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Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

Les hommes peuvent-ils vivre sans Dieu ?

Note de la rédaction

Un article de la Rédaction d’E&R initialement publié en février 2016.

Comme le faisait remarquer Emmanuel Todd dans son ouvrage Qui est Charlie ?, la pratique de la religion catholique s’est effondrée en France dans les années 1960-1970, celles de la libération sexuelle, de l’explosion de la consommation, bref, de l’américanisation de la société. Les années de guerre et de privations avaient décuplé l’appétit des Européens en général, et des Français en particulier. Les hypers se sont remplis, les églises se sont vidées. L’abondance matérielle a comblé – un temps – les besoins spirituels de la population. Période orgiaque faste symbolisée par La Grande Bouffe, de Marco Ferreri. Mais la satisfaction des désirs immédiats vantés par la publicité a fait oublier que l’Homme ne se nourrissait pas que de pain. Dieu est revenu en force.

 

 

Aujourd’hui, par un mouvement de balancier dont les sociétés ont le secret, l’explosion sexuelle est quelque peu retombée, suite à l’épidémie de sida des années 1980-1990. Quant à la surconsommation, la crise économique s’en est occupée personnellement : une partie du travail est partie en fumée (et en Asie), et les Français apprennent à vivre avec moins d’argent. Les hypers se vident, les églises de toutes sortes se remplissent à nouveau : l’Homme a besoin de consolation, et ce n’est pas le sucre qui apportera ce réconfort spirituel. La pratique religieuse sous sa forme passée n’est pas repartie à la hausse, mais le besoin de comprendre le monde et de lui trouver un sens se manifeste grandement.

Après la grande bouffe tous azimuts des années 70, le capitalisme a rebondi en vendant le « mieux » après le « plus ». La qualité plutôt que la quantité. Le bio est apparu, suite aux expériences agricoles des premiers agriculteurs écologistes (qui s’étaient ainsi éloignés de la société de consommation), puis la diététique, avec son respect du corps, une meilleure connaissance de ses besoins et des aliments. Que les anciens savaient déjà fondamentale : tu es ce que tu manges.

« Une pomme mangée avec contentement vaut mieux qu’une perdrix dans le tourment  » (Adrien de Montluc, 1616)

De partout surgissent modes, techniques, « trucs » (de grand-mère) censés rendre l’équilibre perdu au consommateur désorienté. On redécouvre alors des secrets perdus depuis des siècles. Par exemple le jeûne, inscrit dans les religions pour plusieurs raisons. D’abord, il y a deux ou trois mille ans, les hommes n’avaient pas toujours le choix : on jeûnait parce qu’on manquait de nourriture. C’est le jeûne forcé, sur lequel nous ne nous étendrons pas. Mais l’homme moderne garde en lui une capacité à ne pas manger, ou manger peu, qui surprend, dans des conditions extrêmes. Ainsi, des prisonniers ont-ils pu survivre dans les camps de concentration soviétiques ou nazis, avec une base nourricière radicalement limitée.

Pourtant, ce n’est pas le jeûne qui est anormal, c’est l’abondance, cette situation de repas quasi permanent que les Occidentaux connaissent depuis l’enrichissement général de la société après les années 1960. Tout le monde ou presque mange à sa faim, et sans interruption. Même les SDF ne meurent pas de faim (mais d’un défaut de solidarité et de relations sociales). Le système digestif est ainsi mis à contribution toute la journée, jusqu’au soir, sans repos, et il est souvent, de ce fait, en saturation. Ce qui explique qu’un jeûne régulier de 40 heures par semaine constitue une excellente coupure pour l’estomac et les intestins.

 

Concrètement, que se passe-t-il pendant un jeûne, et comment le corps peut-il tenir plusieurs jours sans manger ?

C’est simple, la masse graisseuse du corps (même les maigres en ont) et la masse musculaire sont des réserves de lipides et de glucose. Mais il ne faut pas trop « taper » dedans. Dans Hunger, le film sur la grève de la faim des militants de l’IRA sous Thatcher, qui les laissera crever (Bobby Sands tiendra 66 jours en 1981), on assiste à la lente décrépitude d’un corps qui ne mange plus. Au-delà de deux à quatre jours de jeûne, paradoxalement, le corps change de procédé de consommation glucidique, par la cétose. Le cerveau, qui se nourrit de sucre, trouve d’autres ressources (les corps cétoniques, très bénéfiques), et les efforts physiques et intellectuels ne sont pas bannis, juste ralentis. On vit alors en mode « sur la lune », avec parfois quelques vertiges dûs à une légère hypotension artérielle. Mais toute sensation de faim conjoncturelle a disparu, sauf à être stimulée par un bon petit plat ou de bonnes odeurs irrésistibles... Le corps devient plus léger, l’esprit aussi : on fonctionne à l’économie, on entre dans un rythme plus lent, les échanges avec l’environnement se font plus mesurés. Il s’ensuit une sensation de béatitude – le corps (et ses besoins) s’effaçant au profit de l’esprit –, voire un certain délire mystique. C’est l’essence du jeûne spirituel que prône la bible indienne.

 

Avant le jeûne nettoyait les péchés, aujourd’hui il nettoie les toxines

Ainsi – message à l’adresse des incroyants – il est tout à fait possible que le Christ ait tenu 40 jours sans manger dans le désert, ce qui a donné naissance au Carême. Aux débuts du christianisme, le jeûne n’a pas au départ l’aspect curatif que la société moderne met en avant : il est de l’ordre de la pénitence (dans le sens d’une conversion de l’esprit pour ceux qui se sont éloignés de Dieu et de ses enseignements, symbolisés par les Évangiles), ou de l’apprentissage de l’humilité face à son Créateur. Le jeûne, aux côtés de la prière et de l’aumône, constitue la pénitence, qui permet le nettoyage des péchés. Un lavage intérieur. Selon Thérèse de Lisieux, c’est en se privant volontairement de nourriture qu’on trouve ou retrouve son lien à Dieu.

Le Carême est, pour ceux qui l’ignorent, un rappel du jeûne de Moïse avant de recevoir les Tables de la Loi, puis de celui du Christ dans le désert, soumis à la tentation pendant 40 jours, et sorti vainqueur. Ces 40 jours étant trop durs à tenir pour les premiers chrétiens, souvent soumis à un labeur physique, ils se sont réduits progressivement. D’ailleurs, l’église catholique ne les impose plus.

Il s’agit d’une régénération morale, qui passe par une purification du corps, dans tous les sens du terme. Celui qui reçoit la communion après ces 40 jours de retenue doit être « tout esprit ». Le jeûne catholique a évolué avec le temps, et avec les régimes politiques de l’Église. Le Carême est donc passé de 40 jours à un Vendredi (saint) et un Samedi (saint) par semaine, 40 jours avant la résurrection de Pâques (le dimanche 27 mars cette année), puis à une journée d’abstinence, et enfin à une journée sans viande (pratique pour les pauvres), voire une réduction du nombre de repas, un repas repoussé… de quelques heures. Résumé : pendant le Carême, on ne se gave pas, on vit – si possible – comme des pauvres.

 

Avoir faim... de Dieu

Une pratique récurrente destinée à renforcer l’esprit au détriment du corps. Ce qui est, concrètement, le cas : le mental prend le pas sur les besoins corporels basiques. La volonté empêche le corps de se nourrir (trop), la vertu domine le vice, en quelque sorte. C’est une prise de pouvoir sur soi, qui fait découvrir une force insoupçonnée. Ainsi, le jeûneur moderne retrouve-t-il sans le savoir l’essence du jeûne chrétien. Les bobos, pendant les week-ends qui associent marche à pied et « détox », font-ils autre chose que de retrouver les vertus de la retraite spirituelle des chrétiens ? Du pèlerinage ? Il ne serait pas étonnant que la redécouverte du jeûne soit une renaissance du Carême… inscrite dans nos gênes !

N’oublions pas le jeûne musulman, le saoum pendant le ramadan, qui lui repousse les agapes en fin de journée, toujours sur 40 jours, après le coucher du soleil. L’Église a elle développé au cours du temps, toute une typologie de jeûnes, abstinences ou Carême (dérivé de quarantième). À distinguer, le petit Carême (ou les 40 jours d’avant Noël) du grand Carême, celui de Pâques. Assez opportunément, le jeûne d’avant Noël permettait de faire passer une période difficile pour les pauvres, l’hiver étant la saison préférée des famines et autres disettes.

 

Après l’abondance, le détachement des biens matériels

Aujourd’hui, le jeûne associé à une meilleure connaissance du corps rejoint par hasard ou déterminisme le jeûne spirituel des vrais chrétiens ; ce n’est pas antinomique, science et religion se croisent parfois où on ne les attend pas.

L’homme moderne cherche à reprendre main sur sa propre vie – qui lui échappe de plus en plus par sa complexité croissante et le dynamitage (terroriste) des valeurs qui ont construit l’individu, la famille et la société –, à séparer ses besoins fondamentaux de ses besoins superficiels, et le jeûne est parmi d’autres un moyen d’accéder à un autre rapport au corps, aux autres, et à Dieu, pour ceux qui y croient. Le jeûne s’accompagne sans conteste d’un renforcement moral. En dominant la faim, l’homme domine son animalité, ses désirs, ses pulsions, et accède ainsi à une transcendance qu’il avait perdue. On en revient à la vraie-fausse disparition de la pratique religieuse, qui réapparaît en fait ailleurs, sous une autre forme. Dieu est immortel, et surprenant !
Sans aller jusqu’au sage hindou qui se cloue une oreille à un arbre pour ne vivre que de méditation et de mendicité, montrant par là sa supériorité morale sur les autres, mus par la peur, la faim et l’ambition, on peut aujourd’hui coupler le besoin naturel de spiritualité avec une connaissance de plus en plus précise du corps et de ses possibilités. Nous n’avons pas fini de découvrir notre univers intérieur.

Le Carême commence le Mercredi des Cendres (celles de Rameaux bénis), 40 jours avant Pâques (nous y sommes) pendant lesquels le chrétien doit retrouver sa foi, ou une foi plus pure, et se réconcilier avec son Dieu. Un retour annuel vers les fondements de l’enseignement du Christ, même si tout n’est pas possible, même si c’est difficile : il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu.… En revanche, ce qui est possible, pour soi, c’est de manger frugal, et de nourrir ceux qui ont faim.

 

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118 Commentaires

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  • #2398819
    Le 1er mars 2020 à 15:13 par RrexX
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Un de mes amis gastroentérologue au Maroc me disait il y a quelques années déjà que les pathologies digestives du mois de Ramadan sont connues de longue date.
    Surconsommation à la rupture du jeûne (hrira, bstila, pâtisseries,café au lait, sodas etc...)
    Cherchez l’erreur.

     

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  • #2398832
    Le 1er mars 2020 à 15:41 par Arthur
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Très bel article sur le jeûne chrétien et sur ce qui l’entoure. Un sujet qui se retrouve en plus de cela au confluent de plein de sujets (le libéralisme libertaire, société du "cul partout", philosophie...)

    Un petit salut également aux musulmans pour la pratique du ramadan.

    Et n’oubliez pas, je ne sais plus qui disait cela dans un extrait vidéo d’un des SAPTR : "C’est l’absence de Dieu qui réconforte l’homme". Crainte d’un jugement ?

     

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  • #2398887
    Le 1er mars 2020 à 17:21 par FRANCE LIBERTE
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Le jeune met surtout les sens à vif : on devient plus sensible et réceptif !
    Cela se matérialise par une recrudescence de piété chez chez certains et par de l’agressivité chez d’autres : c’est un peu comme l’alcool, la vraie nature des gens fait surface ... :)

    je me fais comprendre ... :)

     

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    • #2399241
      Le Mars 2020 à 09:18 par Rem
      Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

      Quelle connerie...
      Essaye de jeuner avant de bla blater..
      Je te garanti qu au bout déjà de 4/ 5 jours de jeunes tu n’utilises pas ton énergie dans l’agressivité ou la colère bien au contraire, t’as beaucoup plus de recul et de lucidité que ça..
      Comparer le jeûne et l’alcool faut quand même être vachement perturbé l’ami.

       
    • #2399725
      Le Mars 2020 à 21:43 par ER
      Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

      Tu as tout à fait raison n’en déplaise à la REM...

      J’ai effectivement constaté ce que tu dis dans les pays musulmans où le jeune se pratique quand me^me sur un mois complet

       
  • #2398899
    Le 1er mars 2020 à 17:37 par DK-Oran
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Ce n’est pas fortuit que certaines vérités spirituelles réapparaissent.

    Nous sommes entrain de vivre le chevauchement d’un cycle qui fini et d’un cycle qui débute. Le début de la fin se situe au siècle dernier avec l’ant-tradition (la déviation) qui a eu son expression la plus complète dans le matérialisme. Nous somme passés en accéléré à la contre-tradition (la subversion) qui parait triomphante… Elle est entrain d’atteindre son paroxysme. Sa destruction est imminente.

     

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  • #2398968
    Le 1er mars 2020 à 19:29 par Snayche
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Il est évident que le manque de foi, et donc piété, et donc de noblesse insoumise à la corruption amène les peuples à se faire dominer perversement.
    C’est pourquoi en pratiquant la religion et en suivant le mode de vie prophétique, le peuple peut avoir le pouvoir sans l’avoir, puisque orientant la société vers la vertu...

     

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  • #2399019
    Le 1er mars 2020 à 21:06 par nonyme
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    J’ai deux parents de mon entourage qui travaillent à l’hosto, et quand ils parlent de mon grand-oncle malade d’un agiome, ils disent tout simplement que "bon maintenant, faut pas insister, les médecins ont fait ce qu’ils ont pu".
    On dirait un sketch de Dieudo, j’ai envie de leur cracher à la gueule, mais je me tais et j’en pense pas moins.
    Le quoi ? Le jeûne ! Connais pas...
    Les gens sont fiers de leur connerie, de leur ignorance, ils se rassurent en racontant leur dernières vacances de consommateurs, achetant des trucs, en fait ils fuient la mort, et quand c’est un proche à deux doigts d’y passer - peut-être cette nuit, ce qui libérera au moins sa femme au bout de dix ans de lutte avec les médocs et les incapables de la médecine progressiste -, ils disent pour se rassurer "les médecins ont fait tout ce qu’ils ont pu, ça serait mieux pour lui."
    Bande d’enculés - je respecte, c’est ma famille, mais enculés quand même.

    Donc vive le jeûne auto-nettoyant, et "mort aux cons". En plus je leur avais offert le livre du Dr Gernez pour essayer de les intéresser, mais rien à faire, désolé.
    Pour vivre heureux vivons cachés.

     

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    • #2399071
      Le Mars 2020 à 22:20 par petithous
      Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

      Je sais ce que tu ressens, j’ai perdu ma Compagne, et j’ai entendu toutes les conneries possibles et imaginables .
      Le problème n’est pas l’ignorance .
      Le problème porte un nom ... peur !

       
    • #2399242
      Le Mars 2020 à 09:21 par nonyme
      Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

      Navré de l’apprendre... La peur de comprendre alors ? L’ego surdimensionné de l’individualiste-jouisseur-consommateur s’identifie tellement fortement à tout ce conditionnement systémique, cette aliénation en fait, que les gens rejettent instinctivement, presque comme un réflexe de survie (paradoxe), les autres modes de vie.

      Mais qu’est-ce qui fait que certains s’y intéressent et d’autres pas ? je ne sais pas. Peut-être à la base un caractère curieux et/ou une disposition à s’intéresser à la Vérité - "Qui me cherche me trouvera" Christ.

      Par rapport aux êtres disparus, dans ce que j’ai lu - et ça commence à être reconnu -, on retrouve ceux qu’on a aimé après le passage de cette vie à l’autre, je l’ai lu dans beaucoup de livres, chercheurs, médecins, témoignages, saints etc. (notamment les Éditions du Jardin des Livres de Jovanovic)
      C’est la lecture de ces livres qui m’a éveillé l’esprit en quelque sorte à une conception de la vie plus vaste que le seul "mode économique", salariat/consommation qui déshumanise et avilit les âmes au point de les éloigner entre elles, jusque dans sa propre famille...

      C’est logique : si vous avez une lumière dans une pièce sombre ça n’éclaire pas beaucoup, mais plus vous avez de petites lumières (les âmes) plus elles s’additionnent et font reculer la part sombre de chacun... Donc Dieu est bien dans le lien entre les âmes, et le "Paradis" forcément un "océan de lumière" où tout le monde se retrouve.
      Peut-être même que Dieu est la réunion de toutes les âmes. Ce qui révèle donc par opposition, le combat de Satan qui est de les attirer vers le bas, symboliquement vers la base de la pyramide, car plus on descend plus la base est large et plus les âmes sont éparpillées et isolées, fragilisées... De là, la peur, par opposition à la foi.

      Le Christ combat le Dragon (ou le Serpent) mais c’est le Christ. Nous, nous devons être des millions à le combattre ! C’est le sens de "l’union fait la force".
      L’ennemi est bien en vue par l’entremise de ses suppôts, responsables de cette déshumanisation :
      - https://twitter.com/stompk/status/9...

      Courage à nous ! Bon jeûne en attendant. Mon record à battre : 5 jours ! (à l’eau) (sur 40 !...)

       
  • #2399034
    Le 1er mars 2020 à 21:22 par Rattlesnake
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Les Orthodoxes jeûnent à peu près la moitié de l’année et peu de gens le savent...Comme au Moyen-Age. Dont 40 jours avant Pâques et 40 jours avant Noël. Chez les Orthodoxes russes, la viande mais aussi tous les produits laitiers sont écartés avec très peu de jours permettant le poisson pendant ces longs jeûnes.

    Dans l’année, ils ont jeûne le mercredi et le vendredi.

     

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  • #2399055
    Le 1er mars 2020 à 21:50 par DK-Oran
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Ce n’est pas fortuit que certaines vérités spirituelles réapparaissent en ce "moment". Le jeûne n’en est pas la moindre.

    Nous sommes entrain de vivre le chevauchement d’un cycle qui fini et d’un cycle qui débute. Le début de la fin se situe au siècle dernier avec l’anti-tradition (la déviation) qui a eu son expression la plus complète dans le matérialisme. Nous somme passés en accéléré à la contre-tradition (la subversion) qui parait triomphante… Elle est entrain d’atteindre son paroxysme. Sa destruction est imminente.

     

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  • #2399057
    Le 1er mars 2020 à 21:52 par legrandsec
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Pour ceux qui voudraient tenter un jeûne longue durée voici quelques conseils suite mon expérience personnelle d’un jeûne de 3 semaines et demie :

    - Lire le livre "le jeûne une nouvelle thérapie" de De Lestrade (et non "Le jeûne", livre de Shelton, qui n’apporte pas de renseignements pratiques et décourage plus qu’autre chose malgré toutes les qualités de son auteur)

    - Abstention totale de nourriture et de boisson hormis de l’eau plate bien sûr

    - Ne pas dire que vous jeûner et éviter les contacts sociaux car les gens essaieront de vous faire remanger croyant bien faire.

    - Bien négocier la rupture du jeûne. La sortie du jeûne est paradoxalement plus difficile que le jeûne lui même car il faut relancer le système digestif sans le brusquer. Débuter avec des jus dilués au p.h basiques (betterave) en très petite quantité puis augmenter la quantité progressivement. Passer ensuite aux fruits (pruneaux) puis légumes...A savoir que la période de réalimentation dure autant que le jeûne et qu’il ne faut pas consommer de sel sous peine d’avoir de volumineux oedemes (j’ai du me passer de sel pendant plus d’un mois).

    Voilà, en espérant que ça puisse aider certains à se lancer.
    Bon courage aux futurs jeûneurs

     

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  • #2399271
    Le 2 mars 2020 à 10:33 par L’homme sans qualités
    Le Carême ou la redécouverte des vertus du jeûne

    Tout est dit. Amen

     

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