Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Main basse sur le cinéma comique français

62 films "divertissants" en 2017... devant des salles vides

En France une chose est sûre : on sait rigoler. En temps de crise – provoquée en grande partie par le Système –, les Français ont besoin de rire, alors le Système leur fournit de la nourriture divertissante, mais sous forme de croquettes, des croquettes recomposées à partir de déchets humoristiques. Il sort un film « comique » par semaine en moyenne, d’une qualité de plus en plus faible. Plus y en a, moins ils sont drôles. Ce qui n’empêche pas la machine à produire de continuer à produire, comme si de rien n’était.

 

C’est drôle comme l’augmentation de la quantité fait mécaniquement baisser la qualité de chaque produit. Car il s’agit d’un vulgaire produit, qui obéit aux mêmes lois commerciales et scénaristiques, toutes basées sur l’idéologie dominante.

C’est mauvais, le public s’en rend instinctivement compte, même le public le plus furieusement inculte : ces films ne remplissent pas les salles (moins de 20% de remplissage) mais les producteurs s’en foutent, du moment que c’est pré-payé par la télé qui a besoin de cette sous-production pour remplir ses cases le soir.

C’est pourquoi, à de rares exceptions près, c’est vite écrit, vite tourné, vite vendu et vite oublié. Quand ce n’est pas plagié (gain de temps et économies d’échelle), on l’a vu avec les humoristes de scène, que l’on retrouve généralement en tête d’affiche de ces bouses : Sisley, Elmaleh, Debbouze... Au moins Dany Boon et Franck Dubosc fabriquent-ils leurs produits de manière artisanale, sans copier les Américains.

Le cinéma comique français est devenu un produit manufacturé formaté et jetable, à l’obsolescence programmée.

Sur les 62 longs-métrages sortis et à sortir en 2017, nous en avons sélectionné 5, par hasard, en tapant « film comique français 2017 » et là, on a eu un vrai tir groupé. Sans le faire exprès. On est tombé sur Daddy Cool, et on a suivi la piste, dans la marge de droite, avec les bandes-annonces en enfilade. Rien n’a été prémédité. Nous sommes purs comme le chacal qui vient de naître.
Voici la sélection naturelle en question, dans l’ordre d’apparition sur la page YouTube (une chaîne américaine de vidéos, la même chose que notre Dailymotion national mais avec un lecteur moins naze).

À l’attention de nos lecteurs qui seraient tentés d’aller voir un de ces films :

toutes les bonnes vannes sans exception sont concentrées dans la bande-annonce !

Daddy Cool de Maxime Givare et Noémie Saglio (auteur du vulgaire et pornographique Connasse sur Canal+) avec Vincent Elbaz, l’acteur qui n’a qu’une expression. Noémie Saglio s’est fait un nom avec un téléfilm anticatholique qui mettait en scène des « religieuses déjantées » intitulé Les Voies impénétrables. Bandes-annonces :

 

 

 

Stars 80, la fuite, pardon, « la suite » avec Patrick Timsit et Richard Anconina (une scène où Jean-Luc Lahaye lance « mes copines sont au lycée » a été coupée au montage sur demande de l’association La Voix de l’Enfant), surfe sur le succès de la tournée des chanteurs des années 80. Le film sortira le 6 décembre 2017, à la Saint-Nicolas, le saint qui sauve les enfants. Il a été réalisé par Thomas Langmann, le fils de feu Claude Berri, le grand producteur :

 

 

Moins directement rigolo, plus fin, Le Sens de la fête avec Jean-Pierre Bacri, réalisé par Éric Toledano, l’homme du carton mondial Intouchables. Bacri, depuis son apparition dans Le Grand pardon, essaye de jouer dans des films plus personnels dans lesquels il peut donner libre cours à sa fameuse bougonnerie :

 

 

On en arrive à Knock, le remake du film en noir et blanc de 1951, un Knock revu et corrigé par un Omar Sy arrivé à son seuil d’incompétence dramatique, une catastrophe industrielle à 12,5 millions réalisée par Lorraine Lévy (la sœur du romancier pour dames Marc Lévy), avec Audrey Dana, Chantal Lauby... Là, on est en dessous de la fiction moyenne de France 3, avec ses bons sentiments, sa misère de réalisation, son ennui profond.

 

« Une galerie de personnages impressionnante avec Hélène Vincent, Sabine Azéma, Ana Girardot, Audrey Dana, Alex Lutz, Rufus, Pascal Elbé, Christian Hecq… En fait, pour chacun des personnages, on n’imagine pas un autre comédien… »

Tiens, Pascal Elbé, le comédien qui a appelé au lynchage de Dieudonné... Un comique, sans doute. On écoute Lorraine Lévy, interrogée par cinetrafic.fr :

« Je crois que le film repose aussi beaucoup sur la qualité de jeu d’Omar. Il le dit lui-même, c’est la première fois qu’il a dû aller vers un personnage. Il a beaucoup travaillé, et pas seulement sur le texte mais aussi sur la démarche, le phrasé. Il fait un énorme travail de fond. Il a une carrure et une stature qui impressionnent le public. Le public est heureux, il rit et est impressionné par Omar. »

La presse mainstream, pourtant très omarophile et communautarophile, a littéralement massacré le film et le jeu complètement plat d’Omar. L’antiracisme le plus infantilisant au cinéma comme en politique, ça ne marche plus. À part Le Sens de la fête, où l’on retrouve le duo Gilles Lellouche & Jean-Paul Rouve (qui avait exprimé son antifascisme lors de la sortie du biopic foireux sur Spaggiari) qui totalise déjà 1,7 million d’entrées, le reste fait grise mine (source Ozap) :

« Ainsi, la comédie française "Les Nouvelles Aventures de Cendrillon" de Lionel Steketee avec Marilou Berry, Arnaud Ducret et Josiane Balasko se contente de 347.000 spectateurs, soit le plus faible démarrage du réalisateur et près de 5 fois moins que "Les Nouvelles aventures d’Aladin" en octobre 2015. De son côté, la comédie dramatique "Knock" de Lorraine Lévy avec Omar Sy – qui a interrompu la promotion à quelques jours de la sortie –, Alex Lutz et Ana Girardot ne pointe qu’à 280.000 entrées, offrant à la réalisatrice le meilleur démarrage de sa carrière et à Omar Sy son plus faible lancement depuis "A vif !" (218.000 entrées en novembre 2015). »

 

C’est vraiment triste pour Marilou Berry et sa Balasko de mère, et un calcul rapide : il faudra au moins 2 millions d’entrées pour rentabiliser Knock, ce qui n’est pas gagné. Pour Cendrillon, c’est déjà foutu. Quand on ne fait pas le plein pendant les vacances scolaires... Peut-être essayer un Cendrillon à Auschwitz ? Il y aura du budget, de la promo, mais y aura-t-il des spectateurs dans les salles obscures ? Ça peut faire peur...

Trêve d’ironie, toute cette production systémique est déficitaire, mais les producteurs et les acteurs s’en foutent : ils sont payés, très grassement – c’est même ça qui provoque une bonne partie du déficit –, le CNC est passé par là, et les télévisions aussi en pré-achats. La désaffection du public n’arrête pas la machine, qui va tout droit vers une propagande projetée devant des salles vides. Exactement comme la presse qui fonctionne en vase clos, la pub (pour les journaux ou magazines les plus chanceux) ayant déjà financé la fabrication et la diffusion.

Nous voici donc avec une presse sans lecteurs et un cinéma sans spectateurs, ce qui est assez réjouissant. Seul le théâtre remplit, car une salle vide – sauf pour les pièces subventionnées et les spectacles de BHL – signifie la fin de la récré. Le système de production en série de films comiques tourne donc globalement à vide. La médiocrité fait fuir.
Conclusion : le peuple français n’est peut-être pas encore foutu !

 

 

Note explicative économico-politique pour lecteurs sceptiques

Les salles en France ont un taux de remplissage de 15% environ. Cela veut dire que le cinéma est une activité lourdement déficitaire. Ce sont la télévision (privée ou publique) et la subvention publique, via le CNC (qui se nourrit sur chaque entrée) qui sauvent le cinéma français. Et la cerise pourrie sur le gâteau effondré, c’est Canal+ qui supprime cette année 30 millions d’investissement dans le cinéma, un vrai désengagement... en faveur des séries, en théorie.

Ceux qui se demandent comment l’économie du cinéma peut être déficitaire en France quand l’année 2016 a battu des records avec 200 millions d’entrées, n’ont qu’à demander aux producteurs si tout va bien. En vérité, c’est une véritable cavalerie : il faut produire toujours plus pour espérer toucher le jackpot. Même un Luc Besson est dans la mouise, malgré ses films « grand public ».

90% des films ne sont pas rentables, chiffre officiel. La surproduction pour essayer de s’en sortir a mené logiquement à la chute de la qualité des produits, qui n’étaient déjà pas bien « frais », pour les raisons « politiques » que tous ici connaissent.

Alors, pourquoi ce système qui court sur les rochers sans pouvoir s’arrêter ne se casse-t-il pas la gueule ? Tout simplement parce que le cinéma est l’un des vecteurs de propagande les plus efficaces pour l’oligarchie : il touche principalement les 15-35 ans, au-delà de cette tranche les gens y vont de temps en temps, mais sans plus. La VOD ou les chaînes à la Netflix proposent mieux et moins cher.

Qu’on le veuille ou pas, vous financez, nous finançons tous ce cinéma qui va vers l’abîme – artistiquement et commercialement – même s’il n’y a pas que des navets. Mais la conjonction de la surchauffe d’un secteur chroniquement déficitaire et des besoins impérieux de la propagande accouche de cette montagne de films aussi indignes qu’indigestes.

Drôle, fort, vrai et insoumis, tout l’inverse du cinéma dit français,
à voir chez Kontre Kulture

 

L’humour dans la main des communautés minoritaires dominantes,
voir sur E&R :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

62 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1828850
    le 28/10/2017 par Mister Mayo
    Main basse sur le cinéma comique français

    J’en profite pour conseiller à tous les camarades d’aller voir "L’école buissonnière" de Nicolas Vanier. Simple, beau, rafraîchissant, avec les splendides paysages de la Sologne. Ce n’est pas le film le plus marquant que j’aie vu, mais c’est largement meilleur que les merdes qu’on nous sert actuellement et dont l’article parle.

     

  • #1828854

    Les (((comiques))) qui ne font plus rire personne,
    quand-même,
    merde !

     

  • #1828857
    le 28/10/2017 par GERARD R.
    Main basse sur le cinéma comique français

    Le cinéma qui véhicule des messages, c’est bien fini. Et c’est tant mieux ! Et toute la promo harcelante des meRdias, n’y change rien. Et tant pis si c’est le cinéma porno qui en profite. Au moins, là on est fixé sur ce que cherchent les amateurs.

     

    • #1828956
      le 28/10/2017 par Sedetiam
      Main basse sur le cinéma comique français

      Sur les parodies des contes de fée, le porno avait une légère avance sur ces opérations valant comptes de faits, lesquelles viennent tapiner dans les salles dites obscures : les frères Grimm ayant vu venir l’époque actuelle qu’ils ont appelé la leur « Aschenputtel ».
      C’est à se demander ,cyniquement, si en terme de matérialité, les parodies X n’élèvent pas plus le sujet : en tout cas, l’objet du sujet.


  • #1828859

    Ouah, Marylou "95D" Berri dans Cendrillon ! Version M.Dorcel ?
    Tout dans la finesse !

     

    • #1829093
      le 29/10/2017 par Sedetiam
      Main basse sur le cinéma comique français

      C’est à dire que, pour ne pas connaître la donzelle, ce sont bien les deux seules choses qui avaient titillé ma sagacité, car je n’avais plus en mémoire que Rhodopis en ait eu une si « belle » paire, pour qu’une seule mensuration puisse faire prendre son pied au pharaon : on comprend parfois où se trouvent les objets de réussite de certains ; certaines.
      Et qu’il s’ensuit que certains lascars finissent à leurs pieds.

      Si tant est qu’ils ou elles ne soient pas déjà du milieu où il n’y a que le milieu qui compte.


  • #1828884
    le 28/10/2017 par Le devin
    Main basse sur le cinéma comique français

    Envoyer Omar Sy après Louis Jouvet, c’est l’envoyer en terrain nu, sur 1200 m face aux mitrailleuses allemandes...
    Cendrillon est nul( je l’ai vu avec ma nièce), et surtout la plupart de ces films sont tournés avec un dilettantisme affligeant . Un film comique se doit d’etre Filmé et joué le plus sérieusement du monde ...du reste, dans le cinéma français , comme dans la chanson, tout comme dans la littérature, il n’ya Plus de colonne vertébrale, plus guère de professionnalisme...

     

    • #1828920
      le 28/10/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
      Main basse sur le cinéma comique français

      Exactement, le Comique, c’est pas pour les rigolos...


    • #1829684
      le 30/10/2017 par Sedetiam
      Main basse sur le cinéma comique français

      C’est à regretter d’avoir des nièces, des neveux ou n’importe quel nain de jardin qui vous tractent au cinéma pour voir (et payer) ce genre de daube.
      Quant @cult, ça c’est de l’adage !


  • #1828906

    Arrêtez de faire les vedettes, vous êtes des brèles .Vous ne faites plus rire personne .Vous allez arriver à un record, et ça j’en suis sûr, il n’y aura plus personne dans les salles . Le cinéma, c’est un métier d’artiste mais pas la soupe populaire pour assouvir vos fantasmes .

     

  • #1828912
    le 28/10/2017 par frederic
    Main basse sur le cinéma comique français

    Avant d’arriver à la cheville des De Funès, Fernandel ou Bourvil nos acteurs contemporains ont du pain sur la planche (a billet !)

    A noter que mon fils de 19 ans adore De Funès, et il n’est pas le seul de sa génération.

     

  • #1828917

    plus rien a foutre de leur cinéma .

     

  • #1828932

    La gamelle est bonne pour tous les collabos de tous poils qui acceptent de tourner dans des rôle pitoyables à côté ou sous la direction de leurs maîtres.

    Dans le cinéma français d’aujourd’hui sous contrôle, un acteur c’est une pute ou un chômeur.


  • #1828954
    le 28/10/2017 par sa majesté
    Main basse sur le cinéma comique français

    "La médiocrité fait fuir. "

    Ah bon, depuis quand ? La vérité c’est que ce n’est pas une question de médiocrité mais d’ordre culturelle. Les habitudes ont changé, c’est tout. Ça a été une véritable catastrophe pour le cinoch américain cet été : tous les blockbuster ont foirés ; aucun film n’a eu le succès escompté. Paraît-il que les jeunes en général ne seraient plus si friand du cinéma qu’auparavant. Certains blâment la playstation pour expliquer cet état de fait. Il y a même de gens qui prédisent que le cinéma risquerait dans peu de temps de disparaître définitivement. En Belgique, il y a encore 10 ans, on pouvait voir des files se former devant les salles de cinema. Maintenant c’est devenu chose rare pour ne pas dire inexistant peu importe que le film soit un bide ou non.

     

    • #1829246
      le 29/10/2017 par Thorfinn
      Main basse sur le cinéma comique français

      Petite nuance, mais le film "ça" a été le plus gros succès de l’histoire du film d’horreur cet été aux States avec 266 millions $ de recette, devant l’Exorciste de Friedkin.


    • #1829443

      En France, je ne sais pas, mais quand on voit, en Belgique, le prix de certaines places dans certaines salles (jusqu’à 13€ !!!), il faut pas être étonné de ne pas voir de files se former. Sans compter le phénomène de téléchargement ou, qu’à peine sorti sur les écrans, le film se retrouve déjà en DVD dans les magasins...
      De plus, ce déficit du cinéma en général n’est pas nouveau. Il y a une dizaine d’années, je me rappelle avoir vu une émission sur le sujet et un producteur dont j’ai oublié le nom expliquait déjà que sur 5 films qui sortent, 4 étaient déficitaires et 1 seul faisait des bénéfices, bénéfices qui servaient en partie à renflouer les pertes des 4 autres films. Cela dit, ce même producteur pointait du doigt le fait, qu’effectivement, les salaires de certains acteurs pouvaient "couler" la rentabilité d’un film. Bref, un paquet de fric exorbitant n’est certainement pas gage de qualité. Comme le disait Mocky à propos du remake de L’Emmerdeur : "22 millions pour un film qui se passe dans une seule pièce, faut l’faire !". A méditer des producteurs...
      Bonne journée à tous.


  • #1828974
    le 28/10/2017 par The Médiavengers
    Main basse sur le cinéma comique français

    Il ne faut pas non plus prendre ses rêves pour la réalité. Les grosses productions comiques attirent encore du monde (Dany Boon, Les Tuche...).
    Mais vous oubliez l’écrasante concurrence de la télé, où le comique est tartiné comme autant de vaseline pour faire passer les pilules de l’oligarchie.
    La cible "pop" n’a plus les moyens d’aller rire gras au cinoche. A la taloche, c’est gratos, c’est offert à la tonne. Comme le disait l’excellent Eli Kakou (chacun son truc hein) : faut rigoler !


  • #1828985

    "Ça vous grattouille, ou ça vous chatouille ?"

    Répartie culte de ce film (pas celui-ci, l’autre), même ça, il n’y arrive pas.

    Je viens de regarder la BA, c’est effectivement atterrant.
    Comment peut-on être aussi mauvais ?

     

    • #1829088
      le 29/10/2017 par Martin grupiant
      Main basse sur le cinéma comique français

      Réplique et non pas pas répartie.
      Même ça, il n’y arrive pas.
      C’est effectivement atterrant.
      Comment peut-on être aussi mauvais ?


  • #1828986
    le 28/10/2017 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Main basse sur le cinéma comique français

    Bien que Français, mes films comiques préférés sont américains.
    - la première partie de Full Metal Jacket, bilan, 2 morts.
    - Le Retour des Morts Vivants (Dan O’Bannon), mélange d’Horreur et de Comédie, exercice très balèze.
    - Chevy Chase en général.

    Y’a aussi les sexy comédies italiennes, avec Alvaro Vitali, la Quatrième Dimension de la Comédie. Infernal.

    En France, à part Dieudo, très à part, je reste sur Le Père Noël est une ordure, 35 ans, déjà...
    On est pourtant à une époque relativement troublée, mais plus c’est dégueulasse, plus il y a de politiquement correct.
    De là à croire que c’est la même équipe...


  • #1828995

    Et bien moi je retrouve en Philippe Lachaux et Tarek Boudali, un renouveau du cinéma comique français accessible à tous, il est de 1980 comme moi donc c’est peut être aussi pour cela que ça colle... il y avait bien longtemps que je n’avait pas ris autant, surtout Alibi.com qui a des scènes cultes mais je comprendrais que cela ne plaisent pas à tout le monde. Mais c’est pas du Kev Adams....
    Enfin il va réaliser Nicky Larson en 2019 et ça c’est vraiment une bonne nouvelle, que de souvenirs avec ce Manga qui ne pourrait plus être diffusé de nos jours... Et ce bon vieux marteau de 100t...
    Bien à vous


  • #1828996
    le 28/10/2017 par Imperator
    Main basse sur le cinéma comique français

    Il y’a encore un certain Alexandre Astier qui fait du véritable humour français, celui qui n’a pas la prétenton d’être drôle. Portons à son crédit qu’il s’est battu bêtes et ongles contre les proxénètes du format court (Jean Yves Robin et Bruno Solo) en refusant de s’y soumettre jusqu’à obtenir la victoire.

     

    • #1829060

      Je plussois !
      A noter d’ailleurs qu’il a le plus grand mal à produire sa trilogie "Kaamelott" pour le cinéma... Contrairement à d’autres...


    • #1829216
      le 29/10/2017 par Robert Citron
      Main basse sur le cinéma comique français

      Oui, ce serait bien d’ailleurs de parler de l’évolution de son travail, notamment à travers Kaamelott, et aussi sur son écriture très Audiard dans ses pièces de théâtre.
      Et comme j’aimerais voir Dieudo jouer un rôle dans la trilogie Kaamelott...


  • #1829031

    Il est pour le moins contradictoire de tirer sur le cinéma français, seul secteur bénéficiant d’un réel protectionnisme économique, tout en affichant par ailleurs un tropisme philippotiste dans la ligne éditoriale.

     

    • #1829177
      le 29/10/2017 par paramesh
      Main basse sur le cinéma comique français

      au contraire, si l"exception culturelle ne joue que pour le cinéma, il faut se poser la question du pourquoi : le cinéma est la pierre angulaire de la propagande, or une propagande française sera toujours plus efficace sur les français qu’une propagande yankee


    • #1829213
      le 29/10/2017 par Robert Citron
      Main basse sur le cinéma comique français

      Bah non, ça s’appelle l’esprit critique. On peut appeler à protéger le monde sain de la production d’un côté, et exiger que le dévoiement de l’exception culturelle s’arrête de l’autre... les deux ayant le même problème d’anti-France.


    • #1829220

      @Paramesh
      Admettons mais l’article ci-dessus indique justement que cette propagande ne marche pas ou plus, eu égard aux baisses de fréquentation des salles (dont on aimerait d’ailleurs savoir la source de cette affirmation un peu péremptoire). Est-ce à dire que l’exception culturelle existerait aussi pour des raisons purement économiques ?


    • #1829258

      Je vous rejoins en partie sur ce point, car la production de navets en série, viens bien du fait qu’ ils n’ ont pas a ce soucier de leur rentabilité, mais c’ est aussi a croiser avec l’ analyse de Todd, 30 % de la pop ayant fait des études supérieur, il est possible de produire un divertissement de classe et d’ y trouver un public, le cinéma n’ a plus besoin de parler aux classes populaires.


    • #1829626
      le 29/10/2017 par paramesh
      Main basse sur le cinéma comique français

      @jean, elle ne marche peut être plus trop dans les salles car il faut payer, mais elle fonctionne toujours à la télé, d’ailleurs tous les financements de ces films ont une grosse part télé.


  • #1829064

    Pour qu’un film français fonctionne de nos jours, il faut axer le sujet sur les heures sombres de notre histoire, puis obliger les élèves à aller le voir dans le cadre de leur cour d’histoire.


  • #1829100

    Normal. Cette communauté n’est tellement pas française


  • #1829148
    le 29/10/2017 par Triste humanité
    Main basse sur le cinéma comique français

    Nous vivons cette époque charnière entre le bien et le mal où la vacuité de la course aux passions et aux biens de ce monde nous apparaît clairement en images et en scénarios allant crescando dans la laideur et dans l’ignoble. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas où ça mène.

     

    • #1829205

      En sus du theatre, on subventionne tres grassement la danse contemporaine et urbaine, la musique dite "de recherche", les "arts du cirque", et toute une myriade d’autres activites farfelues, creees uniquement pour verser les conges spectacle.


  • #1829169

    Bizarrement ces 5 films choisis au hasard ont été produits, réalisés ou joués par la peuplade élue

     

  • #1829209

    On ressent clairement que ces allogenes sont sans talent et grossiers. La culture ne s’approprie pas, elle est inherante. Le plus gros bide du cinema francais est Valerian de Besson.

     

  • #1829219
    le 29/10/2017 par Robert Citron
    Main basse sur le cinéma comique français

    Le Blade Runner est une bonne claque, sinon. Hésitez pas à prendre 3h pour aller le voir au lieu de toute cette fange, en plus c’est un québécois qui a fait le film

     

    • #1829722
      le 30/10/2017 par Louis Delga
      Main basse sur le cinéma comique français

      Fan de la première heure de Blade Runner en 1982, rien ne remplacera le film de Ridley Scott, qui avait su tirer la substance du roman de Philip K.Dick, et qui réalisa ce qui fut la première référence "CyberPunk" du cinéma. La réalisation sublime, soutenue par la musique de Vangelis, ont fait de ce film une œuvre culte à juste titre. La "suite 2049" de 2017, qui possède certaines qualités narratives et une ambiance dystopique collant parfaitement au sujet, n’en demeure pas moins une œuvre de second plan à 150 M$ à coup d’effets spéciaux.


  • #1829254
    le 29/10/2017 par STEF de MARS
    Main basse sur le cinéma comique français

    Y’a beaucoup de navets dans ce couscous.


  • #1829403
    le 29/10/2017 par vivachavez
    Main basse sur le cinéma comique français

    L’antiracisme à deux balles ne fonctionne plus. Même un "homard" chapeauté par de grands maquereaux n’aura jamais la force d’échapper à ces requins qui dirigent le pays. Les inuits sont démasqués, pour eux, la pêche va devenir de moins en moins rentable et le homard deviendra inaudible lorsqu’il essaiera d’envoyer son message droitdel’hommiste.


  • #1829426

    À vomir.
    Ça sent la "La Haine et Amélie Poulain"... Les 2 plus gros films à gaz qui ont moralement plongé les français dans le songe judéo-cosmopolite...


  • #1829668
    le 30/10/2017 par Mort de rire
    Main basse sur le cinéma comique français

    Bof les 15-35 ans ne vont pas spécialement voir ce genre de navet... Les jeunes préfèrent largement regarder des films ou des séries en streaming que de payer pour aller voir une bouse made in France.

    Un bon manga est toujours meilleur à regarder qu’une production d’Omar Sy.

     

  • #1829673

    Loraine Lévy "« Je crois que le film repose aussi beaucoup sur la qualité de jeu d’Omar (! !!!). Il le dit lui-même, c’est la première fois qu’il a dû aller vers un personnage(ah oui, parce qu’avant il était lui même !!!!, on pouffe de rire). Il a beaucoup travaillé, et pas seulement sur le texte mais aussi sur la démarche (ça a du être dure après le cocotier), le phrasé (très limité). Il fait un énorme travail de fond (de teint ?). Il a une carrure et une stature qui impressionnent le public (y fait pas peur par hazard ?). Le public est heureux, il rit et est impressionné par Omar (qui n’enlève jamais ses lunettes de soleil). »


  • #1829682

    C’est comme l’histoire du pantalon à une jambe d’Attali :

    — Dis Samuel, tes films c’est des merdes, ça fait vraiment pas marcher le tiroir-caisse
    — mais Christian t’es bien "gentil" mais t’as rien pigé, les bouses c’est pas fait pour voir, c’est fait pour être refilé de cinoche en cinoche et pis en fin de rouleau à la téloche, et là c’est le pactole.


  • #1829776
    le 30/10/2017 par James Fortitude
    Main basse sur le cinéma comique français

    Une fois de plus, la triste réalité des corps de métiers licralisés, comme celui du cinéma en France étant gangrenée par le sionisme et le discrimination à l’embauche envers les français autochtones de la majorité, qui ne sont jamais présents en tant qu’acteurs de premier et second plan. De fait, il est facile de constater qu’il y a un véritable plan idéologique anti-français évident, impuni pourtant condamnable.
    Au delà du cinéma, si vous regardez la pub ou les séries télévisées c’est pareil !
    Résultat, le cinéma s’appauvri, et pour exister, les films vampirisent les fonds du CNC, et les salles se vident.
    En plus des aides, fonds publics et impôts directs et indirects, 10% de taxe sur chaque billet d’entrée est reversé aux comédiens, réalisateurs, scénaristes et producteurs des films français.
    Malgré la chute de l’industrie du cinéma, les rémunérations, les cachets demeurent exorbitants et disproportionnés.


  • #1830144

    Je note qu’en France comme au É-U, l’humour est la chasse gardée d’une certaine communauté.

     

  • #1830699

    C’est probablement un problème de traduction ; en VO yiddish du sentier c’est certainement bien meilleur. La preuve les acteurs rient beaucoup. Ces traducteurs français sont nuls.


  • #1830728
    le 31/10/2017 par redsniper06
    Main basse sur le cinéma comique français

    Toujours la même mafia sionarde et dégénérée pour divertir et enfumer les gogos dans les salles de ciné !!!....


  • #1831002

    J’ai vu "knock"

    Omar Sy montre sa limite dans ce film, il joue toujours de la même manière de film en film, sans aucune nuance, c’est surement un des acteurs les plus surévalué.
    La seule chose positive dans ce film c’est CHRISTIAN HECQ qui prouve sa puissance comique dans ce film malgré une réalisation extrêmement faible dans les ressorts comiques. CHRISTIAN HECQ est à voir dans "neuf mois ferme" de Dupontel

    J’ai vu "les nouvelles aventures de cendrillon", Marilou Berry n’a pas le talent de sa mère, elle a le même problème que Omar Sy, un manque de nuance évident dans son jeu. Malgré le talent de Josiane Balasko et de Arnaud Ducret, le film ne fonctionne pas et arrive difficilement me décroché un sourire. le pire film vu au cinéma dans ce style c’est "Aladin" avec kev Adams qui sort bientôt un film avec Vincent Elbaz sur le snowboard, je pari que la différence de jeu entre ses deux acteurs va encore démontré l’imposture de Kev Adams.

    Dans tous les films que j’ai vu, je vous conseil, l’excellent "au revoir là haut" qui est réussite totale avec un Laurent Lafitte éblouissant.

    j’irai voir "Daddy Cool" pour Vincent Elbaz qui fait parti des bons acteurs et "le sens de la fête"


  • #1831248

    De plus en plus de quinquas voire plus sont abonnés au site de l’ina.fr et pour une forfait modique peuvent regarder la télé de leur choix en se rediffusant ou acheter des téléfilms bien français, de purs chefs-d’oeuvre ainsi toutes les adaptations des romans de Balzac. Je les avais vues il y a fort longtemps puisque j’étais encore adolescent mais bien trop jeune pour comprendre l’univers balzacien.

    J’ai regardé il y a deux jours, Le Curé de village avec Alice Sapritch !

    Grand moment d’une rare intensité et respect de l’oeuvre !

    Il y a aussi les adaptations des romans de François Mauriac dont Le Sagouin, d’une rare intensité dramatique à laquelle ne parvienne plus les fictions actuelles, trop accrocheuses puisqu’elles font de la propagande inavouée pour la culture mondialiste en participant au génocide culturel (enfin en apparence .... car un train en cache en autre ....)

    Croivent-ils que nous sommes dupes ? Ils peuvent allez se faire voir !!!! .... Toutes leurs productions finiront à la poubelle mais surtout pas dans la Mémoire des Français, ni dans les encyclopédies !

    La France chrétienne et catholique respirait encore mais nous étions déjà en pleine constestation soixante-huitarde mais il y avait encore de vrais Hommes cultivés, des littéraires connaissant bien le XIXe siècle bourgeois et le capitalisme dont Balzac a fait une peinture âpre et cruelle par ses passions pour l’argent et ses ravages dans son oeuvre gigantesque.

    Donc, laissez les morts enterrer les morts ....

    Ressourçons intérieurement auprès d’oeuvres de qualité puisque nous y avons encore accès (enfin en versant tout de même sa dîme ....)


  • #1831726

    Quelqu’un a-t’il vu le dernier film sur Jeanne d’Arc ? Le nom du réalisateur m’échappe, c’est censé être inspiré du Mystère de la charité de Jeanne de Péguy, mais au vu de la bande annonce ça m’avait l’air assez consternant. J’aurais été curieux d’avoir l’avis d’un spectateur.


Commentaires suivants