Egalité et Réconciliation
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Les différences France/Suisse – Anne Lucken répond aux questions de Piero San Giorgio

 

 

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Comme chaque premier samedi du mois, Résistances Helvétique vous convie à sa réunion publique.

Samedi 7 décembre, Anne LUCKEN nous présentera son ouvrage QUE LA SUISSE DEMEURE. Ensuite, le responsable de la section Haute-Savoie d’E&R nous parlera de son association et du militantisme. Nous aurons également la chance d’accueillir les éditions Kontre Kulture, qui tiendront un stand à la fin de la conférence.

Après la réunion nous vous invitons à partager la raclette au feu de bois.
Venez nombreux.

 

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31 Commentaires

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  • Tout n’est pas si simple et si rose en Suisse. Et la médiocrité s’y installe partout.

     

  • Etant genevois, je vois par cet entretien, le résumé de ce qu’il y a dans la tête des suisses....


  • La France un pays communiste ? Sûrement pas, c’est une dictature bureaucratique, ultralibérale, dirigée par les patrons du CAC40 et les grandes banques (depuis la fameuse loi de 1973 qui oblige l’Etat à s’endetter auprès des banques privées).
    L’Etat fait « du social » : allocations, CMU, immigration massive, etc. mais tout cela va dans le sens du Capital : les « rentiers du haut et du bas », pour citer A. Soral, vivent sur le dos de la classe moyenne productive (qui finance tous les parasites via les taxes et les impôts. Il faut savoir que 100% de l’impôt sur le revenu, par exemple, va dans la poche de grands banquiers...). Il y a une Gilet jaune suisse qui explique cela très bien je trouve : https://www.youtube.com/watch?v=F-Y...


  • MOUAIH , bof ......LE particularisme de la Suisse c’est la BRI, Banque des Règlements Internationaux à Bâle c’est pas la Banque de France n’est ce pas, c’est de là que partent bcp de règlements de comptes de toutes sortes....neutralité au centre du bordel bancaire donc çà ruisselle sur le pays,ni vu ni connu !

     

    • Absurde, cette dame aborde des thématiques aussi variée que la mentalité, la confiance faite au citoyen, l’esprit de concensus, et vous temtez de réduire ces arguments à une vulgaire référence fantasmée de la Banque toute puissante ?

      Révisez vos préjugés car vos catégories mentales vous ankylosent la réflexion !

      Bien à vous.
      Marcus, un Suisse qui n’a jamais vu la couleur des "dividendes de la prosperité bancaire"


    • Il a pas tort L’grandjeu ! Français, Haut-Savoisien, et ouais il paraît qu’on dit comme çà, né à Genève, études à Lausanne, frontalier de nombreuses années après avoir baroudé l’Europe, puis entrepreneur (en Suisse, et oui les amis, c’est vrai, y’a pas photo, surtout en matière de RSI....), j’avoue que cette dame a assez raison, même si elle ne parle effectivement pas trop de la BRI, des fonds en déséhérance, du carrefour de la finance/organisation "zinternationnales" que représente Genève, ainsi que de la BNS qui, elle, maîtrise, il est vrai plus ou moins, sa monnaie... Ecouteur du patron depuis 2010, je comprends, connaissant sa dernière adresse, qu’il se permette de véhiculer cette opinion sur son site. Mais l’ami Pierro, sérieux, faudrait un peu lâcher les rangs de l’UDC version Freysinger et rejondre les Calmy-Rey ou les Dreyfus, càd. les gens qui maîtrisent un tant soit peu le respect de leur voisins (pense à Napoléon et Genève - ta mère royaume, elle est Lyonnaise ! ), en particulier à l’heure du CEVA, des trams et du reste, qui, tu m’excuseras Pierro, sont financés avec mes cotisations, aussi bien du côté Suisse que Français... ABE, l’ami, y’a pas que des gens qui comprennent rien à la Suisse chez toi, et sûrement pas sur ER ! Même si j’t’accorde que sur la Vronze, t’as pas toujours tort.. ;-)


  • Son analyse – ou plutôt description ?– semblant se reposer avant tout sur son expérience personnelle, je pense qu’il y a beaucoup de Suisses qui pourraient la contredire sur presque tous les points.
    Avant d’aller à l’essentiel, je vais me permettre quelques courts commentaires sur divers sujets abordés…
    En ce qui concerne les chèques, c’est amusant, j’ai une tout autre vision sur la question de la confiance : les chèques sans provision sont une réalité ; par conséquent, accepter un chèque est un signe de confiance. En Suisse, beaucoup de gens et d’entreprises refusent un paiement différé avec un bulletin de versement ; le paiement comptant y est la norme.
    Concernant les sans-dents, le système le permet ; bien des gens ont dû renoncer à voir un dentiste à cause des coûts prohibitifs – qui ne correspondent pas à la différence des salaires entre la Suisse et la France. Pour pouvoir bénéficier de quelques soins basiques pour ses dents (souvent des solutions techniques temporaires), si l’on n’a pas les moyens, ou si l’on ne veut pas se ruiner, il faut demander une aide sociale, mais tout le monde n’y a pas le droit : bien des gens sont dans le mauvais milieu, ni assez riches, ni assez misérables.
    Et plus généralement, le système de santé suisse a beaucoup de similarités avec le système de santé états-unien – nous sommes à la merci de compagnies d’assurances privées que l’on est obligé de payer de surcroît.
    Dans les montagnes françaises, la gendarmerie nationale secourt n’importe qui gratuitement ; l’État suisse ne prend rien en charge, il faut être donateur de la Rega – certes, c’est peu cher. Je ne sais pas si c’est plus humain… on se console avec nos petites autoroutes…
    Et que dire de la protection du consommateur (p. ex. Pas de délai de rétractation dans bien des cas).

    Le vrai problème en Suisse est la mentalité. Si la violence policière contre les gilets jaunes y est impensable, c’est parce que tout mouvement révolutionnaire ou pseudo-révolutionnaire y est impossible. Le germe révolutionnaire est inhibé au niveau de l’individu ; le Suisse est incapable d’un diagnostic et d’une auto-critique : tout est vendu comme de très bonne qualité, même si ce n’est pas vrai – système de santé, services, Chemins de fer, formations…
    L’autosatisfaction à la suisse, j’en ai marre. C’est peut-être plus vert chez nous, mais est-ce seulement de l’herbe ?
    Ici, nous n’avons pas de diagnostic ; nous ne connaissons même pas nos ennemis.

     

    • Très bonne analyse.

      Mais n’empêche que la situation en Suisse est malgré tout plus favorable que dans le reste du monde occidental, à l’exception peut être de la Norvège. Pas que l’environnement de vie en Suisse soit si bon, mais plutôt parce que les conditions de vie ailleurs sont réellement déplorables et aliénantes au possible !


    • J’allais écrire à peu près la même chose, mais vous l’avez mieux fait merci.

      un Suisse « privilégié »...


    • Déja quelle Suisse ? Le canton tres progressiiste de Genève ou le Valais Conservateur ?...


    • À Marcus :

      Merci. Je suis en partie d’accord avec vous ; cependant le refoulement de toute révolte est pour moi une des plus grandes – si ce n’est la plus grande – aliénations.
      Tout le monde ne le comprendra peut-être pas ici, mais il y a quelque chose de tout à fait oppressant dans la prospérité suisse – qui est principalement matérielle ; c’est comme s’il y avait un antagonisme avec le spirituel (au sens large).
      Bien entendu, mon raisonnement est nourri par ma situation personnelle ; mais cette dernière est aussi la conséquence d’une conscience qui s’accorde mal avec la pensée excessivement terre-à-terre que nous avons en Suisse – pensée qui explique notre succès, au demeurant.

      À Specialk :

      Merci à vous.

      À Petit suisse :

      Vous remarquerez que je parle surtout du Suisse plus que de la Suisse, de ce qui a de commun entre le Valaisan et le Genevois, de ce qui permet de les différencier du Français et de l’Italien – pour l’Allemand, c’est plus compliqué.


  • Comment ça il n’y a pas de prélèvement automatique en Suisse ? A chaque fois que je fais mes payements par e- banking, les grosses boîtes me proposent de le faire ! Et le LSV vous connaissez ???

     

    • Oui, elles vous le proposent, depuis que le e-banking existe, mais vous disposez. En France, vous n’avez pas le choix : jamais on ne vous proposera de faire vous-même un virement mensuel.
      J’en parle d’ailleurs dans mon livre, en mettant en garde contre la généralisation de ce système ; on ne peut pas tout dire dans un court entretien comme ici.


  • Il faut toujours instruire à charge autant qu’à décharge.
    Il faut donc regarder ceci pour se faire une idée de Marie Maurisse et du contenu de son livre :
    - https://youtu.be/FOGpswc4jcI

    Cette Marie Maurisse semble tout à fait équilibrée, sympathique, et semble avoir fait un travail honnête ...

     

  • la suisse c’est cher, c’est tres petit, et c’est chiant...y a rien a faire...tout ce qu’il y a en suisse est en France

    apres y a le systeme de vote par referendum, une paix qu’on a plus trop chez nous, et les smic a 3000 balles

    le mieux c’est de vivre de notre coté et de bosser du leur mais c’est pour ca qu’ils nous detestent et creent des bouchons expres a la frontiere et roulent a 2 a l’heure

    geneve c’est horrible...bern pas mal, a mon avis zurich c’est le mieux pour bosser...par contre l’histoire des 3 langues c’est le bordel, sont pas tous trilingues

    en fait il aurait fallu les forcer a rentrer dans l’UE et dans leuro avec la norvege et l’angleterre avant de faire rentrer les pauvres ca aurait peut etre marché comme ca

     

  • La différence entre la Suisse et la France, les migrants en Suisse en grande majorité défendent ce pays, les migrants en France crachent sur leur pays d’accueil

     


    • les migrants en Suisse en grande majorité défendent ce pays, les migrants en France crachent sur leur pays d’accueil



      Peut-être parce qu’en Suisse l’immigration est davantage choisie qu’en France, ou que les déboutés du droit d’asile sont (réellement, dans les faits) renvoyés dans leur pays ? En France c’est open bar avec chambre d’hôtel et carte bleue à l’arrivée : tu m’étonnes qu’ils se foutent de la gueule des français, y a de quoi non ? Et on continue à voter pour des mecs pro-immigrationnistes, à parler de chances pour la France...

      Ceci dit, au rythme où va le monde et les frontières, et le développement de la connerie ambiante, ça m’étonnerait que la Suisse ne rejoigne pas la France d’ici peu...


  • J’ai lu un jour cette citation :
    « Être né en Suisse, c’est jouer à la vie en mode facile. »

    Même lue de Suisse, cette citation ne me semble pas si fausse.

     

  • La Suisse est un modèle dans l’absolu.
    Ce n’est pas une opinion.
    C’est un modèle pour n’importe quelle nation.

    C’est tellement évident et encore plus lorsqu’on se penche sur les faits.
    La neutralité est gage de paix, et on ne fait chier personne, mais personne ne vient nous faire chier.

    Pour les ignares qui pensent que le système bancaire c’est 80% de l’économie suisse, voici des faits :

    Composition du PIB suisse :
    agriculture : 0.7% (2017 est.)
    industrie : 25.6% (2017 est.)
    services : 73.7% (2017 est.)

    Composition du PIB Français :
    agriculture : 1.7% (2017 est.)
    industrie : 19.5% (2017 est.)
    services : 78.8% (2017 est.)

    Je ne parle pas de la pauvreté, du niveau de vie, du pouvoir d’achat, de la dette, du budget, bref, à tous les niveaux, la Suisse ce n’est pas mieux que la France, c’est beaucoup mieux.

    De tous les pays du monde, la Suisse est sans doute le plus démocratique, le plus sûr, le plus prospère.
    La Suisse est un modèle.

     

    • c’est vrai que 99,99% des excellents couteaux suisses y sont fabriqués ! C’est vrai aussi que tout le pognon des gériatres du FLN et des dictateurs africains y est plaqué. Vrai aussi que toutes les mafias de la planète y ont leur rond de serviette et sont reçues tapis rouge dans les banques.Que tous les milliardaires, vedettes du show biz, patrons de cirque et ancien président français portent une tocante suisse. Vrai aussi que tous leurs toubibs, chirurgiens, spécialistes et chercheurs ainsi que tous leurs larbins sont étrangers, mais on les aime quand même pour leur chocolat, leurs arbalétriers et leurs souffleurs de trompe des Alpes.


    • Partie 1/2

      Du modèle procède sa reproduction ; or, vous incluez la neutralité dans le modèle suisse.
      La neutralité de la Suisse n’est pas le résultat de sa volonté propre, elle a été accordée ; en ce sens, elle est un privilège (congrès de Vienne en 1815).
      Par sa reproduction, le privilège se dissout peu à peu ; le privilège n’existe que par sa différence – c’est de l’ordre de la tautologie.
      Imaginons cependant un instant que n’importe quel pays puisse décréter sa neutralité : sera-t-elle effective ? Vous dites que c’est un modèle pour n’importe quelle nation : n’y a-t-il pas une limite au nombre de pays neutres ? La neutralité existe-t-elle encore dès lors qu’elle devient omniprésente ? Le privilège a-t-il seulement encore un sens lorsqu’il est commun ?

      La neutralité de la Suisse est une particularité enviable, certes, mais elle ne s’inscrit nullement dans un modèle.
      Vous affirmez en outre que la neutralité est un gage de paix… La neutralité n’interdit pas de se faire niquer, ni d’attaquer soi-même ; elle n’est pas à confondre avec un pacifisme : elle est avant tout une règle acceptée par les adversaires militaires potentiels.
      Je vous le dis, il n’y a nul gage de paix dans le statut de la Suisse : mon fusil d’assaut sous le lit n’est pas une excentricité, ni une incohérence ; l’existence de l’armée de milice réfute votre idée de paix.

      Ce modèle n’est pas reproductible ; votre modèle n’en est pas un.

      J’ajouterais que la Suisse est dans la sphère d’influence des États-Unis ; une anecdote révélatrice : le F35 est envisagé par la Suisse – aberration militaire et stratégique compte tenu de ce qu’on peut faire avec –, mais il n’y a aucun avion russe dans la liste. Il y a de quoi rire, parce que c’est évident, mais justement, cette évidence vous indique la nature de notre neutralité.

      Excluez la neutralité de votre conception du modèle suisse, et nous aurons l’amorce d’une discussion – la Suisse n’est un modèle que pour elle-même.


    • Partie 2/2

      La Suisse est peut-être le pays le plus démocratique, mais être plus démocratique que les autres ne signifie pas nécessairement être véritablement démocratique. L’ingénierie sociale y fait des merveilles, et ce, alors qu’elle est bien souvent assez grossière (marche des jeunes pour le climat, marche des femmes pour l’égalité…avec des conséquences électorales).

      La Suisse excelle dans la vantardise matérialiste ; son économie, le fameux miracle suisse !
      Même sur ce plan-là, nous ne pouvons parler de modèle ; il est cependant vrai que beaucoup d’aspects de notre économie peuvent être copiés, ou plutôt adaptés à beaucoup de pays, mais il y a des limites, et souvent cela ne peut se limiter qu’à une vague inspiration.

      La grande question est de savoir si son économie découle en partie de son statut de pays neutre : je n’ai pas la réponse.

      Aussi, je remarque que trop souvent, à l’intérieur comme à l’extérieur, l’analyse de la Suisse, en tant que nation, est réduite à son économie ; où est l’esprit ? Prenons un peu de hauteur !


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