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Les États-Unis actifs au Salvador pour protéger le pouvoir en place

Le procureur général du Salvador, Luis Martinez, a annoncé, mardi, que les autorités salvadoriennes avaient arrêté les membres d’une bande criminelle qui se préparait à attaquer son bureau et d’autres institutions gouvernementales à l’aide d’explosifs.

M. Martinez n’a pas donné de détails sur le coup de filet ni révélé l’identité des prévenus, mais a indiqué que l’enquête était menée avec le soutien du Bureau américain de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs [ATF, Ndlr].

Il a précisé que les forces de l’ordre n’avaient pas encore mis la main sur les explosifs.

Lundi, la Cour suprême du Salvador avait décrété que les gangs appartenaient à la catégorie des organisations terroristes. Le plus haut tribunal avait auparavant rejeté des contestations constitutionnelles remettant en question la Loi spéciale contre les actes terroristes.

Cette décision pourrait entraîner des peines beaucoup plus lourdes pour les membres des groupes criminels et leurs partisans que celles prévues par le code criminel du pays, qui ne couvre pas les crimes terroristes.

Selon Luis Martinez, les peines maximales pour certaines infractions pourraient effectivement augmenter en vertu de la nouvelle loi. Dans d’autres cas, la législation pourrait provoquer l’extradition des accusés vers les États-Unis, a-t-il ajouté.

Avant la décision de la Cour suprême, quelques juges en désaccord avec la loi ne l’appliquaient tout simplement pas.

Le verdict semble fermer la porte à toute négociation avec les bandes criminelles. La récente vague de violence a été interprétée comme un moyen de pression de la part des gangs pour forcer le gouvernement salvadorien à relancer les pourparlers, ce que ce dernier a toujours refusé de faire.

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2 Commentaires

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  • Le pouvoir au Salvador est entre les mains de la gauche (FMLN), et le Président Sanchez Ceren un ancien guerillero. Mais le pays est toujours tenu par les Etats-Unis, et l’oligarchie de droite ultra-libérale fait pression pour un coup d’Etat, en accusant le gouvernement d’incapacité à lutter contre la vague de violence dans le pays (de 15 à 50 assassinats par jour dans un pays de 7 millions d’habitants). Les bandes organisées sont manifestement liées au parti de droite ARENA (le narcotrafic est tenu par l’oligarchie), mais la droite accuse le FMLN de négocier avec ces bandes (maras, pandillas). Le discours officiel au Salvador, où les grands médias sont pratiquement tous de droite (100% des médias papier par exemple), c’est que les bandes sont composées d’anciens guerilleros et/ou d’électeurs du FMLN. Et le Salvadorien moyen accuse le gouvernement de gauche de complicité avec les bandes. Il est vrai qu’une trêve a été négociée avec ces groupes criminels en 2013-2014, et elle fut un échec.
    Ceci dit, depuis quelques mois, la gauche a adopté une politique de fermeté face au phénomène des maras : elle a décidé de laisser assassiner les criminels par la police et par l’armée. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les bandes sont quotidiens, avec de nombreux morts à la clé. Dans les prisons, on laisse faire les règlements de comptes (14 morts il y a quelques jours dans un pénitencier).
    Accuser les maras de terrorisme est la seule solution actuellement, dans un pays où paradoxalement la peine de mort n’existe pas, alors que la criminalité est l’une des plus élevée au monde (voir Wikipedia).

     

    • Le revers de la médaille, c’est que ce type de politique peut faire évoluer leur situation à la Mexicaine, c’est à dire un pourrissement proche de la guerre civile avec les gangs qui ciblent volontairement des civils et des représentants de l’état pour infléchir la politique anticriminalité.
      Mais je comprend que le niveau de violence rende le pays invivable et qu’un bon chef d’état se doivent de faire quelque chose pour résoudre le problème.
      A leur place je ferai interdire le port d’arme et je mettrai des peines de prison draconiennes pour ceux qui y dérogent, idem pour le trafic de coke. La peine de mort pour les meurtres peut aussi avoir son effet, quoi que dans les gangs type Maras, ils sont tellement défoncés toute la journée que même la mort ne les effraye pas.