pratique les solutions précédemment citées.

Cet étudiant en maladie des plantes, également formé à la biologie des sols, travaille dans un premier temps aux services sanitaires des douanes nippones. Il décide ensuite de se consacrer à la reprise en main des terres de son père. Il y développera les bases d’une agriculture simple et naturelle : concrètement, il va semer son riz, ou son seigle (suivant la saison), dans les restes de la culture précédente (résidus de fauche, ainsi que le système racinaire déjà en place). Les travaux agricoles se résument donc ici à : fauche, récolte du grain, remise au sol des pailles, semis.

Les avantages de ce processus sont :

- il n’y a pas de remontée de graines concurrentes par le labour, ce qui met la graine semée en première position ;
- à l’ombre des chaumes, une humidité propice à la germination est maintenue.

En se décomposant, comme nous l’avons vu, cette matière rendra lentement mais directement au sol les éléments qu’elle y a pris.

Fukuoka obtiendra ainsi des rendements équivalents à ses voisins qui cultivaient en conventionnel ; il sera reconnu dans de nombreux pays dès les années 1980.

 

Une agriculture « de conservation » en Amérique du Nord

Mais en faisant des recherches sur Internet, j’ai découvert qu’une agriculture que l’on nomme ici « de conservation » s’était déjà développée dans les grandes plaines céréalières d’Amérique du Nord dès 1930, à la suite de phénomènes d’érosion éolienne et hydrique.

Ses trois piliers sont :

- perturbation minimale du sol (l’action se résume à une ligne de semis sur 2-5 cm de profondeur) ;
- restitution des résidus de culture ;
- rotation culturale diversifiée.

Les Brésiliens et Argentins ont quant à eux débuté le semis direct dans les années 70, faisant passer ces pratiques de 100 000 hectares cultivés à 14 millions en 20 ans, le climat tropical et ses fortes pluies obligeant plus impérativement les paysans à trouver des solutions alternatives à l’agriculture conventionnelle, celle du labour.

Au sein du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (né en 1984 de la fusion des différents instituts de développement agricole liés aux territoires d’outre-mer), une « unité propre », entre autre représentée par Lucien Seguy et Serge Bouzinac, participe à ce succès et travaille à son importation en France.

 

 

À ce jour, environ 70 millions d’hectares dans le monde sont cultivés en semis direct avec une baisse des besoins en produits phytosanitaires, en engrais chimiques et en pétrole.

 

Des écueils à éviter

Voilà, à mon sens, le mouvement de fond sur lequel surfent les permaculteurs et le risque de noyade qu’ils prennent en oubliant d’en comprendre les principes fondateurs simples.

Ainsi, par exemple, prenant comme référence « l’écosystème forêt », capable de produire spontanément une grande quantité de biomasse (énergie bois en l’occurrence) grâce à un sol fertile, des permaculteurs en viennent à imaginer des potagers sous des arbres fruitiers et ainsi multiplier les rendements sur une même surface. Ils oublient qu’alors les plantes cultivées au-dessous souffriront d’un manque évident de lumière (cela peut être toutefois possible pour les premières années d’un verger). Il faut de plus s’adapter à son climat : ce qui est possible dans la région de Perpignan ne l’est peut-être pas près de Dunkerque…

Ou encore d’autres, s’appropriant un peu vite la « culture sur butte » au départ réservée aux terres incultes, vont concentrer toute la matière qui traîne aux alentours en un tas magique aux productions gargantuesques, du moins l’espèrent-ils. Les rendements que j’ai observés sur YouTube ne paraissent pas justifier cette mise en œuvre conséquente.

Je passe sur les autres velléités permacoles, comme celle d’appliquer l’astrologie au jour près pour déterminer l’agenda des travaux des champs (compliqué dans le temps et avec la météo) ou encore le souhait de faire des jardins en spirales (compliqué dans l’espace !).

Je me souviens, dans la même veine, d’une vidéo ou un spécialiste permacole affirmait nourrir facilement sa famille avec un potager de 300 m2, mais sans aucune photo ou aucun relevé de production. Et d’un ton condescendant railler ceux qui voulaient produire des pastèques parce que lui, cultivait des Mélotries (melothria scabra), d’après ses dires bien plus productives, mais sans préciser que les fruits ne font pas plus de 5 cm de long…

Pour revenir sur l’engouement pour l’agroforesterie, je pense que des haies arbustives en périphérie des champs, ou quelques arbres sur des parcelles de plusieurs hectares ont des effets bénéfiques sur les cultures : limitation de l’impact du vent qui peut freiner la croissance des végétaux, accueil des auxiliaires qui régulent la population des ravageurs (par exemple coccinelles contre pucerons). Mais sans suffisamment de soleil direct, le végétal … végète : comme le cœur fait circuler le sang et ses nutriments dans le corps, l’évaporation à la surface des feuilles pompe et distribue la sève et ses nutriments dans la plante. La photosynthèse, d’une autre manière, mais également grâce à l’action du soleil sur les feuilles, synthétise les matières organiques en absorbant du gaz carbonique.

Il est intéressant de noter que c’est à l’orée des bois, ou au sein d’une clairière, qu’apparaissent spontanément les plantes de la fructueuse famille des rosacées (pommes, prunes, poires, fraises, framboises, mûres…). Elles y trouvent un sous-sol forestier fertile qui leur permet de dépenser une énergie conséquente à la formation d’une enveloppe charnue et sucrée destinée à séduire potentiellement le mammifère qui passerait aux alentours ; mais aussi l’ensoleillement suffisant : sans assez de soleil, peu de fruits et peu de goût.

 

Conclusion

Au regard de tous ces éléments, le semis direct (sans travail du sol) sous couvert végétal (résidus de cultures précédentes, engrais vert, bois raméal fragmenté (BRF), feuilles d’arbres, tontes de gazon…) me semble être la technique fondamentale si on raisonne en terme d’autofertilité du sol (avec un apport de matière, en plus des semis), sans dépendance à l’industrie pétrochimique. Évidemment, il faut compter avec une main-d’œuvre plus conséquente, qualifiée et motivée. De plus, comme aucune solution n’est parfaite (ou prête à s’accomplir), l’inconvénient majeur à prendre en compte est que les techniques de couverture du sol peuvent ralentir son réchauffement printanier, et par conséquent, la germination des graines.

 

 

Voir aussi, sur E&R :

 






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44 Commentaires

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  • Laurent 71 avec ou sans lois, ton sol ne restera pas nu ;si tu ne décides pas de la couverture de celui-ci, les adventis (ce que l’on appelle mauvaises herbes, dans le sens que ce ne sera pas elles qui te feront passer l hiver) vont le gagner et risquent de monter à graines. D où l intérêt du semis sous couvert permanent qui limiterai voir éliminerai le travail de désherbage à terme.
    Je pense que l enherbement est une des contraintes principales dans l agriculture ou le jardinage bio, pour faire simple !

     

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    • #2754119

      C’est pas du tout ce qu’il a dit, il soulève un point précis, il ne parle pas de laisser un champ à découvert
      Mais de la production du aux obligations

       
    • @Cédric, je ne sais pas comment tu mènes ton exploitation, sur la mienne 60% en STH prairie naturelle, le reste en rotation prairies temporaires céréales, les chaumes sont laissés en pâture jusqu’au semis, ce qui règle le problème des adventices, pour faire simple.
      Ce que je voulais signaler c’est que toutes les idées soit disant en faveur de l’environnement ne nuisent jamais à l’intensification, semer des couverts ou des cultures dérobées c’est toujours du gasoil.

       
    • #2754504

      @cèdric
      Tu produits quoi ?
      Sur combien d’hectares ?
      Vis-tu de ton travail ?
      Et est-ce que tu vis sans aides, sans PAC, sans APL, sans prime activité, sans MSA, etc...
      Si oui, donne nous, ton secret
      Nous ce que l’on veut, c’est ni des primes, ni des aides, ni des subventions, ni des petits cadeaux fiscaux qui ne remplissent ni l’assiette, ni le réservoir, ni le porte monnaie, ni rien, on veut juste vivre de notre travail... on mendit pas, on quémande pas, on veut être rémunéré à la juste valeur de notre travail
      Si je voulais faire la manche et vivre de la charité, je serais punk, clodo ou mendiant
      Et tu me verrais à la sortie de ton intermarché un gobelet à la main ou à un feu rouge avec un lave vitre et un panneau en carton avec écrit merci pour la piècette
      Tu veux des couverts végétaux, tu les semes comment ?
      Mécanique, tracteur, gasoil et oui pas à la volée
      Ton tracteur tu dois l’assuré, l’entretenir, pneumatiques, frein, boîte, tu fais donc marcher ce fameux système, dont on nous reproche d’être le seul rouage, nous les agriculteurs
      Tu vends combien pour te passer de la PAC ?
      Comment assures tu ta couverture sociale ?
      Comment tu luttes face aux prix des supermarchés
      https://frais.auchan.fr/boucherie/p...
      Tu t’allignes comment
      https://www.carrefour.fr/p/tomates-...
      À ça
      https://www.carrefour.fr/r/epicerie...
      Ou ça
      https://www.auchan.fr/produits-lait...
      Tu veux reformer nous aussi

      Amicalement

       
  • Réponse à Laurent71 , On mange du sens avant tout , car produire , n’est pas l’origine du problème mais la façon de le partager , la ville impose sont agriculture.
    Les beaux discours ? ce ne sont que des chercheurs amateurs , soyons humbles. La liste de la compréhension des choses est forcément plus longue que les découvertes techniques agricoles , mais j’ai idées suite à mes modestes expériences concernant l’avenir des grandes moyennes cultures (adaptés à la vil ville capitale des intermédiaires marchands). si vous voulez remplacer le désherbage (labourre ou glyoho) , il faut occuper l’espace avec de l’hernaria ou bien mieux demandez à l’inra de nous pondre une renouée des oiseaux fourragère , ou un pourpier (c’est riche omega 6) , une euphorbe prostrée , ou un sedum rupestre, ce sera ainsi résistant au sec que l’hernaria .
    Du fourrager donc , comme ils ont su si bien faire avec le choux , la chicorée , le plantain , pissenlit , navet , radis , le sorgho , la blette , le maïs et la carotte .... une végétation persistante très proche du sol , qui occupe l’espace en surface sans marcotter , tu passe une sorte de roulette à découper une bandelette de 3 cm de végétation , un truc qui griffe , un truc qui sème ... sur la toison de mère nature c’est mieux que la bourrer comme un âne ou répandre du glypho .
    Le bourgeois , boomeur , le citadin , réclament quelque chose à acheter , l’agriculteur exige des preuves , les scientifiques sont des mercenaires dont il faut payer la prestation , et le pionnier est détesté par nature et pauvre.
    Si la monoculture ressemble à un désert , copions les déserts , mais en préservant les sols , et sans oublier que c’est pour répondre à une demande hors sol (citadine).
    Nous ferions toujours tout mieux avec moins en faisant moins , pour moins de personnes , car mieux réparties sur le territoire.

     

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    • le problème Nicolas c’est que sur le fond je n’y suis pas opposé, ce qui me dérange, c’est le fait d’entendre des leçons sur un mode de production qui ne produit rien, en opposition avec un autre qui produit.
      Le peu qui continuent traditionnellement, se font massacrer par le système, mais c’est pas pour laisser la place à des poètes, un de ces quatre les multinationales vont faire main basse sur la terre et elle pourront même arguer que face au danger de la famine planétaire à venir, on ne peut pas laisser de terre à des improductifs.
      La seul ennemi c’est le système, tout ce qu’il produit est néfaste, prétendre tout changer juste en s’attaquant à l’agriculture c’est une escroquerie.

       
    • #2754261

      Sans être opposé à la permaculture, j’ai une simple question !
      Comment nourrir les grandes métropoles comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux etc... ?
      10 784 830 hab. Paris
      1 019 460 hab. Toulouse
      1 590 867 hab. Marseille
      1 669 730 hab. Lyon
      _ ????? 
      En suite étant aussi agriculteur et étant proche de néo ruraux, de permaculteurs, d’agriculteurs de la confédération paysanne, tous utilisent beaucoup de paille, comment fait-on ?
      Pour finir, que faire pour la farine, le vin, etc ??
      Et pour fournir les villes de plusieurs million d’habitants ?
      La permaculture est très bien, c’est un jolie projet, ludique et intéressant... mais à titre personnel, familial, mais pour une nation et un peuple ?
      Comment faire ?
      Plus de vin, plus de pain ?
      C’est pas les agriculteurs le problème, c’est la politique agricole de notre gouvernement, c’est les grands groupes alimentaires, l’importation, le coût, les hypermarchés, c’est la PAC, le non respect des règles et lois (entre autre EGalim) la loi sur l’eau, les charges, les normes, obligations, etc......
      On veut tous bien faire, bien travailler, faire vivre nos familles, produire qualité pour tout le monde, ne pas finir pendu dans un hangar aux fourches de notre tracteur... donc quoi faire ?
      Une étude interministérielle s’alarme du nombre d’agriculteurs qui jettent l’éponge avant la retraite. Ils sont 10 000 par an à préférer laisser tomber
      150 000 agriculteurs vont prendre la retraite d’ici 5 ans 
      En ce moment on tourne à 2 suicides jour 
      Sans compter les sur endettement, les ATD, les mises en demeure, les clefs sous la porte, les faillites et ceux qui ne touchent que 300 € par mois, on fait quoi ?
      Amicalement les amis 
      Force et honneur

       
    • #2754286

      Si la monoculture ressemble à un désert , copions les déserts
      Quid du blé pour la farine ?
      Plus de farine, vin, élevage
      Je pensais que sur E&R, on parlait de projet nation, de peuple, d’économie, d’indépendance alimentaire ?
      Moins de 450 000 agriculteurs et 66 millions de français à nourrir, 150 000 agriculteurs vont prendre la retraite, comment on reste autonome alimentairement, sans agriculteurs, avec des buttes de permaculture ?
      Tu vas produire comment le blé pour la farine des français ?
      La mains d’œuvre ?
      On est obligé d’embaucher des migrant, personne ne veut bosser, tu connais le prix, coût, d’un ouvrier agricole, pour un agriculteur français ?
      C’est un super discours et personne ne vous reproche votre vision, mais tu vas nourrir les français comment ?
      C’est toute la structure économique, sociale, politique et pas juste l’agriculture qu’il faut changer, tu fais quoi, si tu produit pas, comment tu payes tes charges, comment tu payes les vêtements de tes gosses, l’école, moi je veux bien, mais il y a le discours et le réel
      T’as combien de gosses, combien de charges (fixes et annexes), comment tu fais vivre ta famille avec une prime activité, tu connais la PAC pour une serre de 60 mètres de long, et 9’30 de large, tu sais combien il en faut pour faire vivre une famille, une fois la saison terminée, (mécanique, goutte à goutte, plants, travail, vente, électricité,etc...) tu connais le prix de vente d’un cageot de tomates, une fois planté, cueillie, étiqueté, livré, ? moi on me prend à 1,60_, le cageot pas neuf c’est 0,30 cts, le coût de mon travail, de la livraison, le temps et les charges, sais-tu combien il me reste ?
      Une petite production comme la mienne (toute petite) c’est une moyenne de 200 /300 kilos jours de tomates, plus aubergines , poivrons, concombres, blettes,betteraves, navets, salade, cornichons, Courges etc...
      Et bien un magasin m’a proposé d’acheter toute ma production pendant toute la saison , et bien j’ai décliné l’offre, pourquoi ?
      Et bien, une fois déduis mes plans, mon goutte à goutte, mon taux horaire, la mécanique, paillage, livraison, temps, et tout le reste, et bien je tourne à une moyenne de 2€ de l’heure 7/7, 365 jours par an, tu fais vivre une famille comment, une exploitation comment ?
      Et bien je bosse à côté, total, je suis bloqué au lit sciatique, tendinite et déchirure musculaire
      J’ai même plein de temps pour commenté ici, soit quand je suis alité, soit à mon autre boulot (et c’est pas nouveau)
      Cordialement

       
    • #2754410

      Le problème c’est pas l’agriculteur ou l’agriculture, le problème il est plus profond
      L’agriculture n’a pas attendu Bourguignon ou les permaculteurs ou Monsanto, ou qui que ce soit
      Quand Soral dit bande de guignols, il y’a des outils qui fonctionnent, l’outil Marxiste, l’outil Thomiste, l’outil famille, l’outil tradition, il nous dit pourquoi vouloir inventer des choses qui existent déjà et qui ont fonctionné
      Pourquoi réinventer ce qui a marché ?
      Si tu ne change que l’agriculture, on va disparaître
      J’ai acheté ton livre y’a quelques années, j’ai regardé tes vidéos, super et heureux pour toi, sincèrement, mais comment on fait quand on part de rien, comment on achète terre, matériel, serre, ferme etc...
      Comment mes fils vont se lancer ?
      Avec un salaire minimum ?
      Très beau le discours, mais la situation réelle, c’est pas ça
      Combien tu as de charges, combien tu produits et combien il te reste, pour faire vivre ton exploitation, ta femme et tes gosses, payer tes charges fixes et annexes, as-tu fait le ratio de temps de travail, charges, cotisations, frais, et à combien tu t’es retrouvé à la fin ?
      (moi sur l’exploit ça dépasse pas 3€/heure)
      Et s’il n’y a plus d’agriculteurs français tu boufferas de l’import,marocain, argentin,brésilien, espagnol, quid de l’autonomie alimentaire française ?
      On produit déjà plus rien, des armes de nos flics aux simples cartes grise, des pièces automobiles, aux simples meubles, vêtements, savon, pièces aéronautique, voiture, rien et tu veux changer l’agriculture, pour que quelques gars fassent du couvert, des buttes de permaculture..Si tu change que l’agriculture, c’est fini, faut changer la fiscalité, réglementer l’import export, l’économie, l’éducation, l’immigration, l’agro-alimentaire etc..si non, comme notre industrie, comme notre commerce, comme tout on va disparaître
      L’outil agricole existe depuis des lustres, c’est pas Bourguignon qui l’a inventé, ou on change tout et on s’y engage tous ou petit à petit, plus d’agriculteurs, plus de commerçants, plus de marchés, plus d’artisans, plus de garagistes, mais des hypermarché, des Leroy Merlin, des Bouygues, des Macdonald, des Danone, des Monsanto,des Adidas, des Nike, des Lidl, des Nord-auto, des Footlocker, William Saurin, Géant Vert, Ferrero, etc...
      Casser du sucre sur l’agriculteur qui déjà se démene avec les tomates espagnole, le bœuf argentin, le soja brésilien, le porc allemand, la fiscalité de L’UE, ça n’a pas de sens
      Cordialement

       
  • Je me souviens d’une époque pas si lointaine (je suis de 74) ou dans la ferme familiale, il y avait : des faisans (de la couveuse à l’adulte), des poules, des dindons, des canards, des oies, des perdrix, des lapins, des chèvres, des moutons, 2 cochons, même un âne, des cultures céréalières, maraichères, quelques rangs de vigne...bref, une ferme qui ne risquait pas de couler à la moindre intempérie qui ruine une culture précise. Mon cousin pleurniche de ne pas gagner sa vie avec juste des vaches à lait.. un autre râle à la moindre averse de grêle....le céréaliers s’en pac, pardon s’en sort et moi ? Je me suis barrer ! Artisan avec un beau potager avec lequel je troc aussi. Je pense mais ce n’est que mon avis, que paysan, c’est un métier complet et pas spécialisé. Bon, pourrissez moi..allez y, j’ai l’habitude.

     

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    • #2754769

      Non on va pas te pourrir,en tout cas pas moi, seulement c’est plus possible avec les contrôles sanitaires, les bouclages les obligations et normes, les vétérinaires pour la Prophylaxie, (grippe aviaire, grippe porcine...)
      Tu tombes sur un contrôleurs un peu con et t’es bon pour un abattage en règle
      Et si tu veux vivre de ton travail avec ce modèle, c’est plus possible
      Traçabilité, interdiction de conserve avec des produits carné, obligation d’équipements norme sanitaire UE, etc...
      Autant dire que ça te coûte un bras
      Et si tu essayes de contourner, on peut te dénoncer et pas forcément un autre agriculteurs, mais un voisin un peu bobo, un citadin, un gauchiste, un vegan, un jaloux, un qui t’aime pas....
      Et la tu peux y laisser des plumes
      Donc ou tu fais ça juste pour toi, mais tu n’en vit pas et tu peux y laisser la santé
      Ou tu te contentes d’un potager, acheter un cochon prêt à tuer et quelques poules, mais c’est ni de l’agriculture, ni de la paysannerie, c’est juste un plaisir
      Vouloir vivre de son métier quand tu es paysan, c’est des emmerdes assurées
      Faire vivre une famille avec tout ce que ça coûte, sur ce modèle, c’est du domaine de l’impossible (malheureusement) et tu vas être scruté de toute part, gendarmes, voisins, mairie, impôt, vétérinaire et peut-être même tout le monde à la fois)
      Mais en effet tu as raison, c’était un très beau modèle, indestructible, sauf par la chambre d’agriculture, le ministère, MSA, l’UE, l’industrie agro-alimentaire, et vétérinaire
      Comme dit Laurent plus haut, ceux qui essayent de travailler traditionnellement se font défoncer et emmerder de longue (quand en plus tu n’y laisses pas santé physique et morale)
      Amicalement camarade

       
    • johann, je suis de 73 et j’ai connu ça, vaches laitières, chèvres, cochons, lapins, poules, canards, un grand potager, des céréales, de la vigne, des fruitiers...
      Le Pépé fut le dernier à laisser les chevaux.
      Tout ça était possible parce qu’ils étaient encore nombreux à vivre de même en s’entraidant et que la famille entière était là pour les gros coups de collier.
      La seule chose dont tu es sûr dans ce genre de vie, c’est de travailler tous les jours, d’avoir un métier qui régit ta vie.
      Reproduire ça aujourd’hui ? Avec qui ? Mes contemporains ont des "bullshit jobs" qui sont un moyen d’accès à des loisirs tous plus débiles les uns que les autres.
      Des oisifs arrogants et exigeants. Quel est donc ce peuple si grand qu’il mérite d’être nourrit du mieux qu’il soit sans aucune contrepartie ?
      Je vis dans un désert médical sans services publics, les urgences les plus proches sont à 40 minutes, dans un hôpital qui fonctionne comme un dispensaire africain, avec des spécialistes prêtés par d’autres hôpitaux, en consultation un jours par semaine et qui opèrent un jour par mois après t’avoir demandé au premier rendez vous 500euros en espèces.
      Les machines dont j’ai besoin sont fabriquées à l’étranger.
      Ceux qui ont encore un emploi le doivent à la communauté de commune, au département, à la région ou au parc naturel, des bandes de minables inutiles tout juste bons à pondre des normes et à les contrôler.
      Reste le gros de la troupe, les retraités, ils ont connu les bonnes années, ont joui autant qu’ils pouvaient et à présent, alternent la télé avec les renouvellements d’ordonnance en se lamentant sur l’avenir de leurs petits enfants pour lequel ils n’ont jamais rien fait pour l’assurer.
      T’as l’habitude de te faire pourrir ? Je suis paysan, n’importe quel débile se permet dans ce pays de juger mon travail, des connasses se lèvent un beau matin et décident que je suis un tortionnaire, un violeur et un assassin parce que je suis éleveur, j’en passe et des meilleures.
      450 000 pour nourrir 68 000 000, un qui bosse pour nourrir 150 autres et faudrait faire ça en prenant le temps de faire des bisous à toutes nos productions ?
      Tu as un potager, donc une notion de ce qu’est la production de nourriture, tu es artisan, donc tu as une idée de l’organisation du travail, explique moi comment produire en même temps pour 150 personnes, du lait, de la viande, des légumes et des céréales.

       
  • En fait "mon exploitation" ( à laquelle on arrive par une piste dfci de 2 km régulièrement ravagée par des épisodes pluvieux) se situe le long d’un ruisseau (qui peut se transformer en torrent ; 300 mètres de murs son parti lors des intempéries du 19 septembre dernier) sur des coteaux avec une pente d’ en moyenne 45 °. Ce qui donne par exemple des terrasses avec une bande cultivable d’a peine 2m de large soutenue par un mur de 3,50 m de haut, en pierre sèche.Le plus grand traversier fait 200 m2 et l’ ensemble s’ étale sur 50 m de dénivelé. Beaucoup de murs sont à remonter ou en fin de vie. A cette difficulté d’ accès s’ ajoute le ravinement de la montagne après de fortes pluies (on a ici les records de précipitations de France), les sangliers, blaireaux, rats (taupiers,..). Du coup, j’ entretien 2000m2 à la débroussailleuse ou se trouve mon habitation et 500m2 cultivé à la main (jardin "bio" vivrier et production de graines). Je suis, à coté de ça, autoentrepreneur (petite maçonneries, entretiens de jardin) et je fais l’ouvrier agricole (en "conventionnel") de temps en temps.
    Le patrimoine agricole construit est énorme en Haute vallée de l’ Hérault. Ce sont des vallées de plusieurs kms de long sur plusieurs centaines de mètres de dénivelés qui ont été presque entièrement terrassées (murs de soutènement, captage hydraulique) ! C’ est pour moi un témoignage qui perdure de ce qui a fait la richesse de la France avant l’ère des machines et de l’ industrie chimique ; l’ Agriculture Traditionnelle ! Avec comme arbre tutélaire le Châtaigner.
    A travers cet article sur la permaculture j’ai voulu dire que l’ alternative à l’utilisation systématique d’ engrais chimiques et de pesticides peut être dans des végétaux en bonne santé grâce à un sol "auto fertile" obtenu par la présence de champignons alimentés par le maintient de matière carbonée et par un travail du sol limité. Le contraire de ce que propose l’ agronomie des lobbies qui tire un revenu non négligeable des "médicaments végétaux". Tout rapprochement avec la santé humaine n’est pas fortuit !

     

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    • J’ai exploité dans le Vercors, c’était pareil, et pourtant il y a guère de coteaux c’est plutôt abrupte.
      Si dans ton coin il y a eu autant d’activité c’est qu’il y avait forcément une voie d’accès en état, c’est à dire entretenue. Elle était entretenue, parce qu’ils étaient nombreux, tout seul tu peux pas l’entretenir sans faire appel à des engins. Pour se payer les services des engins, faut soit des revenus conséquent de son exploitation, soit une fortune personnelle.
      Je peux déjà dire ton avenir, soit tu t’acharnes et tu auras une vie de marginal, genre semi-clodo des bois, soit tu fait comme les plus malins, tu vends du conseil.
      tu fais 500m² à la débroussailleuse, et t’écris un article, tu me semble bien partit.
      Voila le problème avec la permaculture, on fait que croiser des mecs qu’en causent.
      Bon, j’vais aller manger, salade verte, queue de boeuf a la bière et à la tomate avec du riz Camargue, tomme de chèvre maison, et un bout de gâteau au chocolat, une pêche. Et encore une journée de faite !
      La salade sort de chez un copain maraîcher d’Issy L’Evèque, ainsi que le céleri branche, les carottes et les oignons dans la queue de boeuf, qui elle sort de chez un copain de Saint-Yan artisan boucher Charcutier, qui fait toute sa charcuterie en porc fermier plein air Auvergne et les génisses grasses proviennent toutes du coin autour de chez lui en plein coeur du Charollais, les tomates et les pêches viennent de chez un copain primeur, que du français, du haut de gamme, pas donné à tout le monde, le pain c’est chez un copain de Gueugnon artisan boulanger tradi, il prend sa farine chez un copain meunier de Neuvy Grand-Grandchamp, qui prend son blé chez des copains de Neuvy, d’Issy ou d’la Chapelle-au-Mans tous ont une belle troupe de Charolaises et font de la polyculture. La Tomme est Faite par ma femme, je produits le lait avec 87 chèvres principalement de race Alpine sur 22Ha en autonomie fourragère. les oeufs le thym et le laurier sont de la maison, ces dernières année ont été trop sèches pour faire un potager digne de ce nom.
      Tous ces copains c’est une belle bande de salopards, des marchand de gluten, de pesticides, d’antibiotiques, des bourreaux des animaux, des violeurs de la terre, y’en a même qui sont à la Fédé locale, des connards qui ont encore les couilles d’aller secouer le préfet les yeux dans les yeux pour obtenir des trucs. C’est d’ailleurs grâce aux gars de la fédé que la maman de Nicolas n’a pas payé l’impôt sur le foncier ces trois ans passés.

       
    • #2755638

      Pour information ou rappel, depuis le 01er avril 2021, un nouveau Schéma Directeur Régional des Exploitations Agricoles (SDREA) remplace le précédent.
      Le SDREA donne un cadre pour l’instruction des demandes d’autorisation d’exploiter.
      Un diaporama informatif sur ce nouveau SDREA est en pièce jointe.
      Vous pouvez retrouver ce nouveau schéma sur le site de la DRAAF à l’adresse suivante :
      https://draaf.occitanie.agriculture...
      Les formulaires de demande d’autorisation d’exploiter ont évolué pour prendre en compte ce nouveau SDREA.
      Ils sont disponibles sur le site de la Préfecture à l’adresse suivante :
      https://www.haute-garonne.gouv.fr/dae
      Les demandes d’autorisations d’exploiter devront être accompagnées :
      - des relevés de propriété des parcelles concernées (disponibles gratuitement en mairie)
      - un diplôme agricole si vous en avez un ou une attestation de la MSA indiquant que vous avez exploité au moins 24,67 ha durant au mois 5 ans (sauf si déclaration PAC durant cette période) pour justifier de la capacité professionnelle
      - votre dernier avis d’imposition si vous avez une autre activité
      - et les statuts de votre société ou un projet si cette demande est au nom d’une société
      Sur la première page de l’annexe n°1, les informations à renseigner correspondent à l’ancien exploitant.
      L’envoi de vos demandes d’autorisation d’exploiter renseignées est à privilégier par voie postale.
      La procédure d’instruction d’autorisation d’exploiter dure 4 mois à compter de la réception de la dernière pièce du dossier, durée prolongeable de 2 mois en cas de concurrence.
      Nous vous rappelons qu’avant de faire une demande PAC ou signer un contrat (bail, commodat,..) avec un propriétaire, la demande d’autorisation d’exploiter doit être acceptée (fin des 4 mois).
      Bienvenue chez les pignoufs camarade
      Que du bonheur !

       
  • #2755751

    Les aides au maintien supprimées
    A l’image des Français, les Européens sont de plus en plus intéressés par l’agriculture bio. Alors pour satisfaire la demande, la nouvelle Politique Agricole Commune de l’Union européenne, la PAC, fixée pour la période de 2023 à 2027, augmente de 30% l’enveloppe consacrée aux conversations des exploitations vers le bio.Si cette dynamique semble intéressante pour les agriculteurs souhaitant franchir le pas du bio, pour ceux qui ont déjà converti leur exploitation au label biologique, cette nouvelle PAC déçoit. L’UE prévoit en effet de supprimer les aides au maintien destinées à ces derniers. Jusqu’à présent, ces aides étaient versées pendant cinq ans à chaque agriculteur ayant réalisé sa conversion.Déjà des déconversions 
    "C’est fini l’innovation. Je ne ferai plus de recherche comme je fais aujourd’hui sur l’agriculture et la conservation biologique", regrette Thomas Lafouasse, céréalier et maraîcher déjà converti dans l’Essonne. Pour l’agriculteur, cette suppression des aides au maintien représente une perte de 50.000 euros. "Je vais surement embaucher un peu moins, renouveler mon matériel beaucoup moins. Je vais faire le dos rond en fait. Je vais juste faire le minimum pour survivre", explique-t-il
    Pour ce céréalier, "il y aura beaucoup de déconversions". Une théorie qui se confirme déjà au sein de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, qui observe une baisse d’intérêt des agriculteurs pour la conversion au bio, notamment en Normandie. "Nous sommes dans une période de creux. On a peu de demande de conversation sur la filière laitière, pas ou quasi pas sur la filière céréalière. Sur la filière viande bovine, c’est également très faible", se désole le secrétaire national de la Fédération, Loïc Madeline.
    concurrence du label HVE
    Pour le secrétaire général, si aucun signal fort n’est envoyé au secteur d’ici 2023, il sera difficile de réactiver la filière. Conséquence directe pour les consommateurs, le prix des fruits et légumes bio pourrait augmenter à la caisse. Autre risque enfin, la tentation de certains agriculteurs de se tourner vers le label haute valeur environnementale, HVE.Une certification agricole beaucoup moins exigeante que le bio et qui permet notamment d’utiliser des pesticides. Pourtant, les agriculteurs choisissant ce label pourront prétendre aux mêmes aides que pour les exploitants bio. De quoi défavoriser un peu plus la production biologique

     

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  • @Laurent 71
    Le terme coteaux n’est peut-être pas adapté à mes flancs de montagnes mais si 45° de pentes c’est pas abrupt..
    Le seul accès qui existait auparavant c’était un sentier communal caladé. Les pistes dfci qu’ils ont fait avec de gros engins il y a 40 ans leur coutent trop cher à entretenir. En effet je sais qu’il existe beaucoup de régions Françaises et même dans d autre pays ou il subsiste ces aménagements agricoles. Mais il me semble qu’ ici et en France (plutôt dans le sud) le travail a pris une telle ampleur qu il peut servir de preuve au fait que la France a été une puissance agricole hors du commun,sans les machines. Ce qui ne veut pas dire que j’en fait un objectif opportun.

    Il est normal que derrière le mot permaculture tu trouves des gens qui ne sont pas de vrais producteurs agricoles. Ne t’en agaces pas ! Chaque catégorie socio professionnelle à son champs lexical.
    Cependant mon activité ne se résume pas a débroussailler 500m2 et je pense pouvoir constituer une partie de mes revenus en produisant aussi des semences potagères.
    Je comprends ton propos de dire qu a l heure actuelle si tu veux exister il faut produire en quantité et cela ne se fait qu avec les machines et souvent beaucoup d’ acharnement.
    Mais bon, si tu pouvais éviter de prendre les autres pour des charlots, des bonimenteurs parce qu ils ne sont pas, comme toi, de longue sur la chaine de production , on aurait pu aborder le sujet de départ et tu nous aurais expliqué pourquoi les méthodes de Bourguignon ne sont pas applicables dans ton fonctionnement.

     

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    • Encore une fois, la production ce n’est pas une philosophie, ça se mesure avec ses produits.
      La permaculture ne propose que des livres et de la formation, pas de production agricole.
      L’claude est un escroc à la petite semaine qui fait son beurre en attrapant les faibles qui culpabilisent et les cyniques qui savent que sa venue sur l’exploit fait vendre chez les gogos.
      Un discours outrancier et insultant qui n’a aucune portée sur le monde agricole.
      Il y a des approches bien plus sérieuse dans l’agriculture de conservation des sols.
      https://www.canal-u.tv/producteurs/...
      https://www.franceculture.fr/emissi...
      Des gens honnêtes qui font le boulot et transmettent sans jouer les divas.
      "Toujours faire la différence entre le sérieux et le frivole" : Alain Soral.

       
  • Tu as raison Laurent.Il charge excessivement les agriculteurs alors que les premiers coupables sont les institutions agricoles (scientifiques, politiques), qu’il doit bien connaitre pourtant..
    Quand j’ ai passé mon diplôme de maraichage bio (2002-2003)
    Au centre de documentation du CFPPA il n’y avait aucune information, aucun document sur les semences !
    En cours, un intervenant en biodynamie est passé, il a dessiné les signes du zodiaques au tableau, il nous a parlé de poudre de cendre de pucerons,..bref du délire.
    Aucun semis en pleine terre en 8 mois de formation.
    Et le conseil d un prof ,en agriculture bio si vous avez un problème sanitaire ; vous arrachez et vous brulez !
    En parallèle à cette époque, j’ai travaillé chez un vieux de 80 ans et son fils qui cultivaient un trentaines d’espèces de légumes sur 2 hectares dont 4000m2 de serres en Bio (label Ecocert). C était un peu à l’ ancienne. J ai fait 2 saisons avec des journées de 8 heures à désherber, épandre le fumier (les deux devaient être liés d’ ailleurs, le fumier ramène pas mal de graines d adventices).
    Après, je fais depuis plusieurs années la plantation et l’ arrachage des oignons pour les paysans du coin en "conventionnel".
    J’ arrive, sur mes terres, sur 100m2, a sortir 400kilos d’ oignons sans traitements. C’est un oignon qui se garde, je mange les derniers de l’année dernière ! Il peut se vendre à 8 E le kilo à Paris ! Et même à 1,50 E les 3 oignons à Lidl !!

     

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  • Il y a Laurent Welsch qui a fait des videos sur You tube.
    Il est maraicher producteur. C’ est assez poussé en connaissance du sol et en essais concrets en production de légumes.

     

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  • @laurent 71 Je ne voulais pas dire que je fais un rendement extraordinaire ( je le fesai sur une parcelle qui manque de soleil alors que l’oignon aime le plein soleil, en plus.) mais que cela peut vite chiffrer même sur des petites parcelles.
    Le problème principal c’est le désherbage, je n’ai quasiment pas de problème de maladies.. Je vais vite faire 30 heures de désherbage pour les avoir ces 400kilos !
    L oignon, je ne le paille pas. J’ai essayé avec des feuilles de chêne vert une année c était pas terrible niveau sanitaire.
    La coopérative d oignons de la région, elle, à essayer avec de la paille !! J aurais bien voulu être là ???? Faut imaginer les types en train de mettre de la paille entre des oignons à 10 cm sur la ligne et 15 entrelignes.
    Moi, je prenais les feuilles de chêne vert et je les jetai, elles se répartissaient de façon homogène dans le champs. J avais été les chercher à 100m.
    La rentabilité c est compliqué il y a tellement de facteurs qu il faut /que l’on peut prendre en compte.
    Ce qui est sûr c’est que si les 400000 agriculteurs de France se reveillaient, ça ferait plaisir..si tu peux faire remonter à la Fnsea..
    Le système est quasiment entièrement corrompus avec des dirigeants qui enculent des gamins pour oublier qu’il mène leur pays et les autres à la catastrophe.

     

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    • @Cédric, je ne suis pas contre les essais, j’en ai fait toute ma vie et j’en ferai jusqu’à la fin.
      On cherche tous des solutions chacun dans son coin ou ensemble.
      L’ argent fait courir, pour qui ?
      L ’agriculture française est une des meilleures au monde, les gars ont fait des progrès extraordinaires, en productivité et pour l’environnement.
      J’ en ai juste plein le cul de me faire insulter par des branleurs ou des malhonnêtes qui on fait un business de nous cracher dessus.
      Des épiciers cyniques incapable de produire autre chose que du vent.
      Les gars produisent, ils ne font pas de politique, le marché dicte sa loi.
      Chez nous la plupart ont compris l’intérêt du steak végétal, transformer des matières premières à moins de 200 euros la tonne pour revendre un produit à 30 000 euros la tonne. Ils sentent bien que toutes les attaques qu’ a subit la polyculture élevage ont un commanditaire, des associations gavées de fric, les médias qui mettent en avant des alternatives improbables et jamais démontrées. Mais ils ont encore souvent du mal à mettre un nom dessus.
      Alors quand ils arrivent sur le premier site de réinformation et que celui-ci participe du merdier dans lequel on les a mis, ils retournent labourer.

       
    • #2758350
      Le 5 juillet à 07:10 par Hop ! 1 doigt dans ton cul ! Ni vu, ni connu
      La permaculture : une critique raisonnée de la présentation médiatique (...)

      La production, c’est produire de la matière
      Produire !
      Pour vivre faut produire
      Force de production

       
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